Larmes de rupture

 

 À quel âge commence-t-on à décroître ? Depuis quand suis-je un vieillard en formation ? À quel moment le pays que j’ai tant aimé a-t-il cessé de faire battre mon cœur ?

Comme je l’ai aimé, ce vieux fripon ! Tour à tour vautré dans l’abjection, fringant comme un amant nouvellement comblé, tranquille comme qui n’a pas besoin de tendre le bras pour boire et manger bien. Comme j’ai vibré à l’évocation de ses succès, pleuré à la mention de ses défaites, tremblé lorsqu’il s’agissait de son avenir et des menaces, des dangers, des catastrophes !

Ha, la France, comme je t’ai portée dans mon cœur et dans mes rêves ! Même ce vieux chevelu de Vercingétorix, ce baronnet de Capet, ces rois lascifs et néanmoins conquérants, amoureux de leur charge et des devoirs qui vont avec. Ces reines hautaines et dévouées à leur patrie, nouvelle ou de toujours. Et même ces empereurs, parvenus mais dignes, issus de la fange des révolutions mais soucieux de la grandeur de leur terre et des gens qui y vivent. Parfois aussi des présidents, ministres et hérauts qui parlaient de toi comme des amants, des fils et des tuteurs.

J’en oubliais la cohorte des « malgré », pourtant tumultueuse et sans cesse rejointe par des événements, des élus, des lois.

Tu te seras acoquinée avec des moins que rien, des matamores, des putains et des bonimenteurs. Et, chaque fois, tu es ressortie de leurs étreintes avec ce coup de rein impérieux, cette nuque de déesse, ce regard de feu, qui n’appartiennent qu’à ceux et celles qui sont nés pour survoler l’histoire, donner à rêver aux foules, nourrir l’imaginaire du poète.

Mais te voilà essoufflée,  soumise à plus faible que jamais. Tes porteurs ont oublié que tu n’es vivante que dans la conquête, que tu t’étioles dans l’administration, la gestion, la continuité. Nous avons perdu de vue que tu étais éternelle tant que nous te faisions passer avant nos intérêts et nos craintes, nos avantages et notre confort.

Je te sens moins éternelle que jamais. Pourtant aucune menace extérieure ne pointe son museau vorace. Tu as perdu ton étincelle impérissable en confiant ta destinée à des nains. Nains de gauche, nains de  droite, ils croyaient diriger un État, lorsqu’ils chevauchaient un mythe, une déesse. C’était à toi de les accoutumer ; tu t’es laissée apprivoiser par des lads maladroits et cupides.

France des vraies victoires, mal énumérées par de partiaux livres d’histoire. France des petits et des pauvres qui n’avaient que toi pour se sentir immenses. France des patelins et des bocages, des colombages et des cathédrales, des monastères et des simples lavoirs. Ton essence était dans l’être,  tu t’es laissée fourvoyer dans l’avoir.

A présent, ton avenir est dans les mains des joueurs de bonneteau, qui troquent leurs promesses contre des fumerolles, leurs missions contre des arguties, leur devoir contre des hargnes de chien maigre.

Ce  n’est pas que je ne t’aime plus, j’en suis, de naissance, incapable. Mais peut-être t’aimerai-je mieux de loin, sans sentir la putréfaction de ta chair tant aimée. Tes  élans sont de façade, tes capacités de tromperie. Je suis las de me désamourer de toi ; à force de te côtoyer, je pars.

Avant d’être trop vieux pour aimer autrement qu’en photo, en rêve, en paroles, je pars, non pas pour en aimer une autre, non pas pour en chercher une qui en vaudrait la peine, une éternelle d’un instant, une vitale qui meurt aussitôt conquise. Je pars pour ne plus te voir de près, trompée par ceux qui t’ont séduite, morigénée par ceux qui ne t’ont pas nourrie de ce dont tu avais besoin. Je te verrai, de loin, sans trop regarder les larmes qui ont creusé tes joues faites pour être caressées, ton ventre fripé qui ne donne plus vie qu’à des borborygmes, lui qui fut fécond, jovial, tendre et lisse comme un enfançon.

Je pars physiquement peut-être, mais où aller qui vaille la peine après qu’on t’a connue ?

Je pars mentalement, depuis quelque temps déjà, parce que je ne crois plus à ton sursaut, à la cambrure de tes reins jadis puissants et rétifs à la mollesse de qui te voulait driver. Je crois bien, d’ailleurs, que je suis parti depuis quelque temps, sans m’en rendre compte, sans plier bagage, sans m’éloigner beaucoup.

Tu viens d’entrer en récession. Toi qui es faite pour grandir, rayonner, conquérir. Quelle déréliction !  Je n’en incrimine pas seulement ceux qui tiennent tes rênes pour l’heure, mais aussi leurs prédécesseurs, pressés d’être reconduits à te monter, par un public qui a oublié la grandeur, l’élan, le génie dont tu es à la fois capable et symbole. Ton histoire est celle de chevaliers et de savants, de héros anonymes et de génies, de saints et de bandits somptueux. Et te voilà gouvernée par des boutiquiers et des profiteurs, des rentiers et des demi-mondaines, des canailles et des demi-soldes…

Il est sans doute rare qu’on quitte une demeure à cause de la valetaille, mais je te quitte aussi à cause des serviteurs que tu t’es donnés.

Toujours je serai à l’affût de nouvelles de toi, depuis l’humble cabane où j’aurai trouvé refuge, ce sera ma façon de t’être fidèle, je t’ai tellement aimée qu’il ne peut en être autrement. Chaque matin, en volant le journal local, qui ne parlera de toi que si tu vas très mal ou bien mieux, je guetterai l’écho de ta vie, comme la trace d’un encéphalogramme qui avance encore. Je te crois morte, je t’espérerai chaque matin ressuscitant.

Ma vie est loin de toi, la tienne aussi, est loin de ce que tu es, des promesses de ton baptême, de ta jeunesse, de ton âge mûr. Tu es loin de toi-même, je me mets à l’écart, tant il est pénible de voir dépérir celle qu’on a tant aimée. C’est une autre manière d’aimer encore, et peut-être toujours.

121 Commentaires

  1. À cette époque, tout était dérangé dans les esprits et dans les mœurs, symptôme d’une révolution prochaine. Les magistrats rougissaient de porter la robe et tournaient en moquerie la gravité de leurs pères. Les Lamoignon, les Molé, les Séguier, les d’Aguesseau voulaient combattre et ne voulaient plus juger. Les présidentes, cessant d’être de vénérables mères de famille, sortaient de leurs sombres hôtels pour devenir femmes à brillantes aventures. Le prêtre, en chaire, évitait le nom de Jésus-Christ et ne parlait que du législateur des chrétiens ; les ministres tombaient les uns sur les autres ; le pouvoir glissait de toutes les mains. Le suprême bon ton était d’être Américain à la ville, Anglais à la cour, Prussien à l’armée ; d’être tout, excepté Français. Ce que l’on faisait, ce que l’on disait, n’était qu’une suite d’inconséquences. On prétendait garder des abbés commendataires, et l’on ne voulait point de religion ; nul ne pouvait être officier s’il n’était gentilhomme, et l’on déblatérait contre la noblesse ; on introduisait l’égalité dans les salons et les coups de bâton dans les camps.
    Chateaubriand – Mémoires d’outre-tombe.

  2. Extraordinaire d’actualité, ce texte de Chateaubriand. Et rassurant, la France s’est déjà relevée de déclins. Le déclin actuel est-il ou n’est-il pas plus profond ?

  3.  » Mais un jour dans notre vie
    Le printemps refleurira
    Libre alors Ô ma Patrie
    Je dirai tu es à moi
    Ô Terre enfin libre
    Où nous pourrons revivre
    Aimer, aimer

    Champs des déportés

  4. Tristesse ..qu’est devenue la France que j ai aimée ,moi née à l’étranger ,si profondément amoureuse de cette Patrie lointaine que je connaissais tout d’Elle:son histoire,ses poètes,ses écrivains,toutes les paroles de son hymne que nous écoutions debout mes frères et moi lorsque nous l’entendions à la radio..
    La France ,la France réveille-toi !! Tes enfants .eux .se réveillent en témoigne ce texte que je transmets à mes amis,pour leur redonner espoir ..

  5. … « France des patelins et des bocages, des colombages et des cathédrales, des monastères et des simples lavoirs »…

    Cette France-là, c’est celle qu’on reconnaît en sentant qu’on est chez soi dans chaque pays de l’Europe, et qu’on ne retrouve pas ailleurs. Cette Europe, devenue la bouée de secours de la France, et son espoir.

  6. desavy

    Ces larmes sont jolies. Oui, le passé c’était forcément mieux… On mélange la perception que nous avons de l’époque que nous sommes en train de vivre avec celle que nous avons de l’histoire de France. Mais si on essayait de se mettre à la place des individus des siècles passés ?

  7. Guenièvre

     » Le côté positif de mon esprit me convainc que la France n’est réellement elle-même qu’au premier rang ; que, seules de vastes entreprises sont susceptibles de compenser les ferments de dispersion que son peuple porte en lui-même ; que notre pays, tel qu’il est parmi les autres tels qu’ils sont, doit, sous peine de danger mortel, viser haut et se tenir droit. Bref, à mon sens, la France ne peut être la France sans la grandeur .  » Charles de Gaulle, Mémoires de guerre , L’appel 1940-1942

  8. desavy,
    l’esprit de contradiction, de doute systématique, de crainte des opinions tranchées, de retour sur ce que vous avez écrit vous-même rend tout dialogue avec vous difficile, et, pour ma part, vain. Remettre en cause suppose qu’il y ait une cause, sinon c’est la revisite des querelles byzantines, sous les pieds desquelles la civilisation se fissurait.
    Dans ce texte je ne dis pas que le passé « c’était forcément mieux ».
    Je parle de désamour qui monte, comme à un être jadis follement aimé.
    Il n’y a pas constat que c’était mieux avant, mais aveu qu’on aime moins, presque plus, si peu…
    Guenièvre vous dirait cela mieux que moi: éprouvez un texte avant de le jauger, d’abord en ce qu’il raconte et qui est propre à l’auteur, ensuite pour ce qu’il peut avoir d’universel, d’humain, enfin pour ce qu’il effleure ou bouleverse ou révulse de ce que vous éprouvez vous-même (que ce soit avant cette lecture ou depuis). Ensuite venez avec vos commentaires de jivaro, s’il en reste.
    Pardonnez ce coup de pétoire, mais j’ai mis tant de moi-même dans ce texte que j’ai du mal à le voir, non pas critiqué, mais travesti. Bon lundi de Pentecôte, que l’Esprit vienne en abondance sur vous et ceux que vous aimez.

  9. C’est que, Rackam, Desavy trouve peut-être que sous Hollande c’est « forcément mieux » qu’avant ?! D’où le malentendu…

    En tout cas votre texte me va droit au cœur, car votre désamour, je le partage. Je l’ai senti doucement monter, avec étonnement, puis il s’est installé. Et j’ai du mal, beaucoup, à le supporter.

  10. desavy

    Rackam,

    Lorsque j’ai écrit, j’en ai pris plein la gueule, et bien plus que vous, qui prenez bien soin d’écrire au cœur d’un système de connivences. Je comprends que vous préfériez le confort de l’entre-soi.

    Si vous n’acceptez par la critique, ne vous exposez-pas. Je prendrai soin dorénavant de ne pas oublier de vous tresser des lauriers.

    Pardonnez la brutalité de ma réaction, mais j’ai moi aussi du mal à voir ma participation à ce forum, non pas critiquée, mais travestie. Que l’Esprit vous rende plus charitable envers votre prochain.

  11. desavy

    Impat,

    « C’est que, Rackam, Desavy trouve peut-être que sous Hollande c’est « forcément mieux » qu’avant ?! D’où le malentendu… »

    Merci Impat d’illustrer mon propos sur la connivence.

    Quant à Hollande, je rappelle que ce sont les multiples renoncements de la droite qui lui ont offert le pouvoir.

  12. rackam

    Ha! la connivence! Il suffit donc que deux soient en accord ici pour que vous y voyiez complot, connivence? Mais alors c’est paranoïde, bien plus grave que je ne pensais.
    On ne cherche pas les lauriers mais le rebond, sur un texte qu’on a écrit, dans un certain état d’esprit, en un moment donné, on est prêt à la critique, mais sur ce qu’on a écrit pas sur des présupposés, des névroses anciennes, des aigreurs trop systématiques pour être sincères. Voir votre échange avec Guenièvre sur un fil récent qui a mené aux mêmes conclusions vous concernant. C’est dommage, vous avez eu, je ne sais plus quand, ni où, ni pourquoi, des interventions utiles, constructives (ce qui ne signifie pas béates), dérangeantes, … mais là, depuis quelque temps… douter vous tient lieu de pensée et ça ne rend personne heureux. Je compatis. Mais ça se soigne, à tout âge.

  13. desavy

    Rackam,

    Névroses, aigreurs, « ça se soigne ». Nous voilà dans l’insulte médicalisée.

    Pendant quelques années, je me suis fait la main en affrontant la pensée dominante sur des forums gauchos. Je me suis fait traiter de facho et autres joyeusetés qui montraient une certaine profondeur dans l’analyse.

    Mais le coup de la maladie (après tout, pourquoi pas, on envoyait bien les dissidents dans des asiles, dans cette URSS qui a l’ai de vous servir de modèle) on ne me l’avait pas encore fait.

    Si j’avais su toucher un point aussi sensible chez vous, Rackam, sachez que je me serais abstenu.

  14. Je l’argumente, du moins… votre procès en « connivence « est absurde. Deux sont d’accord, et alors?
    Quand on veut briller dans la contradiction, il faut plus qu’un cuir épais… et deux sous d’humour ne nuisent pas.

  15. desavy

    Rackam, venez que je vous embrasse !

    Sauf si vous avez peur d’attraper une maladie…

    Vous parlez d’humour… Je n’ai pas plus trouvé la votre que vous avez su détecter la mienne.

  16. sausage

    De tout temps, il s’est élevé des hommes devant les inconséquences des sociétés/pays/nations et de leurs gouvernements. Chateaubriand en fait partie et c’est bien pour cette raison que nous trouvons tant son texte d’actualité (cf premier commentaire).
    L’homme moderne n’y voit à chaque fois qu’une sorte de conservatisme arriéré et frileux, freinant l’avènement du progrès, inéluctable par essence.
    Mais dans ces critiques, comme dans le texte de Rackam, il n’y a jamais qu’un amour sans cesse répété pour une idée, une idée qui représente la France. Une idée bien malmenée à travers les siècles par tous les pouvoirs qui s’y s’ont frottés et ont tenté de la maîtriser et de l’assujettir. Mais cette idée, n’en déplaise aux marcheurs forcenés du progressisme, a la dent dure et continuera d’éclairer nos lanternes car elle continuera d’être ressuscitée à chaque fois qu’un tel texte sera écrit, heurtant notre conscience et nos certitudes.
    Et il en faut des électrochocs pour nous réveiller, quand nous sommes entraînés dans le tourbillon de la vie et de ses préoccupations quotidiennes. Et il en faut un peu de courage pour envisager une autre vision que ce brouet de vie fadasse servi à chaque repas alors que nous sommes presque résignés et prêts à adopter « la religion du monde ».
    Il y a plusieurs manières d’exprimer sa révolte. On peut être cynique, faire du mauvais esprit, être dans la légèreté ou la dérision. On peut aussi être dans la déclamation, l’envol du poète… Rackam, on le sait bien, vous ne faites rien d’autre ici que chanter la sérénade sous le balcon d’une amante qui vous fait tourner en bourrique. Et, un peu las, vous estimez venu le temps d’aller vous coucher pour prendre des forces. Sage décision que je serais avisé d’imiter d’ailleurs.
    Je tartine, je tartine. Une phrase qui me donne le sourire et qui résume bien mieux tout ce que voudrais dire : « Être dans le vent, voilà bien une ambition de feuille morte… »
    Cheers

  17. Merci cher Rackam
    Reste la Foi

    -Mais un jour dans notre vie
    Le printemps refleurira
    Libre alors Ô ma patrie
    Je dirai tu es à moi
    Ô terre enfin libre
    Où nous pourrons revivre
    Aimer, aimer
    Chant des déportés

    – I shall return
    General Mac Arthur

    – Ezechiel 37

  18. roturier

    Je pige que dalle.
    Ce discours désespéré, on ne l’a pas entendu sous Sarko?
    Il s’est passé quoi depuis?
    Qui pourrait prétendre au bien fondé de la désespérance pour cause d’Hollande?
    C’est l’élection d’un Président qui ne vous va pas qui vous donne des envies de fuite?
    Alors que les problèmes actuels vont s’aggravant depuis 35 ans?
    Il a bon dos, Hollande.

  19. Très beau texte Rackam. Pendant des décennies, j’ai essayé de voir la France à travers les yeux de mes parents qui l’aimaient même si elle les avait trahi de cruelle manière et puis je l’ai quittée. Il est vrai que comme Rotil, je suis rentrée chez moi, enfin, après des siècles d’absence. Chez moi, ce n’est pas parfait, mais c’est chez moi. Vous ne vous sentez plus chez vous dans cette nouvelle France qui ne vous correspond plus! Peut-être ne faut-il pas désespérer et, en lisant Chateaubriand, vous dire que vos souvenirs de jeunesse, l’époque heureuse que vous regrettez, y est bien postérieure. Vous devez retaper votre maison et non pas la laisser en de vilaines mains. Cordialement

  20. Roturier,
    … « Ce discours désespéré, on ne l’a pas entendu sous Sarko? »…
    Non. Les discours de haine ne sont pas des discours de désespoir.
    … « Il s’est passé quoi depuis ? »…
    Vraiment, vous ne voyez pas ? 🙂

    De plus le discours de Rackam n’est pas désespéré :… « je t’espérerai chaque matin ressuscitant. »…

  21. Mais, Impat, relisez-vous.

    Dire « Les discours de haine ne sont pas des discours de désespoir » laisse supposer, en l’occurrence et dans le contexte, que celui de Rackam n’est pas de désespoir mais de haine. Ce qui n’est pas le cas, me semble-t-il (enfin, je l’espère).
    Si ça l’est, c’est totalement déplacé. Il n’y a pas lieu. La critique est légitime, la haine jamais.

    C’est un discours de désespoir puisqu’il part (dit-il). Il renonce à influencer les évènements (un choix qu’il est loin de moi de vouloir juger). Cela s’appelle baisser les bras; ce qui est son droit, justifié peut-être, mais appelons un chat un chat.

    Et au risque de me répéter: il ne s’est rien passer depuis un an de nature à changer les choses fondamentalement.
    Si le discours de Rackam est fondé, il l’a été déjà, et largement, en avril 2012 et bien avant,

  22. Roturier, ce qui s’est passé depuis est que nous avons donné le pire signal qui soit, Nicolas Sarkozy, timidement peut-être, maladroitement peut-être aussi, essayait de réduire le poids de l’appareil d’état, de réformer notre administration, notre justice, notre représentation territoriale, il cherchait des appuis internationaux puissants, ne montrait pas trop d’arrogance face à nos partenaires. Nous avons préféré un dindon ridicule qui se fait un devoir de tout remettre en cause, de défier nos partenaires pour se faire moucher ensuite, nous l’avons préféré par haine du changement, par refus de l’adaptation, par amour d’une idole : l’État.

  23. Roturier, si vous avez retrouvé vos lunettes je répète pour vous:
    … « Ce discours désespéré, on ne l’a pas entendu sous Sarko? »…
    Non. Les discours de haine ne sont pas des discours de désespoir.

  24. Merci à l’oiseau bleu, dont le retour annonce toujours la Joie durable, et à sausage dont la finesse réconforte et nourrit (et Dieu sait qu’avec l’un des deux on est loin de « l’entre-soi »).
    J’ai probablement eu tort de publier ce texte trop personnel.
    On ne bassine pas les autres avec ses histoires d’amour, surtout malheureuses.
    Même un barman s’en lasse.
    Merci à quelques autres d’avoir essayé de comprendre.
    Je ne sais plus si c’est Elle qui m’a délaissé, ou moi qui n’y crois plus guère. Ni depuis quand, ni pourquoi, ni à cause de qui. La sécheresse de mon coeur est sans date ni cause unique. Comme toujours la conclusion est ambigüe: soit je suis un imbécile, soit elle est une saleté. Probablement les deux.

  25. sausage

    La vérité, rackam, c’est que nous sommes bien peu de choses. Mais je crois les larmes du poète capables d’émouvoir jusqu’à Dieu. Et en coulant creuser le sillon fertile d’une terre aride. Il serait dommage de nous en priver.

  26. QuadPater

    Dites, les lyriques, si vous affûtiez plutôt vos baskets pour dimanche prochain ? La mère France a besoin de soutien, pas d’une rupture !

  27. On y va quand même, mais pour un môme un jour, inconnu et perdu, plus que pour un pays, trop connu et tout aussi perdu! On y sera mon quadounet, on y sera.

  28. desavy

    « Ces larmes sont jolies. Oui, le passé c’était forcément mieux… On mélange la perception que nous avons de l’époque que nous sommes en train de vivre avec celle que nous avons de l’histoire de France. Mais si on essayait de se mettre à la place des individus des siècles passés ? »

    3.5 lignes ont suffi à déclencher la fureur du bon docteur. Aujourd’hui, je n’en reviens pas !

  29. desavy

    2.5 lignes en fait, j’en perds mes facultés… C’est grave docteur ?

  30. QuadPater

    rackamillou, je reprenais juste votre métaphore. Mon unique motivation est cependant ce gamin ! 😉

  31. Même si le désamour exprimé par l’auteur avec une émouvante tristesse ne date pas d’hier,
    Même s’il vient de loin,
    Même s’il plonge ses racines profondément dans notre Histoire,
    Même s’il découle manifestement de faits nombreux, d’événements divers,
    Même s’il touche au sentiment plus encore qu’à l’événement…
    Ce désamour ne se trouve-t-il pas soudain porté vers un jaillissement plus fort devant la mise en cause récente de l’institution qui de tout temps avait constitué la base de notre société, de nos mœurs : le mariage d’une femme et d’un homme et la filiation qui en découle. Jamais n’avait été entreprise par la politique une telle démolition, lente mais probable à terme, de notre civilisation ancestrale.

  32. roturier

    Diagnostique pour Rackam qui dit: « soit je suis un imbécile, soit elle est une saleté. Probablement les deux ».

    Troisième possibilité: Le temps qui passe. Et qui tire la chasse.

    Vous avez vieilli. Le Pays, en revanche, se régénère. A sa manière en laquelle vous ne vous reconnaissez plus puisque, contrairement à lui, vous ne vous régénérez pas.

    Le pays dont vous pleurez la disparition est votre jeunesse.

    Moralité : inutile de partir ailleurs « voir si j’y suis »…

  33. roturier

    Un hors-sujet spécial Impat:
    http://www.lemonde.fr/international/article/2013/05/18/paris-achete-des-drones-americains-pour-rattraper-son-retard_3316410_3210.html#xtor=EPR-32280229-%5BNL_Titresdujour%5D-20130520-%5Btitres%5D

    Peut-être pas si hors sujet que ça.
    Lorsqu’on a la prétention d’agir loin de ses frontières (pour des raisons que d’aucuns considéreraient comme « coloniales »…. mais bon…) on s’en donne les moyens. Sans traîner.

    Quand je pense que l’ONU considère la Polynésie Française comme territoire à « décoloniser » (d’ailleurs la Nouvelle Calédonie aussi…) je me marre.

    J’en connais qui diraient « bienvenus au club ». Et pas d’hier.

  34. Hello, l’Oiseau, c’est un plaisir de vous lire 🙂

  35. Marie

    Rackam, Je ne sais plus si je l’ai aimé , si ses paysages , ses décors mais je n’aime plus le reste . Mon coeur est peut être rester définitivement là haut , ai je jamais eu le m^me sentiment pour ce pays depuis mon retour au pays de mon père ? Trop d’incompréhensions des gens d’ici , mis à part quelques uns . Mon pays est ailleurs mais je me bats pour celui qui est celui de mon mari des mes enfants et d’une partie de ma famille. Un énième défilé à Paris parce que je veux qu’on ne puisse pas me reprocher d’avoir été indifférente à ce qui se passe en ce moment.

  36. Marie, merci pour ces mots si proches de ce que j’éprouve. Soyez assurée que personne ne vous reprochera rien si vous baissez les bras. Sauf vous même, une nuit ou plusieurs, d’un sursaut ou d’une larme. Qu’est-ce qu’on l’aura aimé ce foutu pays! Jusqu’au bout, fût-ce de loin. Et, pour moi, il n’y en a pas d’autre. De mon père, de ma mère et avant: c’est lui et nul autre.

  37. Marie

    @Rackam, j’ai juste la chance de pouvoir penser à un ailleurs meilleur. Baisser les bras , je ne crois pas , il me semble que ce sont les autres qui les baissent déjà. Je ne parle pas de vous mais je comprends que vous puissiez être amer moi je suis révoltée.

  38. Rackam, Tibor
    Allez pas me donner la grosse tête -:)
    Le texte de Rackam m’a remué. Profondément.
    J’ai tenu à témoigner

  39. Dites-donc, les souchiens.
    Jamais vu une telle déferlante de défaitisme pour si peu.

    On comprend maintenant ce qui s’était passé en ’40.
    Réalisez-vous que vous reproduisez le même schéma pour infiniment moins?
    Grotesque.

    Si vous êtes comme ça, ce pays n’aura que ce qu’il mérite.
    Et aucune flotte ne traversera la manche pour vous aider; vous ne l’auriez pas mérité.

  40. Yves Duteil n’est pas ma tasse de whisky. Cela dit: http://www.youtube.com/watch?v=0WhF7zK0GV4

    Sauf erreur jamais entendu ailleurs que sur le web (ni radio ni TV).
    Etonnant, aurait dit Desproges.

    Cela me rappelle la chanson de Pierre Perret « la femme grillagée » qui, après qq début médiatiques, est disparus des ondes.

  41. Marie

    @roturier
    Bien que je ne partage pas toutes les paroles ce sera ceci dimanche qu’il pleuve qu’il vente qu’il neige
    http://www.dailymotion.com/video/x1006gt_refus-de-la-loi-taubira-au-pantheon_news#.UZsVLEprjzY

  42. QuadPater

    Duteil dément. Internet est le catalyseur des manipulations de masse.

  43. QuadPater

    Marie de 8:43, une musique vaguement arabisante et des paroles banales vite oubliées… Où sont les mélodistes, les paroliers des années 70 qui portaient les manifs ? Le Forestier, Caradec…

  44. Marie

    Ben aux oubliettes quad !

  45. @ Quad & Marie (que je salue comme d’hab d’ailleurs):
    De mémoire, pour citer Impat il y a qq mois:
    Nous sommes passés en 250 ans de Mozart au rap…

  46. @ Quad: ATTENTION ! Duteil ne dément pas en être l’interprète (d’ailleurs sa signature sonore est plus identifiable que celle de Cahuzac).
    Il dément seulement en être l’auteur.
    Si c’avait été un faux complet on l’aurait entendu gueuler bien + fort.
    Ayent commis l’interprétation il ne peut pas se démarquer du message, auteur ou pas.

  47. … « On comprend maintenant ce qui s’était passé en ’40. »…
    Étrange, cette comparaison avec le désastre franco-anglais de 1940. Ceux qui étaient partis après juin 40, étaient justement « partis » pour créer la France libre.
    Ce rapprochement de toute façon est pour le moins capillotracté.

  48. desavy

    roturier,

    « Nous sommes passés en 250 ans de Mozart au rap… »

    Pas le même public, pas le même pays (mais il existe peut-être un rap autrichien).

  49. … « Pas le même public, pas le même pays »…
    Certes, Desavy. Mais à Vienne on entend à la radio beaucoup plus de Mozart (et de Strauss) que de rap.

  50. desavy

    Tant mieux Impat, au moins un pays moins décadent.

  51. QuadPater

    Roturier merci de cette précision qui m’avait échappé. Je suis en guerre contre l’Internet déifié qu’on cherche à nous imposer comme source et aboutissement de toute chose, et manque par conséquent d’objectivité et de recul.

    Desavy, le mot d’Impat exprime parfaitement la régression constatée. Comme pour toute formule percutante, la prendre au mot c’est lui ôter toute sa saveur. Comme lorsqu’on essaie d’analyser pourquoi une histoire drôle est drôle…

  52. desavy

    Quad, je vous remercie pour cette précision.

    J’aime bien votre phrase « la prendre au mot c’est lui ôter toute sa saveur ». On peut l’utiliser à tout moment, sur n’importe quel sujet.

    – M.Hollande, pourquoi ne respectez-vous pas vos promesses ?
    – Les prendre au mot c’est leur ôter toute leur saveur.

    Pas mal 🙂

  53. QuadPater

    Desavy, étant donné que vous avez parfaitement compris ce que j’ai dit, le cadre dans lequel je l’ai dit, et qu’en outre vous êtes d’accord avec ce que j’ai dit, vous n’avez aucune raison de faire le pénible.

  54. Mieux vaut la caillotraction que la luthomiction.

  55. desavy

    Une sorte de concours entre les arbitres de l’élégance…

  56. Et voici qu’un maire interdit la distribution d’un seul type de tracts dans sa ville. Lorsque ses confrères ont pris des arrêtés anti-mendicité, les bonnes consciences ont hululé, perchées sur les antennes complaisantes. Mais là: rien.
    À Noyon, le maire s’appelle Déguise (ça ne s’invente pas, Travesti cela aurait été un peu gros…) il interdit par arrêté la seule distribution des tracts de la Manif pour Tous, qui est « de nature à troubler l’ordre public ». Alors qu’un tract appelant à scalper Marine le Pen, sodomiser Cahuzac, briser les vitrines entre Trocadéro et Rond-Point, cela est de nature à conforter la tranquillité des familles, la politique du gouvernement, la paix dans le monde… le socialisme androgyne et émasculateur.
    Liberté, Égalité et Fraternité, les trois cocues de nos frontons viennent de prendre un nouvelle paire de cornes.
    La dictature monte lentement, mais on la sent poindre, coupante et émoussée, sous son linceul: le politiquement correct. Le Bien étend ses ravages, il prépare la piste pour l’atterrissage du Mal…

  57. … « Le Bien étend ses ravages, il prépare la piste pour l’atterrissage du Mal… »…
    Bien trouvé, Rackam, et joliment dit.

  58. desavy

    Grandissez, ayez une pensée pour Dominique Venner.

  59. desavy, votre « grandissez » a quelque chose de visqueux, de larvaire, de très bas.
    Que savez-vous des trois sujets suivants:
    – notre connaissance aux uns et aux autres de qui était Venner?
    – notre connaissance de ce qu’il a accompli aujourd’hui?
    – notre capacité à « penser » à quelqu’un qui s’est suicidé devant l’autel de Notre-Dame?
    Pour l’information du microscopique donneur de leçons, entortilleur de contradictions (voir votre dialogue avec Guenièvre), masochiste de posts que vous incarnez ici, sachez qu’on se « grandit » souvent à se taire devant la mort d’un homme, surtout quand il a choisi de se la donner.
    Si l’on vous commandait de rapetisser vous ne le pourriez. Laissez nous à notre taille, sans nous ordonner depuis votre ergastule d’atteindre à des dimensions dont vous n’avez entendu parler que dans des livres.
    Grandir dans votre cas, c’est disparaître.
    Dans ce que je crois être mon premier article sur antidoxe, je rendais hommage à Venner, pour son « Blanc soleil des vaincus ». Mieux vaut honorer les vivants que les morts.
    Mûrissez, desavy, lisez Venner au lieu de le jeter aux basques de qui vous déplaît.

  60. … « Grandissez, ayez une pensée »…
    !!!
    Mais, Desavy, exprimez-donc la vôtre, de pensée. Osez, pour cette fois. Ou bien vous êtes trop petit ?

  61. Mais, impat, il est fort possible que cet avatar là ne pense pas. Symbolisé par de gros chats sous amphet’s, et des femmes mulâtresses aux seins invisibles, balthusiens et faussement oniriques, peut-être ne pense-t-il jamais, mais va-t-il, de forum dont il se fait jeter en forum ou on l’héberge par pitié, pour semer doute et contradiction, comme un félin castré pisse sur les plantations de ceux qui espèrent parce que lui n’attend plus rien. Il pense comme une vessie fatiguée, poste quand il a des gaz, ronronne quand on le gronde, le chat-maso! desavy est le chat-maso. Personne ne le caresse, il a le poil urticant. Quand on le rabroue il adore cela. Mais il empuantit ce qu’il effleure.

  62. desavy

    Profiter d’une mort pour se mettre en avant, c’est méprisable. Jouer à l’écrivain pour rajouter de nouvelles insultes, c’est bas.

    Un seul verbe vous fait perdre tout sens de la mesure…

    Rackam, oubliez un peu votre tout à l’ego.

  63. desavy

    Impat, mes interventions n’ont jamais été insultantes. Je n’ai jamais non plus appartenu à une meute. Je regrette sincèrement que cela ne soit pas votre cas.

    Lorsque j’écris « grandissez », c’est une réponse un peu provocatrice aux insultes médicales de votre ami boursoufflé d’orgueil.

    Je suis effectivement trop petit. Vous êtes bien plus grand que moi Impat. Gardez cette certitude en vous.

  64. desavy

    Je ne vous ai pas attendu pour le lire Rackam. Mais que de bave pour un seul verbe !

  65. desavy

    Vous devriez publier 🙂

  66. Belem

    Ben ça m’fait rudement plaisir d’avoir des nouvelles de ma saucisse. Ouais, rudement plaisir.
    Ca me fait toujours plaisir de lire du Rackam. Ne serait-ce que parce que, à cause de mon horrible superficialité, j’aime comme il pelote ma langue chérie.
    Et d’ailleurs, puisque j’ai aperçu qu’il était question de Duteil, et bien que je sois tombé sur le père Dupanloup

  67. Belem

    Mais c’est pas du tout ça. Benabar c’était chez Causeur.

  68. Il serait temps que l’on siffle la fin de cette récrée. Vous êtes tous fatigants et sans intérêt.

    Une condition sine qua non pour lire qqc d’intéressant consiste à ne pas le dissoudre dans une masse ennuyeuse, liquide et peu ragoûtante comme ce « débat » d’égos.

    Rackam devrait cesser de dilapider son indubitable style pour rien.
    Et Desavy aurait pu écrire « ayons une pensée pour Dominique Venner », point barre.

    Les dames semblent se désintéresser de ce fil ou presque; donc ça part dans tous les sens.

  69. desavy

    Je suis entièrement d’accord, pour toute votre intervention, roturier, mais surtout pour la ligne me concernant.

  70. Guenièvre

    Non, roturier, les dames ne se désintéressent pas du fil . D’ailleurs je voudrais dire ceci à rackam :
    votre texte me va aussi droit au coeur, pour de nombreuses raisons , entre autres parce que j’ai aimé « la France des lavoirs » et que cela me renvoie aux images de ceux que l’on a détruit dans de nombreux petits hameaux y compris le mien où j’ai beaucoup joué étant enfant pendant que ma mère y faisait la lessive. Vos mots et vos maux se sont imbriqués les uns dans les autres et ont formé une boule qui m’a donc littéralement « bouleversée ». Je me suis « impliquée ».
    On peut faire l’opération inverse : on peut tenir à distance tous les mots, on peut s’en extraire , les ex-pulser pour chercher des ex-plications. Ces deux mouvements différents, ces deux points de vue sont à la base de communications équivoques et de nombreux malentendus .
    On pourrait convenir qu’une polarisation ne vaut pas mieux que l’autre et qu’elles sont aussi légitimes l’une que l’autre : ce n’est pas facile .

  71. QuadPater

    Gueni-èvre qui se lacancanise, main-tenant. On aura vrai-ment tout vu dans ce blog d’élite !

  72. Guenièvre

    🙂 !! Il faisait des choses comme cela Lacan ?
    Je suis comme Monsieur Jourdain alors …

  73. Guenièvre prône le trait d’union civile…

  74. Guenièvre

    Je prône le consensus Impat , et sans trait d’union cette fois 🙂 …

  75. Souris donc

    Le lyrisme n’est plus un genre familier et les images qui se bousculent font flipper, d’où des réactions un peu épidermiques ? Pour moi aussi, le lyrique, sublimé, c’est l’opéra, et Rackam, je le préfère dans son registre plus solaire. Mais gardons-nous de mettre à notre tour les étiquettes que nous n’aimons pas que les autres nous collent. Par exemple, catho tradi, ou au mieux archaïque, si on n’est pas dans la branchitude. C’est le coup que nos progressistes ont tenté avec Venner, en faire un épouvantail.

  76. Guenièvre n’est pas chienne, sinon ce serait lacan-coyote. Mettez cela sur le compte de l’hypoglycémie.

  77. … « Guenièvre n’est pas chienne, sinon ce serait lacan-coyote »…
    Description à grands traits.

  78. Guenièvre

    Bonjour souris ! vous vous faites trop rare ici …

  79. Guenièvre,… « Je prône le consensus….. »
    Je n’ai pas osé répondre 🙂

  80. QuadPater

    Je profite honteusement de l’ab-sens de kravi pour ricaner que ce pauvre Lacan faisait bien, bien pire.

  81. A peine ai-je fais remarquer que les dames se désintéresse de ce fil qu’elles se pointent.
    Raison de plus de l’avoir dit.

  82. Roturier, allons, allons, un peu de modestie !

  83. J’ai beaucoup aimer ce texte de Rackam, moi aussi. Et je trouve que Desavy a tort sur un point essentiel : lorsque quelqu’un se met à nu, lorsque visiblement il exprime quelque chose de personnel, ce n’est pas le moment d’aller lui chercher des poux dans tête à moins de chercher l’affrontement. C’était peut-être pure maladresse ou délibéré ou un peu tout, il ne peut en tout cas pas se plaindre de la réaction. Ensuite et je ne présuppose rien des intentions la référence à Dominique Venner était vraiment dure dans ce contexte, dans la teinte qu’avait pris ce fil. Ce geste, je l’ai pris pour ma part comme un coup dans l’estomac et pour tout dire il me hante, je ne dirai pas autre chose mais j’ai regardé de nouveau hier soir la 317ème section, je regarderais bien à nouveau le Crabe Tambour. Tout était là pour mettre Rackam en boule et je le comprends, moi qui suis bien plus susceptible que lui, il n’y avait aucune raison de lui chercher querelle sur ce texte, et ne pas avoir vu à quel point il s’y livrait, est la preuve d’une lecture désinvolte et ce n’est pas de la connivence d’espérer qu’ici on essaie d’éviter ce genre de désinvolture, c’est peut-être le contraire aussi, une lecture très peu distanciée, une lecture qui hérisse et qui pousse à l’affrontement mais alors là, il est normal que Rackam se rebiffe. En tout cas, je regrette pour ma part d’être parfois intervenu brutalement à propos de textes soumis ici, je le regrette car je sais combien il est difficile de s’exposer ainsi à la critique même entre gens qui finissent par se connaître un peu.

  84. « j’ai beaucoup aimé… » pour le reste voyez avec mes maîtres qui ne surent pas m’éduquer…

  85. desavy

    Tibor,

    Je comprends ce que vous écrivez. Mais j’apporte quelques précisions.

    D’abord, je ne me plains pas, je réponds agressivement à des propos qui me paraissent agressifs. Je n’aurais pas dû évoquer Dominique Venner. Je le regrette. Mais, dans le contexte, alors que j’étais encore sidéré par cette nouvelle, je lis un post sur le comportement mesquin d’un maire. Cela m’a semblé tellement hors de propos, tellement minuscule, que cette phrase m’a échappé.

    D’autre part, il ne m’en voudra pas de l’évoquer, mais la critique de roturier a été bien plus sévère que la mienne.

    Vous et moi avons un peu échangé ces derniers temps. Nous ne nous sommes pas insultés. Nous nous sommes comportés comme des adultes. C’est pour cette raison que je vous réponds bien volontiers.

  86. Aux dernières nouvelles il semble que la mairie de Noyon ait pris un arrêté…annulant son arrêté précédent qui interdisait (Rackam,
    21 mai 2013 à 20:31) la diffusion d’un tract appelant à la Manif Pour Tous. Donc le tract est à nouveau autorisé. Les protestations pacifiques et légales…d’électeurs, ça semble porter…

  87. Impat,
    merci de l’info, elle ne fait pas tant tache que cela dans l’article puisqu’il essaye, avec la pauvreté de vocabulaire et la rusticité des idées qui sont mon sceau, de dire que la France change, que ce qui était hier point de repère, certitude, agrément devient de plus en plus ruine, doute, interdit. Mais la mairie de Noyon a reçu tellement de mails (plusieurs milliers) qu’elle a été obligée (peut-être sous pression préfectorale) de battre en retraite

  88. Tout cela montre que votre sceau n’est point celui d’un sot.

  89. rackam

    Même si c’est un sceau de puce…

  90. D’ailleurs quelqu’un m’en a mis une à l’oreille.

  91. lisant hâtivement votre post (ce qu’il ne faudrait jamais faire) je crus que la mairie de Noyon interdisait rackam! Comme si quelqu’esprit chagrin, ici postillonnant, avait ses entrées dans ce temple de l’intolérance! Car, reconnaissons qu’interdire les tracts de la manif pour tous au motif qu’ils troublent l’ordre public c’est quand même pousser plusieurs mémés dans des orties en forme de rose au poing! Dimanche, à Paris, même si nous sommes moins que 300 000 (je peux d’ores et déjà vous communiquer les chiffres de la kommandantur), nous serons joyeux et graves, nombreux et calmes, révoltés et respectueux, confiants et inquiets, amicaux et farouches, pauvres et riches, roux et combaluzier(s)…

  92. rackam

    Non, impat! On avait dit « pas de piercing » sur un blog d’élite! Flûte, il faut réécrire la charte!

  93. Marie

    En tout cas cette reculade de la mairie de Noyon montre tout de m^me que le net devient un outil de pression, se faire ridiculiser sur la toile n’a rien de plaisant 🙂

  94. Marie

    Je rajoute que le Courrier picard s’était fait l’écho de cette histoire abracadabrantesque 🙂 Valls a déja donné les chiffres je trouve qu’il se bonifie de semaines en semaines ,car tout de m^me il est bien aimable de vous les diffuser en off , rackam.:)

  95. Vu le luxe de détails de Tibor (hier 17H27) j’imagine que le chantier IKEA est fini?

  96. Non, en attente d’autres livraisons.

  97. kravi

    Grave erreur, Quad, je vous ai à l’œil.
    Je partage pour beaucoup la tristesse de rackam, mais je voudrais continuer sur le hors sujet concernant les lacaneries.
    Hormis une ou deux théorisations, Lacan n’a strictement rien apporté au corpus analytique. Son travail peut-être intéressant pour un linguiste, voire un philosophe, mais certainement pas pour un analyste.
    Quant à sa dimension clinique, elle est, au mieux, inopérante dans les cas « compliqués », à savoir la majorité des patients actuels. Les lacaniens sont mal formés et leur procédure d’admission (« la passe », selon leur propre terme !!) a été bricolée pour faciliter un maximum d’adhésions – je devrais dire d’adeptes tant les lacaniens se comportent en sectaires.
    D’où inflation dans les années 70 de gens dangereux, car non formés et « s’autorisant d’eux-mêmes », selon les injonctions du Maître. D’où le psittacisme des élèves, reproduisant ad nauseam les discours abscons – donc irréfutables – d’icelui.
    Ce n’est pas pour rien qu’il a failli être exclu de la Société Psychanalytique de Paris, qu’il a préféré quitter juste avant l’infamie.
    Non, Quad, dans vos attaques contre la psychanalyse, choisissez mieux vos cibles. On ne tire pas sur une ambulance, et je serais encore plus vache que vous avec les lacaniens. La psychanalyse n’a rien à voir avec les pratiques perverses qui se drapent dans des habits diafoiriens, et la clinique du jeu de mot n’a jamais guéri quiconque. Au reste, le Maître prétendait que l’analyse ne devait pas être une thérapie. C’est tout dire.

  98. Rackam veut (voudrait?) partir.

    Perso j’ai rarement vu une meilleure raison de désespérer de ce pays que ceci:
    http://www.lemonde.fr/societe/article/2013/05/22/affaire-bettencourt-comment-woerth-a-echappe-a-des-requisitions-de-renvoi-en-correctionnelle_3415396_3224.html#xtor=EPR-32280229-%5BNL_Titresdujour%5D-20130523-%5Btitres%5D

    En mettant tout bout à bout force est de constater:
    Le système judiciaire est pourri, politisé, murdeconnisé…
    La France est livrée à des mafias poitico-idéologiques.

    RESPECTER LA LOI EST POUR LES PETITS CONS.

    Sauve qui peut, Rackam; effectivement.

  99. QuadPater

    Vous ne serez jamais une cible, M. kravi. Contrairement au dicton sur les sots métiers et sottes gens, je considère que des gens extrêmement respectables peuvent exercer un métier extrêmement sot.

  100. kravi

    Je parlais de Lacan, pas de moi.
    Vous êtes libre de ne voir en la psychanalyse qu’une sottise, elle ne s’adresse qu’aux sujets désirant y voir plus clair en eux. Si tel n’est pas votre envie, tant mieux pour vous.

  101. QuadPater

    Je vois déjà très clair en moi, merci. Je suis composé de 1% d’antipsychanalyse, 21% de haine des socialistes, 20% de beaufisme et 42% d’Amour, le reste étant un savant mélange de viande, de tabac et de ricanements.

  102. kravi

    La proportion d’antipsychanalyse demanderait à être diminuée, mais enfin, c’est quand même un bel effort.
    😉

  103. kravi

    adj. formé sur le nom Diafoirus, celui du médecin dans le Malade imaginaire de Molière.
    Un crétin qui se paye de mots et de postures pour masquer son ignorance.

  104. @ kravi: A propos de Molière, Diafoirus etc…

    Un Molière moderne, de nos jours, n’aurait certainement pas écrit « Le Malade Imaginaire » comme ça.
    Le médecins, globalement, ne (se) prêtent plus à ce genre de caricature.

    En revanche, il aurait pu remplacer « Médecin » par « psy » en gardant la pièce quasiment intacte.

  105. kravi

    @Roturier
    Ce genre de propos ne vous sied pas au teint. Je vous pensais moins caricatural [litote].

  106. Détrompez vous. C’est à peine une caricature.
    Dans le souci de ne pas tirer sur une ambulance j’évite, sur la question, de forcer le trait.

  107. … « Ton histoire est celle de chevaliers et de savants, de héros anonymes et de génies, de saints et de bandits somptueux. Et te voilà gouvernée par des boutiquiers et des profiteurs, des rentiers et des demi-mondaines, des canailles et des demi-soldes… »…

    Est-ce trop dire ? Ou pas assez ?

  108. C’est toujours, Impat, le défaut de rétrospective des nostalgiques (aussi des fanatiques; mais c’est un autre chapitre).
    Hier et ailleurs riment avec meilleur et avec bonheur.

    Foutaises.

    « Jadis c’était mieux » ?
    Jadis nous fûmes plus jeunes, c’est tout. Nous crûmes. Nous eûmes des illusions.

    A bien y regarder les héros étaient souvent bandits, les bandits étaient minables et les boutiquiers, c’est encore ce qui se fait de mieux en matière de gouvernance.

    Avec des boutiquiers à la place des idéologues ce pays se porterait comme un charme.
    Quel gâchis.

  109. D’ailleurs les décadences n’existent pas, ce ne sont que des rétrospectives de nostalgiques. Et l’empire romain existe encore.

  110. kravi

    Sauf à vouloir me ridiculiser, je n’irais pas critiquer un langage auquel je n’entends rien ou qui dépasse le niveau de mes compétences. Ne prenez pas la partie pour le tout. Lacan a fait beaucoup de mal à la psychanalyse [voir plus haut], mais il ne représente en rien l’importance du corpus psychanalytique.
    Il n’y a pas de honte à ne rien connaître à ce dernier, mais épargnez-vous le grotesque de ce type de jugement.

  111. roturier

    Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme.

    La décadence est la perception subjective d’une arrière-garde que l’évolution n’arrange pas. Vue par d’autres elle s’appelle progrès.

    L’Empire romain s’est transformé. L’Italie, à elle seule, est plus puissante et plus peuplée que l’ensemble de « l’Empire » en son heure de « gloire ». Sans oublier l’Europe et j’en passe.

    Vive les boutiquiers ! Gloire aux comptables !

  112. roturier

    Je ne connais que deux métiers qui se permettent d’incriminer le client mécontent du service:
    Les psys et les putes.

  113. kravi

    Ah ! Alors, si c’est d’expérience personnelle, je vous laisse à vos certitudes.

  114. Yok zaman (pas le temps, en turc…. curieux, non?).
    Le débat pourrait être intéressant, mais yok zaman.
    Et puis, il y a la charité (non) chrétienne.
    Donc passons.

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