Culture et cultures 1/2

Il n’y a pas de Culture sans cultures  1/2

 

 

 

En ces temps bien-pensants de libéralisme triomphant, où l’apologie gnan gnan de la diversité s’accouple à une frénétique promotion de la mondialisation et du métissage universel, peu de gens semblent réfléchir aux implications d’un tel paradoxe. Comment, en effet, vanter la diversité, tout en espérant le métissage total de tout par la mondialisation? Taguieff dans un article sur la diversité et le métissage désignera cela comme une sorte de « mariage forcé ». Car en effet, la logique veut que pour métisser, il y ait déjà des identités relativement différentes (comme le remarquait déjà Lévy-Strauss), ce qui ne peut plus être lorsque le métissage devient but absolu et universel, et atteint son stade final. Bien sûr, il s’agit de différencier le métissage « racial » (il n’y a bien évidemment pas de races au sein de la race humaine) du métissage culturel, seul un fou de la race pourrait vouloir s’opposer au premier, quand un débat peut, lui, se faire sur le second en des termes humanistes.

 

Le problème contemporain de l’Occident, et plus particulièrement de l’Europe, provient de cette nouvelle illumination issue d’un imaginaire de l’illimitation: l’idéal de la gauche libérale et de la droite libérale d’un monde uni et sans frontières, ce « jouir sans entraves » qui rejoint le « marché sans entraves », poussent aux débordements et aux absurdités. Ils poussent, dès lors, aux crises: crise de l’identité, crise de la culture, crise de l’art, j’en passe. L’un des gros problèmes d’une telle pensée vient de son incapacité à aborder la notion de limite comme autre chose qu’une restriction abominable, dont l’éradication ne peut être qu’un progrès souhaitable. Certains, à gauche, tel Besancenot, vous vanteront l’idéal de la « libre circulation » et du « sans-frontièrisme » au nom d’une prétendue solidarité transnationale des opprimés, quand, à droite, au nom d’un cynisme fait de lucre et de cupidité, on fera l’apologie du libre-échange mondialisé, terreau fertile bien connu de toutes les grandes avancées de l’Homme… Travers typiquement moderne, poussé à son paroxysme par l’idéologie libérale, elle semble ressortir d’une certaine pensée infantile, la pensée du « je fais ce que je veux » et de « ma liberté prime sur tout », qui est une liberté libérale au demeurant, car la pensée grecque (celle des « Anciens »), elle, définissait cette la liberté autant comme une activité libre de toute contrainte aliénante qu’une auto-limitation nécessaire et acceptée. Pas d’autonomie sans nomos! C’est ainsi que l’on rechignera à penser la loi émancipatrice dans une partie de la gauche lorsque cela concerne le libéralisme politique et culturel (« n’interdisons pas les signes religieux à l’école, c’est leur liberté de religion, ils ont le droit de faire ce qu’ils veulent! », « ils ont le droit de faire ce qu’ils veulent tant que cela ne nuit pas à autrui ») comme de la droite lorsque cela concerne le libéralisme économique (« n’entravons pas le bon fonctionnement de l’ordre spontané et de la main invisible du marché »).

 

Pour en revenir au sujet initial : la culture, ce mot polysémique et ambigu entraîne généralement la confusion. Pour moi, il convient de distinguer sa conception ethnique de sa conception humaniste. La culture et la Culture ne sont pas les mêmes choses: cette dernière n’a de sens que comme universel, celui de l’Humanité. Comme le dit le philosophe républicain Muglioni: « L’idée de culture au sens latin du terme est (…) inséparable d’une exigence d’universalité qui ne réduit pas la pensée à ce qu’en font des conditions sociales et historiques particulières, et dès lors la mémoire n’est plus seulement mémoire d’un peuple mais de l’humanité entière » (1). Néanmoins, a contrario de bon nombre de mes références républicaines, je ne fais pas pour autant une distinction totale et exclusive entre ces deux concepts. La Culture qui se résumerait à un universel abstrait ne peut qu’aboutir à des monstres: au nom d’une volonté irrépressible de trouver le plus petit dénominateur commun, on en vient à nier la spécificité de l’Homme, qui est qu’il n’est pas un être abstrait ou virtuel, et qu’on ne lie point dans l’absence de symboles (étymologiquement « mettre ensemble »). L’universel concret est un universel qui s’enracine (2), qui prend en compte cette vérité humaine intemporelle disant que la division sera toujours présente au sein même de l’Humanité, qu’on ne fait pas groupe sans former un intérieur, et donc un extérieur. Vouloir à tout prix nier cette vérité peut pousser à en venir à résumer l’universel aux mathématiques et au règne de l’inhumain (et nul besoin d’aller chercher dans les utopies désastreuses): ainsi d’une certaine forme d’art contemporain qui se réfugie dans le culte de l’abstrait pour justifier l’absence de travail sur la matière et la forme, alors que l’inventivité provient aussi d’un vécu, d’une identité – Péguy dirait que « le spirituel est constamment couché dans le lit de camp du temporel ». Ainsi aussi, plus prosaïquement, de la conception artistique des euros, faite de ponts flottants aussi ternes que vides d’histoire.

 

Régis Debray, lucide, dira à ce propos que « L’institut monétaire européen fait défiler des artefacts, non des visages. Des allégories, non des paysages. Aucun nom propre. Aucune devise. L’institut monétaire européen a tenu à donner de l’Europe une «représentation appropriée». Il y a réussi, au vu de ces maquettes. Pour symboliser l’esprit d’ouverture, on a dessiné au recto des fenêtres et des portails, au verso des ponts symboles de communication: 5 euros, une baie antique, un aqueduc; 10 euros, un portail roman, un pont de pierre, etc. L’enfilade se voudrait celle des styles d’époque (antique, roman, gothique) qui sont de partout et nulle part. Pour «s’assurer de l’absence de facteurs d’identification nationale des éléments», on a ainsi fabriqué des anti-monuments, des non-lieux de mémoire, vestiges d’histoire dans l’histoire. Des fragments d’organe sans corps. Signaux décontextualisés, valorisants mais allusifs, prestigieux mais allusifs. Des architectures sans architecte disent une communauté sans généalogie ni topographie. Ces pierres ne parlent pas, et pour cause; si elles le faisaient, elles auraient à choisir un lieu, un passé, une langue; on a donc préféré le mutisme à la diction. Le marketing s’est marié au design pour produire cet enfant sans père, moins utopique qu’a-topique, abstrait-moderne (à la Warhol si l’on veut). C’est l’Euroland comme no man’s land, no sight’s land, a land of nowhere. Un opéra sans voix. Un tableau sans matières. » (3)

 

C’est dans cette optique-là qu’un républicain peut à la fois proclamer sa passion de l’universel et sa défense des frontières. La frontière n’est point le mur, la frontière s’oppose à la fois au mur naturel et au mur intellectuel. Là où le mur bloque, coupe, sépare radicalement, la frontière régule. La frontière permet à la fois de dépasser la séparation rustique des montagnes ou des cours d’eau, et la séparation humaine des murs en béton ou mentaux. La frontière est l’essence de la communication: on ne communique pas tout seul (cela s’appellerait la folie), on a toujours besoin de l’Autre. En outre, elle protège le plus faible du plus fort: seul le dominant peut se déplacer au gré de ses envies en ignorant la frontière, quand le dominé lui stagne et ne peut bénéficier de la fluidité aérienne. La frontière, ainsi conçue, n’est pas une abomination fascistoïde ou stalinienne. Elle permet par ailleurs de conjuguer ces frères en apparence ennemis que sont la diversité et le métissage: ainsi l’on peut imaginer des entités relativement homogènes (mais non monolithiques!), participant à la richesse de la patrie universelle en s’auto-développant intérieurement.

 

41 Commentaires

  1. … »L’enfilade se voudrait celle des styles d’époque (antique, roman, gothique) qui sont de partout et nulle part. »…
    Régis Debray lucide….Hmm, pas extra, ce lucide.
    Les billets de l’€ font figurer des styles d’architecture qui, justement, sont spécifiques de l’architecture européenne. Style antique de Rome et d’Athènes, qu’on trouve seulement en Europe ou dans les anciens territoires de l’empire romain, c’est-à-dire d’Europe. Roman et gothique, quand on les trouve ailleurs, c’est en tant que rappel de style européen.
    Les dessins et couleurs de nos billets sont communément admis comme étant des réussites, sauf par quelques grinchosceptiques.

  2. Communément par qui ? La communauté européenne ?

    Je me souviens, avoir vu un reportage france 2 (il me semble) diffusé à la base le lendemain de l’introduction de l’euro et qui allait un peu prendre le pouls des Français. L’une des premières réactions fut celle d’une jeune femme criant « Wow les nouveaux euros… qu’est-ce qu’ils sont moches ! ». Et en effet, ils sont affreux. Non seulement artistiquement cela relève du néant abstrait, mais en plus ces billets n’ont tout simplement aucune histoire, aucun passé, aucune figure historique. Rien dans lequel les citoyens européens peuvent se représenter, rien dont peuvent être fiers les Européens. On a voulu construire une Europe transnationale, voilà le résultat : un présent permanent, sans futur ni passé. Un monstre, quoi.

    Entre ça : http://2.bp.blogspot.com/-ChrLCeC12Cs/T01cAP2EwaI/AAAAAAAAOaU/UAfRj14qnww/s1600/BILLETS.jpg et ça : http://www.billetfaute.com/iso_album/billet_20_euro1.jpg y a pas photo ! Et ce jugement s’applique à tous les anciens pays (Belgique et son Adolphe Sax, Allemagne et ses scientifiques, etc.)

  3. QuadPater

    Oufff c’est dense. 😦

    – La contradiction entre diversité et métissage a été constatée, dénoncée, critiquée, moquée, mais elle est toujours vivace. Comme quoi il y a une incompatibilité définitive entre idéologie et bon sens. Veuillez noter toutefois que la plupart de ceux qui ânonnent cette bêtise s’opposent farouchement à la mondialisation, qui n’a donc pas à être évoquée comme circonstance aggravante du paradoxe que vous relevez..

    – Race n’est pas un gros mot. On parle cependant de l’espèce humaine quand on veut briller dans les salons.

    – Debray est toujours aussi abscons. Tout ce blabla juste pour dire que les billets n’ont pas de personnalité, c’est fort. Je n’ai pas d’avis particulier sur leur symbolisme : pour moi un billet avec un gros chiffre dans mon portefeuille est superbe.

    – d’accord avec votre façon de considérer une frontière comme la membrane d’une cellule, qui délimite un intérieur et un extérieur et permet ainsi un échange.

  4. Pour l’euro, j’avais regretté aussi à l’époque que de toutes les représentations, aucune ne correspond à un monument réel. Pourquoi ? Avait-on peur qu’une Porte de Brandebourg figure sur un billet de 500 euros, et le Colisée de Rome sur un billet de 200, alors que la Tour Eiffel ne serait représentée que sur un billet de 100 ? Pour moi, c’était un signe que l’Europe n’est pas si unie que cela. C’est donc pour éviter tout risque de jalousie que nos billets représentent des monuments qui n’existent que dans l’imagination de ceux qui les ont fait dessiner.

    Pour la race, je suis d’accord avec QuadPater : on parle bien d’espèce humaine et non de race. De tout temps on parlait de race blanche, noire etc. Pourquoi ne peut-on plus le dire aujourd’hui ? La pigmentation de la peau est pourtant une réalité visible.

    Je dirais : oui aux frontières, non aux « passoires » et non aux murs. Malheureusement certaines réalités obligent parfois à construire des murs. Murs de prisons pour y enfermer des individus dangereux, murs sur certaines frontières pour empêcher des actes terroristes.

  5. La race est un concept biologique qui a une définition. Celle-ci dit qu’il n’y a pas de races dans l’espèce humaine. Lesdites races humaines sont arbitraires et floues, elles n’ont pas de raisons d’être.

  6. QuadPater

    Si je vous dit que l’empereur du Japon est de race jaune, Alassane Ouattara de race noire et NKM de race blanche, ça vous choque parce que vous ne voyez pas trop ce qui les différencie physiquement ?

  7. Ca c’est le bon sens à deux balles à la Zemmour qui ne veut rien dire: une race c’est une personne? Si c’est un ensemble de traits physiques, faudra me trouver des définitions qui passent l’épreuve du jugement empirique. Un papou, ça ressemble à certains Africains, pourtant ça n’a rien à voir. Un Indien a souvent la peau noire, mais sont Asiatiques, race jaune ou race noire?

  8. aventin

    @Galaad,

    Le pire étant qu’il y a un discours sur le métissage et que ce discours est par essence un discours sur la race – que métisse t-on ?. Le métissage nous est vendu comme une saine politique, alors qu’il n’est en fait qu’une politique venant s’enquérir de la race, ce qui est une chose assez terrifiante. Quels sont ces régimes qui ont mélangé race et politique, biologie et politique ? Les pires ! Si un Homme se définit d’abord par sa race, alors la citoyenneté, et l’égalité quelle porte, volent en éclat. On en revient alors à l’homme réduit à une seul de ses appartenances. Racisme et racialisme sont les deux faces d’une bien vilaine monnaie. Je maintiens que la singularité française est, au regard des exigence de l’universalisme situé, ce qui se rapproche le plus d’un humanisme politique authentique. Le marché divise pour mieux régner ; le Marché-roi a tout intérêt à fragmenter les nations en de multiples communautés afin que la force du sentiment national, basé notamment en France sur type de citoyenneté – fondant l’égalité – heureusement dégagée de toute référence à la race, l’ethnie, la biologie… afin de pouvoir imposer sa loi.Pour chaque communauté c’est un nouveau marché qui émerge. Le privé rogne encore sur le public. Au surplus et comme vous le dites, la logique, à terme, d’une politique du métissage, aboutit à l’éradication de la différence et des singularités et de la fameuse diversité, celle-ci étant remplacée par une uniformisation assez préoccupante. Le discours de l’uniformité se réclame ainsi de la diversité, et on est là au coeur de « La cité perverse ». Deux mouvements : d’un côté je vais du singulier vers l’universel, de l’autre je vais de la diversité vers l’uniformité. D’un côté l’esprit, de l’autre la prééminence du matériel biologique. Une politique du Marché-roi me semble bien au final être une chose assez terrifiante.

  9. QuadPater, vous ne comprenez pas la méthode socialiste. Elle consiste à fermer les yeux pour ne pas voir ce qui va à l’encontre de la théorie. Ils ont raison: si vous fermez les yeux, tout le monde est noir.

    Un jour, un journaliste reprochait à quelqu’un de parler d’une actrice en disant qu’elle était noire. La réponse fut: « Pourquoi, elle est bleue? »

  10. Hérissons !

    Régis Debray est un BHL en moins bling-bling et en plus laborieux. Ça fait des décennies qu’il nous gonfle avec sa pensée creuse. Je me souviens qu’il était allé faire le guerillero dans je ne sais plus quel pays de l’Amérique latine. Au lieu d’être acclamé en libérateur, il a été piteusement fait prisonnier. Et sa maman, la maman de Régis Debray, a dû faire la tournée des salles de rédaction, dans l’indifférence quasi-générale et les ricanements, à l’époque on avait encore le sens du dérisoire et du comique. Il a été relâché, tellement il avait peu de valeur sur le marché du troc, et on n’a plus entendu parler de Régis Debray pendant une bonne dizaine d’années, ouf, il se taisait, histoire de faire oublier l’épisode hautement ridicule, mais le ridicule ne tue pas, la preuve. Voir Wiki pour plus de précisions, moi j’ai pas de temps à perdre avec des Régis Debray.

  11. Hérissons !

    Qui cite Régis Debray comme phare de la pensée est au degré zéro de la réflexion.

  12. isa

    Galaad , abscons votre texte, sincèrement et ennuyeux, puis-je l’écrire sans trop vous vexer?

    En revanche, quand j’aurai un peu de temps, je me permettrai de vous répondre ainsi qu’à aventin sur l’autre fil ( je veux tenter de faire des efforts de pertinence et de rédaction pour essayer de me hisser à votre niveau).

  13. Très drôle, mais peut-être pourriez-vous répondre à ma question au lieu de faire de l’ironie ? Qu’est-ce qu’un Noir ? Qu’est-ce qu’un Jaune ?

  14. Vous pouvez, je ne suis pas vexé.

  15. Il est bien vrai qu’il est fort plus judicieux et sage de citer ces monuments de la pensée que sont De Molinari, Bastiat, Hayek ou Rand. Ces phares de l’Argent-roi.

    Je crois que le sens du dérisoire et du comique venait surtout des potos des dictatures libérales de l’époque, bien amusés par l’emprisonnement d’un Régis Debray allié du Ché et d’Allende – « un gaucho en prison latino c’est la marre ! ». Ce même sens du comique vous permet en même temps de vous dédouaner d’une quelconque véritable critique de la pensée de Debray le républicain.

  16. Galaad,
    Il fut une époque où l’on (-:)) apprenait la réalité des choses à l’école. Cette école disait:
    On appelle Noir un homme de race noire, on appelle Jaune un homme de race jaune.
    C’est vrai que, depuis, les marques de décolorant ont prospéré. Grâce à une bonne pub, sans doute.

  17. QuadPater

    Galaad,

    Qu’est-ce qu’un Noir ? Qu’est-ce qu’un Jaune ?

    Vous savez ce que ces mots recouvrent, sans pouvoir les définir précisément. Ils sont très pratiques pour pouvoir désigner rapidement quelqu’un. Exemple :

    1/ version longue, inefficace et malcommode :
    « C. rentre de colo demain avec 50 autres ados. Vous pouvez aller le chercher ? il arrive par le train xxx, il porte un haut de survet’ blanc, un jean, un sac de sport rouge, une casquette à l’envers, des baskets, mesure 1,80 m, est brun, cheveux courts, yeux marron, le nez large, un peu d’acné, un baladeur à l’oreille…
    – ??? j’ai peur de ne pas le reconnaître ! »

    2/ version courte et efficace
    «  »C. rentre de colo demain avec 50 autres ados. Vous pouvez aller le chercher ? il arrive par le train xxx, c’est un Noir de 1,80 m
    – pas de problème ! »

  18. Ce que vous venez de faire s’appelle une tautologie : un Noir est un Noir. On n’avance pas quoi.

  19. Ouai mais ici on n’est pas au bistrot du coin, quand on débat, a fortiori par écrit, il est bon d’essayer d’un peu prendre de la hauteur (non pas que la discussion du bistrot soit mauvaise en soi, au contraire). « Pour aller vite » comme vous dites, c’est dans la discussion de tous les jours. Ici, je vous demande une définition des races humaines, et par ailleurs une juste énumération, puisque vous entamez un débat sur ce sujet. Qu’est-ce qu’un Indien dans votre classification ? Un Noir ou un Jaune ?

  20. Hérissons !

    Un Rouge. Un Indien est un Peau-Rouge. Ugh.

  21. Ugh Hérissons Ecrasés, le péril rouge était donc la menace indienne. Encore une fois, nous devons notre Liberté à l’action providentielle des yankees.

  22. Patrick

    Ça devient comique sur ce fil ! QuadPater a raison. La couleur de peau, cela se voit. Un scientifique sera mieux à même de définir la différence entre des Noirs indiens, africains ou antillais par exemple. D’ailleurs, même en Afrique il y a des nuances de noir si j’ose dire. S’il n’est plus possible de décrire une personne qu’il faudrait retrouver parmi d’autres en mentionnant la couleur de sa peau, alors c’est grave.

  23. QuadPater

    Mon Galaad, je refuse systématiquement de prendre de la hauteur : ça donnerait du Debray ou pire, du Lacan. Mon principal souci est de me faire comprendre, vite et bien. C’est pour cela que je néglige les grandes définitions pour m’en tenir aux illustrations.

    Quand je vous parle du film Intouchables et que je vous désigne « l’acteur noir » ou « celui qui joue le handicapé », je n’ai pas besoin de vous définir un Noir ou un handicapé, n’est-ce pas ?

    Notre vocabulaire contient ainsi des termes immédiatement compréhensibles par des humains et extrêmement complexes à expliquer à un ordinateur.. Le meilleur programme de reconnaissance des formes ne fait pas du 100% sur « chaise » ou « racaille », mais vous oui. Vous savez faire immédiatement la différence entre un chien et un chat, mais pourriez-vous détailler votre méthode ?

    … Moi non plus, mais quand on regarde quelqu’un qu’on ne connait pas, on peut estimer à 500 ou 1000 km près l’origine géographique de ses aïeux. Moins si on a un peu voyagé. Cela pourrait être ma définition opérationnelle (et non descriptive) d’une race.

  24. Je n’ai pas dit cela… J’ai dit : nous ne sommes pas en train de causer au bistrot du coin, vous ne recherchez pas « un Noir de 1,80m » et de par le fait que nous écrivons vous n’êtes pas en situation réelle où la rapidité impose la simplification des termes. Il faut employer les mots justes ici, et le fait scientifique est qu’il n’y a pas de races humaines !

  25. Pour me citer : « nous ne sommes pas en train de causer au bistrot du coin, vous ne recherchez pas “un Noir de 1,80m” et de par le fait que nous écrivons vous n’êtes pas en situation réelle où la rapidité impose la simplification des termes. Il faut employer les mots justes ici, et le fait scientifique est qu’il n’y a pas de races humaines ! »

    Alors concernant votre définition de race, passons-là au crible du bon sons et de la raison : c’est faux. Vous aurez du mal à distinguer par exemple certains habitants d’Océanie de certains habitants d’Afrique ou de certains habitants des DOM-TOM. Idem en ce qui concerne des habitants d’extrême-orient et des habitants natifs d’Amérique, à un tel point où des amies latino-américaines de ma mère (elle-même latino) sont régulièrement prises pour des Japonaises ou du moins des Asiatiques…

    Donc je me répète une dernière fois : loin de moi l’idée de vouloir interdire l’usage des termes « Noirs/Blancs/… » dans la vie courante, mais nous ne sommes pas dans « la vie courante », nous sommes dans un DEBAT qui plus est écrit, donc il s’agit d’employer un vocabulaire juste. Cela a commencé par votre remarque sur le bien fondé du concept de race pour l’Homme, je vous ai prouvé à plusieurs reprises qu’en grattant ne serait-ce qu’un tout petit peu ce concept l’on voit qu’il estcomplètement foireux pour l’espèce humaine. Foireux pour la raison, et faux pour la science (puisque génétiquement nous ne pouvons établir de différences assez grandes pour que l’on puisse faire une distinction raciale, comme entre deux races de chien). Pour l’instant, vos seules réponses ont été de l’ordre de la tautologie ou du « ça se voit donc c’est comme ça ». Un peu court non ? D’autant que la Terre plate, « ça se voit » non ? Et puis est-ce que « ça se voit » un microbe ?

  26. Si on invoque la Science, mieux vaudrait ne pas se laisser égarer dans les affirmations… pour le moins contestables.
    Évidemment qu’il existe des différences génétiques entre un Noir ou un Blanc ou un Jaune. Sinon, leurs enfants ne seraient pas majoritairement de la même couleur de peau que les parents. Aucune contorsion mentale n’effacera ce fait, et d’ailleurs quel intérêt y aurait-il à l’effacer?
    Toute considération sur le sens des mots « race » ou « espèce », et l’évolution de ce sens depuis une ou deux générations, ne concerne que le sens des mots, et ne change rien aux données de la « Science ».
    Si, par peur de vous sentir légèrement « raciste », le mot race a du mal à franchir vos lèvres, libre à vous d’en employer un autre pour exprimer la même chose.
    Que dirait-on d’un gouvernement qui imaginerait de supprimer le racisme en supprimant de la constitution le mot race? On rirait…non?

  27. QuadPater

    D’accord Galaad.

    Nous allons évoquer la règle qui dit que plus vous observez quelque chose de près, moins vous êtes capable de distinguer ce que c’est, à quelle structure plus grande il appartient.

    Paradoxalement, l’extrême variété des formes du vivant prend ses racines dans une homogénéité chimique inouïe : les plans de montages sont codés sur 5 bases azotées seulement (4 pour l’ADN et 4 pour l’ARN, dont 3 communes avec l’ADN) ! C’est le nombre et le séquencement de ces bases qui fait les différences. Et quelles différences !

    Par conséquent personne ne pourra jamais déterminer à partir d’un morceau de quelques dizaines de nucléotides d’ADN s’il appartient à un homme ou à une rose.

    Vous n’aurez donc jamais de définition biochimique de ce qui fait la spécificité d’un être humain.

    Passons à une étape (largement) au-dessus : les espèces animales, dans lesquelles on distingue des « races » (ou sous-espèces). Eh bien on ne peut PAS connaître la race d’un chien par une analyse de son sang. On ne voit rien de spécifique au microscope. La différence entre deux races de chiens est « ailleurs », « plus haut ». Elle est dans leurs morphologies respectives. Elle est évidente au niveau macroscopique.

    Au risque de vous décevoir, affirmer que M. X est Noir ne peut être que le résultat d’un coup d’œil rapide à sa bouille. Je n’ai pas et je ne peux avoir de classement, de critères scientifiques précis de discrimination*. La taille des lèvres ? la forme du nez ? le taux de mélanine ? Pfff ! Et pourtant en France il appartient à une minorité visible, comme on dit. Visible ! Vous constatez avec moi que même les gauchards disent que “ça se voit donc c’est comme ça”.

    Si vous persistez à me contredire, je vous fais le coup du têtard et de la grenouille.

    ————–
    * dans l’acception originelle du terme, bien sûr, pas au sens socialiste…

  28. Lol ce débat me rappelle de bons (et mauvais) souvenirs, à une époque où je fréquentais beaucoup les forums anglophones (ricains surtout) et où ces débats faisaient florès…

    Je vous suggère avant toute chose, si vous parlez l’anglais, de lire ceci : http://www.hirhome.com/rr/rrchap2.htm

    « Par conséquent personne ne pourra jamais déterminer à partir d’un morceau de quelques dizaines de nucléotides d’ADN s’il appartient à un homme ou à une rose.

    Vous n’aurez donc jamais de définition biochimique de ce qui fait la spécificité d’un être humain. »
    Faux.
    « Passons à une étape (largement) au-dessus : les espèces animales, dans lesquelles on distingue des “races” (ou sous-espèces). Eh bien on ne peut PAS connaître la race d’un chien par une analyse de son sang. On ne voit rien de spécifique au microscope. La différence entre deux races de chiens est “ailleurs”, “plus haut”. Elle est dans leurs morphologies respectives. Elle est évidente au niveau macroscopique. »
    Re-faux.

    Pour un biologiste, la race a une définition précise : elle se base sur une discontinuité – une limite génétique identifiable. Il faudrait que vous arriviez à prouver cela, ce qui est impossible, la science l’a déjà démontré : il peut même y avoir des différences génétiques plus grandes entre deux membres d’un supposé groupe et un membre de ce groupe et celui d’un autre. Génétiquement il est certes désormais possible de déterminer à peu près les origines géographiques d’un individu, mais cela se résume à cela, et ne permet pas de parler de race, à moins de créer une nouvelle définition de race qui serait différente pour l’homme de celle appliquée aux autres espèces – ce n’est donc plus une définition purement scientifique. En anthropologie, on ne parle plus de races depuis des lustres. En anglais, on parle désormais plutôt de « clinal variations », variations phénotypiques dues à l’environnement, qui diffère du concept de race en ce qu’il ne créé pas des entités distinctes mais des variations progressives – un peu comme un dégradé, là où les races segmentent. Tout ceci en outre perd de plus en plus de sens à cause des phénomènes de migrations et d’exogamie…

    Par ailleurs, même les (très) rares scientifiques qui tentent de défendre le concept de race n’emploient pas ce concept loufoque et stupide de trois races – pour eux il existe un nombre bien plus grand de « races ».

    Enfin, en ce qui concerne le chien, vous vous trompez, et je vous renvoie à cette analyse mentionnée ci-dessus. Il existe des races qui à l’oeil nu ne sont pas distinguables, et qui dès lors mettent à mal votre « sophisme de la terre plate ». On appelle cela un complexe d’espèces cryptiques: il peut y avoir deux espèces différentes qui pourtant morphologiquement ne le sont pas. Il y en a énormément parmi les oiseaux par exemple. Lire : http://www.hirhome.com/rr/rrchap4.htm Et d’ailleurs, morphologiquement le chimpanzé est plus proche du gorille, or génétiquement il est plus proche de l’homme.

    Bref, en conclusion, pour la science il est admis qu’il n’y a pas de sous-races dans la race humaine, et toute autre tentative de définir des races est parfaitement arbitraire, donc politique. Politiquement, il n’y a de races visibles que pour ceux qui y croient – tout comme il n’y a une main invisible que pour ceux qui y croient, ce n’est pas un fait de la NATURE. Etant universaliste et partisan de la vision de l’Homme issue de la Révolution française, je n’y crois pas, et il suffit d’un peu de jugeote intellectuelle pour voir qu’un tel concept est foireux et peut aboutir au pire. Croire qu’il y a des races est une vision anthropologique différentialiste, racialiste, or je défends pour ma part une anthropologie universaliste qui comme l’a prouvé E.Todd dans son livre « le destin des immigrés » pousse au métissage et à cette vision du monde qui permet une saine assimilation nationale des immigrés.

  29. Non, pas après un peu de réflexion.

    « Évidemment qu’il existe des différences génétiques entre un Noir ou un Blanc ou un Jaune. Sinon, leurs enfants ne seraient pas majoritairement de la même couleur de peau que les parents. Aucune contorsion mentale n’effacera ce fait, et d’ailleurs quel intérêt y aurait-il à l’effacer? »
    Les caractères phénotypiques visés ne concerne qu’une infime, ridicule partie du code génétiques, ils ne permettent pas, en se basant juste sur cela, de parler de « races », a fortiori d’uniquement « 3 » races, concept dont même les racialistes se moquent ouvertement… Race jaune, noir ou blanc c’est peut-être bon pour la convers’ de tous les jours mais c’est tout.

    Par ailleurs, même au niveau de l’apparence l’on en vient à des absurdités en parlant de ces « 3 races ». Car en effet un Australien ou un Papou peuvent certes très bien ressembler à ce que l’on désigne communément comme « Noir » (nez, couleur de peau,…), ils n’ont à l’évidence rien à voir tant géographiquement qu’ethniquement ou anthropologiquement ! Idem pour des Amérindiens, des Tahitiens et ce qu’on appelle « Jaune » !

    Allez, pour la tranche de rire, arrivez-vous à me dire l’origine de cette femme ? http://www.roadjunky.com/images/531.jpg (bon c’est un peu facile avec le panneau derrière…)

    http://darrenalff.com/wp-content/uploads/2010/12/peruvian-skate-girl.jpg ? (Bon là y a le nom)

    http://farm4.static.flickr.com/3248/2966891895_eeb9911383.jpg ?

    Etc.

    On voit bien que le concept de race ne résiste pas une toute simple analyse… Ce n’est utile que dans le cadre de la discussion quotidienne. Pas le débat politique.

  30. ils n’ont à l’évidence rien à voir tant géographiquement qu’ethniquement ou anthropologiquement AVEC LES AFRICAINS*

  31. aventin

    @Galaad,

    Le pire étant qu’il y a un discours sur le métissage et que ce discours est par essence un discours sur la race – que métisse t-on ?. Le métissage nous est vendu comme une saine politique, alors qu’il n’est en fait qu’une politique venant s’enquérir de la race, ce qui est une chose assez terrifiante. Quels sont ces régimes qui ont mélangé race et politique, biologie et politique ? Les pires ! Si un Homme se définit d’abord par sa race, alors la citoyenneté, et l’égalité quelle porte, volent en éclat. On en revient alors à l’homme réduit à une seul de ses appartenances. Racisme et racialisme sont les deux faces d’une bien vilaine monnaie. Je maintiens que la singularité française est, au regard des exigences de l’universalisme situé (l’universelle par le singulier), ce qui se rapproche le plus d’un humanisme politique authentique. Le marché divise pour mieux régner ; le Marché-roi a tout intérêt à fragmenter les nations en de multiples communautés afin que la force du sentiment national, basé notamment en France sur un type de citoyenneté – fondant l’égalité – heureusement dégagée de toute référence à la race, l’ethnie, la biologie… pour imposer sa loi.Pour chaque communauté c’est un nouveau marché qui émerge. Le privé rogne encore sur le public. Plus il y a de nations au sein de la nation, plus les nations sont faibles. Au surplus et comme vous le dites, la logique, à terme, d’une politique du métissage – quand il s’agit d’une politique, d’une idéologie assumée comme telle -, aboutit à l’éradication de la différence et des singularités et de la fameuse diversité, celle-ci étant remplacée par une uniformisation assez préoccupante. Le discours de l’uniformité se réclame ainsi de la diversité : on est là au coeur de “La cité perverse”. Deux mouvements : d’un côté je vais du singulier vers l’universel, de l’autre je vais de la diversité vers l’uniformité. D’un côté l’esprit, de l’autre la prééminence du matériel biologique.D’un côté la charte africaine des droits de l’homme valant sans conteste la déclaration de 89, de l’autre les droits différents. Une politique du Marché-roi me semble bien au final être une chose assez terrifiante. Le Républicanisme civique, constitué autour d’une nation, d’une communauté de culture, et seulement de culture, est ce que l’on fait de plus efficace face au libéralisme du jour.

  32. aventin

    Que répondez-vous à l’article 225-1 du Code pénal et L.1132-1 du Code du travail ?

  33. Patrick

    Donc, dorénavant, au lieu de dire « j’ai croisé un Noir dans la rue », je dirai : « j’ai croisé un homme phénotypiquement noir dans la rue ».
    On va me demander si je vais bien !

  34. Patrick

    J’ai un message d’erreur sur le site que vous indiquez :
    Forbidden
    You don’t have permission to access /images/531.jpg on this server.

  35. QuadPater

    Wilgos, visiblement vous devenez complètement délirant dès qu’il est question de races. Je n’ai pas écrit autre chose que, en résumé, « il n’y a pas de support biologique à la notion de race ».
    Cependant je n’en tire qu’une conclusion : ceux qui se sont appuyés sur cette hypothèse se sont trompés. Et cela nous le savons depuis belle lurette.
    Ce que je vous fais aussi remarquer c’est que race ou pas race, vous reconnaissez un Noir quand vous en voyez un. Un Indien, un Asiatique… Comme je vous le faisais remarquer, on peut aussi aller plus loin : je suis capable entre deux Maliens de distinguer le Bobo du Malinké. Ou, plus facile, un Chinois d’un Japonais. Un Comorien d’un Malgache. Ça peut être utile quand on veut montrer aux gens qu’on s’intéresse à eux.
    Si votre débat n’est qu’une énième resucée de l’exposé de 3è sur « le nazisme et le concept de race », je quitte la scène en riant.
    J’ai appris en Afrique et à Mayotte à me détendre sur ces questions de couleur de peau. Faites de même. Une anecdote vraie pour vous faire sourire :
    Il y a 20 ans, je mets mon fils aîné (2 ans) à la maternelle à Mayotte. Une classe de deux Blancs et d’une trentaine de Noirs, des Mahorais (majoritairement non-francophones). Je vais le chercher tous les après-midi. Un jour il me lance « papa, les marrons, ils sont bêtes ! ». « Ah ?? raconte. » « Bin quand je parle à un marron y me comprend pas. Alors c’est qu’il est bête puisque y comprend rien ! ».

  36. QuadPater

    Que dirait-on d’un gouvernement qui imaginerait de supprimer le racisme en supprimant de la constitution le mot race?

    Je crois que cela a été fait mais je ne me souviens pas par qui, ni où…
    Bokassa Ier ? Ubu ? le Groland ? la Syldavie ?
    Aidez-moi.

  37. Peut-être Cuba, peut-être la Corée du Nord?

  38. Patrick

    Non, la Bordurie !

  39. Hérissons !

    Wilgos est un enfant.
    Celui qui pond deux papiers sur la Culture (où est mon révolver ?) ferait bien de réfléchir aussi aux vertus intellectuelles de la concision par rapport à l’étalage d’idées un peu éculées (la dialectique intérieur/extérieur…).
    _________________________________

    S’il a envie qu’on le lise. Il fait penser à ces enfants qui font des grimaces pour attirer l’attention. Quand ils se rendent compte que les gens se détournent, ils cessent et apprennent l’humilité.
    _________________________________

    Non ?
    Ta race !

  40. Ce que j’aime bien chez Hérissons c’est qu’il a toujours un bon mot acide dans l’gosier, il n’ajoute rien de bien utile à la discussion mais au moins ça épate la galerie libertarienne, et puis ça doit lui procurer un sentiment de jouissance proche de la branlette.

    Z’avez besoin d’un mouchoir?

  41. Souris donc

    Pas plus dans la taxinomie systématique que dans la phylogénétique il n’existe de taxon « race ». La race est un concept d’éleveur qui sélectionne (en fait, un métissage spécifiquement orienté !) les caractères qu’il veut obtenir pour un animal de compagnie ou du bétail. Race à viande, etc…
    Je suis d’accord avec Quad. Ras le bol du racisme et de l’anti-racisme, ce ne sont que des agressivités visant à faire taire l’autre en le culpabilisant et en l’empêchant de faire valoir son point de vue. Il s’agit toujours de l’immigration. Objectivement, les anti-racistes sont les promoteurs de la mondialisation heureuse la plus libérale qui soit.

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