Malheurs et profits

Que dire des gens qui vendent leur malheur, leur propre malheur, pour en tirer quelque bénéfice ?

Non, ce n’est pas aux mendiants ou aux infirmes qui tendent la main dans la rue que ce billet s’adresse. Il vise la mendicité à grande échelle, celle qui compte, et qui compte bien, sur l’émotion savamment vendue à une opinion crédule et généreuse. Généreuse parce que crédule.

Vous voulez faire fortune ? Sans risquer la prison pour vol, sans risquer l’opprobre de vos proches, sans risquer la vengeance des jaloux ? Voici une recette. Organisez un accident. Un accident, un vrai, un grand, un spectaculaire, et surtout un collectif. Par exemple, si vous travaillez à un titre quelconque dans un bâtiment important où passe du monde, débrouillez-vous un jour pour qu’une bousculade se produise dans l’escalier principal, qu’il se produise quelques chutes graves, qu’il y ait quelques morts, des blessés en grand nombre, et surtout, surtout, que les médias soient prévenus et les caméras à proximité. N’oubliez pas, vous-même, d’écoper de quelque blessure, ou d’un traumatisme suffisant pour figurer au nombre des victimes.

Alors c’est gagné. Parmi les lecteurs de la presse, ou parmi les téléspectateurs et auditeurs il se trouvera au moins un avocat indigné, et…ambitieux, qui jugera la cause intéressante. Cet avocat prendra contact avec les familles, et n’aura aucun mal à convaincre la plupart d’entre elles  que l’entreprise propriétaire, ou utilisatrice, de l’immeuble aurait dû prendre des précautions élémentaires pour éviter ce drame épouvantable. Bien entendu, l’accident étant collectif et spectaculaire il fera pour une ou deux  journées la Une des médias.

La bousculade seule est à l’origine du drame ? Qu’importe ! Une bousculade, ce n’est pas solvable. Donc on accusera l’entreprise « responsable » qui aurait dû…etc. La question n’est pas de savoir si cette entreprise y est pour quelque chose, la question est de savoir si on peut lui faire un procès et, aidé par l’émotion des familles et de l’opinion, obtenir un dédommagement de quelques millions d’euros.

Alors, si se trouvent réunies les conditions de solvabilité indispensables, on organise sur les chaînes de télévision les spectacles destinés à faire monter l’émotion. Sans émotion, pas de profit octroyé par la justice. L’émotion sera donc nourrie à satiété par ces visages de parents, de grands-parents, de frères et sœurs, montrés sur les écrans après la catastrophe. Orages, tempêtes, inondations, accidents d’avions, tout ce qui peut entraîner simultanément des victimes nombreuses, amènent quelques semaines et mois plus tard  de semblables scènes.

 Quoi de plus normal ? Des personnes éplorées montrent leur chagrin, n’est-ce pas naturel ?

Non, ce n’est pas « naturel ». Car justement, ce qui nous semble déplaisant de la part de ces personnes, c’est bien qu’elles le montrent, leur chagrin. Si un malheur vous frappait, s’il vous arrive de perdre brutalement un parent, un frère ou une sœur, un enfant, n’auriez-vous pas qu’un seul réflexe, celui de faire en sorte que le disparu continue à vivre avec vous dans le silence de vos cœurs ? Il ne consisterait certainement pas, ce réflexe, à aller afficher votre chagrin sur les écrans de télévision. Parler de son chagrin, en privé, cela peut soulager certaines personnes. Les priver de ce soulagement serait pour elles destructeur. Mais en faire une opération médiatique, comment l’accepter ?

Alors ces fréquentes scènes de détresse qui défilent à la télévision, d’où viennent-elles, que traduisent-elles ? En premier lieu il faut évidemment rappeler que ces « plateaux » pénibles ne sont le fait que d’une minorité des personnes touchées. Nombre de victimes de catastrophes, ou leurs proches, n’ont jamais été vues quémander à la télévision la compassion d’autrui. Mais les autres, celles qui s’exposent ?

