Bastiat : « Il faut reprivatiser la Sécurité Sociale ! »

Georges Kaplan : Monsieur Bastiat, bonjour et merci de nous accorder quelques minutes dans votre emploi du temps qui, je le devine, doit être assez chargé ces jours-ci.

Frédéric Bastiat : Mais je vous en prie !

GK : Vous venez donc d’annoncer votre candidature aux élections présidentielles de 2012 afin d’y représenter les idées libérales et le moins que l’on puisse dire c’est que, dans le paysage politique actuel, votre programme dénote.

FB : C’est en effet ce que j’ai cru comprendre.

GK : Vous suiviez l’actualité politique française de là-haut ?

FB : Oui, sur mon iPad.

GK : Vous avez des iPad ?

FB : Oui mais c’est récent. Nous suivons la technologie de ce bas monde avec un léger décalage : autant vous dire que l’arrivée récente de Steve n’a pas fait que des malheureux !

GK : Oui, j’imagine. Sauf peut être Karl Marx ?

FB : (rire) Oh, vous savez il a bien changé Karl. De son vivant il disait déjà qu’il n’était pas marxiste ; aujourd’hui il le répète tous les jours.

GK : Ça se comprend en effet… Mais revenons à votre programme et, en particulier, à votre proposition de privatisation de la Sécurité Sociale. Pourriez-vous nous expliquer pourquoi vous défendez cette position ?

FB : Il faut, pour bien comprendre, faire un peu d’histoire : j’ai vu surgir spontanément des sociétés de secours mutuels, il y a plus de 187 ans, parmi les ouvriers et les artisans les plus dénués, dans les villages les plus pauvres du département des Landes.

GK : À l’époque où vous étiez député des Landes ?

FB : Oui, ça ne date pas d’hier. Le but de ces sociétés était évidemment un nivellement général de satisfaction, une répartition sur toutes les époques de la vie des salaires gagnés dans les bons jours. Dans toutes les localités où elles ont existé, elles ont fait un bien immense. Les associés s’y sentaient soutenus par le sentiment de la sécurité, et de plus, ils sentaient tous leur dépendance réciproque, l’utilité qu’ils avaient les uns pour les autres ; ils comprenaient à quel point le bien et le mal de chaque individu ou de chaque profession devenaient le bien et le mal communs.

GK : Et c’est selon vous cette dernière particularité qui assurait la pérennité des sociétés de secours mutuels, n’est-ce pas ?

FB : Absolument. Leur écueil naturel est dans le déplacement de la Responsabilité. Ce n’est jamais sans créer pour l’avenir de grands dangers et de grandes difficultés qu’on soustrait l’individu aux conséquences de ses propres actes. Le jour où tous les citoyens diraient : « Nous nous cotisons pour venir en aide à ceux qui ne peuvent travailler ou ne trouvent pas d’ouvrage, » il serait à craindre qu’on ne vît se développer, à un point dangereux, le penchant naturel de l’homme vers l’inertie, et que bientôt les laborieux ne fussent réduits à être les dupes des paresseux. Les secours mutuels impliquent donc une mutuelle surveillance, sans laquelle le fonds des secours serait bientôt épuisé.

GK : Vous attribuez le bon fonctionnement des sociétés de secours mutuels au fait qu’elles étaient issues d’initiatives privée : pourquoi ?

FB : Eh bien c’est très simple : pour que cette surveillance ait lieu et porte ses fruits, il fallait que les sociétés de secours soient libres, circonscrites, maîtresses de leurs statuts comme de leurs fonds. Il fallait qu’elles puissent faire plier leurs règlements aux exigences de chaque localité. A l’époque, c’était le cas.

Esprit, es-tu l’AAA ?

GK : Mais comment avez-vous pu, près d’un siècle avant la création de notre Sécurité Sociale, prédire ses dysfonctionnements ?

FB : J’ai simplement supposé que le gouvernement interviendrait. Il était aisé de deviner le rôle qu’il s’attribuerait. Comme je l’avais prédit, son premier soin a été de s’emparer de toutes ces caisses sous prétexte de les centraliser; et, pour colorer cette entreprise, il a promit de les grossir avec des ressources prises sur le contribuable. Ensuite, sous prétexte d’unité, de solidarité (je ne pensais pas tomber si juste à l’époque !), il s’est avisé de fondre toutes les associations en une seule soumise a un règlement uniforme.

GK : Quelles conséquences cela a-t-il eu selon vous ?

FB : Posez-vous cette simple question : qu’est devenue la moralité de l’institution quand sa caisse a été alimentée par l’impôt ; quand nul, si ce n’est quelque bureaucrate, n’a plus eu intérêt à défendre le fonds commun; quand chacun, au lieu de se faire un devoir de prévenir les abus, s’est fait un plaisir de les favoriser ; quand a cessé toute surveillance mutuelle, et que feindre une maladie n’a été autre chose que jouer un bon tour au gouvernement ?

GK : Mais les gouvernements successifs ont pourtant mis en place des mécanismes de contrôle…

FB : C’est vrai. Le gouvernement, il faut lui rendre cette justice, est enclin à se défendre ; mais, ne pouvant plus compter sur l’action privée, il a bien fallu qu’il y substitue l’action officielle. Il a nommé des vérificateurs, des contrôleurs, des inspecteurs. On a vu des formalités sans nombre s’interposer entre le besoin et le secours. Bref, une admirable institution a été, dès sa naissance, transformée en une branche de police.

GK : Qu’est-ce qui explique qu’aucun des gouvernements successifs ne ce soit rendu compte des défaillances du système ?

FB : L’État n’a aperçu d’abord que l’avantage d’augmenter la tourbe de ses créatures, de multiplier le nombre des places à donner, d’étendre son patronage et son influence électorale. Il n’a pas remarqué qu’en s’arrogeant une nouvelle attribution, il venait d’assumer sur lui une responsabilité nouvelle, et, j’ose le dire, une responsabilité effrayante.

GK : Et comment faites-vous le lien entre la disparition de cette surveillance mutuelle et l’état actuel de la Sécurité Sociale ?

FB : Voyons, qu’est-il arrivé ? Les ouvriers n’ont plus vu dans la caisse commune une propriété qu’ils administraient, qu’ils alimentaient, et dont les limites bornaient leurs droits. Peu à peu, ils se sont accoutumés à regarder le secours en cas de maladie ou de chômage, non comme provenant d’un fonds limité préparé par leur propre prévoyance, mais comme une dette de la société. Ils n’ont pas admis pour elle l’impossibilité de payer, et n’étaient jamais contents des répartitions. L’État s’est vu contraint de demander sans cesse des subventions au budget. Là, rencontrant l’opposition des commissions de finances, il s’est trouvé engagé dans des difficultés inextricables. Les abus sont allés toujours croissant, et on en a reculé le redressement d’année en année, comme c’est l’usage, jusqu’à ce que vienne le jour d’une explosion.

GK : Vous faites référence à la perte de ce fameux AAA ?

FB : Bien sûr ! Considérez simplement qu’en 2010, les dépenses des administrations de Sécurité Sociale s’élevaient à 513,7 milliards d’euros tandis que les recettes ne s’élevaient qu’à 490,8 milliards : près de 23 milliards de déficit en une seule année !

GK : Mais, maintenant que cette explosion a eu lieu, pourquoi une réforme du système semble-t-elle si difficile à mettre en œuvre ?

FB : Je l’avais prédit aussi : on s’aperçoit qu’on est réduit à compter avec une population qui ne sait plus agir par elle-même, qui attend tout d’un ministre ou d’un préfet même la subsistance, et dont les idées sont perverties au point d’avoir perdu jusqu’à la notion du droit, de la propriété, de la liberté et de la justice.

GK : Ce n’est pas très gai… C’est cette évolution que vous prédisiez dans vos Harmonies Économiques publiées en 1850 ?

FB : Oui, c’est presque mot pour mot ce que j’ai écrit dans le chapitre XIV des Harmonies.

GK : Qu’est-ce qui vous a mis sur la voie ?

FB : J’ai vu qu’une commission de l’assemblée législative était chargée de préparer un projet de loi sur les sociétés de secours mutuels. J’ai cru que l’heure de la destruction avait sonné pour elles, et je m’en affligeais d’autant plus qu’à mes yeux un grand avenir les attendait, pourvu qu’on leur conserve l’air fortifiant de la liberté. Malheureusement, la suite a prouvé que j’avais vu juste…

GK : C’est le moins que l’on puisse dire, en effet, mais pensez-vous pour autant que votre proposition de privatisation ait une chance d’être entendue de nos jours ?

FB : Eh quoi ! Est-il donc si difficile de laisser les hommes essayer, tâtonner, choisir, se tromper, se rectifier, apprendre, se concerter, gouverner leurs propriétés et leurs intérêts, agir pour eux-mêmes, à leurs périls et risques, sous leur propre responsabilité; et ne voit-on pas que c’est ce qui les fait hommes ? Partira-t-on toujours de cette fatale hypothèse, que tous les gouvernants sont des tuteurs et tous les gouvernés des pupilles ?

37 Commentaires

  1. Expat

    Très juste. Très juste. Faut absolument que je me mette à lire Bastiat.

  2. rrackam

    Bastiat 1 – Bercy 0.

  3. Sophie

    Et l’OM?

  4. rrackam

    l’OM est un loup pour l’OM

  5. Déjà, si on lui enlevait son monopole, à cette Sécu, ce serait un gros progrès. Que fleurissent des contrats d’assurance classiques, obligatoires mais privés, comme le sont les assurances auto. Pour y arriver nous avons le choix: sortir de France, ou sortir du siècle.
    Vous souvenez-vous de ma bagarre avec N. à ce sujet, sur C. ?

  6. Déjà, si on lui enlevait son monopole, à cette Sécu, ce serait un gros progrès. Que fleurissent des contrats d’assurance classiques, obligatoires mais privés, comme le sont les assurances auto. Pour y arriver nous avons le choix: sortir de France, ou sortir du siècle.
    ………
    Vous souvenez-vous de ma bagarre avec N. à ce sujet, sur C. ?

  7. « Les malades ne manquaient pas, mais il n’y en avait pas beaucoup qui pouvaient ou qui voulaient payer. La médecine, c’est ingrat. Quand on se fait honorer par les riches, on a l’air d’un larbin, par les pauvres on a tout du voleur. Des « honoraires » ? En voilà un mot ! Ils n’en ont déjà pas assez pour bouffer et aller au cinéma les malades, faut-il encore leur en prendre du pognon pour faire des « honoraires » avec ? Surtout dans le moment juste où ils tournent de l’oeil. C’est pas commode. On laisse aller. On devient gentil. Et on coule. […] « Honoraires !… » qu’ils continuaient à intituler ça les confrères. Pas dégoûtés ! Comme si le mot en faisait une chose bien entendue et qu’on avait plus besoin d’expliquer… Honte ! moi que je pouvais pas m’empêcher de me dire et y avait pas à en sortir. On explique tout, je le sais bien. Mais n’empêche que celui qui a reçu les cent sous du pauvre et du méchant est pour toujours un beau dégueulasse ! C’est même depuis ce temps-là que je suis certain d’être aussi dégueulasse que n’importe quel autre. C’est pas que j’aie fait des orgies et des folies avec leurs cent sous et leurs dix francs. Non ! Puisque le propriétaire m’en prenait le plus grand morceau, mais tout de même, ça non plus c’est pas une excuse. On voudrait bien que ça en soye une, mais c’en est pas une encore. Le propriétaire c’est pire que de la merde. Voilà tout.  » Voyage au bout de la nuit. Céline.
    Ma mère faillit mourir d’une péritonite à neuf ans en 1938, on avait attendu un peu trop longtemps pour appeler le médecin, ça coûtait trop cher.

  8. Savez-vous que la sécu alsacienne est privée, mais monopolistique ?
    Elle est moins chère que la nôtre, et d’après les Alsaciens elle protège mieux.

  9. Oui mais ce sont des Alsaciens justement ! Non je rigole, il faut bien voir que l’Allemagne de Bismark n’était pas le modèle de la gauche française pour rien, nous en revenons encore et toujours sur cr problème des
    mentalités. La sécu c’est le rattrapage en catastrophe de cinquante ans de retard…

  10. La sécu alsacienne a été créée dans les années 1880. La nationale (je n’ose pas dire « la française) ne date que depuis après la 2ème guerre mondiale. Les affiliés alsaciens sont remboursés à 90 %. Excusez du peu ! Et elle n’a jamais été déficitaire. La cotisation baisse un peu cette année, car elle a fait un excédent de 23,5 millions d’euros en 2011. Mais ces jacobins parisiens sont bien top orgueilleux pour s’inspirer du système alsacien. Le taux de cotisation est passé en 2007 de 1,8 % à 1,7 %, et celui de 2008 à 1,6 %. En 2012 il passe à 1,5 %, alors que nous sommes « en crise » depuis 2008 ! Cherchez l’erreur.
    La privatisation ne serait nullement nécessaire. Un organisme privé doit satisfaire ses actionnaires (dividendes etc.) ce qui n’est pas le cas d’un organisme public.

  11. rackam

    « Selon une étude de la Banque mondiale publiée hier, l’un des principaux problèmes économiques des Européens est qu’ils travaillent trop peu, ce qui leur pose des problèmes de compétitivité. «Le modèle du travail de l’Europe est marqué par une sécurité sans équivalent pour ceux qui ont un emploi, des prestations relativement généreuses pour ceux qui n’en ont pas, et la facilité à obtenir une retraite», y affirme l’institution de Washington. » Joliment résumé.

  12.  »Joliment résumé »…pas vraiment rackam, car il manque un 4ème volet: …une sécurité sans équivalent pour ceux qui ont un emploi, entraînant une difficulté d’embauche pour ceux qui n’en ont pas .

  13. Oui, et visiblement ce n’est pas avec un Bayrou ou un Hollande que ça va changer

  14. rrackam

    No future in the Bayou nor in the Highlands!
    (traduction pour expat, un peu harrapsée).

  15. Expat

    Bon, un ami me dit qu’évidemment en Alsace la Sécu ça marche bien, il n’y a que les riches en Alsace ! Donc moins besoin de soins. Que dit Georges ?
    ps @ Rackam : merci pour la traduction qui est très bien vue…

  16. Lisa

    @Skarda,
    Vos grands parents n’avaient d’assurance privée obligatoire….c’est de cela dont il s’agit.
    Cela dit, heureusement qu’elle a guéri, on n’aurait pas Skarda !

  17. Lisa

    @Expat, que des riches en ALsace ? y a t-il des chiffres des revenus moyens par département ?

  18. Expat

    Aucune idée Lisa, mais je vais chercher !

  19. Que des riches en Alsace ? Où avez-vous vu cela ? Des jeunes sans emploi ou en situation précaire, il y en certainement autant qu’ailleurs, des banlieues à problèmes aussi.
    Et s’il y avait effectivement plus de riches en Alsace qu’ailleurs, il faudrait alors se poser la question du pourquoi. Car les Alsaciens n’ont jamais été favorisés par l’Etat, par contre pour payer des impôts…
    Les régions de l’Est ont été les seules à devoir financer en partie le TGV, chose qui n’avait pas été demandée aux autres. Maintenant, il est question de créer le Grand Contournement Ouest de Strasbourg. Cette autoroute sera à péage et pourtant la région devra débourser des sommes importantes pour l’acquisition des terrains, la création d’un soi-disant couloir écologique etc. Les Alsaciens sont pris pour des pigeons et malgré tout on les qualifie de « riches ». Cherchez l’erreur.

    Pour revenir au sujet de la Sécu, c’est probablement le système alsacien, le sérieux et la rigueur qui font la différence.

  20. En fait, ma réponse s’adresse à Expat plutôt qu’à Lisa qui n’a fait que reprendre le propos et donner suite.

  21. Expat

    @ patrick vous êtes Alsacien ?

  22. Expat

    @ Patrick : merci je ne m’y connais rien et cette histoire de sécu Alsacienne est fascinante!

  23. Une sécu privatisée ? Apage satanas !
    En politique française, postuler ceci est le meilleur moyen de creuser sa propre tombe 😉

  24. rrackam

    Meunniez,
    content de vous lire.
    Mais, pour vous rassurer sur les intentions de l’auteur, sachez que c’est un tombeur.

  25. Bonjour Rackam,

    Tombeur serait donc un nouveau terme pour remplacer fossoyeur ?

  26. Tombeur est plus élégant…

  27. Elle n’est pas privée, il s’agit simplement de ce qu’on appelle le « Régime local » (sous-entendu alsacien-mosellan) auquel ont droit les salariés du secteur privé et des collectivités locales, mais pas les fonctionnaires de l’Etat. Pour le reste, se reporter à mon commentaire du 24 janvier 2012 à 10:01.
    Les chiffres que j’y communique ont été publié dans « Les Dernières Nouvelles d’Alsace », quotidien régional.

  28. Expat

    MT : happy to see you ! si quelqu’un peut m’expliquer en pourquoi le sécu d’Alsace est différent ? Pourquoi ça marche et le système ‘français’ est en faillite ?

  29. Hi, Expat .

    La reponse est simple : L’Alsacélalorraine c’est deja l’Allemagne. C’est pour ça que ça marche 😉

    Un peu plus sérieusement : c’est à cause de 1871-1918, quand les deux régions fesaient partie de l’Empire Allemand. Il en reste encore quelques vestiges qui diffèrent des solutions adoptées en France, comme p.ex. le concordat.
    Et ça marche parce que c’est privé, tout bêtement, il ne faut pas chercher à comprendre, ce n’est pas à vous qu’il faut expliquer le phénomène, tout de même 😉

    BàV

    M.-T.

  30. Expat

    ah MT c’est clair ! mais j’aimerais savoir quand même savoir comment ça marche.

  31. Expat

    Donc le sécu Alsacien est privé ? et bénéficaire ? How surprising !

  32. Sophie

    Je ne sais pas si la situation est similaire en France, en Belgique, on a trouvé le moyen de se faire bouffer sur les deux tableaux, privé ET public. Les cotisations à la sécu sont obligatoires, pour le patron et pour l’employé. Elles sont gérées par l’état. Mais pour se faire rembourser ses dépenses de santé, par exemple, il faut s’affilier à un organisme privé (genre Cie d’assurances) qui vous rembourse et se fait rembourser par l’état. Un intermédiaire. Coûteux.

  33. Sophie, en fait en France la Sécu ne fonctionne pas directement sous la coupe de l’état. C’est un organisme dit « paritaire », géré par les organisations syndicales et patronales. En revanche le personnel de la Sécu, bien que non fonctionnaire, bénéficie du statut de la fonction publique, ce qui revient au même en termes de non-flexibilité et d’habitude de mauvaise gestion.
    De plus en cas de déficit (mais c’est rare, juste une fois par an) c’est l’état qui bouche le trou.

  34. Non, je le redis ici, la sécurité sociale alsacienne-mosellane n’est PAS privée. La cotisation est simplement un peu plus élevée et l’organisme est mieux géré. C’est tout !

  35. Souris donc

    Patrick, et en complément de votre lien, voici un autre article sur les mutuelles inutiles :

    Se passer de mutuelle vous prive-t-il de protection sociale?

    « Vivre sans complémentaire santé ne met pas votre budget en péril, puisque les gros risques [les 30 affections de longue durée (ALD 30) du code de la sécurité sociale (art. D 322-1)*] sont, de toutes façons, pris en charge par l’Assurance-maladie et que les dépenses les plus importantes (prothèses dentaires, lunettes ou appareils auditifs) vous laissent déjà une part importante à votre charge.

    En mettant de côté l’argent qui n’est pas dépensé pour la complémentaire et en le faisant fructifier dans un placement disponible et sûr…vous pouvez devenir votre propre assureur sans remettre en cause la qualité de vos soins…»

    http://www.lefigaro.fr/assurance/2011/12/26/05005-20111226ARTFIG00234-est-il-rentable-de-se-passer-de-complementaire-sante.php

    * accident vasculaire cérébral invalidant, insuffisance cardiaque grave, cancers, diabète, VIH, Alzheimer, même les cirrhoses…

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