Trois athéismes.

 

 On assiste depuis quelque temps à une surenchère de conseils à l’égard de l’Église Catholique, venant pour la plupart de personnes ou de groupes qui n’en font pas partie. Traitant de l’Église comme d’une vulgaire multinationale, raisonnant en parts de marché, offensives marketing, politiques de communication, réformes de structures etc. C’est extrêmement aimable et généreux, je compte d’ailleurs donner des recommandations à des directeurs d’opéra, entraîneurs de curling, préparateurs de nasi goreng, sujets auxquels je n’entrave rien. Le monde est ainsi fait que chacun a un avis sur tout, de préférence sur ce qui le gêne dans son confort, ses habitudes, son image de citoyen conforme et docile.

Mais une analyse un peu plus poussée de ces publics critiques permet de les séparer en trois catégories distinctes.

La première est constituée des athées militants, tellement attachés à l’inexistence de Dieu qu’ils en parlent sans cesse, au point de Lui donner contours et personnalité, de Lui prêter intentions et actes. À force de crier au loup, ils finiront par le faire venir.

Pour nombre d’entre eux, le déni de divinité prend la forme d’une attaque systématique des institutions ou personnes qui s’en réclament. Les croyants sont dépeints, au mieux comme de doux dingues que la religion a vocation à rassurer devant les mystères de la vie, de la mort et de quelques autres sujets qui préoccupent tout le monde, à un moment ou à d’autres. Au pire comme de sanguinaires pourvoyeurs de morts et de misères, en quoi ils ont raison, historiquement, mais pas plus qu’en considération des autres institutions humaines qui ont toutes à se reprocher exactions, persécutions et massacres.

L’amalgame entre les religions qui ne sont pas au même stade de sagesse et de maturité est une pratique usuelle qui permet d’imputer à toutes les écarts de certaines. On noie ainsi dans le même sac, les loups, les moutons, le chien et le berger.

Ce premier athéisme ne prouve rien, s’évertue à discréditer, caricaturer, médire, mélanger histoire et actualité, passer du particulier au général, bref c’est une dialectique de combat, parfois respectable, souvent grossière.

La seconde forme de l’athéisme, plus douce, moins visible, plus répandue peut-être, est une variante de l’agnosticisme : je sais que je ne sais pas. Dieu est pour ceux-là une hypothèse parmi d’autres, dans laquelle ils ne se retrouvent pas. Une minorité d’entre eux avoue même ne pas parvenir à croire, preuve d’un essai méritoire, d’une interrogation qui est l’antichambre de la Foi. Mais ils ne franchissent pas le seuil et demeurent, parfois tristement, dans cette antichambre froide et solitaire.

Certains savent de quoi il s’agit lorsqu’on leur parle de Dieu, de Foi, de religion, d’autres, plus nombreux, croient savoir, mélangent, simplifient, attribuent à tort des caractéristiques infondées (l’infaillibilité pontificale par exemple)… Le vocabulaire original, les rites compliqués, les coutumes étranges des églises nourrissent incompréhension, méfiance, défiance.

Autant avec les tenants de la première chapelle (les athées militants) le dialogue est presque toujours impossible, les noms d’oiseaux volant plus vite que la tolérance, autant avec les seconds il s’avère souvent nourrissant, pour les deux « camps », l’un qui s’étonne et interroge, l’autre qui s’efforce de mettre des mots sur des convictions et mesure à quel point sa Foi est méconnue, sa religion estampillée sur des critères anciens, éteints, fallacieux.

Lorsque l’échange avec ces « sans Dieu »-là n’est ni prosélyte ni condescendant (d’un sens vers l’autre et réciproquement), il peut être source d’avancée, dans ce que l’on croit ou vers une position nouvelle.

La dernière forme d’athéisme a été joliment intitulée par Monseigneur Daucourt, évêque de Nanterre comme celle des « athées pieux ».

Qui sont-ils ?

Des pratiquants réguliers, pas forcément assidus, mais qui tiennent aux rites et aux liturgies, au calendrier des fêtes et processions etc. mais qui ont perdu la croyance en Jésus-Christ, Sauveur, mort et ressuscité. Pour les églises chrétiennes en tout cas. On les voit à la messe, au culte, au temple, mais ils ne cherchent pas Dieu. Ce dernier constitue pour eux un meuble de leur environnement, une habitude, un confort. La messe est une coutume sociale, une obligation parfois, dont on a perdu la cause. On doit, mais on ne sait plus pourquoi.

Ceux-là demandent des obsèques chrétiennes pour leurs parents « parce que c’est moins cher que louer une salle » (sic), parce que ça fait partie du deuil, parce que les voisins ne comprendraient pas qu’il n’y en eût pas. Quand on accomplit des gestes en raison du qu’en-dira-t-on, les convictions sont moribondes. Ou défuntes.

Les aumôneries sont remplies (entre autres) d’enfants dont les parents les ont inscrits, alors qu’eux-mêmes ne croient plus à grand chose. Sauf dans le supérieur où la démarche personnelle de l’étudiant est la règle.

Quitte à choquer, mais sans plaisir, on peut affirmer que ces « athées pieux » alourdissent les communautés et finissent par nuire à l’élan de charité, de Foi et même d’Espérance qui doit caractériser toute paroisse, tout groupe de chrétiens.

 

Ces trois groupes distincts ne se parlent guère, ont des trajectoires et des destinées divergentes, mais chacune interpelle le croyant. Gageons, pour les catholiques et pour les autres religions chrétiennes que le nouveau pontificat aidera à clarifier les positions, les points communs, les attitudes à adopter et celles à oublier.

Qu’enfin les chrétiens soient jugés sur ce qu’ils sont et font et non plus sur une histoire, des soupçons, des racontars. C’est tout ce que je souhaite, que je demande et que j’accorde : découvrir la vérité de l’autre, supposer sa sincérité, encourager sa parole libre, chercher ce qui rassemble l’humain, nouer des solidarités par-delà les écarts de point de vue. La charité ne se limite pas à la quête.

50 Commentaires

  1. Votre analyse est intéressante, Rackam. Merci.

  2. Guenièvre

    Pour la première catégorie vous avez des exemples précis ? 🙂
    Très intéressant c’est vrai rackam mais je ne sais toujours pas trop où je me trouve. Dans l’antichambre ? Mais elle ne me semble pas triste et froide …

  3. Patrick

    Et j’ajouterai qu’il n’y a alors qu’une seule sorte de chrétiens : ceux qui se soumettent à Jésus-Christ, seul Seigneur et Sauveur, et qui évangélisent (commandement ultime en fin de l’évangile selon Matthieu) : « faites de toutes les nations des disciples, baptisez-les au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit…« .

  4. Si l’auteur de ce bel article me permet une critique, je dirai qu’il me semble trop dur envers les « athées pieux ». Leur description est, je crois, la bonne : ils « tiennent aux rites et aux liturgies, au calendrier des fêtes et processions etc. mais… ont perdu la croyance en Jésus-Christ, Sauveur, mort et ressuscité »…à ceci près que le plus souvent ils ont en effet perdu la foi mais une certaine « croyance » leur reste. Ils croient sans être sûrs.
    Par ailleurs ces personnes ressentent envers l’Église un attachement qui, s’il n’est plus religieux au sens strict, au sens divin, reste culturel. Or cet attachement culturel, certes moins « pur » que celui de la foi, a son importance et ne mérite pas le rejet, même pas la désapprobation. Il s’agit pour eux de maintenir une civilisation à laquelle ils tiennent : celle des « racines chrétiennes de l’Europe ». Et je crois que de telles raisons sont nobles. Sauf exception je ne pense pas qu’ils fassent cela en fonction du qu’en dira-t-on, ni parce qu’une cérémonie à l’église est «moins cher que louer une salle ».
    Ils appliquent simplement la devise des ducs de Brissac : « Maintenir ».

  5. Guenièvre

    Je suis d’accord avec votre commentaire Impat.

  6. Faut absolument être miséricordieux à l’égard de l’église.
    Et des éléphants d’Afrique.

  7. roturier

    Mille excuses, les éléphants.
    Pas voulu confondre.
    Vous, vous êtes irréprochables.

  8. Je crois que c’est avec vous qu’il faut être miséricordieux !
    Le christianisme existe depuis 2000 ans, bien des idéologies sont passées et passeront, le christianisme subsistera. Il passera par le feu du creuset et sera purifié, mais il subsistera.

  9. impat, les rites, sans la Foi, ont quelque chose d’obscène. Rendre visite à sa grand mère, à l’hospice, par routine mais sans tendresse, sans compassion, sans entrain, c’est désespérant. Si la messe est seulement une heure passée à attendre l’ite missa est, mieux vaut la suivre à la télévision. Sauf pour la quête… mais bon!

  10. Rackam, vous confondez foi et amour.
    La foi : « fide », c.a.d. confiance ; les actes que vous évoquez relèvent de l’amour (agapè), appelé aussi charité (dans le sens premier du terme).

  11. Rackam, je vous trouve en cette matière trop rigoriste, trop tout ou rien. Oui la foi est tout, mais sans la foi il n’y a pas rien. Il y a la tendresse et l’amour. Y compris la tendresse pour les rites, et la tendresse n’est pas obscène.
    Je suis sûr que lors de mes visites à ma grand-mère à l’hospice, cette dernière est sensible non seulement à ma tendresse pour elle mais aussi au rite du bonjour, du bisou, des souvenirs que j’évoque avec elle.

  12. Mais évidemment, impat espèce de casuiste en cannelé caramélisé! Mais dans le cas inverse, dont je parle, s’il n’y a que bisou, narration des souvenirs et aucune dimension de don, nous dirions d’oblation, ce n’est pas du tout pareil.
    Patrick et vous me donnez la certitude de m’être très mal exprimé et d’avoir saboté le concept de Mgr Daucourt. Je me retire dans ma cellule et reviens quand tout sera plus clair…

  13. sausage

    Donc il s’agit ici d’une typologie des athéismes.
    L’inventaire est juste, tellement juste que je m’y retrouve à chaque fois. Autrement dit, nous sommes à la fois les trois cas de figure. Il sommeille en nous simultanément la hargne athée, qui correspond à un sentiment de révolte (parfois légitime, rackam l’a souligné) tandis que l’agnosticisme exprime sans doute un état de l’âme plus tempéré, apaisé et arrive en dernier le confort des habitudes et des traditions.
    Mes faiblesses, je commence à les connaître. Ce qui m’aiderait maintenant, c’est de savoir ce qu’est la Foi.

  14. 1 Or la foi, c’est l’assurance des choses qu’on espère, la démonstration de celles qu’on ne voit pas.
    2 C’est à cause d’elle que les anciens ont reçu un bon témoignage.
    3 C’est par la foi que nous comprenons que le monde a été formé par la parole de Dieu, de sorte que ce qu’on voit ne provient pas de ce qui est visible.
    4 ¶ C’est par la foi qu’Abel offrit à Dieu un sacrifice de plus grande valeur que celui de Caïn ; par elle, il fut déclaré juste, Dieu lui–même rendant témoignage à ses offrandes ; et par elles, quoique mort, il parle encore.
    5 C’est par la foi qu’Hénoc fut enlevé, de sorte qu’il ne vit pas la mort ; et on ne le trouva plus, parce que Dieu l’avait enlevé. Car avant son enlèvement, il a reçu le témoignage qu’il plaisait à Dieu.
    6 Or, sans la foi, il est impossible de lui plaire ; celui qui s’approche de Dieu doit croire qu’il existe et qu’il récompense ceux qui le cherchent.
    7 C’est par la foi que Noé, divinement averti de ce qu’on ne voyait pas encore et saisi d’une pieuse crainte, construisit une arche pour sauver sa famille ; c’est par elle qu’il condamna le monde et devint héritier de la justice qui s’obtient par la foi.
    8 C’est par la foi qu’Abraham, obéit à l’appel (de Dieu) en partant vers un pays qu’il devait recevoir en héritage ; et il partit sans savoir où il allait.
    9 C’est par la foi qu’il vint s’établir dans la terre promise comme en un pays étranger, habitant sous des tentes, ainsi qu’Isaac et Jacob, héritiers avec lui de la même promesse.
    10 Car il attendait la cité qui a de solides fondations, celle dont Dieu est l’architecte et le constructeur.
    11 C’est par la foi aussi que Sara elle–même, malgré son âge avancé, fut rendue capable de donner le jour à une descendance, parce qu’elle tint pour fidèle celui qui a fait la promesse.

    La Bible, Epitre aux Hébreux, chapitre 11, versets 1 à 11.

  15. Rackam, 17h,… « ce n’est pas du tout pareil. »…
    Je suis bien d’accord que ce n’est pas du tout pareil. Mais « bisou et narration des souvenirs », sans prétendre à avoir une dimension d’oblation, constituent des actes d’amour auxquels j’aime attribuer grande valeur.
    Pas pareil, mais fort et précieux.

  16. Cher Sausage, cent fois d’accord avec vous ! J’envie ceux que nul doute ne fait vaciller, la foi sans jamais le doute m’est inconnue, les moments de grâce où tout s’éclaire où le monde est neuf à nouveau alternent avec l’antichambre triste et froide du doute, c’est mon lot en tout cas.

  17. Tout cela doit être détruit et évacué pour que l’homme devienne Fils
    de Dieu : qu’il n’y ait plus ni plainte ni souffrance. (…) Veux-tu savoir
    si ton enfant est né et s’il est dénudé, c’est-à-dire si tu es fait Fils de
    Dieu? Aussi longtemps que tu souffres dans ton cœur pour quoi que ce
    soit, fût-ce pour un péché, ton enfant n’est pas né. Si ton cœur
    souffre, tu n’es pas mère, tu es dans l’enfantement, proche de la nais-
    sance. Ne tombe cependant pas dans le doute, que tu souffres pour toi
    ou pour ton ami : si l’enfant n’est pas né, il est cependant près de
    naître. Il est parfaitement né lorsque le cœur de l’homme ne souffre
    plus de rien; alors l’homme a l’être et la nature et la substance et la
    sagesse et la joie et tout ce que Dieu a. Alors l’être identique du Fils
    de Dieu devient nôtre, est en nous, et nous pénétrons dans l’être
    identique de Dieu.
    Le Christ dit : « Si quelqu’un veut venir à ma suite, qu’il se charge de
    sa croix et qu’il me suive. » C’est-à-dire : rejette de ton cœur toute
    souffrance, afin qu’il n’y ait dans ton cœur que joie constante. Alors
    l’enfant est né.
    Maître Eckhart. (Cité par Jean-François MALHERBE, Maître Eckhart
    sur la liberté de l’humain en Dieu)

  18. sausage

    En effet, le doute fait partie intégrante de la foi. C’est ce qui la rend si précieuse.
    Je reviens sur ma question, elle était inutile. La foi est quelque chose de personnel, on ne saurait en dessiner ses contours. Elle prend la forme de nos âmes et est à ce titre polymorphe. Pour moi, elle ressemble peut-être à l’émerveillement simplet d’un coeur qui constate, l’espace d’un instant, à l’occasion d’un chant, d’une réflexion ou d’une évasion de l’esprit, l’imbrication du monde. Une fraction d’éternité ou le plan de Dieu apparaît dans toute sa justesse et sa beauté.

  19. Ah, mon sausageounet, aah mon tiborinou, je vous en pose, moi, des questions?
    L’enfant a-t-il en permanence foi en ses parents? Parfois trop (il les croit magiciens), parfois non (ils vont contre son gré, ils se mettent en colère,etc.).
    Le seul moment où nous frisons l’athéisme, c’est lorsque nous croyons avoir saisi (double sens) Dieu, soit pour le faire tout petit dans la case que nous tenons prête, soit pour lui reprocher d’avoir fait ou omis de faire, d’avoir parlé, de s’être tu. Bref quand nous le rapetissons ou lui en voulons de ne pas épouser nos projets. Il ne peut les épouser: il est déjà marié. Avec nous. Qui sommes bien plus grands que nos projets…
    La fourmi est bien plus essentielle que l’idée qu’elle se fait d’elle même.

  20. sausage

    J’avais retiré ma question.
    Sinon, l’athéisme n’est pas qu’une crise de foi, il est surtout un choix. Et plus que tout autre chose, ce sont les choix qui nous définissent et/ou permettent d’établir des distinctions entre les hommes.

  21. Le doute éclaire. La certitude aveugle.

  22. Guenièvre

    « l’émerveillement simplet d’un coeur qui constate, l’espace d’un instant, à l’occasion d’un chant, d’une réflexion ou d’une évasion de l’esprit, l’imbrication du monde. Une fraction d’éternité ou le plan de Dieu apparaît dans toute sa justesse et sa beauté. »
    Oui, sausage dans ce texte quelques uns de vos mots me parlent : il y a des moments où je peux éprouver ce mélange particulier d’allégresse et de sérénité, de plénitude et de ravissement, des moments où je me sens « reliée » au monde et à tout ce qui vit et qui est.
    Mais c’est bien peu pour parler de « foi » . De l’espérance d’une vie après la mort par exemple je n’en ai point…

  23. « Mais c’est bien peu pour parler de « foi » . De l’espérance d’une vie après la mort par exemple je n’en ai point… »
    Vous faites bien de le relever, dame Guenièvre, car j’ai l’impression que certains ici confondent foi et sentiments.
    « La foi, c’est l’assurance des choses qu’on espère, la démonstration de celles qu’on ne voit pas. » dixit le texte biblique cité plus haut. Foi, de fide, confiance, ou encore assurance. Elle n’est pas un sentiment, elle peut générer des sentiments. Mais si l’on compare cela à un train, la foi, c’est la locomotive, les sentiments sont un wagon, jamais l’inverse.

  24. Tout ça, c’est du vent; hors sujet.
    Le sujet est l’Eglise Catholique (voir la première phrase du texte de Rackam) et non La Foi.
    La confusion entretenue ici entre Eglise (surtout celle-ci) et Foi est une imposture.

    L’Eglise, malgré ses prétentions, n’est en aucun cas détentrice ni garante d’une quelconque « Foi » et encore moins d’un monopole sur la Chose.

    Il s’agit d’une organisation humaine frappée de tous les maux des organisations humaines, exacerbés par un âge canonix et un passé, hélas, inoubliable.
    Et sujette aux principes de Parkinson et de Peter dont elle est, depuis des siècles et des siècles amen, un magnifique exemple du bien-fondé.

    Dire avec Voltaire « chassons l’infâme » serait, de nos jours, au risque de me répéter, tirer sur une ambulance.
    Mais « je crains le ciel et je méprise ceux qui prétendent parler en son nom » n’a jamais été plus d’actualité.

  25. sausage

    Soit Patrick, soit. Dans ce cas, j’ai une chance infinie car je ne crois pas n’avoir jamais failli dans mes espérances de vie éternelle. Un cadeau du ciel. Une foi infaillible pour laquelle je n’ai jamais rien fait.
    Et si je pratique le doute, c’est par santé morale et intellectuelle.

  26. @ Sausage,
    Précision : foi en Jésus-Christ qui seul peut sauver pour l’éternité, pas foi en n’importe qui ou n’importe quoi.

  27. Rackam,… « Je me retire dans ma cellule et reviens quand tout sera plus clair… »…
    Mais pour que tout devienne plus clair nous comptons beaucoup sur vos lumières.

  28. @ Roturier,
    « c’est du vent; hors sujet »
    Comme vous y allez !
    « L’Eglise, malgré ses prétentions, n’est en aucun cas détentrice ni garante d’une quelconque « Foi » et encore moins d’un monopole sur la Chose »
    Oui certes, j’ajouterai : « Car il y a un seul MEDIATEUR entre Dieu et les hommes, Jésus-Christ homme, qui s’est donné lui-même » (1 Timothée. 2 : v.5).
    C’est pourquoi, je dis, comme l’affirme aussi le Nouveau Testament que « Christ est le chef de l’Eglise qui est son corps, et dont il est le Sauveur. » (Ephésiens 5.22 à 32), pas de l’Eglise catholique, mais de l’Eglise Universelle*, celle qui est composée de tous les croyants en Christ, quelle que soit les dénominations ou étiquettes.

    * Je sais que catholique veut dire universelle, mais là l’épithète me paraît prétentieuse. Surtout qu’un pape récent affirmait, il n’y a pas si longtemps que « les Eglises protestantes ne sont pas à proprement parler des Eglises » ! Du coup, là je proteste !
    😉

  29. roturier

    « Nous », Impat?
    Digne d’un vulgaire marxiste, ça.
    En tout cas, pas moi dans « nous ».

  30. Guenièvre

    L’ humilité et la bienveillance ce sont deux vertus chrétiennes ?

  31. Souris donc

    Désolée de faire partie des pieux qui alourdissent, tendance admirateur de la culture et partie intégrante de la civilisation que le christianisme a produite.
    Alourdir.
    Je trouve, Rackam, que les responsables ne rentabilisent pas assez les églises. La Manif pour tous a démontré la capacité de mobilisation jusqu’aux pieux qui alourdissent. Quand on dispose d’un patrimoine aussi exceptionnel, inscrit aux Beaux-Arts, on ne laisse pas bâtir des auditoriums en parpaings à 3 pas et qui endettent le contribuable sur 3 générations.
    On capte les mélomanes. Il se trouve que les puristes hurlent mais que les jeunes aiment la réverbération, l’écho, au point d’équiper leurs dispositifs d’écoute de delays et Dieu sait quels soundforges. Or les églises ont de la réverb naturelle. Et personne pour exploiter cet engouement. Il faudrait 3 concerts par jour, entre 10 et 150 € la place. Les églises seraient pleines. De pas pieux qui allègent.

  32. Non. Ce sont des vertus.

  33. Souris, vous faites des vœux pieux.

  34. Souris, et puis votre expression « rentabiliser les églises » pourrait bien ne pas plaire à tout le monde…:-)

  35. @ Souris,
    Mais il y a des Eglises qui organisent par exemple des concerts d’orgue. Cela fait venir du monde. Généralement on ne fait pas payer (sauf exception), mais il y a un plateau à la sortie.
    Cela ne « rentabilise » pas l’église (ou le temple), mais met du beurre dans les épinards.

  36. Certaines églises proposent aussi des concerts de chant choral, particulièrement bien adapté en ces lieux.

  37. Dernièrement, j’ai assisté à un concert de mandolines et guitares, certains morceaux avec mandoline solo, ou flûte solo, dans une église. Une vraie merveille !
    Il m’arrive aussi d’assister à des concerts de chant choral.

  38. Rackam (19 mars 2013 à 16:12)
    Il me semble que dans toute communauté il existe d’une part les fortement convaincus, les guides, et d’autre part les plus tièdes qui suivent. Ces derniers sont cependant nécessaires à la vie commune, ils participent, ils échangent, et ils peuvent même stimuler. Il doit en être ainsi dans l’Église. Pour eux comme pour les guides , « l’heure passée à attendre l’ite missa est » n’est pas forcément perdue.

  39. Concernant la musique dans les églises: à Rome ils jouent magnifiquement du pipeau.

  40. grandgil

    à Patrick,
    J’ai bondi (un saut de 3 mètres) quand j’ai lu votre com sur la soumission à Jésus, on ne se soumet au Christ, on s’ouvre à son amour, ce n’est pas pareil.

  41. grandgil

    à la souris, le patrimoine des églises n’appartient pas à l’Église mais à l’état. quant à rentabiliser, l’Église n’est pas une genre de multinationale.

  42. Souris donc

    @Patrick

    Les concerts d’orgue, je suis fan, bien sûr ! Mais,toute la musique classique, même la plus profane, est adaptée aux églises, les amplis, les micros sont inutiles, le chant porte. Exemple, un oratorio… c’est un opéra ! La musique de chambre fait merveille. De jeunes musiciens connus se démènent pour organiser des festivals, ils ont besoin de locaux, d’hébergement, de bénévoles. Les tournées de concerts sont devenus les moyens pour des artistes d’exercer leur art, puisque les ventes de CD chutent avec le piratage. Les églises pourraient saisir l’oppourtunité (et que personne ne me dise qu’il ne faut pas parler de rentabilité, les paroisse se lamentent, les municipalités se lamentent. Je suis sûr que les Lion’s et le Rotary seraient ravis de faire du bénévolat et du sponsoring, ils ont des réseaux).
    C’est toujours aussi bien que de se faire transformer en mosquée, non ?

  43. Souris donc

    Un jour en passant dans le Vaucluse, j’ai vu des affichettes, genre « j’ai perdu mon chat », il s’agissait d’un concert dans une église. Une pulpeuse violoncelliste donnait les Suites de Bach. Qui sont selon moi ingrates et chiantes. Eh bien elles étaient transfigurées, magiques, en ce lieu.
    En Allemagne, les Pasteurs protestants font appel aux compétences de leurs paroissiens, et un peu au hasard, vous trouverez une conférence sur la flore locale. Vous trouvez cela choquant ?

  44. Souris, ça n’a rien de choquant, au contraire. Mais, vous le savez bien, c’est le mot « rentabiliser » qui pour beaucoup de Français 21esièclistes est choquant. Pour ces derniers vous auriez dû dire par exemple « bénéfique », mais « rentable » non quelle horreur.

  45. grandgil

    Une violoncelliste pulpeuse transfigurera beaucoup de choses..
    A Souris, c’est normal, les protestants ont inventé le libéralisme.
    A Impat, rentable renvoie à une appréciation quantitative, la foi n’est pas un machin quantitatif, mesurable, permettant des bénéfices, enfin la foi appréciée dans son sens réel.

  46. Grandgil,… « la foi n’est pas un machin quantitatif »…
    Je dirais même que ce n’est pas un machin du tout…:-) !

  47. @ Souris,
    Pour moi, un concert musical, choral ou autre n’a rien de choquant dès lors qu’il n’y a pas outrage. Je pense que les églises sont des lieux appropriés pour ce genre de choses.
    Le mot « rentabilité » ne me choque pas, mais je pense que « optimisation » convient mieux, car plus conforme à la réalité.

    @ Grandgil,
    Je ne savais pas que vous pouviez faire de bonds de 3 m de haut ! De vrais sauts de puce rapportés à l »échelle humaine.
    Je parlais de se soumettre à Christ, en réponse à son amour pour nous. Elle est volontaire, jamais forcée. Ce ne peut être qu’un choix personnel.
    Faites-vous aussi des bonds de 3 m de haut lorsque des personnes se soumettent à l’alcool, à la drogue, au tabac, deviennent esclave du jeu d’argent, ou de l’argent tout court, à l’image du financier de La Fontaine qui ne trouvait plus le sommeil, tant il était esclave de sa fortune ?
    Je préfère de loin me soumettre au Christ et vivre son amour, car dit-il « celui que j’affranchis sera réellement libre ».

  48. grandgil

    A Patrick,
    Non, on ne se soumet pas au Christ, on s’ouvre à son amour, mais ce n’est pas un rapport de soumission, la soumission à Dieu étant par contre un pilier de l’Islam.
    à Impat, certes, d’où l’absurdité totale de mêler la rentabilité et la Foi…
    Vous me direz, c’est ce que font certaines sectes très rentables

  49. grandgil

    par contre on peut se soumettre à son enseignement, à son autorité

  50. Grangil,… « Vous me direz, c’est ce que font certaines sectes très rentables »…
    En effet je vous le dis 🙂 !

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