C’est tout simple. Les tragédies attirent les médias, ce qui souvent amène les familles de victimes à être sollicitées. Or peu de gens résistent à la tentation d’être « vus à la télé ». Vedettes en pleurs, quelques secondes seulement, mais vedettes. Voilà qui n’est pas bien grave…

Mais ça le devient davantage lorsque l’on devine les arrière-pensées. Nous avons tous vu certaines familles,  ayant perdu un proche dans l’accident de Concorde survenu à Gonesse le 25 juillet  2000, venir défiler sur les écrans avec leurs avocats. Ces familles disposaient déjà de la garantie formelle, écrite et chiffrée, de la part d’Air France, selon laquelle une indemnisation importante leur serait versée. Ce n’était que justice. Cependant ces familles, poussées par leurs avocats, réclamaient plus encore. Disons que…c’était de bonne guerre ! Mais ce n’était pas dit sous cette forme « nous voulons plus de millions », non. Ce que ces personnes affirmaient froidement, c’est qu’elles se battaient pour…améliorer la sécurité des vols futurs de l’aviation de ligne !

On touche là à l’hypocrisie totale. Comme si le fait pour une compagnie aérienne majeure de verser des  fortunes  aux  victimes  allait   la convaincre d’accroître ses efforts en matière de sécurité ! S’il est un milieu où la sécurité constitue une priorité permanente, une sorte de charte, de bible sacrée, c’est bien celui de la famille aéronautique. Il n’est pas un pilote, pas un ingénieur, pas un ouvrier de production ou de maintenance, qui ne place cette préoccupation au centre de son travail. La sécurité des vols pour ces gens-là est comme une seconde nature. Il en est ainsi depuis la naissance de l’aviation, depuis le temps des pionniers, l’époque au cours de laquelle était présent le  risque  permanent, l’ennemi de chaque minute. Ce combat est resté la règle, il est devenu une tradition unanimement respectée. En aucun cas vous ne verrez un responsable mettre en cause une décision touchant à la sécurité, même difficile, même coûteuse. Dans ce milieu, quand une discussion se produit sur tel ou tel problème, quand plusieurs solutions sont en balance, il suffit que quelqu’un brandisse en le justifiant l’argument « sécurité » pour être certain d’emporter la décision.

Alors voir des gens réclamer des millions avec des trémolos dans la voix pour « que cela n’arrive pas à d’autres »…cela est insupportable. S’ils étaient sincères, ces gens déjà correctement indemnisés, ce ne sont pas des banderoles « plus jamais ça » qu’ils porteraient devant les caméras. Certes ce sempiternel slogan leur assure un bel effet médiatique. Sachant que la télévision privilégie l’émotion au détriment de l’information, on manipule ainsi l’opinion en affichant une préoccupation altruiste, et l’opinion ayant maintes fois démontré son influence face aux juges, on gagne son procès, et beaucoup d’argent.

Non, s’ils étaient sincères, ils ne chercheraient pas à voiler leur cupidité, et surtout celle de leurs avocats, derrière le souci d’épargner aux autres un malheur semblable. Apprenons donc à décrypter les banderoles. Derrière ce « Plus jamais ça, plus jamais ça » sachons qu’il faut lire » Un gros chèque, un gros chèque ». Et plus personne ne sera dupe.

Ce texte est un extrait, condensé et adapté, du  livre « Les Mouettes »  (Raoul Rouot, Le Manuscrit, 2004)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

59 Commentaires

  1. Guenièvre

    Belle description de tous les mobiles qui animent l’homme occidental depuis une trentaine d’années. Emotion, indignation, fric…un trio gagnant !

  2. Certes, Guenièvre, et l’on ne parle pas de la femme occidentale!

  3. En fait on compte 4, et non 3, mobiles qui animent hommes et femmes. Guenièvre a oublié le mobile phone.

  4. rackam

    impat se quadpaterise, Vermot quand tu nous tiens!

  5. … « impat se quadpaterise »…
    Simple rumeur. Mais il est vrai : pas de fumée sans feu, donc Rauchen Vermoten.

  6. QuadPater

    Sapajou ! Mou d’la gaufre ! Philistin ! Ilote !

  7. Guenièvre

    J’ai fait tout un billet sur elle, rackam, permettez que je parle de l’homme maintenant ! 🙂

  8. Trentaine (de milliers) d’années.

  9. roturier

    Cette dernière est effectivement digne de Tripater.

  10. QuadPater

    La faune et la flore passionnent la Femme, l’Homme affectionne le phone et le Flore.

  11. Quadpater,… « La faune et la flore… »
    Excellent 🙂

  12. rackam

    Et le faune et la folle passionnent les tenants du gender

  13. Relisant l’article il m’apparaît que cette phrase « La question n’est pas de savoir si cette entreprise y est pour quelque chose, la question est de savoir si on peut lui faire un procès » est assez représentative des réflexes contemporains.
    Non ?

  14. Guenièvre

    Je viens aussi de relire l’article Impat et je me posais d’autres questions. ( Je réfléchirai à la vôtre ensuite 🙂 )
    Comment se fait-il que pour beaucoup de personnes exister c’est passer à la télé ? Depuis l’avènement de celle-ci, l’image a pris une telle importance qu’elle donne une identité aux individus. Certains anthropologues disent que l’exhibitionnisme fait partie de la condition humaine mais le curseur de la pudeur se déplace en fonction des civilisations et des époques.

  15. rackam

    C’est « l’envie de pénal » décrite par Muray…

  16. Guenièvre

    Je n’ai pas lu Muray – ou très peu- il faudra que je m’y mette….
    Je ne sais pas si c’est une « envie ». Mais cela me semble devenir inéluctable : si l’on n’a pas au départ un minimum d’accord sur des valeurs communes ( la société décente d’Orwell ), si on considère que toutes les valeurs individuelles se valent et que le rôle de l’Etat doit être absolument neutre en ce domaine on est inévitablement conduit à vouloir tout trancher par le droit

  17. Guenièvre,… « Comment se fait-il que pour beaucoup de personnes exister c’est passer à la télé ? »…
    Je crois qu’il ne faut y voir que la sensibilité à la flatterie. « Passer à la télé » est considéré comme flatteur (mais je ne sais pas pourquoi !) comme le fut « paraître sur le journal », comme le fut auparavant « être cité par le tambour de ville » etc.
    Simple phénomène d’ego, sans doute.

  18. Guenièvre,… « tout trancher par le droit »…
    Ce pourrait être une solution, mais elle me semble irréaliste. La société s’oriente plutôt vers « tout trancher par les juges », or c’est très différent car les juges tranchent en fonction de beaucoup d’autres facteurs : leur expérience, leur compétence, leur environnement, et surtout la pression de l’opinion.

  19. Guenièvre

    Impat :  » Tout trancher par le droit est irréaliste, je suis bien d’accord : Comment trancher de façon strictement « technique » entre le droit des travailleurs à faire grève et celui des usagers à bénéficier du service public par exemple ? Entre le droit du berger à défendre l’agneau et celui de l’écologiste à préférer le loup ?
    Ce que je voulais souligner c’est que l’on en était arrivé là parce que l’Etat ne veut plus rien arbitrer ni surtout imposer des valeurs communes ( ce qui comportait aussi des grands risques je suis d’accord ). Chacun a sa propre définition des valeurs et de la morale, s’il en a une. Dans les villages, autrefois, les conflits arrivaient à se régler sans que l’on passe systématiquement devant les juges, il y avait un minimum de consensus, un minimum d’accord sur le limites à ne pas franchir. C’est terminé !
    Sur les juges soumis à la pression de l’opinion oui, c’est un problème aussi.

  20. La flemme m’interdit de développer ; on se satisfera donc des points principaux suivants :

    • Notre dépendance croissante sur des systèmes complexes ; certes technologiques, avions, informatiques etc…mais aussi organisationnels comme la politique, la distribution du pouvoir et le commerce de l’information ; est à l’origine de craintes publiques exacerbées et de l’élargissement du domaine de la « responsabilité civile ».
    • D’où l’utopie suicidaire du principe de précaution.
    • D’où une judiciarisation accrue des rapports humains.
    • Le phénomène mis en exergue par Impat s’inscrit dans cet ensemble ; pointer du doigt les méchants avocats, les gentils aviateurs et les clients profiteurs se focalise sur l’arbre pour ne pas voir la forêt. (Ce n’est pas à Impat que je dirai que les anglophones utilisent, bizarrement, une autre métaphore sylvicole : « barking up the wrong tree »).
    • S’agissant de l’obsession sécuritaire de l’aviation : on serait en droit de supposer qu’elle est largement motivée par la crainte d’indemnités pharaoniques en cas de problème. D’où l’hypothèse que la concupiscence des « victimes » et de leurs ayants- droits n’est pas sans effets bénéfiques.
    • Ce débat pourrait (devrait…) s’élargir sur la notion de « victime », « victimologie », pourquoi pas « martyr » et « martyrocratie », culpabilisation et rédemption (jamais vraiment acquise) par l’argent.
    • J’adorerais aussi évoquer, en ligne directe, les « cellules de soutien psychologique » qui fleurissent un peu partout dès l’avènement de n’importe quoi, histoire de bien nous faire comprendre que nous sommes fragiles et stupides, que nous avons des « droits » et que les pouvoirs publics sont là pour nous confirmer dans cette voie en nous chantant des berceuses.

    Mais ai-je dis la flemme ?

  21. Lisa

    Qu’est-ce que ça doit être quand vous n’avez pas la flemme…

  22. M’essayer c’est m’adopter.

  23. Guenièvre, … « il y avait un minimum de consensus, un minimum d’accord sur le limites à ne pas franchir. C’est terminé ! »…

    Je ne suis pas très convaincu que la judiciarisation outrancière provienne de ce manque, supposé nouveau, de consensus. Je crois avoir constaté qu’aux États-Unis ce consensus vis-à-vis de la loi et des limites existe davantage qu’ici, or le recours quasi systématique à la justice y a débuté avant de le faire chez nous, et y est encore plus fréquent.
    Il me semble que le « marketing » effréné des avocats y est aussi pour quelque chose, ainsi que le besoin croissant de se dégager de toute responsabilité. Ce dernier fait valant surtout pour les élus et les entreprises.

  24. Guenièvre

    Impat, il y a certainement plusieurs causes à ce phénomène et celle que vous évoquez n’invalide pas entièrement la mienne. Il m’avait semblé que la régulation des microconflits se faisait autrefois davantage par des modes alternatifs qui faisaient appel à un bon sens commun qui se perd aujourd’hui.  » Le besoin croissant de se dégager de toute responsabilité  » est présent aussi, ainsi que le besoin de sécurisation des individus qui implique une recherche effrénée de responsables en aval, et le développement du principe de précaution en amont. Le marketing des avocats serait plutôt une conséquence de cet état d’esprit non ? L’oeuf ? La poule ?

  25. Je choisis la poule, parce qu’elle pond des œufs.

  26. QuadPater

    Ne passez pas si vite sur la responsabilité, Impat : à mon avis elle est au cœur du problème. Surtout la notion de responsabilité individuelle.
    Des anecdotes avaient traîné de bouche à oreille il y a des années, qui racontaient cette dame qui avait passé son chien au micro-ondes pour le sécher, ou ce monsieur qui avait voulu tailler sa haie avec sa tondeuse… Ils avaient dit-on accusé leurs fournisseurs de la mort du clébard ou du déchiquetage du pied. J’ignore si elles étaient vraies, mais plus récemment on a eu ces procès de cancéreux contre tel ou tel cigarettier.
    En France j’ai suivi le procès intenté à un ami de mon père, entrepreneur. Il avait un chantier en cours, une maison individuelle. Une pancarte signalait les travaux, une clôture cernait le terrain. Un dimanche des curieux passent à côté de la maison, sautent le grillage pour visiter, un gamin s’empale la jambe sur un fer de béton armé qui dépasse. Ces gens ont traîné l’entrepreneur devant les tribunaux ; il a été condamné pour ne pas avoir suffisamment sécurisé son chantier.

  27. Mais Quad, je ne passe pas vite du tout, je vais vous faire un procès en accusation abusive 🙂

  28. Quad,… « Ces gens ont traîné l’entrepreneur devant les tribunaux ; il a été condamné pour ne pas avoir suffisamment sécurisé son chantier. »…
    Les exemples de ce genre de condamnations abusives fourmillent, hélas. Ils participent au désir croissant des entrepreneurs d’aller voir ailleurs.

  29. Simplicitude, quand tu nous tiens.

    Ailleurs c’est où, Impat? La surjudiciarisation n’a rien de spécifiquement français; surtout dans le milieu de l’entreprise.
    A
    ux USA, par ex., c’est infiniment + costaud, avec les « class actions » qui multiplient les indemnités et pénalités par milliers, parfois millions.

    C’est l’histoire de l’heureux propriétaire californien d’un mobile-home Chrysler neuf qui, ayant juste pris livraison de son nouveau joujou à la concession, roulait sur l’autoroute, retour à la maison.
    Impatient d’en tester les nouveautés, il a mis le régulateur automatique sur « cruise » et, véhicule roulant, passé à la cuisine installée à l’arrière pour se faire un café.
    Ce qui devait arriver arriva; ça a coûté à Chrysler 10 millions de dollars… Pour avoir gravé « cruise » et non « speed control ».

    Apparemment c’est corrigé depuis. Roulant en Renault (parfait), jamais vérifié.

  30. Cette histoire est normalement banale. Quand j’étais cow-boy californien je laissais mon cheval conduire…

  31. roturier

    C’est donc vous le Dalton dont parlait Rackam sur un fil précédent ?
    Cela dit.
    Qd j’étais gérant français (eh oui…) je fut condamné en pénal à 6 mois de prison avec sursis pour homicide involontaire (et je passe l’aspect « civil ») pour cause d’accident de travail mortel survenu dans l’entreprise; alors que je n’y étais pour rien.
    J’en sais qqc, de ces histoires de responsabilité.

  32. Les Français actuellement voient leur taux de chômage augmenter avec un gradient croissant, et leur niveau de vie moyen décroître pour la première fois depuis la guerre. De quoi intenter un procès en action de groupe au président ou au gouvernement, non ?

  33. Non. A TOUS les Présidents et TOUS les gouvernements depuis 35 ans.
    Et à ceux qui ont voté pour eux.
    Bref, tout le monde.

  34. Allez n’hésitez plus, tous se vaut, tout est pareil, tout revient au même, améliorer un peu ou empirer beaucoup c’est la même chose, le meilleur c’est le pire, le pire c’est le meilleur.
    On peut continuer ainsi : détruire c’est construire, etc.

  35. Impat, je prolonge: écrire c’est se taire, commenter c’est anesthésier le fil, renvoyer la balle c’est s’étonner qu’elle soit mortelle etc. 🙂

  36. Battre sa coulpe sur la poitrine d’autrui, s’efforcer à chercher des boucs émissaires faciles en face, récupérer des problèmes qui s’aggravent depuis de décennies à des fins propagandistes et politiciennes immédiates: voilà le fil conducteur ici.

    Les 35H (lois Aubry) sont sans doute symptomatiques du syndrome de la déchéance française. La pire stupidité irresponsable commise par un gouvernement français depuis la « Libération ». Cause principale de l’effondrement de Jospin-Aubry aux présidentielles de 2002 (le célèbre 21 avril) et thème majeur de cette élection, elles furent suivies par 10 ans au pouvoir de la partie adverse et NON ABROGEES.

    Or, on s’en rappelle l’origine : une loi de 1996 dite « De Robien », ministre du travail de Chirac-Juppé, portant encouragement par allègement de charges pour des entreprises qui accepteraient (facultativement) de réduire le temps du travail hebdomadaire et annuel « afin de créer des emplois » (!!!…). Portant donc l’hypothèse malthusienne que la réduction du temps du travail (en France) serait créatrice d’emplois (en France), dans l’ignorance volontaire et coupable du marché mondial en vases communicants, sans frontières.

    Ce qui nous a valu le commentaire goguenard de Gerhard Schroeder, ayant opté, qq années plus tard, pour les solutions inverses : « la réduction du temps du travail en France est une excellente nouvelle pour l’économie allemande »…

    Cette calamité est donc une parfaite coproduction gauche-droite « à la française ».

    Je répète donc : faute à TOUS les Présidents, TOUS les gouvernements et TOUS ceux qui avaient voté pour depuis 35 ans.

  37. Bonjour Rackam, je me doutais qu’un tel relativisme allait vous toucher ! 🙂

  38. Me bouleverser.
    C’est orwellien: « la Guerre c’est la Paix »…

  39. …et un pédalo est un porte-avions.

  40. À moins que ce soit un sous-marin…

  41. Une précision semble utile à la compréhension sur le Impat de 13 mars 2013 à 19:55.
    Le procès en action de groupe imaginé porte sur « leur taux de chômage augmenter avec un gradient croissant, et leur niveau de vie moyen décroître pour la première fois depuis la guerre ».
    Ces deux inculpations (…) datent de la fin de l’année 2012.
    Auparavant, le niveau de vie avait toujours augmenté, plus ou moins, depuis la guerre.
    Et juste avant la crise qui maintenant touche à sa fin ailleurs qu’en France, en 2007 et 2008 le chômage français régressait.

  42. Belem

    Bonjour et mes excuses pour le hors-sujet.
    Y’a-t-il ici quelqu’un qui sait mettre une photo sur internet, de telle sorte qu’un lien puisse être écrit depuis un autre site vers ladite photo. Qui sait et peut ou bien qui sait et m’explique. Merci d’avance.
    dgourvat@free.fr

  43. Guenièvre

    @ Belem,
    Quad m’avait appris à le faire . Je vous redonne le tuyau :

    « Enregistrez la photo sur votre disque, ouvrez le site http://imageshack.us/, téléchargez la photo (bouton browse pour aller la chercher). ImageShack va vous donner une adresse « 

  44. Bravo Guenièvre, merci pour lui. Maintenant j’espère que Belem va nous montrer la photo… 🙂

  45. Ou nous ficher la paix au lieu de prendre ce site pour le Bon Coin, le Chasseur Français, Meetic… en plus, il s’excuse lui-même alors que c’est éventuellement à nous de le faire. Ces portugais alors!

  46. Rackam… »Ces portugais alors! »…
    Ah, il est chevalier de la Tour ?

  47. Hello Belem, Dropbox est très bien, je t’ai envoyé une invitation, c’est gratuit.

  48. Belem

    Merci Ska. J’ai installé et cru suivre les instructions un certain nombre de fois. Mais je ne suis sur de rien. https://www.dropbox.com/home?tutorial=shmodel_create#!/lightbox/home/Photos

    Merci Dame Guenièvre, si je ne réussis pas avec la méthode de Ska, j’essaierai celle-ci.

    Merci Rackam pour l’indication d’autres voies telles que le Chasseur Français ou Le Bon Coin. Je suis infiniment désolé, navré, d’avoir perturbé votre sérénité. Je vous prie humblement d’accepter d’entendre qu’écrire, mes excuses ne consiste pas à s’excuser mais à présenter toutes ses confuses. Et puis faudrait pas non plus trop faire chier le marin, espèce de vieux schnock, pardon Monsieur Schnock.

  49. Belem

    Méthode Guenièvre-Quad

  50. Et voilà, ils tendent la main, on donne et ensuite ils vous insultent. L’Europe est mal barrée.

  51. Rackam,… »est mal barrée. »…
    C’est votre faute, faut pas s’attaquer aux marins.

  52. Belem

    Alors juste pour Rackam, et rapporté pour lui des jardins de Gethsemani

  53. Belem,
    la colonie finistérienne de Terre Sainte est très active. Merci pour la photo qui penche à droite (c’est une attention très délicate de votre part).

  54. Guenièvre

    @ Belem,
    Très jolies photos ! Merci !

  55. Belem

    Je pencherais plutôt pour le contre-coup de Pourim

  56. Trop érudit pour moi, ça.

  57. Rackam,… « Merci pour la photo qui penche à droite »…
    Une anecdote, ancienne (les années 60) mais authentique.
    De retour d’un voyage en Italie, mon père fait développer ses photos* chez le photographe du coin (Normandie). Deux jours plus tard elles lui sont remises, avec une tour de Pise… soigneusement redressée.

    *Pour les moins de 30 ans : à cette époque ante-diluvienne les photos étaient « argentiques » et devaient être « développées » dans un labo.

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