Manipulateurs

                            Profession : Manipulateur.

Voici que la Turquie s’embrase et que les rédactions parisiennes frémissent à nouveau. Le journaliste aime la bagarre, le sang, le tumulte, l’incertitude, les images fortes légendées à la serpe. Les trains qui arrivent à l’heure, les lasagnes dans lesquelles seules de bovines viandes hachées se discernent, les places de grandes villes où l’on ne trouve que des amoureux, des chiens en laisse, des promeneurs insomniaques ne les intéressent pas.

Le journaliste aime autant les remous que les formules. « Le printemps turc » emprunte à ses prédécesseurs arabes, et tout est dit : les peuples, qui ont toujours raison s’emportent joyeusement contre les tyrans qui ont toujours tort. C’est l’éternel conte pour adultes qu’on nous murmure, à l’encre noire le matin, en tube cathodique le soir. Dormez bonne gens, la gentille démocratie étend ses ravages… Les peuples sont sensés savoir où ils vont et à quelle heure part le ferry qui les y conduit ; les tyrans sont voués à l’enfer des unes, puis au purgatoire des pages intérieures, une fois qu’on s’est rendu compte que ce qui leur a succédé ne vaut pas mieux…..

Le journaliste part sur le terrain, comme il dit (terrain qui est souvent un hôtel plutôt cossu, essentiellement peuplé de journalistes de divers pays réputés démocratiques) avec des idées préconçues, comme des cartes postales éditées dans son pays. Et le peu qu’il parcourt du pays où il passe, il le consacre à rechercher les sites qui collent avec les photos apportées.

Le journaliste passe donc une bonne partie de sa vie auprès d’autres journalistes, qui nourrissent, dans les hôtels de chaîne, leurs préjugés comme autant de jeunes mères donnant le sein à un nourrisson placide.

Le journaliste a une malformation congénitale de l’œil qui lui fait voir le clou qui dépasse, le soldat qui pleure, la manifestante en voilette, le trèfle à quatre feuilles, le hooligan qui est bénévole à la Croix-Rouge. Cette même malformation l’empêche de voir bien des choses comme le casseur qui enfile soudain un brassard de police, les dizaines de milliers de manifestants massés sur des avenues parallèles et non décomptés, ou, plus loin des Invalides, les groupuscules djihadistes qui arment (et constituent en fait) les soi-disant combattants de la liberté en Syrie. Dans quelques années, le même journaliste envoyé dans un hôtel à Damas s’étonnera de la lenteur mise par sa vénérée démocratie à s’installer en Syrie, car le journaliste est très sûr de ce qu’il écrit et très oublieux de ce qu’il a écrit. C’est donc, on l’aura compris un être fragile et complexe auquel il ne convient pas d’accorder une confiance aveugle. Malvoyant des deux yeux, il n’a rien pour guider qui que ce soit sur le chemin ardu d’une meilleure compréhension du monde.

Il ne faut jamais se fâcher avec le journaliste. C’est trop tard pour ce qui me concerne. Il dispose de toutes sortes de médailles et de statistiques, de laisser-passer et de belles histoires pour prouver que chaque fois qu’on s’en est pris à sa profession les heures les plus sombres étaient proches. Les journalistes morts en service sont presque aussi nombreux que les employés des sociétés d’autoroute mais ces derniers ne bénéficient d’aucun lobby autoglorifiant. Prenez en otage deux  journalistes militants et insensés, vous aurez leur trombine sur les façades des mairies du territoire entier. Prenez cinq employés d’Areva, ou, pire, une famille incluant enfants en bas âge : rien. Curieux, non ?

Alors on se contentera d’écrire que l’emprise, presque sans contrôle ni comptes rendus, de cette profession sur les consciences et les décisions des gouvernants ou des simples citoyens, pourrait avoir commencé à constituer une heure sombre de la vérité, de la vie en société, de la capacité de l’homme à encourager ce qui va bien plutôt que de d’être abreuvé de mauvaises nouvelles qui sont l’œuf que pond le journaliste quotidiennement au moins.

« Allume une bougie au leu de maudire les ténèbres » dit le proverbe, attribué à Lao-Tseu, probablement par un journaliste sinisant. Je crains que le journaliste allume des ténèbres sous prétexte d’éclairer le monde.

J’ai du mal à me passer de les lire, entendre et (rarement) voir, mais je sais que c’est nocif pour l’intelligence, la santé, le discernement et bien d’autres choses indispensables à la liberté.

S’ils n’étaient pas là bien des choses iraient moins bien, mais il y en aurait tellement qui iraient mieux !

 

57 Commentaires

  1. … « Le journaliste part sur le terrain, comme il dit (terrain qui est souvent un hôtel plutôt cossu, essentiellement peuplé de journalistes de divers pays réputés démocratiques) avec des idées préconçues, comme des cartes postales éditées dans son pays. Et le peu qu’il parcourt du pays où il passe, il le consacre à rechercher les sites qui collent avec les photos apportées. »…

    Diable, comme vous les connaissez bien !

    Et les gens qui ensuite lisent ou voient les reportages se croient informés… 🙂

  2. Timisoara:
    TF1: « Ceaucescu, atteint de leucémie, aurait eu besoin de changer son sang tous les mois. Des jeunes gens vidés de leur sang auraient été découverts dans la forêt des Carpates. Ceaucescu vampire ? Comment y croire ? La rumeur avait annoncé des charniers. On les a trouvés à Timisora. Et ce ne sont pas les derniers »
    Le magazine L’Événement du jeudi du 28 décembre 1989 titre même : « Dracula était communiste »
    Gérard Carreyrou lance un appel à la formation de brigades internationales prêtes à « Mourir à Bucarest »
    Le quotidien Libération avec Serge July titre « Boucherie ». On y lit: « Timisoara libéré découvre un charnier. Des milliers de corps nus tout juste exhumés, terreux et mutilés, prix insupportable de son insurrection.
    Le Monde félicite La Cinq d’avoir « révélé l’horrible charnier des victimes des manifestations du dimanche précédent ? »
    Wikipédia.

  3. Judicieux rappel, Skardanelli. Timisoara restera à jamais le symbole de la tromperie des journalistes.
    Pour ma part c’est cette histoire qui m’avait convaincu définitivement de ne jamais croire les images.

  4. Lisa

    Quel est le media qui vous paraît le moins nocif si l’on veut avoir des nouvelles du monde ?

  5. Lisa,… « Quel est le media qui vous paraît le moins nocif si l’on veut avoir des nouvelles du monde ? »…
    Quelle bonne question ! Et perfide ! 🙂
    Mon avis : n’en lire aucun en rubriques « information ». Mais lire les dépêches d’agences (plusieurs : AFP, Reuters, AP…) et un grand nombre d’éditoriaux dont les avis seront opposés mais permettront de tirer une certaine « substantifique moelle ».
    Et surtout ne jamais regarder les journaux télévisés.
    Je le répète : c’est mon avis et seulement mon avis. Mais je crois que cette recette permet une assez juste vision des choses en même temps que la « distanciation » nécessaire. Cela dit, comme en cuisine les meilleures recettes restent les recettes personnelles!

  6. Guenièvre

    Personnellement je regarde très rarement les infos à la télé, j’écoute peu la radio, je lis plusieurs médias sur internet uniquement…
    Et, à certains moment, je fais une pause …

  7. Guenièvre,…  » je fais une pause … »…
    Là, tout dépend du café!

  8. Guenièvre

    En ce moment cette pause me permet non pas de profiter du café mais de mes roses….

  9. Mais un bon café molto corto au milieu des rosiers, n’est-ce pas le rêve?

  10. Alors comme ça la démocratie est le pire système qui soit à l’exception de tous les autres.
    Et la presse, pareil.

    Les politiciens sont exactement comme nous avons voulu qu’ils soient.
    La presse, pareil.

    Cessez de vous plaindre; si nous avions vraiment voulu une gouvernance correcte et une presse honnête nous les aurions depuis longtemps.

  11. Guenièvre

    Un thé, Impat, un thé ! je ne bois jamais de café ! sinon, j’ai le coeur qui s’emballe…

  12. Mais, trop souvent, un thé miss au haras. (Humm…)

  13. Guenièvre

    Miss O’Hara ?? Ah ! Rhett !

  14. Lisa

    Guenièvre, votre coeur s’emballe !
    Ah les roses, le printemps, enfin !

  15. Lisa

    Merci !
    Je n’avais jamais pensé aux agences.
    Quant à la télé, on l’a virée il y a 10 ou 12 ans, quelle bonheur !

  16. Guenièvre

    Bien le bonjour Lisa !

  17. Ceci sera ma contribution principale à ce site:

    BUVEZ DU CAFE TURC MEHMET EFENDI (on en trouve chez les bons distributeurs, turcs ou pas).
    http://www.alimex.fr/contents/fr/d18_importateur_exclusif_cafe_mehmet_efendi_en_france.html

    Surtout respecter le mode d’emploi.
    La « casserole » doit être spéciale pour ça: petite, munie d’un petit bec verseur, plus haute que large, de forme conique tronquée (diamètre supérieur inférieur à celui de la base). De préférence d’un volume adapté au nombre de tasses: une pour 2 tasses, une autre pour 4 etc…).

    Eviter l’ébullition (technique interruptus, quoi; café bouillu café foutu).

    Si bien fait (suite au déjeuner) il est long en bouche, favorise la digestion, léger goût de noisette qui dure l’après midi.

    Energie et bonne humeur garantis.

    ATTENTION: produit destiné à préparation artisanale, pas de machine, chez soi, en prenant le temps. Personne ne vous fourguera la gueule de Clooney avec.

  18. roturier

    PS. Une pincée de cardamome moulu n’est pas interdite.
    D’autres détails sur demande.
    L’odeur est celle du marché des épices d’Istanbul.

  19. desavy

    Lisa :

    « Quel est le media qui vous paraît le moins nocif si l’on veut avoir des nouvelles du monde ? »

    J’ai tendance à penser que les médias ne sont pas a priori nocifs, disons dans leur totalité. Il faut trier. La presse papier (ou ses supports internet) me semble bien pour les nouvelles internationales : on peut piocher dans le Point, Valeurs Actuelles, le Figaro, le Spectacle du Monde ou encore Courrier International de façon plus anecdotique. Le Monde diplomatique est également souvent intéressant même si on peut lui reprocher son tiers-mondisme et son antisionisme.

    Internet permet aussi de lire facilement la presse étrangère, francophone ou non. Lire un journal libanais ou burkinabé plonge dans un exotisme assez savoureux.

    Pour sortir un peu du sujet international, Causeur et Élément fournissent des matériaux intéressants pour la réflexion.

  20. La pluralité est seule garante de qualité.
    Faut lire plusieurs sites, de préférences à penchants contraires.

  21. Lisa, aucun média je pense, sur une information donnée il faut croiser différents canaux, pour une veille sur un sujet il faut surveiller des canaux spécialisés. Par exemple pour ce qui est relatif à l’islamisme je surveille MEMRI ou Jihad Watch, puis je recoupe l’information qui me marque sur d’autres canaux. Jihad Watch, par exemple est tellement anti-musulman qu’il faut vraiment écrémer, mais sans eux je n’aurais jamais su qu’un moine s’était fait tabasser à Avignon. Pour les rumeurs je vérifie ce que dit conspiracywatch.com, pour le climat je surveille WUWT wattsupwiththat.com, d’une façon générale je regarde aussi ce que tweet les grands médias et les agences de presse. Pour le Venezuela je surveille Analitica et Rocio San Miguel, je ne crois pas au pluralisme dans la veille, je choisis plutôt un site engagé dans un sens qui me convient, même à l’excés puis lorsque mon attention est attirée je croise.
    En gros, il faut y passer un peu de temps chaque jour, 30 mn environ. Je n’écoute ni ne regarde les infos données par la radio ou la télé.

  22. J’oubliais, pour la France j’aime bien Atlantico, je reçois leurs titres tous les matins par mail.

  23. Pour, entre autres, Tibor de 2H23 & 2H25:

    Je me méfie des sites idéologiquement inféodés ou politiquement intéressés, ouvertement ou pas. Vous en avez cité certains.

    La « grande » presse est encore, sous nos latitudes et heureusement, pas trop pourrie à condition de croiser des sources et faire systématiquement une lecture critique.

    En première approche il suffit de s’inscrire aux « recueils des titres » de certains quotidiens expédiés chaque matin par mail sur demande (gratuit). Cliquer sur un titre permet l’accès à l’article (souvent, pas toujours, gratuit).
    Si on croise par ex. ceux du « Figaro » et du « Monde » on voit parfois deux approches différentes de la même chose; et naturellement leurs différences les incitent à ne pas toujours traiter les mêmes sujets. Rien que le choix des sujets des uns et des autres est matière à réflexion.

    Cela dit, hélas force est de constater (comme dans d’autres domaines) que se limiter à la langue française est un handicap.
    Je ne saurais trop recommander le IHT (International Herald Tribune, émanation du NY Times). On peut voir tous les titres (et le début de l’article) et lire gratuitement 10 articles par moi.
    Leur point de vue peut s’avérer rafraichissant (un peu comme une douche froide parfois…).

    Enfin : je ne m’interdis pas les JT français ni les radions d’info (France Inter, Europe 1…). Se l’interdire sous prétexte qu’ils sont serviles et propagandistes présente le risque de méconnaitre, non ce qui se passe, mais ce qui se dit au sujet de ce qui se passe.
    Ce qui se dit au sujet de ce qui se passe (et aussi ce qui ne se dit pas) est une info en soi ; souvent la plus importante.

    On ne peut pas se permettre le luxe de se couper de ses contemporains.

  24. L’avantage d’un site engagé est que l’on sait son biais, les titres néo-gaucho de la grande presse (NYT en tête) finassent et il est plus difficile de savoir comment ils mentent, par exemple tout ce qui concerne l’islamisme ou le réchauffement climatique est de la propagande pure et simple. J’aime bien Forbes aussi, je suis abonné à certaines de leurs news-letter.

  25. Souris donc

    L’engeance journalistique ne m’inspire pas non plus. Qui veut encore devenir journaliste ? Plus personne n’achète les journaux qui ont le plus grand mal à survivre, sauf peut-être le journal local, à cause des informations pratiques. L’accès direct aux dépêches d’agences évite le filtre idéologique du journaliste. C’est une profession en déclin. D’ailleurs elle se féminise, ce qui est un signe. Comme les juges.
    Quant aux reporters, comme le décrit Rackam, il suffit de connaitre une ou deux capitales du tiers-monde pour voir que les photos sont prises depuis le palace dans les hauteurs où la chaleur est moins écrasante et d’où on a une vue imprenable sur le bidonville. Commode pour provoquer l’indignation du lecteur, tout en sirotant la piña colada.
    Quand des sources diplomatiques sont invoquées, elles sont bidon. Par définition. Un diplomate se hasardant au bavardage sur le pays hôte, c’est pas compliqué : il est dans l’avion du retour dans l’heure qui suit. Comme ces gens-là tiennent assez à leurs privilèges, ils ne vont pas s’amuser à faire des confidences à de vulgaires journalistes (et encore moins aux blogs où le chiffreur les coince en quelques clicks). Par conséquent, si des sources diplomatiques sont invoquées par un journaliste, méfiance.

  26. Bravo Rackam, et en particulier pour ceci :
    « Le journaliste a une malformation congénitale de l’œil qui lui fait voir le clou qui dépasse, le soldat qui pleure, la manifestante en voilette, le trèfle à quatre feuilles, le hooligan qui est bénévole à la Croix-Rouge. Cette même malformation l’empêche de voir bien des choses comme le casseur qui enfile soudain un brassard de police, les dizaines de milliers de manifestants massés sur des avenues parallèles et non décomptés, ou, plus loin des Invalides, les groupuscules djihadistes qui arment (et constituent en fait) les soi-disant combattants de la liberté en Syrie. »
    Mais grâce à Internet, l’information circule quand-même. Il faudrait juste davantage de monde qui regarde moins la TV et un peu plus certains journaux ou vidéos sur Internet.

  27. Souris donc

    Diapason, Lisa.

  28. Souris donc

    C’est pourquoi ils veulent tous museler Internet, sous des prétextes divers, ils disent « réguler » pour ne pas être confondus avec de vulgaires dictateurs.

    Il y a aussi le problème de la complaisance. Quand un article devient insidieusement publi-rédactionnel pour promouvoir une idée, un produit culturel, un artiste. La connivence et le copinage.
    Ou, au contraire, l’intransigeance, contre ce qu’il ne veut pas entendre.

    Exemple :
    Christian Merlin, musicologue, auteur du très recommandable Au cœur de l’Orchestre dont j’ai signalé la sortie l’an dernier, et Jérôme Ducros, pianiste et compositeur. Dans le cadre de Manifeste, la célébration annuelle de l’IRCAM et de son Dieu Boulez, on charge Ducros d’une conférence au Collège de France qu’il intitule « L’Atonalisme, et après ? »
    Enfin ! quelqu’un met les pieds dans le plat. Ducros a le courage de dire qu’on en a tous assez : « Pas de mélodie, pas d’émotion, on pourrait changer les notes sans que cela se remarque. Une imposture s’adressant à une niche ».
    C’était l’occasion ou jamais pour les journalistes de dénoncer, avec Ducros, le tournage en rond de la musique dite contemporaine qui hoquette les mêmes procédés, les mêmes, depuis 50 ans qu’elle est dite « contemporaine ».

    Que fait Christian Merlin ? Au lieu d’ouvrir le débat, il ridiculise Jérôme Ducros. Pas de discussion, circulez. Dans le Figaro, qui plus est.
    Ferme ta gueule, réac :
    http://www.lefigaro.fr/musique/2013/06/04/03006-20130604ARTFIG00232-aimez-vous-la-musique-contemporaine.php

  29. Rackam… « J’ai du mal à me passer de les lire, entendre et (rarement) voir »…
    Pourquoi ?

  30. Argh, l’IRCAM ! Un truc à faire aimer le rap.

  31. Belle démonstration ces heures-ci de la « manipulation » dans laquelle sombre si facilement la presse. À l’initiative, semble-t-il, de Pierre Bergé, on est en train d’essayer de nous faire croire à un lien entre les skins assassins du 9e à Paris et…la manif pour tous ! Sûr que certains vont tomber dans le panneau.

  32. Certes, Impat.

    Ils tomberont d’autant plus facilement que la Frigide s’était exprimé (il y a qq semaines) certes « a chaud » mais surtout de manière irresponsable (« Hollande veut du sang, il en aura » etc….).

    La politique est un métier à ne pas laisser aux (gentils) amateurs..

  33. Lisa

    Skarda, les réacs comme moi, les vrais quoi, savaient pour le moine tabassé, c’est que parfois je vais sur un site très très mal pensant, où on peut passer du temps à lire, dans une couleur un peu triste.

  34. Florence

    Je n’ai plus la moindre confiance dans les médias.
    Pour moi, ce sont seulement des instruments de propagande.
    Du reste, ils sont en train de jouer avec le feu.

  35. Souris donc

    Tout n’est pas à jeter à l’IRCAM, ils ont développé des logiciels de (morphing sonore ?) reconstitution de la voix permettant de faire dire des textes actuels à des morts.
    On pourrait par exemple donner à lire à Mitterrand, ou Marilyn Monroe, un discours de Taubira. Ces logiciels se vendent comme des petits pains à l’industrie du cinéma et à la pub. Qu’ils développent des logiciels.

  36. Souris donc

    Ils jouent avec feu Clément, j’ai regardé la télé, ils se précipitent tous pour se disputer la dépouille. Ecoeurant.
    La gauche va sauter sur l’occasion pour restreindre encore un peu la liberté d’expression et pondre une loi instaurant le délit d’extrêmegochophobie.

  37. Souris donc

    En tous domaines, c’est la même chose, t’es pas dans la ligne, tu te fais allumer et traiter de nauséabond aigri et d’aject (qui frise). Jamais d’arguments. Ils sont au-dessus de ces contingences.

    Le meurtre vers Saint-Lazare est une aubaine indécente, ils ont leur martyr.
    Ils vont pouvoir continuer à voir des nazis partout.

    Excusez-moi de reprendre l’exemple de l’IRCAM, mais justement très éloigné de l’actualité, qu’il éclaire

    Jérôme Ducros se fait traiter de nazi en posant la question du divorce de la musique contemporaine avec le public (C’est le IIIe Reich au Collège de France, il va finir par parler de musique dégénérée).

    Emmanuel Dupuy, rédacteur en chef de Diapason, en osant dire que l’IRCAM, passé de la subversion à la subvention, préfère la doctrine au langage, l’expérimentation à l’inspiration, la technologie à la culture, se prend la réflexion suivante Une insulte…comme on a parlé de juif ou de cosmopolite en d’autres temps.
    Il est vrai qu’il convient de s’abîmer en dévotion : ils sortent une intégrale Boulez cette année.

    Ce que je ne comprends pas, c’est que les vieilles lunes progressistes perdurent. L’IRCAM est un objet soixantehuitard, une rébellion contre l’ordre établi qui s’est sclérosée à la subvention. Or la génération soixantehuitarde est à la retraite. Habituellement, la jeune génération se construit contre la précédente, prend ses distances, laisse émerger de nouveaux talents, change de style. Là non. La génération suivante s’est enlisée dans les mêmes ornières.

  38. … « les skins assassins du 9e à Paris ». (6 juin 2013 à 13:33)
    Aux dernières nouvelles le terme d’assassins ne semble pas approprié. Mais des « dernières nouvelles » il faut s’attendre à en recevoir d’autres…

  39. Marie

    Privée pendant deux jours d’antidoxe impossible de poster , je peux enfin saluer l’article de rackam.

  40. Marie, était-ce un problème dû à Antidoxe ? Si oui, indiquez-le s’il vous plaît pour que les corrections puissent être entreprises.

  41. Marie

    Je ne sais pas impat je n’arrivais plus à me connecter mais ce jour là il en a été de m^me sur causeur FB etc… cela dit sur causeur une personne en a profité pour usurper mon pseudo et ce matin a donné mon adresse mail. Pas de réponse du webmaster…Il est vrai que prendre la défense de Sophie face à NC et cie et apprécié certains articles de Guillebon c’est pas bien 🙂

  42. Cela dure encore, ces attaques venimeuses de « NC et Cie » contre Sophie ? J’admire sa constance, de supporter ça. Mais je suis sûr qu’elle se défend et contre-attaque fort bien !

  43. QuadPater

    À Marie-la-vraie : E. Levy m’a conseillé de vous conseiller d’en parler à Gil Mihaely sur son mèl
    gilmihaely (insérez une arobase) gmail (insérez un point) com, le tout sans espaces

    Désolé de poster cela ici, mais tant que l’adresse mail de Marie sera hantée, je ne l’utiliserai pas.

  44. Marie

    @quad c’est fait j’ai écrit à Gil hier soir. mais sur le site causeur

  45. Marie

    @impat oui cela continue hélas et il ne fait pas bon essayer de contrer ces attaques.

  46. Bon, l’essentiel est que sur Antidoxe nous n’avons qu’une Marie, la vraie.:-)

  47. Marie

    C’est encore heureux Impat ! mais je n’apprécie pas que mon adresse perso soit diffusée sur causeur. Ils n’ont pas trouvé l’autre 🙂

  48. Marie

    fait et j’ai une réponse , merci quad!

  49. Marie,
    estimez-vous heureuse de ce désagrément certes pénible.
    Ici, à Nantes, les personnes dont les adresses mail étaient dans les listes de diffusion de LMPT reçoivent des menaces de mort (sic), de violences à l’encontre de leurs enfants ( « on sait où tes enfants vont à l’école ») etc. Mais à part cela les fachos c’est nous.
    Violence légale, violence létale.

  50. Marie

    Vous oubliez rackam, réac homophobe et autres âneries du même genre . Mais que voulez vous quand un gouvernement fait ce mélange des genres ,hors théorie du genre , les imbéciles applaudissent et se pensent légitimes à agresser les autres. Je n’ai pas souvenirs depuis longtemps d’une telle tension entre des personnes d’avis divergents. Clivant Sarko?

  51. Marie, « Je n’ai pas souvenirs depuis longtemps d’une telle tension entre des personnes d’avis divergents »…
    Je ressens également ce sentiment. Mais comment être sûr qu’il est représentatif de l’état d’esprit général ?

  52. Souris donc

    Journalisme :
    Est-ce qu’on cherche ou est-ce qu’on triche ? Da da da !
    Clément Méric, divine opportunité pour remplacer Pierre Overney, 1972, icône un peu pâlie. Une veine de cocu pour le président par défaut au pied levé (merci Nafissatou, merci Dodo la saumure). Les icônes pleuvent, Pierre Mauroy qui avait toujours l’air de sortir d’un banquet de la gauche cassoulet. Maintenant Clément Méric, et demain Nelson Mandela.
    Les icônes pleuvent (« gouverner, c’est pleuvoir »)

    Une veine de cocu pareil pour les journalistes (pareil). Da da da !
    Est-ce qu’on cherche ou est-ce qu’on triche ?

  53. Souris donc

    Marie, la milice citoyenne patrouille en veille sanitaire, testing en éléments de langage, correcteurs-prescripteurs de proximité (mon cher, ma chère), chargés de médiation pas de quartiers, délégués permanents au vivre-ensemble façon dictature du prolétariat.
    Bref, selon moi, ils ont des administrateurs indélicats et qui ne rendent pas la clé quand ils déménagent. C’est une des plaies du net. On a beau contourner en cloisonnant pseudos, adresses mail.

  54. Souris fulgurante comme toujours!

  55. Et voici que les Grecs nous servent maintenant d’exemple:
    « Le gouvernement grec a annoncé mardi soir la fermeture « à la clôture des programmes » de la télévision publique ERT, en raison de sa mauvaise gestion. « La diffusion de ERT s’arrêtera après la fin des programmes ce soir », « …………

  56. Souris donc

    Sur Arte, mardi 18 juin, Benoît XVI.
    Tous les moyens sont bons pour orienter la démonstration : Vatican, lieu de scandales.
    – Donner la parole à des mafieux repentis, vieilles grenouilles violées, obscurs historiens, sociologues, journalistes.
    – Sur fond de bibliothèques ( = le savoir incontesté)
    – Sujets abordés : pédophilie, discours de Ratisbonne tronqué, blanchiment, préservatif.
    – Lexique : preuves accablantes, horreurs, coupable, étouffer, éclater, terrible, discrédit…
    – Musique de film d’horreur
    – Zooms sur pancartes de protestation.
    C’est ce qu’on appelle, sur Arte, un documentaire.

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