Le déclin du courage, Soljénitsyne rappelé par Florence. 1/2.

 

 Extraits du discours prononcé par Alexandre Soljénitsyne  à Harvard en  1978 et publié par l’équipe «  Perspective Monde » de l’Université de Sherbrooke (Québec).

Le déclin du courage est peut-être le trait le plus saillant de l’Ouest aujourd’hui pour un observateur extérieur. Le monde occidental a perdu son courage civique, à la fois dans son ensemble et singulièrement, dans chaque pays, dans chaque gouvernement, dans chaque pays, et bien sûr, aux Nations Unies. Ce déclin du courage est particulièrement sensible dans la couche dirigeante et dans la couche intellectuelle dominante, d’où l’impression que le courage a déserté la société toute entière. Bien sûr, il y a encore beaucoup de courage individuel mais ce ne sont pas ces gens là qui donnent sa direction à la vie de la société. Les fonctionnaires politiques et intellectuels manifestent ce déclin, cette faiblesse, cette irrésolution dans leurs actes, leurs discours et plus encore, dans les considérations théoriques qu’ils fournissent complaisamment pour prouver que cette manière d’agir, qui fonde la politique d’un état sur la lâcheté et la servilité, est pragmatique, rationnelle et justifiée, à quelque hauteur intellectuelle et même morale qu’on se place. Ce déclin du courage, qui semble aller ici ou là jusqu’à la perte de toute trace de virilité, se trouve souligné avec une ironie toute particulière dans les cas où les mêmes fonctionnaires sont pris d’un accès subit de vaillance et d’intransigeance, à l’égard de gouvernements sans force, de pays faibles que personne ne soutient ou de courants condamnés par tous et manifestement incapables de rendre un seul coup. Alors que leurs langues sèchent et que leurs mains se paralysent face aux gouvernements puissants et aux forces menaçantes, face aux agresseurs et à l’Internationale de la terreur. Faut-il rappeler que le déclin du courage a toujours été considéré comme le signe avant coureur de la fin ?

Quand les états occidentaux modernes se sont formés, fut posé comme principe que les gouvernements avaient pour vocation de servir l’homme, et que la vie de l’homme était orientée vers la liberté et la recherche du bonheur (en témoigne la déclaration américaine d’Indépendance.)Aujourd’hui, enfin, les décennies passées de progrès social et technique ont permis la réalisation de ces aspirations : un Etat assurant le bien-être général. Chaque citoyen s’est vu accorder la liberté tant désirée, et des biens matériels en quantité et en qualité propres à lui procurer, en théorie, un bonheur complet, mais un bonheur au sens appauvri du mot, tel qu’il a cours depuis ces mêmes décennies.

Au cours de cette évolution, cependant, un détail psychologique a été négligé : le désir permanent de posséder toujours plus et d’avoir une vie meilleure, et la lutte en ce sens, ont imprimé sur de nombreux visages à l’Ouest les marques de l’inquiétude et même de la dépression, bien qu’il soit courant de cacher soigneusement de tels sentiments. Cette compétition active et intense finit par dominer toute pensée humaine et n’ouvre pas le moins du monde la voie à la liberté du développement spirituel.

L’indépendance de l’individu à l’égard de nombreuses formes de pression étatique a été garantie ; la majorité des gens ont bénéficié du bien-être, à un niveau que leurs pères et leurs grands-pères n’auraient même pas imaginé ; il est devenu possible d’élever les jeunes gens selon ces idéaux, de les préparer et de les appeler à l’épanouissement physique, au bonheur, au loisir, à la possession de biens matériels, l’argent, les loisirs, vers une liberté quasi illimitée dans le choix des plaisirs. Pourquoi devrions-nous renoncer à tout cela ? Au nom de quoi devrait-on risquer sa précieuse existence pour défendre le bien commun, et tout spécialement dans le cas douteux où la sécurité de la nation aurait à être défendue dans un pays lointain ?

Même la biologie nous enseigne qu’un haut degré de confort n’est pas bon pour l’organisme. Aujourd’hui, le confort de la vie de la société occidentale commence à ôter son masque pernicieux.

La société occidentale s’est choisie l’organisation la plus appropriée à ses fins, une organisation que j’appellerais légaliste. Les limites des droits de l’homme et de ce qui est bon sont fixées par un système de lois ; ces limites sont très lâches. Les hommes à l’Ouest ont acquis une habileté considérable pour utiliser, interpréter et manipuler la loi, bien que paradoxalement les lois tendent à devenir bien trop compliquées à comprendre pour une personne moyenne sans l’aide d’un expert. Tout conflit est résolu par le recours à la lettre de la loi, qui est considérée comme le fin mot de tout. Si quelqu’un se place du point de vue légal, plus rien ne peut lui être opposé ; nul ne lui rappellera que cela pourrait n’en être pas moins illégitime. Impensable de parler de contrainte ou de renonciation à ces droits, ni de demander de sacrifice ou de geste désintéressé : cela paraîtrait absurde. On n’entend pour ainsi dire jamais parler de retenue volontaire : chacun lutte pour étendre ses droits jusqu’aux extrêmes limites des cadres légaux.

J’ai vécu toute ma vie sous un régime communiste, et je peux vous dire qu’une société sans référent légal objectif est particulièrement terrible. Mais une société basée sur la lettre de la loi, et n’allant pas plus loin, échoue à déployer à son avantage le large champ des possibilités humaines. La lettre de la loi est trop froide et formelle pour avoir une influence bénéfique sur la société. Quand la vie est tout entière tissée de relations légalistes, il s’en dégage une atmosphère de médiocrité spirituelle qui paralyse les élans les plus nobles de l’homme.

Et il sera tout simplement impossible de relever les défis de notre siècle menaçant armés des seules armes d’une structure sociale légaliste.

Aujourd’hui la société occidentale nous révèle qu’il règne une inégalité entre la liberté d’accomplir de bonnes actions et la liberté d’en accomplir de mauvaises. Un homme d’Etat qui veut accomplir quelque chose d’éminemment constructif pour son pays doit agir avec beaucoup de précautions, avec timidité pourrait-on dire. Des milliers de critiques hâtives et irresponsables le heurtent de plein fouet à chaque instant. Il se trouve constamment exposé aux traits du Parlement, de la presse. Il doit justifier pas à pas ses décisions, comme étant bien fondées et absolument sans défauts. Et un homme exceptionnel, de grande valeur, qui aurait en tête des projets inhabituels et inattendus, n’a aucune chance de s’imposer : d’emblée on lui tendra mille pièges. De ce fait, la médiocrité triomphe sous le masque des limitations démocratiques.

Il est aisé en tout lieu de saper le pouvoir administratif, et il a en fait été considérablement amoindri dans tous les pays occidentaux. La défense des droits individuels a pris de telles proportions que la société en tant que telle est désormais sans défense contre les initiatives de quelques-uns. Il est temps, à l’Ouest, de défendre non pas temps les droits de l’homme que ses devoirs.

D’un autre côté, une liberté destructrice et irresponsable s’est vue accorder un espace sans limite. Il s’avère que la société n’a plus que des défenses infimes à opposer à l’abîme de la décadence humaine, par exemple en ce qui concerne le mauvais usage de la liberté en matière de violence morale faites aux enfants, par des films tout pleins de pornographie, de crime, d’horreur. On considère que tout cela fait partie de la liberté, et peut être contrebalancé, en théorie, par le droit qu’ont ces mêmes enfants de ne pas regarder er de refuser ces spectacles. L’organisation légaliste de la vie a prouvé ainsi son incapacité à se défendre contre la corrosion du mal. (…)
L’évolution s’est faite progressivement, mais il semble qu’elle ait eu pour point de départ la bienveillante conception humaniste selon laquelle l’homme, maître du monde, ne porte en lui aucun germe de mal, et tout ce que notre existence offre de vicié est simplement le fruit de systèmes sociaux erronés qu’il importe d’amender. Et pourtant, il est bien étrange de voir que le crime n’a pas disparu à l’Ouest, alors même que les meilleurs conditions de vie sociale semblent avoir été atteintes. Le crime est même bien plus présent que dans la société soviétique, misérable et sans loi. (…)

La presse, aussi, bien sûr, jouit de la plus grande liberté. Mais pour quel usage ? (…) Quelle responsabilité s’exerce sur le journaliste, ou sur un journal, à l’encontre de son lectorat, ou de l’histoire ? S’ils ont trompé l’opinion publique en divulguant des informations erronées, ou de fausses conclusions, si même ils ont contribué à ce que des fautes soient commises au plus haut degré de l’Etat, avons-nous le souvenir d’un seul cas, où le dit journaliste ou le dit journal ait exprimé quelque regret ? Non, bien sûr, cela porterait préjudice aux ventes. De telles erreurs peut bien découler le pire pour une nation, le journaliste s’en tirera toujours. étant donné que l’on a besoin d’une information crédible et immédiate, il devient obligatoire d’avoir recours aux conjectures, aux rumeurs, aux suppositions pour remplir les trous, et rien de tout cela ne sera jamais réfuté ; ces mensonges s’installent dans la mémoire du lecteur. Combien de jugements hâtifs, irréfléchis, superficiels et trompeurs sont ainsi émis quotidiennement, jetant le trouble chez le lecteur, et le laissant ensuite à lui-même ? La presse peut jouer le rôle d’opinion publique, ou la tromper. De la sorte, on verra des terroristes peints sous les traits de héros, des secrets d’état touchant à la sécurité du pays divulgués sur la place publique, ou encore des intrusions sans vergogne dans l’intimité de personnes connues, en vertu du slogan : « tout le monde a le droit de tout savoir ». Mais c’est un slogan faux, fruit d’une époque fausse ; d’une bien plus grande valeur est ce droit confisqué, le droit des hommes de ne pas savoir, de ne pas voir leur âme divine étouffée sous les ragots, les stupidités, les paroles vaines. Une personne qui mène une vie pleine de travail et de sens n’a absolument pas besoin de ce flot pesant et incessant d’information. (…) Autre chose ne manquera pas de surprendre un observateur venu de l’Est totalitaire, avec sa presse rigoureusement univoque : on découvre un courant général d’idées privilégiées au sein de la presse occidentale dans son ensemble, une sorte d’esprit du temps, fait de critères de jugement reconnus par tous, d’intérêts communs, la somme de tout cela donnant le sentiment non d’une compétition mais d’une uniformité. Il existe peut-être une liberté sans limite pour la presse, mais certainement pas pour le lecteur : les journaux ne font que transmettre avec énergie et emphase toutes ces opinions qui ne vont pas trop ouvertement contredire ce courant dominant.

Sans qu’il y ait besoin de censure, les courants de pensée, d’idées à la mode sont séparés avec soin de ceux qui ne le sont pas, et ces derniers, sans être à proprement parler interdits, n’ont que peu de chances de percer au milieu des autres ouvrages et périodiques, ou d’être relayés dans le supérieur. Vos étudiants sont libres au sens légal du terme, mais ils sont prisonniers des idoles portées aux nues par l’engouement à la mode. Sans qu’il y ait, comme à l’Est, de violence ouverte, cette sélection opérée par la mode, ce besoin de tout conformer à des modèles standards, empêchent les penseurs les plus originaux d’apporter leur contribution à la vie publique et provoquent l’apparition d’un dangereux esprit grégaire qui fait obstacle à un développement digne de ce nom. Aux états-Unis, il m’est arrivé de recevoir des lettres de personnes éminemment intelligentes … peut-être un professeur d’un petit collège perdu, qui aurait pu beaucoup pour le renouveau et le salut de son pays, mais le pays ne pouvait l’entendre, car les média n’allaient pas lui donner la parole. Voilà qui donne naissance à de solides préjugés de masse, à un aveuglement qui à notre époque est particulièrement dangereux. (…)

 

31 Commentaires

  1. rackam

    Bologne,
    merci de donner la parole à celui qui éveille. Raison pour laquelle on l’entend peu. Car les autres paroles nous murmurent: « dormez, on s’occupe de tout ».
    La seule avancée positive depuis ce texte, c’est internet et une libération de la parole. Avec un risque de fractionnement de la société qui n’est pas rassurant.
    La globalisation mène-t-elle inéluctablement aux communautarismes?

  2. Rackam… « La globalisation mène-t-elle inéluctablement aux communautarismes? »…
    À un communautarisme de sentiment, d’amitié, de proximité avec un groupe possédant des points communs, … oui sans doute.
    Mais à un communautarisme institutionnel géré par des lois séparées, des obligations spécifiques, des juridictions spéciales,… non je ne crois pas cela inéluctable.

  3. Souris donc

    La globalisation mène au totalitarisme, dormez, on s’occupe de tout.
    Les dissidents soviétiques apportaient sur notre société le regard halluciné qui sait ce que totalitarisme veut dire, sans pour autant cautionner notre système dont ils pointent les dérives. Solsjenizyn qui nous a appris le mot goulag a immédiatement été raillé par la doxa germanopratine imprégnée de communisme de l’époque.
    Leur emphase possédée s’y prête.
    Vladimir Bukowski est presque plus troublant encore dans son parallèle « L’Union Européenne, une nouvelle URSS ? ». A la parution, Saint-Germain-des-Prés a haussé les épaules. L’Europe, réincarnation de l’URSS bureaucratique et totalitaire ? Complotisme bien sûr…

  4. rackam

    Souris,
    ça me rappelle, dans les années 1985/86 la conférence que j’avais organisée autour de Monseigneur Tchidimbo, un africain récemment sorti des geôles de la nomenklatura marxiste qui tenait son pays (Guinée?). Un sbire de l’évêché de l’ouest où je vivais alors m’avait mis en garde: « Depuis qu’il est allé en prison il dit un peu n’importe quoi ». Et ce « n’importe quoi » c’était, en substance ce que dit Soljenitsyne ci-dessus.

  5. Guenièvre

    Je ne connaissais pas ce texte très pertinent Florence,
    « La seule avancée positive depuis ce texte, c’est internet et une libération de la parole. »
    Oui rackam et c’est une avancée énorme. Au moment du bourrage de crâne des  » sciences de l’éducation » on avait véritablement le sentiment de devenir fou quand on se trouvait complètement isolé à défendre sa position devant des gens qui avançaient avec l’assurance et la réflexion d’un rouleau-compresseur. Reconnaissance éternelle à A.Finkielkraut qui nous a conforté dans notre opinion (et réconforté) à l’époque…
    .

  6. Souris,… « « L’Union Européenne, une nouvelle URSS ? ». A la parution, Saint-Germain-des-Prés a haussé les épaules. »

    Au fond il est bien, ce quartier. Le prochain appart libéré par un exilé fiscal, je le squatte.

  7. D’ac pour Finkie. Ses positions hors doxa semblent ne pas lui avoir porté chance.

  8. roturier

    Pourquoi Bologne?

  9. roturier

    Bonne idée d’avoir rapporté ce texte.
    Précurseur, le bonhomme. Prophétique. En 1978, 11 ans avant la chute du « mur » et 10 ans après 1968 il diagnostique les effets désastreux de l’interdiction d’interdire ; loin, malgré ses comptes personnels à régler avec le système « collectiviste », de tomber dans la glorification de « l’occident », il décèle les dangers de l’Individu Roi gâté et puérile qui scie la civilisation sur laquelle il est assis.
    Malgré qq failles syntaxiques dues probablement à la traduction ; dommage que ça tombe sur une phrase clé :
    « Il est temps, à l’Ouest, de défendre non pas temps les droits de l’homme que ses devoirs. » (TANT…).

  10. Florence

    Quand je pense que ce texte a été écrit en 1978, il y a 35 ans ! Tout y est.
    Soljénitsyne est un des rares génies du 20ème siècle.

  11. Florence

    D’accord avec Rackam et Guenièvre sur les bienfaits d’internet qui a permis de faire éclater l’isolement.

  12. Florence

    Bologne est une version dégradée de Florence, selon Rackam. Une vieille blague

  13. Merci Florence, ce texte est d’une très grande hauteur. Comme Souris, je me souviens que son auteur était légèrement suspect aux yeux des belles âmes. C’est un texte tout à la fois réconfortant et angoissant car il a un écho en nous, il nous justifie dans une certaine mesure, mais en même temps il montre l’étendue des dégâts.
    Je le copie.

  14. rackam

    Faille syntaxique: « gâté et puéril »…

  15. Merci; mais si il y’avait que ça…
    Jamais passé une minute en compagnie d’un prof de Français.
    Appris la langue adulte, « à l’usure » et dans un contexte non francophone. Comment? « sur le tas ». Mignonne, le tas. C’est encore le meilleur moyen. Même si on parle peu.
    Le correcteur d’aurthaugraf est mon grand allié. En l’occurrence il ne pouvait rien.

  16. rackam

    Ça faisait longtemps qu’on ne m’avait pas appelé mignonne… je suis gâté.

  17. Souris donc

    La défense des droits individuels a pris de telles proportions que la société en tant que telle est désormais sans défense contre les initiatives de quelques-uns.

    LGBT ?

  18. Dans son discours pour la réception du prix Nobel, il fait référence à Camus (dont le discours devant l’académie suédoise mérite également d’être relu), lequel n’était pas en odeur de sainteté parmi les membres de la police de la pensée.

  19. Souris donc

    L’endoctrinement subventionné.

    Une agressive perroquette de SOS-racisme rabrouée par Maurice Champvert, un Martiniquais qui a du répondant et lui retourne tous ses arguments en décortiquant la méthode.
    Ça dure 29mn. Fascinant de non-écoute de la perroquette qui ne cherche qu’une chose : couper la parole pour placer sa marchandise.

  20. Ce type a vraiment réfléchi au problème ! Charlotte est un bébé faut dire, j’en ai une du même âge à la maison, c’est encore un peu tendre, vite facho mais tendre.

  21. Florence

    Souris,
    Génial ! C’est tout à fait ça. A regarder jusqu’à la dernière seconde car la fin vaut vraiment le coup.

  22. Y’a aussi ça. Hors sujet ou pas, c selon. Mais génère une conclusion sur la mécanique qui permet, en démocratie, à une minorité active de prendre le dessus:

    Bachelot mère et fils expliquent pourquoi une candidature UMP à la mairie de Paris n’a aucune chance; car vue par les « intéressés » comme celle des opposants au mariage gay. Ils sont minoritaires, mais sans eux, pas de mairie de Paris.

  23. Souris donc

    C’est Maurice Champvert qui est génial. Charlotte a complètement intégré la doxa subventionnée, qu’elle récite au mot près. Plus sectaire qu’un Témoin de Jéhovah.

  24. Florence

    Oui , il est vraiment génial. Il la met complètement à nu. Elle est tellement sectaire qu’elle ne s’en rend même pas compte.

  25. Florence

    Paris vaut bien une messe !

  26. Souris donc

    Être gay-friendly, ce n’est pas une condition suffisante, mais c’est une condition nécessaire
    Elle a probablement raison, pour le Paris des bobos. Ce que je ne comprends pas, c’est pourquoi elle s’est sentie obligée, elle, d’aller manifester avec les pro-mariage gay. Les gays ne sont pas forcément pour la parodie de mariage. Dave et Lagerfeld s’étaient prononcé contre, avant de prudemment se renier.
    Il n’y a que Corto à être comme Maurice Champvert : libre.

  27. Florence

    Souris,
    un autre Antillais, un autre homme libre, ce député martiniquais qui donne une leçon magistrale de dignité à Taubira

  28. Souris donc

    Magistrale leçon, en effet ! La caméra montre fugitivement Taubira : sidérée.
    Ce député exprime son incompréhension devant la fuite en avant d’un gouvernement autiste et soumis au chantage d’un groupe de pression frivole. Qui utilise le terrorisme intellectuel à la Charlotte : les inlassables mantras branchouilles du caprice moralisateur et sans égard sous un égalitarisme de pacotille.

  29. Souris donc

    On est partagé entre le rire et l’effroi.

  30. Le discours de ce Bruno Nestor Azérot est courageux et réconfortant. Hors métropole on peut donc trouver des hommes de gauche lucides, non pollués par la boboïtude. Même s’il est un communiste ne comprenant rien à l’économie je me sens capable de voter pour lui : il existe des sujets plus essentiels que l’économie.

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