Le Fantasme du Complot

 

Chacun a pu constater, un jour ou l’autre, un phénomène très amusant: les crédules se réfugient souvent derrière une sorte d’armure paranoïaque. Ils sont ceux « à qui on ne fait pas croire ça ». Lorsque quelque chose arrive d’inexplicable, quelque chose sur laquelle ils n’arrivent pas à mettre un nom, ils imaginent volontiers qu’une force maligne se trouve là-derrière, que seul un complot peut être à l’origine de tel accident, telle catastrophe. Un accident, pensent-ils, allons donc ! Moi je sais bien que c’est un coup monté, une conspiration, on « ne me la fait pas » ! Et d’ailleurs, par exemple, « la CIA en a fait d’autres », etc.

On ne comprend pas ce qui s’est passé? évident, voyons, c’est qu’il y a complot! Et plus le problème leur échappe, plus cette idée de complot les aide à l’expliquer, par conséquent les rassure. Un islamiste « kamikaze » écrase un avion et ses passagers sur le Pentagone à Washington: non, c’est trop énorme, donc c’était une action secrète du lobby militaro-industriel américain ou de la CIA pour obtenir un accroissement de budget. Thierry Meyssan n’hésite pas à défendre cette thèse dans un livre, et des milliers de gens lisent cette fable et la croient…Avons-nous, en France comme ailleurs, mais plus qu’ailleurs, quelques difficultés à adapter notre économie aux techniques modernes, à améliorer la compétitivité, à réorganiser nos entreprises et notre administration? Eh bien ce n’est pas le lot du progrès en marche, c’est…un complot des grandes multinationales qui fomentent la mondialisation pour nous écraser.

Les inondations de la Somme en Picardie pendant l’année 2001, ce ne pouvait pas être d’origine météorologique, même aggravée par un aménagement du territoire imprévoyant…non pas: c’était une décision malveillante d’élus parisiens ne pensant qu’à favoriser la capitale au détriment des pauvres habitants de Picardie! Folle rumeur de la Somme, selon laquelle Paris et ses élites auraient volontairement décidé de sacrifier les habitants de ce département en détournant les eaux de la région parisienne…Folle, mais bien réelle, cette rumeur: un sondage CSA avait révélé à l’époque que ce détournement était certain pour 7 % des personnes interrogées et probable pour 40 % d’entre elles.

Et cette pauvre Lady Di: évidemment pas un accident, proclament ces « bien informés ». Un accident banal ne saurait arriver à notre idole enfin heureuse. Il ne peut y avoir eu qu’un odieux complot des services secrets britanniques, voire de la famille royale elle-même, pour se débarrasser d’une personnalité gênante, et par la même occasion de son fiancé égyptien. Il est vrai que dans sa douleur le père de ce dernier donnait corps à l’éventualité d’une action criminelle. Mais même après une longue enquête infructueuse, mais même devant l’inexistence de la moindre preuve, bien des gens croient encore au complot.

D’ailleurs l’absence de preuve ne décourage jamais les paranoïaques du mystère. Si vous leur opposez l’absence de preuve du complot, ils vous rétorquent automatiquement: prouvez-moi qu’il n’y a pas complot ! A ce jeu-là ils sont toujours gagnants…

Aucune énormité ne les arrête, autre exemple: l’inquiétante progression du sida en Afrique est le fruit d’un projet volontaire des « occidentaux » (qui?) d’éliminer du globe la population africaine. Et n’allez pas mettre cette brillante affirmation en doute. Si elle vous laisse sceptique…ne seriez-vous pas complice? Vouloir lutter contre l’idée du complot, c’est se rendre suspect de le protéger. Il n’y aurait donc sur terre que deux catégories de personnes: les naïfs, ne croyant pas forcément au complot, et les méchants, qui soit fomentent le complot soit le protègent. Raisonnement imparable ! Plus on tente de réfuter un complot, plus on le renforce…

Nous sommes plus que jamais informés, surinformés. Et Dieu merci pouvons-nous bénéficier de sources d’information diverses, variées, opposées, contradictoires. Cela devrait amener chez nos concitoyens un sentiment de choix possible entre plusieurs vérités, accompagné du développement de notre esprit critique. Au lieu de cela nombre d’esprits, et pas toujours les plus simples, réagissent autour de l’idée fixe « on nous ment ». En somme, pensent-ils, plus on sait de choses, plus on nous en cache.

C’est vrai que l’information n’est pas toujours crédible, c’est vrai qu’elle est quelquefois incomplète ou tronquée, c’est vrai qu’elle est quelquefois, et même souvent, orientée. Mais c’est sa diversité, en régime démocratique, qui nous sauve. A nous d’exercer notre esprit critique pour trier, choisir, décider, sans pour autant voir partout des complots de puissances maléfiques! Mais les analyses politiques de certains intellectuels n’arrangent rien lorsque leurs déclarations invoquent on ne sait quelles puissances maléfiques occultes, en général désignées sans risque sous le nom de « nantis ». Pierre Bourdieu n’hésitait pas à  stigmatiser « l’avènement d’une sorte de gouvernement mondial invisible au service des puissances économiques dominantes ». Gouvernement invisible…sauf apparemment aux yeux de Bourdieu, bénéficiant,  lui,  d’une vérité révélée.

Ce genre d’affirmation, sous la plume de philosophes faisant autorité dans les milieux qui s’auto baptisent « progressistes », ne fait qu’accroître l’inquiétude générée par le phénomène, bien réel, de la mondialisation. Bien réel, mais difficile à définir, malaisé à cerner, aussi est-il tentant d’y voir l’action de pouvoirs inconnus, secrets, toujours maléfiques. La compréhension claire de ce qui se passe nous échappe, et nous n’aimons pas ne pas comprendre. Alors en accusant un pouvoir extérieur, certes inconnu, mais dont nous croyons percevoir l’existence évidente, nous nous donnons l’impression de comprendre. Ainsi, en même temps que d’inquiéter par ses conséquences, l’existence inventée d’un complot nous rassure: ce n’est plus un mystère, puisque d’évidence il y a complot!

 

 Ce texte est un extrait, condensé et adapté, du  livre « Les Mouettes »  (Raoul Rouot, Le Manuscrit, 2004)

 

90 Commentaires

  1. Souris donc

    « Pierre Bourdieu n’hésitait pas à stigmatiser l’avènement d’une sorte de gouvernement mondial invisible au service des puissances économiques dominantes. Gouvernement invisible…sauf apparemment aux yeux de Bourdieu, bénéficiant, lui, d’une vérité révélée. »
    Ça c’était Bourdieu. Contre. Au siècle dernier.

    Mais maintenant, Impat, c’est POUR une gouvernance mondiale qu’ils sont, à gauche. Les écolos y voient une possibilité de mainmise idéologique. Allant bien au-delà du modèle Unesco, ou FMI, ou OMC. Evidemment, il ne s’agit pas de confier les rênes aux entreprises multinationales ou aux banques.
    Les effrayants Vincent Placé, Cécile Duflot, Eva Joly s’y voient, à la gouvernance mondiale !

    Les écolos y travaillent tout à fait sérieusement. Il y a, par exemple, à Sciences Po, une fondation dédiée, l’Iddri, où siège le Pierre Barthélémy accueilli dans nos colonnes.

    La gouvernance mondiale est leur objectif proclamé :

    « À l’interface de la recherche et de la décision, l’Iddri est une fondation, qui instruit les questions du développement durable qui nécessitent une coordination mondiale, comme le changement climatique ou la disparition des ressources naturelles.

    Dans ses analyses, il privilégie la gouvernance mondiale, les relations Nord-Sud et les négociations internationales. »

  2. Vous avez parfaitement raison pour la gauche écolo. Concernant le reste de la gauche, et en première réflexion car je n’ai pas de document probant, cela me semble moins sûr.
    En effet, la majorité des sociétés et des gouvernements étant plus libéraux que la France (d’accord, pas la Corée du Nord, ni Cuba), les militants de gauche en France auraient trop peur qu’un gouvernement mondial ne les entraîne vers un peu plus de libéralisme. Alors là, quand même, ils reculeraient devant l’horreur, non?

  3. Guenièvre

    Des gens comme Attali plaident ouvertement pour un gouvernement mondial. Il faut faire la différence entre la volonté proclamée d’un gouvernement mondial et le fantasme d’une organisation occulte qui tirerait les ficelles à l’insu des citoyens ordinaires.
    Voyons Impat ! Vous n’êtes pas charitable ! vous moquez ainsi de ceux qui cherchent des liens, révèlent des stratégies, désignent des coupables ( qui sont généralement les puissants cela va sans dire) et fournissent un peu de cohérence à cette réalité parfois si chaotique et incompréhensible !

  4. Guenièvre

    Vous moquer….c’est mieux !

  5. Je vous vois venir, Guenièvre; c’est un complot, dissimulé derrière une faute d’orthographe.

  6. Il faut reconnaitre à Bourdieu sa cohérence : ce gouvernement mondial est la globalisation de la violence symbolique. L’égalité des chances est une mystification puisque la culture est celle de la classe dominante : il faut des efforts démesurés aux enfants qui n’en sont pas issus pour y accéder alors qu’elle est celle-là même des héritiers. Ce n’est pas tout à faux et l’on peut tout à fait comprendre l’extension de cette théorie à une culture planétaire en formation dont l’anglais est la langue. Ceci étant, c’est faire fi de la formidable adaptation humaine : cette violence symbolique dont on peut reconnaître l’existence n’entame pas, voire renforce les meilleurs d’entre nous. Le grand tort de Bourdieu est d’avoir oublié la dialectique du maître et de l’esclave, l’esclave est actif et le maître passif, c’est l’esclave qui finalement détient tous les pouvoirs et le maître est condamné à dépérir. Le pouvoir invisible est celui de la culture mondiale et de ses codes ; la musique de cette culture émergente prend ses racines dans la musique des esclaves noirs d’Amérique soit dit en passant.
    Pour ce qui est des théories du complot il faut dire que des mensonges aussi énormes que ceux proférés par Georges Bush pour justifier son intervention en Iraq ne peuvent que les renforcer : je suis peut-être un sot mais il m’a fallu beaucoup de temps pour me rendre à l’évidence que l’administration américaine a menti impudemment, on est peut-être surinformés mais on est aussi manipulés, que dire des promesses mirifiques de Flamby ? Que dire du fait que le précédent gouvernement ait tout fait pour cacher les futurs licenciements de PSA ? Le comportement des médias durant les dernières élections présidentielles à été consternant de parti-pris. Que dire des théories de Bat Ye’Or qui cherche des explications conspirationistes là ouù la conjugaison mécanique de la dénatalité et de la richesse des pays occidentaux expliquent tout à fait rationnellement l’afflux de musulmans pauvres dans nos pays ?

  7. Oui les crédules – bien généralement d’extraction populaire, osons le dire – sont particulièrement demeurés, mais heureusement la Lanterne humaine Impat est là pour apporter la Lumière et éclaircir ces zones d’ombre, cette sombre ignorance qui les empêche de voir les vertus de la mondialisation heureuse ou les dédouane de toute réforme ô combien nécessaire pour « adapter notre économie aux techniques modernes, améliorer la compétitivité, réorganiser nos entreprises et notre administration »… Malheur en somme aux ignorants qui se cachent derrière de sordides thèses complotistes et anticapitalistes – complotistes car anticapitalistes.

    Mais qui a donc parlé de main invisible le prems’ ? C’est-y pas l’camarade Smith ? N’est-il pas vrai que les maîtres de l’Argent et leurs vassaux se réunissent dans d’obscures réunions pour conchier le peuple et la démocratie, type Trilatéral, Bilderberg ou dîner du siècle ? N’y a t-on pas qualifié les référendums de « tyranniques » ? La régulation bancaire européenne n’est-elle pas le fruit des propositions d’une organisme privé et inconnu (comité de Bahle) ? Ne fait-on pas tout pour écarter le peuple des décisions et notamment de celle ô combien imminente de l’instauration d’un grand marché transatlantique ?

    Lire « Circus politicus » de Deloire…

    Plus sérieusement, ce papier aurait été décent s’il avait évité l’éternel écueil de l’anticonspirationnisme à la mode, à savoir évité de s’en servir comme instrument de domination de classe. Parler de système ou critiquer les étranges liens entre le monde politique et le monde de l’Argent n’est pas être paranoïaque, c’est pointer du doigt une réalité qui existe depuis longtemps et qui se renforce depuis la mondialisation…

  8. PS: »Nous sommes plus que jamais informés, surinformés. Et Dieu merci pouvons-nous bénéficier de sources d’information diverses, variées, opposées, contradictoires. Cela devrait amener chez nos concitoyens un sentiment de choix possible entre plusieurs vérités, accompagné du développement de notre esprit critique. Au lieu de cela nombre d’esprits, et pas toujours les plus simples, réagissent autour de l’idée fixe “on nous ment”. En somme, pensent-ils, plus on sait de choses, plus on nous en cache. »

    Bof. On pourra m’dire tout ce qu’on veut mais je ne vois pas l’ombre d’une étincelle de divergence entre les organes de la Grande Presse en ce qui concerne la question prioritaire du moment, à savoir le libéralisme. Ce concert prétendument divers me fait plutôt penser à un large choeur chantant à l’unisson, avec quelques fausses notes par-ci par-là mais sans plus (l’Huma, Fakir, MDiplo, Marianne de temps à autre). Ou en l’occurrence un orchestre de pipos et de fifres…

    Et puis la diversité aux mains des maîtres de la Finance et du flouz, les Pinault, Boloré, Dassault, Rotschild ou Pigasse, on fait mieux.

    CNR:

    « II – MESURES À APPLIQUER DÈS LA LIBÉRATION DU TERRITOIRE
    Unis quant au but à atteindre, unis quant aux moyens à mettre en œuvre pour atteindre ce but qui est la libération rapide du territoire, les représentants des mouvements, groupements, partis ou tendances politiques groupés au sein du C.N.R proclament qu’ils sont décidés à rester unis après la libération :
    (…)

    4) Afin d’assurer :
    (…)
    la liberté de la presse, son honneur et son indépendance à l’égard de l’Etat, des puissances d’argent et des influences étrangères ; »

    Remember !

  9. Ah non, pas la CNR et le vieux monsieur indigne !
    On ne peut ainsi sans cesse évoquer le mânes des résistants pour fuir le présent ou se pousser du col.

    Le vent souffle sur les tombes
    La liberté reviendra
    On nous oubliera.
    Nous rentrerons dans l’ombre.
    Emmanuel d’Astier de La Vigerie

    Les partisans véritables, à ne pas confondre avec ceux qui refusaient le STO par crainte des bombardements alliés sur l’Allemagne étaient peu nombreux, certains assez nombreux étaient d’extrême-droite, ce n’étaient en tout cas pas des indignés façon contemporaine, pour eux la sanction c’était au mieux douze balles dans la peau, au pire comme Jean Moulin des semaines de tortures.

    Lorsque l’on se veut décent on évite ces amalgames, je trouve : question d’opinion.

    Pour ce qui est de l’argent, de sa gestion et de ceux qui en ont : je me méfie toujours des raccourcis faciles et des accusations sans fondement. La rengaine des capitalistes affameurs des peuples est aussi vieille que le capitalisme lui-même et a toujours séduit les fous d’extrême-droite et d’extrême gauche.
    Le libéralisme est un mot creux et commode pour dénoncer l’ennemi intérieur nécessaire :
    « L’ennemi est celui-là, est tout un chacun qui fait planer une menace essentielle contre l’existence du peuple et de ses membres. L’ennemi n’est pas nécessairement l’ennemi extérieur, et l’ennemi extérieur n’est pas nécessairement le plus dangereux. (…) L’ennemi peut s’être enté sur la racine la plus intérieure de l’existence d’un peuple, et s’opposer à l’essence propre de celui-ci, agir contre lui. D’autant plus acéré, et dur, et difficile est alors le combat, car seule une partie infime de celui-ci consiste en frappe réciproque; il est souvent bien plus difficile et laborieux de repérer l’ennemi en tant que tel, de le conduire à se démasquer, de ne pas se faire d’illusions sur son compte, de se tenir prêt à l’attaque, de cultiver et d’accroître la disponibilité constante et d’initier l’attaque depuis le long terme, avec pour but l’extermination totale. »
    Martin Heidegger.
    Brrrrr!

  10. Souris donc

    Je vois qu’il est temps de rediffuser le cours d’économie du vénérable professeur Kuing Yamang

  11. Le communisme de marché a de l’avenir avec vous ! Vive la main rouge invisible !

    « La notion d’économie communiste de marché peut aider à comprendre ces évolutions, dès lors qu’on n’essaie pas de la rabattre soit le sur le communisme, soit sur le marché. Édifié sur la base de ce que le capitalisme et le communisme avaient en commun (l’économisme et l’universalisme abstrait), ce système hybride emprunte au marché la mise en concurrence de tous contre tous, le libre échange et la maximisation des utilités individuelles, et au communisme la « démocratie limitée », l’instrumentalisation du droit, l’obsession de la quantification et la déconnection totale du sort des dirigeants et des dirigés. Il offre aux classes dirigeantes de tous les pays la possibilité de s’enrichir de façon colossale (ce que ne permettait pas le communisme) tout en se désolidarisant complètement du sort des classes moyennes et populaires (ce que ne permettait pas la démocratie politique ou sociale des Etats providence). Une nouvelle Nomenklatura, qui doit une bonne part de sa fortune soudaine à la privatisation des biens publics, use ainsi de la libéralisation des marchés pour s’exonérer du financement des systèmes de solidarité nationaux. » (A. Supiot)

  12. « Née de la volonté ardente des Français de refuser la défaite, la Résistance n’a pas d’autre raison d’être que la lutte quotidienne sans cesse intensifiée.
    Cette mission de combat ne doit pas prendre fin à la Libération. Ce n’est, en effet, qu’en regroupant toutes ses forces autour des aspirations quasi unanimes de la Nation, que la France retrouvera son équilibre moral et social et redonnera au monde l’image de sa grandeur et la preuve de son unité.
    Aussi les représentants des organisations de la Résistance, des centrales syndicales et des partis ou tendances politiques groupés au sein du C.N.R., délibérant en assemblée plénière le 15 mars 1944, ont-ils décidé de s’unir sur le programme suivant, qui comporte à la fois un plan d’action immédiate contre l’oppresseur et les mesures destinées à instaurer, dès la Libération du territoire, un ordre social plus juste. »

    Remember !

    PS: Hessel n’est pas ma référence, le CNR n’en est pas l’émanation (et Hessel a soutenu l’anti-CNR Hollande…).

    PPS: La résistance fut avant tout populaire – la bourgeoisie était en général « neutre », plus on montait dans l’échelle sociale plus on collaborait – et a fortiori ouvrière. Le reste c’est du blabla.

  13. À diffuser largement merci Souris !

  14. Souris donc

    C’est une blague, Skarda ! Kuing Yamang (déjà le nom…) est un contributeur (des plus sérieux) de Contrepoints qui a mis sur une interview d’une télé chinoise des sous-titres fantaisistes. C’était juste pour taquiner Galaad, qui a démarré au quart de tour, et lui suggérer qu’il allège un peu ses tartines. Qui étouffent comme l’indigeste gâteau breton du même nom.

  15. Le « bla bla » c’est ceci: « la bourgeoisie était en général “neutre”, plus on montait dans l’échelle sociale plus on collaborait », …avec comme circonstance aggravante que ce bla bla est faux.
    Et inutile de citer des « sources » intéressées qui le prétendent.

  16. J’avais vérifié 🙂 Vive les blagues situationistes ! Ça vaut bien « Comment la dialectique peut-elle casser des briques » :

    Je persiste donc : à diffuserr largement…

  17. Souris donc

    Approximations, mais lestées de sources, références, citations et liens. Afin que nul n’ignore la Pensée du roi de la tartine. Je pense donc je suis. Donc je m’étale.
    Il menace Kaplan d’un procès en diffamation, jusque sur Contrepoints.org. Dans la cour des grands.
    Il se propose d’encadrer sur sa cheminée les élucubrations d’un admirateur du FN.
    Rien que pour ça, à sa place je me ferais tout petit. Mais non.

  18. « N’est-il pas vrai que les maîtres de l’Argent et leurs vassaux se réunissent dans d’obscures réunions pour conchier le peuple et la démocratie, type Trilatéral, Bilderberg ou dîner du siècle ? »
    Pour le coup, je suis d’accord avec Galaad. Ces « réunions » sont TOUJOURS occultés par la presse et les curieux tenus à l’écart par les forces de police, quel que soit le pays où ces rencontres ont lieu. POURQUOI ?
    J’ajoute que j’ai vu récemment sur une chaîne allemande un documentaire tentant de démontrer de manière convaincante que les attentats du 11/09/2001 n’étaient pas un complot. Enfin, après bien des années après avoir vu un documentaire « complotiste ».

  19. Patrick, pour la même raison que les hommes politiques sont protégés de tous les fous qui ne rêvent que de leur faire la peau. Les « secret service » américains furent crées pour protéger le président. On imagine bien ce qui ne manquerait pas d’arriver à un groupe de milliardaires se réunissant sans précautions.
    Ces milliardaires sont souvent à la t^te de grosses entreprises est-il anormal qu’ils se réunissent ? En quoi sont-ils plus tenus de révéler ce qu’ils se disent que les dirigeants de partis politiques ? Faut-il mettre un petit fonctionnaire sourcilleux à \’esprit étroit derrière chaque tycoon, derrière chaque entrepreneur, derrière chaque créateur ?
    On peut penser ce que l’on veut mais supprimer la liberté individuelle sous prétexte que l’homme est mauvais est la pire des solutions : elle n’a jamais abouti qu’à des désastres.

  20. Patrick

    Tibor, d’abord je suis heureux de vous voir réapparaître sur ce blog, après une longue absence.

    Je pense que vous me connaissez suffisamment pour ne pas penser que je suis contre la suppression des libertés individuelles. Je fronce le sourcil dès lors qu’il s’agit d’atteinte à ces libertés de conscience, de pensée, de mouvement et d’action.
    Pour autant, l’omerta médiatique entourant ces mouvements de puissants (milliardaires, politiques, journalistes etc.) sans que JAMAIS rien ne filtre n’est pas pour rassurer le citoyen lambda. Et c’est précisément ce qui fait le lit des thèses complotistes. Je ne souhaite pas que des « fonctionnaires sourcilleux » nous informent, mais que les journalistes fassent leur travail. Comment voulez-vous autrement que l’on n’ait pas le sentiment d’être manipulés ou pris pour des billes ?

  21. Mais il y a mille raisons de ne pas divulguer ce que se disent les puissants : sécurité, intérêts nationaux ou privés, etc. Par ailleurs nous sommes évidemment manipulés à nous d’essayer de nous faire une idée et d’appliquer autant que faire se peut le principe d’Ockham : de ne pas chercher des raisons occultes et compliquées lorsque des raisons simples et évidentes s’imposent. Enfin, personnellement je préfère la sécurité à la transparence absolue, il serait encore plus désastreux que le contenu de ces réunions que l’on ne peut de toute façon empêcher sauf à vivre dans des sociétés policières soit utilisé pour mettre notre sécurité en danger.

  22. Patrick

    Je n’ai jamais demandé une transparence absolue : cela signifierait de mettre des caméras jusque dans nos chambres à coucher, ou révéler le code secret du lancement de l’arme atomique ! Je trouve qu’il y a déjà trop de caméras à certains endroits.
    Mais entre transparence absolue et omerta, il y a de la place pour un équilibre.

  23. Souris donc

    Les complotistes sont des gens méfiants et crédules à la fois, en plus d’être intellectuellement fainéants. C’est comme les croyances dans le paranormal. Les bouquins de paranormal s’arrachent comme des petits pains. Vous ne pouvez leur opposer aucune rationalité, ça relève de structures mentales particulières. Ce sont les mêmes gogos exposés aux arnaques à l’héritage africain qu’il faut débloquer par versement UBS ou autre Western Union.
    « les crédules se réfugient souvent derrière une sorte d’armure paranoïaque », comme l’écrit Impat.

  24. Dans le sens de Galaad mais le tempérant en même temps, il faut écouter l’interview de Denis Rake dans le « Chagrin et la pitié »
    http://www.dailymotion.com/video/x61apq_le-chagrin-et-la-pitie-2_webcam

  25. Il dit deux choses :
    * du peuple : « je ne sais pas si vraiment ils savaient ce qu’ils faisaient »
    ** de la bourgeoisie : « ils avaient peur, ils avaient plus à perdre »

  26. Plus loin Maurice Buckmaster donne un autre son de cloche et insiste sur le courage. Le grand-père de mon épouse était chef d’un groupe dépendant de Maurice Buckmaster, il a beaucoup travaillé avec un membre de la famille Rothschild, plus tard, après la guerre il est retourné à sa petite épicerie du Lot et Garonne mais son ami l’invitait régulièrement dans les meilleurs restaurants parisiens où il débarquait avec son air de paysan et son béret : ils parlaient du bon temps. Ce que l’on ne comprend pas aujourd’hui surtout ceux qui n’ont pas connus ceux qui sont rentrés dans l’ombre, c’est que la qualité essentielle qu’il fallait pour s’engager en ce temps là, c’était un courage inouï dont je ne sais pas si j’en serais capable. Gaspard en parle bien aussi un peu plus loin dans le film.

  27. Le colonel du Jonchay, action française, est vraiment pas mal non plus ! Tout de suite après Duclos…

  28. Guenièvre

    – Comme vous le dites Impat, « nous sommes plus que jamais informés, surinformés ». Surinformés est bien le mot : il est parfois difficile de s’y retrouver dans le flux d’informations qui nous submerge et nous n’avons pas la capacité de tout vérifier. Internet ne fait qu’accentuer la saturation. Il y circule tant de canulars ( voir la vidéo de Souris ) que la frontière entre réalité et fiction se brouille parfois. Par contre – coup on imagine que la réalité admise par tous est forcément un mensonge.
    – Il y a aussi, depuis quelques décennies, une tendance à confondre la critique qui fait appel au discernement et le soupçon systématique qui fait voir partout des menteurs et des dissimulateurs . Même le prof est parfois soupçonné de « raconter des histoires »…
    Enfin, nous ne supportons plus le hasard, l’imprévu, l’impondérable. Qu’un événement malheureux soit dû à un enchaînement aléatoire, à une coïncidence ou à un accident entre de moins en moins dans notre schéma de pensée. Il nous faut forcément un responsable ou un coupable.

  29. Guenièvre,
    … »un responsable ou un coupable »…
    Les deux si possible, pour être vraiment satisfait.

  30. Skarda,
    … » il fallait pour s’engager en ce temps là, c’était un courage inouï »…
    Pour certains il fallait encore davantage: l’acceptation du risque encouru par sa famille.
    En zone occupée il y avait chaque soir des fusillés, dont la liste le lendemain était affichée dans les rues.

  31. Souris donc

    Tiens, bonne idée pour un papier, la dernière phrase. Je m’y colle.

  32. Guenièvre

    …et pour être véritablement comblé, vous pouvez ajouter  » ennemi » !

  33. Entièrement d’accord, et pour prolonger cette brillante réflexion je propose une raison simple et évidente : lutte des classes. D’accord ? Pas d’accord ?

    P.S.: Le véritable problème dans cette affaire, cher Tibor, ce n’est non pas le fait que de riches patrons et autres magnats de la Finance se réunissent de manière obscure, après tout je ne suis pas un bolchévik c’est bien leur droit, le problème c’est que parmi eux on retrouve aussi dans ces réunions des personnalités du monde politique et du journalisme (entre autre). Et tout ce beau monde s’influence par l’interaction et le tissage de liens et de réseaux – rien à voir avec une quelconque théorie du complot. Le monde de l’Argent corrompt le monde politique, c’est un fait, et y voir des gens de gôche et de droâte côtoyer le milieux du fric pose de sérieuses questions… Vous connaissez la phrase de De Gaulle.

  34. Très bon film, de là que je tirais aussi cette réflexion. Voir le passage du parachuté abrité par des ouvriers.

  35. Aventin

    Il faudra que l’on m’explique un jour les raisons pour lesquels des individus prennent au sérieux les économistes. Cet étonnement intéresse bien sûr le sérieux attribué à ces derniers d’abord sur leur discipline même, mais également ce sérieux quant à la sphère de réflexion politique ou désormais ces champions interstellaires pullulent. Je souhaiterai pour ma part que tous les brillants esprits peuplant ce forum m’expliquent quel est ce lien nécessaire entre ces douces théories macroéconomiques et le réel de l’échange économique, et je dirais même le réel tout court. A quel moment un point de contact apparaît entre ces châteaux de cartes théoriques sans lien avec le sérieux scientifique des mathématiques (les vraies maths, pas ça…) de fond et le monde réel. Si l’on en croit les brillantes prévisions de ces messieurs à l’air si sérieux pontifiant comme à Delphes, le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il nage et coule dans le premier verre d’eau venu (2008 et tout le reste). Certes, la statistique fait état de quelques individus n’ayant pas trop dévié par rapport au réel, mais le problème reste que c’est la statistique qui révèle un coup de bol prévisible par la statistique elle-même, et que dès lors apparaît le flan en poudre de tous les autres – enfin il me semble. Statistiquement, dans le lot du délire estampillé vérité, on en trouve forcément un qu’est pas trop loin du réel… c’est statistique. Quand on pense que ces messieurs dames, habillés chic et cher – faut l’vendre le discours au rien coco – ont tout de même passé 10 ans à étudié du pipeau en chambre à prétention scientifiques…ça me fait penser à Audiard qui disait : les plus grandes escroqueries ne sont rien à côté de l’art moderne – il parlait-là en fait du courant contemporain naissant et non de l’art moderne. Si l’économie théorique est un art, il est alors un art résolument contemporain…. Regardez bien, pour justifier ses théories fumeuses, le copain économiste procède toujours par un découpage a posterori du réel, justifiant ainsi ses mignonnes propositions, à l’envi. – A oui mais si on prend la période mars 1978 de 8h37 à février 1985 à 14h15 et à condition qu’il y est eu en moyenne tous les quatre ans sur la période moins de 18 mm de pluie dans les grandes plaines et sur les cabanes en bois, force est de constater que le modèle marche… comment peut-on accorder un quelconque crédits à tous ces champions internationaux du vide intersidéral, passant d’ailleurs leur temps à se contredire eux-mêmes et à contredire les autres économistes… mais où faut-il que nous en soyons arrivé sur le plan de la réflexion pour filer les clefs du camion à ce genre de zozo sûr de vous garantir du rien 24/24 ? Comment est-ce possible ? L’avènement de l’expert économique dans la sphère politique coïncide bizarrement avec un appauvrissement conséquent de la pensée et du débat politique.

  36. Aventin

    Errata

    …lesquelles… où… souhaiterais… et le monde réel ?…qu’ils nagent et coulent…étudier…crédit…

  37. Aventin

    … prétentions… ait…

  38. Souris donc

    Oui oui, prétentions. Errata inutiles, on zappe.

  39. Aventin

    Permettez, je réponds à votre brillant post sous celui-ci. Que voulez-vous dire exactement souris ? Vous n’êtes pas en capacité de produire une argumentation qui en soit une ? Il n’est pas raisonnable de zapper une argumentation de qualité, surtout la vôtre… quel lien entre les superbes théories macro-éco (économie politique en général) et le réel ? Faut-il que je cite Galbraith ?

  40. Permettez Aventin une autre simplification salubre, pour reprendre le bon mot de Tibor, car une raison simple et évidente s’impose : l’américanisation de l’Occident et du monde.

    Voir Rocard se vantant d’avoir mis au goût du jour l’économie chez les politiques – traduction : avoir converti les politiques au libéralisme.

    Les seuls économistes intéressants, l’on remarquera, sont ceux qui font plus que de l’économie – je pense à Lordon ardent connaisseur de Spinoza, Sapir fin historien, Généreux anthropologue aiguisé. Si l’on y pense, les avis les plus intéressants sur l’économie n’émanent d’ailleurs généralement pas d’économistes, trop empêtrés dans une fatuité grossière de prophète pontifiant et gorgés de prétentions scientifico-mathématiques issues d’une croyance dogmatique dans le Chiffre.

    “Autour de l’arbre planté par Adam Smith, il a poussé une vaste forêt de rejetons qui occupent le sol et interceptent la lumière. Il est donc bon, il est souverainement utile qu’à l’encontre de ces raisonneurs obstinés du culte de l’individualisme et de la concurrence, il se montre en France des hommes habiles à parler leur langue, et qui réfutent leurs erreurs”. P.Leroux, caissier au Quick et philosophe à ses heures

  41. Aventin

    @Galaad,

    Je suis d’accord avec vous Galaad – une fois encore. Le langage économique est le langage politique du libéralisme du jour. Il faut dire et redire cela, sans cesse. Je suis pour ma part favorable à ce que l’on débarrasse la langue politique du langage technique économique. La langue est le premier combat politique. Faire usage des mots de l’économie c’est déjà fixer un cadre conceptuel rigide au débat public, c’est s’amputer d’un hémisphère et 3/4 de l’autre. Chacun sait que la seule chose, ou presque, qu’est foutu de nous sortir un économiste face à la mise en oeuvre d’une politique digne de ce nom est : non, c’est impossible.Dire cela c’est dire aussi à quel point le libéralisme est un dogme qui vaut bien le dogme communiste tant l’un comme l’autre semblent considérer le réel comme un problème plus que comme le réel. Arendt parlait de « tordre le réel par le dogme », et bien nous y sommes. Le libéralisme est en revanche plus insidieux que le communisme et ses grosses bottes d’acier. Peut-être même qu’avec l’économie politique le réel est simplement évacué. J’interdirai à mes gosses de faire des études d’économie. Protégeons nos enfants ! Latin-Grec, dès trois ans. Agrégation de grammaire et de lettres classiques avant 18 ans – Normale à 14). Hollande a fait HEC et cause avant tout le langage La Banque… voilà la gauche de 2012… ah, j’oubliais : jetons ces millions de télévisions qui grâce au clergé médiatique nous détruisent le cortex et bien plus, par déversement ininterrompu de l’idéologie néo-libérale, commerciale, médiatique pour tout dire, laquelle est bien décidé à éradiquer la décence ainsi que toutes formes de réflexion. Je crois même que la mission des masse médias est d’annihiler toute capacité critique afin de convertir les cerveaux à l’esprit de la marchandise. Le monstre avance…

  42. Lisa

    Skarda,
    Au sujet de Bat ye’or, il me semble qu’elle parle aussi du fait que les médias nous font de « la pub » pour l’islam depuis des décennies, et ça je pense que c’est vrai, alors rajouté au reste de ce que vous expliquez par d’autre choses, je ne suis pas sûre d’y croire, mais je m’interroge.

    SInon, contente aussi de vous voir revenir !

  43. Souris donc

    La surinformation, Guenièvre, n’est pas vraiment un océan dans lequel on se noie, en général la même dépêche AFP est reprise par tous. Et appellera des analyses où l’expert, ou le documentariste, ou l’éditorialiste, vous manipuleront à leur guise, généralement dans le sens du plus affligeant conformisme idéologique ( comme la pub pour l’islam que souligne Lisa)
    Des affirmations, comme dans les publicités pour le bracelet magique en cuivre ou la gaine qui efface les bourrelets. « Des experts ont conclu que… De nombreuses publications démontrent…Des témoins affirment… ».

  44. Guenièvre

    @ Souris,
    Vous avez raison : tout le monde prend la même information à la même source.
    Mais je parlais du nombre d’informations qui nous parvient aujourd’hui dans une seule journée : on ne peut pas nier que ce nombre est beaucoup plus important qu’autrefois grâce aux nouveaux médias et aux moyens de communication plus performants . Il y a 50 ans le journaliste souvent se rendait sur place et vérifiait lui-même, il faisait son enquête et ça prenait du temps ; aujourd’hui il faut tous les jours du nouveau, il se contente donc de reproduire ce que lui apporte l’agence en le « mettant en scène » ou en le dramatisant. En matière d’information nous sommes à l’ère de la vitesse et de la quantité mais il n’y a pas de diversité et pas beaucoup d’analyse du moins dans les médias les plus courants .

  45. Souris donc

    Même quand ils prennent le temps, ils prennent le temps d’endoctriner. Hier soir sur ARTE, « Le big bang, mes ancêtres et moi ». Nous ne descendons pas du singe, nous sommes des singes (ben voyons, on va pouvoir embrayer sur la souffrance animale…). Afrique, berceau de l’humanité (total respect !) L’homo sapiens doit sa survie à sa faculté de migration (tiens, tiens…) l’homme est le seul être vivant qui migre (sic, et les oiseaux migrateurs ?). Et en images subliminales, un Africain qui danse. Montage de passages d’interviews se renforçant les uns les autres, au mot près (les experts disent tous la même chose, c’est que c’est vrai !). Gros plan sur les microscopes (= les recherches scientifiques prouvent que), darwinades sur le caractère adaptatif ou non, de la couleur de la peau ou de la blondeur. Qui, elle, serait issue de la sélection sexuelle, comme la queue du paon qui l’empêche de voler.
    Je m’excuse, les cons ne volent pas, mais un paon, ça vole.

  46. Patrick

    Certains ne descendent pas du singe mais de l’âne, mais cela je suppose, ils ne l’ont pas dit.

  47. Guenièvre

    Comme tout un chacun les journalistes sont fortement dépendants de l’air culturel qu’ils respirent, ils subissent le poids de la doxa. Mais ça a toujours été plus ou moins comme cela non ?
    J’avais déjà posté ici ce texte que je trouve très drôle tellement il est caricatural.

    Voici les gros titres que « Le Moniteur » organe officiel des pouvoirs publics, alors aux mains de la Monarchie restaurée, consacrait au retour de Napoléon de l’île d’Elbe en mars 1814 :

    « 9 mars : le monstre s’est échappé de son lieu d’exil.
    10 mars : l’ogre corse a abordé au cap Juan.
    11 mars : le tigre s’est montré à Gap. Les troupes avancent de tous côtés pour arrêter sa marche. Il achèvera sa misérable aventure en fugitif dans la montagne.
    12 mars : le monstre s’est vraiment avancé jusqu’à Grenoble.
    13 mars : le tyran est maintenant à Lyon. La terreur a saisi tout le monde à son apparition.
    18 mars : l’usurpateur s’est risqué à approcher à soixante heures de marche de la capitale.
    19 mars : Bonaparte avance à marche forcée mais il est impossible qu’il atteigne Paris.
    20 mars : Napoléon arrivera demain sous les murs de Paris
    21 mars : L’empereur Napoléon est à Fontainebleau
    22 mars : hier soir, sa Majesté l’Empereur a fait son entrée publique, il est arrivé aux Tuileries. Rien ne peut dépasser la joie universelle ! »

  48. Patrick

    Super !
    La mue est impressionnante. Mieux que dans « La Belle et la Bête ». Mais quelle fée a donné le baiser salvateur transformant un monstre, non pas en Prince Charmant, mais en Empereur ?

  49. a2lbd

    Effectivement je me souviens du temps où sur causeur.fr un certains nombre d’excités pensait que j’étais Patrick Mandon et prétendait que Nadia C., J. Leroy et Mandon leur en voulaient personnellement…

    Ces gens défendaient alors la présence d’une charmante jeune fille du nom d’Eden qui vomissait sans arrêt dans son coin. Qu’est donc devenue la belle ? Vous l’avez connue non ?

    Enfin bref voilà bien une double illustration de l’armure paranoïaque qui vous préoccupe céans.

  50. Souris donc

    C’est la fausse pluralité sinueuse de Causeur qui était gênante, son « Surtout si vous n’êtes pas d’accord » est l’exemple-type d’une injonction paradoxale. Un double nœud pervers. Comme « Sois libre ! ». On s’est tous barré à cause de ça, quand les pervers sont devenus dominants.

  51. Lisa

    Nous sommes préoccupés par une armure paranoïaque, ouah ! quitte à venir pour être désagréable, vous pourriez faire un effort d’expression ?
    Sinon vous étiez plutôt sympa sur Causeur si je me souviens bien….

  52. desavy

    « Je souhaiterai pour ma part que tous les brillants esprits peuplant ce forum m’expliquent quel est ce lien nécessaire entre ces douces théories macroéconomiques et le réel de l’échange économique, et je dirais même le réel tout court. »

    Je veux bien me lancer dans l’aventure même si je ne suis pas un brillant esprit, mais avec des questions précises.

    Les spécialistes des « haro sur les économistes » devraient comprendre que les théories sont nombreuses et que parler des économistes en général est une aberration.

    On confond économistes et économistes libéraux me semble-t-il… Or, les libéraux raisonnent plus en termes microéconomiques qu’en thermes macro.

  53. J’ai failli recracher mon thé en lisant votre commentaire nom de D…

  54. desavy,
    La première phrase de votre 25 juillet 2012 à 23:28 est entre guillemets. Vous aideriez tous les lecteurs en vous donnant la peine, à leur place, de mentionner de qui et de quel commentaire vous tirez cette phrase.
    Merci pour eux…

  55. Pas assez de libertariens sur le site à la mère Lévy ?

  56. En même temps c’est pas comme si les antilibéraux pullulaient sur vot’ site camarade impat… Pour l’origine d’un tel commentaire y a pas grand choix, on se répartit la dure tâche avec l’ami Aventin.

  57. Permettez quand même d’en douter. La secte économiste est grégaire et conformiste, l’hétérodoxie y a peu de place, les fidèles y suivant moutonnièrement les bulles rédigées à la hâte par les grandes églises de l’économie, à peu près toutes situées dans les universités nord-américaines. Si les hérétiques existent, ils se voient conspués par la majorité de leurs coreligionnaires et ignorés par les grands médias – voir l’exemple aberrant du pourtant libéral Maurice Allais.

    J’en veux pour preuve l’avis du très modéré Krugman, qui a dit ceci à propos de ses compagnons de route:

    « Peu d’économistes ont vu venir la crise actuelle mais cet échec de prévision était le moindre de leurs problèmes. Plus important était l’aveuglement de la profession face à la possibilité d’un fiasco catastrophique de l’économie de marché. Pendant les années fastes les économistes en sont venus à croire que les marchés étaient par nature stables, que les actifs et autres valeurs étaient toujours évalués au juste prix. Il n’y avait rien dans les modèles du moment qui puisse faire penser à la possibilité d’un effondrement comme celui qui s’est produit l’année dernière. En même temps les macroéconomistes avaient des points de vue divergents. Mais la division la plus importante était entre ceux qui affirmaient que les économies de libre marché ne s’écartent jamais du droit chemin et ceux qui croyaient que les économies peuvent parfois dévier de la bonne route, mais que tout écart important pourrait être et serait corrigé par la toute-puissante FED.
    (…)
    Selon moi, les économistes se sont fourvoyés parce que, collectivement, ils ont pris la beauté vêtue de ses beaux atours mathématiques pour la vérité. Jusqu’à la grande dépression, la plupart des économistes s’en tenait à une vision du capitalisme comme étant un système parfait ou presque. Cette vision ne tenait pas face au chômage de masse, mais quand les souvenirs de la dépression s’effacèrent, les économistes s’amourachèrent de nouveau de la vieille vision idéalisée d’une économie dans laquelle des individus rationnels interagissent à l’intérieur de marchés parfaits, vision cette fois-ci enjolivée avec de belles équations. Le fait de renouer l’idylle avec le marché idéalisé était, à coup sûr, en partie une réaction aux courants politiques qui changeaient, en partie une réaction à des incitations financières. Mais bien que les congés sabbatiques à l’Institution Hoover et les possibilités d’emploi à Wall Street ne soient pas des choses à dédaigner, la cause principale de l’échec de la profession était le désir de trouver une approche globale et intellectuellement élégante qui puisse donner aux économistes la chance d’exhiber leurs prouesses mathématiques. »

  58. Et pour encore plus agacer Souris qui ne supporte pas mes indigestes pavés, je continue:

    Pour info, le seul entretien de feu Maurice Allais qui existe dans le monde a été publié dans nul autre journal que… fakir ! Une publication pourtant très, très à gauche (mais loin des bêtises trotskoïdes des journaux d’extrême-gauche), pour un économiste plutôt de droite. Quand on remet en question les vaches sacrées de l’économie (libre-échange, mondialisation, Union Européenne), voilà comment les médias vous récompensent. Avant de mourir, il disait ceci :

    « Les commentateurs économiques que je vois s’exprimer régulièrement à la télévision pour analyser les causes de l’actuelle crise sont fréquemment les mêmes qui y venaient auparavant pour analyser la bonne conjoncture avec une parfaite sérénité. Ils n’avaient pas annoncé l’arrivée de la crise, et ils ne proposent pour la plupart d’entre eux rien de sérieux pour en sortir. Mais on les invite encore. Pour ma part, je n’étais pas convié sur les plateaux de télévision quand j’annonçais, et j’écrivais, il y a plus de dix ans, qu’une crise majeure accompagnée d’un chômage incontrôlé allait bientôt se produire. Je fais partie de ceux qui n’ont pas été admis à expliquer aux Français ce que sont les origines réelles de la crise alors qu’ils ont été dépossédés de tout pouvoir réel sur leur propre monnaie, au profit des banquiers. Par le passé, j’ai fait transmettre à certaines émissions économiques auxquelles j’assistais en téléspectateur le message que j’étais disposé à venir parler de ce que sont progressivement devenues les banques actuelles, le rôle véritablement dangereux des traders, et pourquoi certaines vérités ne sont pas dites à leur sujet. Aucune réponse, même négative, n’est venue d’aucune chaîne de télévision et ce, durant des années.

    Cette attitude répétée soulève un problème concernant les grands médias en France : certains experts y sont autorisés et d’autres, interdits. Bien que je sois un expert internationalement reconnu sur les crises économiques, notamment celles de 1929 ou de 1987, ma situation présente peut donc se résumer de la manière suivante : je suis un téléspectateur. Un prix Nobel… téléspectateur. Je me retrouve face à ce qu’affirment les spécialistes régulièrement invités, quant à eux, sur les plateaux de télévision, tels que certains universitaires ou des analystes financiers qui garantissent bien comprendre ce qui se passe et savoir ce qu’il faut faire. Alors qu’en réalité ils ne comprennent rien. Leur situation rejoint celle que j’avais constatée lorsque je m’étais rendu en 1933 aux Etats-Unis, avec l’objectif d’étudier la crise qui y sévissait, son chômage et ses sans-abri : il y régnait une incompréhension intellectuelle totale. Aujourd’hui également, ces experts se trompent dans leurs explications. Certains se trompent doublement en ignorant leur ignorance, mais d’autres, qui la connaissent et pourtant la dissimulent, trompent ainsi les Français. »

  59. desavy

    Oui Impat, je vous le promets, j’essaierai de ne plus recommencer.

    Ah oui, où ai-je la tête ?

    Impat a écrit : « La première phrase de votre 25 juillet 2012 à 23:28 est entre guillemets. Vous aideriez tous les lecteurs en vous donnant la peine, à leur place, de mentionner de qui et de quel commentaire vous tirez cette phrase.
    Merci pour eux… »

    Ma réponse est juste au début de ce post.

    Gallaad : « Permettez quand même d’en douter. La secte économiste est grégaire et conformiste, l’hétérodoxie y a peu de place, les fidèles y suivant moutonnièrement les bulles rédigées à la hâte par les grandes églises de l’économie, à peu près toutes situées dans les universités nord-américaines »

    C’est faux. Vous confondez économistes et économistes libéraux.

    Je crois qu’il ne faut pas confondre économistes et économistes médiatisés. De la même façon, il ne faut pas mélanger économistes avec économistes dominants. D’ailleurs, il n’est même pas certains que nous puissions définir ces derniers. Cela dépendra par exemple de l’époque étudiée, ou encore du lieu (les économistes de la mouvance du Monde Diplo ne sont par exemple pas les mêmes que ceux de l’Université..

  60. Je ne confonds pas économistes et économistes libéraux, j’affirme que l’immense majorité des économistes est libérale. Ce qui me permet de dire que la secte économiste est grégaire et conformiste, grégaire car ses membres se rallient presque instinctivement aux thèses dominantes (il fut un temps où c’était le keynésianisme), conformiste car l’esprit critique y règne autant que dans un ralliement de Jéhovahs.

  61. Souris donc

    Car Galaad fréquente les « économistes » et sait de quoi il parle.
    Galaad, le niveau…Approximations, copiés/collés lestés de références, citations et liens. Afin que nul n’ignore la Pensée tartinée. Je pense donc je suis. Donc je m’étale.
    Il menace Kaplan d’un procès en diffamation, jusque sur Contrepoints, dans la cour des grands. Il parle élégamment de la « mère Lévy ».
    Il se propose d’encadrer sur sa cheminée les élucubrations d’un sombre admirateur du FN.
    Rien que pour ça, à sa place je me ferais humble. Mais non.

    Comment ça, il est belge, Galaad ? Ah bon.

  62. Souris, savez-vous aligner plus de deux mots sans être dans le fielleux et le vitriol ? Je veux bien croire qu’avec un tel nom l’on soit plutôt habitué à la bassesse, mais svp contrôlez-vous, quoi ! Je remarque en outre que parmi les divers caractères de la bestiole la couardise ne semble pas être la moins en reste, puisque dans la droite lignée de vos camarades illustres, votre promptitude à m’injurier à coups de basses sottises sur ma personne est d’autant plus assumée qu’elle se fait sous l’affirmation ostensible de son anonymat.

    Ce que j’apprécie chez vous par ailleurs, chère et fière souris, c’est cette incroyable capacité à écarter d’un puissant revers à la Roland Garros tous les arguments qu’on vous oppose pour y rétorquer que ceux-ci sont trop longs et mâtinés « d’un peu trop de citations ». Le pédant auteur visé s’excuse donc d’autant de cuistrerie, car il ne lui semblait pas nécessaire de réduire à 150 caractères dénués de références ses réponses pour satisfaire son contradicteur. On ne combat pas les souris avec des pinces à épiler après tout !

    Mais enfin, venant d’un esprit si lucide et si critique, l’on attendrait quand même un minimum de pertinence dans les propos, aussi succincts soient-ils, non ? Et pourtant. Ces attentes semblent exagérées: il apparaitrait qu’à la pédanterie du Belge, le rongeur y rétorque à coups d’étrons et de certitudes fièrement dogmatiques. C’est un peu le camarade de classe qui face à quelques citations se voient obligés de dénigrer l’auteur à coup de persiflages satisfaits.

    Oui en effet le fait que l’ami Kaplan m’ait traité de « national-socialiste » et presque d’antisémite sur un site web, qui par ailleurs n’a pas daigné publier un droit de réponse (on voit là l’attachement sans mesure des libéraux à la liberté d’expression), m’a agacé sur le moment – ma réaction, outrancière j’en conviens, était il me semble justifiée.

    Non enfin je n’ai pas de leçons à recevoir sur mes affinités idéologiques et politiques, surtout pas venant d’une brave bête dont la probabilité d’avoir voté pour la canaille xénophobe et ultralibérale de l’UMP – dont Todd disait par ailleurs qu’elle avait désormais « viré à droite du FN » – ou un de ses congénères européens (après tout je ne sais rien de sa nationalité) atteint des sommets vertigineux. Si elle avait daigné se taire, ou me lire un peu plus, peut-être aurait-elle évité – qui sait ? – de déverser ce seau de fange inutile, et peut-être aurait-elle donc remarqué ma détestation sans équivoque du Front prétendument National ainsi que mes longues, très longues tartines étalées à l’endroit d’Aventin afin de lui démontrer le caractère infâme dudit parti, non ? Ou, après une brève recherche sur google, sans doute aurait-elle remarqué que j’ai écrit un article pour un site web dénommé « résistances – observatoire de l’extrême-droite ». Non ?

    Rien que pour ça, je m’tairais à coups sûr. Comme disait un grand homme, « relevez-vous, un peu de dignité monsieur ! ».

    Ah, non ? Bon.

    Cordialement

  63. PS: Voici ce que je disais l’autre jour à Aventin:

    « J’adore discuter avec vous, et j’ai un profond respect aussi pour votre culture, vos références et le style de vos commentaires. Le débat avec vous est très plaisant. Mais voter pour Marine Le Pen, càd le Front National, me révolte… « 

  64. Souris donc

    Les tribunaux belges protègent jalousement la liberté d’expression, d’où les affiches du Vlaams Belang.

    Impensable en France.
    Une armada d’associations aussi malfaisantes que subventionnées n’attendent que le mot de travers pour vous poursuivre devant les tribunaux. Ainsi que les délateurs qui, sous leur nom et prénom (mais du bon côté de la barrière !), vous harcèlent, vous menacent au téléphone ou physiquement, balancent sur la toile vos nom, adresse, photo de votre maison, de vos enfants, de vos amis. Et comme ils sont sous leur nom et prénom, ils vous réclament des indemnités pour diffamation si vous protestez. Vive la France de la délation !
    Je vous renvoie vers une discussion documentée avec des témoignages, ne vous arrêtez pas forcément à l’insupportable XP, voyez les commentaires. Toute la problématique de l’anonymat y est disséquée.
    http://ilikeyourstyle.net/2011/01/25/lanonymat-sur-internet/

  65. desavy

    Galaad, je veux bien vous croire. Vous avez sans doute des références, des noms. Pour le moment, vous avez cité Krugman et Allais. Nous avons déjà deux économistes qui ne font pas partie de la secte.

  66. Aventin

    @Souris

    Je réponds ici à votre dernier échange avec Galaad, le post en question ne pouvant être sélectionné pour une réponse directe.

    1. Qui est ce sombre admirateur du FN ?

    Dans l’hypothèse où il s’agirait de moi – quel courage souris… et quelle pertinence… quel style aussi…- je ne peux que vous inciter à mieux me lire ou à faire un notable effort de compréhension.

    Je n’ai d’admiration pour aucun parti, du PC au RPR en passant par la SFIO et par tous les autres, qu’ils soient existant ou à naître.

    Mais peut-être allez-vous m’indiquer ce passage de mes « écrits » sur ce site correspondant à la définition du mot admiration et s’appliquant au surplus – excusez du peu – au « FN », c’est-à-dire si je retiens cette généralité telle que vous la balancez avec grâce dans le débat, depuis que ce parti existe.

    N’hésitez pas un instant à aller chercher dans un dictionnaire la définition des mots que vous employez, vous gagnerez du temps – et moi aussi.

    2. Vous serait-il possible ensuite de nous présenté un texte clair et argumenté – oui, les deux en même temps – sur ces raisons qui font que le FN de MLP, la doctrine politique de son parti – et je pense notamment aux exposés et interventions de Florian Philippot qui en présentent une bonne synthèse me semble t-il, ou encore au programme 2012 – serait hors doctrine républicaine.

    Si vous n’en savez rien, dites-le simplement, l’humilité est une vertu – je ne peux pas toutes les pratiquer Souris…

    Pour éviter, la encore, toute perte de temps, je me permets cette précision :

    ARGUMENTER, verbe.
    A. Emploi intrans. Développer une suite d’arguments :
    1. Or minuit sonnait dans les carillons troubles de la ville et les deux étudiants discutaient et argumentaient et s’opposaient en esprit depuis le coucher du soleil.
    JOUVE, La Scène capitale, 1935, p. 89.
    2. … les docteurs parisiens (…) ont affaire à forte partie, car le pape et le roi de France soutiennent ouvertement les religieux. Ils argumentent, ils prêchent, plaident, écrivent des pamphlets, rédigent des mémoires, présentent des requêtes, …
    FARAL, La Vie quotidienne au temps de st Louis, 1942, p. 216.

    Bonne chance !

  67. desavy

    Il y a longtemps que je ne m’étais pas promené sur Ilys. Merci Souris.

  68. Me donne envie de gerber… J’ai reçu un de ces dépliants, au début j’ai cru à une farce tellement c’était gros. Bah non, c’était Vlaams Belang. Ce parti est un peu la bouche d’égout où confluent toute la vermine et les déchets de Flandre et de Bruxelles. Pas de quoi être fier concernant cette prétendue « liberté d’expression ».

  69. Aventin

    Souris,

    Les médias sont-ils aujourd’hui autre chose qu’une machine à endoctriner ? Ils sont le seul pouvoir, et quel pouvoir, qui n’est pas limité constitutionnellement. La population ne fait que subir la sphère médiatique et son idéologie. Ouvrez un journal, allumez cette télévision de malheur, c’est injonction 24/24 et à tous les étages. Les médias sont notre problème institutionnel – au sens des institutions de contrôle et d’organisation de la vie publique – numéro 1. Il y a là un gros, un énorme problème public et politique. Comptez sur les médias pour taire ce problème. Nous sommes dans une démocratie atténuée – voire inexistante -, où la population ne maîtrise plus son destin (Flamby prépare un nouveau traité avec ses copains européens), et où le débat libre a été remplacer par la liberté d’asséner les vérités officielles. Qui détient ces grands assommoirs des consciences et des intelligences ? Des âmes ayant fait voeux de pauvreté ? Il n’y a plus de journaux ; jetez vos télévisions et vos radios à la benne, en attendant le retour de la liberté.

  70. Souris donc

    Ils sont pertinents et impertinents. Dans un autre registre, Fromage +, qui arrête son blog. A-t-il eu des ennuis ? En tous cas il a eu clairement des menaces.

  71. Souris donc

    C’est bien
    Vous êtes donc pour la restriction de la liberté d’expression, le délit d’opinion, la délation par les internautes sous nom et prénom mais du bon côté du manche, la pensée officielle du régime, la chasse au dissident. Et pour l’appliquer, un appareil répressif (lois Taubira, STASI, gestapo, police de la répression du vice et la promotion de la vertu).

  72. Souris donc

    Vous êtes donc pour la restriction de la liberté d’expression, le délit d’opinion, la délation sous nom-et-prénom-mais-du-bon-côté-du-manche, la pensée officielle du régime, la chasse au dissident. Et pour l’appliquer, un appareil répressif (police de la répression du vice et la promotion de la vertu, ou quel que soit le nom de la milice).
    Ça corrobore.

  73. Il existe encore de bons journaux cher Aventin, l’Huma a ses bonnes feuilles et n’est pas dans le dogme unique du libéralisme, Marianne a eu ses heures de gloire – et de honte – mais c’est surtout son site marianne2 qui regorge de superbes articles (Pinsole, Delaume, Greek crisis, l’occasionnel article de Sapir,…), enfin il est clair que de loin, de très loin, de trèèèèès très loin le meilleur mensuel d’aujourd’hui se nomme Fakir. Avez-vous lu Fakir ? Lisez Fakir. Ce n’est pas pour rien qu’il s’agit du seul endroit où Maurice Allais ait voulu publier un entretien.

    Optique de gauche radicale sans les caricatures habituelles, protectionniste ardent, écologiste avec de la sympathie pour la décroissance, enquêtes de terrain chez les prolos et les gueux – sans misérabilisme ni hostilité, y compris en cas de racisme – j’en passe. Je suis pas loin de penser que le meilleur journaliste politique du moment se nomme François Ruffin. Un gars qui bosse dur, qui avale des bouquins comme d’autres avalent des beignets pour rédiger ses articles, qui malgré tout le talent du monde vit dans la mouise et dont l’éloge la plus magnifique de son indépendance vient des médias eux-mêmes dans leur silence tonitruant et général. La pauvreté semble être la récompense du monde médiatique à la liberté d’esprit.

    Lisez Fakir, un journal fait en grande partie par des bénévoles, avec des dossiers sur la Grande Presse, les Belles Personnes, d’accord avec personne et fâché avec tout le monde. Vous verrez qu’il existe encore une Vraie Gauche.

    Cordialement

    P.S.: J’apprécie aussi Causeur pour sa liberté de ton.

  74. Bernadette

    Les caractères non dénués de références sont essentiels pour l’attachement sans mesure des libéraux. Essentiels pour nous quitter sans un adieu, car les affinités idéologiques, justifiées par Todd, ont la probabilité fièrement dogmatique, dans la droite lignée de ses camarades illustres. La détestation est sans équivoque. Un de ses congénères européens a un minimum de pertinence dans ses propos, aussi succincts soient-ils. Le Front est national et les sommets vertigineux sont dans la plaine. Ou montent de la plaine, c’est selon le point de vue duquel on se place. Quand on est en haut, le sommet est vertigineux. Quand on est en bas, le sommet reste vertigineux, même si on a les deux pieds sur terre, dans le réel ou dans la fange. Les libéraux ne daignent pas publier un droit de réponse à la leçon à recevoir que nul n’a pas. Même après une brève recherche sur google, outrancière, j’en conviens, la couardise ne semble pas être la moins en reste, puisque les persiflages satisfaits entendent siffler le train. Mais on sent que maintenant tout est fini.

  75. Patrick

    Dommage, car les souris aiment le fromage !
    😉
    Plus sérieusement, cela m’intéresserait aussi de savoir pourquoi cet arrêt.

  76. kravi

    Pour en revenir au bon papier d’Impat sur le conspirationnisme, je ne saurais trop conseiller le blog Conspiracy Watch qui fait un travail remarquable de décryptage et d’information.

    Concernant la sottise de Galaad sur Bilderberg, voici une collection de liens censés lui permettre de se décoller de la vulgate conspirationniste.
    http://www.conspiracywatch.info/tags/bilderberg/

    Quand on observe la blogosphère conspirationniste, on ne peut qu’être frappé par la confluence de différents courants, en apparence très éloignés les uns des autres — appartenant à l’extrême droite et à l’extrême gauche –, qui tous se rejoignent dans la haine du capitalisme, de la démocratie, de l’Occident est bien entendu d’Israël.
    Il me semble bien que le fonds commun de ces thèses aussi nauséabondes qu’imbéciles consiste en un antisémitisme parfois inconscient mais toujours virulent.

  77. Je m’attendais à la réaction épidermique d’un de mes camarades d’antidoxe – affublé d’un drapeau israélien, c’que c’est chou :-(. Et il fait de la philosophie qui plus est le charmant jeune homme,  » Il me semble bien que le fonds commun de ces thèses aussi nauséabondes qu’imbéciles consiste en un antisémitisme parfois inconscient mais toujours virulent. ». Ce qui est très drôle avec les sionistes enragés c’est qu’ils partagent cette même obsession que leurs alter-ego antisionistes pour à la fois Israël et la « question juive ». Même face d’une même pièce quoi.

    Enfin bon : vous faites comme si je ne connaissais pas ce site web. Détrompez-vous : c’est bien en le lisant que j’ai toujours eu une très grande méfiance vis-à-vis des propos sur le Bilderberg ou la Trilatérale. Bien souvent ce sont des illuminés qui font de la scolastique sur les complots et autres sortes de métaphysiques postmodernes. Donc je comprends un peu cette réaction. Mais vous aurez remarqué, je l’espère, que je ne parle nulle part de complot ou de quoi que ce soit de délibéré ou de conscient. Je me base par ailleurs sur l’enquête excellente des journalistes Deloire et Dubois, peu soupçonnables de paranoïa complotiste. Lisez-le, au lieu de réagir façon chien de Pavlov. L’anti-conspirationnisme ne peut être un instrument de domination de classe : dénoncer la paranoïa c’est une chose, traiter de complotiste ou de parano toute personne qui critique ces milieux où se réunissent dans l’ombre forces de l’Argent et forces politiques, c’est se foutre de la gueule du monde. Surtout quand on sait ce qui peut s’y dire.

    Lisez donc le papier de Todd sur cet excellent ouvrage : http://www.marianne2.fr/Circus-politicus-la-comedie-democratique_a215934.html

     » Deloire et Dubois nous décrivent quelques quasi-institutions multinationales dont nous n’avions guère entendu parler : la conférence de Bilderberg ou la Trilatérale, beaucoup plus importantes que le Forum de Davos qui ne représente guère qu’une façade mondaine. Fondées dans l’immédiat après-guerre, ou après le décollage du Japon, sous influence américaine, ces instances de réflexion et de concertation ont largement contribué à l’élaboration d’un milieu et d’une culture antidémocratiques. Circus politicus est en effet aussi un livre d’histoire. L’une des forces de Deloire et de Dubois est de plonger dans le passé de petites fondations et décisions insignifiantes qui ont fini par donner de gros effets, dont certaines sont d’ailleurs nationales, comme la discrète interdiction faite à la Banque de France de financer directement le budget de l’Etat en 1973. Circus politicus est un plaidoyer pour la démocratie, pas un pamphlet nationaliste ou même antieuropéen. Paris y apparaît parfois pire que Bruxelles. « 

  78. Patrick

    @ Kravi,
    Je me suis déjà exprimé dans mon 23 juillet 2012 à 09:31 et suivants, aussi en réponse à Skardanelli. Et j’ai dit ceci : « Ces “réunions” sont TOUJOURS occultées par la presse et les curieux tenus à l’écart par les forces de police, quel que soit le pays où ces rencontres ont lieu. POURQUOI ?
    Vous n’empêcherez pas les théories conspirationnistes aussi longtemps que ces réunions font l’objet du plus GRAND SECRET. Qu’ont-ils donc à cacher ? Dans l’article dont vous donnez le lien, je lis ce qu’on entend toujours dans ces cas : « je ne peux rien dire ».
    A partir du moment où les hommes les plus puissants de la planète (chefs d’états, ministres, banquiers, chefs d’entreprise etc.) se rencontrent dans des conclaves ultra-secrets, même si officiellement il n’y a aucun vote ou résolution, on est en droit de s’imaginer qu’il s’y passe des tractations qu’il ne faut surtout pas révéler au grand public, pour pouvoir travailler dans l’ombre en toute quiétude ? pour ne pas inquiéter la population ? pour mener à bien des projets dont la population ne doit surtout pas entendre parler ? TOUT est imaginable. Au point que les décisions politiques officielles visibles et largement rapportées par la presse apparaissent comme des amuse-publics destinés à détourner l’attention.
    Pour la franc-maçonnerie, par exemple, on sait bien qu’elle cherche à influencer notre société (avec beaucoup de succès d’ailleurs) et à instiller des modes de pensée inimaginables auparavant. Par exemple, faire baisser l’influence du christianisme dans la société, et concrètement en rendant populaire l’incinération des morts et en rendant acceptable l’IVG, même lorsqu’il n’y a pas danger pour la mère. D’ailleurs sur ces points précis, ils n’ont pas encore réussi à convaincre les musulmans !

  79. plantigrade69

    Skarda,
    « Pour ce qui est des théories du complot il faut dire que des mensonges aussi énormes que ceux proférés par Georges Bush pour justifier son intervention en Iraq ne peuvent que les renforcer »

    C’est tout à fait vrai d’autant que j’ai toujours estimé que s’il fallait aller en Irak pour autre chose que de tenir sous surveillance tous les pays autour, ce n’était pas la peine d’y aller. Ce ne fut pas le cas, donc ce fut une belle connerie et je crois toujours que Bush fils était le Président le plus crétin qu’il m’ait jamais été donné de voir.
    Mais il y a un mais, et ce « mais », c’est nous.
    Car le mensonge vaut bien « pour celui qui l’écoute » mais cette fois non pas pour nous faire embobiner, mais seulement parce que nous sommes incapables d’entendre autre chose que ce que nous voulons entendre..

  80. Guenièvre

    C’est vrai qu’il y a des mensonges et des complots bien réels mais ils sont circonscrits dans un temps et un lieu précis. C’est différent du conspirationnisme qui est la croyance en un complot universel . Les complotistes pensent que tout ce qui se passe est le résultat des intentions maléfiques d’une super-élite mondiale qui peut être au choix, les juifs, les francs-maçons, les américo-sionistes, les judéo-bolcheviques, aujourd’hui on peut ajouter « les multi-nationales » « la mondialisation libérale »… Pour les complotistes le complot est la force motrice de l’histoire et ce qui arrive est toujours le résultat d’intentions et de volonté cachée. Ils nient purement et simplement le hasard. Ils nient par exemple qu’une action intentionnelle puisse avoir des répercussions non intentionnelles

  81. Ouai mais aujourd’hui on voit aussi les mêmes pitres qui auparavant niaient la domination d’une classe sociale traiter de « conspirationnistes » toute personne qui dénonce les effets d’une mondialisation libérale orchestrée intentionnellement ou non par ceux qui gouvernent dans le monde (aux dernières nouvelles, ce ne sont pas les travailleurs, et le FMI n’est pas dirigé par un ouvrier). Bientôt, on va nous traiter de conspirationniste lorsque l’on dénoncera les pressions exercées par des lobbys de multinationales.

    – Tout va bien mme la marquise, nous donnerons des brioches au peuple pour le satisfaire.

  82. Ca l’fait moyen le doublon camarade. Une heure pour penser ces modif’ ?

    P.S.: Je suis bien pour les lois antiracistes, mais pas favorables aux lois sur le négationnisme.

  83. … »le FMI n’est pas dirigé par un ouvrier »…
    Etonnant et scandaleux, en effet. Un complot, vous dis-je.

  84. Je ne parle nulle part de complot.

  85. Guenièvre

    @ Galaad,

    Oui, on peut analyser l’histoire en terme de domination et d’aliénation comme vous le faites. Le théoricien a toujours besoin de réduire et d’unifier le monde pour tenter de le rendre intelligible. Mais je crois que ces histoires d’exploitation et d’aliénation ( qui ont été bien plus présentes et plus dures par le passé) sont impuissantes, ou en tous cas insuffisantes, pour appréhender la complexité du jeu social. J’ai toujours vécu dans un milieu populaire ( plus paysan qu’ouvrier ) où l’on a beaucoup plus que chez les intellos le sens de l’extrême relativité de tous les pouvoirs et finalement une bonne dose de sagesse qui fait accepter le tragique et la beauté de la vie. Et, le croirez-vous ? J’ai vu des gens qui ont eu une vie heureuse. C’est ce qui compte non ?

  86. Guenièvre, … » J’ai vu des gens qui ont eu une vie heureuse »…
    D’horribles privilégiés. C’est une honte.

  87. @ a2lbd,
    Est-ce vous qui avez écrit le vendredi, 08 juin 2012 ces quelques gentillesses sur certaines personnes intervenant sur ce site ?
    http://mesterressaintes.hautetfort.com/archive/2012/06/03/ces-haines-qui-me-repugnent.html en premier commentaire ?

  88. Pingback: Le Fantasme du Complot | Europe Israel - analyses, informations sur Israel, l'Europe et le Moyen-Orient

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :