Mon Nom est Personne

 

 « Mon nom est Personne. Désormais on  m’appellera « Tu ». Je ne sais même pas ce que ça signifie. J’apprendrai. On me paiera pour cela, on me nourrira, on me donnera un logement, une formation, un emploi.

Là d’où je viens, on ne le saura pas. On espèrera, l’espérance est le carburant des pauvres. Mes parents ont payé pour que j’aboutisse là où je suis. Dans cette petite préfecture française sur les marches de laquelle on m’a trouvé. Qu’importe si je suis vietnamien, mongol, kurde, bamiléké, faites comme si je ne l’étais pas, comme si je ne l’avais jamais été. L’arbre tordu au pied duquel j’ai grandi, la tôle branlante aux vents du nord,  le cochon gris avec lequel je jouais : tout cela n’existe plus.

L’essentiel est qu’un radiologue décide que j’ai moins de dix-huit ans. J’ai beaucoup moins ou un peu plus ; je n’ai pas d’âge, j’ai un statut. Je suis un mineur réfugié. On m’a déposé devant la préfecture au petit matin, juste avant l’ouverture. Pour qu’on me trouve, qu’on me prenne en charge, qu’on me radiographie, qu’on me donne un nom. Je n’en ai pas. Je suis un matricule, un dossier, avant de devenir un bénéficiaire.

Peut-être mes parents, saignés aux veines pauvres qui leur restent continueront-ils de payer les passeurs qui m’ont acheminé jusqu’ici. Toujours et encore, de plus en plus. J’ai perdu leur adresse, bientôt leur nom, j’oublierai leurs visages. J’étais le fils, celui qui pouvait échapper à la misère, tandis que mes sœurs se blottissent dans ses bras étouffants. J’ai voyagé dans des conteneurs puants, en compagnie de demi-morts et de cadavres. J’ai survécu, c’est ma destinée. Toute ma vie je serai un survivant.

Rien ne me prédestinait à venir en France. Je n’en avais jamais entendu parler, je n’en parle pas un mot de la langue. Ça viendra. C’est un pays accueillant, pour ceux qui peuvent payer. Mes parents ont payé, une sorte d’UPS qui livre de la viande. Je ne sais pas encore si je suis heureux d’être arrivé, ou si j’aurais mieux fait de sombrer, de couler, de disparaître.  Je suis parti pour une nouvelle vie, tandis que ma famille s’enfonce dans l’ancienne. Je devrai sans doute payer à mon tour, quand j’aurai un revenu.

On doit me prendre en charge, c’est la loi. Tant que je suis un « mineur isolé », et après. Je suis sauvé, je suis perdu. Je deviendrai quelqu’un d’autre. On m’appellera « Tu » et j’oublierai mon nom. »

 

Pour éclairer ce qui précède.

 

Cette histoire est parfaitement vraie. Plusieurs fois par mois, sur les marches de cette préfecture d’un département du sud de la France, les fonctionnaires trouvent des garçons, déposés là par des passeurs, juste avant l’ouverture des bureaux. On les prend en charge, on  leur fait passer une radiographie osseuse qui détermine s’ils sont mineurs (« à un an près »). Comme les radiologues ont du cœur et des convictions, toutes les radios ont le même verdict : mineur. Ensuite, l’Aide Sociale à l’Enfance doit se charger de  l’héberger, le nourrir, l’instruire, le former à un métier, le « salarier » pendant ce temps.  Parfois on les envoie (on les accompagne) à la préfecture de région où les radiologues sont moins complaisants, puis, selon le verdict on les remet à l’ASE ou à la police. Tout cela a un coût, assez élevé pour que les conseils généraux (généreux ?) finissent par refuser la prise en charge. Mais on entre alors dans l’illégalité et la police refuse de servir d’hôtel pour ces migrants encombrants. Les possibilités d’hébergement sont limitées, les financements sont vite épuisés ; mais le flux continue, les passeurs approvisionnent les marches de la préfecture avec constance. Il n’est presque pas de semaine sans arrivage.

Ces enfants n’ont pas de nom, pas de papiers, pas de famille, il   faut s’en occuper. Et contribuer au financement des trafiquants de chair humaine. Les hauts fonctionnaires et les autres sont au courant, les élus (dont un haut personnage de l’état) aussi, mais la loi est ainsi : on doit accueillir toute la misère du monde et contribuer à la nourrir.

Certaines formes de solidarité sont des saloperies.

51 Commentaires

  1. Souris donc

    Ma pauvre Madame, de nos jours, mendier agenouillé, avec un bébé drogué dans les bras, tenir la porte à grands bonjours, déposer la mémé qui bave et le handicapé à même le trottoir, le business ne rapporte plus, y a trop de concurrence. Il faut renouveler la marchandise. C’est le B-A-BA du commerce.

    Nous connaissons votre bisounoursisme, vos bons sentiments, votre législation, votre amour du prochain, votre charité chrétienne, votre fraternité au fronton des mairies, vos associations subventionnées qui poussent à la roue et donnent le kit tout compris pour frauder et le discours qui va avec.
    Vous êtes surtout des pleutres faciles à intimider, alors pourquoi se gêner ?
    Et puis, quand ce ne sera plus rentable parce que le modèle social français aura implosé, on ira ailleurs, pas de sentiment, business is business.

  2. Ce problème douloureux a existé de tout temps. La différence est qu’autrefois les enfants volontairement abandonnés l’étaient, plus jeunes, à la porte des couvents. En général des couvents de religieuses, qui recueillaient et élevaient « leurs » enfants pieusement et en faisaient des êtres « normaux ».
    Mais il n’y plus beaucoup de nones et de moines.
    Au total, le nombre d’enfants recueillis aujourd’hui devant les préfectures est-il plus élevé qu’autrefois devant les couvents ?

  3. QuadPater

    Plusieurs fois par mois, sur les marches de cette préfecture d’un département du sud de la France, les fonctionnaires trouvent des garçons, déposés là par des passeurs, juste avant l’ouverture des bureaux.

    Je n’ai pas connaissance que les marches d’une préfecture quelconque aient été déclarées ‘tour d’abandon’. On ne peut pas mettre un planton ou une webcam sur ces marches ?

  4. rackam

    Impat,
    aujourd’hui ces enfants viennent de milliers de kilomètres (je n’ai pas cité « mongol », « kurde » au hasard), sont acheminés par des réseaux, déposés dans l’angle que la caméra ne filme pas, à une heure bien précise, dans des préfectures identifiées… C’est toute la différence. Parfois Education sans Frontières est prévenu… Bref c’est un trafic ignoble en plus d’un drame humain

  5. Je comprends, Rackam. Mais je m’étonne, parce que je suis un ingénu naïf, qu’on ne semble pas prendre des mesures efficaces pour identifier et arrêter ces passeurs. Un angle que la caméra ne filme pas…ça peut se fermer, un angle ! Même s’il est commandé par un fonctionnaire…obtus.

  6. En soi, cet afflux de jeunes n’est pas une calamité pour nous, certainement moins que le mépris de la France que l’on enseigne à beaucoup de jeunes Français. Ce qui est une calamité c’est notre inadaptation et notre manque de réalisme. Au sortir de la guerre il fallait prendre en charge des milliers de jeunes livrés à eux-mêmes, nous avons réussi avec des moyens dérisoires comparés à ceux dont nous disposons aujourd’hui. Il faudra bien se résoudre à une éducation, une médecine, des logements à deux vitesses, voire beaucoup plus que deux. C’était le sujet d’un papier un peu provocateur de Georges Kaplan, il y a environ deux ans. Si nous ne pouvons vraiment endiguer les flux migratoires il ne faut pas vouloir à tout prix courir derrière une égalité absurde sauf à tous se ruiner. La réalité s’imposera de toute façon: cela risque d’être laid.

  7. La bonne nouvelle c’est qu’on va redevenir compétitifs, d’ici vingt ans on commencera à exporter des babioles aux Chinois: la dialectique du maître et de l’esclave.

  8. Souris donc

    Il n’y a que le premier pas qui coûte : on aurait mis les enfants dans l’avion du retour dès que l’aubaine a été éventée, pas en douce, mais en le faisant savoir à grand bruit, les passeurs se le tenaient pour dit.
    On aurait eu quelques banderoles, quelques cortèges, les humanistes de service pour se faire un petit coup de pub en poussant les hauts cris habituels. Pour nous faire honte. A nous mais pas aux passeurs, bien entendu.
    Maintenant, c’est trop tard. Ça marche, le commerce d’êtres humains. La traite négrière. Avec l’aide active des CIMADE, RESF, France Terre d’Asile, Ligue des droits de l’Homme et autres stipendiés…
    Les trafiquants seraient stupides de ne pas utiliser l’opportunité, puisqu’on est si faciles à berner au nom des bons sentiments. Des cons, y a pas d’autre mot.

  9. rackam

    Sauf que, souris, on ne sait pas toujours d’où ils viennent. Ce serait ballot d’expédier un kurde au Vietnam, un peul à Oulan-Bator. Et puis, pour une fois ( je plaisante) je vais plus loin que vous: nous ne sommes pas des brêles, nous devenons des salauds. L’enfant qui débarque, lui en est rarement un. Un imbécile non plus, sauf si c’est un monégasque.

  10. Chère Souris, la nature a horreur du vide : nous ne faisons plus de gosses alors ils viennent d’ailleurs. Et puis on n’arrive pas à délocaliser nos grabataires dont il faut bien nettoyer les fesses. C’est de toute façon perdu depuis longtemps, c’est un choix que nous avons fait il y a une sacré lurette, c’est notre dynamique propre. C’est le monde à venir qu’il faut tenter de modeler. Nous ne voulons plus faire de gosses, nous ne voulons plus nous battre, nous avons peur de notre ombre : commençons par nous repentir dans le vrai sens du terme, par changer notre état d’esprit, par changer notre âme.
    Un monde de vieillards hédonistes ne peut résister à la jeunesse ardente, ignare, brute et pleine d’espoir qui pulse au-dehors.

  11. L’origine du problème est-elle qu’il existe des familles de pays lointains et pauvres qui sont prêtes à payer pour que leur enfant bénéficie plus tard d’une vie plus décente au sein d’un pays riche et généreux ? Quitte à le perdre pour eux, cet enfant, afin qu’il ait une vie meilleure.
    S’il s’agit bien de cela on ne doit même pas s’y opposer. Que les passeurs soient des salauds n’empêche pas qu’au final ces opérations n’aient un côté bénéfique.
    Ou alors favorisons les adoptions de tels enfants par des couples européens. Ils auront ainsi la vie meilleure recherchée sans pour autant profiter aux marchands d’esclaves.

  12. Souris donc

    Un moral de vaincu, on a. Oui, et l’argument démographique que vous avancez demande à être relativisé, Car comme tout le monde, les immigrés vieillissent, et après avoir cotisé*, ils prennent, comme tout le monde aussi, leur retraite. L’avantage pour l’équilibre des pensions est donc transitoire. Par conséquent, on ne peut attendre de l’immigration qu’un effet temporaire.
    En ce moment, des Espagnols partent travailler -et cotiser- en Allemagne (voire dans leurs ex-colonies d’Amérique latine !). Pendant ce temps, 1/3 du minimum vieillesse est versé, en France, à des étrangers extra-européens.

    *quand ils cotisent :
    « 70 930 personnes bénéficiaient de l’ASPA [Allocation de Solidarité aux personnes âgées, ex-minimum vieillesse] en 2010, dont 23 735 étrangères (soit un tiers !) hors Union européenne. Difficile, donc, de parler de « fantasme » quant au fait que l’ASPA, qui coûte chaque année 612 millions d’euros aux contribuables, profite notoirement aux étrangers, attendu qu’ils sont très largement surreprésentés dans les bénéficiaires (à moins qu’il y ait un tiers d’étrangers parmi les personnes âgées vivant en France, ce qui est pour le moins douteux). »
    http://www.lecri.fr/2011/06/18/un-tiers-des-beneficiaires-du-minimum-vieillesse-est-compose-detrangers/23889

  13. Nous avons effectivement un moral de vaincu, nul doute, Souris. L’argument démographique doit être relativisé pour le futur, je ne dis pas le contraire, pour ce qui est du passé et du présent je ne crois pas que l’on puisse tergiverser les faits sont là et notre problème actuel en est la démonstration.
    Autant je suis ulcéré par l’islamisme et la haine de l’Occident autant je comprends les gens qui fuient la misère. Il faut être ferme et réguler au mieux l’immigration mais je comprends que l’on veuille chercher une vie meilleure. Dangereuse compassion qui ne doit pas faire perdre le sens des réalités, mais indispensable compassion à la base de nos valeurs. New York compte le plus grand nombre d’immigrés illégaux aux U.S. c’est connu et géré en tant que tel : comme disait Kaplan, on vous tolère mais ne comptez pas profiter de tous les avantages du système. Si a minima nous avions cette forme de réalisme les choses seraient plus gérables. Ce devrait être d’autant plus facile que lorsque nous allégeons la dette de certains pays la ponction se fait directement dans la poches des Occidentaux ayant travaillé dans ces pays à qui on supprime une part de leur retraite.

  14. Souris donc

    Si on raisonne avec l’argument du déficit démographique générant un besoin d’immigrés pour payer nos retraites, la pyramide des âges devient une sacrée pyramide de Ponzi. Un leurre qui ne fait que repousser le problème. De la cavalerie, une bombe à retardement. Mais qui va nous péter à la figure plus vite que nous ne le pensons.
    Le raisonnement par analogie avec les Américains me semble assez fallacieux, lui-aussi. Les Américains sont tous des immigrés, leur communautarisme est-il transposable chez nous ? Est-il souhaitable qu’il soit transposé ?
    Maintenant les frivoles bobos (collabobos ?) qui ont favorisé l’immigration nous sortent encore un de leurs puissants arguments : les immigrés sont là, on n’a pas d’autre choix que de faire avec. Donc il faut combattre le racisme et bla bla. Bien sûr. Plus facile et moralement gratifiant que de mettre fin aux abus (du droit du sol, du regroupement familial, des fraudes aux aides sociales, des mariages blancs, de la régularisation automatique, des razzias roms, des faux retraités centenaires en Algérie, de la polygamie déguisée en familles monoparentales, des enfants déposés que dénonce Rackam, et j’en oublie sûrement).

  15. grandgil

    Le problème ce sont ces milliers d’enfants issus de l’immigration, pardon « de la diversité » (TM°) à qui des français ont appris la haine de la France, sauf en ce qui concerne les subsides qu’elle peut donner.
    Ces enfants que vous évoquez Rackam, il y a toujours une chance pour qu’ils montrent quelque gratitude

  16. rackam

    Il y a toujours une chance, grandgil, oui, toujours… mais il y a aussi une chance qu’ils soient happés par le milieu dans lequel ils vont évoluer (où les éducateurs spécialisés ne sont pas les moins nocifs), pour ne pas évoquer la continuation probable du racket par ceux-là même qui les ont droppés devant les marches… Mais il y a une chance, une chançounette, l’ombre d’une chance, plus mince que vous et moi… si vous me permettez.

  17. … « il y a aussi une chance qu’ils soient happés par le milieu dans lequel ils vont évoluer (où les éducateurs spécialisés ne sont pas les moins nocifs) »…
    Certes. D’où, j’y reviens, l’idée de favoriser l’adoption de ces « droppés devant les marches » par des familles. Lesquelles sont, je crois assez nombreuses à se porter volontaires mais se heurtent aux difficultés administratives dont notre pays a le secret.

  18. Souris donc

    Mais Impat, vous êtes un dangereux rêveur en plus d’être un indécrottable ingénu, vous êtes en train de nous dire que les mafias n’ont qu’à repérer les familles en mal d’adotion et de leur déposer les drôles directement sur le paillasson ?

  19. Exactement Souris. Vous imaginez le nombre de fonctionnaires en moins, et d’économies en plus ? Plus besoin de les ramasser en préfectures, les enfants, et plus besoin de tout ce qu’évoque Rackam :… « l’Aide Sociale à l’Enfance doit se charger de l’héberger, le nourrir, l’instruire, le former à un métier, le « salarier » pendant ce temps »…
    Pas beau, mon rêve d’ingénu ?

  20. Souris donc

    « La continuation probable du racket »

    Les mafieux sont des hommes d’affaire. Par définition. Et qui soutirent sans état d’âme aux deux bouts de la chaîne. S’ils n’étaient que simples passeurs, ils prendraient des adultes, et non des enfants, sources d’emmerdes. Une meilleure vie, c’est l’argument que les mafias servent aux familles pour les racketter. Mais ensuite les jeunes sont un investissement dont les mafias attendent qu’il rapporte. On a tous vus les mineures roumaines se moquer très ouvertement de la police. Gage de bonne volonté au guetteur qui surveille le cheptel. Les putes qui s’épanchent un peu trop auprès des services sociaux, on les estropie définitivement en leur fracassant les genoux.
    Donc, pas d’états d’âme, ces jeunes « droppés » ont pour mission, non de vivre mieux, mais de continuer à rapporter de l’argent aux trafiquants qui ne perdront pas de vue leur investissement.

  21. grandgil

    à Rackam, je pense que les éducateurs, les aumôniers, à de rares exceptions, manquent effectivement de courage, mais parfois il y a des surprises. Vous me direz, les surprises que j’ai croisées venaient surtout de familles « harkies » ou « kabyles »

  22. rackam

    impat, incorrigible optimiste! Adopter un inconnu de dix-huit ans ou presque, tenu par une organisation mafieuse, qui va vous voler vos vinyles de Count Basie! Donnez-les plutôt à un amateur (les disques, pas les tchétchènes qu’on trouve aux marches du palais).

  23. Souris donc

    Plus rêveur qu’Impat, l’UNICEF.
    J’ai déniché ceci : « Combattre la traite des enfants »
    http://www.ipu.org/pdf/publications/childtrafic_fr.pdf

    En préambule :
    « Parmi les formes que revêt la criminalité transnationale, la traite des personnes est l’une des plus lucratives – elle génère en gros jusqu’à 10 milliards de dollars par an– et l’une de celles qui s’étendent le plus rapidement.
    Le trafic de drogues faisant l’objet d’une lutte intensive, menée sur le terrain à la fois juridique et politique, les organisations criminelles impliquées dans ce trafic s’en détournent et investissent de plus de plus dans la constitution de réseaux pour la traite des personnes.
    L’explication est simple : le « coût » lié à l’achat et à la vente d’êtres humains n’est pas très élevé et les risques nettement plus faibles que dans le trafic de drogues ou d’armes. »

    (Mais les solutions préconisées dans la suite du guide sont totalement irréalistes, notamment la criminalisation des trafiquants devant les tribunaux et les conditions de rapatriement des enfants).

  24. QuadPater

    L’amateur possédant déjà l’intégrale de Basie apprécierait peut-être qu’on lui offre un Tchétchène hi-fi à la place.

  25. rackam

    Ou un Kurde Elling, un Mongol Jerry, … 🙂

  26. Guenièvre

    Bonjour à tous !

    Il semblerait que les services de renseignement distinguent deux choses :

    1) le trafic d’êtres humains qui est le fait de mafias très bien organisées qui se livrent en même temps au trafic d’armes et de drogue.
     » Les OCT organisent le voyage puis continuent à chapeauter leurs victimes une fois qu’elles sont arrivées à destination afin de s’assurer qu’elles sont « rentables ». Les malheureux n’ont quasiment aucun espoir de s’en sortir. Toutefois, certains d’entre eux y parviennent en devenant à leur tour des membres actifs du réseau. Ces « élus » sont alors chargés de surveiller les nouveaux arrivants à l’image des kapos dans les camps de prisonniers allemands durant la seconde Guerre mondiale. C’est particulièrement le cas des mafias nigérianes dont les « mères maquerelles » (les Mamas) sont souvent d’anciennes prostituées. Les membres des OCT qui se livrent à la traite d’êtres humains ne se limitent jamais à cette seule activité délictueuse. Parallèlement, ils se consacrent à la contrebande, au trafic de drogue, d’armes, d’espèces protégées, à la contrefaçon, mais aussi au racket  »
    2) Le trafic illicite de migrants clandestins comme c’est le cas dans ce que vous nous décrivez ici.
    « Les passeurs de ce type d’immigration, bien que considérés, fort justement, comme des délinquants, ne sont majoritairement pas de véritables professionnels du crime organisé. Souvent, ils n’assurent qu’une partie du périple dans les zones où ils sévissent. Les migrants progressent donc de « segment » en « segment » jusqu’à leur destination finale. Le but des passeurs consiste à extorquer un maximum d’argent aux candidats au voyage (qui perdent généralement tout ce qu’ils ont péniblement gagné). Une fois rendus à destination, les migrants sont abandonnés à leur sort et doivent se débrouiller par leurs propres moyens.  »

    et on ajoute :

    « Faute de débouchés légaux suffisants, ils peuvent alors très bien rejoindre les victimes de la traite humaine… »

    http://www.cf2r.org/fr/notes-actualite/le-trafic-etres-humains.php#_ftn2

  27. Guenièvre

    Ce que je veux donc dire c’est que ces passeurs moins bien organisés, peu professionnels devraient être plus facilement repérables et démantelés…

  28. Aux sérieux et raisonnables.
    C’est bien joli de jouer les réalistes froids…mais je vous attends avec vos solutions. Ou au moins avec des propositions…
    …?

  29. Souris donc

    C’est trop tard ! Y a plus de solution ! On est foutu !
    Si vous voulez confirmation, lisez ceci :
    Pour une politique de redressement démographique ( Y-M Laulan, président de l’IGP)
    http://www.magistro.fr/index.php?option=com_content&task=view&id=1529&Itemid=81
    Ou plutôt ne lisez pas, faites l’autruche.
    Ça commence comme ça : « La France est en guerre, une guerre démographique bien sûr, une guerre que nous sommes en train de perdre, par aveuglement, par sottise, par idéologie, par lâcheté surtout… »

  30. L’autruche est inapte au vol. Pourtant elle possède deux ailes, mais elle ne sait pas s’en servir. Dommage pour elle.
    De même existent des être inaptes à la résistance. Ils savent étudier, réfléchir, protester et critiquer, et ils savent se rendre. Mais ils ne savent pas faire, lutter, construire et reconstruire. Dommage pour eux.

  31. Souris, vous êtes en forme ! Me voici donc bobo fallacieux, bientôt traitre j’imagine. Voyez-vous derrière l’argument démographique il y a un constat : notre société se déteste, le dire ce n’est pas être coupable. En quoi la comparaison avec les États-Unis est-elle fallacieuse ? Ne vous pressez pas, je ne reviendrai pas avant demain lire mon compte de propos désobligeants.

  32. Cesser de faire des enfants est le signe infaillible de cette détestation de soi.

  33. Souris donc

    Hello Guenièvre !
    Sur votre lien : …« le trafic d’être humains atteindrait un chiffre d’affaires d’environ de 35 milliards d’euros annuels. »
    Le guide édité par l’UNESCO date de 2005. En 7 ans, le chiffre d’affaires est donc passé de 10 milliards à 35 milliards. Ça va pour eux, merci. Mieux que le CAC.

    Nos autruches progressistes ont tout compris. Foutu pour foutu, l’antiracisme unidirectionnel. Moralement gratifiant, tout en offrant un exutoire à une agressivité corsetée par la posture de parangon de vertu.
    Chaisières de gauche les plus hystériques : Taubira, Duflot, Mélenchon. Et quelques unes sur les blogs, mais chut, inutile d’attirer les foudres.

    Malika Sorel hier au Nouvel Economiste : on est passé du contournement au renoncement.

  34. Skarda, je croyais jusqu’à présent que le taux de fécondité français était le plus élevé d’Europe, à part peut-être l’Irlande. Ce n’est plus vrai ?

  35. Je m’appelle Igor Raskorowitz.
    Je suis de quelque part,
    d’ un corridor,
    entre deux familles qui ne sont pas d’ accord.
    Je m’ appelle Igor Raskorowitz.
    Avec un nom comme ça
    et quand on est du corridor
    il faut coucher dehors.
    Je connais toutes les queues
    de tous les bureaux des
    étrangers du monde,
    et je vis toujours entre un visa accordé
    et un visa refusé.

    Je m’ appelle Igors Raskorowitz.
    Je suis de quelque part,
    d’ un corridor,
    entre deux familles qui ne sont pas d’ accord.
    Et ce sont toujours les gens du corridor
    qui ont tort.

    Tout d’ abord,
    parce qu’ ils sont du corridor,
    et tort aussi,
    parce que les autres, il ne sont pas d’ accord.
    Eh oui ! Je sais , c’ est un grand tort
    de ne pas avoir de patrie.
    Il en faut une durant toute la vie.
    Il en faut une sur la fiche de police de l’ hôtel.
    Remarquez, mon père, il avait une patrie…
    Je ne sais plus laquelle
    On en a tellement changé dans le corridor.
    Mais c’ était une bonne, une belle, une grande patrie,
    avec une capitale, un hymne national,
    des revues militaires, des généraux,
    des drapeaux et tout et tout…

    Un jour, mon père à la guerre il est parti.
    Il m’ a dit comme ça :
    Igor, je m’ en vais me battre pour la patrie,
    je m’ en vais me battre pour que demain le monde
    enfin, il soit meilleur,
    et pour que les petits Raskorowitz du corridor
    ils ne couchent plus jamais dehors.

    Mon père il est mort pour la patrie
    Et le monde il n’ est pas meilleur
    Et les gens du corridor
    Ils couchent toujours dehors.

    A moi on m’ a dit : Igor
    Il faut choisir une patrie,
    n’ importe laquelle, il faut jouer.
    Alors j’ ai misé,
    mais quand les grands,
    les croupiers m’ ont dit
    que les jeux étaient faits,
    je n’ ai pas osé retirer ma mise
    et je suis resté sur le tapis.

    Depuis je traîne ma valise
    de pays en pays…
    Sans patrie ! Heimatlos !

    « LE CORRIDOR »
    Germain Muller, 1946.

  36. grandgil

    Je me demande ce qui gêne nos amis libéraux chez les dealers, les passeurs et autres, ils ne font qu’appliquer la loi de l’offre et de la demande, répondre aux besoins du marché etc…

  37. Bonne question faussement naïve, Grandgil, qui appelle comme vous le visiez certainement à enfoncer le clou de la non confusion du libéralisme avec le laisser-faire-laisser-aller….- 🙂

  38. Lisa

    Plus mince que vous et moi….non, pas de commentaire sur la taille éventuelle de la chance !

  39. rackam

    impat,
    le courroux que je devine sous votre 18h18 d’hier peut être aisément apaisé par une considération méthodologique. Avant de proposer des solutions, il convient de prendre connaissance des faits, de les analyser, de les pondérer, de les relier à des courants d’idées ou à d’autres faits déjà connus. Ensuite on peut esquisser des pistes de solutions….
    Cet article, fondé sur des révélations qu’on m’a faites lundi soir, a seulement pour objet d’exposer des faits, qui confortent ceux qui savaient déjà, abasourdissent ceux qui ignoraient, mettent le nez de ceux qui préfèrent ignorer dans leur potage…
    Si j’avais des solutions autres que réformer la loi, le code de la SS, de la Cnaf etc, je vous le dirais derechef. Promis.

  40. Rackam, ce court courroux (courrant Paris sans le rendre courcourrant) provenait d’une série de qualificatifs récurrents sur ce site et ailleurs, adressés aux uns ou aux autres. Optimiste, naïf, rêveur, ingénu etc. sont employés trop souvent à titre de critique par ceux qui s’insurgent sans rien proposer. Une sorte d’indignation gratuite à la Hessel, facile et inutile. J’ai toujours pensé qu’il est vain de s’insurger sans appuyer l’insurrection sur une piste de solution.
    Mais ce fut un court courroux utile, car il m’a inspiré un article qui verra bientôt le jour ici !

  41. Souris donc

    Sans faire ma mystique crucifiée au moindre mot de travers, Impat, je m’insurge et revendique haut et fort l’origine de l’appellation « ingénu », que je me suis amusée à vous coller depuis fort longtemps, parce que c’est en total contremploi pour vous. Vous êtes tout sauf un ingénu, une personne de conviction au contraire. Dorénavant je m’engage à utiliser l’épithète entre plusieurs guillemets, en italiques, si seulement je savais me servir des balises. Et uniquement en cas de nécessité absolue et vitale.

  42. rackam

    Impat, ingénu méconni.

  43. Souris,… « si seulement je savais me servir des balises »…
    Voilà pourquoi vous n’aimez pas les chemins balisés, tout s’éclaire !

  44. Rackam, laissez mes conni fères pousser.

  45. Souris, pour l’usage des balises il faut utiliser les signes « inférieur » ou « supérieur :
    pour ouvrir,
    pour fermer.
    Remplacer … par :
    b pour gras (bold)
    i pour italique
    u pour souligné (underline)

    Bon courage !

  46. Aïe, ça ne marche pas.
    Je reprends :
    pour l’usage des balises il faut utiliser les signes « inférieur » ou « supérieur> :

    <b> pour gras (bold)
    <i> pour italique
    <u> pour souligné (underline)

    Bon courage !

  47. Pour refermer la balise (revenir au mode normal), il faut ajouter un « / » avant la lettre.
    Exemple pour l’italique :
    <i>mots à mettre en italiques</i>

  48. Souris donc

    bonjour Patrick ! ce serait plus simple qu’on puisse transférer directement de word on ne voit pas si ça marche

  49. Bonjour Souris,
    Mais ça marche si vous respectez bien les balises. D’ailleurs vous avez parfaitement réussi le gras et l’italique !
    On ne peut pas transférer directement de word, car le codage html (pages web) est spécifique.
    Mais vous pouvez tester votre codage dans un fichier créé dans le bloc-notes, puis nommer ce fichier en xxx.html, ensuite l’ouvrir avec votre navigateur (un double-clic devrait suffire) et vous verrez le résultat.
    Vous pourrez conserver ce fichier pour vos tests ultérieurs.
    Bien à vous,
    Patrick

  50. QuadPater

    On peut barrer rayer aussi.

    entre les crochets vous mettez strike et /strike pour fermer

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