Les Dévots d’un Vote

Habemus Hollandum, la France a un Président. Une majorité de votants, bien que minorité d’électeurs, l’a élu. Son accession à l’Élysée était incroyable, elle n’est pas moins légale, incontestable.

Alors on peut s’étonner. Et se demander quelles raisons ont pu décider des millions d’électeurs à faire ce choix.

Il y a d’abord, évidemment, ceux qui auraient voté pour n’importe qui pourvu qu’il soit au PS. Par tradition familiale, par intérêt corporatiste, par influence de collègues ou de voisins. Ces raisons là ne prêtent pas à discussion, elles ne sont pas des raisons. Ce sont plutôt des réflexes, qui d’ailleurs ont leur pendant du côté de ceux qui donnent leurs suffrages aux candidats de droite.

Il y a les ignorants, ceux qui ne s’intéressant jamais à la chose politique ignorent tout des programmes affichés. Cette dernière ignorance n’est certes pas bien grave, le lien entre programme affiché et probabilité de réalisation s’avérant toujours ténu. Mais ils ignorent aussi ce que tel candidat, ou son prédécesseur de même obédience, a effectivement accompli lorsqu’il tenait les rennes du pouvoir. Ces personnes votent en fonction de considérations bizarres, inattendues, souvent plus sentimentales que raisonnables. Combien n’a-t-on pas entendu de ces électeurs convaincus que les socialistes pratiqueront une politique plus favorable aux défavorisés, au nombre desquels ils se comptent, parce que… dans « socialiste » figure le vocable « social »? Voyons mais c’est bien sûr…

Il y a, dans cette même catégorie, les âmes généreuses convaincues qu’il faut partager. Ce sont des personnes sincères, tenants d’un noble principe à la fois de solidarité et de charité. Malheureusement ces électeurs ne savent pas pousser leur raisonnement au-delà de l’impression première. Adeptes de la « pensée brute » ils sont inconscients d’une réalité qui veut que pour partager beaucoup il est mieux d’avoir beaucoup à partager. On a beau leur répéter que la doctrine socialiste par ses règlements, ses contraintes, son dirigisme d’état, a toujours eu pour conséquence une diminution de la richesse produite et donc de la richesse distribuée, rien n’y fait. Ils préfèrent partager beaucoup de peu, à partager un peu de beaucoup même si dans ce dernier cas les ressources partagées sont sensiblement plus vastes. Le mot « partage » les fait vibrer. Ils sont les mêmes que les partisans des 35 heures hebdomadaires, brandissant comme on récite un dogme les bienfaits du « partage du travail », voulant coûte que coûte ignorer les ravages provoqués par cette mesure, sous Jospin, à l’encontre des travailleurs du bas de l’échelle.

Il y a les égalitaires. Tous ceux qui n’ont rien compris, ou rien voulu comprendre, à ce mot « égalité » inscrit aux frontons de nos mairies. Née au siècle des lumières, reprise par les révolutionnaires à la fin de ce même siècle, la formule « Liberté, Égalité, Fraternité » appelait, puis entérinait l’égalité de tous devant la loi. Finis les droits de chasse réservés à la noblesse, finis les tribunaux spéciaux non accessibles à la roture. Formalisée à la suite de l’abolition des privilèges par la noblesse pendant la nuit du 4 août, l’égalité des droits de chaque citoyen prenait le pas sur les privilèges dus à la naissance. Mais au fil du temps et des surenchères populistes de tous bords, s’est ancrée dans les esprits l’idée d’égalité tout court. Laquelle inclut donc l’accès pour tous aux mêmes biens, aux mêmes revenus, à la même intelligence, à la même capacité de travail, à la même autorité naturelle…Tous pareils, tous identiques, et ceux qui ne le sont pas, c’est la faute à la société qui ne veille pas à…l’égalité! La boucle est bouclée, et elle enserre les esprits français dans un cercle fermé de jalousie, d’envie, de convoitise…et de désespérance. Cette égalité là, c’est l’inaccessible étoile que le socialisme présente comme accessible aux crédules qui leur accordent leurs voix en y croyant…à moitié. Cette moitié de conviction suffit à un vote, on se dit « essayons encore, on verra bien ».

Il y a, comment les oublier, les bobos. Ces bourgeois aisés, pas toujours bohêmes et toujours béats, se pensent parés des valeurs du juste. Ils vivent dans l’opulence, ou du moins dans l’aisance, ils habitent les quartiers tranquilles, ils fréquentent les bonnes écoles, mais ils sont de tout cœur, de toute leur âme, avec les défavorisés du monde. Ils les comprennent, ils évoquent à tout propos leurs conditions pénibles, ils les aiment. De loin. Et ils votent pour…alléger leur propre bonne conscience. Et pour, dans les salons et les dîners, proclamer leur vertu.

Il y a les drogués à la dépense publique. Ils voient bien, ils connaissent, la situation dramatique des finances de l’état qui met en péril la protection sociale des Français et l’indépendance du pays. Cela ne les empêche pas d’applaudir des deux mains, des trois s’ils en avaient trois, aux deux premières mesures de Hollande qui vont augmenter la dette de quelque 6 milliards €. Si, si, des gens comme ça existent.

Il y a, proches des précédents, les « statolâtres ». L’état seul est capable de discerner l’intérêt général, l’état seul est blanc de toute connivence, de toute corruption. L’état seul est assez pur, assez responsable, pour savoir gérer les affaires du peuple, voire les affaires industrielles. L’état seul peut s’abstenir d’obéir à des intérêts particuliers, l’état seul n’est pas guidé par le profit. On les entend dire et répéter, d’un air condescendant se voulant compréhensif: « le privé travaille pour le profit, c’est normal, c’est son rôle, il se fout de l’intérêt du pays et des citoyens ». Avec une telle conviction chevillée au corps, comment s’étonner que ces dévots approuvent le « tout état », les nationalisations, la pléthore de fonctionnaires?

Il y a les « anti-comptes », les adeptes de la formule célèbre d’un ministre (tiens, une socialiste!) qui avait fièrement déclaré à sa prise de fonction: « Je ne serai pas le ministre des comptes ». C’était Nicole Questiaux, une ardente faiseuse de dette dès 1981, visionnaire involontaire de ce qui allait suivre pendant 26 années.

Et puis il y a les tendres témoins de situations particulières difficiles ou émouvantes, témoins sincères, témoins généreux, témoins de bonne volonté, mais témoins à vision cloisonnée, insouciants de la globalité des problèmes.
C’est l’école du village voisin qui risque de fermer, il faut penser à l’angoisse des parents. Mais cette école n’a que quatre élèves, est-il raisonnable pour la nation de la pérenniser? Oui, disent ces électeurs-là, « priorité à l’éducation ».
C’est l’hôpital d’une petite ville, 20 lits dont 12 restent vides. Il faut le conserver, disent-ils encore, « priorité à la santé ». Et on vote socialiste car le PS promet ce maintien, et le PS gagne, et le chirurgien qui n’opère pas assez souvent perd l’entraînement…
C’est une crèche à maintenir, c’est une association sportive indispensable, c’est une catégorie de professeurs dont il faut maintenir l’effectif ou l’augmenter …
Ils veulent oublier, ces tendres témoins, qu’un président et un gouvernement responsables doivent traiter ces questions en balance avec leur coût, avec les observations globales opérées par ailleurs, avec les éventuelles solutions alternatives, avec la dette du pays. Et l’électeur responsable doit, lui aussi, faire son choix en levant les yeux vers l’horizon. L’électeur responsable ne vote pas socialiste, il écoute l’enseignement de Raymond Aron: « Le choix en politique n’est pas entre le bien et le mal, mais entre le préférable et le détestable »

Il y a encore les crédules, à qui on fait peur avec le renvoi « programmé » de la famille immigrée voisine dans son pays d’origine. Renvoi « programmé »…inventé par les mensonges de leurs amis de gauche, pour faire peur.

Il y a enfin les pires. Intellectuellement les pires. Les adeptes d’une politique de droite, droite libérale, droite bonapartiste, ou droite auto baptisée récemment « souverainiste ». Ces personnes qui trouvaient désastreux ce que proposent Hollande et son parti mais n’en n’ont pas moins voté en faveur du nouveau président. Pourquoi?
Parce que Sarkozy avait prononcé un jour un mot malheureux, ou parce qu’il était trop « européiste », ou le plus souvent parce qu’il n’a pas assez affirmé une orientation droitière, pratiquant par exemple une « ouverture à gauche » par des nominations de ministres ou de responsables venant de la gauche. Sarkozy pas assez à droite, donc votons Hollande! Ceux-là, nombreux hélas, sont impardonnables car incohérents; ils ont sacrifié leur pays à leur rancune, ils ont commis un crime contre l’esprit.

L’esprit de discernement, disait en substance La Bruyère, est décidemment une chose bien rare.
Il disait aussi, comme nous sommes tentés de dire aujourd’hui à propos de l’arrivée hollandaise à l’Élysée: « Les visites font toujours plaisir, si ce n’est en arrivant, du moins en partant. »

40 Commentaires

  1. Aventin

    « La boucle est bouclée, et elle enserre les esprits français dans un cercle fermé de jalousie, d’envie, de convoitise…et de désespérance »

    Auriez-vous les références des âmes que vous avez sondées ? Je veux bien voir les milliards de bulletins réponses de votre enquête.

    “Le choix en politique n’est pas entre le bien et le mal, mais entre le préférable et le détestable »

    Voilà qui en soit ne veut rien dire si l’on ne donne de définition pour les mots : préférable, détestable, bien, mal.

    Tout à fait d’accord sur les bobos, une plaie politique majeure.

    « Il y a, proches des précédents, les “statolâtres” »

    Je la remets : « les hommes ont inventé l’Etat pour ne plus obéir aux hommes » (G. Burdeau)
    .
    Reconnaître l’Etat comme principe de régulation le plus légitime et efficace aux fins garantir et gérer le juste périmètre du bien commun, n’induit aucunement de mettre en place un Etat incapable de rationaliser ses services.
    On peut être « étatiste » sans pour autant mépriser le souci du coût de l’efficacité des services. La seule limite reste que la rentabilité desdits services est un concept dénué de sens..
    Il reste que dans ce dernier cadre il est évident qu’une saine prise en compte du coût des services – néanmoins secondaire en tant que principe – fait également partie de la mise en oeuvre d’une gestion pérenne du bien public.
    L’Etat fort est une expression qui ne signifie Etat dépensier et inefficace que pour des libéraux dogmatiques (i. e. les libéraux)

    Les marcholâtres mènent le monde depuis 40 ans, on voit le résultat…FMI partout, misère généralisée…(je mets à part la haute finance dont la philanthropie va jusqu’à spéculer sur les marchés et produits agricoles par souci des estomacs du sud… banquiers du monde entier, donnez-vous la main invisible…).

    Hollande, puisque c’est de lui qu’il s’agit, relève bien plus à mon sens du manager de fonds de pension – rigolard et sympa, bonne bouille et blague toujours engagée dans le canon – que d’un Homme politique de la trempe de ceux qu’il est convenu de nommer ainsi au regard de la vision politique qu’ils portent.

    François ferait un brillant président de la Commission européenne, tel son Mentor, le papa de Martine.

    Pourquoi il a été élu ?

    Personne ne le sait. Il s’agit d’un phénomène politique se trouvant à mi-chemin entre la farce et les effets directs de la déshérence politique de tout un peuple. 40 années d’école façon 68 ne peuvent que démobiliser les intelligences.

  2. Marie

    merci Impat voilà bien exprimer ce que je pense et ce que je sais ! je ne partage pas tout le propos d’AVentin non l’Eata ne doit pas être omnipotent d’autant qu’il faudarit drôlement changer les habitudes pour que les services de l’Etat fasse preuve d’ efficacité J’en parlais encore avec une amis cadre A de la Fonction publique et qui me disait qu’il fallait passer son temps sur les dos des agents (pas tous quelques’ uns ont encore le souci du service) pour que le travail soit accompli.Et si les cadres ne disent rien …
    Pour moi l’Etat est là pour gérer les services essentielles police armée justice et ne pas se m^ler des entreprises.
    Vous dites Aventin que la misère se généralise tous les indicateurs disent le contraire … les banquiers ont la place qu’on leur a donné en demander toujours plus de prêts pour payer le social. Trop facile de tout coller sur le dos des financiers. Ils ne sont pas blancs bleus mais la dette elle vient des états m^me les subprimes qui ont été lancés par le gouvernement Us à l’époque par souci social!

  3. Doc Chicago

    excellent article !!! clair et juste

  4. Aventin

    Argument bien connue : la richesse globale a augmenté (vous savez ce qu’ont dit des chiffres… et puis il faudrait voir en détail les modalités de calcul de cette si fameuse moyenne qui monte), mais qui se résume de la façon suivante.

    A est un industriel nomade qui produit au moins cher et bénéficie de la délocalisation
    B est un ouvrier (gros mot ?) français au chomdu après délocalisation
    C est un travailleur français pauvre en voie de délocalisation
    D est un travailleur chinois pauvre bénéficiant de la délocalisation

    Dans notre modèle, l’augmentation globale bénéficie à 99% à A (qui si il est malin ne pais pas d’impôt malgré sa fortune colossale) et à 1 % à D, lequel D est passé de chomeur à ouvrier d’usine à 0,15 dollars de l’heure pour 12 heures par jour depuis qu’il a 12 ans.

    B est devenu travailleur pauvre, il pointe, car il est horriblement cher et très vilain – parfois même syndicaliste, c’est dire si y cumule le gusse…

    C se tient à carreau et ne moufte pas – vaut mieux ; d’ailleurs, il a abandonné son mandat syndical, tout ça n’étant pas libéral et sympa. Si C bouge un oeil, façon oeil réprobateur rapport aux revendications salariales, un D va immédiatement multiplier par 100 son revenu grâce à la beauté spontanée de l’ordre libéral qui fait apparaître et disparaître les usines n’importe où dans le monde en moins de 24 heures.

    Au final, question lutte, on a l’équation suivante :

    A est plus riche que jamais et à fait bondire son CA et le revenu global
    B vient de perdre son boulot : Madame à fait les valises et ses gosses le traite de fainéant
    C est plus encore dans la précarité, d’ailleurs l’année prochaine se sera 4 mois de chomage technique étant entendu qu’il est trop cher par rapport à la concurrence (C sera bientôt en B, c’est une promotion)
    D est enfin devenu un travailleur pauvre, ce qui pour un ancien pauvre est une promotion formidable : D aime le libéralisme, qu’il trouve juste, enfin quand il a le temps d’y penser, vu que sur 12 heures de boulot il a droit à 4 minutes de pose toutes les treize heures – sont malin les libéraux chinois…

    Je vous laisse ainsi annoncer à B et C que la mondialisation est heureuse et qu’il faut vraiment être de mauvaise composition pour refuser l’augmentation global de la richesse (tenez, vous définirez la richesse aussi…) et dénier à ce chiffre la démonstration irréfutable que le bonheur est dans le nomadisme entrepreneurial et libéral.

    La notion de dignité ni ne se définit ni ne se quantifie, de manière globale où selon une moyenne. Ne me dites pas que je vous l’apprends ?

  5. Doc Chicago

    les libéraux dogmatiques ? lol on est juste cohérents. Et pourquoi pas les colbertistes dogmatiques, tant qu’on y est ? traiter son adversaire de dogmatique parce qu’il refuse de sombrer dans les mêmes erreurs, parce qu’il s’obstine à ne pas communier au sein du même culte, c’est un peu facile. La fonction publique on sait ce que c’est, depuis le temps. Et le parlement, qui ne le désire d’ailleurs pas, est soigneusement empêché de contrôler les dépenses publiques, alors que c’est le seul à même de le faire (la cour des comptes n’a pas de pouvoir de sanction): résultat, l’état s’évalue lui-même et on a des rapports hallucinants produits par des syndicalistes, comme dans l’éducation nationale. Et c’est marrant, mais je n’entends jamais ces technos sépia qui parlent de bonne gestion étatique, affirmer vouloir se laisser inspecter et sanctionner par le parlement, bien au contraire…. (en même temps, un parlement sans pouvoir réel a produit des godillots sans cervelle et corrompus, c’est le serpent qui se mord la queue, d’autant plus que les 2/3 des députés sont aussi des fonctionnaires…). Les fonctionnaires qui ne parlent pas de bonne gestion, au fond, ce sont les plus réalistes et honnêtes.

  6. desavy

    Les sciences politiques se sont beaucoup intéressées aux motivations des électeurs, avec notamment beaucoup de travaux américains. Il existe de très bons ouvrages à ce sujet.

    Impat :

    « Il y a enfin les pires. Intellectuellement les pires. Les adeptes d’une politique de droite, droite libérale, droite bonapartiste, ou droite auto baptisée récemment “souverainiste”. »

    Le goulag serait une peine bien trop clémente pour eux. Crime impardonnable : ils auraient dû supporter une nouvelle ouverture (bonjour Kouchner), un nouveau Grenelle de l’environnement, une nouvelle taxe sur les capitaux financiers (Sarko et Attac même combat), etc.

    “le privé travaille pour le profit, c’est normal, c’est son rôle, il se fout de l’intérêt du pays et des citoyens”

    Je suis d’accord avec cette idée. J’ai toujours considéré l’idée d’entreprise citoyenne comme une absurdité. Une entreprise doit créer de la richesse et réaliser des profits. Qu’une entreprise doive se préoccuper de l’intérêt du pays n’a aucun sens. C’est le rôle de l’État.

    Marie, j’ai du mal avec l’aspect social des subprimes. Disons plutôt que ces prêts consentis à des ménages peu solvables correspondaient aux valeurs américaines (nous y revoilà…) comme l’individualisme (ce n’est pas pour moi un gros mot) concrétisé ici par le désir de devenir propriétaire.

  7. Aventin

    Au final, tout cela me fait penser à de brillants généraux sacrifiant des petits soldat de plomb dans la tente de commandement. Une belle brochette de supercalculateur qui au surplus ne manque jamais une occasion de s’extasier sur les belles formules mathématiques qui permettent de calculer la courbe de tire des canons.

    – Tout ça est quand même sacrément bien foutu mon Général, non ?

    – Tu parles Charles, ça sert de faire ses études à Westpoint.

    – Ah, Dieu que la guerre économique est jolie !

    En attendant, sur le théâtre des opérations…

    Messieurs les généraux, bonsoir !

  8. Doc Chicago

    aventin: cette avalanche de clichés et de mauvaise foi. Où est-ce qu’il y a du libéralisme en France, d’ailleurs, à part dans les fantasmes des gauchistes ? aventin vous n’avez aucune notion même basique d’économie, vous ne savez rien de la situation des gens dont vous prétendez parler et dont vous prétendez être le défenseur, vous êtes un escroc intellectuel. je me demande même si vous n’êtes pas prof dans le secondaire, c’est bien le genre. les syndicalistes et leurs méthodes, toute personne qui a eu affaire à eux les connais, et des syndicalistes j’en ai dans mon entourage proche. tous ne sont pas pourris, mais ceux qui le sont, et qui constituent les cadres, cumulent la double casquette de fasciste et de mafieux, tout à fait complémentaires. les hurlements et la terreur pour faire passer des votes non-secrets, beaucoup de monde en a fait l’expérience. mais c’est vrai que quand on oeuvre pour le Bien et les pauvres, on est dispensé des contraintes morales que l’on exige des autres. la dignité, ça commence en ne prenant pas ses interlocuteurs pour des cons. vous croyez quoi, que du pathos et des chiffres qui ne ressemblent à rien, ça va nous impressionner ? la réalité, on la connaît. on la vit tous les jours dans ce foutu pays où les gens comme vous se comportent en maîtres. Allez vous mettre un sac à papier sur la tête, votre trombine ne mérite pas de reparaître au soleil.

  9. Doc Chicago

    desavy: l’accession maximale à la propriété correspondait là aussi à des enjeux électoraux. le public choice, toujours….

