Apostille à l’enracinement de l’universel

Réponse à Georges Kaplan

Puisque, apparemment, les débats se font à coups d’articles sur Antidoxe, je me permets d’en écrire un autre en réponse aux accusations nauséabondes du sieur Kaplan, fieffé libéral de son état, qui nous ressort l’éternel couplet des possédants sur les « heures les plus sombres de notre histoire ». Non content de m’accuser hypocritement d’antisémitisme au détour d’une phrase, le voici en train de me comparer aux totalitaires qui ont jalonné le XXe siècle. Cela ne manque pas d’audace, et cela mérite donc quelques clarifications qui, je l’espère, ne seront pas trop ésotériques cette fois-ci.

La question des racines

Ainsi, selon l’honoré et vénérable Georges Kaplan, mon texte sentirait bon, si l’on traduit ses propos, le maurrassisme. J’y ferais l’apologie des racines et de la patrie en danger, sans rien dire d’autre. Nulle part dans son texte il ne fait mention de l’importance que j’accorde à l’universalisme, ni du fait que cette importance des racines et de la patrie n’est que le corollaire du souci de l’universel qui m’anime. Une brève recherche des mots « universel » ou « universalisme » montre d’ailleurs qui ni l’un ni l’autre n’apparaît dans son texte, si ce n’est en citant le titre de mon article.

Or, je mets en garde très clairement contre le culte des racines, caractérisé par l’expression de Barrès « la terre et les morts ». Les racines, dans l’idée que je m’en fais, sont non pas des sortes d’ancrages ethniques ou raciaux qui ne sauraient être autre chose que le privilège des blancs de souche, mais bien l’idée que l’on naît dans un milieu qui a une histoire, et que ce milieu, le plus local possible, est la première marche vers l’universel. J’affirme en effet que, comme le disent très bien Michéa et d’autres, c’est bien le contact avec un quartier, des connaissances et la famille qui permet de développer le sens moral d’une personne, et que le véritable universalisme n’est que l’extension de ces « gisements culturels » hérités de l’Histoire à des sphères plus étendues (jusqu’à l’univers), et ce, grâce à la raison critique. Par exemple, un paysan français a bien plus de chance qu’un bourgeois, de comprendre un paysan espagnol ou bolivien. L’internationalisme, quant à lui, n’est pas la négation de la nation ou de la patrie, mais bien la dialectique saine et féconde entre d’une part le patriotisme (l’amour des siens) et d’autre part l’internationalisme (la coopération avec les autres), car on ne peut en aucun cas apprécier l’Autre en se détestant soi-même.

De ces simples affirmations, Georges Kaplan déduit que je demande à la puissance publique qu’elle régule tout, qu’elle « dicte nos conduites », qu’elle contraigne et autres sottises afin de faire de nous « de bons citoyens heureux d’obéir ». La propagande libérale ne peut être mieux résumée par notre ami qui, perdu dans ses fantasmes et ses délires soi-disant antitotalitaires, s’est permis de faire des accusations non seulement infondées, mais complètement ignorantes de ce qu’est ce socialisme originel dont je me revendique.

Le socialisme républicain

Contrairement aux délires kaplaniens concernant le socialisme, celui-ci ne se résume pas à la caricature qu’il en fait, généralisant le marxisme et le marxisme-léninisme à l’ensemble des courants socialistes. Cela dénote évidemment une ignorance totale de cette pensée philosophico-politique, mais il est clair qu’au-delà de Friedman et Hayek, nous ne saurions demander plus d’un dévot du libéralisme. Contrairement à ses délires, disais-je, le socialisme dont je me revendique, tantôt qualifié avec mépris par les marxistes d’utopique, tantôt de révisionniste, n’a jamais été totalitaire, et n’a pas sur ses mains le sang que peuvent avoir ses frères marxistes.

Kaplan nous dit : « L’essence de tous les socialismes est la même : la croyance selon laquelle c’est la société – et par là même l’État – qui fait les hommes et pas le contraire, l’idée selon laquelle une définition d’un prétendu « bien commun » justifie que l’on nous prive de nos libertés. ». Encore une fois, il projette ses propres fantasmes sur une idéologie qu’il ne connaît ni ne comprend. Petit rappel, donc, de ce socialisme dont je me revendique avec fierté : celui-ci, que je qualifie de socialisme républicain, est un socialisme occulté par l’Histoire et qui a pour principale terre d’accueil la France. Ses figures de proue furent en leur temps des gens comme Pierre Leroux – inventeur du terme socialisme -, Jean Jaurès ou Eugène Fournière, et contrairement aux pensées qui ont pu se former dans cette folie antitotalitaire qui a soudainement pris notre grand garçon, ceux-ci ont tous eu pour caractéristique de mettre au centre de leur doctrine l’individu. Oui, l’individualisme était l’un des moteurs de ce socialisme, et c’est bien pour cela que je le fais mien : Eugène Fournière disait par exemple que le socialisme est tout simplement « l’individualisme intégral », et Jaurès, lui, parlera « d’individualisme logique et complet ». En effet, le socialisme républicain postule que l’individu « est au centre tout » (Jaurès), et qu’il n’est autre que l’accomplissement de cet individualisme hérité de la Révolution française.

Néanmoins, contrairement aux égoïstes et autres libéraux, cet individualisme n’est pas la négation de l’égalité, et c’est là qu’il peut rejoindre une critique marxiste de la société bourgeoise et des droits abstraits. Proclamer des droits de l’homme ou la liberté individuelle, tout en laissant une majeure partie de la société pourrir dans la pauvreté et la misère, ce n’est que limiter la liberté à la classe bourgeoise, et faire miroiter « l’Eden des droits de l’homme » (Marx) au peuple qui n’a évidemment pas les moyens matériels d’en jouir. Pierre Leroux écrira à ce propos un magnifique article dénonçant les deux postures qui veulent faire de l’égalité et de la liberté des fusils se menaçant l’un l’autre. Dans cet article au titre plus qu’explicite, « du socialisme et de l’individualisme », celui-ci dénonce dans un même bloc «l’individualisme absolu » caractérisé à l’époque par les tenants de l’économie politique anglaise (on dirait aujourd’hui les « néolibéraux », ou Georges Kaplan), et le « socialisme absolu » ; l’un faisant de la société un agrégat de monades égoïstes et isolées, et l’autre en faisant un tyran voué à détruire l’individu. De la même manière, il dira que « l’Etat nain » ne vaut pas mieux que « l’Etat hydre », et que si celui-ci est important dans la régulation des rapports de force qui se déroulent au sein de la société, pour la redistribution des richesses ou la défense des plus faibles, il ne peut en aucun cas se muer en nouvel organe inquisitorial, cherchant à imposer une vision moraliste du « Bien » aux citoyens et à réduire à néant toute initiative individuelle. Mais il se doit de promouvoir des valeurs (liberté, égalité, fraternité) et une conception commune de la vie bonne (ce qui ne veut pas dire l’imposer), et surtout il doit permettre la réunion des facteurs incitant à celle-ci, en ce compris les facteurs matériels permettant une vie digne.

Enfin, ce socialisme ne met pas au centre de tout l’Etat. Si celui-ci y a son importance, l’institution qui permettrait l’avènement d’une société socialiste n’est autre que l’association. L’association volontaire d’individus libres et égaux est en effet la mise en pratique de cette oubliée du triptyque républicain qu’est la fraternité. La fraternité, que Leroux mettait au centre de la devise, est ce qui permettrait alors de combiner ces frères en apparence ennemis que sont la liberté et l’égalité. De même que l’association, et donc les coopératives ouvrières, ont une importance cruciale dans cette forme de socialisme, la politique elle-même y est primordiale. La « République poussée jusqu’au bout » (Jaurès), telle est la racine du socialisme, et la démocratie, pour reprendre Castoriadis, est dès lors une nécessité pour que l’homme puisse être autonome de façon collective.

Le totalitarisme en est donc un ennemi irrémédiable et irréductible, mais l’hyper individualisme tout autant, car tous deux nient l’importance de la liberté collective. La liberté, mon cher Georges Kaplan, n’est certainement pas de votre côté pour le coup, et il suffit de voir comment vos semblables à la tête de l’Union Européenne la détruisent lentement et sûrement pour en avoir le coeur net.

La démondialisation

Tout ça pour dire que non, cher Kaplan, je ne suis ni un soutien du totalitarisme, ni un nationaliste, ni un « national-socialiste » pour reprendre votre insulte à peine cachée, et certainement pas un antisémite.

Concernant la démondialisation, il s’agit tout simplement de ne plus ouvrir nos frontières à tout ce qui rentre en Union Européenne. L’Union Européenne est en effet la seule institution dans le monde ayant ouvert ses barrières douanières à plus de 90% des marchandises et capitaux venus du monde entier (bien évidemment, elle ne fait pas de même avec les immigrés : les babioles, ça rentre, les pèquenauds miséreux certainement pas). Le protectionnisme est par conséquence la solution, comme le dit Emmanuel Todd – fasciste notoire, comme tout le monde le sait -, pour la reconstruction de la démocratie, car sans celui-ci, l’avenir est à la désindustrialisation complète, le retour des méthodes autoritaires telles qu’on peut les voir fleurir en Europe, et la recrudescence des « ethnicismes » et autres racismes. Un protectionnisme européen, voici la solution que je préconise, car je suis internationaliste, et non stupidement nationaliste comme M. Kaplan a pu tenter de le faire croire. Néanmoins, si celui-ci ne peut être européen du fait de la réticence d’autres pays, la voie nationale serait alors l’équivalent d’un plan B. Pour l’occasion, je me permets de citer Todd, histoire de montrer à M. Kaplan que ceux qui alimentent le fascisme ne sont pas toujours ceux que l’on veut croire :

« Keynes a dû mettre en forme théorique, sans le dire, la politique d’investissement de l’Etat hitlérien qui, échappant avant les démocraties libérales à l’orthodoxie économique, avait déjà fait revenir l’Allemagne de 3,5 millions de chômeurs à 1,2 million lorsque la Théorie générale fut publié. Il faudra un jour écrire l’histoire de la contribution des économistes libéraux prékeynésiens à la montée du nazisme. Sans eux, l’Allemagne n’aurait pas attendu Hitler pour résorber son chômage. Keynes a surtout démontré que l’action économique de l’État pouvait servir la cause de la liberté » (« Après la démocratie », p.172, aux éditions Gallimard).

Conclusion

Enfin, pour boucler la boucle des accusations pitoyables, les élites mondialisées, expression chevènementiste tirée de l’oeuvre de Zygmunt Bauman, n’est pas synonyme de complotisme, de conspiration judéo-capitaliste ou que sais-je encore. Non, il s’agit du simple constat de l’existence d’une nouvelle classe sociale complètement déracinée, bourgeoise, apatride comme l’est le capital, et qui ne se soucie plus d’autre chose que de son propre intérêt. L’histoire de la bourgeoisie est jalonnée d’individus de ce genre, Voltaire en fut un très bel exemple (dénoncé par Régis Debray dans son livre « Aveuglantes lumières »), les contre-révolutionnaires fuyant la patrie en danger en sont d’autres encore plus révélateurs, mais la différence est qu’il s’agit désormais d’un phénomène massif. Il suffit ainsi d’observer l’attitude des technocrates européens pour en avoir une très bonne idée : comme le dit très bien cet autre crypto-nazi qu’est le journaliste allemand Hanz Magnus Enzensberger dans son livre « Le doux monstre de Bruxelles », «ce qui frappe au premier coup d’oeil, c’est que quiconque s’est hissé jusqu’à ces sphères [le fonctionnariat européen du deuxième rang] se considère comme faisant partie d’une élite internationale. Ces fonctionnaires incarnent la raison d’État d’un État qui n’a pas d’existence. (…) l’esprit de corps des fonctionnaires européens implique non seulement la parfaite maîtrise des règles non écrites et du jargon, mais une variété nouvelle d’internationalisme. Un lien trop étroit avec son pays d’origine n’est pas bien vu

Comme je tentais de l’expliquer dans mon premier article, ce déracinement complet a joué, selon moi, en faveur d’un capitalisme sauvage et financier, autrement plus dangereux que le capitalisme paternaliste des trente glorieuses, car cette petite caste de dominants, détachée de tout lien avec leur patrie, ne se sent même plus attachée en quelque manière avec celle-ci et le peuple qui la constitue. Comme cette caste détient en grande partie les rennes du pouvoir – en effet, les grands partis qui ont les moyens de le prendre se sont en très grande majorité convertis au libéralisme et à l’européisme -, il n’est pas étonnant qu’aveuglée par ses intérêts de classe, mais aussi sa philosophie personnelle qu’est le libéralisme (vous voyez, je ne les résume pas à leur classe!…), elle ait entrepris de libéraliser tout ce qui bouge, sans même s’apercevoir que de tels actes menaient les nations qui composent l’Union au désastre. Ce même aveuglement, pour conclure, se voit admirablement bien dans la façon dont ces élites mondialisées traitent la Grèce depuis le début : tout le monde est d’accord, même les économistes modérément libéraux, avec le fait que l’austérité a aggravé et aggravera la situation financière du pays, et pourtant, les géniaux « techniciens » à sa tête et autres dirigeants européens lui imposent continuellement les mêmes plans d’austérité ! Si ce n’est pas une folie collective, qu’est-ce donc?

Illustration : Pierre Leroux. Gravure d’après une photographie de Carjat.

78 Commentaires

  1. Sophie

    Leroux pour Leroux, je préfère Gaston…

  2. Un belle polémique en perspective…

    Par exemple, un paysan français a bien plus de chance qu’un bourgeois, de comprendre un paysan espagnol ou bolivien.

    A condition de parler espagnol, et encore, ce n’est pas certain…

  3. L'Ours

    Tout cela est bien beau, mais il manque juste un détail…
    En imaginant que le but soit la société telle que vous la désirez avec la place de l’homme – individu en son sein, à quel moment définissez-vous la « mécanique » pour y arriver?
    Où est l’Economie?
    Croyez-vous que la politique, même selon votre vision, pourrait tout chapeauter? Et par quel être providentiel?

  4. Mais d’où nous vient M. Wilgos ? Jamais vu ni ici, ni ailleurs avant le précédent article assez incompréhensible.

  5. Expat

    Bon je suis désolée mais vous lisez les mauvais écrivains. Todd ? Keynés? Et puis la notion d’egalité. Non, nous ne sommes pas tous égaux (et heureusement !). L’état doit juste s’assurer que nous ayons l’egalite des chances. (mon premier italique, je ne sais pas si cela va passer).
    Bon j’attends la réponse de GK, qui a mon avis va être sanglante.

  6. Si, Expat, l’italique est passée !
    Petit tuyau :
    i pour italique
    b pour bold (gras)
    u pour underline (souligné).

    Bon courage !

  7. Expat

    Mercy patrick, en fait ce sont des slashes etc où j’ai du mal.

  8. Dès les premières lignes je relève la mention « accusations nauséabondes ».
    Avec un tel cliché aussi éculé que désobligeant, ce texte ne mérite pas qu’on aille plus loin.

  9. Ah, moi, ce qui m’intéresse n’est pas d’où il vient, mais où il veut nous mener…

    Et je ne suis pas encore convaincu d’être d’accord, mais la discussion n’est pas inintéressante.

  10. Expat

    Oui impat, un débat publique doit être éminemment civilisé.

  11. C’est à Georges de voir, pour ma part je ne répondrais pas à un tel article, inutilement polémique, mais bon, c’est bien sûr à lui de voir. Je voudrais pour ma part relever la posture de l’homme outragé qui n’a pas lieu d’être. Ce n’est pas parce que l’on souligne les dangers d’une position idéologique que l’on accuse ceux qui l’adoptent de tous les maux, on peut ainsi tout simplement penser qu’ils s’égarent. En fait, c’est bien plutôt la critique d’un style obscur, l’usage d’expressions effectivement malheureuses et de références douteuses (le lien posté par Guenièvre en dit long) qui aura déclenché ce trépignement. Cette critique aura au moins eu la vertu de pousser l’auteur à écrire de façon plus claire, malheureusement pour lui cette clarté met en lumière la superficialité des arguments et l’absence d’analyse.
    On retrouve là les symptômes d’un mal dont nous souffrons depuis longtemps : l’incantation pour conjurer la réalité.

  12. L'Ours

    Ska,
    « On retrouve là les symptômes d’un mal dont nous souffrons depuis longtemps : l’incantation pour conjurer la réalité. »
    Celle-là, je la garde en réserve!

  13. Dans le cas particulier de la difficulté contextuelle, il ne faut pas négliger de prendre en considération la simultanéité des organisations matricielles de bon sens, à court terme.
    J’irai plus loin… Où que nous mène l’inertie générale, il est préférable d’uniformiser toutes les problématiques imaginables, à l’avenir.
    D’ailleurs, avec la dégradation induite, on ne peut se passer de favoriser la majorité des voies s’offrant à nous, rapidement.

  14. Expat

    @ l’Ours : idem !

  15. Sophie

    Hello Pipo!

  16. Aventin

    @Wilgos,

    Pour ma part je réponds oui aux trois questions de Michéa. Je suis donc socialiste, tendance originelle et républicaine. Ce Victor Considérant m’a l’ait fort intéressant, je ne connaissait pas.

  17. Encore du pipotron ! ! !

  18. Expat

    Aventin et l’auteur. aller lire mes articles sur l’état américain de Wisconsin. Là vous allez voir le VRAI. Commentez après svp.

  19. Aventin

    Expat,

    Je me sens solidaire du peuple américain – de tous les peuples à vrai dire -, mais aucunement de l’idéologie des USA. Interrogez-vous sur la responsabilité de vos gouvernements successifs quant à la marche du monde. Ecoutez cette vidéo de Michéa, et répondez aux trois questions qu’il pose. Peut-être que vous aussi vous êtes socialiste. Le problème c’est que le socialisme n’est pas une doctrine unique, pas plus qu’il n’est le communisme ou un régime de l’omnipotence de l’Etat dans tous ses courants – loin de là. Le problème c’est que le socialisme est défini bien souvent dans le débat public par ceux mêmes qui se disent être ces libéraux héritant, comme le dit Michéa, de l’utilitarisme anglo-saxon et de ce libéralisme « manchesterien ». Est-il raisonnable de se fier à la définition de soi que donne l’adversaire politique et idéologique ? Mon pays est un vieux pays comme disait l’autre, et il n’a rien à voir, rien – n’est ni mieux ni moins bien qu’un autre – avec les USA. Je ne pense pas que la France et les Etats-Unis aient sur le plan idéologique – sur ce qui au fond même les constituent – plus de rapport que peuvent en avoir la France et la Chine entre elles. On nous vend un mythe depuis 50 ans, qui vaut bien le mythe d’une UE condition de la paix en Europe – foutaise de plus. L’alliance entre nos deux pays est donc un mythe entretenu par le vôtre et les récentes – 50 ANS – « élites » de nos pays respectifs. Je ne veux plus du soft power américain – cette « culture » du divertissement commerciale – omniprésent dans tous les médias de mon pays. Je ne veux pas que mes enfants héritent de la culture commerciale de votre pays passant la leur, cette longue culture scientifique et littéraire, par l’arrière. La France n’a rien à gagner à cheminer dans le sillage de l’Amérique, et ce n’est ni l’histoire ni la tradition philosophique de mon pays d’avoir à prendre un sillage autre que le sien propre. Il n’ y a pas lieu de devoir sceller une amitié particulière entre nos peuples par rapport à d’autres peuples. Il y a lieu en revanche de reconnaître un peuple tout autant respectable que le mien dans sa singularité, le vôtre, ce qui de fait devrait conduire chacun, selon cette même philosophie, à respecter la souveraineté des tous les peuples de part le monde. J’en ai marre de vos séries américaines et de nos adolescents parlant aussi mal votre langue et la leur. Je respecte le peuple américain, mais j’en ai plus qu’assez que nos sillages soient les mêmes, et par force il me semble. Indépendant et souverain, et respectueux de tous, donc de soi-même, voilà ma position.Le libéralisme – qui n’est ni la liberté du commerce ni les libertés politiques, qui ont existé avant, c’est avant tout une idéologie – dont nous parlons est un problème : les ravages du mondialisme en attestent Mais je sais, je sais, le problème est qu’il n’y a pas assez de libéralisme, ce comme il n’y avait pas assez de communisme pour qu’enfin la vérité communiste dissipe les malentendus. Ben tiens…

    Dans mon pays, il y a eu au XVIème siècle un écrivain qui notait dans ses Essais : « Nous embrassons tout, mais nous n’estreignons que du vent ».

  20. Aventin

    @Expat,

    😉

  21. Vaste question, puisque mon article n’abordait pas le point économique. Pour moi, ce que je décrivais n’était autre que mon idéal, je suis un socialiste au sens original du terme, l’abolition des classes sociales, une démocratie pleinement directe, etc… sont des choses que j’aimerais voir advenir un jour, mais je ne suis pas sot, ni irréaliste, je sais que si cela arrive un jour – ce qui n’est pas sûr non plus, en ce sens mon socialisme est tragique – cela ne sera pas d’un coup, ni prochainement. De fait, donc, je pense que cela se faire graduellement, que les hommes prennent conscience petit à petit de l’absurdité de la société actuelle, de consommation, libéral et capitaliste. Cela permettrait déjà de dégraisser le monstre capitaliste de ce qui le fait encore fonctionner – on produit beaucoup de choses dont on n’a pas en principe besoin. Ensuite, si je soutiens le FDG c’est bien parce que son programme économique me plait énormément : démondialisation, réindustrialisation intelligente (sociale et écologique), limitation des revenus (l’autolimitation, pour rappel, n’est autre qu’une des nécessités pour être véritablement libre, et ne pas laisser exploser l’hybris), taxation du capital, etc… Et puis surtout des services publics véritablement opérationnel.

  22. Blâmez Sophie, qui m’a invité à participer à ce site web, et qui pourtant avait très bien compris mon article – je demande à chaque fois qu’elle approuve mon texte avant de le publier.

  23. L’égalité des chances comme vous dites, en soi devrait vous convertir au socialisme tout de suite cher Expat. Pour avoir les mêmes chances, il faudrait commencer au même niveau que les autres, non pas au même niveau individuel, mais bien au même niveau matériel. Il n’y a pas d’égalité des chances entre un homme qui nait dans une famille aisée, hérite d’un bon patrimoine et vit dans un milieu propice à l’enrichissement culturel, et un autre homme – voire une femme – qui naît dans un taudis au milieu d’une famille de plusieurs enfants et qui n’a aucun livre. Sans parler de l’environnement social et les fréquentations.

    Si l’égalité des chances devait avoir une signification, il faudrait donc que l’Etat soit là pour assurer l’égalité matérielle, entre autre ! Donc le socialisme, qui est l’abolition des classes – mais qui n’est pas non plus l’égalité pure et parfaite comme le communisme.

    Par ailleurs, l’égalité est évidemment une construction politique, et non un fait naturel – les Lumières avaient tord à ce niveau-là. C’est parce que la démocratie est démocratie qu’il faut des citoyens égaux en droit, ce n’est pas parce que nous serions égaux de nature que nous devrions l’être sur le plan politique.

  24. Bien dommage, mais cela n’est pas moins désobligeant que de se demander l’air faussement détaché si mon socialisme est « originel ou national ». Qu’on ne vienne pas me sortir le « je critique tes idées pas toi », si mes idées sont national-socialistes, c’est donc que je suis national-socialiste. Arrêtons l’hypocrisie et la couardise, je veux bien qu’on m’attaque mais qu’on le fasse alors au grand jour et non derrière mon dos.

  25. Je suis civilisé, je n’ai insulté personne. Pas plus que M. Kaplan en tout cas, et puisque les mêmes qui ont applaudit en masse le susnommé commentent actuellement mon article, j’imagine qu’ils ne devraient pas avoir à redire à ce que je viens de dire car j’emploie le même ton. Ou alors cela a un nom : deux poids deux mesures.

  26. Et moi je retrouve là dans votre message la vacuité et le néant qui m’ont incité à répondre à Kaplan la première fois. En quoi sont donc mes arguments « superficiels »? « Absence d’analyse » ? Il y en a peut-être dans cette réponse? Vous voulez que je vous fasse un mémoire sur ce que je pense de la société? Allons allons un peu de sérieux, ce blog est un blog de dilettantes, ne m’en demandez pas tant. Par ailleurs, je remarque qu’un certain lectorat est véritablement très difficile sur ce site web : on tente de soigner son style, on se voit qualifié d’obscur et incompréhensible, on tente de calmer le jeu en utilisant un vocabulaire plus simple, et cela en devient alors superficiel. Vous n’êtes jamais contents ma parole !

  27. Merci, je l’avais déjà entendu, en effet il est passionnant, et cela ne m’étonne pas que vous vous considériez comme socialiste, ce qui me pousse encore une fois à me demander ce que vous fichez chez Marine Le Pen, vous valez mieux que ça honnêtement… Où parle-t-elle de socialisme de toute façon? Nulle part !

    Enfin bon ce n’est que mon avis, je ne vais pas relancer un autre débat politique sur les présidentielles…

  28. Aventin

    @Wilgos

    Je ne suis pas militant, mais seulement un citoyen qui ne peut voter UMPS et qui veut forcer à la recomposition politique ; faire « turbullé » (Le Ché) ce système qui est totalement verrouillé. Au surplus, sont programme n’a rien de ridicule, il est même objectivement au-dessus de celui des deux autres eu égard à ce républicanisme civique auquel je reste attaché. Il faut faire avec celui, celle, qui est là. Elle est clair sur le racisme, tous les racismes, que faut-il d’autres ? Je me refuse à lire dans les âmes et à tenir pour vérité des suppositions, où alors la politique n’est plus possible. Ce sera un vote de circonstance. Si elle n’y est pas, ce sera NDA. Mais pour qui votera NDA au second tour ?

  29. Guenièvre

    Mais l’école de la République telle qu’elle a fonctionné pendant longtemps était justement là pour rétablir dans la mesure du possible une certaine égalité des chances , et ça n’a pas mal fonctionné.
    Et je ne suis pas du tout persuadée que l’égalité matérielle résolve ce problème . Bien que disposant des mêmes moyens les parents offriront à leurs enfants des choses différentes, qui des livres qui des jeux vidéo. Pour être réalisée jusqu’au bout l’égalité des chances suppose que tous les enfants doivent être soustraits à leur famille. Un monde où chacun serait sensé ne devoir sa condition qu’à lui-même ne serait pas un monde fraternel mais certainement le plus féroce de ceux qui ont existé.

  30. On est totalement d’accord sur tout. Bravo.

    P.S.: L’école est censée soustraire à la famille l’enfant afin d’en faire un citoyen, capable de concevoir un intérêt général et d’avoir l’esprit critique pour agir en tant que tel. Le problème est qu’en dehors il y a une société qui abrutit la masse, et que l’école toute seule ne peut pas tout faire contre cela. C’est donc pour cela aussi que je suis socialiste : parce que je pense qu’il doit aussi y avoir une révolution culturelle et morale. Je suis pour l’aristocratisation du peuple.

  31. Vous êtes quand même assez intelligent pour faire preuve d’un tantinet plus d’esprit critique à l’égard du Front National. Je trouve étonnant le fait que vous décidiez d’être férocement critique envers l’UMP et le PS à juste raison, en prenant en compte leur passé et leurs actes, au-delà de leurs belles paroles et de leur programme, que vous fustigiez Mélenchon et le FDG tout autant – de manière moins pertinente selon moi mais bon -, alors que dès qu’il s’agit de Marine et du FN, HOP, là soudainement cette virulence et cette perspicacité volent en éclat comme un vase ming heurtant le sol!

    Là, Marine Le Pen devient une républicaine, et son programme une table des 10 commandements sanctifiée avant l’heure. Pourquoi n’appliquez donc vous pas votre grille d’analyse à Marine Le Pen et au FN? Pourquoi ne pas voir que le FN n’a pas totalement changé, contient toujours en son sein des nostalgiques de régimes intolérables – fascistes, parfois nazis, souvent autoritaires -, des intégristes catholiques, des ultra-ultralibéraux, des antirépublicains, etc…? Pourquoi ne pas voir que la mue de Marine n’est que toute récente? Ne pensez-vous pas qu’elle puisse aussi faire preuve de mauvaise foi comme « l’UMPS », compte tenu de son passé et son passif? Qu’il puisse s’agir tout simplement d’une manoeuvre électorale ? Quid de la signature du traité transat? Etc…

    Vous faites des procès d’intention à l’UMP et au PS, pourquoi Marine et son parti nationaliste (et non patriote) ne font-ils pas l’épreuve de vos dures critiques? Je ne comprends pas cela, cela me sidère. Je veux bien que l’on se limite au programme des candidats, mais alors en quoi est-ce que celui de NDA ou de Mélenchon vous dérangent tant que ça?

  32. Moi, que Mélanchon fraye avec un antisémite, cela m’afflige…

    Cela dit, je n’aime pas non plus la Marine.

  33. Guenièvre

    @galaadwilgos
    Et comment arrive-t-on à cette « révolution culturelle et morale » ?
    Les communautés créées par les socialistes utopiques étaient composées de gens volontaires, c’est toute la différence. Et malgré cela, beaucoup ont fini par se déliter ou sont devenues des sortes de sectes avec des règles hyper contraignantes. Vous imaginez quand il faut tenir compte des antagonismes de départ …
    Quant au couple liberté- égalité dont vous parlez à propos de Pierre Leroux c’est bien là le nœud du problème de toute démocratie, ce qui en fait sa fragilité et en même tant sa grandeur. C’est à cette alternative quasiment insoluble mais qui doit sans arrêt être réévaluée que l’on est confronté: ou bien on veille à maintenir une égalité de fait entre les citoyens ce qui oblige à intervenir de façon massive et à porter atteinte aux libertés individuelles , ou bien, au nom de la non-intervention dans les affaires privées on tolère le creusement des inégalités de fait . La solution qui consiste à peu intervenir mais à protéger et à aider les plus faibles me semble la solution la plus efficace et en tous cas la moins susceptible de dérives.

  34. Oui mais quand je dis me revendiquer de ce socialisme, je parle bien surtout du socialisme républicain, et je ne prends pas tout de tout le monde non plus – ce serait absurde ils ont tous des idées différentes. Je ne suis pas un fouriériste ou un saint-simonien par exemple, je ne suis pas un « communautariste » : je ne veux pas de communautés vivant repliées sur elles-mêmes ou comme des sectes religieuses. En ce sens par ailleurs, je suis très jacobin, je suis d’ailleurs assez jacobin sur pas mal de sujets, comme l’unité et l’indivisibilité de la République etc…

    Pour la révolution culturelle et morale, cela se fera, je l’espère, de diverses manières : par la propagande, par le militantisme, par la loi, etc… Un exemple de révolution serait une révolution dans les médias : même si cela paraît autoritaire de prime abord, je ne serais pas contre l’interdiction totale de la TV réalité. Imposer des émissions politiques, culturelles, etc… aux TVs même privées serait aussi quelque chose de faisable et d’intéressant. D’autres propositions du FDG sont intéressantes à ce niveau-là.

    Enfin, tout dépend de ce que l’on appelle « non intervention dans les affaires privées ». Un Etat ne doit pas se préoccuper de la sphère privée, intime des gens, du moins le moins possible. Mais les affaires ne sont pas, par définition, purement privées. De même que le revenu et le salaire. Les limites doivent donc être là, parce que la limite est une nécessité pour la liberté elle-même.

  35. Mélenchon n’est pas antisémite, et relayer un appel de Mikis T. ne fait pas de lui un ami de l’antisémitisme. Il suffit de voir la manière dont il a atomisé JM Le Pen pour avoir cité Brasillach. Si vous n’avez rien d’autre à lui opposer, c’est assez court.

  36. Eh bien, vous n’êtes visiblement pas mieux que ceux que vous critiquez. Europe-Israël? Vraiment? Ce site web de fanatiques pro-israéliens, qui légitiment tout ce que fait le gouvernement israélien de droite et d’extrême-droite? Ce site web de racistes anti-arabes et anti-musulmans ? Ce site web qui relaie les thèses sur « l’Eurabia » qui ne sont nulle autre que l’équivalent des thèses conspis sur les juifs mais appliquées aux Arabes et aux musulmans? Qui relaie les textes de Oriana Fallaci (« les fils d’Allah se reproduisent comme des rats ») ou de Bat Ye Or (http://www.conspiracywatch.info/tags/bat%20ye%27or/)?

    Vous devriez peut-être éviter à l’avenir de donner des leçons antiracistes vu vos lectures.

  37. Aventin

    @Wilgos

    Nous parlons d’un hier au sein duquel on trouve UMP et PS (JLM sénateur et ministre) actuels, lesquels ont été au pouvoir de manière ininterrompue (Acte unique, Schengen, Maastricht, Nice, Amsterdam, Lisbonne…). Ces individus ont très activement fait partie de ces trente dernières années politiques et on eu le pouvoir durant toute cette période, contrairement à JMLP – pour qui je n’aurais jamais voté.

    Mais surtout, la fille – Marine – ne participe en rien de cette période politique que partage Hollande, Sarkozy et Le Pen père. Ils sont hier. Un individu a le droit de ne pas être ramené, face à sa bonne foi, à un autre individu responsable pour lui-même, celui-ci fut-il son père.

    Enfin, je me refuse à procéder à la lecture experte dans les âmes.

    Elle a clairement changé la ligne, a procédé à des exclusions, s’est prononcée clairement sur ce que c’est qu’un Français, ne cesse de condamner les racismes ; elle présente enfin un programme authentiquement républicain ; que faut-il de plus ? Quoi qu’elle fasse, ce ne sera jamais assez.

    Laquelle des déclarations où propositions programmatiques de cette candidate à l’élection présidentielle n’est pas républicaine ?

    Je ne reproche rien à NDA qui est un candidat de grande qualité ; il y a seulement qu’il ne fait que 0,5% des intentions de vote, ce qui est tout de même un peut court pour faire « turbuler » le système.

    Quant à Mélenchon, au second tour, il vote Hollande ; il vote donc pour un européiste acharné, un homme auteur de récentes et superbes déclarations – mais les idées et convictions ne datent pas d’hier – à la City lisez donc l’article en entier, il est superbe…).

    Va -t-on criminaliser le vote MLP ? Ô démocratie… il y a des idées interdites…(Philippe Némo sur « La régression intellectuelle de la France » Ed. Texquis)

    En bas, là où réside la Commun Decency, on vote Marine. C’est un signe non ?

    Trouvez-moi un Ché de 40 piges agissant aussi bien que l’illustre et ancien parle, et je cours coller les affiches en chantant la Carmagnole !

  38. Monsieur Wilgos,

    L’intéressant, dans l’article que je cite, me semble résider dans la vidéo proposée, non dans le titre du site qui en propose le visionnage.

    Accessoirement et pour répondre à votre « gouvernement israélien de droite et d’extrême-droite », permettez-moi de vous faire, mezzo vocce une petite confidence.

    Je préfère vivre sous un gouvernement que vous qualifiez de cette façon et sous la gouvernance duquel un mouvement de protestation de centaines de milliers de gens se passe sans que l’on voit un policier intervenir; et qui débouche dans le calme et la concertation sur une commission chargée d’examiner comment répondre à leurs revendications, laquelle débouche ensuite sur des mesures réelles; et sous la gouvernance duquel les territoires disputés connaissent une embellie économique sans précédent; point-virgule,

    que sous tout autre gouvernement qui n’aurait pas été capable d’aboutir à ces résultats.

    Bien cordialement à vous.

  39. Guenièvre

    C’est là que je ne vous suis plus. Même si je suis d’accord sur le côté indécent, au sens Orwellien, de certains salaires je ne pense pas que la limitation soit la solution. Cela ne résoudra en rien la question de savoir pourquoi et comment vivre ensemble . De même sur la révolution culturelle par la propagande ou la loi. C’est mettre la main dans un engrenage dont nous connaissons parfaitement l’issue.
    Puisque vous connaissez Michéa vous savez qu’il reconnaît que le capitalisme a apporté des bienfaits à l’humanité tant que les valeurs qui préexistaient dans les sociétés ( valeurs transmises par l’église ou l’école républicaine entre autres ) pouvaient lui apporter un contrepoids. Rétablissons l’école républicaine , c’est là que j’ai appris au travers des grands textes la différence essentielle entre l’avoir et l’être par exemple. Mes parents qui n’avaient que leur certificat d’étude savaient aussi faire cette différence. L’école ne peut plus rien contre la société qui « abrutit les masses » dites vous . Je ne nie pas que la tâche est plus ardue qu’avant. Mais là aussi, aujourd’hui, c’est l’école elle-même qui apprend aux enfants qu’ils sont « des victimes ». Dans l’école de la République on apprenait que chaque être humain avait un libre arbitre et qu’il était responsable de ses choix .

  40. Saul

    Bravo Galaadwilgos !
    ça c’est de la réponse.
    et vous avez bien cerné le personnage kaplanesque.
    pour lui tous les proétatistes sont des futurs gardiens de camps en devenir (véridique, il l’a déja dit, il a employé le mot de « kapos » si je me souviens bien…).
    Ce qui est d’ailleurs assez marrant, c’est que Kaplan use de la même technique que la « bien pensance » pourtant honnie en majorité ici même, c.a.d l’anathème et la godwinisation pour masquer le manque de réplique argumentée…
    en tout cas bravo encore pour votre réponse argumentée quoiqu’on en dise.
    (une nuance : les tyranneaux aux petits pieds qui nous gèrent depuis l’europe sont sans doute amis avec George, mais ce dernier n’approuve pas vraiment leur gestion, rendons lui cette justice)

  41. Expat

    Salut Saul ça va? Tu as mes traductions sur les syndicats en Wisconsin ? T’en penses quoi ?

  42. Expat

    ‘tu as lu’ sorry

  43. Expat

    Et puis tu fais quoi quand il n’y a plus d’argent ? Faut comprendre le concept de PLUS D’ARGENT. Nada rien, terminé. Et on fait quoi avec toutes ses pensions et ses ‘avantages’ hein ?

  44. Je ne vais pas me mettre à débattre sur Israël et compagnie, c’est un sujet qui me dépasse et qui, franchement, m’ennuie au plus haut point. M’enfin je pense que si vous n’étiez pas aveuglé par votre parti pris, vous noteriez peut-être des choses telles que 1) la reconfessionalisation de la société 2) le viol permanent du droit international 3) la colonisation inacceptable de terres qui n’appartiennent en rien aux Israéliens 4) des choses telles que la volonté DELIBEREE de maintenir l’économie de Gaza au seuil de l’effondrement (http://www.haaretz.com/news/diplomacy-defense/wikileaks-israel-aimed-to-keep-gaza-economy-on-brink-of-collapse-1.335354) etc…

    Bien à vous tout autant.

  45. Ce n’est même pas une question de solution, mais bien une question de nécessité : la liberté n’est plus effective à partir du moment où l’on accepte qu’il y ait des gens qui puissent en acheter d’autres tant ils sont riches – Rousseau de base. Or, pourquoi accepter un SMIC et non un revenu maximum? L’indécence est là, c’est un fait, mais au-delà de cela, peut-on accepter que des gens puissent emmagasiner des sommes telles qu’ils peuvent s’acheter tout et n’importe quoi? L’hybris de la richesse entraîne la nemesis, c’est aussi simple que cela. Tout doit avoir une limite, et c’est l’homme qui doit l’apposer. Tout doit avoir une limite enfin, parce que notre monde n’est pas illimité : les ressources naturelles, l’espace, la matière, etc… tout est limité aussi en quantité.

    Je ne dis pas que l’école ne peut plus, je dis que l’école ne peut toute seule.

    Concernant le capitalisme, Michéa dit qu’il a pu avancer en avançant comme une sangsue sur sa proie, se goinfrant des acquis culturels tout en les faisant disparaître : juges intègres, fonctionnaires faisant bien leur métier, policier non-corrompus, etc… Je crois que c’est Castoriadis qui disait que nos démocraties (ou oligarchies libérales comme il dit) ont ça de particulier qu’elles détruisent le type d’homme nécessaire à la démocratie.

  46. Galaad Wilgos

    Merci Saul, ça fait chaud au coeur de lire quelqu’un qui me soutient au milieu de la meute qui s’est jetée sur moi dans l’autre article !

  47. Expat

    Et désolée mais je m’entête. C’est bien joli de parler de nations et de tout ce que vous voulez, mais quand il n’y a plus d’argent vous faites QUOI ?
    Come on guys, get real.

  48. Rien de tout cela n’est vrai.
    Et si vous prenez vos renseignements à Haaretz, ok ! Je vous en reparlerai demain…

  49. Expat

    @ Gaalad : vous êtes jeune je pense. Vois n’avez pas tout compris encore. Patience .

  50. Guenièvre

    @ Galaadwilgos,
    « L’hybris de la richesse entraîne la nemesis, c’est aussi simple que cela »

    Je ne le crois pas du tout. Dans toutes les sociétés les luttes les plus âpres ne se déroulent pas entre les faibles et les puissants ni entre les riches et les pauvres mais au sein même des puissants et des riches et au sein des pauvres et des faibles . Autrement dit l’envie et le désir de vengeance naissent plus entre égaux ou « presque égaux » qu’entre inégaux.

    « pourquoi accepter un SMIC et non un revenu maximum »

    Parce que l’essentiel et le primordial, ce pourquoi il faut absolument se battre dans une démocratie digne de ce nom , c’est que chacun ait un minimum décent pour vivre . C’est très généreux sans doute de se faire le porte parole d’une envie imaginaire des masses mais cela ne correspond pas forcément à la réalité La richesse tapageuse du vigneron-châtelain voisin n’a jamais empêché mes parents, petits paysans pratiquant la polyculture vivrière, d’être heureux et ils étaient heureux parce qu’il ne l’enviait pas.

    « l’école républicaine se souciait réellement – et sans doute avec beaucoup de sincérité- de transmettre un certain nombre de savoir, de vertus et d’attitudes qui étaient eux- mêmes parfaitement indépendants de l’ordre capitaliste…..Une culture classique réellement maîtrisée , nourrie par exemple des modèles de courage antiques ou des chefs-d’œuvre de l’intelligence critique universelle avait au moins autant de chance de former des Marc Bloch et des Jean Cavaillès que des spectateurs sans curiosité intellectuelle ou des consommateurs disposés à collaborer sur tous les modes au règne séduisant de la marchandise.
    J.C. Michéa – L’enseignement de l’ignorance
    Je trouve que Michéa a une analyse percutante de certains phénomènes mais je ne partage pas sa vision d’un « complot qui aurait visé à abêtir les populations » ni les conclusions qu’il en tire .

  51. QuadPater

    L’hybris de la richesse entraîne la nemesis, c’est aussi simple que cela.

    Pourquoi un vocabulaire aussi précieux pour exprimer des idées aussi banales ?
    Utilisez un dictionnaire des synonymes si vous avez du mal à vous exprimer simplement.

  52. Pythéas

    « les Lumières avaient tord » : je crois que tout est dit.

  53. Tibor Skardanelli

    Décidément le socialisme rend dépendant ! Cliquez sur le bouton suivre, entrez votre adresse et vous serez prévenu de la publication de nouveaux articles, c’est le progrès ! Formidable non ?

  54. Galaad Wilgos

    Commentaire absurde s’il en est quand j’en fais l’apologie dans mon premier texte. Les Lumières ont ça d’incroyable qu’en faire la critique est le plus bel hommage qu’on peut leurs rendre. Je me revendique des Lumières pour beaucoup de choses, cela ne m’empêche pas de pointer du doigt là où elles ont eu tord.

    Selon le même procédé:

    « Je crois » : je crois que tout est dit.

  55. Lol je viens de voir le film « idiocracy » tiens, ça m’amuse que vous me disiez ça, dans le film la population devenue idiote traitait aussi de « fag » (tarlouze) le personnage principal parce qu’il employait un vocabulaire qui leur paraissait trop élevé.

    Pourquoi donc me faire cette remarque sans intérêt alors ? Si ce n’est pour tenter de me rabaisser en prenant la posture de celui qui défend la simplicité ? J’emploie les mots adéquats, point.

    C’est dingue ça, et on entendra ensuite les mêmes se plaindre du langage des banlieues et blablabla.

  56. J’ai pris Haaretz comme j’aurais pu prendre tant d’autres sites webs ayant relayé ce cable véridique. J’ai pris Haaretz, enfin, parce que je prévoyais l’attaque d’antisionisme contre mes propos.

  57. On n’a jamais autant produit de richesses qu’aujourd’hui dans nos pays cher Expat. L’argent, il est donc bien là, mais accaparé par une poignée de rapaces qu’il convient de dépouiller de ce qui ne leur revient pas de droit.

  58. Mon commentaire a disparu, ô joie de la liberté d’expression !

    Si mon vocabulaire est précieux, dois-je donc dire que le vôtre est rudimentaire ?

  59. « Je ne le crois pas du tout. Dans toutes les sociétés les luttes les plus âpres ne se déroulent pas entre les faibles et les puissants ni entre les riches et les pauvres mais au sein même des puissants et des riches et au sein des pauvres et des faibles . Autrement dit l’envie et le désir de vengeance naissent plus entre égaux ou « presque égaux » qu’entre inégaux. »

    Faux. Voir les tribuns face aux patriciens alliés aux chevaliers. Voir les communards face aux bourgeois de gauche et de droite. Etc… Même la révolution française se fit contre les puissants de l’époque : les nobles et le clergé. L’histoire est jalonnée de moments où l’injustice, intériorisée par des siècles et des siècles d’asservissement, provoque soudain une explosion en chaîne qui se nomme révolution. Celle-ci n’oppose pas faibles contre faibles, mais bien la masse contre la minorité privilégiée. Ce n’est pas une envie ou un désir de vengeance, mais une envie de justice et de vie décente, voire de liberté.

    « Parce que l’essentiel et le primordial, ce pourquoi il faut absolument se battre dans une démocratie digne de ce nom , c’est que chacun ait un minimum décent pour vivre . C’est très généreux sans doute de se faire le porte parole d’une envie imaginaire des masses mais cela ne correspond pas forcément à la réalité La richesse tapageuse du vigneron-châtelain voisin n’a jamais empêché mes parents, petits paysans pratiquant la polyculture vivrière, d’être heureux et ils étaient heureux parce qu’il ne l’enviait pas. »
    Fort bien, mais vous comprenez bien que la volonté de limiter le revenu à un certain seuil de décence ne découle pas d’une passion telle que le désir n’est-ce pas ? Je ne suis pas socialiste par envie ou vengeance, je le suis par idéal et parce que je pense qu’il est bon pour tous que les classes sociales soient abolies. En outre, la richesse lorsqu’elle dépasse un certain niveau se fait TOUJOURS par l’exploitation des autres : on ne cumule pas des sommes astronomiques sans avoir auparavant écrasé d’autres personnes et soutiré la part qui revenait au travail.

    « Je trouve que Michéa a une analyse percutante de certains phénomènes mais je ne partage pas sa vision d’un « complot qui aurait visé à abêtir les populations » ni les conclusions qu’il en tire . »
    Je n’ai pas encore lu ce livre qui a l’air passionnant. Je ne pense pas qu’il dise qu’il y a eu complot, mais qu’il s’agit tout simplement de la logique d’un système : la droite libérale voulant mercantiliser l’école pour avoir de bons consommateurs disciplinés pour la conso, avec la gauche libérale servant d’alibi intellectuel et culturel. Les mécanismes ne sont pas forcément conscients, surtout à gauche, mais la logique est là, il ne s’agit donc pas d’un complot.

  60. Pythéas

    Cher Galaad,
    Vous tirez un peu dans tous les sens et ne visez plus très juste !
    Je ne voulais pas insister, mais vous m’y inviter : les Lumières sont une période de foisonnement intellectuel, on y retrouve donc des points de vue contradictoires. Dire d’une notion aussi vaste qu’elle avait ‘tord’ fait plus que décrédibiliser votre raisonnement. C’est tout simplement un ânerie, certainement écrite trop vite.
    En outre, cela sous-entend que vous auriez raison contre la somme des penseurs des Lumières, de Rousseau à Kant, en passant par Voltaire et Smith. Avouez qu’une telle fatuité ne tolère pas la faute d’orthographe qui la jouxte.

  61. Guenièvre

    @ galaadwilgoos,

    La justice demande que les actions humaines soient sanctionnées ou récompensées en fonction de leur mérite au regard du droit, de la morale et autres sources prescriptives de comportements. On parle d’égalité devant la loi . Rien à voir avec l’égalité de fait, avec l’égalité des richesses ou du prestige.
    Nous avons tous un idéal vous savez, mais je crois que l’homme est au départ un être de passions et une idéologie comme l’a très bien formulé J. Baechler n’est « qu’une formation discursive polémique grâce a laquelle une passion cherche à réaliser un valeur par l’exercice du pouvoir dans une société ». La passion qui sous-tend la recherche de l’égalité de fait, je précise bien, l’égalité de fait, n’est pas la passion de la justice mais l’envie. Et je ne mets rien de désobligeant dans ce terme croyez-le bien car j’ai connu beaucoup de militants désintéressés , l’envie cela peut être évidemment l’envie que l’on ressent soi-même pour satisfaire ses propres intérêts mais aussi , plus généreusement, comme je l’ai déjà dit, l’envie que l’on suppose aux autres. Mis à part les cas où les hommes furent poussés par les famines ou le manque de liberté, les grandes convulsions de l’Histoire ont été entreprises par des gens qui ne rêvaient que d’être califes à la place du calife. Vous savez bien que dans la Révolution française ce sont les bourgeois qui ont conduit le mouvement. Ces bourgeois qui ont vécu près de la noblesse , ont essuyé leur mépris, et enragent de ne pas disposer d’un prestige social en rapport avec leur importance réelle dans la vie économique du pays
    « La lutte des classes comme mécanisme fondamental de l’Histoire est un mythe idéologique diffusé par des dissidents de l’élite poussés par l’envie » dit le même J.Baechler. Je sais ça décoiffe mais je crois que c’est juste.

  62. Sophie

    Guenièvre, 20/20

  63. Expat

    Guenièvre : pareil, 20/20

  64. Guenièvre

    Bonjour Sophie et Expat !

  65. Expat

    Ca va Guenièvre ?

  66. Guenièvre

    Je vais bien Expat merci et vous ?

  67. Au lieu, d’imaginer je ne sais quel complot contre votre petite personne sachez que notre hébergeur, WordPress.com, impose l’utilisation du filtre de spam Akismet que nous ne pouvons paramétrer, nous sommes peu nombreux à maintenir ce blog, votre commentaire était bloqué par ce filtre nous venons de nous en rendre compte.

  68. Expat

    Ça va, ça va !

  69. QuadPater

    Pourquoi donc me faire cette remarque […] ?

    Pourquoi ? Ah la la !
    Parce que le snobisme m’horripile. D’autant plus qu’il traduit la plupart du temps une perte de contact totale avec la réalité.
    Parce que je préférerais vous voir écrire un « Mort aux bourgeois apatrides ! » rondement mené, évoquant des fautes et des châtiments, qu’un ridicule « Apostille à l’enracinement de l’universel » délicatement saupoudré de pompeux termes hellénisants.
    Parce que vous ne respectez pas la règle n°1 de la communication qui est de veiller en permanence à se faire comprendre de l’autre.
    Parce que vous passez bien trop de temps à vous plaindre d’un prétendu a priori négatif à votre égard. À ce propos, réalisez une seconde que si Antidoxe soutenait une ligne politique quelconque et que vous n’y adhériez pas, vous ne seriez simplement pas publié. Admettez aussi que l’équipe d’Antidoxe a des loisirs plus rigolos que de vous faire bisquer en supprimant quelques messages au pif. Si, malgré l’évidence que tout le monde débat ici à armes égales, vous estimez encore être dans la position « seul contre tous », alors faites en sorte que cela renforce votre volonté de convaincre. N’interprétez pas les contradictions comme une insulte et les éventuels retards de publication de messages comme une censure, vous vous faites du mal pour rien. 😉

  70. Il me semble, maintenant il se peut que j’ai tord – je tire cette réflexion notamment de C.Lasch (puisqu’il faut apparemment donner des gages d’autorité pour ne pas paraître fat) – que pour les Lumières qui voulaient de la démocratie, l’égalité politique devait découler de l’égalité naturelle des hommes. Du fait que par nature les hommes sont égaux, il est normal qu’ils aient politiquement les mêmes droits. Je dis que sur ce point là lesdites Lumières avaient tord. Tout en sachant qu’il y a DES Lumières, diverses et variées bien évidemment, mais bon puisque l’on autorise la globalisation dans un courant pour en faire l’apologie (je la fais très souvent), il ne me paraît pas vain – et certainement pas arrogant, je ne suis pas savant pour un sou et je le sais – d’en faire de même pour en faire la critique.

  71. Mais, très chère Guenièvre, c’est bien parce que j’ai une idée haute du mérite que je suis socialiste! Le mérite, qu’est-ce donc si ce n’est le fait de donner aux personnes ce qui leur revient de droit ? Or, puisque le producteur de richesses n’est pas le capitaliste mais bien le travailleur, celui-ci ne mérite-t-il pas de vivre dans une société sans classes? Est-ce que ses productions ne lui reviennent-elles pas de droit? J’entends souvent l’argument typiquement néolibéral de l’Etat qui « vole les gens » en prélevant les impôts, mais je n’entends pas les mêmes gens dirent que le patron qui reverse une infime fraction de la richesse produite par les travailleurs à ces mêmes travailleurs sous forme de salaire soit un voleur. Or, comme l’a très bien dit Proudhon, la propriété capitaliste, en ce sens, est bel et bien le vol !

    Je suis totalement d’accord avec vous sur les révolutions ayant dégénéré par la volonté de pouvoir d’une fraction des révolutionnaires. Pourquoi croyez-vous que j’admire tant Michéa? Il est le premier à dire que la révolution ne pourra jamais s’achever autrement que par la prise du pouvoir par un apprenti Lénine ou un apprenti Robespierre si l’on ne prend pas en considération le fait que dans tout groupe humain se trouve certains individus qui ne veulent qu’une chose: dominer et s’accaparer le pouvoir uniquement pour eux. Orwell avec la ferme des animaux en a fait une très belle illustration.

    Pour autant, non, je ne suis pas d’accord avec le fait de dire que les grandes convulsions de l’histoire ont été faites par des gens qui voulaient être califes à la place du calife. Les grandes convulsions de l’histoire ont bien souvent été motivées par des idéaux généreux et des motivations concrètes (pouvoir bouffer dirons-nous sommairement), il suffit de voir ce que fut la commune : la mise en application du socialisme qui n’était autre que l’avènement d’une démocratie véritable – et non simplement bourgeoise – par des réformes de l’enseignement et des institutions politiques, mais aussi l’avènement d’une société plus juste, plus fraternelle et donc plus libre. Or, justement, cette magnifique révolution, n’ayant pas été appropriée par la bourgeoisie, fut broyée par celle-ci dans un massacre d’une ampleur inédite !

    Ne généralisez pas le comportement d’une minorité à la majorité, qui n’a jamais cessé de vouloir que justice soit faite. Une société égalitaire n’est pas une société de nivellement par le bas, mais bien une société où l’écart entre les revenus ne serait pas devenu tel qu’un homme puisse gagner en un mois ce qu’un autre ne pourrait engranger en une vie. Les Etats-Unis ont bien été jusqu’à taxer les plus riches à hauteur de plus de 90%, était-ce une nation bolchévique ? Quelle fonction peut véritablement légitimer un revenu 100, 200, 300 fois supérieur au salaire minimum en vigueur dans une société ? Sont-ce des dieux dont nous ne pourrions nous passer sous peine de tomber dans le chaos total? Non ! Alors pourquoi s’opposer à ce que cela ne soit plus ? L’histoire est jalonnée de luttes qui façonnèrent la société pour se diriger vers ce bel idéal de justice sociale. La lutte mène le monde pardi, et elle est même quotidienne ! Du paysan du Larzac au travailleur tentant d’échapper au chronomètre insensé du patron d’usine, cette lutte pour la dignité n’est autre que le reflet le plus positif de ce qu’est le socialisme. Le socialisme, s’il ne néglige pas les intérêts privés, met aussi en valeur l’altruisme qui fait de nous humains une espèce sociale. Le socialisme, pour conclure, n’est autre que l’envie d’une société où le bonheur des uns ne se feraient pas sur le malheur des autres.

  72. Je suis snob avec les snobs, ça me fait marrer. Je ne le suis pas avec tout le monde ne vous inquiétez pas.

    Sinon, je demande toujours à Sophie de me dire s’il y a un problème avec mes articles, puisqu’elle a compris mon article, je supposais qu’il en serait de même pour le lectorat d’antidoxe. Pour le reste, je me sens évidemment seul contre tous tant peu de gens partagent mes opinions ici, mais cela ne me dérange pas du tout ! Au contraire, ça m’amuse.

  73. Guenièvre

    @ galaadwilgoos,

    Avouez quand même que la Commune n’est vraiment qu’une partie infinitésimale de l’histoire de l’humanité . Et vous l’idéalisez bien sûr , vous savez très bien que la lutte entre majorité et minorité, entre les jacobins et les anarchistes, les rivalités de personnes l’ont minée de l’intérieur avant qu’elle ne soit exterminée de l’extérieur. La prolifération complètement anarchique de comités divers, qui soutenaient la révolution, l’affaiblissait en même temps. Louis Blanc dont vous m’avez recommandé la lecture n’a pas du tout approuvé le Manifeste de la Commune car il supprimait toute politique centralisatrice et équitable. George Sand qui avait été enthousiasme en 1948 a en a dénoncé la violence , les exécutions sommaires d’une vingtaine d’ecclésiastiques, exécutions inutiles et sauvages .
    Si je peux vous suivre sur la nécessité d’une moins grande amplitude des salaires je pense que la limitation aurait des effets pervers. Je pense qu’il n’y a pas de cité idéale parce qu’en chaque homme le mal et le bien est un mélange indissociable, chacun a son versant lumineux et sa part d’ombre même si certains sont un peu plus loups et les autres un peu plus agneaux. De même chaque proposition qui peut s’avérer généreuse a son revers de médaille et l’exigence d’une société parfaite conduit forcément à la tyrannie ou au totalitarisme puisque l’on veut refaire le monde selon une idée et donc couper tout ce qui ne rentre pas dans le cadre prévu ( pour moi d’ailleurs c’est tout à fait de l’hubris, ) . On ne peut qu’introduire un peu de bien dans ce monde, progressivement, avec prudence et humilité et en sachant que rien n’est jamais définitif. Vassili Grossman appelait cela l’exercice de “la petite bonté sans idéologie“.
    On ne se mettra pas d’accord de toute façon parce que vous avez la foi et que rien de ce que l’on peut vous opposer de réel ne peut l’ébranler . Merci quand même de cette discussion.

  74. Expat

    @ Gaalad : ‘Mais, très chère Guenièvre, c’est bien parce que j’ai une idée haute du mérite que je suis socialiste! Le mérite, qu’est-ce donc si ce n’est le fait de donner aux personnes ce qui leur revient de droit ? Or, puisque le producteur de richesses n’est pas le capitaliste mais bien le travailleur, celui-ci ne mérite-t-il pas de vivre dans une société sans classes’
    Donc vous êtes totalitaire. C’est vous qui décidez qui ‘donne’ à qui.

  75. Guenièvre

    George Sand qui avait été enthousiasmée en 1848…

  76. Galaad Wilgos

    Non ce n’est pas « moi », c’est le peuple, je suis donc un démocrate.

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