Colonnes brisées

La vie de la nation repose sur quelques piliers dont certains viennent de notre Histoire, ce sont les mœurs, les religions, les langues, les spécificités particulières aux Français comme l’attrait des longues vacances, le goût de la gastronomie, la fascination de l’État centralisé. A cet État,  sont directement confiés les autres piliers : les « fonctions régaliennes ».

Qu’importe d’ailleurs leur origine, ces piliers nous soutiennent, c’est grâce à eux que nous sommes ce que nous sommes.

Or deux d’entre eux, de première importance, semblent menacés. L’Éducation, la Justice.

L’Éducation, gratuite et obligatoire depuis Jules Ferry, a joué un rôle fondamental dans la construction de la nation. Les instituteurs des XIXe et XXe siècle, ces célèbres hussards noirs de la république, avaient façonné chez les jeunes un esprit citoyen. Ne se contentant jamais de leur apprendre un bon français et les bases de calcul, ils avaient inculqué en eux le réflexe national, l’amour de leur pays, la solidarité avec leurs camarades. Par leurs leçons et par l’exemple, « ces instits » ont pris leur part, une part importante, dans le développement intellectuel des petits élèves comme dans les liens qui ont réussi à souder les Français entre eux. Pour un temps…

Depuis,  les hussards noirs ont disparu, remplacés par les « enseignants » et le « pédagogisme ». De l’école primaire sortent plus de 20 % de garçons et filles ne sachant pas lire correctement un texte simple et incapables du moindre calcul mental. Et on trouve des bacheliers « mention bien » écrivant une lettre de candidature comportant plus d’une faute par ligne. Rien d’étonnant, depuis la tromperie du projet socialiste promettant « d’élever 80 % d’une classe d’âge au niveau du bac » et entreprenant pour ce faire de… baisser le niveau du bac au niveau constaté des élèves.

Colonne de l’éducation, brisée.

La Justice, dans la continuité de l’autorité prestigieuse qu’elle avait acquise au cours des siècles, conservait encore au XXe une auréole de respectabilité incontestée. Appuyée sur la force de l’épée, c’est-à-dire de l’État, mais aussi sur l’équilibre de la balance garanti par son devoir d’impartialité, elle inspirait confiance aux citoyens. On lui manifestait bien quelques reproches, un corporatisme jaloux, une prétention à l’infaillibilité, un langage obsolète parfois incompréhensible. Néanmoins il ne venait à l’idée de personne de contester ses décisions : il eut été illégal de le faire, comme aujourd’hui, mais il eut été aussi considéré comme intempestif, incongru, illégitime, de se livrer à une telle contestation. La Justice disposait tout naturellement de l’autorité que lui conférait la règle d’impartialité.

Depuis, on a vu des juges entrer en politique dans un camp ou un autre. On a vu des juges prendre parti officiellement, et certains d’entre eux prendre carte. Surtout, on a vu se créer un syndicat de la magistrature, recueillant maintenant un tiers des magistrats, promouvoir ouvertement une justice « partiale ». Et ce même syndicat ne pas hésiter à afficher sur ses murs une liste de personnalités qualifiées de « cons », liste incluant des parents de victimes assassinées qui s’étaient permis de protester parce que les assassins se trouvaient être des récidivistes. Comment garder confiance en la Justice ?

Colonne de la Justice, brisée.

On ne voit pourtant rien de commun entre ces deux administrations.

Rien ? Si, il existe un point commun. Cherchez dans les déclarations des profs, cherchez dans les déclarations des magistrats, écoutez les débats où figurent les uns ou les autres.

Dans un débat télévisé entre profs, de quoi parlent-ils ? De méthodes d’éducation, de programmes, de qualité d’enseignement, de résultats ? Que nenni. Le plus souvent, sinon toujours, le débat porte d’entrée, ou dévie très vite, sur « la lutte contre les inégalités ».

Moins systématiquement, cependant bien souvent, il en est de même pour les débats, plus rares, où interviennent les juges.

Autrement dit, ces fonctionnaires ont en commun depuis des années d’avoir placé la mission que leur confie la nation en seconde priorité, derrière cette « lutte contre les inégalités ». Avec la complicité plus ou moins tacite de leur administration, ils ont détourné leur mission au profit d’une autre. Non pas que cette bataille pour l’égalité soit blâmable en soi, ce qui serait une autre question, mais une telle auto-décision conduit à faire travailler les services de l’État au profit d’une cause qui n’est pas celle pour laquelle ils ont été créés.

Origine de ce détournement ? Il en existe deux, qui d’ailleurs se rejoignent pour n’en former qu’une : l’air ambiant d’une part, provenant du fort fantasme français en faveur de la sainte égalité, et d’autre part la pression syndicale. Tant la FSU pour l’Éducation Nationale que le SM pour la magistrature ne s’en cachent pas : leur affaire, c’est la lutte contre les inégalités.

