Le Je et le Nous, Mode d’Emploi.

 

Un psy, pour quoi faire ? s’interrogeaient les Dr. Cymes et Carrère d’Encausse* avec la louable intention de délimiter le champ d’intervention des différentes variétés de psys, auxquels on a adjoint une coach d’HEC (Haute Ecole de Coaching) car dans le coaching, on doit faire preuve de psychologie.

Délimiter, c’est exclure. A qui adresser les personnes en souffrance? A qui ne pas les adresser?

Celle qui ne se remet pas de la mort de son hamster, à qui l’adresser?

Celui qui souffre d’une phobie invalidante, à qui l’adresser?

L’état est-il fondé à instrumentaliser la cellule psychologique pour contenir l’agitation sociale lors du retard indécent d’un train vers la Côte d’Azur?

Quid des parents dépassés par leur progéniture intolérante à la frustration?

Voilà le questionnement.

Un sociologue est venu dire qu’une société n’a que les psys qu’elle mérite.

Que nous étions devenus des mauviettes. Que nous n’avions plus autour de nous les familiers pouvant donner aux tracas du quotidien leur juste proportion. Que nous étions des Je qui avons perdu le Nous.

Le sociologue est un sage.

En plus des hamsters dont nous n’arrivons pas à faire notre deuil, il existe une autre preuve que nous sommes des immatures qui «ne supportons plus le hasard, l’imprévu, l’impondérable. Qu’un événement malheureux soit dû à un enchaînement aléatoire, à une coïncidence ou à un accident entre de moins en moins dans notre schéma de pensée.» (Guenièvre).

Cette preuve, la voici, c’est la notice.

L’impayable notice nous réjouissait par sa mauvaise traduction du coréen.

Elle est devenue un traité de 34 pages illustrées qui nous met en garde contre les dangers innombrables qui nous guettent.

Faites l’acquisition d’un appareil photo girly et canon.

Vous voyez immédiatement que le fabricant sait que vous êtes une blonde irresponsable. Une Je qui a oublié le Nous. Qui n’hésite pas à mettre la dragonne autour du cou des bébés, au risque de les étrangler. Qui introduit des épingles à cheveux et des trombones dans les prises électriques, au risque de s’électrocuter et de mettre le feu à tout l’immeuble. Qui oublie de fermer le couvercle, soumet l’appareil à des températures extrêmes, voire au feu et à l’eau, l’expose à la morsure des animaux sauvages et pousse l’aveuglement jusqu’à s’asseoir dessus, provoquant des dommages dont le fabricant ne saurait être tenu pour responsable.

Cette énumération apporte la preuve qu’il faut éliminer l’impondérable dû à notre inconscience. Nous guider.

C’est bien pourquoi l’écolo nous prend par la main et nous explique en martelant comme à des débiles qu’il faut emballer nos maisons afin qu’elles soient étanches au CO2 nocif pour la planète, oblige EDF à racheter l’électricité produite par le toit photovoltaïque dont le prix est répercuté sur la facture de celui qui n’a pas les moyens de se payer l’isolation et le panneau solaire, ni même la maison. L’écolo invente des taxes pour notre bonheur. L’écolo a le sens du Je et du Nous. Il joue individuel et collectif. Il veut instaurer une gouvernance mondiale pour propager les taxes, le principe de précaution et le bonheur à la terre entière. L’écolo sait ce qui est bon pour nous.

L’écolo nous économise le psy.

*    http://television.telerama.fr/tele/magazine/enquete-de-sante,5570819,emission37646890.php

 

29 Commentaires

  1. Absolument pas sûr que les écolos nous économiseront les psy ! De mou du je-nous il pourraient très bien devenir dur du nous avec toutes les conséquences que l’on sait, entre autre le recours aux psy à piquouzes qui furent l’honneur de la défunte CCCP pour faire entendre raison aux déviants du recyclage. Et puis vous oublier nos relations troubles avec mère nature : n’y-a-t-il pas quelques désirs incestueux derrière notre volonté de la souiller ? Le nous ça se travaille à partir du je, il y a là des perpectives intéressantes : la déontologie devant s’effacer devant l’intérêt supérieur du nous. Un je-nous sain c’est un je-nous qui tend vers le grand tout, un je-nous dont le je ne doit pas cacher de vilaines pensées, un je qui aura besoin de psy nous-nous.

  2. Merci Souris donc pour cet article.
    Et merci à Skardanelli pour son jeu-(nous) de mots, euh, ce jeu de maux pour nous, euh, bon enfin vous avez compris.
    Plus sérieusement, il n’y a pas que les écolos qui nous prennent pour des billes. Mais il faut dire que tout le monde ouvre le parapluie. S’il n’y avait pas eu des abrutis à porter plainte pour animal domestique mort dans le four à micro-ondes parce qu’ils voulaient le sécher, nous n’en serions probablement pas là. Il est vrai que lorsqu’on achète un appareil quelconque, on trouve dans la notice de nombreuses pages à expliquer ce qu’il ne faut pas faire. Au point que je me dis qu’il faut avoir l’esprit bien tordu pour penser à toutes ces inepties !

  3. Il faut bien dire que les notices ne servent plus qu’à rire un bon coup de leurs précautions/parapluie. Quant à être utiles pour faire fonctionner la machine, n’y comptez pas. Étant donné le fouillis des dizaines de pages qui se renvoient les unes aux autres, et les nombreuses fonctions inutiles introduites par des ingénieurs qui n’ont voulu que s’amuser et des commerçants qui n’ont voulu qu’appâter le client naïf, il est souvent beaucoup plus facile de deviner soi-même le mode d’emploi utile en procédant à des essais.

  4. Souris donc

    Skarda, ah les déviants de la normalité soignés à la piquouze et les psys nous-nous… je vois que vous connaissez vos classiques (avez-vous retrouvé cet humoriste qui parodiait Lacan et son genou ?). En fait, il n’est pas évident de démasquer les charlatans qui prospèrent sur le désarroi entretenu du bonheur pour tous. Si tu n’es pas le ravi qui positive tout le temps, tu es anormal. D’où l’inflation d’ouvrages de bien-être avec des jargons psychologisants et pseudo-scientifiques. A la FNAC, ce rayon est des plus copieux. Mais le para-scientifique et l’ésotérisme envahissent tous les rayons, astronomie, physique, chimie, et bien sûr, la biologie. Car dans biologie, il y a bio, et dans bio, il y a écolo.

  5. Souris donc

    Patrick, Wackes Seppi, qui doit habiter dans vos parages d’après le nom, s’est fait une spécialité de débusquer l’imposteur. Un Don Quichotte contre les Zorros incantatoires. Il a analysé ainsi l’ouvrage d’un Dufumier (prédestiné…) qui prétend sauver les pays du Sud grâce à une agroécologie. Pourquoi pas. Sauf que ses prétentions scientifiques se limitent au jargon. En fait, Dufumier rhabille les vieilles lunes ancestrales de l’almanach avec un jargon scientifique qui à lui seul les validerait.
    De la pure intimidation écologiste qui scande des affirmations, a intérêt à maintenir les gens dans un état d’immaturité, dans la sensiblerie anthropocentrée de la souffrance animale, dans les peurs apocalyptiques du nucléaire, du réchauffement, de l’industrie phytosanitaire. Afin de jouer les Zorros providentiels.
    http://imposteurs.over-blog.com/article-marc-dufumier-un-nouveau-chapitre-a-bouvard-et-pecuchet-par-wackes-seppi-106807597.html

  6. Souris donc

    Ouvrir le parapluie. JeNous vois évoluer vers une judiciarisation où chacun est potentiellement la proie d’un procédurier ou des associations qui salivent à l’idée des class-actions. Les associations déposent déjà plainte et recours dans les cas de racisme. Un yaourt vous donne un petit embarras gastrique ? Vous serez fondé à réclamer des indemnisations qui mettront le producteur de yaourt en faillite ou feront monter le prix du yaourt du coût de l’assurance. Ça occupe. S’attaquer en justice les uns les autres. Monter des dossiers. Epier et surveiller. Surveiller et punir.

  7. C’est à mettre en lien avec ce discours psychologisant qui fait florès dans les magazines et les émissions branchouilles… Alors on va chercher un professeur Bidule pour nous expliquer que le stress au travail est le résultat d’une mauvaise gestion de son capital de bonheur, une incapacité à dire non et que la solution passe par une dose d’égoïsme afin de se prendre en main et de dire non quand il faut… Hors des experts, point de salut ! Avez-vous remarqué le règne des experts ?

    – Bah merde alors Maurice, mon boss m’a encore foutu aux heures sup’.
    – Tu es trop gentille, tu dois apprendre à te faire respecter. Faut faire de « l’empowerment » comme disent les ricains, prends ta vie en main, responsabilises-toi.
    – Y vont m’foutre à la porte si j’fais ça momo !
    – Hé Josyane, faut savoir faire des choix ! Et puis si ça arrive dis-toi que ce sera le « best way » de t’ouvrir l’esprit et découvrir de nouveaux horizons…

    La combinaison mortifère de la techno-science érigée en culte et du primat de l’individu-monade ne peut que pousser à la déresponsabilisation, a fortiori des gens qui dirigent et ont donc en main le devenir de la société. Plus l’Homme s’en remet au Progrès de la Science et de la Technique – donc à ces clercs des temps postmodernes que sont les experts -, plus Il se privatise, se replie sur lui-même et se désintéresse de la vie de sa cité, et vice-versa. Plus la techno-science s’autonomise, plus la société se spécialise et ainsi les individus se déresponsabilisent en ayant de moins en moins de contrôle sur ce qu’ils font. Pas de liberté sans responsabilité, mais surtout pas de responsabilité sans liberté, et l’Homme contemporain occidental n’a visiblement que faire des deux: il suffit de voir comment les gens, et plus particulièrement les jeunes, s’en remettent désormais aux sacro-saintes « nouvelles technologies » pour tout ce qui les touche de près ou de loin…

    Lire et écouter Ellul sur le sujet.

    La société libérale spécialise tout et créé des spécialistes en spécialisations spéciales, mais où est l’individu dans tout ça ? Et la société ? Quand le libéralisme avance, la Liberté recule, et lorsque les sphères de connaissance s’autonomisent, l’Homme et les institutions qui le forment s’hétéronomisent. Bernanos disait « un monde gagné pour la Technique est un monde perdu pour la Liberté ».

  8. Oui avoir mal au genou c’est souffrir d’un problème relationnel, c’est avoir mal à l’articulation entre le je et nous disait Lacan. J’ai mal au genou depuis l’adolescence, je claudique entre rebellion contre l’ordre établi et désir d’unanimité. Cette déformation articulatoire qui nous fait dire nous quand nous pensons je est un gauchissement de l’esprit provoqué par une posture rebelle trop longtemps maintenue. Il ne faut pas oublier une autre forme de claudication, celle du raidissement du genou droit autre trouble articulatoire nous faisant dire eux quand il s’agit de nous, cette raideur de l’articulation droite peut se combiner avec le gauchissement que nous évoquions à l’instant provoquant des manifestations spectaculaires comme la mélenchonite. Il y a aussi ceux qui ne souffre absolument pas du genou : d’une souplesse à toute épreuve, ils s’adaptent à toutes les situations : savoir alterner des postures de droite, de gauche, du centre et d’au-dessus est le secret pour atteindre cette souplesse.
    Le secret du genou, c’est la posture.

  9. Je ne connaissais pas ce site.
    Il est probable que Wackes Seppi soit Alsacien : wackes = garnement, Seppi = Joseph.
    De plus il publie un article sur Jean-Marie Lehn, Prix Nobel de Chimie, Alsacien lui aussi. Mais ce n’est peut-être qu’une coïncidence.

  10. C’est une publicité pour le MODEM ?

  11. Guenièvre

    excellent Skarda ! J’aime bien aussi « les mou du je-nous qui peuvent devenir des durs du nous « ….

  12. Souris donc

    Oui, excellent ! Nous assistons en direct à l’aube d’une carrière d’humoriste.

  13. Souris donc

    Se déresponsabiliser dans les technologies ? Les sociétés archaïques sont polyvalentes. Il y a une tempête, chacun est capable de reconstruire la case et la vie reprend son cours. Nous, nous avons fait le choix de déléguer. Chacun est compétent dans un domaine, mais doit s’abandonner aux compétences d’autres, pour sa santé, son instruction, ses déplacements, sa sécurité… Je ne trouve pas qu’apporter sa pierre à un édifice complexe soit plus méprisable que de savoir chacun reconstruire un édifice rudimentaire. La polyvalence archaïque se paie par une mortalité infantile de 50% et une espérance de vie de 35 ans.

  14. Loin de moi l’envie d’imiter les sociétés traditionnelles, je ne fais que constater la maladie de notre civilisation à savoir l’autonomisation folle et constante des sphères de connaissance et plus particulièrement de la Technique et de la Science, qui n’ont de compte à rendre à personne et d’ailleurs ne tolèrent guère la critique humaine (morale, spirituelle,…). L’Homme contemporain s’en remet toujours plus à elles pour résoudre ses problèmes, non seulement physiques mais aussi moraux, spirituels et sociétaux. Le paradoxe dangereux de tout ça étant que plus l’Homme décuple sa puissance par la techno-science moins il semble prendre acte du gain de responsabilité que cela devrait induire… Car pour lui l’utilité de ces progrès ne peut qu’être un gain de jouissance et de confort.

    La responsabilité se perd au fur et a mesure que l’Homme se met à délaisser ses prérogatives aux divers sachants prétendument détenteur d’un savoir qui les rend plus aptes à prendre des décisions… L’on constate ainsi une infantilisation de l’Homme occidental et « lorsqu’il n’y a plus d’adultes, commence le règne des experts » (G.Trow)

    Je plaide pour ma part en faveur de la responsabilité, mais celle-ci ne peut être uniquement individuelle, elle doit être aussi et surtout collective, dans tous les domaines – ça écarte l’écologie charitable du recyclage mondain. Bergson disait « que le corps agrandi attend un supplément d’âme, et que la mécanique exigerait une mystique. Les origines de cette mécanique sont peut-être plus mystiques qu’on ne le croirait; elle ne retrouvera sa direction vraie, elle ne rendra des services proportionnés à sa puissance, que si l’humanité qu’elle a courbée encore davantage vers la terre arrive par elle à se redresser, et à regarder le ciel. ».

  15. Je dirai volontiers comme Mac Mahon. C’est vous, l’humoriste, eh bien, continuez!
    (souvent…)

  16. Souris donc

    J’essaie (à mon tout petit niveau…) de mettre en évidence ce qui me tient à cœur sans pontifier. L’humour est la politesse du désespoir, c’est pourquoi les humoristes officiels me désespèrent, ceux de la veine, si l’on peut dire, des Nicolas Bedos, Stéphane Guillon. Je ne pourrais pas étaler ma Pensée sans éclater de rire et me consterner moi-même.

  17. Souris donc

    Gallaad, je pense exactement le contraire, que c’est la gauche bisounours qui infantilise la société. Bien sûr, au niveau du discours, ils vont toujours se réclamer de l’humanisme. Qui ne s’en réclame pas ? Au-delà du discours avec citations (épargnez-nous, de grâce, Bernanos et Bergson qui ne sont que des arguments d’autorité), vous voulez quoi, concrètement ? Plus de taxes, plus de règlements, plus de fonctionnaires, plus de dettes ? Les experts que l’on convoque pour influer l’opinion m’inquiètent autant que vous, ce sont des arguments d’autorité sur pattes.

  18. Aventin

    « As-tu vu cela ? Vois encore ceci. Ne te trouble pas ; simplifie ta vie tant que tu le peux. Quelqu’un a-t-il fait une faute ? C’est à son détriment qu’il l’a commise. Te survient-il un accident ? C’est fort bien ; car tout ce qui t’arrive t’était destiné dès l’origine et faisait partie de la trame universelle des choses. Somme toute, la vie est bien courte, et il faut mettre le présent à profit avec un calcul éclairé et avec justice. Sois sobre dans le relâche que tu te donnes »
    (Martine, du côté de la plage)

    Du coup, le nous, le je…

  19. Souris donc

    (Tartine, à côté de la plaque)

  20. Aventin

    Maaartine !

  21. Martine à côté de la plaque ?

  22. Aventin

    Ah ben là c’est bon !

  23. Bernadette

    L’autonomisation constante se perd au fur et a mesure que l’Homme se met à délaisser l’écologie charitable du recyclage. Les casses sont pleine de ces épaves qui pourraient être recyclées, par le gain de responsabilité que cela devrait induire… L’Homme décuple sa puissance par la techno, mais aussi les métalleux tatoués. La critique humaine (morale, spirituelle,…) les rend plus aptes à prendre des décisions. Même avec 2 grammes cinq, ce qui est, avouons-le, le cas après 5 ou 6 mousses à reluquer les meufs bien carénées. Où t’as mis l’éthylotest ? Tu savais pas qu’il était obligatoire, l’éthylotest ? Bergson disait que le corps agrandi avait besoin d’un régime fort, à base de fibres de préférence. Car il faut toucher la fibre sensible. Les origines de cette mécanique et, plus généralement encore, de ce moteur à combustion, non seulement physiques mais aussi moraux, spirituels et sociétaux, font constater la maladie de notre civilisation et des services proportionnés à sa puissance. Le paradoxe dangereux de tout ça est de rencontrer un platane. Inopinément. Or, prétendument détenteur d’un savoir qui les rend plus aptes à prendre des décisions, les mécanos, qui parfois sont aussi des métallos, voire des métalleux tatoués, sont peut-être plus mystiques qu’on ne le croirait. En dépit de leur matérialité, je dirais même plus : de leur matérialisme. Car pour eux l’utilité de ces progrès ne peut qu’être un gain de jouissance et de confort. Et de puissance au démarrage. Surtout si commence le règne des experts” (G.Trow).

  24. Aventin

    Test micro

  25. Aventin

    MENTOR, subst. masc.
    P. allus. à un personnage de l’Odyssée d’Homère. Personne servant de conseiller sage et expérimenté à quelqu’un. Ici encore, le metteur en scène sera le guide, le mentor et le soutien de l’acteur (Arts et litt., 1936, p. 64-2):

    CANDIDAT, ATE, subst.
    A. Celui ou celle qui postule une charge, un emploi; qui aspire à une dignité, qui se présente à un examen ou à un concours pour obtenir un diplôme, un titre, un poste; qui sollicite un mandat électoral. Candidat(e) au concours des Grandes Écoles, candidat(e) à l’agrégation, à la députation, à l’Académie française. Les égarements des candidats subalternes, des prétendants malheureux (CONSTANT, Principes de pol., 1815, p. 61) :

    Ce serait la même chose ?

    ps : Guenièvre, vous filtrez les messages sous vos articles ? « Ici » – si j’ose dire – l’article Jean et Tango ? Imprimatur ?

  26. Aventin

    Souris,

    La gauche bisounours est la gauche du divertissement, cette gauche américaine qui assume – incarne – pleinement le libéralisme culturel (Lasch) qui n’est que l’autre face du libéralisme économique. Cette gauche est dans votre camp, de votre camp, elle est cette part du libéralisme qui vous dérange, tout comme le bobo moyen se trouve être un peu embêté par les concepts d’économie politique que charrie le libéralisme de droite. Il faut considérer le réel, soit ce libéralisme de 2012, et non celui du XVIIIème. La réalité du libéralisme du jour c’est la culture réduite au divertissement (la « gauche »), l’échange économique réduit aux mécanismes divin du marché, le communautarisme en marche, l’ère de la marchandise, le tout érigé en dogme du Bien. Une injonction et une seule : dé-pense et divertis-toi ! Rien ne s’oppose plus au libéralisme du jour d’ailleurs que l’humanisme civique. Mais, au fait, quel est le camp de tous ces économistes appointés qui délivrent toutes les vérités du monde 24/24 et dans tous les médias ? Le débat sera de nouveau libre quand la parole publique aura été expurgée du vocabulaire de l’économie. Bref, la gauche dont vous parlez n’est autre que cette part du libéralisme que vous récusez. La gauche du jour est une posture de gauche. François Hollande a-t-il une existence politique attestée ? N’est-il pas qu’un simple sous-officier surnuméraire du libéralisme européiste ? Vive la Banque ? Je vous laisse répondre…

  27. plantigrade69

    Après qu’une femme – entre « mille » autres exemples – eu gagné son procès car la notice ne stipulait pas qu’il ne fallait pas mettre son chat dans le micro-ondes pour le faire sécher, les cabinets d’avocats ont fait que les notices d’appareils en tous genres contiennent plus de pages pour que les fabricants ne puissent plus être poursuivis que de pages pour expliquer clairement le fonctionnement de l’appareil.

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