La Guerre des Classes ne Fait que Commencer

Affaire des « pigeons », Ayrault au MEDEF, rapport Gallois, les temps ne sont pas à la fête pour les socialistes. Hormis le père Noël, les rouges n’ont guère de raisons de bambocher vu la situation catastrophique qui s’annonce, austérité en bagage et politicards accrochés au pouvoir comme une tique à un chien, ou un boulet à un prisonnier. Ce qui est assez perturbant dans la situation française, c’est de voir une telle puissance de feu du côté des patrons, qui « en imposent » et donc imposent au gouvernement leurs désidératas en matière de fiscalité, de code du travail, de réformes sociales, etc. alors que le pouvoir hégémonique est censé être « de gauche » et même « socialiste ». Néanmoins, je ne suis pas de l’avis de rejeter tout cela sur le pouvoir prétendu socialiste ou le (grand) patronat, qui après tout l’un comme l’autre jouent leur rôle respectif.

Ce qui est véritablement problématique dans cette histoire, c’est de voir une apathie aussi massive en ce qui concerne les premiers concernés : les travailleurs. Il y a comme une léthargie profonde, provoquée par les trente glorieuses et entérinée par la révolution libérale Thatcher-Reagan des années 70/80 ainsi que la chute du mur de Berlin, qui a permis au patronat de reprendre de ses forces et reprendre l’ascendant sur l’autre camp. Résultats : des réformes toujours plus virulentes et toujours plus libérales, qui s’entassent au rythme des corps épuisés qui tombent sur le champ de bataille. Car oui, en effet, la lutte des classes, cette véritable guerre politique, n’est en rien datée. Le milliardaire Buffet l’a très bien résumée avec ce cynisme de milliardaire : c’est sa classe qui la mène et la gagne.

Il faut comprendre dans ce cadre-là l’importance du concept de « classes moyennes », ce ramassis informe qui sert avant tout de paradigme dominant cherchant à nier le conflit de classes, déposséder la classe laborieuse d’une conscience collective et promouvoir le consumérisme comme mode de vie de masse. Personne ne sait qui en fait partie, comment on en sort et comment on y entre. Les voies des classes moyennes sont néanmoins particulièrement pénétrables : le nombre de personnes s’en revendiquant a doublé en France depuis 1966, atteignant le chiffre absurde de plus de 40% – en Amérique il monte jusqu’à plus de 65% (1). En fait, les classes dites moyennes, c’est la bourgeoisie consensuelle et médiocre érigée au rang d’absolu, d’alpha et d’oméga. Il s’agit surtout d’une création sociologique cherchant à faire le pont entre deux adversaires historiques, afin d’acheter la fumeuse « paix sociale », et au même moment bercer la majorité à l’aide de la douce mélopée du « tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil ».

Ceci appelle une petite explication. Si le peuple a pu si souvent imposer des réformes au pouvoir en place, ce n’est pas tant grâce aux avancées parlementaires ou aux « grands hommes » qui jalonnent l’historiographie dominante qu’à la tension provoquée par le peuple en action. Il n’y aurait jamais eu ces réformes socio-économiques et politiques qui parcourent le 19e et le 20e siècle sans les piques sanguinolents des sans-culottes, les grèves et les révoltes des mouvements ouvriers, ou la peur de l’URSS. La crainte de la Révolution rouge aura plus fait pour les hommes en général que tous les grands discours des tribuns grandiloquents. Michelet n’avait pas tort en affirmant que « les masses font tout » : elles font véritablement tout, et les individus légendaires ne viennent que cristalliser de telles mobilisations. Pas de héros sans peuple, et depuis la Révolution française l’on a même découvert que le peuple pouvait lui aussi regorger de héros.

Il est donc nécessaire que les travailleurs reprennent conscience de leur intérêt de classe. Que cette classe sociale « en soi » devienne classe « pour soi », consciente de sa propre existence, de ses objectifs, de son identité, de ses adversaires et de ses ennemis. Seule une rupture avec cette idée toute postmoderne qu’il n’y a « que des individus », que les identités sont fluides, instables, éphémères, artificielles et apolitiques, en somme que tout se vaut et que prime l’instant présent, pourrait permettre aux profondeurs de la pyramide sociale d’émerger et d’enfin reprendre le flambeau de la lutte. Pour cela, le meilleur moyen reste celui de l’action concrète, du combat : c’est dans le conflit que la camaraderie et la fraternité se forment. La reconstruction d’identités collectives solides ne pourra se faire qu’en revitalisant la vie locale et le conflit social, en somme la véritable politique.

La dialectique entre individus et collectifs, qui ne sont jamais véritablement séparés contrairement à ce que pensent les Modernes, sera féconde par la formation de liens sociaux réels, loin des virtualités offertes par le net. L’atomisation des collectifs par le divertissement de masse, l’écran pour tous, la mutation du travail, l’urbanisme hyper moderne, le multiculturalisme, etc., c’est-à-dire tout ce qui mène au repli sur la sphère privée, ont divisé et permis aux plus forts de mieux régner. Rien d’étonnant à ce qu’ensuite ils aillent jouer les marioles devant le pouvoir d’Etat, qui se contrefout comme du proverbial an 40 des syndicats et des partis moribonds : ils n’ont pas peur, ils ne se sentent pas menacés. Inversez ce rapport de force et vous aurez déjà une situation plus favorable aux gueux et aux va-nu-pieds.

(1) http://www.inegalites.fr/spip.php?article727#nb11

 

65 Commentaires

  1. yul

    prose marxiste. et le style de semi-instruit qui essaie par moments de faire peuple typique du prof du secondaire ou du syndicaliste qui a une licence, ou de l’étudiant à t-shirt avec trous de boulettes. tous ces clichés c’est triste comme un formulaire. il y a eu trop de crimes derrière ce discours mécanique de perroquet dénué complètement d’empathie. j’en ai marre, qu’on en finisse: que tous les types qui parlent au nom du peuple dans ce pays en se prenant pour des intellectuels s’achètent une paire de couilles et réalisent enfin leurs fantasmes et assouvissent leur jalousie, leur envie maladive et leur sadisme. pour ma part je suis écoeuré et je ne veux plus entendre parler de ce site qui semble mal tourner.

  2. yul

    ha si j’ajouterai quand même: vous êtes banal dans vos propos, galaadwilgos. des apparatchiks disant exactement la même chose, il y en a des milliers et des milliers en france. surtout dans des grands media d’Etat ou subventionnés, et sur les étals des librairies. je peux vous entendre ou vous lire partout. a la radio, dans la presse, à 20h sur certaines chaînes. l’action concrète, le combat, le conflit social ? c’est à dire la guerre des faux rebelles planqués, ignares, avec souvent de sales histoires mafieuses, contre ceux qui tentent de faire avancer les choses dans ce pays mis sous congélation marxiste et où tout le monde se méfie de tout le monde. il est beau le collectif, et il n’y a pas besoin de KGB, j’ai chaque jour l’occasion d’apprécier comment les gauchistes se débrouillent avec astuce pour pallier à son absence et faire régner une ambiance sympathique à base de générosité et de tolérance.

  3. Souris donc

    Oh bonjour Yul ! Quel bonheur de vous lire ! Ce site tourne comme il peut, avec les ressources qui sont les siennes et sans prétention. Venez lui apporter votre éclairage et votre style cash. Galaad est notre mascotte marxiste, il ne fait de mal à personne, son papier a un fumet de nostalgie du XIXe siècle. Je sens que je vais lui agiter le chèque syndical sous le nez.

  4. Il ne faut pas en vouloir au petit Galaad, il a la régurgitation facile, c’est amusant comme les boutiquiers sanglants que l’on appelle sans sans-culottes continuent de représenter le peuple.

  5. Souris donc

    Oui, et le croquemitaine va venir et traiter Galaad d’enfant gâté qui recrache sa soupe sur son bavoir brodé pendant que les ptizafricains n’ont rien dans l’assiette.

  6. grandgil

    ts, ts ts
    Galaag, Galaad, ici votre discours ressort à 100% de celui de la Gauche dite Morale, déconnectée du réel.
    La classe moyenne, ça existe, c’est même une des conditions à la prospérité, mais elle est tuée à petit feu par une fiscalité délirante, impôts locaux clientélistes et j’en passe, et des décisions prises cul par dessus tête.

  7. Souris donc

    C’est bien ce que je disais, Galaad garnement !

  8. QuadPater

    (…) reprendre le flambeau de la lutte. Pour cela, le meilleur moyen reste celui de l’action concrète, du combat (…)

    La lutte, c’est la grève. Plus personne ne produit quoi que ce soit, les plus actifs cousent des banderoles ou hurlent dans des mégaphones. Les plus dévoués font cuire des merguez pour nourrir les forçats de la faim.
    Tu parles d’une action concrète !

  9. Le choc des civilisations avance masqué en lutte des classes, c’est tout;
    On nous prend pour quoi?
    Malheur à celui qui se trompe d’ennemi.

  10. grandgil

    C’est moi le croquemitaine ?
    L’ogre ?

  11. roturier

    Pardon. Il existe bien une lutte de classes.
    La classe populaire chinoise est en guerre contre la classe populaire française.
    J’ai ma petite idée qui gagne.
    Galaad ignore la disparition des frontières. Il espère leurs reconstitution, avec barbelés et miradors, conditions indispensables à la résurgence d’une lutte de classe comme il les aime.

  12. Guenièvre

    Comme je fais partie de cette « création sociologique « , de ce  » ramassis informe qui sert avant tout de paradigme dominant », de cette  » bourgeoisie consensuelle et médiocre érigée au rang d’absolu, d’alpha et d’oméga », en un mot de la classe moyenne je m’interroge sur ma place dans votre avenir radieux Galaad . Pendue avec les tripes du dernier capitaliste ? C’est cela ? 🙂

    Plus sérieusement, dans nos sociétés, se sont mis en place des mécanismes qui offrent un cadre légal et institutionnel aux relations entre classes. Selon la formule de R.Aron, la lutte des classes a cédé la place à ce qu’il appelle « la satisfaction querelleuse » . Et c’est tant mieux. Parce que cette idée que la société se divise en deux parties dont l’une est sacrifiable puisque sa défaite est  » historiquement programmée » a habillé de nécessité et de morale, les pulsions les plus meurtrières et quelques uns des plus grands massacres de l’histoire.
    Maintenant le droit de grève existe toujours et c’est très bien. Que l’on crée des liens véritables à l’occasion de ces luttes, que l’on y retrouve parfois la notion de la solidarité, c’est vrai aussi. Mais ce n’est pas non plus dans la foule, fusse-t-elle solidaire, que se manifeste le plus d’intelligence, loin de là .

  13. Souris donc

    Guenièvre, Galaad est embêté par l’idée de « classe moyenne » dont il fait partie. Car c’est le rêve de tous ceux qui veulent sortir de la pauvreté et du sous-développement : être soigné, instruit, nourri à sa faim, logé correctement, chauffé, pouvoir envisager pour ses enfants un avenir hors de la survie au jour le jour.
    Galaad, épargnez-nous le mot « masse », on entend tout de suite « masse de manœuvre » dont la version soft est le folklore : les banderoles, les slogans, les merguez pour les plus dévoués, comme dit Quad. Et empocher la subvention pour mettre toujours plus de gens au chômage.

  14. Souris donc

    Dans la version hard, les masses, on les déplace de la ville à la campagne à coups de trique et de camps de rééducation, autocritique humiliante et tortionnaires pour les récalcitrants. Un rêve de marxiste.
    Ça a existé pour de vrai, savez-vous, Galaad ? Gardes rouges, polpotisme, tout ça, avec le doux nom de Révolution Culturelle. En 1975, mais vous n’étiez pas né, les khmers rouges ont mis 2 jours, pas un de plus, pour vider Phnom Peng de ses habitants.
    Et les médias français de gauche saluaient l’«audacieuse transfusion de peuples» (Jean Lacouture, dans le Nouvel Obs, pas dans la comtesse de Ségur, hein).
    De nos jours, le marxisme se pourlèche avec la transfusion migratoire, nouvelle masse à manœuvrer, puisque les prolétaires de naguère se sont embourgeoisé et votent FN, fi.

  15. Galaad vous êtes injuste avec ce gouvernement qui va payer une partie des cotisations syndicales des plus pauvres, tout de même la subvention des syndicats par l’impôt ça va dans le bon sens non ?

  16. QuadPater

    !!!?!
    Ô Sainte Mère ! de quoi parlez-vous ?

  17. Souris donc

    De ça, je pense :
    http://h16free.com/2012/11/28/19146-le-senat-propose-un-cheque-syndicat
    Le rapport Perruchot mettait en évidence le coût astronomique (4 milliards d’euros PAR AN) du subventionnement des syndicats aussi ultra-protégés que piqueurs dans la caisse, c’est pourquoi il a été balayé sous le tapis. Comme la cotisation syndicale est déductible, et que ceux qui ont des petits salaires ne sont pas imposables, par équité on va leur délivrer un chèque !!!
    Le subventionnement est de l’argent volé au contribuable, qu’à cela ne tienne, on vole un peu plus, tant qu’on y est. Tous égaux !
    Scandaleux.

  18. Voilou, c’est tout frais pendant qu’on se fout sur la gueule à propos de Fillé et Copon, le socialisme avance :
    http://www.lefigaro.fr/impots/2012/11/27/05003-20121127ARTFIG00737-le-fisc-va-aider-les-salaries-modestes-a-se-syndiquer.php

  19. Souris donc

    Est-ce ces syndicats non représentatifs des salariés du secteur non protégé, première anomalie, qui devraient vivre de leurs cotisations et non de subventions, deuxième anomalie, qui se gobergent à nos frais (cf rapport Perruchot) dans les meilleurs restaurants, palaces, et sans doute avec putes afférentes, qui ont des biens immobiliers luxueux, qui se démerdent pour ne pas faire certifier leurs comptes, bref est-ce que ces privilégiés ne pourraient pas donner la carte gratuitement aux petits salariés ?
    (non, non, je ne confonds pas avec les footballeurs)

  20. QuadPater

    Merci pour l’information. Les fumeurs vont donc contribuer à financer les syndicats. Tout compte fait c’est bien de le savoir, c’est un argument pour s’arrêter.

  21. Bonjour à tous,
    Merci Tibor pour le lien. Quel gouvernement de m… !
    Entre autres, je relève ceci :
    « Les sénateurs de droite sont restés muets sur le sujet, selon le compte rendu officiel de la séance. »
    Quelqu’un saurait-il pourquoi ? Sont-ils des gauchistes qui avancent masqués ? Sont-ils trop occupés, voire étourdis par les luttes internes de l’UMP ?
    Pauvre France, quelle souffrance !

    😦

  22. Souris donc

    Chantage, Patrick ! La ruse, c’est de passer par une taxe tabac, donc c’est Bien. Sauf que les taxes tabac, qui existent depuis les années 50, c’est comme la vignette auto pour les vieux dont les vieux n’ont jamais vu la couleur et qui a été versée dans les recettes budgétaires générales.

    On devrait, pour l’équité, donner un chèque aux fumeurs.
    Ils meurent plus tôt que les autres, ne coûtent rien en retraite et ont prépayé en taxes le traitement de leur cancer du poumon.

  23. Souris,… « On devrait, pour l’équité, donner un chèque aux fumeurs.
    Ils meurent plus tôt que les autres, ne coûtent rien en retraite et ont prépayé en taxes le traitement de leur cancer du poumon. »…
    Voilà enfin un calcul bien fait.

  24. Souris donc

    Pour acheter la paix sociale aux syndicats, Montebourg veut nationaliser Florange et traite Mittal comme un moins que rien. 20 000 emplois en France, mais on insulte, ça fait plaisir aux syndicats. Je crois me souvenir qu’il y a quelques années, Mittal était accueilli comme un sauveur, car Arcelor, et toute la sidérurgie, n’étaient déjà plus un secteur d’avenir. C’était tellement pas un secteur d’avenir, qu’en 1989, on a transformé le site d’Hagondange en parc à Schtroumpfs. Et Montebourg veut nous faire gober qu’il va retrouver un repreneur ? En transformant Florange en Père-Noël-Land ?

  25. Hollande doit être hyper emmerdé avec un électron libre comme ce Montebourg. Mais franchement c’était une idée stupide de le prendre au gouvernement.
    Le raisonnement a dû être le même que pour le choix des 50 % de femmes. Priorité à l’image politique, l’efficacité aux affaires, on s’en fout.
    Le contraire de la méthode suivie lorsque nous avions un président.

  26. rackam

    Florangeu daaans nos campaaagnes….

  27. Souris donc

    Glooooooriole !

  28. … »Florangeu daaans nos campaaagnes »…
    A tant tonné, c’était ooodieux
    Et les cons d’ un stuuupide montage
    Lèvent le camp, ô c’est odieux

    Glo, oh oh oh, oh oh oh, rions, de l’excessif mélo …

  29. QuadPater

    Notes du correcteur :

    daaans –> dan-hans
    ooodieux –> odiheux
    stuuupide –> stuhupid’ (attention à la vilaine élision devant la consonne ‘m’ de montage : stupideu serait préférable ; l’idéal serait un terme de 3 syllabes)
    odieux –> odiheux (attention redite)
    + dernière ligne très incomplète : il manque 9 « oh » après « glo »

    CapeloPater.

  30. QuadPater

    Tant qu’on y est, savez-vous quelle masse salariale l’État va prendre en charge en cas de nationalisation ?

  31. QuadPater

    Bon, comme il n’y aura pas de nationalisation, je retire la question.

  32. Intéressant, le cas Florange.
    Sauf erreur (j’apprécierais des commentaires) le site contient deux usines voisines mais distinctes :
    • La filière « chaude », (=hauts fourneaux), produisant une matière assez brute, à technologie relativement banale et en conséquence fortement concurrencée et non-rentable. Mittal entend laisser tomber cette filière, au moins en Europe.
    • La filière « froide » (=laminage) ; fabriquant un produit fini que la technologie, la qualité et la demande rendent rentable. Mittal entend conserver cette filière.
    Dans ces conditions la soi-disant « nationalisation » aurait été reculer pour mieux sauter. « Nationaliser » veut dire acheter au prix du marché ; sinon les tribunaux (et l’Europe) se fâchent tout rouge. Donc plonger encore dans la poche que le contribuable n’a plus ; donc creuser la dette. Revendre ensuite, sans doute à perte car personne n’aurait voulu de la filière chaude. (Ceci se confirme ; le cabinet d’Ayrault nie la prétention de Montebourg selon laquelle il y’avait un repreneur). Et dans l’intervalle entre nationalisation et (hypothétique) revente, dépenser des fortunes pour maintenir en état de marche une filière condamnée, sans débouchés, en payant les salariés à ne rien produire. Le tout pour éviter qu’ils grossissent la statistique du chômage tout en poussant des cris stridents auprès d’une presse qui n’en demande pas mieux.
    A l’éventuelle grande joie de Mittal qui ne verraient peut-être pas d’un mauvais œil qu’on le paie grassement pour déguerpir ; à sa place j’aurais envie, même gratos.
    Maintenant on nous dit qu’il n’a pas changé d’un iota ; qu’il laisse toujours tomber la filière chaude ; et qu’en revanche, ô victoire, il investirait 180 patates dans la « froide ».
    Mais, bande de nazes, c’est dans le cadre d’un projet industriel constant de maintien et modernisation d’un site de ce type, histoire de conserver la rentabilité. Il en avait l’intention de toute manière, indépendamment du tumulte actuel. Il a vu Hollande pour prendre le thé ; sans aucun effet sur sa trajectoire ; on nous fourgue du vent comme d’hab.
    Foule sentimentale ou ressentimentale ?

  33. « Foule sentimentale ou ressentimentale ? » très bien. Merci de ces informations 🙂

  34. Souris donc

    Mais attention ! Sous la table de „négociations“, le révolver… à se tirer une balle dans le pied.
    Le Socialiste est dans l’enfumage, vous comprenez, Roturier ? C’est là qu’il s’épanouit.
    Choc de compétitivité devient trajectoire de compétitivité devient pacte de compétitivité. Nouille de compétitivité s’il le faut, pourvu que ça calme les esprits qui ont vite fait de s’échauffer pour un rien.

  35. QuadPater

    Florange : les emplois sont conservés, pas de plan social –> la CFDT hurle à la trahison, le PC estime que les salariés restent « dans les griffes de Mittal ».
    Parallèlement, peut-être bien que ceux qui bossent sur le site et qu’on n’entend pas sont simplement contents de garder leurs emplois ?

  36. Souris : le doigt dans l’œil est votre droit (où vous voulez d’ailleurs). MAIS je ne laisse pas passer une tentative de récupération politicienne. L’enfumage n’est pas une spécialité spécifiquement socialiste ; c’est consubstantiel à la politique en milieu aqueux tiède (en démocratie, si vous préférez.) Hélas les fumisteries abondaient au quinquennat précédent ; pourtant j’ai voté Sarko en 2007 & 2012. Y’a qu’à voir Fillé & Copon, ça enfume et ça s’enfume.
    C’EST LA DEMOCRATIE VOUS DIS-JE.
    Quad : il serait intéressant de vérifier si les travailleurs de la filière « froide » bossent ou manifestent. Les merdias nous parlent des « salariés de Florange ». Ah bon ? Tous ?

  37. Roturier, je me permets d’insister, quelle est votre alternative ?

  38. roturier

    pourquoi toujours poser cette question le samedi?
    Rackam, Tibor m’embête.

  39. Souris donc

    L’enfumage langagier, l’emballage, le papier cadeau, là ils sont forts au PS. Y a un problème, on ne le résout pas, on l’enrobe d’appellations plus flatteuses, puis on l’évacue. Mais c’est vrai que d’autres ont une belle compétence aussi.

    Borloo et les zones noires qui deviennent zones de solidarité :
    « …Borloo, vous savez, l’illusionniste imbibé, le maître ès-baratin creux. Dans l’affaire de La Faute sur Mer, à la suite de la tempête dévastatrice, on parlait de « zone noire » pour qualifier les terrains nouvellement décrétés inconstructibles.
    Les gens du cru appréciaient moyen, vu que la délimitation résultait d’un trait de crayon graffigné à main levée par un fonctionnaire parisien boulottant son sandwich et pressé de reprendre sa lecture de l’Equipe.

    Alors, qu’est-ce qu’il a fait Borloo, pour régler le différend ? Eh bien il a rebaptisé les ex-zones noires, « zones de solidarité ». Et v’la le travail! Les Fauteux, ou les Fautois, je ne sais pas, ça les a calmés. »

    http://onefoutus.over-blog.fr/article-sot-federal-ou-confederal-107335862.html

  40. QuadPater

    Rackam ne pourra rien contre la lutte des skardanellistes unis pour la glorieuse victoire del pueblo jamas vincido.
    Roturier, quelle est votre alternative ?
    vous avez 24h pour répondre.

    Tic tac tic tac.

  41. rackam

    roturier,
    par suite d’un arrêt de travail de certaine catégorie de personnel, nous ne pouvons donner suite à votre appel. De plus éclair et fiorino sont momentanément indisponibles, leur greffe de cerveau ayant, une nouvelle fois, échoué.
    Skardanelli,
    vous méditerez sur le fait qu’une alternative est un choix entre deux possibilités et non l’une d’elles. Laissez la roture tranquille sinon elle va encore nous prendre une Bastille! On a déjà donné.

  42. Souris donc

    Elle prend la pastille de Droite Forte qui réconforte, comme dirait un blogueur que j’ai cité dans une réponse à Roturier restée coincée dans la cybersphère.

  43. Roturier, je me calerai sur le lundi alors, ou un autre jour à votre convenance, mais sachez que ce n’est pas pure taquinerie de ma part mais un sincère désir d’être convaincu qu’un système meilleur puisse exister (je suis un peu faux-cul mais que voulez-vous l’exemple vient de haut)

  44. Quad le skardanelisme s’imposera un jour, faites gaffe.
    Rackam sachez que Fiorino et Éclair sont mes créatures.

  45. rackam

    Pas de quoi être fier SKarda (puisqu’il vous faut deux majuscules…), des créatures comme ça!

  46. Skarda, j’espère que vous ne créez pas des créatures vagabondes. De grâce, qu’elles restent où elles sont !

  47. Cela devient n’importe quoi, ça dérape. Et pendant ce temps on oublie de taper sur ce crypto-marxiste de Galaad.
    A la demande générale: je promets de répondre sur l’alternative; mais je n’en promet pas une bonne. Sauf: blood, sweat and tears.

  48. rackam

    Comment cela « ça dérape »? Mais au contraire, c’est quand les posts s’alignent sagement comme les potiches du politburo que ça part en quenouille.
    Alors qu’ici alternent, dans un hardi foutoir, les blagues et les appels au secours, les calembours les plus gras avec les sentences éternelles, la vache la plus égyptienne côtoie l’alsacien, la souris plaisante avec ce matou balaise de Skarda, impat et quad, pourtant voisins, se supportent. Roturier, on n’est pas à l’amicale des majorettes socialistes de Bécon-les Granits ici: on galèje, on ribambelle, on sous-entend, on vocifère, on digresse, on régresse, on avance, on ose, on disjoncte, on se calme, on s’emporte, on se rapporte, on souffle puis on reprend l’empoignade avec un clavier d’organdi, des doigts de lutin, un esprit zéphyrin.
    C’est bien pour cela que vous nous aimez bien, n’est -ce pas? Vous êtes presque le seul à ne pas être échappé d’une autre volière. Restez.
    J’attends votre bloody mary, votre sweat-shirt et votre five o’clock tears…

  49. « Déraper » a conquis sa place au sein de la novlangue. Il ne s’agit plus de glisser sur le verglas, ni de faire virer maladroitement un avion, ni de laisser riper une lime ou autre mouvement de ce genre. Il s’agit de prononcer une phrase, ou d’exprimer une idée, qui vraie ou fausse peut faire l’objet d’une exploitation par des opposants.
    Vous pourrez, Rackam, l’inscrire à votre dictionnaire dont votre commentaire de 13h37 montre à quel point il est déjà richissime !

  50. rackam

    Taxons le vocabulaire, impat, sus aux richissimes! faisons rendre gorge au Larousse, pressurons le Robert (hum, enfin, voyons, ,…), saignons le Littré!

  51. rackam, je veux bien m’occuper de la gorge de la rousse. Vous prenez en charge de saigner les ingénieurs littrés ?

  52. Moi je préfère, merci Impat, pressurer le(s) Robert(s).

  53. Allez donc vous épancher sur les rigoles de merde qui coulent des sordides appartements de vos propres fantasmes, déjà je ne me prends pas pour « le peuple » et je ne me sens pas apte à lui donner des leçons. Je ne fais que constater des choses bien réelles, à savoir l’apathie politique massive et la culture de masse pourrie. Je suis un populiste assumé par contre, et en effet je n’ai pas peur de parler du peuple voire d’en faire l’éloge. Et populiste, je suis donc non-marxiste. Si vous m’aviez un peu plus lu, vous sauriez que je suis contre le marxisme, sous TOUTES ses formes – marxisme que je distingue de Marx par ailleurs. Le concept de lutte des classes n’est en rien l’apanage de Marx ou du marxisme, puisque des tas d’autres socialistes l’ont théorisé bien avant lui, et que l’idée d’un conflit entre les gros et les petits se trouvait déjà dans les écrits d’un Vico, d’un Machiavel ou d’un Montesquieu. Je remarque enfin que votre absurde commentaire ne dit rien, rien de rien à propos des arguments avancés par mon texte succinct. Je prends donc note qu’il ne sert absolument à rien – comme vous ? Cordialement.

  54. J’admire votre incroyable capacité à l’hallucination auditive et visuelle. Ah ? Vous entendez partout mes propos ? Jusque dans les grands médias, ces médias stipendiés par une cohorte d’actionnaires incultes et de bien pensants complètement sots ? Ah bon ?… Bon. Je suis donc ravi d’apprendre que vous entendez de manière massive cette propagande odieuse en faveur de la décroissance et de la lutte des classes, ou en opposition au consumérisme, et nulle doute que lorsque Mme Pellerin dénonce la caducité de la lutte des classes, elle ne fait en fait que reproduire les « banalités » financées par l’Etat et les faux rebelles qui manifestent, dans une très caractéristique psychologie inversée – caractéristique de la pensée collectiviste et socialiste dominante, hégémonique, absolue et totale. Ave yul !

  55. Je ne suis pas marxiste scrogneugneu !

  56. Galaad apprend des choses en lisant sur lui-même, comme par exemple sur son marxisme, ou sur son ignorance de la dissolution des frontières via la mondialisation, dénoncée pourtant sur CE MÊME SITE par lui-même. Intéressant !

    Totalement d’accord sur la mise en concurrence capitaliste entre les peuples français et chinois.

  57. Vous me connaissez Guenièvre, toujours aussi pimpant, fringante chevelure en brosse poussée en arrière par le calme mais puissant vent cubain. Vous savez qu’en moi résonnent les mots « goulag » et « guillotine » comme autant de mélopées roboratives. Oui vous le savez, je vous pendrez !

    Ô merveilles, ô gloire de Staline, Lénine, Mao et Castro, ô !

    P.S. : Je me rase les cheveux pour information !

  58. Savez-vous que le socialisme ne se résume pas au bolchévisme, au maoïsme, au léninisme, au stalinisme ou d’ailleurs au marxisme en général ? Connaissez-vous Christopher Lasch ? Les populistes russes ? Michéa ? Castoriadis ? Proudhon ? Leroux ? Dois-je continuer la liste ? Mon idéal de démocratie directe et locale ne s’accommode pas très bien du centralisme autoritaire et de l’imaginaire de mobilité permanente, poussée jusqu’à la caricature par l’annihilation de la paysannerie russe, et sinon quotidienne dans le capitalisme libéral.

    Et puis non, je ne me sens pas appartenir à la moyenne classe, à la classe moyenne ou à je ne sais quelle autre baliverne suintant l’absence de sublime – « mort avec la bourgeoisie » (G.Sorel) ! Je me sens appartenir au peuple, et je ne dis pas que le peuple est uniquement constitué du lumpen ou des ouvriers, il existe des intellos précarisés, il existe des banlieues minées par le chômage, il existe des villages d’une pauvreté hallucinante, et il me semble que si toutes ces différences sont là, elles n’empêchent qu’in fine tous se retrouvent objectivement en opposition aux quelques % de capitalistes ainsi qu’à leurs larbins. Sortez vous-même des caricatures ouvriéristes du marxisme triomphant camarade !

  59. A mon avis il ne reste plus que Tibor Skardanelli et Ayrault en France pour croire encore que le Parti Socialiste a un quelconque rapport avec la doctrine historique du socialisme. Giddens est passé par là, souvenez-vous en !…

  60. Mittal EST un moins que rien : du néant il est né et au néant il retournera. Les affreuses singeries du financier indien irresponsable font couler une par une les industries dans lesquelles il semble aussi incompétent qu’un singe dans un cockpit d’avion. Pour ce condensé de toutes les déjections canines des parcs de Paris, l’industrie n’existe pas, seuls existent les rendements de profits complètement hallucinants et inimaginables, à tel point que les capitalistes eux-mêmes commencent à se rendre compte du monde fantasmagorique dans lequel vivent les aventuriers de la Finance de son type.

    Les capitalistes industriels se rendent de plus en plus compte des désastres programmés par le capitalisme financier, apatride et tournant autour de lui-même, accumulant des milliards de milliards via ordinateurs interposés pour ne finalement servir personne. Vos idoles du patronat qui ont le moins trempé leurs doigts potelés ou maigrichons dans la boue financière sont plutost d’accord avec moi sur le danger incroyable de cette forme de capitalisme.

  61. Souris donc

    Bien sûr, Galaad, le stal de base rétorque TOUJOURS « Padamalgam, les idéaux marxistes ont été trahis »
    Question : où n’ont-ils PAS été trahis ?
    Réponse, sans rire, du stal de base :
    Chez Chavez
    Qui n’a pas de nomenklatura ? Pas de propagande ? Pas d’appareil répressif ? Qui a mis fin à la pauvreté avec l’immense rente pétrolière ?

  62. Bien sûr Souris, sauf que je ne crois pas auxidéauxmarxistesquiontététrahis. Puisque je ne suis pas – faut il que je le répète encore une billionième fois – marxiste. Je suis un socialiste républicain, tendance Castoriadis, Michéa, Proudhon, Lasch, etc. Je suis pour les soviets, les communes, les conseils. Je n’ai rien à voir avec la tradition dont vous parlez, qui a historiquement méprisé et réprimé la tradition socialiste dont je me revendique.

  63. … « Je suis pour les soviets, les communes, les conseils. Je n’ai rien à voir avec la tradition dont vous parlez, qui a historiquement méprisé et réprimé la tradition socialiste dont je me revendique. »…

    Galaad Wilgos (4 décembre à 2h), bien que vous l’ayez déjà fait en partie par certaines de vos observations, je serais très intéressé, avec d’autres sans doute, par une définition pas trop longue de cette « tradition socialiste ». Laquelle a priori me paraît tentante, mais floue. Est-il possible de m’éclairer mieux ?
    D’avance merci.

  64. Cela mériterait un article pour le coup, pas trop long non plus.

  65. Dès qu’il est mûr, nous cueillons et accueillons.

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