Très bien, mais ils trompent la nation. Et, torpillées par le fantasme de l’égalité, ces deux clés de voûte nationales sont brisées.

 

 

81 Commentaires

  1. L’école est catastrophique: elle coûte de plus en plus cher pour un nombre d’élèves qui diminue et des résultats qui dégringolent.

    MAIS elle a déjà fait l’objet de débats ici. Je rappelle entre autres ceci:
    http://antidoxe.eu/2012/12/11/lecole-de-ces-dames-main-basse-ou-pas/

    Où (j’abrège) l’on avance l’hypothèse d’une ingouvernabilité intrinsèque d’une organisation humaine au dessus d’une certaine taille critique et on propose de la scinder (régionalisation « à l’Allemande »).
    Sans oublier de rappeler qu’il n’existe pas en Allemagne un « ministère de l’Education Nationale » puisqu’elle n’est pas, justement, nationale.

    Cette hypothèse exclue toute utilité du discours prononcé ci-dessus par Impat: dans son périmètre actuel, l’EdNat ne fera pas mieux. Un changement de « régime » (idéologie, parti politique) ne ferait qu’instaurer un modèle aussi inefficace que le précédent, rien que par la taille du mammouth, rétif à tout mouvement.

    Idem pour la justice.

    Tant qu’un Impat (ou un autre) plein de bonne volonté avancerait des doléances (et des solutions) à l’échelle « nationale », on sera dans le schéma de l’échec inévitable de par l’énormité de la bête.

    La « lutte contre les inégalités » a bon dos.

  2. desavy

    Ne regardant pas la télévision, je ne vois pas de débats télévisés entre professeurs. J’ignorais même leur existence. L’école n’est pas un sanctuaire coupé du monde. Il faudrait qu’elle apprenne à lire à des enfants qui n’ont peur ni de leur famille, ni de la police, ni de la justice. Les professeurs qui s’en sortent le mieux sont les professeurs d’EPS, spécialité sports de combat. Je propose qu’on en recrute davantage.

  3. Guenièvre

    Indépendamment de savoir, comme vous le dites roturier, s’il faut ou non une régionalisation de l’enseignement pour se sortir de l’échec actuel, je trouve que l’analyse d’Impat est juste : l’instituteur de la 3è République était chargé d’une mission :  » répandre les lumières du progrès dans les campagnes et les villes, développer en chaque enfant la raison libératrice et former des citoyens républicains  » . Et ce, en transmettant à tous, l’éducation classique réservée jusque là à une partie seulement de la population. Il s’agissait bien dans la mesure du possible d’essayer de « réparer les défauts de la naissance  » mais en hissant l’enfant des classes populaires au niveau de « l’enfant bourgeois ». Aujourd’hui « la lutte contre les inégalités » consiste la plupart du temps à abaisser le niveau pour qu’un maximum d’élèves puisse suivre et « réussir ». Bien sûr la « réussite » en question n’est pas à la hauteur …

  4. Guenièvre

     » Mon métier est devenu un sport de combat » disait effectivement un professeur lors d’un interview…

  5. desavy

    Oui, à prendre au sens propre…

  6. Guenièvre

    Sur ce fantasme d’égalité…Pour la gauche (et peut-être une partie de la droite) , la finalité de l’Histoire c’est l’égalité . Toute forme d’élitisme est donc hautement condamnable. L’égalité est devenu synonyme d’humanité . M.Gauchet a une belle formule , il dit que  » l’égalité est une forme qui a dévoré le fond ».

  7. Roturier, Desavy, les problèmes que vous soulevez sont bien réels, loin de moi l’idée de les occulter.
    Roturier, je n’ai rien contre une régionalisation de l’enseignement, bien au contraire (demandez à Guenièvre :-)).
    Desavy, c’est hélas vrai que dans certains (beaucoup) établissements il serait bien utile aux profs d’être aussi profs d’EPS.
    Mais ces problèmes sont différents de celui que tente d’expliquer l’article. Leur seul point commun est qu’ils concernent aussi l’éducation.
    Des problèmes sur l’éducation en France il y en a bien d’autres, par exemple l’intrusion inconsidérée des parents d’élèves…

  8. kravi

    Bien vu, bien dit.
    Quand je tiens ce même discours à certains de mes amis – la vraie amitié résiste à ces inévitables et sans doute nécessaires querelles -, je me fais traiter, non pas de « vieux con » – ils me savent relativement futé – mais de « réac », insulte suprême et fatale pour qui s’est cru malin de participer au glorieux mois de mai [il y a aujourd’hui prescription, et à 20 ans, on sait tout]. Non seulement ça ne m’atteint plus, mais je revendique : si être réac consiste à défendre ces valeurs là, allons-y pour réac.
    PS : je n’ai pas la même indulgence quand le sujet dérive vers Israël…

  9. Bonsoir Kravi, et merci.
    J’aurais préféré l’approbation à l’indulgence, mais bon, je prends ce qu’on m’offre. 🙂
    PS. Je parle de cet article…

  10. kravi

    Vous ne m’avez pas compris : l’indulgence était vis-à-vis de mes amis, pas de votre texte que j’approuve sans réserve.
    Mais bien sûr, votre méprise est bien compréhensible…;-)
    Si d’aventure le sujet qui nous opposa devait se représenter, je ne quitterais pas la lice dans un mouvement d’humeur. Et les arguments pleuvraient pire qu’à Gravelotte, sans toutefois faire de victime.

  11. Kravi, en effet je m’étais mépris, donc merci encore, cette fois sans réserve, de votre approbation.
    Par ailleurs j’apprécie hautement votre « si d’aventure (…) mouvement d’humeur ». Je gardais de ce « qui nous opposa » un goût amer et beaucoup de regret. Un jour viendra peut-être où ce sujet pourra être traité ici sereinement. Gravelotte, ça fait quand même 143 ans, il y a prescription, non ?

  12. Guenièvre,…  » l’égalité est une forme qui a dévoré le fond ». Voilà pourquoi l’égalité se porte si bien, car « c’est le fond qui manque le moins ».

  13. kravi

    Nul besoin de prescription puisqu’il n’y eut pas de délit.
    En revanche il est des thèses inacceptables et/car basées sur des hypothèses erronées et/ou des falsifications.
    À charge pour moi de les combattre avec la sérénité qui ne me caractérise pas. Mais j’essaie de me soigner.

  14. Florence

    Oui Impat, vous avez raison. Nous avons deux colonnes brisées et peut-être encore davantage :
    Hollande veut réduire la Défense nationale et la police commence à faire peur avec ses arrestations arbitraires pour délit d’opinion.
    Les fonctions régaliennes de l’Etat , qui sont les fondements du pacte social, sont sérieusement mises à mal. Ce n’est pas d’aujourd’hui mais il me semble que le socle stable de la France en a pris aujourd’hui pleinement conscience.
    Tout est en train de foutre le camp à toute vitesse.
    La déliquescence était déjà en cours depuis un long moment et on assiste à la décomposition finale qui s’accélère.
    Plus ça s’accélère, plus vite et plus fort viendra le renouveau.
    Tant que la liberté sera bridée, le renouveau le sera aussi.

  15. Guenièvre

    @ kravi,
    Sur le sujet en question , sur certain site, je trouve que vous avez , à défaut de sérénité, une ténacité remarquable…

  16. Guenièvre

    « …avec ses arrestations arbitraires pour délit d’opinion ».
    Florence vous voulez parler de cela qui se produit régulièrement depuis quelques mois :

    http://www.valeursactuelles.com/manif-tous-ils-racontent-leur-garde-vue20130530.html

    Inquiétant en effet, et plus inquiétant encore que cela ne fasse pas l’objet de multiples articles dans les journaux !

  17. Excellente, la formule de Gauchet.

  18. roturier

    Et se soigner au sujet des psys?

  19. Guenièvre, Florence,…
    « plus inquiétant encore que cela ne fasse pas l’objet de multiples articles dans les journaux ! »…

    En revanche cela déclenche des renvois d’ascenseurs : Bernard Boucault, préfet de police de Paris, critiqué après les émeutes du Trocadéro, bientôt atteint par la limite d’âge, mais réputé proche de l’Élysée, est prolongé de deux ans.
    (C’est juste pour rire, je suis mauvaise langue)

  20. En matière d’injustice, mais aussi d’information que les principaux médias ignorent, par peur et lâcheté sans doute, un article d’Atlantico. Et je pense que ce n’est que le début.

  21. Guenièvre

    @ Patrick,
    Les cas de ce genre ne sont pas isolés et ils ne sont pas nouveaux.
    Il y a 25 ans un nouveau collègue qui venait de la région parisienne est arrivé dans mon collège.On a su un jour qu’il avait voté FN et vous pensez bien comme il a été ostracisé dans le milieu enseignant. Un jour, bien des années, après il a raconté son histoire qui ressemblait à celle-ci.
    Sans doute qu’au tout début la volonté de ne pas faire de bruit autour de ces événements partaient d’un sentiment très honorable : il ne fallait pas exciter la haine . Ne pas oublier que dans les années 70 les « ratonnades » étaient courantes ! Mais au fur et à mesure que le temps a passé, il est devenu évident que le racisme était bien partagé et que ne signaler les problèmes que d’un seul côté était ressenti comme une véritable injustice ( et s’en est une ) propre au contraire à développer des ressentiments .

  22. Guenièvre

    Mais c’est une vraie information Impat ! Tel que vous le présentiez j’ai d’abord cru à une plaisanterie !

  23. Guenièvre,… « j’ai d’abord cru à une plaisanterie ! »…
    C’est qu’il vaut mieux en rire…

  24. Marie

    http://rutube.ru/video/63dcdb2ee3e0fd51e646f217917b8974/ combattre la théorie du genre, la gauche divine etc… excellent

  25. Étant pour la privatisation de l’enseignement je ne partage pas une partie des idées d’Impat exprimées dans ce texte, l’éducation ne fait pas partie des fonctions régaliennes de l’État, je crois que l’enseignement public est un organisme de propagande inefficace (dans sa fonction éducative) et coûteux. Les structures étatiques autres que la défense nationale, la police et la justice n’ont pas lieu d’être, pas même la banque centrale, elles sont l’héritage des années 50 où le communisme semblait une voie tout aussi prometteuse que la démocratie libérale, le modèle français gaullien semblait un compromis acceptable entre le deux, nous le voyons mourir sous nos yeux, d’autres structures émergeront.
    Je le crois d’autant plus, que les politiciens ont perdu tout sens de la dignité et bouleversent sans vergogne les institutions les plus sacrées pour plaire à une coterie. Le mariage en France était une institution unique dans le monde où il n’est pas possible de se marier sans passer devant le maire, il faudrait maintenant réclamer son abolition pure et simple en demandant qu’il soit réduit à un simple acte administratif comme la délivrance d’un passeport. Il ne faut plus s’accrocher à ces vielles lanternes, le communautarisme est devenu inéluctable et ceux qui veulent sincèrement s’y opposer nous proposent un modèle pire encore : un État tout puissant décidant du moindre de nos gestes, s’arrogeant le droit de nous plumer plus encore. Si, comme je le pense, le communautarisme est appelé à prendre le dessus, il y a tout intérêt à faire partie de communautés puissantes capables de se faire entendre et d’assurer la protection de ses membres, la France de nos monuments aux morts et de nos clocher est bien morte, il faut en prendre acte comme dit Impat autre part, mille signes comme cette terrible histoire rapportée par Atlantico nous le montrent, il est temps de penser à l’avenir et cesser de croire que l’État est la réponse, il n’est qu’un moyen d’empêcher les forces vives en Europe de s’organiser. Ce qu’il faut construire ce sont des médias et de puissants réseaux indépendants pour éviter que la justice et la police tombent totalement à leurs tour entre les mains des forces du déclin et redonner sa chance à l’esprit de créativité et d’entreprise qui fut la force de ce continent.

  26. Merci Marie, Finkie me donne l’impression d’être intelligent à chaque fois que je l’écoute.

  27. Skardanelli,… « je ne partage pas une partie des idées d’Impat exprimées dans ce texte, l’éducation ne fait pas partie des fonctions régaliennes de l’État »…

    Mais…cette « idée d’Impat » je ne la partage pas non plus ! J’ai dû mal m’exprimer pour laisser croire qu’à mon avis le rôle d’éduquer appartient à l’État.
    L’article, pour sa partie concernant l’enseignement, prend acte du fait qu’en France actuellement ce rôle est hélas assumé par l’État et que ce même État l’assume fort mal, c’est le moins qu’on puisse dire.

  28. Ah, Impat, je me disais bien !

  29. Oui, mais enfin, l’éducation nationale n’est pas l’apanage de la France et de nombreux pays disposent d’un équivalent. Elle a pour but de donner accès à tous à une scolarisation, même aux plus défavorisés. Si l’enseignement était uniquement privé, il serait réservé à des gens ayant les moyens de payer, autrement dit, la sélection se ferait par l’argent.
    Il est vrai que les « pédagauchistes » ont cassé l’enseignement tel que notre génération l’a encore connu, mais je pense qu’il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain.
    Par ailleurs, n’avoir que des écoles privées pourraient entraîner d’autres dérives : des écoles confessionnelles extrémistes pourraient voir le jour, en particulier des écoles islamistes où l’on enseignerait certains préceptes du coran, aux antipodes de ceux d’amour enseignés par le Christ. Et alors, bonjour les dégâts.
    Une question : QUI serait chargé d’accorder les autorisations nécessaires à ces écoles pour enseigner ? Et sur quels critères ? Ou alors, n’importe qui pourrait-il ouvrir une école ? Qui serait chargé d’élaborer un programme ?
    Retirer ce rôle à l’Etat, pourquoi pas, mais il faudrait nécessairement le confier à quelqu’un, mais à qui ?

  30. Patrick, voici à très très gros traits ce que sera la Nouvelle École, qui répondra aux soucis que vous exprimer à 18h02.

    Les établissements seront privés, entièrement libres et dirigés par un directeur : non pas un proviseur ou un principal, un directeur qui dirige.
    Les familles disposeront pour leurs enfants du choix de l’établissement.
    L’enseignement sera totalement gratuit pour les familles. À cet effet l’État leur délivrera des chèques d’instruction, dont le montant dépendra du nombre et de l’âge des enfants.
    La taux de calcul de ces chèques sera déterminé chaque année au parlement.
    La qualité des établissements découlera en premier lieu de la concurrence : les bons se multiplieront, les mauvais disparaîtront.
    Par précaution supplémentaire cette qualité sera garantie par un droit d’enseigner, délivré périodiquement par une instance paritaire et/ou étatique. Même principe que le droit de soigner et d’opérer délivré aux cliniques privées.
    Des écoles confessionnelles extrémistes existeront certainement…comme aujourd’hui. il y aura là à mener la même lutte qu’aujourd’hui, et ce sera plus facile car les écoles « de type normal » décrites plus haut seront meilleures.

  31. Tout à fait d’accord…

  32. desavy

    L’éducation n’est certes pas une fonction régalienne mais elle doit être assumée par l’État, directement ou indirectement par l’intermédiaire d’établissements sous contrat avec l’État.

    Mais ce qui me pousse à intervenir est le terme « pédagauchistes » qui m’amuse mais je préfère « pédagogos ». Pourquoi ? Parce que le pédagogogisme s’est fortement développé sous des pouvoirs officiellement de droite. Personne n’était obligé de confier à ces gens les clefs de l’Éducation Nationale ni de les conserver.

    L’école est nulle, la tarte à la crème la mieux partagée. On lui demande juste de s’occuper d’enfants et d’adolescents dont personne d’autres ne peut s’occuper. Apprendre à travailler à des enfants tout en sachant que si on écrit au tableau, on sert de cible parce qu’on tourne le dos. Leur apprendre à travailler tout en sachant qu’en cas de réprimande, un coup de couteau pas perdu pour tout le monde est vite arrivé.

    Étudiez les copies d’élèves de lycées de centre ville, dans différentes disciplines, vous seriez surpris.

  33. desavy

    Impat :

    « La qualité des établissements découlera en premier lieu de la concurrence : les bons se multiplieront, les mauvais disparaîtront. »

    Oui, comme une entreprise sur le marché. Le marché est ainsi un excellent moyen de sanction. Mais l’entreprise a le choix de ses facteurs de production et elle peut aussi cibler ses clients.

    Alors que les lycées, dans votre système, n’auraient pas le choix de leurs élèves, ce choix appartenant aux familles. On ne peut pas raisonner comme pour les entreprises si on ne laisse pas au lycée le choix de leurs élèves.

    Je vous assure que je saurais qui choisir et comment exceller.

  34. desavy

    *aux lycées

  35. On ne choisira que dans la mesure de ses moyens ou de ses prétentions (bourses) et effectivement la concurrence existera…

  36. desavy

    Tibor, imaginez vous un marché où les entreprises se verraient imposer leurs facteurs de production ?

  37. Mais justement, ce n’est pas le cas… La concurrence existe aux États-Unis…

  38. On se bouscule pour aller dans certains établissements, d’autres sont dépendent de l’environnement social, that’s life ! De plus en plus d’américains utilisent les cours par correspondance, je connais des gens qui le font en France…

  39. On ne va pas continuer de pleurer sur le cheval mort, le système étatique ne garantit rien de toute façon sinon des coûts prohibitifs…

  40. desavy

    Vous voulez-dire qu’aux États-Unis, les écoles choisissent leur élèves ?

  41. D’une certaine façon oui, par l’argent, le lieu où elles se trouvent, etc.
    De la même façon les magasins ne choisissent pas leurs clients, leur clientèle dépend du prix de ce qu’ils vendent et de l’endroit où ils s’installent…

  42. desavy

    Oui, donc elles choisissent. Il faut qu’un système soit cohérent. Si les écoles sont privées, il faut qu’elles puissent fonctionner comme devrait fonctionner toute entreprise privée, c’est-à-dire en choisissant leurs élèves comme leurs enseignants. L’élève est une matière première qu’il faut élever. Une entreprise a le choix de ses matières premières.

    Au contraire, les magasins choisissent leurs clients. Ils choisissent leurs prix et leur localisation, donc leurs clients.

  43. Marie

    Et bien utilisons le nouveau modèle suédois , celui que nos minsitres ne voient pas en préférant les boboseries de la théorie du genre … Le chef d ‘établissement choisi ses enseignants peu les licencier et doit faire de son école un endroit ou les parents ont envie de mettre leurs enfants à cause des résultats. Il est vrai qu’en arriver là en France ce n’est pas gagné!

  44. Marie

    « peut  »
    ces écoles sont publiques.

  45. desavy

    Je crois qu’en France on arrive assez bien à choisir de bons établissements pour ses enfants si on a un bon niveau social ou culturel. J’ai cru comprendre qu’en Suède aussi, des écoles brûlaient.

  46. Ce que feront les écoles aussi, il n’y a pas de différence fondamentale entre un magasin et une école, je regrette, les deux sont indispensables et les deux accueillent le public de leur implantation, les deux peuvent refuser des indésirables et faire appel à la police. Je pense que la différence essentielle réside dans le fait que les parents sont/seront certainement plus impliqués dans l’école de leurs enfants que dans le magasin du coin, quoi que… L’élève n’est pas une matière première mais l’enfant d’un client/partenaire/citoyen, ce n’est pas parce que l’État est absent que l’altruisme l’est aussi, mais le coût est une donnée objective à chacun de le prendre en compte à sa façon, comme l’endroit où l’on veut vivre. Quels sont les sacrifices que l’on est prêt à consentir, quelle est notre moralité, quelle communauté est-elle prête à nous accueillir, la vie des hommes responsables quoi, la liberté et la responsabilité. Que feriez-vous pour ne pas vivre dans un quartier où l’on vous bat régulièrement, où l’on propose de la drogue à vos enfants, où l’on saccage vos biens ?

  47. Desavy, vous entrez là dans les modalités d’application. Il y faudrait un livre entier, ou au moins un chapitre, mais le point particulier que vous soulevez sera réglé comme suit.
    Les directeurs d’établissement auront en effet la possibilité de renvoyer un élève. Si la motivation du renvoi tient au travail ou aux capacités de l’élève, celui-ci pourra tenter sa chance auprès d’une école de moindre niveau. Car évidemment on rencontrera tous les niveaux. S’il s’agit, cas qui sera le plus fréquent, d’un élève « perturbateur », cet élève devra s’inscrire dans un établissement spécialisé, dont l’État s’assurera qu’il en existe quelques uns dans chaque région, publics ou privés. Ces établissements pratiqueront une discipline de fer, tellement « de fer » que les jeunes gens potentiellement concernés deviendront rapidement de moins en moins nombreux. De tels perturbateurs seront l’objet inéluctablement d’un enseignement dégradé, mais ils ne dégraderont plus l’enseignement des autres.
    Ces établissements seront payés, comme les autres, par chèques d’instruction.

  48. Marie

    @desavy
    Elles brûlent dans le m^me genre de quartiers qu’en France …

  49. La philosophie de cette Nouvelle École sera celle qu’on devrait trouver à la base des actions de l’État:
    L’État doit assurer, comme il sait le faire, son rôle de régulateur et de contrôleur.
    Il ne doit pas s’adjuger un rôle d’opérateur, qu’il ne sait pas faire ou qu’il fait mal.

  50. desavy

    Oui, donc l’école n’est pas le problème. Je ne cesse de l’écrire depuis mon arrivée ici.

  51. desavy

    Impat, ce sont pour moi plus que des modalités d’application. Mais vous m’avez répondu, avec le rôle de l’État comme régulateur et comme contrôleur. Nous ne serions donc pas dans un système libéral. Mais pourquoi pas… Pour moi, toute réforme de l’enseignement n’a strictement aucune utilité tant que l’on ne modifie pas l’environnement de l’école.

  52. desavy

    « L’élève n’est pas une matière première mais l’enfant d’un client/partenaire/citoyen, ce n’est pas parce que l’État est absent que l’altruisme l’est aussi, mais le coût est une donnée objective à chacun de le prendre en compte à sa façon, comme l’endroit où l’on veut vivre. Quels sont les sacrifices que l’on est prêt à consentir, quelle est notre moralité, quelle communauté est-elle prête à nous accueillir, la vie des hommes responsables quoi, la liberté et la responsabilité. Que feriez-vous pour ne pas vivre dans un quartier où l’on vous bat régulièrement, où l’on propose de la drogue à vos enfants, où l’on saccage vos biens ? »

    Là aussi, je ne peux qu’être d’accord avec vous, mais nous ne parlons plus d’écoles privées. Si les mots ont un sens, une école privée est une entreprise. Et la notion de citoyenneté n’a rien à voir avec une entreprise. Une entreprise doit créer de la valeur, c’est tout.

    Pour votre dernière phrase, j’aurais préféré que l’on empêchât ces quartiers de prospérer.

  53. … « l’État comme régulateur et comme contrôleur. Nous ne serions donc pas dans un système libéral »…
    C’est au contraire exactement cela, un système libéral. Un État fort dans son rôle, mais limité à son rôle. Au-delà c’est de l’ultra libéralisme, mais les anti libéraux aiment jouer de l’ambiguïté pour confondre les deux notions.

  54. … « Une entreprise doit créer de la valeur »…
    Bravo, Desavy. Et la plus précieuse des valeurs est le niveau d’éducation de nos jeunes gens.

  55. desavy

    Je ne connais pas les jeux des anti libéraux. Pour moi, la notion même d’ultra libéralisme est un non sens sans doute inventé par les gauchistes (mais je peux me tromper, il faudra vérifier). En tous cas, c’est un terme que les socialistes adorent.

    A propos du libéralisme, je conseille la lecture de Pascal Salin.

  56. desavy

    Impat,

    « Bravo, Desavy. Et la plus précieuse des valeurs est le niveau d’éducation de nos jeunes gens. »

    A mon tour de vous féliciter pour votre humour. Les 2 termes n’ont bien entendu pas la même définition.

  57. Desavy,… « En tous cas, c’est un terme que les socialistes adorent. »…
    Cela ne m’avait pas échappé. Voilà un point d’accord total entre nous !

  58. desavy

    Oui, et je suis assez malheureux lorsque je le trouve sous la plume d’économistes dont par ailleurs je peux apprécier le travail.

  59. Mais peu importe que ce soit ou pas une pure entreprise privée, c’est un faux débat, ce qui importe c’est de desserrer l’emprise de l’état et des syndicat, de redonner le choix aux gens. Je trouve l’exemple de suédois de Marie très instructif de ce point de vue.

  60. Skardanelli,… « ce qui importe c’est de desserrer l’emprise de l’état et des syndicats »…
    D’accord, mais il faut pour cela une vraie clé à mollets. À très gros mollets.

  61. Oui, oui, Impat, très, très gros !

  62. Rackam va être content Toulon est mené de 7 points à la mi-temps.

  63. Desavy, à propos de « valeur », sans humour cette fois, la réponse est assez simple. Les entreprises d’éducation seront des entreprises de service, la valeur créée sera une valeur de service comme il en existe déjà des centaines.

  64. desavy

    Oui, la production de services est bien une production, donc créatrice de valeur. Mais là vous comparez avec les entreprises qui produisent des services, des entreprises privées qui fonctionnent sur un marché. Ce système serait une sorte d’économie mixte (j’essaie de faire le rapprochement avec les entreprises).

    Lorsque je disais qu’une entreprise créait de la valeur, je voulais dire qu’elle n’a pas à se préoccuper d’autre choses. Pour moi l’entreprise citoyenne n’existe pas, et n’a pas à exister.

  65. Desavy, je n’ai aucune objection à ce que vous écrivez le 1 juin 2013 à 22:19.

    Lorsque vous trouvez que je compare « avec les entreprises qui produisent des services, des entreprises privées qui fonctionnent sur un marché », non seulement je compare mais encore (non solum sed etiam, ça rajeunit…) j’identifie. Car les établissements de la Nouvelle École seront bien des entreprises privées fonctionnant sur un marché. L’éducation correspond à un besoin, à la fois des familles et de l’État, lesquels ont les moyens d’y subvenir. Un besoin, accompagné des moyens, c’est un marché.
    Par ailleurs j’adhère sans réserve à l’inexistence de cette sotte notion d’entreprise citoyenne. Être citoyenne n’est en rien ce qu’on demande à l’entreprise.

  66. desavy

    Bon dimanche à tous.
    A propos de Pascal Salin, il était hier soir chez Taddéi. Bien sûr, il faut se fader les ineffables Attali et JFK mais écouter Salin vaut le coup.

    http://www.france2.fr/emissions/ce-soir-ou-jamais

  67. desavy

    Impat,

    « Car les établissements de la Nouvelle École seront bien des entreprises privées fonctionnant sur un marché »

    Oui, mais à condition que ces établissements puissent choisir leurs élèves. Dans ce cas, ce modèle est cohérent. C’est un peu le système des grandes écoles en France.

  68. … « à condition que ces établissements puissent choisir leurs élèves »…
    Non, désaccord. Mais ils pourront les renvoyer, comme indiqué plus haut. En revanche ces écoles pourront imposer d’inscrire les moins bons élèves dans des classes de moins bon niveau.
    Cette question répétée de choix des élèves est un faux problème. Le choix se fera à l’intérieur de l’établissement, par affectation de l’élève à une classe adaptée.
    En fait, certains établissements en effet choisiront leurs élèves a priori. Sur ce point, et c’est peut-être le seul, on ne verra donc pas de changement puisque déjà au sein de l’EN certains lycées choisissent leurs élèves.

  69. desavy

    « Cette question répétée de choix des élèves est un faux problème. »

    Là, nous sommes en désaccord. Pour moi, d’où la répétition, c’est l’élément essentiel. Un établissement privé doit pouvoir choisir ses élèves, comme une entreprise choisit ses facteurs de production.
    Imposer les élèves sous-entend que n’importe quel élève peut réussir à condition que le lycée soit performant. Nous savons que ce n’est pas vrai. Beaucoup seraient mieux en apprentissage dans une entreprise, d’autres dans des centres de redressement (je réfléchis à la réouverture des bagnes mais je crois que l’idée ne plairait pas trop).
    Dans la logique de votre nouvelle école, juste un point de désaccord, ce n’est pas dramatique.

  70. …  » juste un point de désaccord, ce n’est pas dramatique. »…
    Certes non, Desavy, c’est même inespéré et je m’en réjouis! 🙂

  71. A quoi ça sert que La Roture se décarcasse?
    Tout ça est bien gentil mais totalement inutile tant que l’Education Nationale l’est (Nationale).

    Faut scinder; régionaliser; Laenderiser.
    Sinon, toute reforme reproduirait les maux de la situation actuelle; souvent en + grave.

  72. Les syndicats ne sont pas seuls à détourner la mission confiée par la nation au profit de leurs croyances :
    Taubira impose un stage sur « l’identité de genre » aux magistrats, dont certains semblent ne pas apprécier cette convocation.

  73. In ne serait pas inintéressant de lire Goldnadel dans « Atlantico » :
    http://www.atlantico.fr/rdv/semaine-goldnadel/droitisation-ump-theorie-genre-voix-arabes-ignorees-debat-francais-rendu-sterile-force-caricatures-744775.html

    Et surtout ce qui suit:
    Le SNUIPP, pour ceux qui ne le savent pas, est le principal syndicat d’enseignants. Il est, politiquement, à l’Education Nationale, ce que le Syndicat de la Magistrature est à la justice. Le 29 mai, ce syndicat a proposé aux professeurs un opuscule dans lequel il y est allé de sa définition sociologique de l’identité sexuelle tout droit sortie de la théorie du genre : « une possibilité de repenser les identités en dehors des cadres normatifs d’une société envisageant la sexuation comme constitutive d’un clivage binaire entre les humains, ce clivage étant basé sur l’idée de la complémentarité dans la différence et censé s’actualiser principalement par le couple hétérosexuel… ».

    Puis, suit ce couplet moins abscons que voudraient voir professer nos enseignants si intelligents, à défaut d’être clairs, dans nos écoles : « le genre n’est pas seulement un rapport de domination des hommes sur les femmes. Il est aussi un ordre normatif qui sanctionne les transgressions, (par exemple les hommes dits « efféminés », les femmes dites « masculines », les personnes transgenres) ». Pas question donc de s’adresser régulièrement à l’école de manière collective « aux filles » et « aux garçons ».

  74. kravi

    Après les méfaits de l’idéologie sur les sciences dures (cf. l’article de Tibor), la voici à l’œuvre dans le domaine des sciences du vivant. Et curieusement – mais est-ce si curieux que cela ? -, ce sont les idéologues du même bord qui sont en cause, pratiquement toujours. Une malédiction ? Un formatage acquis dans les AG militantes ? Un manque à penser qui se tournerait du côté du remplissage ?
    Le « roc du biologique » de Sigmund saura-t-il pulvériser le roc de la connerie pure ?

  75. Kravi,… « Un formatage acquis dans les AG militantes »…
    Cette cause n’est pas unique, mais je la crois prépondérante.

  76. Souris donc

    On peut aussi voir les choses différemment, les institutions sont détournées au profit d’une société normative. Exemple la crèche où on inculque le gender. La justice, la santé (surtout la psychiatrie), l’école, sont des lieux où l’on exclut et séquestre. Où l’on trie les individus. D’où le malaise. L’éducation a pris la place de l’instruction. Education, au sens normatif, produire un individu idéal, pour cela, on veut évaluer, être prédictif et corriger les « dys ». Qu’est-ce qu’un dysfonctionnement, sinon un écart par rapport à un individu idéal statistiquement. L’école doit calibrer comme les pink lady du cageot. Mais en même temps, on s’offusque qu’elle sélectionne et oriente vers l’apprentissage.
    On charge l’école de ce qu’elle ne peut pas donner.

    A lire « La fabrique des imposteurs »
    Roland Gori Ed Les liens qui libèrent, 2013
    (un peu ATTAC sur les bords. Il sur-sollicite les métaphores du marché financier, mais bon. Et il dit des choses sensées sur la norme)

  77. Souris donc

    L’individu normal est un individu qui ne s’écarte pas trop de la moyenne statistique. L’homme idéal pour la gauche est un métis mondialisé, sexuellement indifférencié, et sans racines. Un zombie ultralibéral formaté aux idées des campus américains années 70, le care, le gender.
    La gauche n’est pas à un paradoxe près.
    Les zombies les plus progressistes pratiquent la novlangue et ont pour but dans la vie d’être riche et célèbre.
    Le zombie à novlangue s’update dans le Nouvel Obs dont le marronnier est « Les 25 penseurs qui comptent ». Où l’on voit que Martine Aubry a pompé son care chez une Joan Tronto d’un Hunter Collège.
    Pour un peu, Normal Sup le Mou nous fourguait, et le gendre de Judith Butler et le care de Joan Tronto.

  78. Souris donc

    Ils vont la mettre sur le mur des cons pour se défouler.

  79. Souris donc

    + 1 Florence !
    Délit d’opinion, un système répressif est là pour punir les -phobies. Les cons du SM n’ont rien dit quand Zemmour a été sanctionné pour avoir dit que les prisons étaient pleines de délinquants issus de l’immigration, ce qui est la vérité, puisqu’ils crient au manque d’aumôniers musulmans.
    C’est une atteinte totalitaire à la liberté d’expression et d’opinion.

  80. Souris… « le gendre de Judith Butler »…
    Je veux bien jouer ce rôle. Comment est sa fille ?

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :