(Béni)Oui-oui et la comm magique

Mythes et communication nous aident-ils à nous confronter au monde des émergents, les grands vainqueurs de la globalisation des économies ?

Cette dernière semaine nous a enfin mis au cœur de l’affrontement entre les deux principaux candidats à la Présidence, Hollande et Sarkozy, munis de leur profession de foi et de leur stratégie économique. Allons-nous enfin sortir de cette déprime qui nous oppresse à la suite des chocs répétés que nous subissons depuis août 2007 avec les premières secousses perçues en France à BNP Paribas dûes la crise américaine du surendettement des ménages, illustrée par les subprimes, et ses répliques inattendues mais de plus en plus violentes, l’effondrement des marchés financiers en septembre 2008 avec la faillite éclair de Lehmann Brothers, la chute mondiale d’activité qui a suivi en 2009, accentuant les déficits publics des pays développés et enfin l’épée de Damoclès suspendue au dessus de l’Eurozone depuis que sont apparues en novembre 2009 les premières fissures de la dette grecque, devenues des crevasses que neuf sommets européens n’ont pu conjurer ?

Après avoir fait ses pâques dimanche au Bourget, exalté les mythes de la gauche éternelle et réuni dans une même communion ses nonistes et ses bénis-oui-oui européens en chargeant les marchés financiers, les riches et l’argent de tous les péchés d’Israël, Hollande a dévoilé le jeudi suivant son plan opératoire de redressement, axé sur la réduction des déficits publics, et articulé en 60 engagements, se chiffrant par 30 milliards d’impôts assortis de 20 milliards de nouvelles dépenses publiques visant tout à la fois des actions sociales, des aides à l’emploi et une aide aux petites entreprises. Il fut acclamé tout aussitôt par une presse dithyrambique qui l’a promu sur le champ amiral de haute mer, digne d’un Churchill, lord de l’amirauté.

La réplique de Sarkozy ne pouvait se faire attendre, qui abattait son atout majeur, la TVA sociale mise au service d’une stratégie inspirée du modèle allemand, visant à la restauration de la compétitivité de l’industrie française grâce à un transfert de charges sociales des entreprises sur les ménages et sur les importations. La presse lui a fait un accueil moins glorieux. Une bonne partie de ses affidés grognent, voyant dans cette TVA une mesure impopulaire qui leur avait déjà coûté 50 sièges de députés lorsqu’elle avait été brandie par Borloo, ministre des finances putatif, entre les deux tours des législatives de juin 2007.

Une crise financière peut en cacher une autre

On devrait pouvoir débattre sereinement de ces propositions qui sont chiffrées, plus précises que ne l’avaient jamais été au même stade celles des campagnes présidentielles antérieures où l’on se bornait à vanter en termes généraux la nécessité d’un changement de société, la tranquillité du ni ni, l’impératif de la dérégulation reaganienne ou thatchérienne, les combats contre la fracture sociale ou contre la menace fasciste. On a affaire à des partis de gouvernement conscients des dures réalités d’une Europe bousculée par l’émergence des pays neufs et dont le modèle de société et de production doivent impérativement se réinventer dans l’urgence qu’impose la soudaine peur de ses créanciers. C’est doublement nécessaire de proposer des choix clairs aux électeurs : comme un train peut en cacher un autre, la crise financière nous avait empêchés de voir cette nouvelle concurrence mondiale des pays à bas salaires. On n’attendait pas à cette échelle la menace de ces pays terrassés il n’y pas si longtemps par de terribles crises économiques et monétaires initiées en 1997 en Thailande, à Taiwan et dans toute l’Asie du Sud (seuls épargnés, la Chine et le Vietnam) , se propageant en 1998 en Russie, de 1998 à 2002, au Brésil et en Argentine, en 2002 en Turquie – au passage on peut se réjouir de constater qu’à peine plus d’une décennie peut suffire à redresser la barre.

Ce n’est pas du tout ce qui se passe. C’était déjà une cacophonie après les propositions de Hollande ; c’est devenu un tintamarre depuis la prestation de Sarkozy. On a droit aux batailles de chiffres les plus obscures dont se délectent l’équipe présidentielle du PS, notamment Sapin. C’est sans doute pourquoi, le PS avait décidé en y mettant Rocard dès 1981 de supprimer les lois quinquennales dont était autrefois chargé le Commissariat au Plan. Selon les uns, la hausse de la TVA de l’Allemagne de Schroeder qu’a pris comme modèle Sarkozy, est inflationniste ; elle va réduire le pouvoir d’achat des salariés et des classes moyennes déjà affectées par la stagnation larvée de notre économie depuis 4 ans.

Les chroniqueurs de Radio France – devenue un centre de propagande pour le PS financé par la contribution forcée de la redevance et non comptabilisable dans les comptes de campagne du candidat socialiste alors que les journalistes de cette radio se plaisent à accuser leur adversaire Sarkozy de faire payer ses déplacements par le budget de l’Etat comme le soulignait aujourd’hui encore le député radical Dosière, spécialiste du budget de l’Elysée – martèlent que la hausse de 3 points de la TVA décidée par la coalition allemande Socialiste-Verts dans le cadre du plan 2003-2005 d’assainissement des finances publiques, dénommé agenda 2010, s’est soldé par une hausse de prix de 2,6%. Totalement faux rétorquent Guaino et Copé. Les entreprises ne répercuteront pas la hausse de TVA qui n’est pas une charge pour elles car elles ont simultanément allégées à due concurrence de cotisation sociale. Combat de nègres dans un tunnel. Personne ne dit que les taux de TVA les plus élevés d’Europe sont de 25%, en Suède, Norvège et Danemark où le consensus social est une tradition, ni n’en discute les raisons.

Croissance ou austérité ?

On pourrait croire que la stratégie de Sarkozy avec l’allègement des cotisations sociales et la fin des 35 heures, est plus favorable aux entreprises et à la croissance. Que nenni, selon Thierry Puech, directeur d’Alternatives économiques, ancien membre du comité de rédaction d’Esprit, ancien collaborateur de la CFDT, qui affirme sans se démonter que les 4 points saillants du programme de Hollande sont, en premier, favoriser les entreprises PME, la production et la croissance, en second de réguler la Finance, en troisième de rétablir les finances publiques et en dernier de consolider l’Europe. Il poursuit en pointant les clivages avec le programme de Sarkozy : compétitivité industrielle vulgaire par la baisse du coût de production chez Sarkozy, opposée à la compétitivité par la qualité, l’innovation et le haut de gamme chez Hollande ; la croissance économique pour Hollande contre l’austérité pour Sarkozy ; et enfin la prise en compte de la réalité des chiffres par Hollande qui base ses recettes sur une croissance économique de 0,5% en 2012 contre 1% chez Sarkozy. Le fait que l’Allemagne a connu une hausse modérée de ses coûts de production soit 1,9% par an de 2000 à 2011, contre 3,7% annuels pour la France, notamment grâce à la politique SPD-Verts du gouvernement de coalition de Schroeder, ne l’émeut pas. Il n’accorde pas d’attention au fait que le plan Hollande de retour à l’équilibre des finances publiques repose sur un schéma hypothétique d’une croissance retrouvée à partir de 2014 entre 2 et 2,5% par an. Si cette conjecture fait défaut, quel serait le plan B? La réédition du tournant de 1983 ?

On pourrait aussi dire que les mesures de Sarkozy sont trop molles et interviennent trop tard. 1,6 point de TVA vue comme une taxe sur les importations c’est peu, comparé aux 15 à 20% des dévaluations compétitives pratiquées au temps du franc. Ce n’est pas la critique faite qui porte sur le fait que la copie du modèle allemand ne porte que sur l’austérité et pas sur ses facteurs dynamiques, notamment les PME et le rôle des régions dans le financement des entreprises industrielles.

A l’encontre du plan Hollande, on peut aussi émettre des doutes sur ses propositions touchant au rôle de la BCE, prêteur en dernier ressort, à la renégociation de l’accord du 9 décembre 2011 pour le nouveau traité de l’Union Européenne, à la convertibilité du Yuan chinois dont il n’est pas maître. Certains disent que le plan Hollande n’est pas une autre politique mais une modalité de la politique préconisée par la droite actuelle car les mesures sociales ont été affadies, en matière de retraite, de non remplacement des fonctionnaires, 1 sur 3 au lieu de 1 sur 2, de création de postes par redéploiements non spécifiés et ainsi de suite. C’est bien sûr ce qu’aurait fait Strauss-Kahn dont l’art était d’enrober une pratique forgée au FMI sous une rhétorique traditionnelle. C’est d’ailleurs là que serait la clef du succès de Hollande dont beaucoup s’étonnent.

Dans le fond, peu de choses distinguent les deux philosophies de Hollande ou de Sarkozy où l’Etat continue en majesté à jouer le rôle prépondérant, celui du stratège, du pilote, du dispensateur des mannes. Elles ne reconnaissent pas comme l’ont fait avant eux les pays développés les plus exposés à la concurrence internationale du fait de leur petite taille, la Suède, le Danemark, le Canada, l’Australie, la Nouvelle Zélande, la Suisse, la nécessité de rompre avec le modèle de l’Etat-Providence échafaudé pendant la période de développement rapide jusqu’au premier choc pétrolier, et devenu intenable depuis la douzaine d’années que les pays émergents menacent la primauté des pays encore riches. Chez l’un comme chez l’autre, il n’y pas encore l’affirmation du passage de relais à l’initiative individuelle, à la liberté d’entreprendre et au dynamisme incomparable que crée la reconnaissance des mérites.

En réalité, nous sommes une exception en Europe où personne ne partage nos perspectives aussi peu ouvertes. C’est sans doute imputable à la primauté des mythes dans notre roman national. C’est ce que saisissent parfaitement nos spin-doctors et nos communicants qui sont les vrais maîtres de nos politiques électorales. On en a vu les meilleures illustrations dans le récent film « L’exercice de l’Etat » et aussi dans la série TV de Dan Franck « Les hommes de l’ombre » qui vient de débuter à point nommé pour montrer que le combat des bons et des méchants (à droite) est dans la main des communicants qui jouent de nos rêves : le roi est celui qui guérit les écrouelles. Il faut quelqu’un de gentil distingué pour l’incarner et pas quelqu’un qui suscite la hargne ou le mépris. Le reste n’est que littérature. Au bal des tartuffes, nos prétendants ne font pas tapisserie. Lorsque leurs rhétoriques finiront par perdre leur magie, nous nous retrouverons devant un mur comme cela fut parfois le cas dans notre histoire.

34 Commentaires

  1. Souris donc

    Trop d’Etat, et mal placé.
    Ce qui nous diffère des Allemands, c’est leur maillage de PME et le prestige de leurs produits manufacturés aisément exportables partout sans que l’Etat ait à y mettre son nez.
    Chez nous, les PME sont des vaches à lait, et notre industrie de prestige (armement, avions, centrales nucléaires…) dépend de commandes qui obligent nos dirigeants à de constantes courbettes aux ubus pétrolifères.

  2. Souris, tout à fait d’accord. Nous avons un long chemin à faire, sans compter les petits duchés que l’on distribue à nos polytechniciens et autres premiers de la classe qui préfèrent se trouver à la tête de machins prestigieux plutôt que d’aller créer des PME. Parmi les exemples que je connais : une équpie de branquignols des grandes écoles qui prétendent faire un goofle francophone depuis des années, le fonds de la BNF qui n’est toujours pas numérisé et en libre accès au public parceque des ingénieurs bureaucrates réinventent la roue avec des méthodes obsolètes et que des conservateurs poussiéreux ont peur du piratage.

  3. Expat

    Ah Skarda ! La BNF ! Gouffre, gouffre, qui n’arrête pas de lancer des nouveaux projets qui ne voient jamais le jour, ou qui restent totalement inexploitables par un être humain.

  4. Expat

    Sinon, très bon le papier, je suis en ce moment de près le Canada, qui ne fait que prendre des bonnes décisions – sortir de Kyoto par exemple ! Quelle bonne décision, économie de 14 milliards. Pas mal.

  5. Dire que Steve McIntyre a été l’objet de tous les coups bas lorsqu’il a tenté de montrer au monde que la courbe en crosse de hockey était une imposture, http://climateaudit.org/.

  6. Marie

    « C’est sans doute imputable à la primauté des mythes dans notre roman national.  » Mythes que je décortique ainsi, la monarchie mal, la révolution bien; la révolution industrielle mal, le patronat très vilain , les riches tous des voleurs, les politiques tous des menteurs, indécrottables vous dis je!

  7. Sophie

    « une équpie de branquignols des grandes écoles qui prétendent faire un goofle francophone depuis des années, le fonds de la BNF qui n’est toujours pas numérisé et en libre accès au public parceque des ingénieurs bureaucrates réinventent la roue avec des méthodes obsolètes et que des conservateurs poussiéreux ont peur du piratage. »

    A ce sujet, lire de toute urgence « Absolument débordée » de Zoé Sheppard!

  8. Kacyj

    Souris je souscris.
    La BNF et la numérisation, grand roman lyrique écrit par ce brave fils de ministre sévissant juste après The Philosophe sur FC le samedi matin.

  9. Souris donc

    Dans le genre BNF, un autre gouffre s’ouvre, en ce moment, du même style :

    Après avoir stérilisé toute la musique avec l’IRCAM, l’Etat, par l’empressement de son Ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand (dont la Butterfly fut, et de loin, la plus ridicule de tout ce qui s’est monté dans les 50 dernières années), nous fait une nouvelle usine à taxes appelée CNM (Centre National de la Musique).
    A cause du téléchargement illégal, dont la traque informatique pouvait tout aussi bien être confiée à la SACEM.

    Il s’était monté une grande quantité de start up de musique en ligne. Il suffisait de les encourager.
    Non, vite vite, on crée une usine à taxes.

    Mission : outre la traque du téléchargement illégal, « favoriser la création et la diversité musicale, l’amélioration de l’accès de tous aux œuvres musicales et l’irrigation des territoires ».

    Après 50 ans d’électroacoustique, on est parti pour 50 ans de djembé subventionné.

    Dotation : 15 millions « pour assumer ses frais de fonctionnement et amorcer ses différentes fonctions ». Amorcer ! Et après, ab-so-lu-ment débordés.

  10. Quelqu’un connait ça ? Au sujet du changement climatique…

  11. Bibi

    J’ajoute mes applaudissements.

    Et je pose la question fort embarrassante: osera-t-on exploiter les ressources françaises comme le talent, l’inventivité, la volonté, la motivation de réussir …?

  12. Expat

    mais Bibi, jamais ça! Les fonctionnaires s’occupent de tout ! Laisse tomber les entrepeuneur ! Voyons.

  13. Expat

    « entrepreneurs » sorry.

  14. isa

    De la belle ouvrage, Thalcave.

  15. Souris donc

    « Dans le fond, peu de choses distinguent les deux philosophies de Hollande ou de Sarkozy où l’Etat continue en majesté à jouer le rôle prépondérant, celui du stratège, du pilote, du dispensateur des mannes… Chez l’un comme chez l’autre, il n’y pas encore l’affirmation du passage de relais à l’initiative individuelle, à la liberté d’entreprendre et au dynamisme incomparable que crée la reconnaissance des mérites. »

    Important de souligner la parenté Hollande-Sarkozy dans la vision du rôle de l’Etat pilote et dispensateur de manne. A mettre en relation avec la disparition du PC ? Longtemps j’ai cru que les cocos étaient simplement passés au FN. La disparition du PC n’est-elle pas due plutôt au fait que nous sommes devenus un pays communiste ?
    Hypertrophie de la fonction publique, capacité de nuisance de la CGT, opacité des comptes des centrales syndicales, nomenklatura profiteuse, nivellement par le bas et haine de tout ce qui dépasse, appareils de contrôle de l’opinion, Halde, CNIL, SOS-racisme. Tu fais semblant de me payer et je fais semblant de travailler. Avec l’appellation consensus social. Qui signifie : ça tient jusqu’à ce que ça implose, cf. URSS. Ou que les agences de notation nous obligent à sortir de l’utopie.

  16. Expat

    Juste un truc. Je suis patron depuis 18 ans. Je n’ai jamais eu le droit de cotiser à la caisse de chômage (j’ignore son nom). Si je veux avoir le droit au chômage, je dois souscrire à une assurance spécifique (jamais fait). Je n’ai jamais mis ça en cause – j’ai eu une petite révélation il y a peu – en fait – ce non-droit illustre parfaitement la mentalité française.
    On dit que l’erreur est humaine, mais là les patrons ne sont pas humains, nous n’avons pas le droit à l’erreur. C’est quand même parlant non ?

  17. kravi

    « Ou que les agences de notation nous obligent à sortir de l’utopie ».
    Celles-ci ne sont qu’un indicateur, sans doute très imparfait et peut-être partie prenante, de la folie ambiante. La réalité, elle, va nous y obliger. La réalité est toujours thérapeutique ; c’est pour cela qu’elle est souvent refoulée, déniée ou gauchie.

  18. Gauchie ! Ça a l’air bien parti !

  19. Souris pourquoi la seule CGT ? Les autres sont assez gratinés aussi, je suis à la CGC, je ne sais pas si je vais y rester…

  20. Expat

    Souris, ton 8:21 est pile poil dans le vrai.

  21. Souris donc

    La Cgt, c’est le princeps, les autres sont les génériques. Du combat contre l’opprimé.
    Thierry Jonquet consacre un chapitre à l’embourgeoisement des hiérarques de la CFDT environnés par ce qu’il appelle les Nique-Ta-Mère, dans son « Jours Tranquilles à Belleville », préfacé par un Gilles Perrault qui avoue (timidement) avoir ouvert les yeux sur la réalité.

  22. Bonne idée Expat, il en vaut la peine.

  23. Bibi

    Expat,

    Cet article est trop compliqué pour être compris par la plupart des intoxiqués francophones.
    La plupart de ceux en mesure de le comprendre sont soit capables de le lire en VO, soit en connaissance des faits. Ce n’est pas pour vous décourager, il y a un pourcentage qui vous saura gré d’une trad.

  24. Bibi

    Mais un pourcentage non-négligeable du pourcentage qui bénéficiera de votre trad. vous reprochera de ne rien avoir comprendu à la commune et au mouvement d’occupation.
    Après tout, ce dernier ne comprend-il pas de jolies filles? N’est-ce pas ça l’essentiel?

  25. Expat

    arg ! et ack ! à chaque fois que je lis un article en anglais je pense à Sophie. Simple !

  26. Souris donc

    J’aimerais que quelqu’un m’explique pourquoi ils ont cru nécessaire d’affubler la hausse de la TVA du mot de « sociale ». C’est d’une maladresse insigne, c’est agiter le chiffon rouge. Merci Borloo. Chacun sait que la TVA a une assiette plus large que les hausses d’impôts ciblées, entreprises ou autre. Qu’il vaut mieux prendre quelques centimes à tout le monde que de frapper les seules entreprises, ou classes moyennes.

  27. … »pourquoi ils ont cru nécessaire d’affubler la hausse de la TVA du mot de “sociale” »…
    Vous le savez probablement, Souris, mais je vous donne ce qui n’est que mon explication.
    L’objectif de cette hausse est de pénaliser, relativement, les produits importés par rapport aux produits fabriqués en France. Elle tendra donc à favoriser, relativement toujours, l’emploi en France. De là vient, par certains de ses partisans, ce qualificatif de « sociale ».
    Il faut noter que Sarko, voyant bien que cet adjectif « sociale » est un peu tiré par les cheveux même s’il n’est pas usurpé, a toujours refusé de l’employer.

  28. Expat

    comment ils vont pouvoir appliquer la hausse aux seuls produits ‘importés’ ?

  29. Expat, la hausse s’appliquera à tous les produits, importés ou pas. Mais elle remplace une partie des charges sociales sur les salaires qui, elles, sont une taxe sur les produits fabriqués en France. Donc on remplace une « taxe » sur les seuls produits faits en France par une taxe sur tous les produits, et cela défavorise les importations. Un peu comme ferait une dévaluation.

  30. Expat

    Impat : on m’a dit que les produits alimentaires seront exclus ?

  31. Souris donc

    En ce moment, incroyable charge contre les employeurs sur Public-Sénat, avec Elise Lucet :
    http://www.publicsenat.fr/emissions/documentaire/il-etait-une-fois-le-salariat-deuxieme-partie-/71443

    « Il était une fois le salariat »
    Rediffusion dimanche 05/02/2012 à 18h05

  32. Expat,… » on m’a dit que les produits alimentaires seront exclus ? »…
    Oui, j’ai noté cela aussi. Sauf peut-être le caviar -:) ?

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