Triplé gagnant

Étonnant, quand même ! Trois élections législatives partielles ces dimanches 9 et 16 décembre, trois succès de grande ampleur pour l’UMP.

On pourra avancer mille raisons, de celles qu’on expose après l’événement, mais jamais avant, pour expliquer que la chose était prévisible.

Il s’agissait de circonscriptions acquises à la droite, oui…mais pourquoi cette droite obtient-elle beaucoup plus de voix qu’attendu ou espéré?

Il y a eu beaucoup d’abstentions, oui, comme d’habitude pour les partielles, mais personne ne connaît la répartition de ces abstentions.

Alors que se passe-t-il ?

N’avait-on pas entendu sur toutes les ondes que les électeurs UMP étaient déboussolés, écœurés, désespérés,  qu’ils désertaient en masse leur parti…voire abandonnaient leurs convictions ? Peut-être l’ont-ils fait…mais alors auraient-ils été remplacés par des électeurs de gauche, encore plus désespérés qu’eux ?

Là est probablement ce qui s’est passé. Désespérés peut-être, mais des deux côtés. Et pour des raisons totalement, fondamentalement, différentes. Des raisons d’un autre ordre, d’une autre profondeur.

À droite il s’agissait d’une rivalité de chefs potentiels, attisée par des états-majors ne cessant d’en rajouter sur les bisbilles, et par l’avis de quelques militants apercevant, croyaient-ils, une nuance de programme différent entre les deux rivaux. Copé leur paraissant plus « droite décomplexée » qu’un Fillon davantage porté au « rassemblement ». Tout cela serait passé presque inaperçu, ou du moins plus sereinement, si par une extraordinaire malchance le vote interne n’avait abouti à un nombre de suffrages presque identique en faveur de chaque candidat. Or, fraudes supposées ou fraudes avérées, suffrages presque identiques signifiait élection contestée. Il a fallu un mois de négociation pour aboutir au calme retrouvé, un mois qui paraissait bien long en cours de dispute et qui, la tempête passée, semble très court tant le problème était insoluble aux yeux de nombreux observateurs.

Mais avant même la fin de cette chamaille les élections des 9 et 16 décembre viennent d’infliger un lourd démenti à ces mêmes observateurs qui prédisaient déjà l’explosion, ou plutôt l’implosion pour parler moderne quitte à dire le contraire de ce qu’on veut dire, de l’UMP.

UMP renforcé ? Certainement pas par cette petite bataille interne. En fait le plus probable est que l’affaire, si elle a perturbé les adhérents et déçu les sympathisants, est apparue pour ce qu’elle était : une écume sur une mer grondante. Les Umpistes sont si mécontents de la politique suivie depuis sept mois que ce mécontentement a balayé toute autre préoccupation. Ils ne sont pas « déçus » par ce gouvernement car avec le souvenir encore vivace de Mitterrand puis Jospin  ils n’en attendaient rien de bon, mais le constat présent du désastre les désespère davantage encore que la crainte passée de ce même désastre. Ils n’ont pas hésité entre sanctionner l’écume d’une rivalité interne et sanctionner une politique du pouvoir jugée consternante. Leur vote ne pouvait que confirmer cette consternation.

Néanmoins pour que le résultat soit à ce point significatif, il faut bien qu’à ces suffrages conservés soient venus s’ajouter nombre de suffrages nouveaux, ceux des électeurs qui voici sept mois avaient choisi  Hollande ou s’étaient réfugiés dans l’abstention. C’est que pour ces socialistes ou semi socialistes le mal était bien plus profond que celui d’une rivalité interne.

Qu’est-ce qui pour eux a donc changé depuis leur vote de mai 2012 ? Tous ceux, et ils sont nombreux, les crédules, qui ont choisi de voter « à gauche » dans l’espoir bien ancré en eux que cette gauche allait améliorer le sort des défavorisés, constatent au bout de 6 mois que le SMIC n’a été quasiment augmenté que selon la règle légale comme il l’était sous Sarkozy, que le chômage a accentué sa courbe ascendante malgré le début de sortie de crise, que la TVA augmente après qu’ils aient tant décrié cette solution, que les plans sociaux fleurissent de plus belle malgré les rodomontades,  que les impôts…n’en parlons pas !

Quoi d’autre ? Que les réformes si difficilement mises en œuvre entre 2007 et 2012, et dont ils sont quelques uns à se rendre  compte qu’elles étaient nécessaires, sont abrogées ou édulcorées les unes après les autres. Diminution du nombre de fonctionnaires devenue augmentation, division par deux des élus territoriaux remise en cause, carte scolaire réintroduite, retraites rediscutées… tout cela et le reste les laisse interloqués et pour le moins dubitatifs. Ils ont simplement perdu confiance. Aussi, hormis les fonctionnaires, comment ne changeraient-ils pas leur fusil d’épaule ?

Malheureusement le mal est fait, pour longtemps. Pendant ce temps, heureusement l’Europe avance, mais sans nous.

 

 

 

32 Commentaires

  1. « l’Europe avance, mais sans nous. »
    D’ailleurs ce sont trois voitures allemandes qui illustrent l’article.
    Lequel dit bien des choses vraies. Et tristes. Mais vraies. Quoique tristes. M’enfin, vraies….

  2. Guenièvre

    Question qui tue : est-ce que Sarkozy réélu aurait suivi une politique radicalement différente de celle suivie par Hollande ? Je ne suis pas persuadée que les français en soient persuadés.
    Mais qu’ils soient déçus c’est certain. Hollande fait exactement le contraire de ce qu’il avait dit qu’il ferait. Le plus navrant c’est que les gens l’aient cru quand il annonçait qu’il allait renégocier le Traité européen, s’attaquer à la finance et empêcher les licenciements…cela montre un manque de lucidité effrayant. Navrant aussi le fait que F.Hollande ait promis autant de choses manifestement intenables. ( s’il y croyait réellement, c’est encore plus désolant )
    Ce qui a été sanctionné aussi je crois c’est l’incroyable cacophonie qui règne dans ce gouvernement où chacun y va de son couplet et contredit son voisin…cette quasi guerre civile dans le fief du premier ministre qui voit s’affronter deux camps de la majorité présidentielle, ce président qui ne sait jamais trancher et qui dit donc à chacun ce qu’il a envie d’entendre., du jamais vu à ce niveau de confusion…
    Autre constatation : contrairement à certaines prévisions le FN n’a pas, pour l’instant, tiré parti de la déception…

  3. rackam

    Guenièvre,
    revenue du Nord avec un trop plein de genièvre? Quasi guerre civile, comme vous y allez. Une centaine d’Anars venus de toute l’Europe campe dans des abris de fortune depuis quelques années dans l’attente de la baston. Ayrault n’y est, le pauvre, comme pour tout le reste, pour rien. Tout au plus la majorité départementale et régionale (PS, PC, Verts, divers) a-t-elle soutenu le projet.
    Sur la cacophonie gouvernementale les brèves de ce jour sont éloquentes, certains en sont à regretter Jospin. Pourquoi pas Léon Blum aussi?

  4. Guenièvre

    Je n’ai bu que de la bière belge rackam 🙂
    Oui, quasi guerre civile c’était trop fort, je retire donc . Cependant il me semble que sur ce projet les verts sont en désaccord , j’ai bien vu Joly, Bové, Placé dans les manifestants ? Ne font pas partie de la majorité présidentielle ? ça rajoute une couche au foutoir ambiant…quant à Ayrault non,il n’y est pour rien, mais il se trouve que c’est chez lui que ça se passe, alors ça devient forcément un symbole…

  5. Guenièvre, … « est-ce que Sarkozy réélu aurait suivi une politique radicalement différente de celle suivie par Hollande ? Je ne suis pas persuadée que les français en soient persuadés. »

    Que les Français n’en soient pas persuadés, c’est bien possible. Ils sont ce qu’ils sont…
    Que ce soit réellement le cas, il est difficile avec des yeux ouverts de se poser la question. Il y a certes des objectifs communs, en politique étrangère et européenne. Mais les différences sont radicales en d’autres domaines.
    Quelques exemples :
    Face à une dette phénoménale, l’un diminue le nombre de fonctionnaires, l’autre l’augmente.
    L’un supprime la moitié des élus territoriaux, l’autre annonce l’abrogation de cette mesure.
    L’un copilotait de fait l’Union Européenne avec Merkel, l’autre…louvoie et s’aligne. Sur ce point les objectifs sont sans doute communs, mais au résultat on voit toute le différence entre énergie et faiblesse.
    L’un, en pleine crise, fut le seul à préserver le pouvoir d’achat parmi les grands pays occidentaux, l’autre le baisse.
    L’un ne cessait d’exalter le travail et de célébrer les entrepreneurs, l’autre les pousse à l’exil, sans même pouvoir s’empêcher de les insulter.

    In cauda venenum, un petit rappel : avant la crise, en 2007/2008, le chômage suivait une courbe descendante…

  6. Guenièvre

    @ Impat,
    Pardonnez-moi ! c’était un peu une fausse question …pour que vous développiez… ce que vous avez très bien fait…

  7. … « c’était un peu une fausse question … »…
    Fausse mais fort adroitement posée.

    … « pour que vous développiez… ce que vous avez très bien fait… »

    Super, merci M’dame, je languis maintenant dans l’attente d’un carnet scolaire que j’oserai enfin montrer à mes parents.

  8. Impat, gommette verte, la maîtresse est contente. Pas encore libérale mais contente.

  9. Guenièvre

    rackam, veuillez cesser ces bavardages et terminer votre rédaction svp !

  10. … « est-ce que Sarkozy réélu aurait suivi une politique radicalement différente de celle suivie par Hollande ? Je ne suis pas persuadée que les français en soient persuadés. »…

    Cette antienne soulevée par Guenièvre, on l’entend souvent et elle m’a interpellé à maintes reprises. Je me demandais chaque fois comment il peut être possible de trouver ces deux politiques semblables.
    C’est le refrain bien connu de tous ceux qui clament UMPS, UMPS !
    Réflexion(s) faite(s) je crois avoir trouvé une explication, que je soumets à la maîtresse et à toute la classe.
    Les Français sont avant tout des théoriciens, intéressés par les grandes idées davantage que par les faits, par les projets davantage que par les réformes nécessaires à leur mise ne œuvre.
    Or UMP et Socialistes sont l’un et l’autre républicains, démocrates, européens. Et cette distinction aussi théorique que sommaire, ne tenant pas compte des capacités de « faire », suffit aux Français qui ne vont pas chercher plus loin.
    En d’autres termes les Français, contrairement aux américains par exemple, s’intéressent beaucoup à ce que sont les politiques, beaucoup moins à ce qu’ils font.

  11. Guenièvre

    « En d’autres termes les Français, contrairement aux américains par exemple, s’intéressent beaucoup à ce que sont les politiques, beaucoup moins à ce qu’ils font. »
    Sans doute Impat mais ceux qui parlent d’UMPS le font souvent à partir d’un autre critère : vous avez dit vous-même que sur la politique européenne et étrangère les objectifs étaient les mêmes au PS et à l’UMP. Or le clivage en France est davantage aujourd’hui autour de ces deux points là, celui de l’Europe et celui de la mondialisation.

  12. .. « davantage aujourd’hui autour de ces deux points là, celui de l’Europe et celui de la mondialisation. »…
    Avant chômage et pouvoir d’achat ? Vous m’étonnez…

  13. Guenièvre

    Impat, ceux qui disent « UMPS » sur Causeur ou ailleurs sont la plupart du temps des souverainistes de droite ou de gauche…

    :
    http://www.trop-libre.fr/le-marche-aux-livres/electeur-qui-es-tu

    « Selon Pascal Perrineau, les nouveaux clivages, comme les anciens, sont au nombre de trois. Les Français se divisent ainsi au sujet de la question européenne, de la mondialisation et du libéralisme culturel »
    …..
    « un clivage plus central entre « souverainistes » et « libéraux ».

    Et Il n’y a pas que Pascal Perrineau qui développe cette thèse …

  14. … « ceux qui disent « UMPS » … sont la plupart du temps des souverainistes de droite ou de gauche… »

    Oui, c’est indiscutable. Une chose curieuse est que « souverainiste » se confond souvent avec « extrémiste », ce qui a priori n’était pas évident.

  15. C’est une blague, Impat?
    « les Français, contrairement aux américains par exemple, s’intéressent beaucoup à ce que sont les politiques, beaucoup moins à ce qu’ils font. »
    C’est aux USA que la PERSONNE du politicard (et sa femme et ses gosses et son chien) compte le plus.

  16. roturier

    Bon bref. Antidoxe est un tract UMP. Pas vraiment une surprise.

  17. rackam

    Rotumps,
    méfiez-vous, quand vous écrivez » bref », ce qui suit est outrancier ou faux. À ma connaissance antidoxe n’est pas un tract, ni umpiste ni autre. Et pourrait même être traversé par les trois lignes de fracture évoquées par Perrineau. Cependant on y échange assez agréablement.
    Tenez, par exemple, sur le « libéralisme culturel », en tant que sous-produit de l’autre libéralisme, impact et moi sommes en frittage fréquent. Et policé, du moins de mon côté 🙂 .
    Quant au dernier souverainiste, on l’a enfermé à la cave en …. (comment impat, il ne faut pas le dire? ah bon.)

  18. D’ac. Je retire le « bref ». Le reste étant inchangé.

  19. Rackam,… « Quant au dernier souverainiste »…
    Il en restait donc encore un ?

  20. rackam

    Oui.
    Désolé pour le « impact » dans mon 22h41, le correcteur automatique avait pris ses aises. Normal: les nuits de pleine lune il bave…

  21. Mais, s’est-il vraiment trompé, le correcteur?
    Car, quel est l’impact de l’Impat?

  22. Guenièvre, à propos de Pascal Perrineau : … « « un clivage plus central entre « souverainistes » et « libéraux ». »…

    À mon sens il aurait dû écrire « entre souverainistes concernant la France seule et libéraux » car beaucoup de personnes, dont je fais partie, se sentent à la fois libéraux et souverainistes européens.

  23. Guenièvre

    Je pense que c’est dans ce sens là qu’il faut entendre le mot  » souverainiste » : celui qui pense que la France doit sortir de l’Europe …et qui avance d’ailleurs toutes sortes de raisons pour justifier cette sortie.

    Mais oui il y a aussi des « souverainistes libéraux », tel Pierre Manent qui critique très sévèrement la manière dont l’Europe se construit en particulier l’abandon de la légitimité des corps nationaux, l’abandon du politique pour le dogme des « droits de l’homme » ( ce qu’il appelle la  » pathologie de la démocratie extrême » qui ne peut selon lui que conduire à la mort de la démocratie) mais qui souligne que la solution ne saurait être un retour en arrière.

  24. … « critique très sévèrement la manière dont l’Europe se construit »…

    et qui donne lieu en effet à critiques justifiées.

    Je critique également très sévèrement la manière dont la France s’est construite, je n’en suis pas moins très français et quelquefois fier de l’être.

  25. Guenièvre

    Ce serait trop long et peu judicieux de développer les arguments de Manent sous ce billet, Impat. Mais ils ne sont pas sans poser de vraies questions. Tout ce qui touche la dérive technocratique de la construction européenne est décrite par lui d’une façon exemplaire :

    « Gouvernés par ces instruments de gouvernance et non pas de gouvernement, les peuples européens deviennent les instruments de leurs instruments, la matière mécontente mais docile d’un empilement de gouvernances qui, de la commune aux Nations Unies ont pour unique propos de prévenir toute action individuelle ou collective qui ne serait pas la simple application d’une règle de droit. Embrassant les  » valeurs démocratiques » nous avons oublié le sens de la démocratie, son sens politique, qui est le gouvernement de soi. Le temps est revenu du despotisme éclairé, désignation exacte pour la somme d’agences, administrations, cours de justice et commissions qui, dans le désordre, mais d’un état d’esprit unanime nous donnent de plus en plus méticuleusement la règle « La raison des Nations.

    Deux exemples qui, selon lui, sont caractéristiques du fait que cette Europe se construit  » en dehors de toute réalité politique », comme  » en suspend » ce qui fait que beaucoup peuvent ne pas se sentir concernés:

    – le refus de prendre l’Europe pour ce qu’elle est, c’est-à dire la négation de son origine chrétienne , le refus de considérer les européens comme les héritiers d’une civilisation infusée par le christianisme.
    – L’extension géographique infinie qui ne correspond à aucun autre projet véritable que celui de s’étendre..

    Ces critiques sont graves et fondées malheureusement ; elles pointent des dérives qui risquent d’entraîner l’Europe sur de très mauvais chemins… et pourtant je suis persuadée de la nécessité de la construction européenne…

  26. Guenièvre, deux réflexions sur votre 29 décembre à 16:15.

    La première sur « L’extension géographique infinie »… Cette critique de Manent est empreinte de mauvaise foi : l’extension fut effectivement prématurée à mon avis (d’aujourd’hui ) mais il ne fut jamais envisagé qu’elle fût « infinie » car il ne s’agissait que d’extension au sein de l’Europe géographique. Le cas particulier de la Turquie est, justement, particulier car d’une part la Turquie est partiellement européenne, d’autre part ce pays n’a jamais obtenu l’accord des Européens. Seuls étaient, et sont, favorables à l’adhésion turque les individus et les Etats qui sont…opposés à l’Union Européenne. À leur tête, évidemment, la Grande Bretagne. Pour ces derniers, leur avis favorable à l’adhésion turque n’est qu’une tentative pour dissoudre l’Union.
    La seconde sur « la nécessité de la construction européenne… ». Cette construction n’est pas une nécessité, on peut toujours choisir d’être isolé, pauvre et, impuissant. Mais ne pas la réaliser serait une stupidité. Ce serait, comme l’écrivit Max Gallo (un souverainiste !) un « scandale historique ».

  27. Guenièvre,
     » pathologie de la démocratie extrême qui ne peut selon lui que conduire à la mort de la démocratie ».
    Pour avoir écrit cela, ce Manent mérite l’anoblissement. Et pour mille autres raisons. C’est notre penseur le plus sage et mesuré, malheureusement discret, loin des spotlights, et libéral au sens « impatien », c’est-à-dire proche de l’honnête homme des siècles anciens. Préférant une société de libertés à une de contraintes, il se voit navré de constater que cette société-là nécessite des hommes instruits, soucieux du bien commun. Et des femmes encore plus… Bref ce n’est pas pour demain. I-manent…

  28. Guenièvre

    @ Impat,
    Pierre Manent n’est évidemment pas de mauvaise foi. C’est moi qui en tapant ai « mangé » la moitié d’un mot. Il parle d’extension géographique « indéfinie » ce qui n’est pas la même chose. Indéfinie parce que, dit-il , à partir d’un certain moment on ne s’est plus posé la question que l’on se posait au départ au moment de l’adhésion d’un pays :  » Pourquoi ? » mais la question :  » Pourquoi pas ?  » Et cette question n’a plus été posée par les fondateurs de l’association mais par les candidats eux-mêmes. D’autre part on sait bien que les limites géographiques du continent européen sont sujettes à caution…

  29. Guenièvre

    « C’est notre penseur le plus sage et mesuré, malheureusement discret, loin des spotlights, et libéral au sens « impatien », c’est-à-dire proche de l’honnête homme des siècles anciens. »
    Ah! je vois que je ne suis pas la seule à admirer cet homme-là ! qui en plus de toutes les qualités que vous lui concédez aime les roses anciennes….autant dire qu’il est proche de la perfection 🙂

  30. Guenièvre,
    de plus, c’est un chrétien avoué, ce qui n’aide pas, de nos jours, mais explique, selon moi, sa sagesse. Il aime plus qu’il ne juge.

  31. Guenièvre, avec « indéfinie » au lieu de « infinie » je regrette (infiniment) mon accusation de mauvaise foi, et je la retire avec soulagement.
    Cela étant, on a certes exagéré en nombre et en rapidité, mais il n’est pas anormal de voir un pays en absorber un autre si les deux sont volontaires pour le faire. Poussés en ce sens par l’Allemagne en 1995/96 nous avons eu le tort « d’élargir » avant « d’approfondir ». Ce fut une faute, qui rend la construction européenne plus difficile mais ne la met pas en cause, heureusement.

  32. Rackam,… « libéral au sens « impatien », c’est-à-dire proche de l’honnête homme des siècles anciens. »…
    Cette qualification du terme « impatien », qui me va droit au cœur, me transporte d’autant plus qu’elle vient de vous.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :