L’enracinement de l’universel

Il est difficile pour moi qui me revendique fièrement de l’universalisme d’exprimer cela, mais par mes lectures, réflexions et discussions, j’ai été amené à remettre en question mes certitudes sur ces racines tant honnies. En effet, celles-ci me paraissent désormais paradoxalement toutes aussi importantes pour s’élever qu’un esprit critique permettant de toucher l’universel, et il s’agirait dès lors de préserver ces « gisements culturels » (Castoriadis) qui sont autant de joyaux précieux légués par l’histoire, non pas en en faisant un culte (« la terre et les morts »), mais bien une culture, qui servirait de socle fertile au développement des plantes qui s’y trouvent. Telle est du moins ce qui m’a amené à me questionner sur la notion de racine et sa relation avec l’universel.

Nous ne sommes pas, nous êtres humains « normaux », « modestes » voire – mon Dieu ! – « médiocres », de l’espèce des Aves, des piafs. Ces mêmes animaux ayant d’ailleurs des pattes pour marcher à même le sol, nous dirons plutôt que nous ne sommes pas des nuages flottants au-dessus des êtres vivants. La masse, le peuple, est une espèce enracinée, mais mouvante, changeante, elle ne prétend pas pouvoir être « du monde » avant d’être d’ici, mais participe au monde en lui donnant sa vie.

Or, lorsque l’on se croit au-dessus, supérieur à la mêlée, se développe tout naturellement une sorte d’identité nouvelle en lien avec cet imaginaire qui a pour fantasmes la fin des nations comme fin de l’Histoire, et la haine de la patrie comme corolaire de l’internationalisme. Une telle identité a permis à une classe sociale, tantôt qualifiée d’élite, tantôt de bourgeoisie, de se définir et de former groupe, groupe notamment caractérisé par son amour du voyage pour le voyage et la capacité financière lui permettant un tel train de vie. Pourtant, si celle-ci auparavant participait d’une logique unitaire qui, grâce à certains facteurs, aidait au rapprochement entre cette « élite » autoproclamée et autopoïétique et la base (pensons aux identités nationales), la destruction des frontières et l’idéal d’un monde unique et unifié a en tout état de cause poussé à la « révolte des élites » (Lasch), soit leur sécession d’avec des peuples toujours aussi attachés à leurs coutumes, traditions, identités locales et nationales, voire de classe (quand elle existe encore), et qui ne comprennent pas le merveilleux du nomadisme libéral, ce piètre substitut à une pensée véritablement internationaliste pour qui l’émancipation la plus belle et la plus noble se résume à la capacité de pouvoir changer d’environnement et de fréquentations comme l’on change de chemises.

Démondialisation

Ceci me permet d’aborder un thème plus contemporain, à savoir celui de la démondialisation. Concept phare de personnes comme Montebourg, Mélenchon ou Jacques Sapir, celle-ci, de par son préfixe « dé- », provoque irrémédiablement chez les libéraux sueurs froides et craintes des « heures les plus sombres de notre histoire » : en effet, pétris d’un progressisme de pacotille, ceux-ci n’ont plus idée d’aller scruter le passé afin de prévoir un avenir meilleur, tant une telle attitude, qui couta à Orphée la vie de sa bien-aimée, ne peut que découler d’une pensée « nauséabonde » ou « réactionnaire ». La démondialisation ne serait autre que le cache-sexe de populisto-nationalistes-crypto-fascisto-communistes, vils xénophobes repliés sur eux-mêmes et frustrés du progrès immense de l’ouverture des frontières aux marchandises et capitaux du monde entier. En effet, comment accepter un retour sur des décisions par essence géniales? Ne serait-ce pas là une idée de « vieux con »? Ô passé, abîme des pensées !

En dépit de la fulgurance de ses ennemis, ce projet, noble et nécessaire, mérite mieux qu’un tel traitement. En effet, il n’est pas un repli mais bien une ouverture. L’on revient alors sur les bienfaits du patriotisme: le développement de soi resplendit sur les autres, la haine de soi déteint. Tous ces appels à la démocratie à l’extérieur n’ont-ils pas quelque chose de dégoutant lorsqu’ils viennent de la part de ceux qui la détruisent à l’intérieur ? Les eurolibéraux, les humanitaires défroqués et les missionnaires de l’évangile des droits de l’homme, pétris de bonnes paroles à proclamer urbi et orbi mais inactifs aussitôt rentrés au bercail, ne font-ils pas penser à ces maris qui battent leur femme à la maison et apparaissent ensuite en couple modèle devant leurs amis ? Une telle dose d’hypocrisie a le mérite de faire preuve d’audace : on ne raconte pas tant de sornettes et l’on ne fait pas tant de pantalonnades sans une certaine dose de courage.

L’apatride et le tribal

Ce Janus a néanmoins deux têtes, et cet hypocrite s’accompagne aisément de l’individu de tribu, celui qui se comporte avec civilité « chez lui » et se permet tout en-dehors, celui qui se soumettra humblement à ses parents et crachera sa haine aux autres, et qui protègera sa famille d’autant plus qu’il mettra en danger celle des autres. Le communautariste sans vergogne qui est devenu le prolétaire d’une gauche ayant troqué la classe pour la communauté, est le pendant du mondialisateur effréné, son double inversé, et s’il ne serait certainement pas anodin que l’un engendre l’autre, du moins est-il certain qu’ils se nourrissent mutuellement.

Michelet dit dans son livre « le peuple » : « Plus l’homme avance, plus il entre dans le génie de sa patrie, mieux il concourt à l’harmonie du globe ; il apprend à connaître cette patrie, et dans sa valeur propre, et dans sa valeur relative, comme une note du grand concert ; il s’y associe par elle ; en elle, il aime le monde. La patrie est l’initiation nécessaire à l’universelle patrie », et comment mieux illustrer par le verbe cet universalisme véritable? Cet internationalisme dont la dialectique avec le particulier avait été si admirablement résumée en deux phrases par Jaurès (« Un peu d’internationalisme éloigne de la patrie ; beaucoup d’internationalisme y ramène. Un peu de patriotisme éloigne de l’Internationale ; beaucoup de patriotisme y ramène. ») et en une par Miguel Torga (« l’universel, c’est le local moins les murs »), est en effet la main qui se tend pour attraper la pièce lancée en l’air avant qu’elle ne touche le sol, pièce dont les deux faces sont l’hyper-relativisme et l’universalisme abstrait du bourgeois apatride. Une possible solution au conflit permanent entre ce qui divise et ce qui rassemble, car la patrie, comme l’illustre si bien cette peinture de Daumier, nourrit et élève ses enfants.

Conclusion

Il me semble dès lors, pour conclure, être plus intéressant de réfléchir à l’universel enraciné plutôt qu’au déracinement universel. La racine est-elle forcément ethnique ? Raciale ? Certainement pas à mes yeux, car il s’agit d’une force vivante, mutante et fluctuante, qui n’est pas une essence d’ordre biologique mais bien le simple ancrage de l’individu dans un milieu donné, au-delà de toute identité fixe et immuable. Le voisinage n’étant que la plus belle illustration de cette « socialité primaire ».

En outre, les racines, nécessaires au développement de la vie, se révèleraient mortifères si l’être humain, animal pensant et doué d’un esprit capable de critique et d’autocritique, se voyait renvoyé à elle en permanence. Si l’humanité se développe de manière graduelle, par un contact avec le milieu le plus proche – famille, amis, quartier, … – qui s’étend ensuite progressivement à des étendues plus vastes pour enfin atteindre le monde par la raison critique, au centre de la pensée des Lumières et de l’instruction publique, la volonté soit de rester confiné dans cette sphère chaude et confortable de l’intimité et des proches, soit de passer outre en se proclamant « homme du monde », ne peut que mener à des désastres dont nous sommes aujourd’hui les spectateurs éberlués. De ces communautés repliés sur elles-mêmes et évoluant en cercles fermés, à ces « élites mondialisées » toujours prêtes à faire suer sang et eau les peuples contraints à l’immobilité, bénéficiant des avantages de la nation tout en se dérobant à leur contrepartie – impôts, citoyenneté, respect de la loi -, un lien semble s’être tissé qui, à chaque étirement, pousse ces deux extrémités vers toujours plus de radicalité.

Souvenons nous, par ailleurs, que le socialisme, celui d’auteurs tels que Jean Jaurès ou Pierre Leroux, n’a jamais eu pour idéal la constitution d’un monde composé de monades solitaires et en perpétuelle errance, détachés de toute tradition et de toute transmission générationnelle. Au contraire, l’une des critiques récurrentes du capitalisme était qu’il conduisait inévitablement à la transformation de « l’humanité en monades, dont chacune a un principe de vie particulier et une fin particulière » et que pour lui, « tout ce qui appartenait au passé ne méritait que pitié ou mépris » (Engels). Michéa ira jusqu’à dire que « Si nous voulons pouvoir à nouveau nous interroger librement sur tout ce qui, dans l’héritage culturel, transmis historiquement, est véritablement digne d’être conservé (Engels, 1872) il apparaît dès lors indispensable de changer nos batteries philosophiques et de renouer enfin avec ces valeurs morales qui donnaient tout son sens au socialisme originel. »

Remarquons enfin qu’aujourd’hui, le socialisme le plus actif et le plus resplendissant se retrouve désormais dans les pays latino-américains, où des révolutions citoyennes dans plusieurs pays amenèrent au pouvoir des forces socialistes, soucieuses de l’intérêt du peuple et de l’environnement. Pour ma part, je pense qu’il ne serait pas étonnant que la présence d’indigènes y soit en partie pour quelque chose.

48 Commentaires

  1. Quelqu’un pourrait-il traduire ça en français ? Je viens d’essayer Reverso, il n’a rien compris. Moi non plus.

  2. QuadPater

    Je suis en total désaccord, car au fond la puissante parodité de l’universel graxique n’étend-elle pas sa proto-appreinte au-delà même des sublimes carolles de l’existant ultime ?

  3. Souris donc

    Traduction :
    – l’enracinement, point trop n’en faut.
    – le nomadisme, point trop n’en faut
    On ne peut qu’être d’accord…

    Le problème est celui de la destruction des racines, celui du 2 poids 2 mesures. Les racines, c’est bien chez les Zoulous, c’est nauséabond chez nous.
    Au-delà de cette contradiction mainte fois soulevée, c’est que nous soyons obligés de nous laisser dépouiller sans moufter.
    L’immigration (euh, le nomadisme) :
    si la bouse socialiste a concédé hier soir qu’il en arrivait 200 000 par an, c’est qu’il y en a le double en réalité. Une grande ville. Sans qualification et voués à l’assistanat. La bouse socialiste, en bon bisounours, botte en touche, en parlant des « étudiants » étrangers. En quoi il rejoint les libéraux qui s’étouffent aussi d’indignation à propos du mauvais sort fait par Sakozy aux « étudiants » étrangers.
    Vive la mondialisation, c’est le progrès du progressisme.

  4. Patrick

    C’est du pipotron ?

  5. QuadPater

    Souris :

    L’immigration (euh, le nomadisme) :
    si la bouse socialiste a concédé hier soir qu’il en arrivait 200 000 par an, c’est qu’il y en a le double en réalité. Une grande ville. Sans qualification et voués à l’assistanat. La bouse socialiste, en bon bisounours, botte en touche, en parlant des “étudiants” étrangers.

    Hollande hier soir : « Pas de régularisation massive », mais au cas par cas, fondée sur les droits.
    Quels droits ?
    J’en ai noté 3 : un lien familial, une durée de séjour X (même clandestine), un travail (même au noir)
    Il est étrange d’apprendre que, pour le candidat entrant*, après une certaine période d’illégalité en France on acquiert des droits.
    Mais quand on comprend mieux quand on réalise que l’immense majorité des clandestins doit remplir ces critères.
    Donc pas de régulation massive, mais une masse régularisée ?

    ———————-
    * Il désigne Sarkozy comme « le candidat sortant » (!?!), sans doute pour qu’on le voit lui comme l’Entrant.

  6. QuadPater

    Oui. Quand je ne comprends pas un texte écrit en français, je me moque de l’auteur.

  7. Souris donc

    « pas de régulation massive, mais une masse régularisée », la magie du verbe…
    La bouse a dit 200 000 réguliers. Donc combien de clandestins ? Le lien familial, ils sont tous frères ou cousins, puisque le test ADN renvoie aux heures les plus sombres, une déclaration sur l’honneur suffira. Condition remplie, hop, aux suivants !

  8. Souris donc

    C’est plus possible ces émissions.
    On croirait Jacques Martin devant les drôles : « Et toi, mon petit, tu veux quoi dans la hotte du Père Noël ? ». Et que défilent les « vrais gens », la dame licenciée de chez X, le monsieur habitant la cité, le docteur qui trouve pas à vendre son cabinet, la dame qui trouve pas à vendre sa porcelaine de Limoges même à un éléphant du PS.

  9. … »vendre sa porcelaine de Limoges même à un éléphant du PS. »…
    La meilleure du jour !

  10. Expat

    Rien compris dans ce texte. il est au-delà de moi…

  11. Yaakov Rotil

    J’espère qu’au moins l’auteur a compris ce qu’il voulait dire…

  12. L'Ours

    Il voulait juste dire que les présidents sud américains étaient tip top!

  13. Yaakov Rotil

    C’est parce que reverso ne traduit pas encore le Galactique…

  14. L’Ours, c’est une piste pour savoir qui est l’auteur ? -:)

  15. Guenièvre

    « Le communautariste sans vergogne qui est devenu le prolétaire d’une gauche ayant troqué la classe pour la communauté, est le pendant du mondialisateur effréné, son double inversé, et s’il ne serait certainement pas anodin que l’un engendre l’autre, du moins est-il certain qu’ils se nourrissent mutuellement. »

    Autrement dit la mondialisation favorise les replis identitaires, oui c’est juste, mais en arriver à la conclusion que la solution se trouve dans le socialisme latino-américain c’est peut-être aller un peu vite en besogne.

  16. « le socialisme le plus actif et le plus resplendissant se retrouve désormais dans les pays latino-américains ».
    Oui, c’est sûr. Et le plus resplendissant de ces guides se trouve être le subtil Ugo Chavez que l’on ne présente plus.
    Pour rire un peu — en grinçant quand même des dents –, je conseille la page suivante
    http://www.conspiracywatch.info/search/Chavez/

    C’est en effet édifiant comme action — et surtout réflexion — resplendissante.

  17. Souris donc

    Le socialisme latino-américain avec ses ubus resplendissants, cet auteur plaisante.

  18. Purée ! On est vraiment obligé de manger de cette soupe pour être pluralistes ? Ah, la vie est dure tout de même ! L’abominable Chavez ami de l’Iranien atomique représenterait le socialisme d’aujourd’hui, pauvre Jaurès on t’assassine une fois encore…

  19. Aventin

    @Wilgos

    Juste analyse d’une indifférence au monde qui s’est faite système et rite d’appartenance. Nos amis revendiqués déracinés habitent avant tout le monde des machines, à calculer, à produire, à informer, à aimer, à reproduire, à uniformiser. Ils sont eux-mêmes machinaux et caricaturaux, et si peu singuliers. La diversité n’a jamais été autant en péril qu’à l’heure du mondialisme. La vérité, multiple, fait ainsi les frais des gourous économiques qui passeront tout au filtre de leur raison basse et froide. L’âme jamais ne souffle au milieux des centaines de pages de graphiques économiques inlassablement tournées par les experts, en tout et surtout en rien, de toutes ces institutions internationales qui veulent le bien des peuples. La Grèce témoigne de la folie en cours. Combien, à quel taux, pour quelle efficacité commerciale et quelle performance accumulatrice ? Figurez-vous qu’on ne peut à la fois rire et compter.Voilà quel est le credo de cet anti-humanisme militant qui célèbre la main invisible et la concurrence pure et parfaite au prix du « sang des pauvres ». Dans ces types d’idéologies, les mots pur et pureté ne sont effectivement jamais bien loin. Pour finir, il n’y a d’universalisme véritable, à l’échelle de l’Homme, qu’enraciné. Le singulier appelle l’universelle quand l’uniformité appelle le chaos. Dites-vous bien que le temps de ces individus est de l’argent, car ils sont de l’argent eux-mêmes, aussi fluides, glissants, lisses, uniformes (unus forma), qu’un chiffre sur un compte anonyme. Ne peut-on pas raisonnablement penser qu’à la tête d’un monde si cupide ne peut se trouver que l’élite de la cupidité ? Si la main est invisible, c’est qu’elle porte l’anneau de Gygès !

    L’UE et le vénérable Jorge : http://www.youtube.com/watch?v=XjTEm10hKbs

  20. Si vous ne comprenez pas le texte, lisez le titre et cela devrait vous suffire. Sinon, je peux vous tenir la main virtuellement en vous expliquant les passages que vous avez du mal à comprendre.

  21. Pauvre de vous, rien ne vous empêche de vous élever pour l’atteindre. Moi qui pensais qu’il était relativement compréhensible, j’aurais peut-être du rajouter une louche anti-immigrée ou quelques citations du pape pour m’attirer les approbations du public.

  22. 1) Le socialisme dans ces pays-là ne se résume pas, loin s’en faut, au dirigeant du gouvernement fût-il charismatique.

    2) Hugo Chavez ne se résume pas à sa caricature qu’il fait de lui-même. Personnellement ce n’est pas mon dirigeant démocratiquement élu préféré dans ces pays, loin de là, néanmoins, les résultats sont là : multiples référendums, tous respectés – on ne peut pas en dire autant de vos potes Sarkozy et autres libéraux de gauche comme de droite -, alphabétisation de la population massive, éducation payée par l’Etat, réduction énorme de la pauvreté etc…

    3) Le socialisme dans ces pays-là ne se résume pas à Chavez, point. Le socialisme est dans les masses, pas dans les leaders.

  23. Lire plus haut, ou est-ce que votre sottise vous empêche d’observer qu’on ne résume pas un mouvement politique à une seule figure ?

  24. Au moins un qui comprend ! Merci pour cet excellent commentaire.

  25. Pingback: L’abîme des pensées - Contrepoints | Contrepoints

  26. Souris donc

    « …j’aurais peut-être du rajouter une louche anti-immigrée ou quelques citations du pape pour m’attirer les approbations du public. » (Galaadwilgos)

    Au lieu de tirer quand tout le monde a le dos tourné, il fallait venir animer votre fil de discussion et éclairer votre propos. La catégorie d’analyse par le « racisme » (louche anti-immigrée) n’est pas pertinente pour faire comprendre le réel. C’est juste une insulte, l’équivalent de « ferme ta gueule puisque tu n’es pas d’accord avec moi ».
    Ne parlons pas des citations du Pape qui visent à réduire le lecteur à, je suppose, une bien-pensance contraire à la vôtre.
    Par ailleurs, un texte qui commence par citer Castoriadis et finit par l’éloge du socialisme latino-américain, on voit à peu près où va se situer la démonstration.
    C’est vous qui aviez précédemment composé une ode à Sainte Fourest ?

  27. Expat

    @Souris : merci.

  28. Aventin

    @Wilgos

    Remarquez Wilgos, que ceux qui ne peuvent vous répondre sur le fond, s’attaque à la forme. Votre texte est pourtant clair. De toute façon, en de tels cas d’ableptie caractérisés, il n’y a rien à espérer. Le cheminement intérieur du mal comprenant est toujours le même : on comprend bien, on ne sait quoi répondre, on trépigne de ne pas savoir, alors on met en cause la syntaxe, puis le vocabulaire, puis on finit par les fautes d’orthographe. En ce qui vous concerne, rien de tout cela ne peut être retenu ; alors, parfois, certains trépigne encore un peu plus et font fait mine, fierté hissée haute, de ne pas comprendre ; on ne veut pas voir alors, peut-être, le monde qui vient et récuse clairement, celui qui a patiemment été construit par tous ceux qui ont déconstruit ; on reconnaîtra-là ces classes dirigeantes et/ou favorisées – très – de ces dernières décennies. Nous sommes face à un échec sans précédent de ces idéologues tour à tour socialistes, Maoïstes, Totskystes, et bien souvent fils de famille, qui ont tous fini dans la main de Bruxelles à célébrer les libéralismes économiques et culturels – deux faces du même euro – qui ont vidé de sa substance morale, éthique, intellectuelle, humaine, nos sociétés contemporaines. Faisons ne serait-ce que ce bilan culturel de la gauche politique, et c’est alors le précipité obtenu est outrageusement consternant. On rira dans 100 ans de l’effet perpétuel du perpétuel syndrome de Van Gogh qui n’en finit plus de faite passer le rien et le néant pour le tout et le superbe. Le refus de l’héritage des siens pour l’héritage commerciale de l’oncle sam, voilà la vérité de quelques générations de la honte et du renoncement à soi, sa terre, ses morts. Il faut lire et faire relire cette conférence passée sous silence de Lévi-Strauss qu’est « Race et culture ».La singularité des suds est à méditer.Pas de mystère si aujourd’hui en Amérique du Sud on regarde avec défiance et méfiance le gouvernement américains et ses affidés. Ils sont quelques-uns à porter la parole du peuple et de l’intérêt public, commun, en Amérique du sud. Là-bas, ils veulent bien hériter de cette culture qui est la leur. Il n’y a pas que Chavez qui soit debout, d’autres tiennent tête, d’autres peuples sont debout. Il faudrait d’ailleurs prendre soin d’étudier l’attitude des médias dans ces pays. Mon pays, lui, vient de voter le MES, cette honte démocratique, ce crachat au visage du peuple. La contribution à l’impôt, voilà d’où souvent est sortie la colère populaire. Le gouvernement français finira bien par avoir moins d’autonomie budgétaire qu’un adolescent disposant lui, à sa guise, de ses économies.Dette,économie, budget, ne nous maîtrisons plus rien, tout nous à été enlevé des mains. Où s’arrêtera t-on dans le mépris ? Marc Aurèle disait :  » tu veux le punir ? Ne lui ressemble pas ! »

  29. Balenbata

    Félicitation galaadwilgos pour ces auto-compliments.

    Vous êtes tellement parti que vous êtes même incapable de cesser de produire ce galimatia indigent pour fabriquer un admirateur crédible.

  30. Sophie

    « En ce qui vous concerne, rien de tout cela ne peut être retenu »

    N’est-ce pas?

    « alors, parfois, certains trépigne »

    Voire « trépignent » pour les plus enragés.

    Bonjour Aventin et bienvenue.

  31. Pingback: L’abîme de la pensée « antidoxe

  32. Si vous croyez que je n’ai vraiment que ça à faire, vous vous mettez le doigt dans l’oeil jusqu’au cerveau. Si vous ne me croyez pas, vous n’avez qu’à demander nos adresses ip et vous verrez bien.

  33. Cher monsieur (madame?), si j’avais su que mon article avait été publié, vous pouvez être sûr que j’aurais avec gaieté de coeur aidé les gens comme vous à lire ce qui vous apparaît comme un texte ésotérique (ce qui n’était vraiment pas mon intention, croyant avoir affaire à des gens cultivés en écrivant sur ce site web). Comprenez que j’attendais une réponse de Sophie Flamand quant à l’approbation de mon texte et que, n’ayant pas accès à internet, elle ne me répondit que plusieurs jours après. Ne visitant pas moi-même ce site web bien souvent – vous aurez remarqué que la ligne éditoriale majoritaire n’est franchement pas ma tasse de thé – je ne pus remarquer la publication de mon texte. Excusez-moi, donc, de ce retard.

  34. Souris donc

    En effet, vous n’avez pas affaire à des gens cultivés, nous sommes des ignares peu rompus à la controverse. Et des réacs obtus. Des QI à un chiffre.

  35. Content de vous l’entendre dire.

  36. Je n’ai néanmoins parlé nulle part de réac, par contre l’on ma traité sur ce site d’antisémite totalitaire, donc les invectives caricaturales, je pense que vous pouvez vous les garder.

  37. Où et qui vous a traité d’antisémite totalitaire ?

  38. QuadPater

    *** Modération ***

    – À Balenbata

    Félicitation galaadwilgos pour ces auto-compliments.

    Évitez de lancer publiquement une accusation dont vous n’êtes pas certain. Veuillez contacter en privé la modération (Tibor Skardanelli ou moi-même) si vous avez des soupçons.

    – À galaadwilgos :

    Je n’ai […] parlé nulle part de réac

    Cela me semble exact.

    […] on ma traité sur ce site d’antisémite totalitaire

    Nous avons défini une charte du bon comportement sur Antidoxe et nous tenons à ce qu’elle soit respectée.
    Les insultes sont proscrites. Pouvez-vous m’indiquer à quel endroit on vous a dit cela s’il vous plaît ?
    Dans le même ordre d’idée, je vous demande désormais d’éviter les « votre sottise« .

  39. « Pouvez-vous m’indiquer à quel endroit on vous a dit cela s’il vous plaît ? »

    « Oui, en effet, voilà bien très précisément le genre de discours qu’on entendait aux « heures les plus sombres de notre histoire. » Voilà les années 1930 et leur cortège de socialisme, de nationalisme et de protectionnisme. Le bourgeois apatride, les puissances de l’argent, les financiers juifs, ennemis du peuple et de l’État. L’élite qui exploite le prolétariat, celle qui est responsable de tous les malheurs du monde, celle-là même qui complote dans l’ombre et l’anonymat et qui tire les ficelles des marionnettes politiques qui lui sont inféodées. »

    « L’essence de tous les socialismes est la même : la croyance selon laquelle c’est la société – et par là même l’État – qui fait les hommes et pas le contraire, l’idée selon laquelle une définition d’un prétendu « bien commun » justifie que l’on nous prive de nos libertés. Au risque de rejoindre la bourgeoisie apatride, je tiens, moi, que chaque être humain a bien « un principe de vie particulier et une fin particulière ». Il s’agit de nos vies Monsieur Wilgos ! Vous voulez faire de la vôtre celle d’une fourmi dans sa colonie ? Vous pensez que votre existence sert un objet qui vous dépasse ? Votre nation, votre patrie, votre classe, votre race, que sais-je ?… Eh bien grand bien vous fasse ! Mais ce sera sans moi. »

  40. galaadwilgos

    En outre, vous êtes bien sévère avec mon pauvre « votre sottise », au même moment où l’on vient me comparer à Canal + ou aux années 30. Ne puis-je pas me défendre ? « Votre sottise » n’est qu’une attaque sur la sottise des propos, tout simplement.

  41. Sophie

    Non, Aventin et Galaad sont deux personnes distinctes.

  42. QuadPater

    Zébulon

    En guise de « commentaire », c’est un peu maigre…pourriez-vous écrire quelques mots pour nous expliquer où on va quand on clique sur l’URL que vous postez ?

  43. Souris donc

    Le lien renvoie au papier de Kaplan publié ici et sur Contrepoints (commentaires à ne pas manquer !). Dont :

    « En attendant que ma propre réponse à cet article infâme soit publiée ici, je retranscris la magnifique réponse d’Aventin sur le site antidoxe, il ne m’en voudra pas je pense, car elle mériterait d’être encadrée »

    Entretemps, Galaadwilgos s’aperçoit que son interlocuteur vote FN : va-t-il encore l’encadrer ?

  44. galaadwilgos

    Non en effet je suis extrêmement déçu d’un tel choix. Cela m’a littéralement foudroyé sur place, même si je suis d’accord avec les commentaires d’Aventin – mis à part les droits de l’homme, qui remontent au jus naturalisme des stoïciens, et non au christianisme. C’est dommage mais je n’y peux rien. Je suis pour le Front de Gauche, de loin, et je déteste le FN.

  45. Aventin

    Ah, Galaad, relisez Marc Aurèle ; c’est à croire que malgré ses persécutions, celui-ci fut chrétien. On a dit de ses « Pensées », qu’elles étaient le cinquième Evangile. Marc Aurèle parlait pour les patriciens, le Christ a dit pour tous, patriciens compris.

    Feste.

  46. Aventin

    @Souris,

    Que reprochez-vous à Marine, soyons concret ! Un peu de courage et de précision Souris. Soyez conséquente s’il vous plaît.

  47. Je prete à rire mais je donne à penser

    Drame de l’analphabétisme. Vous devriez essayer la bibliothèque verte et laisser les grandes personnes causer sur Internet. En plus vous citez reverso, le plus attardé des sites de langue française. Pathétique.

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