Qu’est-ce qu’un ultralibéral ? Et un néo-libéral ?

Je me fais fort de répondre à ces deux questions. D’abord, qu’il soit ultra ou néo, c’est la même engeance. On l’appelle ultra ou néo en fonction de sa sensibilité, de son humeur. Les politiques diront plutôt un ultra, tandis que les universitaires, non moins politiques, diront que c’est un néo.

Un libéral, pas le néo ou l’ultra, il est évident pour tous que c’est un marxiste, celui qui songe d’abord à se libérer du vol du produit de ses efforts par le capitaliste, voire en version soixante-huitarde, de l’aliénation, celle du travail, de l’économie, des mœurs bourgeoises, tout ça. Finie la rareté. Partouze matin midi et soir. Et après une dure journée à ne pas cultiver les patates dans des champs épargnés par les engrais et les pesticides, on chantera autour du feu youpladi-youplada en se tenant par la main. Il n’y a plus guère de marxistes de nos jours, au sens de gens qui ont lu Marx, à part un Généreux -mais de quoi ?- ou un Badiou, par contre leurs préjugés restent bien vivants, on peut parler de foi du charbonnier, voire de syncrétisme avec le keynésianisme au sein du social-démocratisme. Un Toddisme.

Un ultra-néo-libéral est pire qu’un fasciste. Un fasciste ça se traite en deux coups de cuillère à pot avec des heures les plus sombres, des bêtes au ventre fécond, c’est un peu répétitif mais on sent un désir de poésie tragique, même si parfois on doit se contenter d’un « fasciste ! » bien senti apportant une fin prématurée à une conversation dans l’absence générale de regrets.

Alors que le libéral, lui, a suscité et suscite toujours les plus abominables, les plus impitoyables, les plus sanguinaires assauts de pédanterie. À la baïonnette. Tous les crétins qui se prennent pour des intellectuels, et tous les intellectuels en qui sommeille un crétin, ont quelque chose à dégoiser sur le libéralisme sans avoir jamais lu une ligne de Bastiat ou de Mises ou de quiconque. Aucun n’est bref. La condamnation du libéralisme est devenue un genre littéraire, avec son propre rayon dans les librairies. Duckspeach, disait ce brave Orwell. Des forêts sont assassinées au nom de la lutte farouche contre la liberté en –isme. Pensez-y.

Heureusement qu’un Seb Musset brandit le fer sur le champ de bataille numérique. Quel guerrier viril au regard de braise. Un vrai résistant de 1946. Halte à la dictature de la liberté qui gangrène tout !

Ha si seulement la condamnation du libéralisme ne passait pas –souvent dans la même phrase !- par du jargon de vieux prof de philo mélangé à des notions de psychanalyse un peu étranges. Dans le meilleur des cas on aura droit à l’atomisation, à l’anomie, au loup qui est un homme pour le loup. Horrible ça, cet insidieux totalitarisme de la liberté qui en vient à nous ôter le choix assumé de la tyrannie. J’aimerais tellement des conversations qui se terminent par « salaud de libéral ! ». Quoiqu’on y vient.

Mais alors, qui est ce libéral –apatride, vendu aux marchés, égoïste, le nez crochu, aucune similitude avec le discours antisémite d’avant-guerre – dont on ne cesse de dénoncer les méfaits mais qu’on ne cite jamais faute de pouvoir en identifier ? Ce néfaste qui provoque des catastrophes naturelles pour en tirer profit et obtenir la soumission des populations tétanisées, employant la fameuse stratégie du choc mise au point par la CIA ? Invisible, insaisissable, présent en tous lieux. Fantômas ? Dr No ?

Moi je peux l’affirmer de source sûre, parce que je m’entraîne deux fois par semaine dans un dojo ultrasecret et ultra-moderne, et je vous le révèle en exclusivité : le libéral est un ninja. Hé ouais. Tremble, social-bourgeois, je suis dans ton dos et je ne fais pas un bruit !

À propos de Doc Chicago

Doc Chicago, depuis tout petit, aime passionnément le Mal. Il n’a que mépris pour l’œuvre philanthropique de Marx et de Keynes. Des adjectifs tels que néo-libéral ou ultra-libéral paraissent bien fades en comparaison de ses pulsions criminelles. Dans le monde entier, les honnêtes gens tremblent en pensant aux ravages du porno-libéralisme !!! Dans son repère secret, aux murs ornés de portraits de Margaret Tchatcher, Doc Chicago planifie l’anéantissement du socialisme, de l’étatisme et du constructivisme. Et il torture d’innocents fonctionnaires. Pour passer le temps.

28 Commentaires

  1. Yaakov Rotil

    *

  2. Souris donc

    Meuh non, on les aime bien nos libéraux, des bisounours dans leur genre, contents de voir arriver chez nous les razzieurs d’aides sociales, des cajolines plus tendres encore que Martine Aubry, qui croient en la bonté naturelle de l’homme. Des ninjas peut-être, mais gentils, avec une main invisible magique qui arrange tous les problèmes.

  3. Doc Chicago

    j’aimerais tellement que la main invisible colle des grosses tartes bien visibles aux gauchistes, parce que eux, dans le genre bisounours qui dissimulent des couteaux de bouchers dans leur dos…. je ne suis pas content de voir arriver des razzieurs d’aides sociales: si ces dernières se limitaient aux quelques cas -personnes gravement malades ou handicapées- qui en ont réellement besoin parce qu’elles ne seront jamais autonomes quelque soit leur bonne volonté, et si leur gestion échappait au bazar actuel qui est d’abord une opération de détournement de fonds, il n’y aurait pas de razzieurs d’aides sociales. Ni immigrés ni autochtones. Un libéral ne croit pas en la bonté naturelle de l’Homme. C’est d’ailleurs pour cela qu’il cherche à tout prix à limiter son pouvoir si jamais il accède à celui de l’Etat. Il pense également que ce sont les égoïsmes plutôt que le prétendu désintéressement qui sont le moteur de la société, en forçant chacun à rendre service aux autres pour se rendre d’abord service à soi-même. Mais ce n’est ni un paranoïde hobbésien qui pense que tous ses contemporains veulent lui sauter à la gorge, même si c’est le cas de certains et même de beaucoup si jamais il a le malheur de faire son coming out, vu le climat de haine et de suspicion entretenu à dessein dans ce pays, ni un cynique blasé qui au terme de 60 ans de socialisme sous divers formats pense que tout a été essayé, que ce climat moral puant est l’état normal des choses, et que tout est condamné à stagner dans la morosité, lentement grignoté par l’entropie, et qu’on ne pourra jamais que se barricader et contempler toute sa vie la ligne bleue des Vosges, ou le désert des Tartares, selon. Il n’en a pas toujours été ainsi. Il n’en sera pas toujours ainsi.

  4. Pythéas

    La bonté naturelle de l’homme, non, mais sa liberté de choisir, oui. Le libéral n’est pas Rousseauiste, mais pétri des valeurs humanistes héritées du christianisme.
    D’où la question de choix et de Morale. Finalement, le libéral croit en la Morale, là où les autres seraient devenus cyniques… et d’un paternalisme gentiment tyrannique.
    Ce libéral de Jésus pourrait dire des étatistes de tous poils, accélérant dans la dernière ligne droite avant le mur « Eli, Eli lama sabactani »

    La main invisible, c’est marrant la destinée de cette métaphore. C’est l’idée d’un ordre spontané plus respectueux des besoins, envies ou aspirations de chacun.
    Il n’arrange pas tous les problèmes, cet ordre spontané, mais c’est le plus à même de trouver les solutions les plus équilibrées.
    Heureusement la violence, les lois catégorielles, etc sont la pour faire respecter une forme ou une autre de totalitarisme.

    Gandhi, en disant « sois le changement que tu veux voir dans le monde », est très libéral.

    J’ai déjà rencontré l’idée que le libéralisme était une philosophie simpliste… Simpliste, faut pas pousser, mais simple, j’en suis persuadé :
    « All the great things are simple, and many can be expressed in a single word: freedom, justice, honor, duty, mercy, hope. » WSC

  5. Expat

    Ah Doc ! « j’aimerais tellement que la main invisible colle des grosses tartes bien visibles aux gauchistes, » – et la Grèce, l’Espagne, l’Italie ? Et peut-être bientôt la France, si Hollande passe (même si sur le plan libéral Sarkozy n’est pas beaucoup mieux – mais bon Hollande sera un cata de chez des catas)

  6. Rutebeuf

    Ouah !

    Qu’est-ce qu’un ultralibéral ou un neolibéral. Je me fais fort de répondre à ces deux questions.

    Tous les crétins qui se prennent pour des intellectuels … ont quelque chose à dégoiser sur le libéralisme sans avoir jamais lu une ligne de Bastiat ou de Mises ou de quiconque.
    NEO OU ULTRA ?

    libéral –apatride, vendu aux marchés, égoïste, le nez crochu, aucune similitude avec le discours antisémite d’avant-guerre. ET APRES L’ANTI-SEMITISME, LE STALINISME…

    Inutile d’aller plus loin, on pourrait croire que c’est de la manipulation et/ou de la mauvaise foi. En fait, c’est dans la tripe, dans la haine, dans l’aveuglement.
    S’il fait une potée, j’en veux un.

  7. desavy

    Doc Chicago

    « Un libéral, pas le néo ou l’ultra, il est évident pour tous que c’est un marxiste, celui qui songe d’abord à se libérer du vol du produit de ses efforts par le capitaliste, voire en version soixante-huitarde, de l’aliénation, celle du travail, de l’économie, des mœurs bourgeoises, tout ça. »

    Je ne comprends pas bien le sens de cette phrase. j’ai d’autant plus honte que vous écrivez « il est évident ». Vous voulez dire que ce n’est pas un marxiste ?

  8. Souris donc

    Le libéral modèle basique est un crypto-marxiste, puisqu’il veut se libérer du vol (par le capitaliste, forcément) et de l’aliénation (par la société, forcément). Après, il y a le modèle rectifié ultra et néo, des libéraux purs et durs comme Kaplan, plus effrayants encore que le renard libre dans le poulailler libre. Voyez ?

  9. Doc Chicago

    un « se » s’est glissé qui n’aurait jamais du y être…. je parlais de la captation du libéralisme par ses pires ennemis: s’ils parlent de néo et d’ultra libéral, c’est parce qu’ils se considèrent eux-même comme les libéraux, au nom de leur conception dévoyée de la liberté. En France, on considère généralement comme des figures morales, des résistants à l’oppression, des libérateurs, ceux qui sont en fait responsables de la chape de plomb, dans un contexte général d’inversion. Mais c’est vrai que la phrase est pas terrible.

  10. desavy

    Oui, je comprends mieux. Je n’aime ni le terme néo-libéral, ni le terme ultralibéral. On est libéral ou on ne l’est pas. Je parle uniquement ici du libéralisme économique.
    Ce que j’ai un peu de mal à comprendre, c’est l’alliance entre conservatisme et libéralisme économique. Comme je prévois des commentaires comme le conservatisme c’est la gauche et gnan gnan gnan (désolé pour cette facilité), je parle bien du conservatisme revendiqué par ceux qui s’en proclament. Je pense par exemple au passionnant forum des Pères fondateurs.

  11. desavy

    C’est un point de vue. Pour moi, Kaplan est un libéral. Il n’a pas besoin d’autres qualificatifs.

  12. Souris donc

    C’était juste une plaisanterie, j’apprécie Kaplan depuis des années, j’apprécie son infinie patience à expliquer, à nous documenter, à argumenter, à essuyer parfois des commentaires durs sans jamais s’énerver, à rigoler aussi. A je ne sais plus quelle occasion, nous l’avions promu DJ, c’est dire.

  13. Sophie

    « Je n’aime ni le terme néo-libéral, ni le terme ultralibéral.  »

    Ouaip! Libertin, c’est nettement mieux et c’est plus précis! C’est pas Diderot qui me dira le contraire!

  14. la publication

    desavy,
    Je me lance.
    « Ultralibéral » ne signifie absolument rien. Jamais personne ne s’est revendiqué de l’« ultralibéralisme » (sauf Doc Chicago, mais c’est juste pour rire). « Ultralibéral » est un terme inventé par les antilibéraux français pour disqualifier leurs adversaires (par ailleurs, eux aussi, antilibéraux) lors de grands procès en sorcellerie et autres tribunaux révolutionnaires.
    « Néolibéral » a faillit avoir un sens. C’était juste avant la seconde guerre mondiale, alors que les idées libérales s’étaient fait balayer par la montée des idéologies totalitaires, et « néolibéralisme » aurait pu signifier « version modernisée du libéralisme classique. » De fait, le terme n’a pas vraiment prit et il n’est plus utilisé que par des antilibéraux avec une connotation naturellement péjorative.
    Dans la vraie vie, les idées libérales couvrent un spectre très large. Á l’extrême, qui pourrait s’approcher de la notion d’ultralibéralisme, on trouve l’anarcho-capitalisme (i.e. Murray Rothbard, Gustave de Molinari, David Friedman…) qui vise ni plus ni moins qu’une société sans État ; un peu plus soft sont les minarchistes qui veulent cantonner l’État à ses fonctions régaliennes et enfin le libéralisme classique qui admet qu’au-delà des fonctions purement régaliennes, l’État peut également assumer un certain nombre de fonctions supplémentaires (comme la gestion du domaine publics par exemple).
    Chose importante : pour la plupart des libéraux, il n’existe pas de distinction entre le libéralisme économique et le reste ; l’économie est une des facettes des activités humaines et elle relève du domaine privé.
    Il existe néanmoins, en effet, des gens qui se réclament d’un « libéralisme conservateur » – plutôt « de droite. » J’en connais de deux sortes : les premiers sont conservateurs à titre personnel (traditions etc…) mais ne s’estiment pas en droit d’imposer leurs vues aux autres : ceux là sont vraiment libéraux. En revanche, il en existe une autre sorte qui prônent le libéralisme sur le plan économique mais veulent que l’État impose un ordre social (religion, famille etc…) ; ceux là commettent à mon sens l’erreur symétrique de celle des sociaux-démocrates et ne sont pas des libéraux.

  15. la publication

    Quant au libertinage, je laisse la parole à Sophie.
    🙂

  16. Souris donc

    Ultralibéral, c’est, en plus moderne, ce que Marchais appelait les capitalisses. Le Grand Capital allié au Grand Satan. Déjà, libéral, c’est mal, ultralibéral, c’est pire que tout. C’est comme les multinationales et la Bourse. L’hyperbole est une façon commode d’attribuer à l’autre ses propres insuffisances. De s’interroger sur ses propres comportements frivoles. La dette abyssale, le trou de la Sécu, le chômage des jeunes et des vieux, c’est la faute à l’ultralibéralisme. Fermez le ban.

  17. Yaakov Rotil

    Et en plus, personne ne s’est jamais préoccupé du chômage des bébés. Or, dans cette classe d’âge, cette plaie qu’est le chômage atteint 100% ! Oui, 100 % !

    C’est un scandââle !

  18. QuadPater

    Bonsoir, j’aimerais savoir de quelle façon les libéraux (les vrais, donc tels qu’ils sont définis ici) approchent-ils les questions strictement non-économiques ? exemples : le mariage homo, la burqa, le droit de vote à 16 ans, que sais-je… ?

  19. Yaakov Rotil

    Oui, c’est une question très intéressante que pose QuadPater.

