La Mixité Sociale dans les Campagnes

Je vis dans le village où j’ai passé mon enfance. De mes copains de l’époque il reste six personnes, une septième qui avait monté un garage ayant déménagé il y a une dizaine d’années après avoir vendu ses bâtiments qui sont devenus une école de danse. Les derniers paysans ont pris leur retraite au début des années 80 et quitté ce monde au milieu de la décennie 90. Quelques jeunes sont venus habiter les maisons vides.

Mes voisins proches sont le couple de danseurs G. et B., un couple de dentistes E. et H., un retraité, J.J. qui travaillait dans une imprimerie et sa femme I., un couvreur F. et son épouse vendeuse à temps partiel, deux trentenaires, E. et M., lui qui conduit des camions et elle qui est « technicien de surface » au Lycée voisin, O., un « entrepreneur » qui fait de l’ impression sur tee-shirt, et deux instituteurs à la retraite J. et L. qui partagent depuis longtemps leur vie entre la banlieue parisienne et le hameau.

E. et H., 45 ans, sont charmants ; quand il ne travaille pas, H. passe son temps sur son vélo ou au volant de sa Ferrari. Votent tous les deux PS ! Nous ne nous fréquentons pas mais nous avons des rapports de voisinages très cordiaux. C’est la même chose avec G. et B. qui votent à droite. Ces deux couples sont arrivés de la ville il y a environ dix ans ; ils se sont adaptés facilement à la vie du hameau tout en gardant leurs distances. E. et M. sont aussi de « nouveaux habitants » et non seulement ils se sont bien adaptés mais ils se sont intégrés dans un petit groupe  « d’origine » dont je fais partie, petit groupe qui entretient des relations un peu suivies : repas, sorties etc., restes de la convivialité paysanne d’antan. E. travaille dur. Il est en déplacement toute la semaine et le week-end il  construit une maison.  Depuis 15 ans ! Il vient juste d’emménager (il habitait trois pièces dans une maison voisine). Il a voté Sarkozy en 2007 mais n’a rien dit en 2012, je sens bien qu’il a été déçu et qu’il s’est sans doute tourné vers MLP. La belle maison de E. rend fou de jalousie F., qui, bien que de la partie, n’a fait qu’améliorer un peu la vieille habitation de ses parents ! F., que j’ai connu tout gamin,  en plus d’être couvreur,  pratique la récupération du cuivre en brûlant des câbles électriques, ce qui dégage dans le village une épaisse fumée noire et toxique. Nous l’avons plusieurs fois prévenu que c’était formellement interdit et dangereux. F. se livre désormais à ses activités tard dans la nuit et multiplie à l’encontre du groupe  des provocations infantiles, cherchant querelles et noises à tous propos : c’est l’emmerdeur du village, il en faut un…

Les deux  instituteurs à la retraite ont évidemment voté F.Hollande ; nous sommes de vieux amis mais depuis cinq ou six ans il nous arrive d’arrêter les discussions politiques avant qu’elles ne tournent trop au vinaigre… L’ancien ouvrier imprimeur, qui a aussi construit lui-même sa maison, a voté FN mais je ne le sais que depuis peu .C’est un copain d’enfance, et, connaissant mon engagement à gauche des années passées, il  a mis longtemps à oser me l’avouer : « Tu comprends , nous, on n’est pas riches, on devrait voter à gauche mais la gauche se fiche pas mal de nous…la gauche, depuis Mitterrand, elle ne s’occupe que de donner à ceux qui ne foutent rien ! » Dit de cette façon c’est un peu caricatural mais allez le lui faire comprendre puisqu’il a sous les yeux, depuis plus de15 ans, deux familles qui n’ont pas l’air de vivre plus mal que lui mais où personne ne travaille et n’a jamais travaillé. Je ne sais pas où il a eu cette information mais l’idée émise par les socialistes de soumettre à l’impôt les «revenus fictifs», que constitue l’absence de loyer pour les millions de propriétaires ayant remboursé leur emprunt, le rend vert de rage.

O., 55 ans, entre deux périodes de chômage, fait de l’impression sur tee-shirt. Ne vote pas !  Ses parents, modestes salariés de la banlieue parisienne avaient économisé pour s’offrir la petite maison de campagne qu’il occupe actuellement. O., a une vie très chaotique aussi bien sentimentalement que professionnellement.  Plusieurs fois par an, il invite tous ses potes, une quarantaine de personnes, dans ses trois pièces. Cela se termine assez souvent en bagarres et  hurlements. En général, pour les voisins, c’est nuit blanche garantie mais il est sympa, il vient nous prévenir deux jours à l’avance et même, il nous invite à la teuf… Plusieurs faillites, plusieurs tentatives de vie en couple, il semblait, il y a quatre ans, avoir acquis une certaine stabilité : nouvelle voiture, travaux dans la maison ! Et puis des BMW et autres voitures aux vitres teintées venant des départements voisins s’arrêtaient devant chez lui ! Une notoriété que nous trouvions un peu suspecte ! Mais bon, on se dit qu’après tout, non,  ce n’est pas une fatalité d’être un looser …

Un jour, en me promenant, j’ai trouvé dans l’un de mes prés, 103 pieds de  cannabis – oui, je les ai comptés… Je savais déjà qu’il faisait sa petite culture dans des pots le long de sa maison mais là , comme il dit souvent lui-même – il parle le langage des jeunes – « j’ai halluciné » ! Je lui ai fait comprendre qu’il devait couper sa récolte au plus vite même si c’était  un peu tôt en saison. « C’est pour mon usage personnel » me dit-il, ça me sert pour m’endormir, tu sais c’est mieux qu’un somnifère : tout juste s’il ne m’en a pas proposé ! O. est une vieille connaissance, sa vie de bâton de chaise me fait un peu de peine car j’ai bien connu sa mère mais il me prend un peu  pour une bille. Un matin d’hiver, je l’ai aperçu entre deux gendarmes, menottes aux mains… Impliqué dans un trafic de drogue a t-on appris…. Comme si on ne s’en doutait pas ! Neuf mois de tôle …A la sortie il m’a confié « J’ai compris, oui j’ai eu le temps de réfléchir pendant toutes ces journées ». Je l’ai cru. Je me demande si j’ai bien fait : depuis trois mois le ballet des voitures recommence . Côté cœur, il vient d’accueillir chez lui une jeune femme de trente ans et son bébé de quelques mois. Même s’il doit y trouver quelques compensations, héberger une fille paumée et un nourrisson, à 55 ans, avouez que tout le monde ne le ferait pas !

Une société de ghettos c’est moralement inacceptable et sans doute à long terme explosif mais la mixité sociale, si chère à la gauche, est un mythe. La proximité spatiale de groupes sociaux différents n’a jamais produit de brassages ni pacifié les relations sociales. Ni notre fumeur de joint, ni notre enfumeur  ne fréquentent le couple à la Ferrari. Ils ne leur disent même pas bonjour, pour eux  ils sont d’un autre monde. Par contre le couvreur voue à celui qui est au même niveau que lui ou tout juste au-dessus – le camionneur – une haine sourde et tenace.

 

32 Commentaires

  1. On s’y croirait !
    J’aimerais bien pousser la porte de la maison aux volets bleus…

  2. Guenièvre

    La mienne a aussi des volets bleus mais ce n’est pas celle-là !

  3. Et le boulanger étranger? Y’en a pas, de boulanger étranger?
    Accessoirement: c’est mieux que de s’entasser dans des villes; on n’est pas obligés de s’embrasser sur la bouche avec le voisinage; c’est ça, la compagnie humaine, faut s’en féliciter et pas chercher autre chose.
    Qualité de vie, et non niveau de vie; ouvrir la fenêtre et entendre des oiseaux; respirer.
    Et qu’on ne me parle pas de la convivialité des villages de jadis: les paysans cultivaient des haines héréditaires, viscérales, transmissible de génération à génération, quitte à en oublier les causes; c’était comme ça et basta. Jean de Florette, remember?
    Et aucune conséquence politicienne à en tirer; gauche-droite n’a rien à y voir; compris???

  4. … « Y’en a pas, de boulanger étranger? »…
    Il faut reconnaître que « La Fille du Boulanger » animerait certainement la vie locale, et les conversations…- 🙂

  5. Merci Guenièvre.
    J’espère que les plants de cannabis dans votre pré ne vous ont pas attiré d’ennuis !

  6. Cette histoire de mixité sociale constitue vraiment une des inepties socialistes. Quelle que soit leur catégorie sociale, les gens n’aiment rien tant que vivre parmi des familles qui leur ressemblent, peu ou prou. Personne ne se sent « à l’aise » dans un quartier peuplé de familles très différentes, soit beaucoup plus riches soit beaucoup plus pauvres. C’est comme ça, l’idéologie germanopratine n’y peut rien.
    Cela signifie qu’une fois de plus la politique socialiste consiste par jugement rapide, abrupt, à obliger les gens à faire ce qu’ils n’ont pas envie de faire, à vivre ce qu’ils n’ont pas envie de vivre.
    Un vœu qu’avait, je crois, formulé Pompidou : ce serait bien si on leur foutait la paix, au Français.

  7. Guenièvre

    Y’a pas de boulanger,pas de commerces, roturier, c’est un hameau, vraiment tout petit. Et je ne me plains pas . Vous avez vu que je me lamentais quelque part ? Non, j’aurais beaucoup de mal à vivre ailleurs, en ville je veux dire. Et vous avez raison : c’est ça la compagnie des humains.
    Je ne dis pas que c’était mieux avant non plus, les haines étaient quasiment héréditaires , c’est vrai. La différence c’est que pour travailler on était obligé de se supporter : pas de moisson possible sans l’aide du voisin !

  8. Guenièvre

    Non, Patrick je n’en ai jamais entendu parler et s’il a recommencé ses cultures ce n’est plus chez moi…

  9. Guenièvre

    C’est le bon sens même mais il faut croire que le bon sens n’est pas partagé par les socialistes.

  10. Alpin

    @Guenièvre et tou(te)s,

    Bien le bonjour,

    Merci beaucoup pour ce joli et symptomatique reportage.
    Il y eut une large et véritable mixité sociale,mais autrefois (encore au XIX° dans les campagnes) dans le cadre d’une société d’ordres,hiérarchique ,qui pouvait être à la fois plus et moins démocratique que celle d’aujourd’hui.
    L’individualisation ayant commencée et persistée,avec et après la révolution ici,l’indépendance aux USA,cette
    cohésion holistique (cohésion dominée radicalement par la société perçue comme un tout sans couture) largement disparue,la liberté singulière ,la dynamique de l’émancipation individuelle,l’ont emportée et nous emportent,nous,vers toujours plus de séparations ,mêlant le positif dont nous ne voulons et ne pouvons pas nous séparer pour la plupart,et le négatif,l’anomie qui est de plus en plus perceptible.

    Un superbe,roboratif et agréablement lisible petit ouvrage sur ce thème juste paru,organisé en chapitres dégustables par étapes ,à loisirs,ou l’ont apprend ou réapprend »qu’avant le cogito il y a bonjour »:

    « Malaise dans la civilité »
    Sous la direction de Claude Habib et Philippe Raynaud.
    (Avec A Finkielkraut)
    Editions Tempus :2012 ,8 €

  11. Et ne voilà-t-il pas que ça recommence, la politicardie.
    Alors qu’on est foncièrement d’ac avec mon post d’hier soir::
    « aucune conséquence politicienne à en tirer; gauche-droite n’a rien à y voir; compris??? »
    On parle à nouveau de gauche.
    Vous êtes lassants avec vos idées fixes. Pourtant j’ai voté Sarko en 2007 & 2012.

  12. Merci Alpin, de la référence à ce petit livre tentant et aussi de cette jolie et très significative image de la société perdue : « cohésion dominée radicalement par la société perçue comme un tout sans couture »…

  13. Lisa

    « le bon sens n’est pas partagé par les socialistes. »
    On pourrait même dire que ça pourrait être une des définitions des socialistes !

  14. Guenièvre

    @ Bonsoir Alpin,

    Vous avez parfaitement théorisé ce que j’ai tenté de décrire dans ce tableau et cette image de la société d’avant  » un tout sans couture » relevée par Impat me plaît bien. Vous avez raison : nous ne renoncerons pas, malgré toutes les critiques qu’on lui adresse ( parce qu’il est de façon erronée réduit à l’égoïsme) et malgré toutes les dérives qui y sont associées, nous ne renoncerons pas à l’individualisme. Parce que celui-ci a été un extraordinaire mouvement d’émancipation où chacun a pu s’extraire de tous les déterminismes ( sociaux, religieux familiaux) et gagner en autonomie. Mais tout cela s’est fait d’une manière lente et progressive. Il me semble que , je situerai cela dans les années 60/70 , il y a eu un moment où on tenait un équilibre précaire. Les droits des individus étaient bien ancrés mais la société , en tous cas dans les campagnes, restait en pratique holiste : comme je le disais , on ne pouvait pas travailler les uns sans les autres et cela créait une solidarité de fait. Aujourd’hui on est un « individu à temps plein » qui cherche indéfiniment à se singulariser pour exister en oubliant parfois qu’il fait partie d’une communauté.
    Merci pour le titre du livre …je pense que je vais me le procurer.
    Sur un tout autre sujet, j’espère que nous aurons un jour l’occasion d’aborder ici comment on passe des idées libérales à l’idéologie du libéralisme…

  15. Guenièvre

    @ roturier,

    Ce que j’ai décris n’a aucun rapport évidemment avec les orientations des partis politiques : c’est une évolution générale des sociétés modernes. J’ai fait allusion à ces partis pour deux raisons :
    1) pour conforter toutes les analyses qui disent que:
    – les classes populaires se tournent de plus en plus vers le FN.
    – ce sont surtout les classes moyennes supérieures et les fonctionnaires qui votent à gauche.
    – souvent les marginaux ne votent pas.
    2) pour montrer que la volonté de « mixité sociale » de la gauche est d’ordre idéologique et n’est jamais validée dans les faits.
    Enfin je m’élève contre cette idée que la violence naîtrait davantage quand il y a des positions sociales très différenciées. Il y a plus de haine et d’envie à l’encontre de celui qui est juste au-dessus de soi. Mais il nous manque Skardanelli pour nous parler de R.Girard…

  16. rackam

    Lorsque ce qui nous rassemble pèse plus lourd que ce qui nous dissemble,
    que la conscience de se devoir mutuellement plus que de se supporter,
    que l’on reste capable de parler de ce qui nous sépare, et de ce qui nous lie,
    que l’on ne dissimule pas ses idées derrière un mutisme erronément poli, mais qu’on se montre soucieux de dire, calmement, respectueusement ce que l’on croit, et que la certitude d’une destinée commune retisse le drap de nos éloignements perpétuels, la vie côte-à-côte peut devenir agréable, féconde, productive.

  17. Guenièvre

    Et rackam file à son tour la métaphore de la confection : après » le tout sans couture » voilà que l’on retisse le drap de nos éloignements perpétuels », c’est très beau !

  18. Lisa

    Rackam, c’est exactement ce que l’on ressent actuellement ce que vous décrivez..

  19. Rackam (18 octobre 2012 à 20:27), royale règle de vie commune. Et source de vie ensemble, non seulement « agréable, féconde, productive » mais durable (adjectif qui devrait plaire, puisque écolo…).

  20. Je vis dans la cité où j’ai passé mon enfance. De mes copains de l’époque il reste six personnes. Un septième qui avait monté un commerce de scooters volés a déménagé à Fleury-Merogis. Les derniers gaulois ont emménagé au cimetière au fil des ans. Quelques jeunes ont squatté leurs appart’s.
    Mes voisins sont un couple de chippendales, Gérard et Brandon, un couple de fox-terriers à poil ras Erménégilde et Hakik, et quelques blattes taciturnes et noctambules. Ils ont voté Joly, à cause du nom.
    Les dealers à la retraite ont évidemment voté Hollande, puisque Peillon n’était pas candidat. Leurs enfants fauchent du cuivre sur les plaques tombales et fument des substances qui dégagent une épaisse fumée noire. Occasion de caillasser les pompiers quand ils déboulent.
    Le rottweiler du gardien d’immeuble a évidemment voté Marine.
    O. fait de la gravure sur kalach, il orne ces jouets de motifs alambiqués, on dirait des versets du Coran, simplifiés. Il appelle ça des édul-corans. De nombreuses BMW à vitres teintées stationnent devant chez lui. Je pense qu’il grave les numéros d’immatriculation sur leurs vitres.
    Hier, en sortant en gilet pare-balle sur mon balcon, j’ai trouvé une jardinière de pavot. Les voisins sont sympas d’entretenir le moindre espace vert.

  21. Guenièvre

    @ rackam
    🙂 ! Et je suis rose de plaisir d’avoir eu l’honneur d’un pastiche …

  22. L’ancien village et la cité moderne…
    Alphonse Allais avait raison, il faut installer les villes à la campagne.

  23. Guenièvre, le rose aux joues, mais pas le bulletin de vote! Please. Plus jamais, promis?

  24. rackam, autorisez au moins le permis de conduire…

  25. Guenièvre

    Plus jamais ? Je ne peux promettre une chose pareille, on ne sait ce que l’avenir nous réserve…un deuxième tour Nathalie Arthaud / Valls par exemple, vous imaginez ?

  26. Guenièvre

    J’ai oublié le 🙂 !!

  27. Guenièvre, dans sa BMW rose à vitres fumées? Lady Penelope dans Les Thunderbirds…

  28. Lady Pénélope, …une « Femme agent-secret, vivant à Londres »…
    Diable… Guenièvre, rassurez-moi !

  29. Guenièvre

    Hell and damnation! Anywhere I go I’m spotted !

  30. C’est le lot des célébrités…

  31. Souris donc

    Dans la famille plouc, y a maintenant le néorural. Qui fait des procès au coq qui chante, au fumier qui pue. Vous comprenez, les bruits et les odeurs…

  32. Souris donc

    Bien sûr que la mixité sociale est un mythe. L’expression a été inventée par la petite bourgeoisie intellectuelle qui pense à notre place, en réaction à la ghettoïsation des cités. Dont elle expliquait la formation par le départ des petits blancs racistes.
    La solution était simple : diluer !
    D’où un appareil législatif qui oblige les maires à construire partout des logements sociaux. Qui à leur tour se ghettoïsent. Le flux continu d’immigrés fera qu’il n’y aura jamais assez de logements sociaux. Par ailleurs, le testing oblige les bailleurs privés à louer à des familles qui ravageront les lieux. Résultat, les bailleurs retirent leur bien de la location, les loyers montent.
    Mixité sociale = diluer le problème. C’est ce que les cocos à pelleteuse de Vitry avaient déjà tenté de faire valoir dans les années 70.
    Diluer, c’est magique.
    Le destin des villages va rejoindre celui des petites villes sinistrées par la désindustrialisation, il n’y a plus de travail depuis au moins 20 ans, mais les femmes en burqa ou boubou déambulent. Immigration récente de personnes sans qualification, vouées aux aides sociales. Mais diluées. Ce sont les idées des procureurs de la pensée qui ne supportent pas au nom de la tolérance, insultent, poursuivent, dénoncent.
    Avec mise en place d’un appareil répressif, comités de vigilance citoyenne, officines anti-racistes stipendiées, MRAP, Halde. Les heures les plus claires de la délation pour les maires qui renâclent à édifier logements sociaux et mosquées afférentes.

    Dans les villages on a son quant-à-soi et on ne se mélange pas forcément. Pour autant on ne va pas ululer à tous les micros « on é diskrimé olol ».

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