Chômage, un Choix Français?

Le chômage serait-il un choix français? Délibéré, volontaire, définitif?

 

Retour en arrière. En janvier 1968 le taux de chômage en France s’établit à 2,5 %. Il monte à 3 % en fin d’année, puis redescend à 2 % en 1969. à l’été 1974 il est à 2,8 %.

Arrive la crise du pétrole, la première. Une courbe ascendante démarre, à forte pente. En janvier 1976 on est à 5,5. La pente s’atténue en 76 et 77, le taux décroît un peu à fin 77. Février 1978: 5 %, mais on repart à la hausse.

Stabilisation à fin 79 et premier trimestre 80: 6 %

Montée continue à compter de fin 1980, jusqu’à atteindre 12 % en janvier 1994.

Après une petite baisse à 11 % à mi 95, on remonte à 12 % puis on commence à redescendre au premier trimestre 1997.

En janvier 2001: point bas à 8,5 % puis remontée.

Janvier 2004: 10 %

De mi 2005 jusqu’au début 2008, baisse jusqu’à 7,2 %.

Augmentation enfin de mai/juin 2008 jusqu’à présent où nous oscillons autour de 10 %.

 

Pendant ce temps, que se passe-t-il ailleurs? Les comparaisons sont toujours sujettes à caution. Résumons simplement les évolutions dans les trois pays dont la nature de l’économie est la plus proche.

Aux états-Unis, en Grande-Bretagne et en Allemagne le taux de chômage est de l’ordre de 2 % en 1969, comme en France. Il augmentera comme en France après la première crise du pétrole de 1973 et suivra des hauts et bas, mais à partir des années 90 il sera toujours plus important en France, sauf pour l’Allemagne de 2002 à 2005.

 

Aujourd’hui, en fin de soubresauts de la grande crise mondiale, les quatre pays affichent:

états-Unis: environ 8,1% en baisse.

Allemagne: environ 5,6% en baisse.

Grande-Bretagne: environ 8,1%

France: environ 10,1%

 

Que s’est-il donc passé depuis la période faste (pour l’emploi) se terminant en 1974? Et pourquoi est-ce pire en France?

 

Plusieurs évènements: crises pétrolières successives, réunification allemande, changements de gouvernements, crise économique mondiale. Cela peut expliquer le phénomène général. Néanmoins, partant du même niveau de 2 %, c’est-à-dire du plein emploi, notre pays se retrouve très nettement en moins bonne situation que les autres. Et cela depuis des années. Pourquoi?

 

C’est à partir des années 80 que la France, en ce domaine, commence à diverger de l’évolution des autres. C’est aussi de ce temps-là que date une politique très protectrice des salariés en place. Le code du travail enfle, de grenouille il devient un bœuf qui aujourd’hui comporte, en édition Dalloz, 3.371 pages. Cela impose un suivi important par l’entreprise, avec un personnel juridique supportable par une grosse société mais hors de portée d’une PME. C’est donc un frein à l’embauche des PME, alors que ces petites entreprises constituent la source principale des emplois.

 

Et les freins à l’embauche, nous n’avons cessé de les multiplier. Seuils d’effectif au-delà duquel certaines contraintes deviennent obligatoires: demandez-vous pourquoi l’effectif de 49 salariés est si courant…

Charges sociales, certes, incluant celles dont on ne parle jamais: tickets restaurant, chèques vacances, transports…

Les « RTT » et 35 heures. Pourquoi donc le taux de chômage qui commençait à baisser quand Jospin devint premier ministre en juin 1997, reprit-il sa courbe ascendante avant sa démission le 6 mai 2002 ?

 

Mais surtout, surtout, il faut mentionner ce qui retient lourdement tout patron de PME avant de signer une embauche. Ce patron sait que s’il se trompe, si le candidat qu’il fait entrer dans la maison ne sait pas s’y rendre utile, si au terme de la courte période d’essai il se révèle au contraire nuisible par son inertie, son inaptitude au travail, son comportement vis-à-vis des collègues, si en conséquence il veut s’en séparer, il ne le pourra pas.

Il ne le pourra pas car le code du travail l’interdit, sauf en cas de faute lourde. Et pour prouver qu’il y a faute lourde il faut avoir préparé tout un dossier, avoir enregistré des conversations, avoir compilé des documents, avoir réuni des témoignages…toutes choses inaccessibles à une toute petite entreprise. Or dans une telle entreprise, un salarié « nuisible » sur un total de trois ou quatre, c’est la fin de l’activité.

Alors en cas de plan de charge accru, en cas de nouvelles commandes, que va faire ce patron? Il va chercher toutes les solutions envisageables avant d’embaucher. Sous-traiter en France ou à l’étranger, prendre des intérimaires, peut-être acheter un robot, voire même refuser la commande. Tout sauf embaucher en CDI. Il pourrait embaucher en CDD? Non, il ne peut pas, car il faut y être autorisé par l’inspection de travail qui exige pour cela la preuve, ou l’engagement, que l’embauche fait l’objet d’une mission provisoire. Il y procède pourtant, à de telles embauches, mais en trichant, en mentant.

Avant 1980 la plupart des salariés étaient embauchés en CDI. Époque révolue…

 

D’aucuns affirmeront qu’en réalité le chômage durablement élevé résulte surtout des délocalisations et de la robotisation. Qu’ils se demandent, ceux-là, pourquoi on délocalise, y compris dans des pays au coût du travail presque aussi élevé qu’en France comme les états-Unis, et pourquoi on robotise davantage en France qu’ailleurs?

 

D’autres, ou les mêmes, s’indigneront à l’idée de faciliter les licenciements. On les entend d’ici: « les patrons vont licencier à tours de bras »! Quel aveu de la part de ceux qui répètent cette fable! Ils pensent donc que de nombreuses entreprises emploient du personnel à ne rien faire, inutile, ou en surnombre? Et les mêmes s’étonnent que notre industrie régresse…

 

Non, les patrons ne rêvent pas de licencier à tour de bras, ils rêvent de pouvoir ajuster l’effectif de leur entreprise en fonction de leur plan de charge. Comme partout ailleurs. « Ajuster l’effectif ». La politique française à l’inverse ne vise qu’à le bloquer. Pas de licenciement, donc pas d’embauche.

 

C’est ainsi que depuis trois décennies le chômage de masse ronge l’esprit des Français. Il n’est pas de famille qui ne connaisse, en son sein ou parmi ses proches, un ou plusieurs chômeurs. Là est probablement la source principale du pessimisme permanent qui s’est emparé de ce pays, pourtant l’un des plus riches du monde et disposant d’atouts considérables. Contre cette plaie, la plaie des plaies, et contrairement à la sotte complainte de Mitterrand (« on a tout essayé »…) on n’a pas mis en œuvre ce que le simple bon sens conduirait à faire: libérer les contrats de travail des contraintes alourdies introduites depuis trente ans.

 

Pourquoi fait-on l’inverse? Pourquoi cette volonté de protection des salariés en place au détriment cruel de ceux qui voudraient bien être en place?

 

Pensée primaire, légèreté, ou électoralisme cynique parce que les sans-emploi rassemblent moins de voix que les salariés aux élections nationales et professionnelles?

 

Serait-ce un choix délibéré?

99 Commentaires

  1. QuadPater

    Bonjour Impat ! et merci pour ce texte, à partir duquel nous pourrons à nouveau papoter sur l’emploi.

    Nous échangions récemment sur l’image fausse mais très répandue selon laquelle la quantité de travail serait une ressource fixe qu’il faudrait mieux partager. Je peux témoigner après une conversation toute récente qu’il existe une variante encore plus puérile de ce mythe : la ressource fixe serait l’argent lui-même, obtenu par les patrons on ne sait trop comment, qu’ils distilleraient pingrement en fin de mois à ses ouvriers en échange d’une activité (une présence ?) dans l’entreprise.

    Je parlais donc avec un « proche » que je vois peu, D,. dont je sais qu’il travaille de petites pièces de métal dans un atelier dont il est aussi le cégétiste élu. La boîte est en difficulté et licencie à tour de bras, mais D. (et la CGT derrière) se sont mis dans l’idée que le boss devait augmenter les salaires de 30 %.
    D., proche de la retraite, à l’intention de quitter la société (« avec un bon pactole ») pour ouvrir un resto. J’ai profité de cette confidence pour le mettre en situation :

    – imaginons que ton resto ne tienne pas bien sur ses pattes et que ton employé te réclame une augmentation de 30 %. Comment réagiras-tu ?
    Réponse immédiate : pas question de prendre un salarié, je ne suis pas patron, moi, je n’exploite personne !
    – si tu veux, mais c’est exactement le problème de tes patrons actuels, non ?
    – mes patrons ont du fric à s’en péter le bide, je te jure qu’ils vont le cracher !
    – assez de fric selon toi pour pouvoir augmenter tout le monde de 30 % ?
    – j’en sais rien, mais ce n’est pas mon problème justement, c’est le leur. C’est ça leur problème : il vont devoir nous le cracher leur pognon !

    D. est un garçon adorable et nous apprécions les mêmes whiskies, mais je crois bien que je n’aborderai plus le sujet.

    …/…

  2. QuadPater

    Nombreux sont les salariés qui ignorent comment fonctionne leur entreprise. Si on excepte les commerciaux qui sont généralement bien placés pour savoir comment on réalise un chiffre d’affaire, le fait qu’elle soit astreinte tout comme un particulier à veiller à ce que les dépenses restent inférieures aux recettes échappe, semble-t-il, à beaucoup de monde. On peut se demander pourquoi. Une raison pourrait être la complexité de la comptabilité. Il est vrai qu’un apprenti qui voit régulièrement son patron s’enfermer jusqu’à tard pour mettre à jour cette p*** de compta de m*** peut avoir l’impression
    1/ que cette activité est mystérieuse et magique
    et/ou
    2/ que son boss doit en profiter pour se sucrer copieusement (quelques additions, ça prend pas des heures, hein !)

    Activité compliquée… suspicions de tricherie… Restons propres, n’y mettons pas le nez, la partie « recettes » n’est pas pour nous, veillons à ne pas nous faire avoir et luttons pour que les « dépenses » nous profitent. Réclamons des lois qui encadrent au plus près les dérives de ces prédateurs de patrons.

    Mon hypothèse : la complexité des règles comptables (et a fortiori économiques) a ainsi amené M. ToutLeMonde à effacer toute cette partie « recettes » de ses centres d’intérêt, puisqu’il pense ne pas pouvoir comprendre. Ce faisant, il ne voit que les dépenses de la boîte, et en premier lieu son propre salaire. Quand il le compare au chiffre d’affaire que la société annonce dans les offres d’emplois, M. ToutLeMonde a de quoi s’indigner.

    En revanche – et j’ai pu le vérifier pendant des années – si M. ToutLeMonde fait partie de l’équipe d’un cadre qui prend soin de le situer dans l’entreprise et de lui schématiser tous ces flux mystérieux de pognon, M. ToutLeMonde s’en trouve satisfait, se plaint moins et travaille mieux.

  3. QuadPater, une simple phrase que j’aime bien devrait être affichée et répétée partout :
    Ce n’est pas le patron qui paye les salariés, c’est le client.

  4. QuadPater

    C’est vrai qu’elle est bien… Je vais la tester sur des fonctionnaires, pour voir leur réaction. Peut-être devrais-je parler d’usagers pour que ça passe mieux ? 😉

  5. plantigrade69

    Très juste impat,
    je connais de nombreux petits entrepreneurs, artisans ou autres, qui ne demandent qu’à se développer mais préfèrent ne pas prendre ce risque de peur d’être coincés pas de mauvaises embauches. Or il faut bien comprendre que quand je dis « coincés », je parle d’un paquet d’oseille, de quoi les mettre dans de grosses difficultés.
    J’ajoute que – je sais je rabâche la même chose depuis trente ans- la façon dont on calcule les charges en France pousse à la fuite, et ceux qui ont une activité captive avec obligation de d’avoir des employés pour leur commerce sont sucés jusqu’au sang!

  6. Souris donc

    Tiens, en espérant qu’il ne m’en voudra pas, je vous mets le lien vers le site de Kaplan, notre Kaplan à nous, qui dit à peu près la même chose, à la première personne, ce qui chez Kaplan, notre Kaplan à nous, signifie qu’il est TRES préoccupé :
    http://ordrespontane.blogspot.fr/2012/07/pourquoi-je-ne-vous-embaucherai-pas.html

  7. Oui, Souris, j’ai lu cet article quelque part, mais où ? Pas sur le site de Kaplan !

  8. Patrick

    Le code du travail (…) aujourd’hui comporte, en édition Dalloz, 3.371 pages.

    Oui, titanesque en effet. Un petit artisan hésitera à embaucher, ne sachant pas dans quoi il s’engage. Car, non seulement, le droit du travail est volumineux, mais il faut un bon juriste pour l’interpréter correctement. La simplicité n’est pas la qualité première du rédacteur.
    Ayant autrefois travaillé dans un bureau d’études, je me souviens que certains devaient régulièrement mettre à jour des pages dans un classeur de normes. Cela changeait sans arrêt. Aujourd’hui on remplace la version informatique N par la version N+1 etc.

  9. Guenièvre

    Merci de parfaire mon éducation en la matière. Moi aussi, pendant longtemps, j’ai cru que la quantité de travail était une une ressource fixe qu’il faudrait mieux partager ! Mais il est vrai que j’avais une excuse : j’étais fonctionnaire ! 🙂

  10. desavy

    Impat, il me semble que votre texte comporte deux erreurs juridiques. Le CDD ne nécessite pas l’autorisation de l’inspecteur du travail. La faute lourde ne constitue pas le seul motif de licenciement.

    La question qui termine le texte m’a amusé. Elle m’a fait penser à votre billet sur les complots. Il s’agissait certainement d’un clin d’œil…

  11. Souris donc

    Ce qui complique la compréhension des mécanismes du marché du travail, c’est aussi le mélange des niveaux d’analyse. Les uns inscrivent les problèmes dans un système de contraintes (code du travail, carnet de commandes, règles comptables, fiscalité…) les autres sont dans un discours moral (exploiter, profiter).
    Ces deux niveaux d’analyse me semblent incompatibles. Or, ils sont à la base des freins idéologiques, notamment de la part de nos syndicats jusqu’au boutistes, qui donnent l’impression de se surveiller mutuellement et de devoir être le « mieux-disant », c’est-à-dire dans la plus forte surenchère, même parée du nom de négociations ou de dialogue social. En fait, la représentativité syndicale recouvre d’énormes enjeux financiers, en milliards d’euros, cf. Rapport Perruchot.

  12. Desavy, vous vous trompez.
    Le CDD n’est autorisé que pour une mission précise limitée dans le temps, et renouvelable une fois seulement. Et il faut montrer cette limitation sur le contrat. Seuls dérogent à cette obligation certains organismes d’état, tels que Radio-France qui piétine allègrement la loi sans être inquiétée.
    Le licenciement individuel n’est possible que moyennant la preuve du motif « réel et sérieux », preuve qui entraîne toute l’accumulation des précautions préventives mentionnées par l’article, qui sont hors de portée des PME.

  13. Souris donc

    Si la théorie du temps de travail à partager était juste, il faudrait aller au bout de cette logique. Puisqu’on a maintenant 3 millions de chômeurs, yaka instaurer non pas les 35 heures de DSK (qui s’y connait en redressement productif), mais les 25 heures, et pourquoi pas les 20 heures. La gauche n’y croit pas elle-même. Sinon, dans sa grande démagogie, elle les aurait inscrits à son programme électoral.

  14. QuadPater

    Le fameux rapport Perruchot dont l’enterrement par le PS grâce à l’UMP est LE scandale politique français de 2011…

  15. Souris Donc, les « mécanismes du marché du travail » tels que vous les décrivez sont bien ceux qui occupent les esprits français. Or le seul véritable mécanisme de ce marché, celui dont les engrenages ne demanderaient qu’à fonctionner si on ne les empêchait pas de tourner, n’est autre que le besoin en effectif des entreprises.
    La régulation de ce marché, nécessaire, devrait pour être utile et efficace se limiter aux questions de sécurité, de préavis, et d’indemnités de compensation en cas de licenciement. Les autres contraintes sont des freins, sources de chômage.

  16. Souris Donc,… « Si la théorie du temps de travail à partager était juste, il faudrait aller au bout de cette logique. »…

    Mais disant cela vous n’allez pas vraiment au bout du bout. Le bout du bout, c’est zéro heures par semaine, obligatoire. Pas de travail, pas de chômage. C’est net et sans bavure, non ? C’est même écolo, en plus.

  17. Souris donc

    Les postières semblent enchaîner des 250 CDD et plus !
    « Une postière de Combourg vient de faire plier la Poste ! Pour lui avoir fait cumuler plus de 250 CDD illégaux sur une période de 20 ans, l’entreprise a été condamnée à lui verser 47 000 euros d’indemnités. Les Prud’hommes de Saint-Malo (Ille-et-Vilaine) ont établi jeudi que cette postière-guichetière de 45 ans avait bel et bien été employée de manière illégale et abusive ».
    C’est la 3ème fois que la Poste est condamnée.
    http://www.leparisien.fr/economie/la-poste-encore-condamnee-pour-abus-de-cdd-07-06-2012-2037345.php

  18. desavy

    Impat, je me trompe peut-être mais vous ne le montrez pas.

    Dans votre article vous écrivez « Tout sauf embaucher en CDI. Il pourrait embaucher en CDD? Non, il ne peut pas, car il faut y être autorisé par l’inspection de travail qui exige pour cela la preuve, ou l’engagement, que l’embauche fait l’objet d’une mission provisoire. »

    Je conteste l’autorisation de l’inspection du travail et vous répondez cela :

    « Le CDD n’est autorisé que pour une mission précise limitée dans le temps, et renouvelable une fois seulement. Et il faut montrer cette limitation sur le contrat. Seuls dérogent à cette obligation certains organismes d’état, tels que Radio-France qui piétine allègrement la loi sans être inquiétée. »

    Votre réponse est juste mais ne répond d’aucune manière à mon objection.

    Vous écrivez également dans l’article : « Il ne le pourra pas car le code du travail l’interdit, sauf en cas de faute lourde. Et pour prouver qu’il y a faute lourde »

    Je conteste que la faute lourde soit le seul motif de licenciement (ce que vous écrivez) et vous répondez cela :

     » Le licenciement individuel n’est possible que moyennant la preuve du motif « réel et sérieux », »

    Là encore, votre réponse est juste mais ne répond pas à mon objection.

    En résumé :

    Une entreprise n’a pas besoin de l’inspection du travail pour recruter un salarié en CDD.
    La faute lourde n’est pas le seul motif de licenciement.

    Maintenez-vous que je me trompe sur ces deux points ?

    Si je ne me trompe pas, il faudrait corriger.

  19. Un maçon de ma connaissance a vu arriver un candidat à l’embauche (issu de l’immigration). La première question qu’il a posée est : « Combien de temps dois-je travailler pour avoir droit aux Assedic ? »

  20. Desavy, oui vous trompez car vous ergotez en jouant sur les mots, vous limitant à l’emploi juridiquement exact des mots.

    Je ne m’intéresse pas à savoir si les termes employés sont exactement ceux du code civil ou du code du travail. Je m’intéresse à la réalité concrète qui est que :
    Il est interdit d’embaucher en CDD sans pouvoir justifier du caractère provisoire de la mission.
    Il est interdit de licencier un salarié individuellement sans pouvoir faire état, en le démontrant, d’une cause « réelle et sérieuse » qui de fait ne peut se démontrer que par une faute lourde.
    Point.

  21. Lisa

    tsss tsss pas de mauvais esprit.
    Remarquez j’ai mieux, une relation copte qui parle arabe et qui ne dit pas qu’elle est chrétienne aux femmes arabes qu’elle rencontre, ces femmes lui demandent pourquoi elle bosse…elles ont les bon trucs pour ne pas…

  22. desavy

    Impat, je pense que dans un forum qui se veut sérieux, il est nécessaire d’employer un vocabulaire précis et de corriger les contresens.

    La phrase qui précède votre « point » contient aussi un contresens.

    Prendre une remarque sur des contresens pour de l’ergotage est effectivement la marque d’un déclin de notre culture, que je ne pensais pas trouver ici.

    Point.

  23. Souris Donc,
    C’est curieux en effet de constater les nombreuses infractions de La Poste en matière de CDD. Comme le dit l’article, c’est aussi le cas de Radio-France. Ces organismes semblent préférer payer les amendes et continuer dans l’illégalité.
    Ces grosses entreprises, publiques ou assimilées, se sentent très fortes et au-dessus des lois. C’est un des graves aspects de ce code du travail dément, il assassine les PME, alors que certaines entités protégées se sentent inattaquables. Or la clé du problème de l’emploi, c’est du côté des PME qu’il faut la chercher.

  24. Souris donc

    @ Desavy
    Cessez ce suspens, de grâce, votre point de vue nous intéresse sur les motifs d’embauche en CDD et de licenciement, je pense à l’intérim (sans autorisation de l’inspection du travail) comme variable d’ajustement du carnet de commandes et à la faillite comme motif de licenciement, mais peut-être en existe-t-il d’autres ?

    @ Impat
    Lorsque la SFP (Société Française de Production) faisait partie de l’ORTF avant d’être fourguée à Bolloré, il y avait eu un scandale, ils se servaient sans vergogne des stagiaires comme volant de régulation. Quant aux intermittents du spectacle, le régime est à bout de souffle. 507 h/an, soit 9 h/semaine, voilà un exemple de partage de la quantité finie de travail ! (CDD d’usage).

    http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/enquete/0202131498631-l-impossible-equation-des-intermittents-du-spectacle-338478.php

  25. desavy

    Souris donc, je crois que c’est une question de principe.

    D’abord, tout le monde peut se tromper, moi le premier. Mais il faut ensuite le reconnaître. Les articles constituent la vitrine de ce forum.

    Ensuite, il me paraît souhaitable de répondre à un contradicteur par rapport à ce qu’il écrit (cf mon post du 6/8 à 23 heures 43). C’est une forme de respect.

    Enfin, on ne peut pas prendre des corrections pour de l’ergotage. Nous ne sommes pas au café du commerce.

    Quant à ce que je pense sur le sujet, nous sommes là face à deux causes possibles du chômage, le coût du travail qui serait trop élevé et le marché du travail qui manquerait de flexibilité. Pour ces deux causes, le travail atypique (CDD, interim, temps partiel…) est un élément majeur du débat. Les libéraux vont par exemple penser que la législation concernant les CDD est trop stricte, les interventionnistes qu’elle ne l’est pas assez. Je n’ai pas d’avis tranché sur la question.

    En revanche, je crois assez au principe suivant : une entreprise embauche un salarié tant qu’il lui rapporte plus qu’il ne lui coûte. Si un salarié supplémentaire lui coûte plus cher qu’il ne lui rapporte, elle ne le recrute pas. Je ne crois pas au concept autrefois à la mode d’entreprise citoyenne et je prétends qu’une entreprise doit créer de la valeur et n’a pas à se préoccuper du chômage. C’est à l’État de le faire.

  26. QuadPater

    desavy, le « principe auquel vous croyez » n’est pas un principe. C’est une règle que doit respecter tout chef d’entreprise qui souhaite la pérennité de sa boîte. Sauf que pour de nombreux postes – surtout administratifs mais pas que – il est bien difficile d’évaluer ce que la personne « rapporte ».

  27. desavy

    Souris donc, pour les motifs de licenciement, il est classique de distinguer le licenciement collectif (pour raisons économiques) et le licenciement individuel (pour faute grave ou pour faute lourde). Je crois que le licenciement qui nous occupe ici n’est pas le licenciement pour faute mais le licenciement qui pourrait permettre à l’entreprise d’adapter le nombre de ses salariés à sa production, donc le licenciement économique (qui peut d’ailleurs être individuel). Si mes souvenirs sont exacts, il se justifie en cas de suppression ou de modification d’un poste de travail, également lorsque le salarié refuse une modification importante de son contrat de travail.

    Le licenciement économique ne peut donc servir de variable d’ajustement, d’où l’intérêt des emplois atypiques. L’utilisation de ces emplois (CDD, intérim mais aussi les contrats aidés) est en effet très réglementé. Par exemple, un CDD « ne peut avoir, ni pour objet, ni pour effet, de pourvoir durablement un emploi lié à l’activité normale et permanente de l’entreprise » (article L. 1242-1 du Code du travail).

    J’espère vous avoir répondu.

  28. desavy

    QuadPater

    « desavy, le “principe auquel vous croyez” n’est pas un principe. C’est une règle que doit respecter tout chef d’entreprise qui souhaite la pérennité de sa boîte. Sauf que pour de nombreux postes – surtout administratifs mais pas que – il est bien difficile d’évaluer ce que la personne “rapporte”. »

    Nous sommes d’accord. C’est pour cela que j’ai parlé de principe plus que de règle. Imaginons la difficulté pour une groupe comportant plusieurs milliers de salariés.

  29. desavy

    un groupe*

  30. Souris donc

    Bonjour ! HS mais bonne nouvelle :

    La France emprunte à un taux d’intérêt négatif.

    Si j’ai bien compris, la dette, dans la vie faut pas s’en faire, moi je m’en fais pas, yaka attendre (quelques siècles, mais bon, on est dans le long terme), et la dette se réduit toute seule.
    Autodestruction de la dette !
    http://www.lesechos.fr/economie-politique/france/actu/0202202893444-dette-les-taux-d-interet-negatifs-generent-des-economies-massives-mais-fragiles-351028.php
    Les bouses socialistes sont capables de s’en attribuer le mérite.
    Où est donc passé Kaplan, je le cherche partout.

  31. Les gouvernements eux-mêmes sont conscients de l’impact grave de l’impossibilité de licencier sur le taux de chômage, c’est cette prise de conscience qui avait motivé en son temps l’introduction des CNE et CPE de Villepin. Avec malheureusement la maladresse que l’on sait.

  32. Une idée allait dans le bon sens, émise sous Sarkozy mais malheureusement non appliquée. C’était l’adoption, ou plutôt le retour, au contrat de travail unique remplaçant CDD et CDI. C’eut été la fin des tricheries permanentes auxquelles doivent se livrer les entreprises. Mais il fallait l’assortir d’une plus grande souplesse envers les licenciements, ce pour quoi les esprits n’étaient pas mûrs. Ils n’ont hélas pas mûri depuis…
    En cas de mission réellement provisoire, il y avait et il y a toujours l’intérim.

  33. desavy

    Ne vous inquiétez pas Souris donc, GK reviendra. Même les plus grands ont besoin de vacances.

    La question des taux d’intérêt négatifs est intéressante. Logiquement, ce sont les taux réels qui peuvent l’être. Il suffit que l’inflation soit supérieure aux taux nominaux. Mais là il s’agit bien des taux nominaux. Cela veut dire que des prêteurs acceptent de perdre de l’argent. La question mérite d’être creusée.

  34. Patrick

    Lisa, cela prouve que les chrétiens sont généralement plus honnêtes que d’autres, appartenant notamment à une religion qui justifie la tromperie pour défendre ses intérêts. Pas étonnant alors de voir le chaos se généraliser.

  35. Souris donc

    GK, on lui fait honte, voilà la triste vérité.

    Je ne sais pas si vous avez regardé l’article des Echos, il y a un commentaire : j’espère qu’ils ne vont pas nous refaire le coup de la cagnotte…

  36. desavy

    Oui, j’avais lu cet article avec intérêt. Le problème de la cagnotte, c’est que l’on confond une baisse des dépenses avec un gain.

  37. QuadPater

    Comment ça on lui fait honte ? Il est vrai que je ne connais rien à rien, surtout en économie, mais je ne demande qu’à apprendre.

  38. Patrick

    Et Expat ? On ne l’a plus vue depuis bien longtemps.

  39. Une loi a été votée voici quelques années, sous Raffarin je crois, autorisant des expériences régionales. Ce serait bien que les régions volontaires puissent expérimenter la liberté de licenciement, on verrait l’impact sur l’emploi.
    Une seule région, évidemment, envisagerait probablement de se porter volontaire : l’Alsace. L’expérience serait à n’en pas douter pleine d’enseignement.
    Mais hélas, ne rêvons pas.

  40. desavy

    @ QuadPater

    Nous avons tous des choses à apprendre.

  41. QuadPater

    Oui desavy. Et cela m’intéresse d’autant plus que dans des domaines très divers (relations interpersonnelles, écosystèmes, médecine…) toute tentative humaine de maîtrise d’un système qui par conception est autorégulé est une source infinie de soucis. Il me reste à savoir si une économie libérale peut être assimilée à un système autorégulé ou pas.

  42. QuadPater.
    Ce qu’il vous reste à savoir, reste à savoir pour nous tous.
    Mon point de vue : une économie libérale est un système autorégulé. Un cheval qui galope, aussi. Comme le cheval, elle peut déraper ou ruer. Il faut donc des rênes pour la tenir.
    Les rênes doivent être laissées assez libres pour ne pas ralentir le galop, assez tendues pour pouvoir imprimer une correction en cas d’excès.

  43. desavy

    QuadPater,

    J’aurais tendance à écrire qu’une économie libérale est forcément autorégulée, sinon elle n’est pas libérale. Les socialistes crient au loup en parlant d’ultra-libéralisme à propos d’une économie non libérale, ce qui est assez savoureux.

    La question est de savoir si les marchés doivent être autorégulés. Une autre question intéressante est de savoir s’ils sont naturels.

    Pour recentrer le débat (il faut bien quelqu’un mette un peu d’ordre dans la maison, j’allais écrire « dans la vieille maison » mais on aurait pu croire que je me prends pour Léon Blum), le marché du travail est-il un marché comme les autres ?

    Les Keynésiens disent non (peut-être même n’est-il pas un marché), les libéraux répondent oui.

    ps. A propos du contrat de travail unique, on peut aussi l’instaurer en supprimant tous les contrats atypiques.

  44. … »A propos du contrat de travail unique, on peut aussi l’instaurer en supprimant tous les contrats atypiques. »…
    Oui, absolument. Sauf l’intérim, en particulier parce que 30% des intérimaires sont volontaires pour l’être.

  45. Le marché du travail est certes un marché, mais n’est pas « un marché comme les autres », même et surtout pour un libéral.

  46. desavy

    Impat, je maintiens que pour les libéraux, le marché du travail devrait être un marché comme les autres. Ils prônent donc par exemple la suppression du SMIC qui constitue une entrave au bon fonctionnement du marché.

  47. Lisa

    Impat et Desavy, vous avez des sources pour vos avis divergeants ?

  48. Je serais d’accord sur la suppression du SMIC, car ce SMIC est un frein à l’embauche. Or de mon point de vue le problème du chômage de masse est la priorité des priorités.
    J’avais prôné en un temps un maintien du SMIC avec une formule qui le lierait au taux de chômage : un taux de chômage élevé entraînant un SMIC plus bas. Ce serait une autre solution convenable.
    Cela dit, le marché du travail n’est pas un marché comme les autres, et ne doit pas être traité comme tel par un libéral pour la raison suivante :
    le libéralisme, c’est la tendance vers un maximum de choix donné à chacun. Un travailleur peut exercer un choix, si limité soit ce choix. Une boîte de conserve n’exerce pas de choix. Les deux « produits » ne sont donc pas de même nature.
    Un mot encore pour préciser ma pensée : le libéralisme, dont pour moi la définition est donnée ci-dessus (maximum de choix…) n’est pas le laisser-faire-laisser-aller.

  49. QuadPater

    Par marché vous entendez le système offre-demande c’est ça ?

  50. Lisa (que je salue)
    Mes opinions en matière d’emploi ne se fondent sur aucune « source ». Elles se fondent sur mes expériences industrielles dans plusieurs pays, et sur les réflexions qui en découlent.
    Aucun livre, aucune revue, aucun journal, n’est à mon avis utile en la matière.

  51. desavy

    @ Lisa, n’importe quel ouvrage d’économie un peu sérieux. Il ne s’agit pas ici d’opinions mais de concepts.

    @ Impat, je crois que la question de Lisa portait sur notre désaccord concernant les libéraux. Or, pour dirent ce qu’ils pensent, il faut les lire.

    @ QuadPater, vous posez une bonne question. Il est toujours bon de revenir aux définitions. La plus simple pour un marché est lieu de rencontre entre une offre et une demande. Les quantités offertes et demandées varient en fonction du prix, lui même variant jusqu’à un prix d’équilibre (offre = demande). Si aucun obstacle extérieur ne vient perturber ce mécanisme (smic, conventions collectives, syndicats…), le marché est autorégulateur.
    Sur le marché du travail, les entreprises demandent du travail (elles offrent des emplois) et les individus offrent le travail (ils demandent des emplois). Le salaire est considéré comme le prix du travail.
    On constate assez facilement que les libéraux sont contre les obstacles évoqués plus haut, donc ils considèrent bien que le marché du travail est un marché.

  52. desavy

    * pour dire

  53. QuadPater 9 Août 2012 à 21:57
    … »Par marché vous entendez le système offre-demande c’est ça ? »…
    Oui. (le Marchais à l’envers)

  54. Guenièvre

    @ Impat, Desavy,

    Conversation intéressante . J’essaie de résumer :

    « une économie libérale est un système autorégulé »

    « le libéralisme, c’est la tendance vers un maximum de choix donné à chacun »

    Si je comprends bien la valeur essentielle du libéralisme, comme son nom l’indique d’ailleurs, est la liberté. Est-ce la seule ? Si non quelles sont les autres ?

  55. Bonjour Guenièvre, la première des « autres » est à mon sens le responsabilité.
    Par ailleurs, à « système autorégulé » il faut ajouter: avec régulation extérieure en secours pour situations exceptionnelles.

  56. QuadPater

    Impat, la régulation extérieure c’est le pilotage. On pose quelques contraintes et le système se débrouille pour retrouver une situation d’équilibre.
    Un tel système, capable de s’adapter, serait bien plus facile à piloter que l’actuel, où tout doit être réglé « à la main » (augmentation du SMIC -> charges sur les entreprises -> mettre en œuvre des aides, des réductions d’impôts, des ceci-cela pour compenser).

  57. QuadPater,
    … « Un tel système, capable de s’adapter, serait bien plus facile à piloter »…
    Certes, vous avez mille fois raison.
    Ce système, comment diable pourrait-on l’appeler?…eh bien libéralisme, par exemple.

  58. QuadPater

    C’est bien ce que j’avais compris. 🙂

    Mais voilà, le libéralisme est accusé de laisser sans ressources ceux dont les éventuels talents et compétences ne correspondent pas aux besoins (temporaires ou durables) du marché de travail.
    C’est un problème humain grave qui est soulevé. Beaucoup de gens affirment que les libéraux répondent qu’on ne fait pas d’omelette sans casser des œufs. Ce ne serait pas admissible, il faut aussi que les chômeurs soient en mesure d’adhérer à ce système, et donc qu’il propose soit un espoir de travail, soit un mécanisme d’indemnisation assorti à une participation à la vie économique en retour. Ce dernier point car il n’y a pas pire instrument de désocialisation que des allocations liées à l’absence d’emploi.

  59. QuadPater,
    … « qu’il propose soit un espoir de travail, soit un mécanisme d’indemnisation assorti à une participation à la vie économique en retour. »…
    D’accord à 100%.
    Ces mécanismes, associés au fait que l’application du libéralisme diminuerait fortement le nombre des chômeurs (par suppression ou assouplissement du SMIC, et surtout libération des licenciements), permettraient enfin de nous sortir du chômage de masse et de dissiper ainsi le pessimisme ambiant du pays.

    Problème: tout cela, c’est de l’anti-socialisme. Donc en France c’est pas demain la veille…

  60. Guenièvre

    Si je pose cette question des valeurs c’est parce que, parmi les objections que des gens comme Galaad ont pu fournir à l’encontre du libéralisme, il en est une qui me touche . Dans un monde où la liberté est la valeur première ( et je suis bien d’accord avec cette proposition, associée à la responsabilité, oui Impat) comment d’autres valeurs comme la fidélité, le respect de la parole donnée, la volonté de faire des choix moraux qui dépasse nos intérêts premiers peuvent-elles perdurer ? Toutes ces valeurs ne sortent pas du néant mais sont issues d’institutions ou de systèmes préexistants au libéralisme : le christianisme , la féodalité etc… Dans la mesure ou notre modernité à une tendance à vouloir se couper de toutes les traditions, à vouloir liquider le passé, et à ne rien imposer aux individus, dans la meure ou la religion a perdu du terrain ( à moins qu’elle n’en regagne depuis quelques temps, j’attends que Lisa ou Patrick m’informent sur le sujet 🙂 ), le libéralisme est-il capable de générer lui-même ces valeurs ?
    C’est un peu brouillon tout ça, excusez-moi…

  61. Guenièvre, vos remarques me touchent comme les objections de Galaad vous ont touchée. Mais je les trouve injustifiées parce que je ne discerne pas, pas du tout, en quoi « la fidélité, le respect de la parole donnée, la volonté de faire des choix moraux qui dépasse nos intérêts premiers » ne pourraient pas perdurer dans une société libérale.
    Ces valeurs ne « s’imposent » pas aux individus, elles leur inculquées soit par la religion, soit par l’éducation, soit…par le libéralisme qui, puisque l’intervention permanente de l’état est réduite, leur montre combien elles sont nécessaires à la bonne marche de la société.
    Par exemple, en société libérale le contrat devient, pour les questions non régaliennes, plus important que la loi, or que vaudrait un contrat sans fidélité et respect de la parole donnée?

  62. desavy

    Guenièvre,

    Je crois que vous mettez le doigt sur un point essentiel. C’est d’ailleurs une de mes principales divergences avec mes amis libéraux. Il me semble que le libéralisme s’oppose aux traditions. Il a même fallu la destruction de certaines d’entre elles pour que le marché s’impose (suppression des corporations par exemple). Je n’arrive pas du coup à comprendre comment certains magazines (Valeurs actuelles, Le Spectacle du Monde par exemple) soutiennent à la fois les traditions et le libéralisme. Un exemple de cette contradiction : dans une logique libérale, il n’y a aucune raison que tous les magasins ne soient pas ouverts le dimanche. Il s’agit d’une contrainte, d’une limitation à la liberté.

    J’ai la flemme de chercher mais GK l’avait bien expliqué en distinguant libéralisme économique et libéralisme politique (on pourrait peut-être dire sociétal). Les libéraux (sens économique) sont souvent conservateurs (peu libéraux dans le sens sociétal) mais ce n’est pas obligatoire. Par exemple, pourquoi un libéral serait-il contre le mariage entre personnes d’un même sexe ? Cette interdiction constitue une atteinte à la liberté.

  63. Guenièvre

     » Ces valeurs ne « s’imposent » pas aux individus, elles leur inculquées soit par la religion, soit par l’éducation, soit…par le libéralisme qui, puisque l’intervention permanente de l’état est réduite, leur montre combien elles sont nécessaires à la bonne marche de la société. »

    Je posais cette question dans la mesure où je remarquais que la religion était en recul en Occident, et que l’éducation avait plus ou moins renoncé à inculquer des valeurs . Vous me dites que le libéralisme même peut les développer ces valeurs et l’exemple du contrat est très parlant, merci.
    Mes questions ne sont pas dues à une quelconque volonté polémique mais à une ignorance de la question… et une volonté de comprendre. Mais la plupart du temps on résume le libéralisme à certaines formules- chocs ou alors on s’embarque dans des discussions sans fin et pointilleuses qui me dépassent et me rebutent…

  64. Guenièvre

    @ desavy,

    D’après ce que j’ai pu comprendre il y a de nombreuses nuances aux sein des libéraux qui s’affrontent notamment sur les limites du rôle de l’état. Mais cet antagonisme entre libéralisme et traditions est ce qui me pose aussi le plus de questions. J’ai un côté « conservateur » qui refuse de céder sur certaines positions . Par contre, si je lis la position des libéraux sur les questions fondamentales ( le Mal, le pouvoir, les conflits, l’extérieur) dans le livre de Jean Baechler  » Qu’est-ce que l’idéologie » je suis entièrement d’accord avec eux !
    PS. Certains ne veulent pas entendre parler de la différence entre libéralisme économique et libéralisme politique !

  65. Guenièvre

    J’ai une réponse à desavy quelque part dans les limbes….

  66. Guenièvre,
    … « antagonisme entre libéralisme et traditions »

    Vous me voyez très surpris par la mention de cet antagonisme. Je ne le connais pas, et je ne le ressens en aucune manière.
    Il doit s’agir là un libéralisme livresque…- 🙂

    NB: Les limbes, c’était votre 16h34?

  67. desavy

    Impat,

    Un libéralisme livresque… Lorsque je vois une voiture, je dis « cette voiture » et je ne dis pas « ce téléviseur ». Pourquoi ? Parce que de bons maîtres aidés par de bons livres m’ont appris le sens des termes.

    Pour reprendre mon exemple des corporations, ces dernières nuisaient à la liberté du travail. Il a fallu les supprimer pour instaurer un marché du travail.

    Vous allez m »objecter que ni vous ni moi n’étions nés à cette époque. Je me demande bien comment j’ai pu apprendre cette histoire de corporation, et tout ce qui a précédé ma naissance 🙂

  68. Guenièvre

    c’était bien mon 16h 34 !

    Impat, moquez-vous de mon libéralisme livresque 🙂 Tiens d’ailleurs je pourrais un jour résumer ce qu’il en dit Jean Baechler du libéralisme…Mais où voulez-vous que je l’ai rencontré ailleurs le libéralisme ? Je vous rappelle que j’ai passé ma vie dans l’EN !
    Et bien si antagonisme il y a : sur le travail le dimanche , sur le mariage homo, comme le rappelle desavy plus haut.
    Et j’ai même vu des libéraux qui ne voient pas pourquoi on interdirait la burqa !

  69. Guenièvre,
    … « où voulez-vous que je l’ai rencontré ailleurs le libéralisme ? Je vous rappelle que j’ai passé ma vie dans l’EN! »…

    Vous avez en effet la meilleure des excuses!
    Et bon prince comme je suis je vous en offre une autre: vous vivez en France – 🙂

  70. QuadPater

    Et quand 2 libertés s’affrontent, que décide le libéral ?
    (exemple : liberté de Guenièvre d’adopter la burqa vs ma liberté de la contempler libidineusement)

  71. Guenièvre

    Votre exemple est très très mal choisi Quad , vous n’aurez JAMAIS la liberté de me contempler en burqa !

  72. Guenièvre

    …celle de contempler de la manière que vous voulez je vous la laisse, il y a des risques qu’il faut savoir assumer 🙂

  73. QuadPater

    Guenièvre, je vois que votre propre liberté de vous emburquer ne vous intéresse pas.
    J’ai essayé aussi avec ma Nana, même refus.
    Pareil pour mes filles : j’ai beau leur répéter qu’elles sont libres de mettre une burqa, rien à faire.
    J’en déduis que les meufs refusent le libéralisme.

  74. Guenièvre

    Raisonnement imparable !

  75. desavy

    Imparable ? Elles sont aussi libres de ne pas la porter. Et elles profitent de cette liberté.

  76. desavy

    @ Guenièvre

    Ne culpabilisez pas pour l’EN. Vos interlocuteurs ne l’ont pas plus rencontré que vous, le libéralisme.

  77. Guenièvre

    C’est sur votre « fausse conclusion » que je voulais plaisanter, j’aurais dû mettre un smiley !

  78. Guenièvre

    Je ne culpabilise pas et c’était seulement un clin d’oeil aux critiques qui reviennent souvent sur ce blog. Mais quand on y critique « les fonctionnaires », on critique un système pas des personnes, enfin je pense…. En tous cas je ne me sens pas attaquée quand on fait des généralités sur  » les profs ».

  79. … « je ne me sens pas attaquée quand on fait des généralités sur ” les profs”. »…
    Et vous avez bien raison, Guenièvre.
    Une confidence en ce qui me concerne à propos des fonctionnaires en France: je ne critique ni les personnes ni le système. Je critique le nombre.
    Cela vaut pour l’ensemble des employés de l’état. Concernant « les profs » cela mériterait un développement particulier, hors sujet ici. Et de toute façon il fait trop chaud – 🙂

  80. QuadPater

    Oui pis t’te façon les profs et le chômage, hein, bon. 😛

  81. QuadPater, pousse au crime…

  82. Souris donc

    A propos de burqa et de libéralisme, les libéraux sont POUR l’immigration, libre circulation des biens et des personnes. Allez sur Contrepoints, il y a des quantités d’articles comme celui-ci :

    « Dans une société non dirigée, les biens, les capitaux et les personnes jouiraient d’une liberté de mouvement sans restriction basée sur la volonté libre et le respect de la propriété. Il n’y aurait pas de frontières au-delà des limites que les individus désireraient établir autour de leurs domaines particuliers. L’immigration ne serait ni subsidiée ni pénalisée, tout un chacun pourrait se déplacer à l’échelle internationale de la même manière que nous nous déplaçons aujourd’hui à l’échelle nationale. Aucun État ne s’arrogerait la possibilité d’employer la force contre des individus dont l’unique délit aura été de franchir une ligne imaginaire tracée sur une carte en voulant chercher à améliorer sa vie. »
    http://www.contrepoints.org/2012/06/20/86890-frontieres-ouvertes

  83. Guenièvre

    Détrompez-vous il y a dans l’E.N des vacataires et des contractuels ( et avant des maîtres auxiliaires) qui vivent des situations tout à fait précaires et qui connaissent le chômage. J’ai été M.A. pendant 8 ans. Je savais où j’allais travailler seulement deux jours avant la rentrée, parfois je n’avais pas de poste pendant quelques mois et à l’époque je n’avais pas droit au chômage.

  84. QuadPater

    Guenièvre, je connais bien ces statuts précaires mais nous parlions de profs. 🙂

    Je reviens sur les notions de prestations versées aux chômeurs pour demander leur avis aux experts.
    En France environ 1,5 millions de personnes touchent le RSA socle, soit quelques centaines d’euros par mois et tête de pipe, versés principalement par les CAF. J’ignore de quel budget provient exactement ce fric.
    Résumé rapidement, une administration a pris cet argent à quelqu’un (entreprises via les impôts ? autre ?) et le reverse à ces personnes qui touchent donc environ 1/2 SMIC par mois à ne rien foutre, alors que la plupart seraient physiquement et intellectuellement aptes à travailler.
    Est-il vraiment inimaginable (et si oui, pourquoi ?) qu’on fasse travailler ces gens directement au service de ceux qui leurs donnent de l’argent ? Ne sachant pas par quel circuit passent les sous je ne peux proposer d’exemple, mais je suis certain que les généreux donateurs (administrations, boîtes privées, voire particuliers) seraient ravis de créer des « sous-postes dédiés » pour les bénéficiaires du RSA, plutôt que de donner sans retour.
    1,5 millions de personnes, même à temps partiel, ça en fait de la force de travail inemployée !

  85. Souris donc

    Quad vient de nous inventer le CESU. Pour contrer le travail au noir, on a inventé le chéquier-emploi-service-universel, censé organiser le mythique gisement d’emploi du service à la personne.
    Je ne peux que donner mon propre exemple. Je déteste que l’on me serve. Que quelqu’un que je ne connais pas entre chez moi est une intrusion. Je fais appel à des étudiants, des femmes de ménage, des jardiniers. Ça me stresse au-delà de toute expression. Pour qu’une femme de ménage ne perde pas son temps et mon argent à faire la vaisselle et qu’elle aille droit sur les gros travaux (aucune n’y va spontanément), je fais, avant qu’elle n’arrive, le ménage pour la femme de ménage…
    Quand la femme de ménage arrive, je suis é-pui-sée. Je me terre dans un coin ou je sors en attendant que ça passe. Et quand je reçois le courrier de chez CESU m’informant qu’en plus, je suis priée d’aligner 100 € de cotisations, je n’ai plus qu’une envie : jamais plus de femme de ménage ! Or, elle ruse et me harcèle pour avoir du travail. Donc je me dis, allez, sois pas vache, et le cycle recommence.
    Mais j’imagine ce que ça peut être de franchement traumatisant pour les vieux du soi-disant paradis du maintien à domicile. Les sociétés de service à la personne n’envoient pas forcément les mêmes, donc, en plus, des têtes nouvelles. Je connais une dame alzheimer qui hurle à l’assassin quand arrive une femme de ménage africaine.

  86. Le RSA est alimenté, je crois mais c’est à confirmer, par les départements. Et le seront par les Régions après fusion des départements dans les Régions si les socialistes n’abrogent pas cette loi. Dans les deux cas il est financé par les impôts locaux.
    Le CESU n’est pas forcément lié aux emplois à domicile par des personnes dépendant d’une entreprise, donc pouvant changer au fil des jours. On peut employer directement un salarié à domicile, permanent ou à temps partiel, toujours le même, et le rémunérer directement par CESU. Cela présente l’avantage, par prélèvements automatiques sur le compte de l’employeur, de payer au salarié sa sécu, sa retraite, ses congés payés.
    Le système CESU n’est pas une prestation sociale, contrairement au RSA. Ce dernier est d’une part une prestation sociale, d’autre part…une usine à gaz.

  87. Souris donc

    Impat, je voulais dire que le service à la personne vu comme gisement d’emplois d’avenir me laisse sceptique. Les experts invoquent toujours 2 choses : le service à la personne et l’innovation, comme solution au chômage. L’innovation ne s’adresse pas aux masses mais à des gens ultra-qualifiés, et le service à la personne exige peu de qualification, mais des employeurs dont le pouvoir d’achat ne soit pas trop rogné. Or les classes moyennes sont en train de se le faire rogner, leur pouvoir d’achat.

  88. Souris donc

    Si, il y aurait encore une troisième solution au chômage : la « croissance » verte. Un dispositif coercitif à partir de normes dans la construction, dont le respect est vérifié par les coûteux diagnostics, notamment thermique, et qui obligent à faire prendre en charge par tous les abonnés EDF la vente d’énergie solaire produite par les quelques uns qui ont les moyens d’installer du photovoltaïque. Avant, en plus, le contribuable leur payait leur installation qui était déductible des impôts.

  89. Oui Souris, toutes ces mesures sont bonnes mais ne représentent en rien des « solutions » au chômage.
    La solution, c’est celle qui marche ailleurs, qui marchait en France avant 1981, et que décrit l’article: alléger le code du travail et libérer l’emploi en libérant le licenciement.
    Songeons simplement à la chose suivante :
    Il y près d’un million d’artisans en France, employant 0 à 5 salariés. Qui n’en n’a pas entendu un se plaindre d’un excès de boulot? Qui n’a pas attendu longtemps avant de pouvoir convaincre un plombier ou un électricien de venir réparer une panne? Qui n’en n’a pas entendu un annoncer qu’il aimerait bien embaucher un ou deux employés pour l’aider mais n’ose pas « prendre ce risque »?
    Or…il y a aussi 3 millions de chômeurs…

  90. Guenièvre

    @ souris ,
    « A propos de burqa et de libéralisme, les libéraux sont POUR l’immigration, libre circulation des biens et des personnes. … »

    Oui, ils sont assez logiques avec eux-mêmes. Ils disent que l’immigration est  » un nécessaire sacrifice » parce que c’est un droit individuel de l’être humain que de circuler, de changer de pays, de territoire même s’ils reconnaissent qu’il y a nécessairement « choc » entre population autochtone et population immigrée. Mais comme il est précisé dans votre lien, et ils n’ont peut être pas tort, beaucoup pensent que ce qui pose véritablement problème ici ce n’est pas tant l’immigration que les droits entraînés par l’état providence. L’immigré qui sait qu’il ne doit compter que sur lui-même ne réclame rien, il ne s’offusque pas d’être en bas de l’échelle à condition qu’il puisse espérer en gravir les échelons. Il s’en suit une plus grande fluidité, une mobilité sociale et une meilleure intégration. D’après ces libéraux c’est donc la logique de l’état providence et la mentalité d’assistanat qui favorise d’une part la venue incessante d’immigrés et d’autre part la constitution sur le territoire de larges franges de populations qui ne sont pas vraiment motivées pour s’insérer dans la collectivité qui les accueille.

  91. Guenièvre, le libéralisme n’a plus rien à vous apprendre!

  92. Guenièvre

    Mais vous savez bien que ce n’est que  » livresque » tout ça Impat 🙂 !
    Plus sérieusement je trouve qu’il y a beaucoup de cohérence chez les libéraux et surtout un point essentiel avec lequel je suis d’accord : la liberté est première !
    Mais, en ce qui concerne l’école en particulier, j’ai toujours un esprit républicain qui a du mal à s’accorder avec leurs thèses. Un reste d’idéalisme…

  93. Rancunière, ce n’est pas du tout libéral…- 🙂

    Votre remarque sur l’école me donne une petite envie d’article. Mais je laisse mûrir…

    L’idéalisme…j’espère qu’il vous en « reste » plus qu’un peu.

  94. Souris donc

    Les JO ou la mondialisation réussie. Soit nous sommes scotchés à la télé, soit nous zappons aussitôt (moi).

    […Ce que peut bien apporter au monde un événement comme les Jeux Olympiques].

    « …L’homme de la rue, confronté à une telle question…répondrait probablement « des médailles » (pour la version la plus basique), « des athlètes qui tentent de se dépasser » (dans une version un peu plus élaborée), « un spectacle sportif » (dans la catégorie évidente) voire « une opportunité commerciale pour faire connaître des disciplines, et pour les sponsors, de s’afficher » lorsque l’homme de la rue s’improvise économiste.
    Mais Jacques n’est pas basique. Il ne fait pas dans l’évident…. »

    Sur Hashtable, les élucubrations de Jacques Attali.
    Fou rire garanti.
    http://h16free.com/2012/08/02/16734-attali-fait-du-sport-et-se-pete-un-klaxibulle

  95. … « Mais Jacques n’est pas basique. Il ne fait pas dans l’évident »…

    Plutôt dans l’évidé.

  96. Pour savoir pourquoi on ne s’occupe pas des chômeurs, allez à Paul Emploi : les gens qui y « bossent » ne se battent pas pour qu’il y ai moins de chômeurs, ils réclament toujours plus de moyens pour se maintenir en place et justifier une prétendue utilité alors qu’on peut trouver plus facilement un emploi en passant par une boîte d’intérim.

    Les politocards ont aussi intérêt à ce qu’il y ait toujours beaucoup de chômeurs et à appliquer des programmes qui ne fonctionnent pas : ils faut bien justifier leur « utilité ».

    Les chômeurs, les « pauvres » et les immigrés servent de faire valoir aux proxénètes socialistes de tous acabits. Il n’est donc pas dans leur intérêt de voir leur nombre décroître.

  97. Théo31, ce qui vous dites est sans doute caricatural mais pourrait bien comporter une part de vérité.
    De toute façon le problème n’est pas tant de « s’occuper des chômeurs » que de diminuer leur nombre, fortement, en facilitant les embauches au lieu de dissuader les entreprises d’y avoir recours. C’est le sens de cet article.

  98. QuadPater

    À Théo31 :

    Beaucoup de professionnels et associations auraient théoriquement « intérêt » à favoriser officieusement l’augmentation des problèmes qu’ils combattent officiellement (vous citez les politiques et les salariés de Popaul, on peut y ajouter les médecins, la police, les plombiers, le MRAP, les éditeurs de logiciels anti-virus… la liste est aussi longue que variée).

    Préconisez-vous de les soupçonner tous ?

  99. Ce « choix » du chômage par les politiques et les syndicats est à mon sens à la fois volontaire et inconscient.

    Volontaire, parce qu’ils ne peuvent ne pas connaître les effets désastreux de la dissuasion pratiquée sur l’embauche. À cela se mêle un peu d’hypocrisie…

    Inconscient parce qu’ils se laissent envahir par la pensée primaire qui, limitée à son premier degré, fait croire que l’empêchement des licenciements devrait faire diminuer le chômage. À cela se mêle un peu d’électoralisme…

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