Choses vues à Berlin

Choses vues à Berlin

Nach Berlin, un Antidoxien en séminaire d’une semaine à Berlin…

Le séminaire proprement dit n’est pas l’objet de cette narration consacrée aux nombreuses visites et conférences à Berlin et Potsdam, organisées chaque soir ainsi que le samedi et le dimanche matin.

Pour mémoire, le premier soir nous avions des places pour un concert baroque au château Charlottenburg de Berlin. Excellent, et belle ambiance XVIIIème siècle créée par les musiciens en costume et perruque blanche. La flûtiste, admirable de virtuosité…

Les journées suivantes furent plus, beaucoup plus, sérieuses et même graves. Quelques temps forts:

Le mur, bien sûr, dont plusieurs centaines de mètres restent en l’état en différents endroits. Avec des photos prises autrefois sur place montrant fusillés, noyés, Berlinois de l’Est massacrés en pleine fuite, agonisant sans secours.

Le Reichstag, le Check-Point Charlie, les quelques immeubles non rénovés de Berlin-Est qui m’ont rappelé la Prague d’il y a 20 ans. Sinistres façades grises à l’aspect de casernes…

Une arrière-cour avec un appartement équipé de caches pour les réfugiés en transit. Des véhicules de toute sorte bricolés pour fuir, canoës, trabans, poulies pour rouler sur les câbles haute tension traversant le mur, et même un mini-ULM avant l’heure.

Le pont de Wannsee, au milieu duquel Américains et Soviétiques échangeaient leurs espions. Qui n’a pas vu les images fantastiques de ces échanges dans certains films de la guerre froide ?

Mais surtout, présence poignante de quelques minutes dans la salle de la conférence de Wannsee, d’où l’on sort le ventre noué. C’est là, installés sur des fauteuils entourant encore la table de conférence, que Hitler et ses généraux décidèrent la mise en œuvre de « Die Endlösung der Judenfrage ». La solution finale.

Puis présence de plusieurs heures, le samedi, au petit château Cecilienburg de Potsdam, où nous avons écouté une excellente conférencière nous expliquant très longuement le déroulement de la conférence de Potsdam. L’Histoire de l’Europe au XXème siècle me hante, ce qui avait motivé un voyage en voiture jusqu’à l’Ukraine en 1990. Alors connaître tous les détails de cette conférence de Potsdam, où en 15 jours de 1945 trois personnages, Churchill, Staline, Truman, ont décidé du sort de nombreux Pays en taillant, tronquant, charcutant les frontières…j’étais envoûté. Par exemple, j’ai pu voir une douzaine de cartes d’Europe modifiées au crayon, ces cartes ayant servi de support de discussion aux conférenciers avant d’aboutir au résultat que l’on connaît, quasiment imposé par Staline à Truman qui ne voyait rien. Comme un jeu de puzzle…dont chaque pièce portait le sort de millions d’hommes.

Au passage, une de ces cartes « rendait » l’Alsace-Lorraine à l’Allemagne. (une idée de Truman, certainement)

Enfin, toujours à Potsdam, le petit château rococo de Frédérik II , »Sans-Souci », dont une chambre conservée et restaurée était la chambre de Voltaire.

Et maintenant, en 2012 ?

Berlin est devenue une véritable exposition d’architecture du XXème siècle, et du XXIème. De nombreux immeubles sont de vraies réussites, mais ne voir dans des quartiers entiers que du verre, du métal, et du béton…ça laisse un peu glacé.

Je n’aimerais pas vivre devant ce seul spectacle. Heureusement, Berlin c’est aussi la vastitude des forêts dans et autour de la ville. Ces forêts qui avaient aidé les Berlinois de l’Ouest à supporter leur isolement, et aident maintenant le visiteur français à vaincre l’angoisse du souvenir…

41 Commentaires

  1. Expat

    je reste sur mon faim!

  2. rackam

    Je suis sur ma derrière!

  3. Bonjour tout le monde.

    Un voire plusieurs voyages en Europe Centrale devraient être obligatoires pour tout le monde. Enfin, obligatoires, c’est une façon de parler – disons, en bon français, un « must ». Ça aiderait certains à relativiser les « malheurs » qui touchent les Occidentaux depuis des décennies. Ça aiderait aussi à comprendre l’effet rouleau-compresseur que l’Histoire exerce sur des peuples entiers. Mieux comprendre le rôle néfaste des idéologies (et je ne pense pas uniquement au facisme et au communisme), dont certaines recommencent à jouir des grâces du grand public.

  4. Guenièvre

    .
    J’ai visité – et juste après la chute du mur donc vous imaginez bien que la grisaille y était générale , et les façades lépreuses – j’ai visité la Thuringe, Eisenhach, la ville de Bach et le château de Wartbourg cher à Wagner, Weimar sur les traces de Goethe et Schiller et enfin Iéna.
    Je ne connais pas Berlin mais je suis invitée à m’y rendre et votre texte m’encourage à répondre à cette invitation. Je comprends que vous soyez fasciné par la présence si forte de l’Histoire en ces lieux. Je rêve depuis longtemps du Palais de Sans-Souci où Voltaire passa cinq années à finir « le siècle de Louis XIV » et à écrire, entre autres, Micromégas et d’où il dû pratiquement s’enfuir en mars 1753 à cause d’une querelle avec Frédéric II à propos du mathématicien Maupertuis. A Francfort le résident du roi de Prusse le retint quelques jours jusqu’à ce qu’il rende les poésies du souverain qu’il avait emportées avec lui pensant sans doute les divulguer ! ! Oui les grands hommes ont parfois de vilains défauts…et ils peuvent être aussi de grands enfants : Voir le rébus de Sans-Souci

    http://www.arte.tv/fr/3069066,CmC=3069074.html

  5. Belem

    On ne voit pas tous la même chose,

    Les Princes en Transylvanie

    Première époque.
    C’est dans la montagne, au bord d’une route étroite aux accotements mangés par l’herbe. Une voiture attelée passe.
    Il y a cinquante mètres de prairie transformée en gazon. D’un côté, en montant, c’est la foret de mélange de caduques et de résineux. De l’autre côté, en contrebas, après quelques arbres, il y a un kiosque, et puis une allée de graviers après quatre marches.
    A gauche de ce paysage, de grands sapins partent en ligne de fuite vers les graviers. Quelques tables sont alignées et à quelques mètres de la dernière, juste devant l’image des sapins…..
    Sous le kiosque, deux braseros de pierre chauffent l’air fraîchissant et exhalent les effluves des grillades précédentes.
    Plantés partout au hasard ce e décor, le verre à la main, des gens se parlent, venus d’un peu partout en Europe, du nord surtout.
    Je dis plantés parce que leurs mouvements sont imperceptibles, perdus, étouffés, figés par la présence de quatre hommes.
    Ceux qui sont au bout des tables.
    Une sorte de bastringue, je ne sais pas son nom, un violoncelle et deux violons. Surtout ces deux violons ont un air d’ailleurs. Je les vois derrière l’air troublé par la chaleur des braises. Des escarbilles pètent parfois sur le forte de la musique.
    Le premier violon est vieux, bedonnant, la braguette ouverte. Son smoking n’a plus connu le nettoyage depuis le dernier concert. Celui qu’il avait donné dans une salle. Le deuxième violon est une momie. Petit papy tout sec qui dispute le rythme au violoncelle avec juste deux notes à son répertoire.
    Et tous deux ont un sourire qui leur donne l’air de planer au-dessus des montagnes.
    Alors le miracle se produit.
    Je n’ai plus de l’Ektar sur la rétine, j’ai du sépia et de la nostalgie de début de siècle. C’est pour Sissi venue en visite qu’ils sont en train de jouer.
    Derrière les sapins il y a un lac.
    Tiens, je ne l’avais pas encore vu.
    L’allée de graviers devient une terrasse. Il y a un palais derrière moi avec déjà quelques flambeau face au soleil couchant. Des cygnes s’approchent, attirés par des enfants en dentelles blanches qui leur jettent des miettes.
    Oui Monseigneur, c’est bien l’Europe entière qui est là pour le bal de l’Archiduc, emprisonnée par un photographe qui se cache dans sa fumée.
    Jouez les valses, Blau Donau, il est tout près, on le voit du balcon, n’est-ce pas aussi charmant que Vienne, Madame ?

    Deuxième époque
    Je vais les voir, ces musiciens.
    Je leur donne un billet, leur demande Liszt et les regarde. Ils ont un Allemand encore plus hasardeux que le mien et sourient au Français qui les écoute.
    Un Français ? C’est vrai que la belle Suédoise a quitté les autres tout à l’heure pour s’asseoir à côté de lui et lui parler. Haaa ! la France ! Ils me jouent « Fascination ». Koszönom, mais je veux des csardas.
    Alors tous, ils s’éclairent.
    Quelle joie !
    Ce vilain, gros, suiffeux, au sourire charmeur de Clarck Gable du pauvre.
    Tous…
    Mon Dieu qu’ils sont beaux. Qu’ils sont heureux de jouer leur musique pour les gens d’ici, ce soir, je jouer leur âme qui funambule et vacille parfois sur quelques cordes.
    Merci de pouvoir vivre ça.
    Ecoutez les. Regardez les. Vous allez les aimer.
    Troisième époque.
    Un peu plus tard dans la soirée.
    Il faisait froid dans l’air. Mais quelques degrés d’alcool chauffaient les dîneurs. A un moment, les musiciens se sont avancés, sont montés en cortège vers le kiosque.Ils viennent nous faire danser ? Ils viennent nous demander nos désirs ? On verra…..Ils jouent.
    Et un fou se met à chanter quelque rengaine en Anglais. Et dix fous le suivent.
    Plus de musique.
    Plus de sourire.
    Je crois qu’ils vont pleurer.
    Pourquoi leur faîtes vous ça ? Vous n’avez rien vu, rien compris ? Cette photo sépia, vous ne l’aimez donc pas ?J’attend un peu, un peu désemparé, et je redemande des csardas.
    C’est reparti.
    Qui saura la blessure. la cicatrice…. ?

    Quatrième époque.
    Ils jouent et nous chantons. « Besame mucho », « les feuilles mortes », « Blue Moon ».
    Je danse, poï poï poï, tandis qu’ils frappent dans leurs mains, et la « Reginella » de Tino nous fait tourner en ronde sautillante….en Transylvanie.

    Epilogue.
    Ce sont les musiciens, les Princes ?
    Non, ma Nini, c’est nous, ambassadeurs et Princes de France.
    Sang royal, tu crois ? Oui, Roi d’Argot et Princesse des Rues, mais ambassadeurs toujours.
    Touche leurs bosses, sourit leur….et le verre par dessus l’épaule, que les goulots soient sabrés.

    Post Scriptum.
    De son voyage en Andalousie, Chabrier a dit que le soir, ses amis peintres prenaient du papier blanc, et lui du papier à musique.
    Quel talent, Chabrier.
    J’avais juste un bout de papier jaune, et pas de Canon en bandoulière. Je ne ramène que ces lignes.

    S-E

    Domont, le 14/06/1996
    Pseudo PARIS

  6. Merci Guenièvre, fort amusant, ce rébus. À propos de Sans-Souci, le fronton du château porte sur pierre l’inscription « Sans, Soucis » et tout le monde, là-bas, s’interroge sur le sens et l’origine de la virgule…qui n’en est peut-être pas une. Peut-être sauriez-vous élucider ce mystère ?

  7. Guenièvre

    A ma connaissance ça n’a jamais été élucidé, Impat.
    On sait seulement que Frédéric II avait le goût des mystères et des codes secrets et qu’il aimait jouer avec la typographie et les signes de ponctuation en compagnie de ses invités.( comme le montre cette histoire de rébus d’ailleurs )

  8. Guenièvre

    @ Impat,

    Vous avez aiguisé ma curiosité alors j’ai fait quelques recherches…
    Charles Gravier, comte de Vergennes ( 1717- 1787 ) ministre des Affaires étrangères en 1774 avait développé un système cryptographique fondé sur l’emploi des couleurs et des signes de ponctuation, des décors et des typographies variées pour communiquer sous couvert de lettres de recommandation des informations destinées au seul lecteur initié . Ce système a été décrit et étudié par Kittsteiner dans « Das Komma von Sans, Souci »
    Ce Kittsteiner a fait, à partir du code de Charles Gravier, les hypothèses suivantes :
    1- La virgule pourrait représenter le calvinisme ce qui donnerait « sans religion protestante stricte » ou « pour un déisme insouciant ». ce qui est parfaitement compatible avec les idées de Frédéric II .
    2- Hypothèse plus scabreuse : la virgule pourrait être prise littéralement : « sans virgule ne vous inquiétez pas », une allusion à son impuissance ?

    En tous cas cette petite virgule a fait couler beaucoup d’encre ! Et, si comme le propose un autre auteur, elle ne servait qu’à indiquer la bonne ponctuation en français ?

  9. Guenièvre

    Illustration directe de l’importance de la virgule….
    Dans ma dernière phrase, la virgule, donc la pause, devrait se trouver après le « si » et non après le « et ». Comme je l’ai écrit ça n’a aucun sens !

  10. Le sens est attaché à la virgule, mais le bon sens permet de lire sans elle.
    Quant à Frédéric, peut-être aurait-il dû écrire « Sens, Souci »…

  11. Guenièvre

    :-)) !

  12. Sophie

    Il avait d’autre soucis, Frédo.

    Etait-ce en pensant à son « ami » Voltaire, après leur fâcherie, qu’il dit « Si j’avais une province à punir, je la ferais gouverner par un philosophe. »?

  13. … »Etait-ce en pensant à son “ami” Voltaire »…
    Je crois bien que oui.

  14. Sophie

    Et c’est pas dit qu’il avait tort….

  15. Souris donc

    Impat a des relations puisque ce soir, France 5 illustre son article :

    « Echappées belles : Berlin, une ville pour tous ».

    Berlin du temps du Mur, vous étiez contrôlés sans cesse, les contrôles d’identité que l’on reproche à nos policiers, gentillets à côté. Les Vopos vous collaient au mur, passeport et laissez-passer dans la main, projecteur dans les yeux pour comparer avec les photos, fouille de vos affaires. Gare à celui qui levait un sourcil courroucé. Vous étiez obligatoirement accompagné par des « interprètes » de la Stasi (même les bilingues) qui vous surveillaient de près. Le côté Est était dans son jus comme après les bombardements, sauf les HLM et un peu de reconstruction de bâtiments officiels. C’est dans ces friches que les architectes se sont régalés après la réunification.
    Les contrôles étaient multipliés, ce qu’on sait moins, c’est que le métro fonctionnait entre Berlin-Ouest et Berlin-Est. Au prix de contrôles dont on n’a pas idée. Grilles, herses, chicanes, projecteurs, laissez-passer, Vopos armés. Usagers rarissimes…
    Et, entre Berlin-Ouest et la RFA, une autoroute où il n’était pas question d’arrêt, même pipi : les Vopos arrivaient dans les 5 secondes, le grand jeu, vous étiez extrait, fouille de la voiture, cognements sur la carrosserie. Ils avaient un chariot plat équipé d’un miroir pour voir si vous n’aviez pas un transfuge accroché sous le véhicule.
    C’était les lendemains qui chantent. Dans les années 80.

  16. Bibi

    J’avais été surpris par ma propre réaction à Berlin, visitée juste après la réunification. J’avais la sensation que je n’éprouve nulle part en Allemagne (et rarement ailleurs), d’être en quelque sorte chez moi (Heimisch).
    Outre l’explication « historique », qui n’est pas suffisante, j’y ai retrouvé le Bauhaus telavivien (mais il y a plus d’exemplaires sur Méditerranée), les cafés-patisseries qui servaient ces bonnes choses familières (y compris les Beliner, qui ne sont ni des Donuts ni des beignets!), même certains usages – comme les Bretzels à la sortie d’un concert/opéra, et certaines expressions. Enfin, certains « points » d’ambiance. Ça m’a fait drôle.

    Le terrain vague qu’était la Potsdamer Platz – maintenant plein de verre et de métal – m’a impressionné, de même que des tas de restes de la guerre, celle « froide » aussi. Et les monuments « d’avant », avec leurs richesses épatantes.
    Ce qui m’impressionne à chaque fois, c’est le dynamisme (encore une similitude avec Tel Aviv), et le désir de préserver tout en innovant.
    Et j’aurai toujours, je crois, une fixette sur la station Friedrichstrasse, à cause d’Émile et les détectives.

  17. Guenièvre

    Ah ! Emile et les détectives ! Combien de fois l’ai-je distribué ce roman d’Erich Kastner qui marchait si bien dans les collèges jusque dans les années 90, avec ceux plus graves de Fred Uhlman ( l’Ami retrouvé ) et de H.P.Richter ( Mon ami Frédéric )

  18. Bibi

    Erich Kästner était un de mes auteurs favoris. La classe volante (je ne sais pas si c’est ainsi que le titre est traduit en français) était si lointaine et toutefois si proche.

  19. Bibi

    @Meunniez-Tudor,

    Je crains que les visites que vous préconisez n’aient pas les effets escomptés.
    Il est trop difficile pour quelqu’un né et élevé « en liberté » de comprendre, surtout avec la barrière linguistique, une mentalité abreuvée d’oppression/soumission. Ou alors il faut un « background » sérieux.

  20. Bibi

    Natürlich!
    Kästner conseilla, je ne sais plus dans l’intro de quel ouvrage, à ses jeunes lecteurs de ne jamais oublier lorsqu’ils seront « grands », qu’ils avaient été enfants.
    Je me souviens.

  21. Bonsoir tout le monde

    @Bibi,
    Mais justement, c’est par ce type de voyages que le « background » aurait des chances de se former. Voir de ses propres yeux, discuter sur place, c’est cent fois plus parlant que les articles de presse et le ouï-dire.

  22. @ Bibi
    Votre « impression » sur Berlin est très touchante, mais je dois rectifier une chose : désolé, mais les meilleurs « Berliner », comme leur nom l’indique, c’est en Pologne qu’on les trouve
    Sauf qu’ils s’y appellent tout à fait différement …
    (« pontchki », car à l’origine , ils étaient censés contenir du ponch)

    Je n’en démordrai pas, car Ich bin ein Berliner , très Berliner même ;-)))

  23. Bibi

    Je vous voyais venir avec vos Ponchkes 😉

  24. Bibi

    Panie Meunniez,

    Notez que les Berliner ont été mentionnés en rapport non pas avec l’évaluation de leur qualité gustative, mais de la proximité de celle-ci avec leurs jumelles sur Méditerranée.
    Ceci étant dit, je suis partant pour une dégustation comparative à laquelle vous voudrez bien ajouter le cousin roumain dénommé Papanache. Peu importe qui gagne, on va se régaler!

  25. Bibi

    Pareil pour le Cremeschnitte, dont la variante française se nomme mille-feuille, et qu’en Israël porte soit le nom allemand soit… Napoléon.

  26. Une degustation Mitteleuropa ? Ce serait avec joie. A ce propos, en Pologne, le Cremeschnitte s’appelle Napoleonka.
    😉

    A bientot, je serai de retour dans quleques jours.
    M.-T.

  27. … » le Cremeschnitte s’appelle Napoleonka. »…
    Quelquefois aussi en France, dans certaines brasseries. Avec le « ka » en moins…

  28. Bibi

    Aha!
    J’avais des doutes sur cette dénomination impériale. Elle aurait pu dater de la campagne africano-asiatique, quand bien même on n’a pas trouvé de restes de patisserie parmi les artéfacts.
    C’est donc via une autre campagne que l’Aliya s’est faite.

    A propos, Guenièvre, est-ce que vous aussi aviez été impressionnée par Iéna?

  29. Bibi

    Où ça?
    Y aurait-il un lien avec des polonais?

  30. … »Y aurait-il un lien avec des polonais? »…
    Peut-être. Peut-être aussi avec les cosaques occupant Paris en 1815, les mêmes qui, toujours pressés, nous ont laissé l’appellation « Bistro ».

  31. Bibi

    Je n’ai jamais rencontré Napoléon à Paris sous forme de pâtisserie. Impat, voudriez-vous m’orienter svp?

    Je vous livre un secret d’état en contrepartie: un des équivalents locaux du Boursin se nomme en Israël… Eh oui. Tout comme l’un des surnoms de Ehud Barak!

  32. Guenièvre

    @ Bibi,

    « A propos, Guenièvre, est-ce que vous aussi aviez été impressionnée par Iéna ? »

    Impressionnée par les lieux chargés d’histoire, l’histoire des siècles précédents et l’histoire récente. Un grand moment d’émotion devant cette Université Schiller où à peine un an auparavant le sort des allemands de l’est s’était en grande partie joué – enfin disons que la tragédie d’une répression sanglante y avait été évitée de justesse .
    La ville elle-même était grise, très grise, rien n’y était mis en valeur. Je suppose que ça a bien changé.
    Mais je ne suis restée qu’une journée: nous habitions près de Weimar, chez un paysan. La ville de Goethe était un peu plus coquette et nous déjeunions au « Cygne blanc » près de la maison du poète …. Là, on nous servait ses plats favoris , une viande de bœuf nappée d’une sauce aux herbes par exemple. Nous n’avons jamais osé le dire à notre hôte : pour lui ce restaurant était luxueux , pour nous, le repas coûtait 9 francs..

  33. Bibi… » voudriez-vous m’orienter svp? »…
    Je n’ai pas d’adresse précise en mémoire, mais je me souviens d’avoir vu ça dans une brasserie Place des Ternes, ou Place Péreire, ou entre les deux dans ce quartier. Si vos recherches aboutissent je vous souhaite bon appétit…

  34. Guenièvre,… » pour nous, le repas coûtait 9 francs »…
    Je me souviens, en cette année de chute du mur que vous mentionnez, d’un repas excellent à deux dans un village tchèque entre Marianske-Lazne (Marienbad) et Prague. Addition totale: 1,50 franc.

  35. Bibi

    Guenièvre,

    Nous aussi n’avons que passé à Iéna. En grande partie en ruines.
    Mais c’était si loin de la France – et seulement sur le chemin vers Moscou.

    A Weimar, dont les travaux de restauration avaient juste commencé (il y a un an ou deux c’était méconnaissable – c’est devenu une bonbonière), j’ai piqué une colère. A l’office de tourisme (misérable) où je suis entré à la recherche d’un plan, ils vendaient des cartes postales de Buchenwald.
    J’ai davantage apprécié l’acte de Patton(?) qui a obligé les habitants de Weimar à faire le trajet d’une heure pour qu’ils ne prétendent plus jamais qu’ils n’avaient rien vu/su de ce qui se passait sous leur nez.

  36. Bibi

    Merci. Ça délimite l’étendue des recherches.
    Bientôt sur Antidoxe « A la recherche du Napoléon perdu » 😀

  37. Guenièvre

    @ Impat,

    Vous êtes bien sûr que ce restaurant n’avait pas de contrat avec la Hongrie et que l’on ne vous y servait pas les poissons du Lac Balaton ? 😉

  38. Bibi

    Pour revenir à Berlin, j’aime bien l’Ile des musées, avec l’époustouflante « allée » babylonienne et la porte d’Ishtar du musée Pergamon, le Staatsoper, le Gendarmenmarkt avec ses deux dômes (Französische et Deutche)…

  39. Guenièvre, vous avez de bonnes lectures…

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