  20. la publication

    Quad,
    D’une manière générale, « la liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi l’exercice des droits naturels de chaque homme n’a de bornes que celles qui assurent aux autres Membres de la Société, la jouissance de ces mêmes droits. » (DDHC, article IV)
    Une grande majorité des libéraux considèreront que l’État n’a pas à ce mêler de mariage ; le mariage est une affaire privée par excellence – au-delà de l’aspect éventuellement religieux qui ne regarde que la religion concernée – c’est un contrat passé entre deux (ou plus…) individus. À ce titre, l’État n’a aucune légitimité à s’opposer à la signature d’un tel contrat entre deux personnes du même sexe.
    De la même manière, le fait qu’une femme décide de son plein grès de porter la burqa ne me prive d’aucun de mes droits ; l’État n’a donc pas à légiférer en la matière. Le fait qu’un comportement me gène ou que je le désapprouve ne constitue pas un motif suffisant pour que j’en réclame l’interdiction – c’est le principe de tolérance.
    Quant au droit de vote à 16 ans, c’est une convention comme l’avortement (quand commence la vie ?) ; il n’y a pas de position libérale à ce propos.

  21. la publication

    Un bon résumé des principes de base du libéralisme que nous avions rédigé avec quelques amis.

  22. Souris donc

    Je trouve que les libéraux (du PLD) devraient également nous expliquer de quelle façon ils approchent la question électorale de leur cocufiage par Bayrou qu’ils avaient soutenu.
    Un aperçu de leurs contorsions :
    http://www.partiliberaldemocrate.fr/communiques/le-choix-de-francois-bayrou-nest-pas-le-notre
    hu hu hu !

  23. aventin

    A mon avis, c’est un homme qui croît qu’il n’y a pas de différence entre une société humaine et la ruche des abeilles. D’où le problème…

  24. aventin

    Il a lieu d’évoquer à la lecture de ce credo le principe de non-contradiction, qui pour certains il est vrai est un droit… le plus croustillant est la coexistence des point 9 et 12. Merci, j’ai bien ri !

  25. à « la publication »…(4 mai, 9h12)
    Ce credo libéral est plein de bon sens. On peut l’imaginer comme un objectif, que nos sociétés atteindront un jour comme ultime perfectionnement. Un jour…
    Ce jour est lointain. Mais pour le présent les points 9 et 12, loin d’être contradictoires, sont parfaitement complémentaires.

  26. aventin

    Le libéralisme économique est une pauvre théorie de plus, sans lien au réel ; il est une succession de constatations péremptoirement établies, de suppositions militantes, faites dans un monde théorique n’existant qu’en laboratoire : c’est dire ce que tout cela vaut. La politique républicaine est le fruit des « tumulti », de ce réel qu’est le débat public mené par des hommes bien inscrits dans le réel. Tous ces graphiques et ces théories ne sont rien ; rien de plus que les ratiocinations hasardeuses de ces théologiens érudits du moyen âge dont les propos sont à peines compréhensibles aujourd’hui et totalement tombés dans le kitch le plus absolu. Dans cinq siècles, on rira à la lecture des oeuvres d’Hayek, de Bastiat, de Say, de Von Mises, et de tant d’autres théologiens du libéralisme économique. Le rapport au réel, voilà la grande question de ces théories comiques. Certains rient déjà…

  27. Souris donc

    « De la même manière, le fait qu’une femme décide de son plein gré de porter la burqa ne me prive d’aucun de mes droits ; l’État n’a donc pas à légiférer en la matière. »

    Si ! L’emburquinée me prive du droit de ne pas avoir à subir, chez moi, la vision d’une militante pro-islamisme qui revendique la supériorité de la charia sur la Constitution. L’emburquinée contrevient à l’article 8 du principe de tolérance, car porter la burqa en France n’est pas autre chose que de la menace et de l’intimidation.
    Sinon, je ne vois aucune objection à ce que les principes libéraux énoncés se substituent à la Constitution.
    Si, une : si l’Etat n’organise pas les solidarités, il est indigne que les plus démunis dépendent du bon vouloir de la philanthropie, même si celle-ci est déductible des impôts (diminuant d’autant les rentrées fiscales. Somme nulle.)

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :