Une enfance à la campagne dans les années 50-60 – 2è partie

A cinq ans on allait à l’école primaire dans un village situé à 3 km de notre hameau. On partait le matin vers 8 heures, à vélo, les plus grands emmenant parfois les plus jeunes sur leurs porte-bagages. On rentrait à midi déjeuner et on repartait vers 13 heures: douze km par jour, par tous les temps…Nous avions, nous disait-on, et on le croyait volontiers, beaucoup de chance car quelques vingt-cinq années plus tôt, nos parents avaient fait le même trajet…en marchant et chaussés de sabots. La bicyclette, même d’occasion,  nous paraissait donc un luxe extraordinaire. Mais lorsque venaient les grands froids nos pieds et nos mains étaient gelés malgré nos moufles et les protections de vieux journaux que nos pères installaient autour du guidon. Nous les réchauffions au petit poêle à charbon que l’instituteur avait allumé de bonne heure le matin: pendant quelques minutes la douleur était intense.

 

L’école comportait deux classes, celle de la « maîtresse » du CP au CE2 et celle du « maître » du CM1 au Certificat d’études. Je garde de ces deux enseignants, mari et femme dans la vie, un souvenir plein de gratitude mais je serais bien incapable aujourd’hui encore de démêler le noeud des sentiments confus qu’ils m’inspiraient dans ces années-là: du respect très certainement, mais aussi beaucoup de crainte. Il ne faisait pas bon oublier ses devoirs ou bavarder pendant les cours. L’institutrice, quand il lui arrivait – très rarement – d’être débordée par un trublion, lui faisait franchir le sas qui séparait les deux salles. Sans doute déjà alerté par les cris, au bruit de la première porte qui s’ouvrait, l’instituteur descendait de son bureau muni d’une règle et une grêle de coups s’abattait sur le fautif au moment même où il apparaissait dans la deuxième. Parfois, c’étaient au contraire une récompense et une fierté d’aller « chez les grands » pour leur montrer par exemple notre habileté en récitation. Mais ces jours-là la maîtresse s’annonçait joyeusement avant d’entrer…

 

Hormis dans la cour de récréation je n’ai pas le souvenir de m’être « amusée » à l’école, ni d’avoir « appris en m’amusant » comme on le dit aujourd’hui. Rien n’était facile, ni l’écriture pour laquelle il fallait s’appliquer, ni l’acquisition de la lecture ou des tables de multiplication. On devait toujours recommencer et recommencer encore, s’exercer, répéter, faire des efforts, se donner la peine, en un mot travailler. Le plaisir du savoir vint plus tard. Seules les quelques heures qui précédaient les congés de Noël et ceux de l’été étaient exemptées du labeur quotidien. C’étaient des heures magiques où l’institutrice lisait aux deux classes réunies les contes d’Andersen, de Perrault ou de Grimm. Et l’on partait en vacances les yeux humides à cause de la « La petite fille aux allumettes »….

Sur le chemin du retour on s’arrêtait souvent, l’hiver pour glisser dans les chemins glacés ou couverts de neige, l’été pour boire  ou patauger dans les mares. Quand on tardait trop, nos parents, inquiets, venaient à notre rencontre. Il faut dire que notre petite départementale était coupée par la fameuse RN7 chantée par Trenet, en 1955. Deux voies seulement à l’époque mais déjà très passagères et dangereuses! Tout le monde avait en mémoire le drame qui s’ était déroulé aux croisement des deux routes un jour sombre de novembre. Comme à peu près tous les villages, le nôtre avait son simplet. C’était un brave garçon d’une vingtaine d’années qui n’avait pas inventé l’eau chaude, ni le fil à couper le beurre, qu’on lui envoyait d’ailleurs chercher à maintes reprises, mais il était gentil et serviable, toujours prêt à donner un coup de main pour n’importe quelle tâche pourvu qu’on lui offrît de boire quelques canons en échange (1). Il fréquentait les caves avec une ardeur tellement remarquable qu’on l’avait surnommé  » Rap’Douelles « (2). Quand il rentrait de son travail – il était maçon, chose impensable aujourd’hui- on mesurait son degré d’alcoolémie à la façon dont il négociait, avec sa mobylette Terrot, le virage qu’il devait effectuer pour rejoindre son habitation, deux pièces qu’il partageait avec sa mère,  tout au fond d’une cour. Entre le puits et le mur de clôture du voisin, le passage était étroit et il n’était pas rare que notre motocycliste finît sa course, affalé contre la margelle ou avachi devant sa porte ce qui provoquait immanquablement notre hilarité. L’ivrognerie, tout comme l’adultère, était  souvent, dans ces campagnes, un sujet inépuisable de moqueries et, enfants, on n’étaient pas les moins cruels envers ceux qui s’y adonnaient. Nous étions encore tout d’un bloc, impitoyables avec ceux qui n’étaient pas « dans la norme », nous n’étions pas encore exercés à déceler les failles, à deviner les blessures secrètes. Un soir d’automne , une Simca Aronde immatriculée 75 qui remontait sur Paris abrégea l’humble vie de Rap’Douelles, faisant mentir la sentence populaire religieuse :  » il y a un Bon Dieu pour les soûlauds » ainsi que sa version laïque:   » les poivrots ont de la chance, c’est la mobylette qui conduit le bonhomme ». Tout le village se trouva naturellement bouleversé  mais pour nous qui avions entre six et douze ans cette émotion se doubla d’une  prise de conscience soudaine et terrible qui nous glaça d’effroi pendant quelques jours: la mort n’emportait pas seulement les vieilles personnes, ces petites ombres noires et fragiles, si évanescentes que leur disparition  semblait être dans l’ordre des choses. Elle pouvait frapper la pleine jeunesse, à tout moment. Ce fut le premier accroc dans le drap blanc de notre innocence. Il y en aura bien d’autres avant que nous comprenions enfin que le monde ne nous appartenait pas mais que nous appartenions au monde au même titre que tous ses hôtes éphémères …

Canon : au XVIe siècle le canon  faisait 1/16e de pinte, c’était une mesure de capacité utilisée pour le vin et les spiritueux.
C’est au début du XIXe que ce canon-là désigne familièrement un simple verre de vin.
Douelles : pièces de bois longitudinales assemblées pour former le corps d’une futaille (tonneau, cuve).

28 Commentaires

  1. Guenièvre,… « une Simca Aronde immatriculée 75 »…

    Cette précision, donnée de mémoire alors que vous étiez en âge d’école primaire, me semble fort intéressante. Elle signifie qu’à cette époque déjà devait exister dans les villages une sorte de ressentiment à l’égard de ces arrogants Parisiens. Et que l’immatriculation de cette Aronde nourrissait fortement les conversations sur ce malheur. J’aimerais bien savoir si je me trompe…
    Si je me trompe je vous offre un canon.

  2. Guenièvre

    Vous ne vous trompez pas même si je ne vais pas jusqu’à parler de ressentiment. Des tas de blagues circulaient sur le côté arrogant ou « benêt » du Parisien devant les choses de la campagne, juste retour des choses puisque la niaiserie des campagnards à la ville était aussi moquée.
    Mais si je me souviens de la marque et de l’immatriculation de cette voiture c’est parce que les plus grands garçons de notre groupe d’enfants nous avaient dit que c’était la même voiture que celle des Parisiens qui venaient en vacances régulièrement dans notre village. ( légende ou réalité je ne saurais dire ) Une voiture que nous avions l’occasion de voir très souvent alors qu’ aucun de nos parents n’en possédait à l’époque.

    Ce serait un demi canon alors …:-)

  3. D’accord pour le demi-canon.
    Un des slogans de Simca pour l’Aronde était « Une voiture faite pour durer ». Ils avaient raison, elle dure au moins dans les mémoires!

  4. Les « arrogants Parisiens », on les reconnaît tout de suite à leur façon de conduire.
    Encore ce soir, un automobiliste se comportait comme si la route lui appartenait. Une fois qu’il m’avait dépassé pendant que j’étais en train d’effectuer une manoeuvre de dépassement, j’ai vu le « 95 » sur sa plaque arrière. Je me suis surpris à penser « un Parisien, j’aurais du m’en douter ! »

  5. Patrick

    Merci Guenièvre pour ce récit qui me rappelle bien des souvenirs vécus de mon côté.
    Bien des choses ont changé depuis ces années ’60 !
    Nous avions aussi deux salles de classes : maternelle, CP et CE1 chez « Mademoiselle », une jeune enseignante, CE2 à fin d’études chez « Monsieur ».
    Nous aimions bien nos instituteurs. Mais « Monsieur » pouvait être bien sévère : il avait toujours quelques bâtons prêts à l’emploi. Les coups de bâtons n’étaient pas rare. Les coups de règle sur les doigts l’étaient beaucoup plus.
    Mais je me souviens d’une fois, une seule : « Monsieur », excédé par la persistance d’une pauvre fille à ne pas faire correctement ses devoirs, l’a poursuivie, en colère en passant sur des bancs à travers la salle de classe avec sa règle à taper sur les doigts. Nous étions tous morts de peur ! Ce genre d’aventure est absolument impensable de nos jours !
    Nous avions aussi des « travaux pratiques ». Il fallait apporter une binette pour enlever les mauvaises herbes qui poussaient sous les troènes faisant office de clôture de la cour de l’école. Nous avions tous, par groupe de deux, un secteur à entretenir. Et nous avions intérêt à avoir une parcelle propre !
    Bref, il y aurait beaucoup de choses à raconter…

  6. roturier

    Mais boudiou de boudiou.
    Tout ça pour ça.
    Alors qu’on aurait pu dire simplement que la nostalgie n’est plus ce qu’elle fut.

  7. roturier

    @ Patrick
    Si le Christ est au dessus de tout, à quoi bon examiner toute chose pour décider ce qui est bon?
    Puisque l’hypothèse de base met fin à toute examen et décision…

  8. QuadPater

    Hé, j’ai eu une Aronde moi !!
    Une rose. Longue de quelques centimètres, fabriquée par Norev. 🙂

  9. Guenièvre,… « petit poêle à charbon que l’instituteur avait allumé de bonne heure le matin »…
    Je me rappelle avoir lu quelque part (Giono?) que dans certaines écoles de villages c’est chaque élève qui devait apporter le matin une bûche pour alimenter un poêle à bois…

  10. Souris donc

    Merci Guenièvre pour cette jolie page sépia, on la dirait sortie de mon album. J’en retiens la cohésion sociale dont le prix est un contrôle social sans faille, avec ses avantages et ses inconvénients.
    Impensable de fermer une porte à clé, liberté totale pour les enfants en dehors de l’école, nous pouvions aller où bon nous semblait, en forêt, dans les champs, à pied, à vélo, sans aucun accompagnement adulte. Zéro tueur en série, zéro pédophile (l’ogre, c’est dans les contes).
    L’inconvénient, gare à celui qui était différent. Notamment les femmes seules. A la vieille gesticulante était fait une réputation de sorcière, nous faisions un détour prudent. La fille-mère dotée d’une marmaille maigre, déguenillée, souffreteuse et pouilleuse, personne ne songeait que ces enfants étaient peut-être affamés et dénutris. C’était la malédiction divine.

  11. Patrick

    @ Roturier
    Il s’agit d’Examiner toute chose et retenir ce qui est bon, non pas de décider, mais de discerner ce qui est bon. Et pour ce faire, j’ai besoin du Christ et de son Esprit. Dès lors, ce n’est pas ce qui est bon à mes yeux qui compte, mais ce qui l’est aux yeux de Dieu. Ce n’est pas toujours un exercice facile, mais il a l’avantage de se remettre en question et nécessite un travail sur soi. Car ce que je peu trouver bon ne l’est pas forcément aux yeux de Dieu. Autre avantage : ne pas gober n’importe quoi, mais réfléchir et prier.

  12. Souris donc

    A propos du prestige du hussard noir de la République.
    Le père Souris se fichait totalement de notre réussite scolaire, ascenseur social ou autre fadaise. Son seul principe éducatif : « Tâchez pas que quelqu’un vienne se plaindre de vous ».
    L’école était assez négligeable finalement. On mariait les filles, les garçons en apprentissage ou succédaient à la ferme, au commerce ou à l’atelier de l’artisan. Où est le problème.

    On ne faisait pas tout ce cirque avec l’école et encore moins avec le mythique respect de l’instituteur. Les trémolos sur l’école sont une création littéraire de romancier du terroir. L’instituteur était plutôt copieusement moqué, il ne savait rien faire de ses dix doigts, alors qu’il la ramenait.
    Le père Souris était mort de rire sur les instits. Qui, de plus, n’étaient jamais des enfants du pays et ne connaissaient pas les manières.
    Il y avait consensus sur la fonction utilitaire de l’école : apprendre à lire-écrire-compter. Et pas la surcharger de l’éducatif et du socio-culturel. Une vision pragmatique et non idéologique.

  13. Guenièvre

    @ Souris,

    « Impensable de fermer une porte à clef ! »
    Très juste c’est l’une des choses qui me frappe le plus dans les changements intervenus depuis cette époque : on ne fermait jamais les portes à clefs .
    Bonne remarque aussi sur la cohésion sociale : c’est cela qui comptait, effectivement aux dépends de l’individu, comme vous le dites bien. Gare à ceux qui vivaient dans la marge ! En même temps, tout dépendait du type de marginalité, il y avait beaucoup de posture dans l’ attitude des adultes, l’essentiel étant que chacun joue bien son rôle et notre simplet était moqué mais tout compte fait beaucoup plus intégré au groupe qu’il pourrait l’être aujourd’hui !

  14. Guenièvre

    Je l’ai lu aussi mais je ne sais plus où …

  15. … « on ne fermait jamais les portes à clefs . »…

    Mes propres souvenirs confirment ce triste changement. Et on ne fermait pas les volets pour la nuit.

  16. Guenièvre

    Bien sûr que l’école des hussards noirs a été mythifiée et que ce que vous dites de sa fonction utilitaire était vrai pour la grande majorité des gens ! Mais je ne l’ai pas vécu de cette façon dans ma famille : mon père aimait les études mais, comme beaucoup, il a été obligé de travailler à la ferme à 13 ans et il s’était juré d’agir différemment avec ses enfants, ce qu’il a fait. Grand respect pour l’école à la maison !

  17. Souris donc

    Guenièvre
    « …il y avait beaucoup de posture dans l’attitude des adultes »

    La maitrise des codes sociaux était primordiale.
    Impensable de tutoyer un adulte, hors de sa famille où il fallait cependant vouvoyer les grands-parents et leur génération, qui, eux, vous tutoyaient bien sûr.
    Impensable d’accepter un compliment sans se récrier vigoureusement. Mais ne pas ménager les compliments à autrui, qui, à son tour, devait se récrier vigoureusement.
    Ne jamais se vanter, se vanter attirant la foudre divine.

    Donc, beaucoup de posture, oui, comme la politesse. Peut-être ces codes formels créaient-ils un respect dans le rapport à l’autre. Ils étaient plus faciles à transmettre dès le berceau, et donc plus ancrés, que des discours SUR le respect.
    Ceci dans une société fortement structurée par la religion. L’Eglise se chargeant de la totalité de l’animation socio-culturelle : théâtre, scoutisme, pèlerinages, processions, bénédiction de tout (vélos enrubannés, bétail de l’année…).
    Et la chorale. Dans un milieu populaire, peu instruit : du Bach et du Haendel. L’Alléluia, vocalement si casse-gueule, s’il vous plait. L’organiste donnant toute sa puissance dans le registre des cuivres. Ainsi le sacré était palpable, le sacré vous saisissait. Vous preniez conscience de la modestie de votre dasein, s’il en était besoin.

  18. Guenièvre

    J’ai déjà eu l’occasion de dire Souris que mon milieu avait été beaucoup moins marqué par la religion que le vôtre : la Nièvre était une terre assez anticléricale et peu croyante même si les traditions religieuses restaient prégnantes dans les campagnes.
    Mais le respect des codes formels oui, c’était très important. Et bien sûr, je crois comme vous, que c’était beaucoup plus efficace que les beaux discours SUR le respect. Mais après 68, on a bien évidemment mis l’accent sur le fait que tout ceci était imposé, donc pas vraiment authentique ( le maître mot AUTHENTIQUE ! ). Il fallait apprendre à l’enfant à choisir de lui-même le respect ! Je comprends la démarche mais force est de constater que ça a été dans bien des cas un fiasco.
    Et, c’est un autre débat, mais je suis revenue de cette séparation absolue que l’on a fait à l’époque entre « apparences » et  » authenticité ». Les gens étaient dans des postures mais ils n’en étaient pas moins authentiques. La vie collective suppose un jeu social avec un minimum de rôles consentis sinon c’est infernal, on commence à s’en rendre compte…

  19. Souris donc

    Ce soir sur France 5, 20 h 30 : La légende du roi Arthur : on y verra Guenièvre.
    Et demain, ARTE, 17 h : Parsifal, ( = Perceval). La grand messe wagnérienne. Dont la musique est presque mozartienne. Si.
    Je ne sais pas bien quel est le lien entre Perceval et Guenièvre, à vrai dire, je ne connais pas le cycle du roi Arthur. Mais je connais Parsifal. Inspiré du Parzifal de Wolfram von Eschenbach, repris de Chrétien de Troyes. Se pourrait-il que Guenièvre soit Kundry ?
    Sur Télérama, on voit une photo de la scénographie : encore du costume-cravate-contorsions sur scène. Je sens que je vais m’exciter.
    Pardon pour le HS.

  20. Souris Donc, nous nous réjouirons de votre excitation…si le résultat est un article souriant donc.

  21. Guenièvre

    Souris, mes lectures de Chrétien de Troyes sont bien loin ! Perceval n’est que l’un des chevaliers de la Table Ronde, le dernier à avoir rejoint la cour du Roi Arthur si je me souviens bien car sa mère le gardait caché dans une forêt de peur qu’il soit tué comme l’avait été son père. Après maintes aventures il se lance à la recherche du Graal entrevu chez le roi Pêcheur. Chrétien de Troyes mourut avant d’avoir terminé l’histoire et elle fut reprise par de nombreux écrivains en particulier Wolfram von Eschenbach dont s’inspira Wagner. Mais je ne connais pas l’opéra dans les détails…
    Guenièvre est la femme du roi Arthur . On parle d’elle surtout dans le premier volume de Chrétien de Troyes  » Lancelot ou le chevalier à la Charrette » qui relate les épreuves que Lancelot, amoureux de Guenièvre, doit subir pour conquérir sa dame, prétexte à une définition de ce qu’est l’amour courtois.
    Je redis ici les circonstances qui m’ont fait choisir ce pseudo. C’était lors de ma première intervention sur un blog ( le blog de Christophe Barbier ) lors de l’élection présidentielle de 2007. J’étais excédée par certains commentaires dithyrambiques sur Ségolène. Je veux écrire une réponse, on me demande un pseudo : prise de court j’écris « Guenièvre » après avoir vu que l’un des commentateurs se faisait appeler Arthur. Ensuite j’ai continué ainsi…

  22. Guenièvre

    Pour conclure il n’y a pas précisément de lien entre Guenièvre et Perceval sinon qu’ils sont tous les deux des personnages de la légende Arthurienne et Guenièvre n’est pas Kundry.

  23. Souris donc

    Je ne connaissais pas l’histoire de votre pseudo. Qui vous va bien !
    Merci pour les précisions sur Perceval. Parsifal raconte bien la quête du Graal. A la « sonorité », je n’aurais pas été étonnée que Guenièvre devienne Gudrun, car les pauvres Teutons ont recyclé une quantité de légendes, en toute liberté. Et ils transposent les noms phonétiquement, comme ils les entendent. La plus plaisante que j’aie trouvée est l’épée de Charlemagne, Joyeuse, devenue « Choyouse » (Rolandslied).

  24. Guenièvre

    … » Qui vous va bien »….
    Non, souris, car je n’ai rien de la grande celtique blonde ou rousse ! ni de sa version Hollywoodienne incarnée par Ava Gardner !
     » Choyouse » c’est épatant !

  25. Souris donc

    Pas Kundry, et encore moins Gutrun (du Crépuscule des dieux, épouse de Siegfried à cause du philtre magique du perfide Hagen qui lui fait oublier Brünnhilde, sa walkyrie légitime).
    Quand on écrit, faudrait d’abord vérifier. Toutes ces walkyries aussi.

  26. Souris, le nôtre, d’instituteur était aussi secrétaire de mairie. Il remplissait même les déclarations de revenus de bon nombre de gens qui lui donnaient alors un pourboire. Il était aussi directeur d’école, il organisait des excursions de 2-3 jours en fin d’année scolaire. Le ramassage (que nous devions effectuer) et le recyclage de vieux papiers permettait de subventionner ces voyages pour les élèves. Il organisait aussi en hiver des soirées cinéma en louant des films (en noir et blanc à l’époque) et ceci jusqu’en 1968 environ ou la TV faisait son apparition dans les ménages.
    Cet instituteur avait un rôle social dans le village.

  27. Patrick, 11 août 2012-22h45
    « Cet instituteur avait un rôle social dans le village. »…
    Et naturellement ces actions lui étaient payées en heures supplémentaires?…- 🙂

  28. Impat, je ne découvre que maintenant votre question.
    Il faisait ces actions bénévolement, surtout le cinéma dont le modique prix d’entrée à l’époque (1 franc ou 1,50 franc) servait à couvrir les frais de location du film. Pour les excursion, j’imagine (mais ce n’est qu’une idée) qu’il a pu bénéficier d’un prix réduit en passant des vacances dans un hôtel en Suisse parce qu’il s’engageait à leur ramener un car d’une cinquantaine de personnes pour deux nuitées l’année suivante dans le cadre de l’excursion scolaire.

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