  10. Aventin

    Prof ? J’ai un BEP chaudronnerie et j’roule en 4L orange, alors vous voyez si j’en suis loin… et vous ? Normale et agrégation de philosophie ?

    Pourriez me laisser votre photo ? J’habite dans la Creuse, j’ai pas la télé, et j’ai jamais vu un vrai intellectuel.

  11. Doc Chicago

    non, franchement, les larmes de crocodile des gauchistes, leurs indignations calculées et leurs convictions en carton, surtout quand on les mesure à l’aune de vies mesquines et routinières de rentiers du public, je ne supporte plus. Et comme il a toujours été inutile de convaincre les brigands, surtout les plus détestables qui font de la comédie et posent en robin des bois, maintenant je méprise activement. Ca ne fait pas avancer le débat, de toute façon le public est entré en guerre contre le reste du pays, il n’y a plus de débat possible surtout avec une gauche dont la tendance millénariste s’est aggravée, mais moi au moins ça me soulage de dire à un donneur de leçons défenseur des pauvres ce que quelqu’un qui a du mal à gagner sa vie et qui sait ce que c’est pense de lui.

  12. desavy

    Oui Doc, mais les enjeux électoraux ne correspondent-ils pas à des valeurs ?

  13. QuadPater

    Que voilà un bel exposé des différents types de tachons socialistes. Impat nous invente la tachinomie rose.
    J’avoue une petite tendresse pour les partageux. Ils ont su préserver cette naïveté pure qui fait le charme des jeunes enfants.
    « Allô SuperFrançois ? Y’a un blème. Nous sommes dix copains à nous partager un gâteau. La dame de la cantine, Lili Béral, en donne toujours la moitié à Bouboule ce goinfre, et nous les 9 autres on doit se partager que l’autre moitié ! c’est pas juste !
    – Qu’à cela ne tienne mon petit. Regarde, je prélève un gros bout de la part de Bouboule et je vous le distribue (ce qu’il fait illico avec de grands mouvements majestueux de sa cape rose)
    – Ah merci SuperFrançois !
    – de rien petit, appelle-moi s’il recommence !
    […]
    – Allô SuperFrançois ! y’a encore un problème à cause de Bouboule !
    – Attends, je vais revenir avec mon grand couteau, tu vas voir ce que je fais de sa part, moi ! (nouveau mouvement de cape)
    – euh non, c’est pas ça… Bouboule était en colère, alors il est parti…
    – eh bien tant mieux ! il était méchant ! et vous avez tout le gâteau pour vous maintenant !
    – ben… en fait on a appris que Bouboule c’était le pâtissier qui fabriquait le gâteau. Y’a plus de gâteau… T’aurais pas quelques bouts de pain ? »

  14. desavy

    Hum… Un pâtissier qui a besoin de passer par la cantine pour manger ses propres gâteaux…

  15. Marie

    L’aspect local c’est mon frère qui vit aux Us qui m’en a parlé ,pour info il vote à gauche. 🙂

  16. desavy

    Marie, « social » ou « local » ?

  17. Aventin

    Gauche genre ce WE on va à Cape Cod en Porsche ?

    Solidarité, des Hamptons aux Corons.

    Yo !

    Respect for the people.

  18. Saul

    « lorsqu’il tenait les rennes du pouvoir. »

    c’était papa Noël ? 😀

    sinon article caricatural, tout les poncifs nous ont été servis. Nous avons là un bel exemple de dogmatisme et mauvaise foi. Sous pretexte d’analyse sociologique, l’auteur nous vend sa soupe pourtant saumâtre du TINA…recette qui a pourtant largement démontré son inefficacité, et osons le dire, sa nature criminelle.
    Car il ne démontre pas en quoi son camp est celui du « bien »….(même travers de détenir la vérité que ceux qu’il dénonce….)
    Dommage, l’auteur est capable de bien mieux que cette condescendance et ce mépris de millions de personnes ayant fait un choix différent du sien.
    Ne parlons pas de la propagande mensongère qui y est faite
    ainsi ces écoles que l’on ferme car elles n’auraient que 4 élèves, ces services publics vu comme autant de « privilèges »…mon dieu….

  19. Marie

    et oui la notre a fermée il restait 3 élèves! la poste a fermée plus de courriers ou si peu.. le commerce a fermé , faute de clients… la sous préfecture aussi mais on vit encore et pas si mal!

  20. plantigrade69

    AVentin,
    ok, le patron a délocalisé. Mais ses produits, il va les vendre à qui? Aux pauvres de là-bas? Aux pauvres d’ici?
    En fait, c’est une course suicidaire à long terme, mais compte tenu des charges qu’on a prélevé en France et des dettes qu’on a fait pour un social dispendieux et peu contrôlé (il plus qu’important d’avoir du social mais on a largement dérapé), le patron a fait survivre son entreprise en délocalisant tout en sachant que ça ne durerait pas puisque plus personne ne paierait les consommateurs. Mais s’il ne l’avait pas fait, il serait mort avant. Et les fautifs en sont tout autant la gauche que la droite.

  21. Aventin

    @Plantigrade

    Gauche et droite sont des libéraux forcenés : UMPS et autres young leaders ; la solution passe par une juste dose de protectionnisme au niveau de chaque nation. Mais les dogmatiques ne reviendront pas sur le dogme, car le phénomène est religieux.

    De toutes façon chacun sait qu’Il n’y aura jamais assez de libéralisme, ce comme il n’y aura jamais eu assez de communisme pour que la lumière eu pu paraître à nos yeux écarquillés, et la vérité brûler ainsi nos rétines.

    D’ailleurs, entre le libéralisme européiste du jour et le vrai libéralisme, il n’y a aucun rapport, c’est évident, il s’agit de deux choses radicalement opposées, et sur les principes mêmes. L’UE est communiste, c’est bien connu.

    C’est comme quand vous avez mis le bras dans un hachoir ; on vous expliquera alors que si vous avez mal c’est pour la raison qu’il faut passer aussi la tête et tout le reste pour aller mieux. Et au fond, ce n’est pas si bête, la réflexion est même emprunte d’un certain pragmatisme, puisqu’une fois mort, effectivement, désagrément et douleurs ne sont plus. En libéralie, le réel n’existe plus ! Et le Dieu de l’économie épargnera les siens…

    Ils ne reculeront devant rien, ils iront jusqu’au bout, quand bien même il s’agira de sacrifier tous les peuples d’Europe.

    Ne croyez surtout pas qu’ils hésiteront ne serait-ce qu’un instant. Le phénomène est religieux, et vous savez ce que l’on a pu faire au nom de la religion.

  22. QuadPater

    Oui, c’est à réécrire.
    En plus simple : Bouboule prépare un gâteau, il se prend une part énorme, les autres se plaignent, on le force à partager, ça ne lui plaît pas, il se délocalise avec sa farine, son sucre et son savoir-faire, plus de gâteau.

  23. Plantigrade,… » le patron a fait survivre son entreprise en délocalisant tout en sachant que ça ne durerait pas puisque plus personne ne paierait les consommateurs »…
    Cela est parfois vrai, pas toujours. Car le pays ayant accueilli l’entreprise délocalisée voit son niveau de vie croître, et voit donc naître de nouveaux consommateurs, locaux.
    D’ailleurs l’objectif poursuivi par les « délocaliseurs » est aussi souvent de trouver un marché sur place que de réduire ses coûts.

  24. Aventin

    @Impat

    Il est sûr que l’ouvrier européen ou français est le cadet des soucis du manager international, ce citoyen du monde, membre actif de la superclasse, laquelle trouve d’ailleurs éminemment mesquins ces héritages nationaux comportant au surplus d’ahurissantes règles de droit social toutes plus antilibérales les unes que les autres.

    L’Homme nouveau n’a ni saveur ni histoire, juste du temps de cerveau disponible afin que la publicité lui crée de beaux besoins autorisant de belles débouchées commerciales : la carte de crédit est sa carte d’identité.

    Nous sommes au coeur d’un bien joli programme…

  25. plantigrade69

    Impat,
    ça l’est maintenant, après trente années. Mais les première délocalisations étaient bel et bien pour profiter des consommateurs de nos pays, payés par d’autres. Pour profiter de ce que j’appelais « linstant T », celui où les consommateurs étaient encore « chargés ». J’avais même écrit dans mon essai:
    « Quand on importe pas cher, en fait, ce qu’on importe, c’est de la pauvreté, et on paye avec de la richesse. Bien entendu, par la force des vases communicants, notamment pour les masses laborieuses du pays qui paye, la pauvreté va s’accroître pendant que les richesses, celles qui font d’eux des consommateurs,c’est à dire les salaires, vont s’étioler. »
    C’est très exactement ce qui s’est passé ( je l’ai écrit il y a trente ans), les secteurs nouveaux en expansion, ou high tech, ne pouvant pas suffire ad vitem eternam.

    Aventin,
    vous savez, les défaut du capitalisme, les capitalistes les connaissent. Et les « gens de droite » ne se privent pas d’en critiquer les effets pervers ». C’est une lutte de tous les jours, avec des hauts et des bas et des crises récurrentes plus ou moins graves. Cela fait partie du système.
    Ceci au contraire de la gauche qui idéalise une idéologie chimérique, et qui s’imagine que la simple critique du marché suffit à valider le socialisme.

  26. Plantigrade, j’en conviens…partiellement (oui, c’est une manie -:)).
    Car par exemple les délocalisations dont on parle le plus, et dont on parlait le plus voici 30 ans, étaient celles qui s’opéraient vers la Chine. Eh bien voici 30 ans la Chine exportait de nombreux produits de ses fabrications vers Taïwan, la Chine libérale riche dont les consommateurs achetaient beaucoup.

  27. Aventin

    @Plantigrade,

    De quelle gauche parlez-vous ?

    La gauche dont je suis est celle du républicanisme civique. Celle-ci n’accorde ni mépris ni glorification de l’argent et des richesses, ou des échanges marchands ; ces choses là doivent simplement être mises à leur place.
    Il reste qu’il est bon de secouer de temps en temps les marchands du temple républicain.

    Seule la qualité du lien civique est véritablement au centre de nos préoccupations politiques. Cette gauche n’a rien contre le commerce et les riches ; je dirais même qu’elle s’en tamponne des riches. Elle regarde en revanche d’un oeil méfiant les spéculateurs et le taux usuraire applicable (Cf Aristote).
    Tout cela n’empêche pas de considérer comme futile de s’obstiner à l’accumulation des richesses au-delà d’un pécule raisonnable garantissant une vie saine et indépendante.Je n’ai pas pour objectif de vie gagner 500 000 € par an. Que ceux qui ont ces prétentions s’amusent dans leur jardin d’enfant à accumuler les billes si telle est l’inclination de leur âme, cela m’importe peu.

    Le PS n’a rien à voir avec la gauche, et tout avec cette droite qui fait passer les valeurs derrière la monnaie. Le critère concret essentiel est l’Europe. Qui a fait cette Europe ? UMP et PS ! Il y a un lien objectif entre une certaine droite et une certaine gauche qui depuis 30 ans monopolisent le pouvoir ; ce lien, c’est le libéralisme sous toutes ses formes (économique, sociétal…). La gauche n’existe plus en France. Nous sommes en phase d’apnée idéologique et intellectuelle, et nous ne sommes pas prêt de remonter à la surface au regard des personnalités présentes sur le terrain de jeu.

  28. desavy

    Plantigrade69 :

    “Quand on importe pas cher, en fait, ce qu’on importe, c’est de la pauvreté, et on paye avec de la richesse. Bien entendu, par la force des vases communicants, notamment pour les masses laborieuses du pays qui paye, la pauvreté va s’accroître pendant que les richesses, celles qui font d’eux des consommateurs,c’est à dire les salaires, vont s’étioler.”

    On n’importe pas de pauvreté lorsqu’on importe pas cher. Au contraire, on permet aux plus pauvres de consommer davantage et surtout on remplace des productions à faible valeur ajoutée par des productions à plus forte valeur ajoutée.

    Si on importe des produits peu coûteux à fabriquer, c’est parce qu’il y a une adéquation entre la valeur de la production d’un pays et les revenus de sa population. Les revenus des Français sont trop élevés pour produire des bien peu coûteux. Il ne s’agit pas de les diminuer mais d’augmenter la valeur de la production.

  29. plantigrade69

    desavy,
    oui mais à court terme. A long terme, on le paye très cher. Je ne suis pas contre l’importation ou les délocalisations, mais il y a des règles à revoir, notamment au niveau des charges sociales, car le résultat de tout cela, c’est que des entreprises pillent les autres entreprises. Mais il faudrait plus de temps.

    Impat,
    pareil, mais il faudrait discuter….

    Aventin,
    comme vous… mais un jour – comme je l’ai fait – il faudra admettre que cela ne s’appelle pas la gauche.

  30. desavy

    Bonjour Plantigrade69,

    Ce que j’ai écrit est également vrai à long terme.

    Un produit peu coûteux à fabriquer doit être vendu à un prix très bas, sauf à fermer nos frontières. Sinon, les consommateurs ne l’achèteront pas. S’il est vendu à un prix très bas, il ne peut correspondre qu’à un salaire très bas. Ce dernier sera donc trop bas pour permettre d’avoir une consommation correspondant à nos normes.

    Vous remarquerez que mon raisonnement s’inscrit complètement dans votre thèse.

  31. Cher Impat,

    dans quel monde vivez-vous?

    Non, parce que s’il vous arrivait de descendre de votre nuage flottant dans le ciel des idées, vous remarqueriez peut-être l’état de délabrement croissant de votre pays, avec école en sous-effectif, villages désertés tant par les travailleurs que les services publics, usines délocalisées massivement pour cause de libre-échange mondialisé, réduction de la démocratie à un vote pour des représentants non-représentatifs et un président enchaîné par les organisations supra-nationales (en premier lieu l’UE) et un coefficient GINI dessinant le début d’une montagne en partant de la base vers le sommet.

    Peut-être auriez-vous aussi remarqué que le parti socialiste n’a plus rien de socialiste (ni d’ailleurs d’un parti, vues les élections ouvertes)? Hollande bolchévique sous votre plume, est pourtant le même Hollande qui devant la city a déclaré qu’il ne fallait pas avoir peur, la gauche ayant après tout « libéralisé » quand elle fut au pouvoir.

    C’est pas DSK qui, futur ex-candidat, avait rédigé une thèse économique basé sur les enseignements d’un certain Gary Becker (ré-inventeur du concept de capital humain, à la suite de l’humaniste Staline)?

    Vous rendez-vous compte que les (vrais) socialistes n’envient pas le mode de vie oisif, consumériste et fait de luxe vulgaire et ostentatoire des riches? Et que le partage des richesses quand il vient de la base n’est pas fait de lucre et d’envie, mais d’une volonté de vie décente, voire de vie tout court (avec un SMIC on survit tout simplement)?

    Auriez-vous le même discours si vous viviez du SMIC?

    Cordialement,

    Galaad

  32. Galaad Wilgos

    P.S.: Comment dénouez-vous le nœud philosophique de l’existence d’une main invisible ayant pourtant des effets bien visibles?
    P.P.S.: Pensez-vous vivre dans une ruche?

  33. Galaad Wilgos

    – Hé Jean-Luc, t’es pas heureux dans la mondialisation heureuse?

  34. Galaad Wilgos

    « Allez vous mettre un sac à papier sur la tête, votre trombine ne mérite pas de reparaître au soleil. »

    Oui certes, mais si on danse?

  35. … »Auriez-vous le même discours si vous viviez du SMIC? »…
    Oui, cher Galaad. Lorsque je vivais du SMIG (bien inférieur à l’actuel) le St-Esprit m’éclairait déjà de ces mêmes lumières…

  36. Galaad Wilgos

    Alors,

    P.P.P.S: Dans ce cas-là, l’Etat ne vous a-t-il pas sauvé, ou du moins amélioré la vie (autrement vous n’auriez point bénéficié d’un quelconque salaire minimum)?

  37. Galaad Wilgos

    Un peu de bon sens, d’intelligence et d’érudition. Non je ne désigne pas un ouvrage de Hayek ou d’Ayn Rand, chers amis libéraux. Je parle bien évidemment du génial Castoriadis, « titan de la pensée » (Morin):

    « On met parfois en avant cet argument incroyable, que sans une hiérarchie des salaires la société ne pourrait pas trouver des gens qui acceptent d’accomplir les fonctions les plus “difficiles” et l’on présente comme telles les fonctions de cadre, de dirigeant, etc. On connaît la phrase si souvent répétée par les “responsables” : “si tout le monde gagne la même chose, alors je préfère prendre le balai.” Mais dans des pays comme la Suède, où les écarts de salaire sont devenus beaucoup moindres qu’en France, les entreprises ne fonctionnent pas plus mal qu’en France, et l’on n’a pas vu les cadres se ruer sur les
    balais.

    Ce que l’on constate de plus en plus dans les pays industrialisés, c’est plutôt le contraire : les personnes qui désertent les entreprises, sont celles qui occupent les emplois vraiment les plus difficiles c’est-à-dire les plus pénibles et les moins intéressants. Et l’augmentation des salaires du personnel correspondant n’arrive pas à arrêter l’hémorragie. De ce fait, ces travaux sont de plus en plus laissés à la main d’oeuvre immigrée. Ce phénomène s’explique si l’on reconnaît cette évidence, qu’à moins d’y être contraints par la misère, les gens refusent de plus en plus d’être employés à des travaux idiots. On n’a jamais constaté le phénomène inverse, et l’on peut parier qu’il continuera d’en être ainsi. On arrive donc à cette conclusion, d’après la logique même de cet argument, que ce sont les travaux les plus intéressants qui devraient être le moins rémunérés car, sous toutes les conditions, ce sont là les travaux les plus attirants pour les gens, c’est-à-dire que la motivation pour les choisir et les accomplir se trouve déjà, pour une grande partie, dans la nature même du travail.

    (…)un système hiérarchique est basé sur la concurrence des individus, et la lutte de tous contre tous. Il dresse constamment les hommes les uns contre les autres, et les incite à utiliser tous les moyens pour “monter”. Présenter la concurrence cruelle et sordide qui se déroule dans la hiérarchie du pouvoir, du commandement, des revenus, comme une “compétition” sportive où les “meilleurs” gagnent dans un jeu honnête, c’est prendre les gens pour des imbéciles et croire qu’ils ne voient pas comment les choses se passent réellement dans un système hiérarchique, que ce soit à l’usine, dans les bureaux, dans l’Université, et même de plus en plus dans la recherche scientifique depuis que celle-ci est devenue une immense entreprise bureaucratique. L’existence de la hiérarchie est basée sur la lutte sans merci de chacun contre tous les autres et elle exacerbe cette lutte. C’est pourquoi d’ailleurs la jungle devient de plus en plus impitoyable au fur et à mesure que l’on monte les échelons de la hiérarchie et que l’on ne rencontre la coopération qu’à la base, là où les possibilités de “promotion” sont réduites ou inexistantes. Et l’introduction artificielle de différenciations à ce niveau, par la direction des entreprises, vise précisément à briser cette coopération. Or, du moment où il y aurait des privilèges d’une nature quelconque, mais particulièrement de nature économique, renaîtrait immédiatement la concurrence entre individus, en même temps que la tendance à s’agripper aux privilèges que l’on possède déjà, et, à cette fin, à essayer aussi d’acquérir plus de pouvoir et à le soustraire au contrôle des autres. Dès ce moment-là, il ne peut plus être question d’autogestion. » (Extrait de « Le contenu du socialisme »)

    http://infokiosques.net/IMG/pdf/Autorarchie.pdf

  38. … »l’Etat ne vous a-t-il pas sauvé »…
    Pourquoi, vous avez dans l’idée de supprimer l’Etat, vous?

  39. Galaad Wilgos

    Bien sûr, je suis un avide lecteur d’Ayn Rand et publie régulièrement sur antidoxe des pamphlets à l’encontre de l’Etat tentaculaire et collectiviste français, aux mains des bolchéviques du Parti Socialiste.

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