Troubles narcissiques et haine de soi

On entend souvent parler d’enfants abusés sexuellement par des adultes. Quand l’adulte est un parent, il s’agit alors d’inceste. Il est une autre forme d’abus que, dans notre jargon d’analystes, nous appelons narcissiques. Ceux-ci peuvent prendre différentes formes : maltraitance de tous ordres, psychique et physique, abandon, négligence, rejet, etc. Remarquons aussi que, pour compliquer les choses — mais personne n’a dit que la psyché fonctionnait de façon simple –, l’inceste est non seulement un abus sexuel mais aussi un abus narcissique puisqu’il instrumentalise et réifie l’enfant.

Le terme narcissique vient aussi du fait que ces abus ont pour conséquence d’altérer de façon profonde et durable le narcissisme de l’enfant, c’est-à-dire la valeur qu’il s’accorde à lui-même. Cette altération obérera l’avenir psychique de ces enfants pendant toute leur vie d’adulte, à moins qu’ils ne se donnent le droit de restaurer — au sens muséographique du terme — par un travail analytique (psychanalyse ou psychothérapie) leur narcissisme effondré. Mais en attendant cette éventuelle issue favorable, l’enfant reste aux mains de ses tourmenteurs, dans un sentiment d’impuissance totale d’autant plus insupportable qu’il n’aura personne vers qui se tourner.

Pour lutter contre ce sentiment de totale impuissance face à des gens qui, en principe, lui devraient amour et protection, il ne lui reste plus qu’à essayer de donner un sens à cette inexplicable maltraitance. Face à des gens qui ont tout pouvoir sur lui, il lui faut retrouver un minimum de contrôle sur les douloureux événements de sa vie. Il n’a pour ce faire que le choix entre deux solutions.

Il peut considérer être victime d’une situation injuste, et diriger alors sa haine contre ses bourreaux. Mais pour adopter cette position, il faut une certaine maturité psychique que peu d’enfants sont en mesure d’avoir acquise avant la fin de l’adolescence. Il est en outre très douloureux et difficile d’attaquer ce que nous appelons nos objets internes, à savoir nos images intériorisées du père et de la mère.

Dès lors, il ne reste plus qu’une solution pour donner un sens à cette situation, s’accuser d’en être la cause : « je souffre parce que je suis mauvais ». Ce raisonnement — toujours inconscient — présente un double avantage. Afin d’échapper à ces sentiments insupportables que sont passivité et impuissance, l’enfant préfère se dire qu’il a lui-même provoqué les événements. L’autre avantage est de s’autoriser à envisager un avenir meilleur : « si je deviens bon, mes malheurs s’arrêteront ».

Il est toujours hasardeux d’étendre aux groupes humains des notions psychologiques par définition individuelles. En revanche, rien ne nous empêche de tenter d’analyser des comportements irrationnels à la lumière de ce que nous savons du fonctionnement du psychisme. L’un de ces comportements aberrants ne laisse pas de m’interroger : celui de juifs adoptant des positions anti-israéliennes de principe. Je m’empresse de poser que chacun a le droit de critiquer telle ou telle politique de n’importe quel gouvernement israélien. En revanche, délégitimer l’existence même de l’État d’Israël est une ignominie, tout comme accepter de laisser planer un risque mortel sur l’État juif. Si une telle posture ne nous étonne pas de la part des islamistes et des antisémites de tous poils, elle m’étonne au plus haut point quand elle est le fait de juifs — de la même façon que je suis effaré quand je découvre le racisme de certains juifs. Et mon effarement s’accroît quand je découvre que ces mêmes juifs s’avèrent être parfois Israéliens.

Kenneth Levin est psychiatre et historien. Dans son livre « The Oslo Syndrome : Delusions of a People under Siege » [le Syndrome d’Oslo : les Désillusions d’un peuple assiégé], il tente d’expliquer l’attitude des juifs atteints de la haine d’eux-mêmes par l’espoir de s’attirer les bonnes grâces de leurs ennemis. Et aussi par l’envie de croire qu’Israël a le contrôle de circonstances particulièrement stressantes. Il n’en est évidemment rien puisque une paix authentique ne pourrait advenir que si le monde arabe changeait de paradigmes de pensée. Les politiques israéliennes ont très peu d’impact sur cette haine anti-israélienne distillée à l’envi par les gouvernements arabes, les systèmes éducatifs, les médias et les prédicateurs musulmans. Depuis les premiers jours de l’édification du monde arabo-musulman, les minorités ethniques et religieuses de cette région sont au mieux inféodées, au pire persécutées. Il n’est que de voir les actuelles persécutions de chrétiens au Moyen-Orient, en Afrique et en Indonésie, ou l’arabisation forcée des berbères au Maghreb.

Depuis des siècles les juifs sont humiliés, spoliés, persécutés de toutes les façons possibles. Il n’est guère étonnant que dans ces conditions ils aient cherché à s’attirer les bonnes grâces de leurs ennemis ou tenter d’infirmer les tares que ceux-ci leur prêtaient. Ainsi, les antisémites ont de tout temps prétendu que les juifs étaient exclusivement intéressés par eux-mêmes. Ce qui a conduit de nombreux juifs à épouser des causes sociales plus larges. Ce qui n’est évidemment pas rédhibitoire, mais dont il ne faudrait pas être dupe : derrière ce sentiment de justice universelle peut se cacher la motivation inconsciente de donner des gages afin d’être « aimable ».

Levin rapporte que pendant la deuxième guerre mondiale, après que fut révélé le programme d’extermination nazi vers la fin 1942, de nombreux dirigeants juifs américains cherchèrent à provoquer une prise de conscience sur la situation tragique des juifs d’Europe afin de promouvoir des efforts pour les sauver. Mais dans le même temps, ils limitèrent leur campagne par crainte de réveiller la colère du public contre une préoccupation juive centrée sur un problème juif. Et ce sont souvent des voix non juives qui ont insisté sur le fait que le programme d’extermination nazi n’était pas seulement un crime contre les juifs mais un crime contre la civilisation et toute l’humanité, et qu’il devait par conséquent faire l’objet de la préoccupation de chacun.

Aujourd’hui, alors que de nombreux campus et médias dans le monde occidental adoptent une position hostile à Israël, des juifs vivant et travaillant à proximité de ces secteurs adoptent communément des poncifs anti-israéliens. Ce faisant, ils se drapent dans les plis de ce qu’ils croient être la vertu alors qu’en réalité, en servant d’alibi et d’idiots utiles aux pires ennemis d’Israël, ils font montre d’une inconscience criminelle d’où un profond masochisme n’est pas absent.

À cette envie de se faire bien voir il convient d’ajouter un moyen de défense que notre psyché met en œuvre pour affronter un traumatisme que nous appelons « identification à l’agresseur », mécanisme relativement efficace bien que fort coûteux en énergie psychique. Bruno Bettelheim décrit ce phénomène dans un livre qu’il a consacré à décrire son expérience concentrationnaire. Ces juifs hostiles à eux-mêmes n’hésitent pas, dans un mouvement pervers de retournement, à accuser l’État juif des forfaits perpétrés par ses ennemis, alimentant ainsi ce renversement des termes qui témoigne de la confusion des valeurs dont se nourrit la perversité. C’est ainsi que, prenant naissance sur le terreau de la propagande antisémite arabe, les mensonges les plus fous se répandent : les Israéliens sont assimilés à des nazis, la démocratie israélienne devient un pays d’apartheid, la barrière de sécurité se transforme en mur de prison, les terroristes deviennent des résistants et une entreprise génocidaire se trouvent légitimée comme guerre de libération nationale…

Laissons Levin conclure : « les dynamiques psychologiques des communautés sous siège virtuel mis en place autour de l’État juif continueront à mener certains individus des communautés juives à soutenir leurs assiégeants et à exhorter à une réforme juive de l’intérieur, comme si c’était le plus court chemin pour obtenir un soulagement. Pourtant, la voie qu’ils préconisent n’est pas moins délirante que celle des enfants violentés s’accusant des abus qu’ils subissent. Tout autant que ses enfants, ils se destinent psychologiquement à une vie d’abnégation auto-imposée et de misère. Dans le cas des juifs culpabilisant Israël pour la haine qui est dirigée contre lui, la misère qu’ils cultivent va bien au-delà d’eux-mêmes et, en définitive, elle sape l’existence même d’Israël ».

Si, individuellement, les membres de JCall n’ont pas forcément souffert de rejet ou de maltraitance, ils se conduisent comme des enfants abusés cherchant à donner des gages pour pouvoir être aimés. Ce serait pathétique si ce n’était irresponsable.

À propos de dov kravi דוב קרבי

La perversité me révulse, la sottise m'assomme. Quand la première manipule des foules ignares et fanatiques par haine du peuple juif, l'abjection est totale. C'est comme si la Shoah n'avait pas existé : un humain sur quatre est aujourd'hui antisémite, et Israël est le Juif des Nations.

72 Commentaires

  1. Franchement Kravi votre conclusion ruine le reste de votre exposé, c’est dommage.

  2. Tout “ça“ pour en arriver “là“ … Soit vous êtes formidablement mal informé sur JCall (et dans ce cas pourquoi traiter d’un sujet que vous ne maîtrisez pas ?), soit votre mauvaise foi confine à la perversité (pour rester dans ce registre « pseudo psy » de troquet du coin que vous semblez affectionner). Vous êtes tout simplement pathétique, Kravi.

    A l’attention de ceux de vos lecteurs qui pourraient souhaiter une vraie information sur le sujet (?), chacun pourra facilement prendre connaissance de ce que nous sommes vraiment (à savoir des juifs parfaitement assumés, pro israéliens et sionistes au sens le plus noble du terme) et de nos idées :

    – sur notre site web (http://www.jcall.eu)

    – ou sur notre page facebook (http://fr-fr.facebook.com/pages/JCall/117318418287634?sk=wall)

    Et je me tiens bien sûr à votre disposition pour toute information complémentaire et pour tout échange d’idées sérieux et courtois.

  3. Yaakov Rotil

    Mais non, Skardanelli. Nous y reviendrons, mais je pense que l’analyse de Kravi est excellente.

  4. Yaakov Rotil

    Skardanelli,

    Je crois bien comprendre ce qui vous gène dans la conclusion de Kravi… Vous avez de la considération, voire de l’admiration pour certains des signataires de JCall.
    Je vais vous faire une confidence: moi aussi, il est certains signataires que, par ailleurs, je respecte, et dont j’apprécie beaucoup les écrits. Je comprends d’ailleurs mal ce qu’il font chez JCall, mais c’est leur problème, et non le mien.

    Mais ne cherchent-ils pas à « donner des gages pour pouvoir être aimés » ?

    Et d’ailleurs, dans certaines de vos positions, je perçois la même chose. L’idée que, si Israël faisait encore plus de concessions, elle en retirerait un bénéfice d’image. N’est-ce pas exactement la même chose ?

    Nos divergences viennent de deux choses.

    La première est que je ne crois absolument pas que davantage de concessions nous donnerait un tel bénéfice.

    La seconde est ma conviction, de nature morale, que nous avons droit à un respect fondé sur la justice, et que nous n’avons pas à rechercher de l’amour par des dons immérités.

    Et puis, accessoirement, mais c’est un détail qui compte quand même, il y a une troisième raison: notre sécurité.

    Et ce n’est pas le dernier déluge de kassams, grads et autres joyeusetés qui me fera changer d’avis: nous nous apprêtons à mettre en service une quatrième batterie d’Iron dome, cela coûte horriblement cher, et cela juste pour nous protéger des tirs venant de Gaza. Imaginez que des postes de tirs soient installés dans la zone des territoires disputés, nous ne pourrions pas suivre.

    Shabbat shalom à tous !

  5. À tous, notre blog est hébergé par WordPress, leur support est détestable, je vous déconseille d’utiliser leurs services, ils se moquent de leurs clients. Si d’aventure un de vos commentaires est bloqué, merci de me le faire savoir en envoyant un mot à skardanelli@gmail.com.

  6. Expat

    Bonjour, je voudrais bien une « vraie information sur le sujet » ?

  7. Bonjour Expat,

    Les deux sites listés ci-dessus (notre site web http://www.jcall.eu et notre page facebook http://fr-fr.facebook.com/pages/JCall/117318418287634?sk=wall) devraient, je pense, contribuer à vous renseigner mais je suis bien entendu à votre disposition pour toute question complémentaire.

    Par ailleurs, dans un petit ouvrage paru en mars 2011 aux éditions Liana Levi / Piccolo (« Les Raisons d’un Appel“), de nombreuses personnalités éminentes telles que Elie Barnavi, Georges Bensoussan, David Chemla, Daniel Cohn-Bendit, Alain Finkielkraut, Bernard Henri Lévy, Pierre Nora, Abraham Yeoshua … (excusez du peu !) expliquent leur soutien à JCall. Vous le trouverez ici (pour la modique somme de 6,65 euros) : http://www.amazon.fr/JCall-raisons-appel-David-Chemla/dp/2867465613

  8. Averell

    @Kravi
    On dit que ce comportement que vous dénoncez si justement est un pur produit de l’antisémitisme et de l’antisionisme, ce dernier n’étant qu’un produit dérivé de ce premier, un ersatz en quelque sorte. Adolescent, j’ai découvert avec effarement qu’il était possible d’être juif et de haïr — ou de mépriser — ce que représente le monde juif par le livre d’Otto Weininger le suicidé : ‟Sexe et Caractère” (‟Geschlecht und Charakter”) que je n’ai malheureusement pu lire dans l’original. A ce propos, l’intégralité de ce livre est consultable en ligne (en PDF) et dans plusieurs langues. Il est par ailleurs étrange de constater que lorsque des propos peu aimables — voire insidieux — sont émis sur les Juifs, ils se répandent sur Internet. Je citerai par exemple (on me pardonnera cette publicité faite indirectement à de l’ordure) le livre d’Israël Shahak : ‟Histoire juive – Religion juive”, avec copyright ‟La Vieille Taupe” pour l’édition française et avant-propos d’Edward W. Saïd. Tiens ! tiens ! tiens ! C’est le printemps qui vient (paroles de Ray Ventura). Et je laisse pour l’heure la Selbthass de côté car je ne sais vraiment pas qu’en penser. C’est un truc massif, supposé tout expliquer et qui, de ce fait, n’explique probablement rien.
    Concernant JCall. Que des femmes et des hommes qui ne vivent pas en Israël s’aventurent à donner des conseils — et des ordres ! — à ce pays me semble tout de même étrange. Et j’y pense ! Des Juifs d’Israël ne pourraient-ils pas signer un appel pour aider les Espagnols à avancer dans le dossier basque, tant du côté espagnol que du côté français ? Car enfin 4 + 3 = 1 !
    @ Emmanuel Gellman
    Pourriez-vous formuler votre pensée sans avoir recours à des liens. Je vous souhaite un excellent shabbat.

  9. Yaakov Rotil

    @ Emmanuel Gellman,

    On en revient toujours à la même chose… Je suis allé voir votre site, et regardé les signataires. Mais si peu sont israéliens. Je veux dire: si peu se prennent les kassams sur la tronche.

    Et c’est là que cela bloque, voyez-vous… Sans compter les commentaires de vos adhérents. J’ai regardé à la lettre « B », mais c’est du délire !

  10. Christiane

    BHL et ses lumineuses idées sur la Libye, Cohn Bendit, Barnavi … ne m’impressionnent absolument pas.

    Perso j’ai signé l’appel de « Raison Garder »

  11. Sophie

    Pas tout à fait d’accord pour mettre Barnavi dans le même sac que CB ou DHL….

  12. plantigrade69

    Jcall je ne sais pas et cette association est-elle si monolithique pour lui attribuer tous les maux? En tous cas, si l’analyse de kravi a d’évidentes pertinences, le rejet systématique du juif qui a une opinion différente dans le camp des traîtres est infamante!
    Par symétrie, ne souffrons-nous pas nous mêmes, ,juifs qui défendons Israel les yeux ouverts, de ne le faire pourtant que les yeux fermés et ce, justement parce que nous sommes juifs? Et ne trouvez-vous pas cela insupportable?

  13. Yaakov Rotil

    Pas forcément dans le camp des traîtres, plantigrade… Se trompre et trahir, ce n’est pas du tout la même chose.

  14. plantigrade69

    « …ne souffrons-nous pas nous mêmes d’être accusé … de ne le faire… »

  15. Vous rigolez ou quoi Rotil ?
     » Ce serait pathétique si ce n’était irresponsable. »

  16. Yaakov Rotil

    Et alors ? Je réponds à plantigrade, en disant que je fais une différence entre ceux qui se trompent – par idéalisme, par l’envie de croire une paix possible, ou pour une autre raison, et ceux (et il y en a), qui ont la « haine de soi ».

    En quoi je rigole ?

    Cela dit, ceux qui se trompent si lourdement ne me semblent effectivement pas toujours très responsables…

  17. kravi

    @Gellman
    être pathétique à vos yeux est pour moi un plaisir, d’autant que « ce registre “pseudo psy” de troquet du coin » vous passe largement au-dessus de la tête. Pour le sérieux et la courtoisie, vous repasserez.
    Je suis suffisamment informé des positions de JCall pour savoir que
    – signer un chèque en blanc à des révisionnistes génocidaires est une incommensurable stupidité
    – vouloir dicter depuis son confortable canapé une géopolitique suicidaire à un gouvernement légitime et démocratiquement élu est une arrogante dégoûtation.

  18. Bibi

    Il n’y a aucune haine de soi dans le phénomène de l’alter-juif. Il y a bien un narcissisme, que d’aucuns jugent pervers, qui consiste à rejeter tout ce qui n’a pas l’heur d’évoluer – s’altérer – dans le bon sens qui n’est autre que celui dans lequel l’alter-juif s’est engagé.
    C’est une foi judaïque ancienne recyclée à chaque génération : il y a des « bons juifs » qui ont vu la lumière, et les hordes qui restent dans l’obscurité dite « tribale », « communautariste », et « ultra-orthodoxe ». Les illuminés ne considèrent pas que ces masses font partie du « soi » — les éclairés s’en éloignent autant que possible. Entre l’altérité que représenteraient les « siens » et l’altérité des « véritables opprimés » (nobles sauvages) tout autant que les grands astres universels teintés vermillon (parfois par la grâce d’une récupération astucieuse), l’alter-juif a clairement choisi: il défendra les droits des croyants surtout-pas-juifs et leur mentalité tribale aux dépens de ceux des juifs, surtout parce que ces derniers font partie de sa « tribu », et qu’il veut à tout prix se détacher de cette mentalité.
    L’alter-juif se vénère et cherche l’admiration de son milieu, croyant que ce milieu méprise autant que lui les liens qu’il a coupé. Et, dans la tradition des éphémères innovateurs que furent les « siens » (alter-juifs) des générations précédentes, il s’efforce à montrer que les hordes obscurantistes n’ont rien compris aux écrits des grands savants juifs et non-juifs de tous les temps: c’étaient tous des progressistes que les misérables juifs n’ont pas su comprendre aussi bien que lui, le grand amoureux de soi et de ses racines bien sélectionnées, dont il manipule sans scrupule le sens.

    Pour les non-juifs c’est un phénomène probablement difficile à comprendre, et l’on peut être tenté par diverses explications du « pourquoi » ce penchant pour une telle altérité touche certains juifs. C’est un sujet différent et, en ce qui me concerne, peu intéressant. Mais sans doute se sentent-ils valorisés aux yeux du groupe de référence qu’ils ont substitué à leur groupe d’appartenance, dans une curieuse logique d’exclusion, peu caractéristique de la logique judaïque d’inclusion .

  19. Bibi

    Expat,
    This shallow « litterature » is not worth a penny.
    Ces gens sont imprerméables aux faits, et ne laisseront pas ces derniers intervenir dans leurs délirs. Et encore moins dans leur propagande.

  20. Expat

    Bibi : super intéressant, merci.

  21. Bibi

    Expat, tu as un petit exemple ci-dessus. Il suffit de lire le subtext:
    ce que nous sommes vraiment (à savoir des juifs parfaitement assumés, pro israéliens et sionistes au sens le plus noble du terme)

    À distinguer des juifs imparfaitement assumés (qui vivent mal leur judéïté? Qui n’osent pas sermonner « en tant que juif, je… »?), et des sionistes ignobles (car ils n’adhèrent pas aux thèses « nobles »).

    Monsieur Gellman n’a pas dû lire la critique qu’a énoncé A.B. Yehoshoua à l’égard des juifs « incomplets » de la diaspora – ou alors, il a la grandeur d’esprit de la lui oublier. Quant à classer David Chemla en « personnalité éminente »… mouais, avec Barnavi, des éminents lobbyistes auprès de la Commission, sans oublier sa copine Leila Chahid.

  22. Bibi

    Et puisqu’il est question de psychologie ici, voici l’analyse d’un psy telavivien (éminent, dirait l’autre, parce qu’il écrit dans l’évangile peu soupçonné de sionisme) avec lequel je suis rarement d’accord:

    The other casualty of this further violence is the hope for peace. Israelis, for very understandable reasons no longer care who is responsible for the violence. All they know is that, in the end, there will always be a Palestinian group that will initiate violence. As a result they say ‘why should we take the risk of retreating to the 1967 borders? Why should we rely on Palestinians to keep the peace? All we’ll get is rockets on Tel Aviv, Raanana and Kfar Saba. So the world won’t like us for the occupation; we can live with that, but not with rockets on our population centers”.

    Israel’s left has, for years, taken the position that we should get to a peace agreement with Abbas’ moderate leadership quickly. Our argument has been that if we don’t move ahead, Palestinian moderates will be weakened further; that this will bring Hamas back to power and peace would therefore become impossible.

    Israel’s citizenry had not accepted this logic, and has punished the left, practically eliminating it from the Knesset. Israel’s voters basically told the left “if indeed the hold of moderates over the West Bank is so weak, why should we rely on it? What if we retreat to the 1967 border, and Hamas, once again, wins the elections?”

  23. Yaakov Rotil

    De la part de Nina qui a un problème pour poster son commentaire:

    « Tu mens Bibi. Ce sujet t’intéresse. On ne peut être juif et se poser l’éternelle question des apports et les pertes toutes aussi pesantes de la Haskala (les lumières).
    Moi, il me préoccupe depuis l’enfance.
    Les éléments qu’apporte Kenneth Levin sur cet éternel questionnement m’ont dans un premier temps interpellés car c’est quelque chose que je ressentais profondément sans pouvoir y mettre les mots.
    Qu’ai-je perdu ? Qu’ai-je gagné à vouloir ressembler à tout prix à la civilisation dominante qui m’entoure ?

    Ai-je perdu une partie de mon âme juive au détriment d’un statut de citoyen ?

    C’est en gros le problème évoqué par cette nouvelle science qu’est la psycho-histoire.

    A quel moment, moi, petite fille de banlieue, juive et sioniste dois-je laisser de côté mon judaïsme au profit d’une posture citoyenne ?

    Car enfin Bibi, ne nous voilons pas la face. Nous avons tous été confrontés à de tels questionnements.

    Sans doute par amour de la culture française, de ces merveilleux écrivains qui ont jalonné mon existence, je me sentais proche d’eux au point de faire un blocage sur l’apprentissage de toute autre langue. Tu n’as pas ce problème cher Bibi et je t’admire pour cela.
    Je trouve le français « SUCCULENT » comme tout bon plat du terroir. Je n’y peux rien mais je suis une grande amoureuse de cette langue.

    D’un autre côté, mon âme est si juive qu’il m’arrive, l’âge aidant à ne penser qu’en termes stupides pour certains sans doute (et à juste raison) de façon binaire. On est pour moi ou contre moi. On est philosémite ou antisémite.

    Je lutte crois-moi pour tenter de voir des nuances mais ces dernières années je désespère de faire comprendre combien cette longue route jalonnée de haine à l’encontre de mon peuple me fatigue et me rend amère. Toutefois, je re-signe demain pour rester juive sans l’ombre d’une hésitation.

    Pour en revenir au sujet évoqué par Kravi qui est un EXCELLENT sujet pour moi puisqu’il me hante depuis toujours, je dirais que son résumé est incomplet.

    J’ai fait parvenir à l’ami Kravi une analyse critique que j’ai toujours gardé sous le coude pour la lire et la relire sans cesse. Signé par Hillel Hakin, je t’en conseille la lecture vivement.

    Si je devais résumer très maladroitement cette analyse de Hakin, je dirais qu’il y a un pont très étroit entre l’apport et les pertes de la Haskala sur lequel le commun des juifs doit avancer.

    Comme dans tout ce que la vie réserve, il faut avancer prudemment et ne rejeter ni l’un ni l’autre.

    Si ce texte t’intéresse et si tu ne le possèdes déjà, je le tiens à ta disposition.

    Au risque de me répéter, ce débat est passionnant voire essentiel pour comprendre ce qui nous arrive. Non seulement aux juifs mais aux relations avec les non-juifs.

    Quant à moi, je demeure ethnocentrée comme certains m’ont qualifiée parce que l’heure est terrible et qu’à nouveau les miens sont attaqués partout dans le monde, lâchement, cruellement. Je ne désire pas quémander une obole compassionnelle, les juifs doivent être au-dessus de ça. Je ne désire qu’une seule chose, c’est qu’on regarde nos textes, qu’on étudie nos lois et qu’on me dise enfin en quoi le judaïsme peut être un danger pour le monde. Pourquoi imiter ce qui fait horreur en ce cas ? »

  24. Bibi

    Chère Nina,
    Désolé de te décevoir, la question du « pourquoi devient-on alter-juif » ne fait pas partie de mes intérêts. D’ailleurs, j’ai l’impression que c’est un peu plus le « comment » qui te passionne (et qui m’intéresse un peu plus), plutôt que le « pourquoi ». Et le phénomène date de bien avant la Haskala.

    « A quel moment, moi, petite fille de banlieue, juive et sioniste dois-je laisser de côté mon judaïsme au profit d’une posture citoyenne ? » Aucun. Les deux sont compatibles*, sans contradiction, sans paradoxe – voici un exemple de la logique d’inclusion. De même que je partage avec toi l’amour de la culture et de la langue française, sans pour autant exclure d’autres langues et cultures.

    Je lirai avec intérêt l’article de Hillel Halkin.

    ___
    *cf. la réponse du Sanhédrin à Napoléon.

  25. Bibi

    Merci Rotil, facteur dévoué. 🙂

  26. Expat

    Vu les événements à Toulouse, vous m’avez émue Bibi et Nina. C’est incompréhensible.

  27. Eden

    Non Expat. Mohamed a fait le coup et seuls les imbéciles qui ne comprennent rien à la culture arabo-islamique sont étonnés. Je ne parle pas de toi bien évidemment mais lorsqu’on voit les réactions de stupeur alors qu’on nous apprend qu’un Mohamed est derrière tout ça, ça me fait doucement rigoler.

    Tout le monde de la gauche et de la droite bien pensante se prenait à espérer que ce serait un néo-nazi qui était derrière tout ça et manque de bol : c’est un arabo-musulman.
    J’avais misé sur cette dernière hypothèse tout de suite mais on m’aurait traitée…hi hi hi.

    Comme d’hab faut pas stigmatiser bien sûr. Mais ça fait beaucoup d’arabo-musulmans derrière tous les attentats non ? Peut-être que je déconne bien sûr…

  28. Yaakov Rotil

    Et bien sûr, les israéliens ont tort de se méfier de ces gens-là, et bien sûr, Israël devrait leur laisser des territoires…

    Sauf qu’on a un peu appris à les connaître.

  29. Bibi

    Silence chez JCall, sur le blog de David Chemla, sur le site de Shalom Akhshav…

  30. Yaakov Rotil

    Ah bon ?!

    – C’est vraiment très surprenant !!!

  31. La page facebook de JCall est très loin d’être “silencieuse“ : c’est là que se traite « l’actualité ». Merci en tout cas de votre “intérêt“ 😉

  32. Eden

    Vous parvenez à être légèrement cynique Monsieur Gellman en des circonstances extrêmes. Bravo !

    La « Une » de Charlie est elle aussi particulièrement cynique : http://www.charliehebdo.fr/la-une

    Tout le monde espérait, dans votre camp Monsieur Gellman que le terroriste soit un petit nazillon de service, cela aurait un peu plus accrédité vos thèses de gentils arab-musulmans « incapables de barbarie ».

    Entre notre terro citoyen français et les deux pourris qui ont assassiné toute une famille bébé inclus, quelle différence ? AUCUNE ! Bonne réponse Monsieur Gellman.

    Traiter avec des barbares, Israel aurait tort et vous le savez.

    Votre « pragmatique » Mahmoud Abas me fait sourire ces derniers temps : Il est horrifié par la tuerie des juifs de Toulouse mais il n’a pipé mot contre les Fogiel et leurs enfants colons. Rien non plus contre la soldate qui rentre chez elle dans un tramway de Jérusalem.

    Votre association m’écoeure Monsieur Gellman. Elle fait partie de cette mouvance d’alter-juifs comme l’explique sieur Bibi.

    Tant que les arabes glorifieront des terroristes en leur donnant des noms de rues, de places dans des territoires que nous avons conquis ne vous en déplaise à un pays qui a guerroyé contre Israel, j’estimerais qu’ils ne sont pas dignes d’appartenir à l’humanité.

    Si demain un gros con demandait une place Baruch Goldstein ou Amri (du nom de l’assassin de Begin), le monde serait en ébullition. Pourtant personne ne dit rien lorsque des shahids et shahidas sont glorifiés.

    Une bastos dans la tête, voilà ma réponse radicale, avant qu’ils n’en mettent une dans la tête des miens.

  33. Bibi

    Ah, mais bien-sûr! Ce sont les jeunes aux cerveaux frais que les vieux beaux visent.
    Désolé, je ne suis pas ami des anti-démocrates.

  34. Bibi

    Mais Cara Eden,

    Y a-t-il vraiment une différence entre ce Mohamed et un nazillon? C’est comme au siècle dernier, avec le Mufti Amin al-Husseini. Lui aussi a tué les siens sans l’ombre d’un scrupule, en projetant des camps d’extermination pour al-Yahoud du côté de Jénine. Tu ne crois pas que c’est pour rien que leur « Président modéré » est un négationniste diplômé, n’est-ce pas?

  35. Eden

    Ô que si je le sais my amigo ! Je sais même qu’il fut le trésorier de septembre noir pour l’exploit de Munich consistant à assassiner des athlètes en plein JO.

    Je suis sûre toutefois que shalom archav via son président David Chemla va nous trouver de bonnes raisons pour excuser les nazislamistes.
    C’est con pour eux ! Les affranchis comme nous contre la barbarie islamiste ont eu raison sur ce cas et beaucoup d’autres.

    Ah ! j’allais oublié ! Des gosses de 13 et 14 ans ont été roués de coups par des muslims près de la Porte de Bagnolet. Ils venaient du 9è arrondissement de Paris les pauvres chéris et ont été attaqués par une bande d’au moins 9 mecs. Résultats des courses : les gamins allant en cours de gym dans ce stade de Bagnolet n’ont plus de cours de gym…c’est ballot hein ?

  36. Eden

    Quel coup de maitre ! Un twit intéressant sur les moeurs de la gauche tendance nouvelobs :

    Ce matin, un rédacteur du Nouvel Obs déclarait sur twitter : “p*tain je suis dégoûté que ça soit pas un nazi”. Devant le tollé, il a effacé ce message et se justifie :

    C’est du nanan mon cher Emmanuel !!!!

    Je ris vite ou plutôt je souris : les cris du frère d’une des victimes lors de l’enterrement à Jérusalem me hantent.

  37. Quand on veut tuer son chien, on l’accuse d’avoir la rage. Pourtant, relisez-vous : l’enragée (“l’alter juive“ ?), c’est vous. Bonne soirée néanmoins. Je ne désespère pas d’échanger quelques paroles censées avec l’un ou l’autre d’entre vous quand vous serez … mieux disposé(e)s ? En attendant, les vraies infos sur notre mouvement sont publiques : sur notre site, sur notre page facebook et dans nos publications.

  38. Bibi

    Monsieur platitudes Gellman, on sait tout ce qu’il faut sur votre lobby. Et votre prosélytisme est un peu trop voyant.
    You may Piss Now.

  39. Ce que je vois, c’est que ne sont pas les gens de JCall qui traitent leurs coreligionnaires qui ne seraient pas d’accord avec eux d’alterjuifs. Je trouve déplaisant d’utiliser le drame de Toulouse pour plus ou moins accuser les dits alterjuifs de complicité morale.

  40. Bibi

    Bien sur que non.
    Les illuminés (et pas que de JCall) traitent leurs « coreligionnaires » (bien qu’il ne s’agisse pas de la même religion) de demeurés pêcheurs fanatiques – y compris sur fond de « vague d’attentats » du genre Intifada (quand les assassinés sont sinistrement dénommés « victimes de la paix »: depuis quand la paix fait-elle des victimes d’attentats homicides?).

    Ne vous fiez pas aux apparences: la pseudo-élévation philosophico-sophistico-courtoise n’est qu’un cache-misère de « pensée » superficielle, irresponsable, et volontairement myope, dont le seul but est de garder un maximum de maroquins dans les « bonnes mains ». Les seules légitimes pour gérer la populace khazare et berbère qui s’est inventé un récit national sioniste. Qui ne vaut pas plus que les vénérables racines jébuséennes des véritables authentiques maîtres des lieux, envers lesquels on doit vénération et soumission éternelle, puisqu’ils ont l’incontestable force de la faiblesse.

    Voyez-vous de Gaulle faire la bise à von Choltitz sur un plateau TV en pleine guerre?
    Vous n’avez raté pas celle de Barnavi (Ambassadeur d’Israël parachuté par son ami Shlomo Ben-Ami à Paris) à sa copine Leila Shahid devant les caméras en pleine Intifada et ses « répercussions » (c’est un euphémisme) en France, si?

  41. Bibi le troll, croyez bien que votre vulgarité ajoutée à votre inconsistance me laissent totalement indifférent. Ce n’est bien entendu pas à vous que mon discours s’adresse mais aux (éventuels ?) lecteurs que vous tentez d’abuser, planqué bien à l’abri de votre pseudo ridicule. Sincèrement, je vous plains. (Et ne vous répondrai plus : vous n’en valez absolument pas la peine)

  42. Expat

    Oh, votre discussion. C’est quoi être juif ? Dans ce monde d’aujourd’hui. (et d’hier d’ailleurs). Ça me rend triste (et ça me bouleverse) d’entendre ça par nos jours.

  43. Eden

    Allons Tibor. Dans ce débat tu es largué mais tu ne veux pas lâcher le morceau parce que ton engagement t’aveugle. Il y a beaucoup de paramètres que tu ignores et tu es comme ces braves pacifistes de gauche qui pensent que les juifs devraient encore faire un petit effort…pas les arabes hein…les juifs. Ils sont intelligents donc ils peuvent encore des concessions.
    Je dis non.
    On a donné, qu’ils se démerdent les arabes.

    On utilise pas le drame de Toulouse mon vieux. Il est arrivé et ne pas en parler pourrait faire l’affaire alors qu’il accrédite largement ma théorie sur la nature violence de l’islam.

    Tes potes de shalom archav ont commis l’irréparable un certain soir de 2003 à Jérusalem et je les range désormais dans le même panier que les arabes qualifiés injustement de « palestiniens ».

    Je vois bien Tibor que tu tentes de participer mais il y a des fois tu sembles buté pour rien et c’est gonflant.

  44. Eden, tu confonds tout, tu as simplement fait le vide. Tu peux continuer de parler avec les seules personnes qui te donnent raison, c’est ton problème. J’ai cessé d’intervenir sur ces fils non pas parce que je me sens largué comme tu dis mais parce que j’évite de parler aux murs, j’évite de m’épuiser dans des débats stériles.

  45. Bibi

    Lisez Emmanuel Gellman le 21 mars 2012 à 9:59 et constatez le désir de museler la contradiction.
    C »est la tentation totalitaire très caractéristique de ce genre de « mouvement » qui confond débat et prosélytisme, et s’adonne trop souvent à la censure.

  46. Bibi, Emmanuel a eu tort de vous traiter ainsi mais vous ne l’avez pas épargné non plus et je crois que c’est plus un sentiment d’exaspération qu’autre chose qui s’exprime.
    Je trouve que nous partons systématiquement en vrille dans ces débats et que c’est dommage car sur le fond nous sommes tout de même très proche surtout si l’on considère l’atmosphère ambiante.

  47. Eden

    Le débat ne doit épargner personne.
    Si je devais faire un parallèle avec les évènements en cours, je dirai que le débat a été occulté et que le terrain sur l’islamisme a été livré au seul FN.

    Plein le cul des précautions d’usage.

    Et non mon vieux, je ne parle pas avec les seules personnes qui me donnent raison. Ca me ferait chier, tu devrais me connaître pourtant.

    Un type comme Gellman vient se la donner pour non pas défendre ses thèses merdiques mais pour rallier à lui des hésitants, des mous du genou, des pacifistes bêlants. C’est du prosélytisme et rien d’autre. Non du débat sur des points précis.
    Il évite nos arguments. Son truc c’est de tenter de me faire passer pour une facho à la con. Et lui, en chevalier blanc, pas raciste pour un sou, et gnagnagna…Au diable les cons !

    T’as vu ? Je me tiens bien, j’dis pas de vulgarités et putain…j’m’y connais ma race hein !

  48. Bibi

    Affubler mon pseudo de tout et n’importe quoi est en effet un indicateur. Si l’on peut interpréter de diverses manières l’état d’esprit de celui qui affuble ainsi, je ne vois pas d’autres interprétations au fait de s’en prendre à un interlocuteur en guise de réponse aux critiques formulées par celui-ci que le désir de le faire taire, de l’exclure de l’espace du débat.
    Very démocratique, n’est-ce pas?

  49. Nina, ce n’est pas vrai, comme tout le monde il vient ici défendre son point de vue, d’autant que plusieurs d’entre nous ont descendu JCall. Je soutiens JCall bien que n’étant pas directement concerné à vrai dire n’étant pas juif moi-même, je salue ce mouvement car je le trouve réaliste, il y a trois solutions :
    1) L’annexion;
    2) Le retrait,
    3) Le pourrissement.
    L’annexion s’est créer un état qui de facto ne sera plus un état juif à moins de virer tous les Arabes, c’est créer une nouvelle monstruosité balkanique dont on sait qu’elles ne sont pas viables.
    Le retrait comporte des risques largement invoqué ici mais permet de garantir un état juif.
    Le pourrissement est la pire des solutions, l’aboutissement de ce que serait l’annexion en fait.
    Voici résumées les positions de ceux qui quels que soient tes qualificatifs dépréciateurs restent les amis d’Israël. Il n’y a aucune raison de se jeter des noms d’oiseaux à moins qu’ils soient bleus à la figure. J’ai peut-être tort de croire que le retrait est la seule solution viable, celle en tout cas qui fera couler le moins de sang et tu as peut-être raison. Ce n’est pas pour cela que je suis un mou du genou et toi une facho, d’abord par ce qu’effectivement je ne risque rien et que je pourrais être un va-t-en guerre à la place des autres, ensuite parce que c’est au pied du mur qu’on reconnait le facho et que pour l’instant c’est de l’autre côté que sont les fachos.
    Nous n’avons jamais abordé ce que signifierait un retrait ou ce que signifierait une annexion, nous n’avons jamais eu de débat constructif et calme, je trouve que c’est dommage, on tombe immédiatement dans la logorrhée habituelle des pour et des contre, les invectives, les accusations de trahison ou de fanatisme.

  50. pas de point après « tu as peut-être raison », c’est incompréhensible sinon.

  51. Bibi

    Skardanelli,
    JCall n’est pas réaliste au sens où ce lobby nie de facto le caractère démocratique d’Israël. L’analyse de la situation que vous livrez ci-dessus n’est pas exclusivement la sienne.

    Je suis toujours partant pour un débat digne de ce nom sur ce que signifient les options que vous évoquez, et d’autres aussi.

    Et je vous rappelle qu’entre qualifier des énoncés de platitudes et qualifier un interlocuteur de ceci/cela il y a une différence significative.

  52. kravi

    Tibor,
    je vous sais suffisamment honnête homme pour ne pas vous compter parmi mes ennemis, j’entends par là ceux qui me contestent le droit de vivre.
    Cependant, comment pouvez-vous dire que nous n’avons jamais eu de débat constructif sur ce sujet ? Ça n’arrête pas. Tous les arguments ont été donnés de part et d’autre. Comme personne — moi le premier — ne veut changer son opinion, considérant que ses arguments sont les meilleurs et par conséquent invalident ceux des autres, je ne vois en effet pas l’intérêt de continuer à ferrailler. C’est fatigant, chronophage et surtout inutile.
    Tout comme vous, et d’autres ici qui en ont fait l’aveu public, j’ai changé d’opinions politiques et d’avis sur la géopolitique du Moyen-Orient. Les détails personnels étant de peu d’importance en ce lieu, je me contenterai de dire qu’en définitive, je crois toutes ces discussions vaines. Seule les expériences de vie, la maturité, le lâchage — fort difficile –de la Doxa et de la bien-pensance nous transforment.
    Après tout, ce n’est pas mon métier d’informer une opinion publique qui refuse de voir. Même avec de vrais amis ce point fondamental de l’antisémitisme — car après tout il ne s’agit que de cela — est une pierre d’achoppement.
    Alors oui, pour ma part, je réserverai ce thème à des gens qui partagent mon exécration viscérale de me voir refuser le droit de vivre au motif que je suis juif.

  53. Eden

    Kravi à raison sur le fait que nous avons tant débattu sur nos points de divergence avec j’allais que je me demande ce que nous pourrions dire de plus.
    L’annexion pure et simple avec transfert de population vers la Jordanie ou tout autre pays de leur choix.

    Il semblerait de toute facon qu’il faudra faire de la place aux juin d’Europe bientôt au train ou l’antisémitisme prospere. Les arabes restent gagnants et les juifs en sécurité. Il faut juste de la place.

    Revenir aux frontières de 1967 serait suicidaire alors que le califat est en train de grandir,

  54. Bibi

    Skardanelli, votre non-judaïsme ne doit pas vous poser de problème pour discuter d’Israël. Pour agir, que ce soit de votre plein gré ou à l’insu de celui-ci (par ex. vos impôts subventionnant l’éducation à la haine), c’est plus délicat. Au minimum, il vous faudra accepter l’ingérance bilatérale, comme il sied à deux démocraties liées par des multiples accords, directs et indirects (via l’UE, par ex.)

    En revanche, le missionnaire de JCall a au moins un grave problème: d’après celui qu’il qualifie d’éminence – l’écrivain A.B. Yehoshoua – don Emmanuel (ainsi que ses camarades juifs en diaspora) n’est qu’un juif partiel, dont la légitimité pour déterminer l’avenir d’Israël est nulle.

    http://www.haaretz.com/print-edition/news/a-b-yehoshua-americans-unlike-israelis-are-only-partial-jews-1.419240

  55. Aventin

    Et l’effarante haine de soi distillée depuis quarante ans, cette haine de France. La génération 68, celle des bourgeois de ce temps, devra rendre compte au peuple, ce peuple du jour qui entend congédier ce refus d’hériter ! Génération d’adolescents éternels, bilan terrible, terrifiant… vous héritez des USA, lex mercatoria…

  56. kravi

    Aventin, le peuple est bon, sage et juste parce qu’il est peuple ? c’est qui le peuple ? une entité immanente, droit sorti de la cuisse de Jupiter, pardon de Marianne ?
    Autre question malvenue : ne vous sentez-vous jamais aucune dette envers les États-Unis ? Le peuple américain n’a-t-il pas payé de sa personne pour nous libérer du nazisme ? Ne nous a-t-il pas évité le totalitarisme communiste ? N’avez-vous aucun respect pour la démocratie américaine hormis quand elle élit un représentant des opprimés de jadis ou quand elle vote la démission d’un président félon ?
    Ah oui, bien sûr, les G.I. ne sont pas venus nous sauver mais nous coloniser, vieille tarte à la crème des marxistes faisandés.

    Cela dit, vous avez raison sur la déliquescence post-68 — à laquelle j’ai beaucoup contribué, mea culpa, tant je nourrissais de Doxa et de prêt-à-penser.
    Je ne crois pas qu’elle ait quoique ce soit à voir avec la haine de soi, bien au contraire. Ce serait un autre vaste sujet.

  57. Aventin

    @Kravi

    Les USA sont entrés en guerre pour défendre leurs intérêts, notamment économiques et géostratégique (ce qui est lié), enfin il me semble. Vous avez une vision romantique des relations internationales non ? Et non, je ne me sens pas redevable envers les USA, et à aucun moment. C’est mal ? En revanche, je me sens redevable envers ceux qui ont fait mon pays depuis le sacre de Clovis ( je veux bien remonter jusqu’à Vercingétorix). Je me sens également redevable envers les grecs et le message chrétien. Et j’ai de l’amitié pour le peuple américain, mais ni plus ni moins que pour les autres peuples.

  58. kravi

    Voilà, c’est dit : la tarte à la crème des intérêts américains « colonisateurs » ; je maintiens faisandés.
    Mon pauvre Aventin, les Alliés vous ont permis de rester français [ah ! Clovis dans son baquet !] Républicain plutôt que sous-hommes chez les nazis ou « citoyen » communiste.
    L’amitié franco-américaine née avec La Fayette a pris fin sous un de Gaulle revanchard et bouffi d’orgueil décidant de quitter l’OTAN.
    Il vaut mieux en effet réserver ses ronds de jambe à des salafistes pétrocrates. Vous devez être ravi de la nauséabonde politique des croûtons du Quai d’Orsay.

  59. Aventin

    Kravi

    Il n’y a rien de commun entre la culture de mon vieux peuple et les Etats-Unis d’Amérique, son idéologie. On est là dans le discours et le bourrage de crâne universel.

    Au fait, Il en reste combien des « indiens », sur place, après l’arrivée des amis de la liberté ?

    J’ai de l’amitié pour tous les peuples, je suis en revanche inquiet de cet « interventionisme » des gouvernements américains successifs (amérique du sud, moyen orient, Afrique, pacifique… pour quoi et selon quelle légitimité ? le gouvernement américain dispose pour tous les peuples du monde et contre leur gré ?) qui n’en finit pas.

    Pas d’amitié particulière donc, mais surtout des intérêts divergents. Votre critique de de Gaulle en dit long sur votre soumission à l’empire américain, à son idéologie. Le soft power fait son oeuvre : Play Station, séries télévisés, BD, Cinéma… l’idéologie est distillée à la tonne et à la schlague depuis un paquet d’année.

    Le français que je suis ne doit rien au USA, rien. Les USA doivent beaucoup à mon pays et à l’Europe.

    Que reste t-il des Etats-Unis d’Amérique si on leur enlève la culture européenne et ce recrutement intempestif de cerveaux venus d’ailleurs ? Pepsi-Co, le Burger, la religion du commerce, la prétention à régenter le monde et à le convertir en paquets de marchandise, un Président prix Nobel de la paix avec au moins 4 ou 5 guerres au compteur ?

    Je ne me sens rien de commun avec Ronda et Jim, ces californiens botoxés qui courent en maillot sur les plages de Los Angeles. Je ne me sens donc rien de commun avec l’idéologie américaine. En revanche, l’Amérique profonde, celle qui sourit à l’évocation du rêve américain, m’intéresse, et je lui tend fraternellement la main.

    Le vide intérieur infini généré par l’idéologie américaine m’effraie. Jim, Ronda, arrêtez de courir et de vendre de la lessive américaine, tout cela ne mène à rien, et puis sachez qu’on s’en tamponne de votre poudra à laver l’intérieur.

    Rien de commun avec les USA, non, vraiment rien.

    Je me sens infiniment plus proche de la douceur grecque (relire Madame de Romilly) et effectivement à mille lieux de la brutalité de l’idéologie américaine. Le FMI, l’OMC, ce doit être cela la douceur de l’idéologie américaine.

    Voyez donc ce qu’a produit le tout petit peuple grec, et comparez cela avec ce qu’ont produit les USA. Quelle pensée, quelle philosophie, quel art ? Quasi rien ! et « In god we trust » sur le dollar bien sûr…

    Il faut quitter l’Otan, l’UE, et bon nombre d’autres institutions internationales aux ordres des Etats-Unis d’Amérique et de cette idéologie qui a fait tant de mal de part le monde.

    Qui fait partout la guerre dans le monde depuis 50 ans ?

    Combien de peuples de part le monde ne cessent, n’ont cessé, de crier, « US Go Home » ?

    Que l’on nous libère – le monde – de l’idéologie américaine, et vite !

  60. Eden

    « Qui fait partout la guerre dans le monde depuis 50 ans ? »

    Vous plaisantez Aventin ? Sans le gendarme de service sur lequel on peut dégueuler à tout bout de champ, nous nous retrouvons dans la situation actuelle cad un islam conquérant nous mettant une branlée à travers les accommodements de plus en plus raisonnables et la substitution des peuples judéo-chrétiens à coup de démographie galopante.

    Le monde a toujours eu besoin d’un gendarme que je sache. Et puis vous n’^tes pas obligé de bouffer des burgers ou de jouer à la play-station. Si vous pensez que l’Europe s’américanise, c’est que les Européens laissent faire.

    Nous avons un libre-arbitre que je sache. A nous d’en faire bon usage.

  61. Eden

    Ah j’avais oublié celui-là : « Combien de peuples de part le monde ne cessent, n’ont cessé, de crier, “US Go Home” ?

    C’était surtout les communistes qui taguaient partout ce genre de phrases à la con.

    Mes potes et moi on tagaient : « GOULAGS WELCOME !’

  62. Aventin

    Islam conquérant ? L’islam est en guerre avec lui même. Musulmans contre musulmans sur des territoires de tradition musulmane. Conquérant où, et comment ? En Libye ? Qui arme les « rebelles » ? L’armée iranienne s’apprête à investir l’amérique du nord ? L’armée irakienne met un pied en europe ? L’armée syrienne est projetée de part le monde ? L’armée indonésienne a débarqué en californie ? De quoi parlez-vous ? Faites la liste des bases américaines dans le monde et de la présence de troupes américaines dans le monde, et procédez à la même recherche s’agissant des pays cités. Allons, un peu de sérieux. Qui lui a demandé d’être gendarme ? Personne ! Liberté des peuples à disposer d’eux-mêmes, et sans présence de troupes qui n’ont rien à y faire. Ni communisme, ni libéralisme anglo-saxon – ou autre -, mais bien la liberté. Vous avez un libre arbitre, faites-en bon usage.

  63. kravi

    Je ne peux rivaliser avec le champion des lieux communs et des idées simplistes : Aventin, vous avez gagné un vol gratuit depuis la roche tarpéienne. Je vous laisse à vos certitudes.

  64. Aventin

    C’est l’idéologie américaine qui est un tissu de lieux communs !

  65. Eden

    Mais on s’en fout Aventin.
    A l’ère nucléaire, je préfère de bons gros ricains nourris au Macdo que des méhométans sevrés à la charia.

    J’ai vécu aux States, j’les connais les mecs…y m’font pas peur ! Les musulmans si. On sait jamais quand ça leur prend leur envie de tuer du kouffar.

    On a Toulouse/Montauban mais moi je préfère qu’on parle de ce nase d’origine arabe palestinienne qui a buté 18 soldats à Fort Hood. Ou de l’autre taré qui a illuminé la tente de ses potes marines en Irak avec ses grenades pour tuer du koufar.

    Chassez le naturel…il revient en ouallah ouakbar.

    J’ai vécu 8 ans en Californie. Ils ne m’ont pas bouffé la tête bon sang !

    Y a comme un vieux fond de haine américaine chez vous Aventin qui ressemble à s’y méprendre à celles des cocos de ma jeunesse. C’est…rafraîchissant :):):)

  66. Aventin

    Aucune haine, vous faites fausse route, mais un simple désaccord idéologique et politique. Je ne crois pas aux Etats-Unis d’Amérique !

  67. Expat

    Aventin, je vous suggère d’aller vivre aux USA, n’importe où. Vous verrez, notre culture n’est pas que du Macdo. Ca s’appelle de la ‘get up and go’, – optimisme, détermination – ‘go west young man’. Vous avez beaucoup de choses à apprendre sur la culture américaine. On dirait que vous avez bouffé tous les clichés classiques des bobo français gauchistes. C’est triste.

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