Essai sur la Monarchie. 1/2.

Essai sur la Monarchie.

½ : De quoi s’agit-il ?

Ce n’est pas dans un parterre encombré de fleurs diverses que l’on peut définir, décrire, et peut-être faire apprécier un lys. Il faut l’isoler, donner à le voir sous plusieurs angles, idéalement en plusieurs états de sa floraison. Si l’on avait pratiqué ainsi pour chaque nouvelle plantation, bien des laideurs auraient été épargnées à nos jardins, à nos balcons.

Aussi, dans cette tentative téméraire de donner à comprendre ce que pourrait être une monarchie, en France, dans les années à venir, convient-il de faire table rase de quelques préjugés, clichés, craintes et autres korrigans qui obscurcissent le jugement par leurs cabrioles en apparence facétieuses.

Trois mises à l’écart.

Réglons tout d’abord son sort à un cliché tenace. Il ne peut s’agir de « remettre en place » les anciennes formes, coutumes, cliques et fastes. Le folklore nuit à la gravité de la tâche. Oublions la Cour, les titres, les privilèges et autres à-côtés (qui existent bien plus en République qu’on ne veut bien l’admettre, mais c’est un autre sujet). Sortons de nos têtes les apparats, les perruques poudrées à frimas, les courbettes et autres cérémoniaires (que la République n’a pas, loin s’en faut abolis, mais, l’aurais-je mentionné plus haut ?: c’est un autre sujet). Penser la monarchie consiste en premier lieu à ne pas s’encombrer de l’histoire et des ravages du passé. Ou de Malet-Isaac, Michelet, etc. L’anachronisme est un péché mignon qui nuit gravement à la pensée.

Ensuite, et ce n’est pas pirouette de ma part, ne commençons pas à raisonner en termes de « qui ». C’est ce qui est en train de tuer la démocratie : le qui écrase le « pour quoi faire ». Les ego pourrissent le choix. Les casseroles des uns et des autres empêchent d’entendre le débat.

Donc, Orléans, Bourbon ou autres : là n’est pas la question pour l’heure.

Enfin, et c’est peut-être le moins facile, il convient de décorréler la famille de pensée qui défend la forme monarchique de ses voisins de palier souvent autoritaires, bruyants, parfois violents etc. Ce n’est pas parce que certains mouvements monarchistes donnent ou ont donné dans le combat de rue, qu’il faut jeter le Royal Baby avec l’eau du Bath. Les formes autoritaires de gouvernement ne sont pas intrinsèques à la royauté, au contraire. Donc, isa, les « roycos » ne sont pas des fafs. Même si l’on étudie Maurras, Boutang, Bainville, Gaxotte et quelques autres penseurs monarchistes, la violence n’est pas leur jardin public. Sauf verbale, il faut le reconnaître. Mais quelle langue, quelle finesse, quel amour du mot juste !

Même si elle est respectueuse de certaines formes et symboles une monarchie manque à son devoir si elle semble d’un clan ou d’un autre, de droite par exemple. Son atout majeur est de n’être de nulle part, c’est-à-dire de partout.

Bref, songer à la forme que pourrait revêtir une monarchie moderne en France interdit de l’amalgamer avec qui que ce soit qui précède, voisine ou ressemble.

Pourquoi le Roi ?

L’empirisme organisateur était le mode de construction de la pensée des maurrassiens : on observe ce qui marche, ce qui ne marche pas et on en tire les conclusions pour proposer l’action à venir. Rien de factieux là-dedans, si ?

Or, depuis 1789, en gros, on ne peut pas dire que la France ait trouvé un équilibre institutionnel. Les deux empereurs ont précipité le pays dans des guerres sanglantes (pour le Premier qui a saigné plus de compatriotes que quiconque) ou ruineuses (pour le Petit, qui n’avait plus qu’une guerre pour faire oublier le reste). Les républiques (notez, je vous prie la minuscule) en ont fait de même. Et, lorsque Maurras, Barrès, Daudet et quelques autres commencent à réfléchir, à écrire, à confronter, on en est là : la troisième mouture de Marianne est enlaidie par les scandales (Panama, les « Jules » etc.).

Déjà la maladie infantile, adulte et sénile de la démocratie est flagrante : une mandature ne dure pas assez. Ajoutons-y les affections chroniques qui accompagnent cette tare de naissance : les élus le deviennent sur un programme, lequel ne survit pas à son concubinage avec le réel. De plus, les ministres tendent à profiter de leur position pour accomplir les bassesses au nom de la lutte contre lesquelles ils ont été choisis.

De tout cela les rois ne sont pas exempts. Loin de là.

Cependant, la durée est leur vocation, les promesses leurs sont épargnées, les réélections aussi (mais cela va ensemble et peut se contaminer joliment), les tentations prévaricatrices leur sont épargnées tant leur « cassette » est élevée etc.

Certes tout cela est aléatoire (la santé d’un roi vaut celle d’un autre homme, le goût du pouvoir peut le conduire à tergiverser avec les principes, l’argent corrompt tous les échelons de la société etc.).

Mais…

Le constat est aisé à établir selon lequel peu d’hommes élus ont, durablement, malgré les échéances électorales, incarné, défendu et mis à jour des valeurs, actions et détails qui correspondaient non pas à ce qu’un peuple (ou ses media, élites, porte-voix, gourous) demandait, était prêt à consentir, voyait comme nécessaire, mais à ce dont ce même peuple et ses fils, petit-fils et arrières ont besoin. Non ce que le patient désire mais ce qui va le remettre sur pied.

Aucune élection ne promet ce type de comportement. Il faut des caractères comme Churchill, De Gaulle, Golda Meir, Sadate, Reagan (eh oui !) et quelques autres pour, tout en respectant les mandats reçus, forcer le destin, agir pour la durée de bien plus d’un mandat. On manque de ces caractères de nos jours. Le dernier président qui pouvait en être doté manquait par trop de scrupules et de respect humain. L’actuel n’a rien de tout cela, élu par défaut il périra par défauts.

Dès lors, pourquoi pas la monarchie ?

Bref, chers lecteurs, si vous êtes parvenus jusqu’ici sans décrocher, ni la lecture, ni votre téléphone pour appeler la police de la pensée, vous avez compris (mais vous le saviez intimement depuis longtemps) que les peuples ont besoin d’être conduits dans la durée, avec le souci des générations à venir, dans l’espérance de la paix, de la prospérité et de l’amitié entre les composantes de la nation. Or, malgré les éminentes qualités qu’on en attend, la démocratie ne peut garantir cela, ni en partie ni au global.

Aussi, réfléchir à une ou plusieurs autres formes de gouvernement n’est-il pas superflu.

Une fois reléguées les frayeurs liées à des conditionnements ou des hystéries, une fois posées les vraies questions : de quoi un peuple a-t-il le plus besoin en ces temps troublés ? Quel régime peut maximiser les chances de donner au peuple en question les perspectives indispensables ? Quels garde-fous mettre en place pour éviter à ce régime de dysfonctionner ? On peut entamer une description de ce qu’une monarchie, en France, au XXIème siècle, pourrait être, apporter, incarner.

Je tenterai d’y répondre dans une seconde phase.

Si le sujet permet des échanges respectueux, dans lesquels d’éventuels désaccords s’exprimeraient avec doigté, les objections dans la nuance, la recherche de la vérité dans un mélange suave d’exigence, de fantaisie et d’amitié, je ne rechignerai nullement à aller de l’avant dans un « comment » bien plus risqué que ce rapide « pourquoi ».

211 Commentaires

  1. Rotil

    On attend donc le « comment »…

  2. kravi

    Merci pour cette prompte réponse. J’attends avec impatience les échanges courtois, respectueux et non dénués d’humour que vous réclamez à juste titre.

  3. Pourquoi pas? J’ai toujours eu l’impression que les rois ont plus le sens de l’humour que les présidents, peut-être par ce qu’ils ne luttent pas pour l’obtenir le job (sauf le premier de la lignée), ne stressent pas pour le garder et donc tombent pas dans la démagogie. Ici, malheureusement, ce n’est pas possible, chacun d’entre nous pense qu’il en est déjà un

  4. Monarchie ? Moi qui me suis emporté contre le mythe révolutionnaire ici-même : (http://antidoxe.eu/2012/08/16/indignation-revolution-et-fete-nationale/), je ne serais pas le mieux placé pour en combattre le principe.

    Mais de là que l’on se réclame d’emblée, avec insistance, de Maurras : «Même si l’on étudie Maurras, …..et quelques autres penseurs monarchistes, la violence n’est pas leur jardin public. Sauf verbale, il faut le reconnaître. Mais quelle langue, quelle finesse, quel amour du mot juste ! »

    « Sauf verbale »…. C’est une blague ? Faut-il que je cite qq perles de Maurras ? C’est par des soutiens de ce type que l’idée monarchiste en France perd toute crédibilité.

    Merci donc à Rackam d’avoir annoncé la couleur d’emblée. Elle tire trop sur le brun à mon goût. Pas vraiment une surprise, j’y reviendrais à l’occasion.

    A moins qu’elle soit (mais cela semble loin du discours de Rackam) constitutionnelle à la britannique ; incarnant la nation mais sans pouvoir exécutif.

    Hélas trop tard. Il aurait fallu l’instaurer avant la nuit de Varenne, le Roi aurait probablement été favorable.

    Cela m’en coûte, mais faute de mieux : vive la République (majuscule, Rackam).

  5. roturier

    C’est plus fort que moi; MAIS dans la foulée de ma provocation (1er comm) sur le fil précédent:

    Qui sont les quatre premiers à réagir, Rackam? Expliquez-nous ça?

  6. Yaakov Rotil

    Moi, je suis bien placé, je descends du roi David… Le seul problème, c’est que je ne dois pas être le seul…

  7. roturier

    Comptez-vous régner sur la France à partir d’Ashkelon?

  8. roturier

    Cela suffit, les gars. Vous prenez toute la place.

  9. isa

    Merci Rackam!

    Effectivement, je me pose pas mal de questions depuis que je vous lis.
    Je suis parfaitement d’accord sur la nécessité de la durée, du temps pour agir (Sarkozy devait avoir encore 5ans et savoir qu’il ne se représenterait pas pour pouvoir agir par ex. sur le pouvoir des élus), mais en même temps si l’être humain sait que, quoiqu’il fasse, il ne sera pas sanctionné, car le pouvoir lui est accordé par un divin droit ???

    D’autre part, notre époque est bien périlleuse en ce qu’elle nous accorde souvent une très longue vie et la mortalité infantile est faible maintenant (je précise: tant mieux! tant mieux!), alors que faire des héritiers un peu heu « débiles », des trop longs règnes, des « pas taillés pour le job »?

    Le problème est qui accorde le pouvoir, pour en faire quoi et comment.

    Agnostique, je ne peux faire confiance à un Dieu dont je doute même de l’existence, et croyez-bien que je le

    regrette, qu’en des jours difficiles arfois, il serait bon de croire en ce que l’on pourrait appeler la « pensée magique » pour une mécréante!

  10. isa

    Et bien sûr, je n’avalise pas vos choix de lecture, mais veuillez en réalité n’en tenir aucompte: je l’avoue, le confesse, je n’ai jamais lu aucun de ces auteurs, interdits qu’ils étaient par l’ensemble de mes connaissances.

  11. Rotil

    Cher roturier, vous devez savoir que, du côté de mon père, je descends aussi de Louis XV. Je suis donc bien placé aussi de ce coté-là. Le Hic est que je n’ai aucune preuve de ce qu’avançait mon défunt père, qu’en plus, ce serait par la virgule comme on dit dans la famille, donc sans aucune valeur…

    Pour le reste, je suis trop bien à Ashkelon et ne pense pas, comme le bon Henri IV, que Paris vaut bien une messe…

    Non! Ce fil m’intéresse car, issu d’une famille établie en France depuis au moins le moyen-âge (Rachi est de mes ancêtres et c’est par lui que je suis relié à la lignée de David), je ne puis être indifférent à ce qui se passe en France et à son devenir. Lequel m’inquiète, je crois à juste titre.

    Bien à vous!

  12. Yaakov Rotil

    Boker Tov Yerushalayim,

    Mais nous sommes tous cousins, Chère cousine!

  13. Yaakov Rotil

    Ceci est un peu HS et ne s’adresse pas seulement à isa, que j’ai l’heur de saluer amicalement…
    Mais il y a une question qui me taraude: comment peu-on être juif et agnostique à notre époque?

    Ce serait un bon thème de discussion, sans doute pas sur ce fil, car trop éloigné du sujet…

  14. isa

    Yaakov,

    Bonjour!

    C’est effectivement hs.
    En deux mots: on est Juif parce qu’on nait Juif (si on l’oublie, on nous le rappelle toujours),

    J’aimerais tant avoir la foi,même si ce n’est pas toujours simple pour les croyants, je le sais, mais je doute je doute et surtout, surtout, ne me parlez pas de toutes les obligations qu’entraîne la religion juive, interdits alimentaires, etc…Ou alors, comme vous, on assume tout en bloc, et on va vivre en Israël;

    Si ici, en France, je tiens tant à ma laïcite, c’est que je ne peux condamner les autres, si je ne peux avoir un avis critique envers les miens et moi-même.

  15. A Rotil,
    Descendre de Rashi, mazette! Je m’incline, moi qui n’ai qu’une généalogie de va-nu-pieds. Ceci dit, Ashkelon ne peut pas être le fief du futur roi. Vous l’imaginez traînassant sur la plage?, Venez habiter sur notre montagne, dans la capitale, où vous attends la Tour de David. Question: Que signifie agnostique pour un Juif? Dans ma famille, personne ne pratiquait et tout le monde était très en colère contre Dieu, mais agnostique…
    Oups, j’ai peur que Rackam se fâche si on monopolise tout l’espace en parlant de nos rois exotiques et en tombant dans nos habituelles questions existentielles

  16. En attendant le comment, compte tenu à la fois des excellents arguments énoncés par l’article quant au pourquoi, et des inconvénients majeurs exprimés par Isa concernant le risque de tomber un jour sur un incompétent, ne pourrait-on se pencher sur une sorte de monarchie élective, donc sans transmission héréditaire ?
    Élection pour 15 ans, par exemple, mais assortie de meilleures garanties que celles de la constitution actuelle. Élection par le peuple, devant être confirmée par un Conseil des Sages permanent désigné par…à définir. Mais ni par les partis, ni par suffrage universel, ni par les élus, ni par les élus d’élus.
    Autre solution, une « vraie » monarchie héréditaire, mais accompagnée de ce même conseil de sages habilité à répudier l’héritier ou l’héritière directe, puis à habiliter un autre membre de la famille. Cette procédure existe de facto dans les familles régnantes, mais les Français étant ce qu’ils sont il leur faudrait un meilleur formalisme.

  17. Isa

    Impat ,

    Moi je reprendrais bien 15 ans de… Qui vous savez.;-)

  18. C’est sûr, Isa, que si sarkomence, tout ira mieux,:-)

  19. isa

    Impat, excellent!

  20. plantigrade69

    Je suis un anti communiste primaire et un anti-monarchiste primitif, mais j’attends la suite car pour le moment, vous avez écrit qu’il n’est de défaut de la République que ne possède la monarchie.
    Moet Hennessy.

  21. kravi

    Roturier, Isa, par pitié, pas de hors sujet ethnocentré. Ou alors, écrivons un article — j’ai des idées — sur ce thème, sans polluer le papier de Rackam réclamé par plusieurs.
    Sur le roi, nous avançons :
    * longue durée de mandature
    * mandat non exécutif
    * contrôle de l’incompétence ou de la forfaiture par… on ne sait qui.
    C’est un bon début. Je vous suggère de compléter le brouillon et de l’adresser en Tunisie à Ennahda, toujours à la recherche d’une constituante de bon aloi.

  22. isa

    Vous avez totalement raison, kravi.

    J’ai cru répondre en deux mots, pfff, bavarde comme une pie, oui…(Mais je répondais poliment à une question posée, m’sieur).

  23. Saul

    Superbe billet Rackam !
    bien que je reste en désaccord avec votre idée, mais bon, on est là pour échanger pas vrai.
    Je reconnais que votre argument de la stabilité (le temps etc) est plus que pertinent.
    Il y en a un autre qu’une étudiante royaliste (qui me donnait d’autres furieuses envies que celle de discuter avec elle…. mais passons, c’est HS…) m’avait dit à la fac : le roi n’a pas ce souci de l’élection, il est l’arbitre en quelque sorte qui peut ainsi empêcher toutes dérives et est ainsi garant de la stabilité d’un pays. Dans le film « Juarez », l’empereur Maximilien donne lui aussi cet argument.

    Une chose qui me rebute totalement néanmoins : la monarchie implique forcément la société d’ordres. Que ce soit seulement le roi et sa famille qui soit élevé du fait de sa naissance, à la limite pourquoi pas, mais cela implique aussi l’existence d’une noblesse avec ses privilèges et tout.
    Hors avoir des privilèges du seul fait de sa naissance est tout de même un sacré problème puisque induisant une société de caste.
    Vous avez raison bien entendu sur le fait que ça existe hypocritement en république, mais je vous rétorque l’argument qu’il ne faut pas jeter la république avec l’eau du bain.

    Enfin une dernière chose que je réprouve totalement : non, le Corse n’a pas saigné plus que quiconque ses compatriotes, c’est un mythe (ces « 3 millions de soldats français » tués à cause des guerres napoléoniennes a décidément la vie dure…), et Napoléon III n’était pas ce « petit » injustement décrié par cet aigri et haineux de Victor Hugo. Il n’est pas responsable de cette guerre, et encore moins de sa conduite (rappelons à nos amis libéraux, que c’est un libéral, Emile Ollivier, qui a déclaré cette guerre « d’un coeur leger », même s’il est vrai qu’il n’y voyait pas forcément l’opportunité de la faire). Napoléon III compte même parmi les plus grands et meilleurs chefs d’état que ce pays a connu. Vive l’empereur nom de nom ! 😉

    PS : WordPress, c’est vraiment de la merde !!!! une heure que je me bats avec cette saloperie pour changer un mot de passe !!!

  24. Marie

    Votre texte rackam m’a ramené en mémoire ceci 🙂
    « Pour ces philosophes, pour autant, ce n’est pas la concentration des pouvoirs politiques dans les mains d’un seul homme qui constitue un problème, mais le rapport de celui-ci à la raison. Ainsi, pour Platon, dans La république, la monarchie (étymologiquement “le pouvoir d’un seul”) est associée au règne rationnel du philosophe roi, tandis que la tyrannie, qui est une dégénérescence non pas de la monarchie mais de la démocratie, est considérée comme le pouvoir d’un homme guidé non pas par sa raison, mais par ses désirs. »

  25. Marie

    Oui word press est une horreur, j’ai eu plusieurs fois les m^mes soucis Grrr

  26. Lisa

    C’est vrai que plus cette vieille république dure, moins on trouve l’idée d’un roi bizarre.

  27. Bonjour Saul, assez d’accord sur l’ensemble de ce commentaire (30 juillet 2013 à 15:02), en particulier sur les deux empereurs, et sur le qualificatif « superbe ».
    Une exception cependant, il me semble qu’une monarchie n’implique pas « forcément » l’existence d’une noblesse bénéficiant de privilèges. C’est le cas en GB parce que ce ne fut jamais interrompu, mais une fois abolis comme ils le furent en France il n’y aurait aucune « obligation » de les rétablir. Je ne pense pas, d’ailleurs, que ce soit le cas en Belgique.

    NB. le seul mot de passe commode, c’est le passe-partout.

  28. Saul

    vous devriez être contente Isa, Hollande fait EXACTEMENT la même politique 😉

  29. Saul

    c’était le cas Roturier : de 1789 à 1792, la France était une monarchie constitutionnelle…

  30. QuadPater

    Bonjour !
    Ça me paraît marrant.
    Je ne vois pas la différence avec un président élu longtemps. Sauf que si on tombe sur Hollande pour 15 ans on n’a plus qu’à partir loin, loin… au-delà des mers…
    Qui intronise le roi ?
    Quelles sont ses compétences ? Que décide-t-il ?
    Il faudrait faire un essai de temps en temps. 6 mois de monarchie, 6 mois 6 jours de communisme, etc…

  31. … « si on tombe sur Hollande pour 15 ans « .,,
    Allons Quad, tout de suite les caricatures extrêmes ! Mais voyons, Hollande, aucun pays sensé ne l’élirait, même pour 6 mois,

  32. QuadPater

    Vous me rassurez, Impat. Rien que de l’imaginer – pas en roi, non, là je plaisantais – mais juste en tant que président… brrr j’en ai des frissons !

    Bref donc on élirait un roi. Ça se passe comment, au début ? (à la fin je sais, on le coupe en deux)
    S’il n’y a pas de Cour, de perruques et de Versailles, ça sert à quoi ?
    à représenter la France ?
    Vous allez me dire, au moins elle serait représentée.

  33. C’est pas à moi qu’il faut le dire, Le Combattant.
    Moi, je l’avais suggéré à 11:15.

  34. desavy

    Si l’on souhaite un roy, c’est pour qu’il exerce le pouvoir.

  35. rackam

    Merci à presque tous d’avoir lu, sans vomissements (perceptibles du moins) ni appels à la Halde pour qu’on m’embastille. Le plus dur pour moi aura été de faire court, car c’est le fruit d’une vie de lectures et de rencontres, d’observations et d’écriture, de dialogues avec certains d’entre vous depuis quelque temps…
    Pour l’instant, ce que j’ai essayé de montrer, c’est que la république n’avait pas toujours réussi à tenir ce qu’elle a promis, à durer le temps dont un peuple a besoin, à porter à son sommet des personnes de grande envergure. J’ai bien dit « n’a pas toujours »…
    Honnêtement le droit divin, la cour, l’apparat etc je n’en ai rien dit et malgré ma demande initiale c’est le fait de quelques-uns d’entre vous.
    Pour l’heure, l’appel à un système qui marche mieux que notre vieille république aboutit à un « pourquoi pas la monarchie ».

  36. QuadPater

    Oui desavy je comprends. Je ne parviens pas à imaginer en France un pouvoir au-dessus (ou au-delà ?) des partis.
    Un conseil aux idéologues divers qui s’expriment sur Antidoxe : je suis très facile à convaincre, à condition qu’on me parle très concrètement. Un bon scénario, bien détaillé, alléchant, et je vote (ou je prie) pour qui vous voulez.

  37. QuadPater

    rackam vous avez de la chance c’est au moment où je téléphonais à la police de Bastille que j’ai eu un petit vomi. Ils n’ont rien compris.

    Alors ce scénario ?

  38. Lisa

    Avec un royal baby dans le scénario ?

  39. rackam

    Quad,
    « Roi pour 15 ans, chiche! »
    imaginons un lycée-université, de jeunes étudiants plutôt doués (moralement, artistiquement, culturellement, pour l’amitié, la curiosité, la réflexion, les langues, bref un peu le contraire de ce sur quoi nous sélectionnons aujourd’hui…) mais pas forcément des premiers de classe.
    Un aréopage de profs et précepteurs, entraîneurs sportifs et artistes pédagogues, hommes et femmes, français et étrangers, jeunes et moins jeunes animent une formation pour plusieurs jeunes hommes. Plus loin, la même chose se passe pour plusieurs jeunes femmes. Ne mélangeons pas tout tout de suite.
    À l’issue de la formation spéciale, un jury décide lequel des garçons, laquelle des filles a les compétences et les potentiels (deux choses très différentes) pour exercer la plus haute fonction. L’élu(e) part pour cinq à huit ans de « tour du monde » dans des fonctions diverses (ouvrier, caissière, vendeur, chef de rayon, professeur, membre d’une équipe de soins palliatifs, chef de cabinet d’un prince, etc.). De retour il/elle bénéfice d’une année de formation aux réalités politiques, économiques, sociales, culturelles morales etc. pratiquées dans divers pays partenaires de la France. La fin du règne de 15 ans précédent arrive, on intronise le nouveau/ la nouvelle. Sa belle-doche n’est pas immédiatement faite duchesse de Monte-là-Dessus, ni son basset appelé « altesse ». Le règne durera 15 ans, et si enfants il y a (d’une caissière, d’une princesse ou d’une bergère) rien ne les prédisposera à succéder à quiconque, sauf aux toilettes, le matin, après avoir attendu leur tour.
    Le roi s’habillera comme il voudra, du moment que c’est sobre et en rapport avec la dignité de la fonction.
    Jamais élu (donc jamais diviseur), jamais battu (donc sans illusion ni ressentiment ) il dispose de quinze années pour faire profiter son peuple de son sens du temps long, des intérêts supérieurs, de ce qui est indispensable et interdit.
    Je peux continuer mais je ne veux pas effeuiller mon second papier, sachant que ce post ressemble furieusement à un troisième qui aurait resquillé.

  40. rackam

    Avec R’n by, si vous voulez.

  41. Et au bout de 15 ans il fait passer une Loi d’Exception qui prolonge son règne ad vitam aeternam.
    En vertu de quoi, soit on lui coupe la tête, soit il coupe la tête à qq1 d’autre. (Soit aux deux et à ceux qui les soutiennent ).
    Et on sacre un caporal corse (ou un peintre autrichien ou un séminariste géorgien) Empereur.

    On ne peut pas simultanément s’opposer au communisme arguant qu’il est condamné à l’échec car ses principes ne tiennent pas compte de la nature humaine, et proférer de tels projets qui en tiennent compte bien moins.

    Je recommande à tous de retourner au fil précédent et de (re)prendre connaissance de l’attitude de Matéi Visniec à l’égard de l’UTOPIE.
    Surtout (re)lire le résumé final de Guenièvre. (La (re)lecture de mes provocations étant facultative).

  42. Saul

    En fait, cette histoire de 15 ans que beaucoup préconisent, ça n’est pas un problème de régime, mais de durée de mandat. Car quel est l’intérêt de prendre un roi en CDD ? le roi en CDD, ça existe déja, ça s’appelle « président de la république ». Si la durée du mandat est trop courte, alors il faut l’allonger, et non changer de régime. Bref, prendre un roi à durée determinée serait non seulement ridicule, car une caricature de monarchie, mais ne résoudrait en rien le problème soulevé par Rackam
    Non, l’intérêt d’avoir un roi (si intérêt il y a) c’est d’avoir justement un chef d’état en CDI, dépositaire d’une Histoire. Et le fait de garder la même lignée est un facteur de continuité, de consensus et d’identification du pouvoir en plus d’un lien avec la populace

  43. Saul

    Bonjour Impat,
    effectivement, mais ça semble quand même assez inimaginable. Concernant la Belgique, ce que tu en dis est intéressant. Quelqu’un pourrait il apporter des précisions là dessus ?

  44. Saul à raison, un seul contrat pour tous, roi compris:le CDI !

  45. QuadPater

    Pourquoi de Gaulle n’a-t-il pas été nommé roy ?

  46. Saul

    pas de légitimité. Si l’idée monarchique avait été majoritaire, les Français auraient préféré en avoir un vrai de vrai (c’est à dire un Bourbon) plutôt qu’un erzatz

  47. QuadPater

    Ok. Quel rapport idéologique entre les monarchistes et « l’extrême-droite » ?

  48. Content de vous voir ici Saul. WordPress c’est peut-être de la merde, certainement même mais c’est imbattable au niveau prix et sans aucun souci de hosting !

  49. Lector

    @Roturier
    « (…)Et on sacre un caporal corse (ou un peintre autrichien ou un séminariste géorgien) Empereur. »
    Rhôôô; padam padam pas d’amalgame… répété ad nauseam sur le web
    Cf. mon souhait/post sur : http://antidoxe.eu/2013/07/23/barbarie/

    à toute fin utile je remets ce lien du figaro (vos férus d’histoire connaissent déjà apparemment) :
    http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2009/05/20/01016-20090520ARTFIG00025-le-testament-politique-de-louis-xvi-retrouve-.php

  50. Je crois que Rackam a raison pour une raison qu’il n’a pas exposé qui est celle de la hiérarchie et de la hiérarchie des valeurs. Je ne sais pas si le retour à la royauté est la solution mais la disparition de la hiérachie et de l’autorité est le danger qui menace la démocratie depuis toujours cf. Arendt, Tocqueville. L’emballement mimétique nous menace sans cesse, mais peut-on revenir en arrière je ne crois pas. Rackam va-t-il nous donner une clé ? Quizas !

  51. Ah, Lector je vous ai cru vraiment fâché ! Content de vous voir 🙂

  52. Saul

    à mon sens, c’ est peut être un héritage des anciennes classifications et affinités politiques d’antan et qui perdurent chez beaucoup de gens, mais aussi d’une évolution des idées politiques en France.
    Au début du 19ème siècle, la gauche c’était les républicains, et la droite c’était les royalistes (pour faire simple). Mais au fur et à mesure que le temps passe, l’idée républicaine s’est imposée, créant de nouveaux clivages entre républicains (et donc la naissance d’une droite républicaine), et reléguant du coup les royalistes, de plus en plus minoritaires, à l’extrème droite.
    Fin 19ème, le parlementarisme s’est lui aussi imposé dans le paysage politique, reléguant ainsi ceux de droite préférant une république consulaire, sur le même banc d’infamie que les royalistes.
    Du coup, à partir de cette époque, l’extrême droite c’était avant tout les mouvements politiques refusant toute légitimité au régime républicain (la gueuse etc), et donc les royalistes, mais aussi son caractère parlementaire (pour faire simple, les ligues de l’entre deux guerres), puis son caractère anticlérical à partir de 1905.
    Bref Royalistes et extrème droite « républicaine » se retrouvaient alors sur des idées communes comme la haine du régime républicain en place, l’antiparlementarisme, l’attachement au catholicisme, le gout de la tradition etc
    Ajoutez à cela l’antisémitisme commun entre l’Action Française de Maurras et cette extrème droite antiparlementaire. Ou le nationalisme/patriotisme abandonné à ces extrèmes droites par tous les autres courants politiques (il s’agit d’ailleurs d’une sacré inversion : le patriotisme était au départ une valeur de » gauche », c’est à dire les partisans de la république, la droite royaliste étant considérée comme « antinationale » ou « antipatriote ». L’internationalisme socialiste et surtout la défaite de 70 ont commencé, je dis bien commencé, cette inversion des valeurs au point qu’aujourd’hui, patriotisme est synonyme d’extrémisme de droite quand ce n’est pas du fascisme…), mais aussi un certain pragmatisme : chacun de ces courants restant ultra minoritaires dans la population, et donc les forçant à faire des alliances de circonstances pour faire nombre (et agglomérant aussi une extrème droite laïciste, nouvelle venue).
    Ce qui explique notamment qu’au 20ème siècle, le FN du père Jean Marie (qui a réussi à unifier ces divers courants sous une même étiquette) était un vrai foutoir pendant longtemps, regroupant des courants liés uniquement sur certaines valeurs communes considérées comme socle commun, mais s’opposant sur d’autres, vues par eux comme secondaires. ça allait des roycos, aux césaropulistes laïques en passant par les integristes cathos et bien d’autres encore
    Mais j’ignore si c’est vraiment encore le cas aujourd’hui, Rackam serait plus compétent pour dire ce qu’il en est actuellement

  53. Saul

    A la relecture, je prends conscience que c’est quand même trop simplificateur. Il aurait fallu aussi parler du Boulangisme (qui était aussi un fourre tout idéologique), des scissions entre royalistes (légitimistes et orléanistes, les premiers étant plus radicaux que les seconds), de ces courants de gauche qui se sont vus rejetés par leur camp (pour cause de patriotisme qui n’avait plus la côte, d’antisémitisme, dérive vers le fascisme etc). Mais pour résumer, tous se sont alliés sur le principe « les ennemis de mes ennemis sont mes amis »

  54. J’ai répondu, désolé je vous ai loupé 😦

  55. Lector

    me croire si longtemps fâché? c’est fâcheux…
    non, un soupe au lait se fâche rapidement mais jamais durablement… quand son orgueil ou sa colère sont déplacés il le reconnait et les ravale.

  56. Lector

    Rackam peut bien avoir raison… la question monarchique en réalité ne se pose plus… ou si peu… l’Europe…

  57. Je sais, je sais, je suis coutumier du fait….

  58. Désole de polluer le fil de Rackam mais pouvez-vous (surtout Impat bien sûr) jeter un oeil à cette page pour proposer ce qui vous semblerait le mieux pour le nouveau look d’Antidoxe ?
    http://theme.wordpress.com
    Je regarde si nous pouvons mettre un sondage en ligne pour savoir si on tord le cou au site d’élite.

  59. Lector

    🙂

    et la faux au fait ? ça balance tjrs ?

  60. Saul

    Merci Ska.
    mais ne vous fachez pas pour « wordpress » ce n’était en aucune façon une critique visant ce site, car je pensais que c’était un truc imposé par une quelconque divinité informatique (un peu comme Windows sur les ordis), et non un choix résultant d’un critère économique (mais que c’est pénible tout de même ;-))
    Que veut dire hosting ?

  61. Saul

    Mais est ce que la monarchie est encore synonyme d’autorité et hiérarchie ? par exemple, la Grande Bretagne ou la Belgique ne diffèrent pas vraiment concrètement sur ces plans là avec notre république. Une monarchie absolue est elle plus proche d’une monarchie parlementaire, ou d’une république consulaire/césaropopuliste ?
    Le problème ne serait il pas le parlementarisme à tout vrin ? d’une autorité diluée au sein d’une assemblée de plusieurs personnes ?
    de plus en plus l’impression que le choix entre monarchie et république est surtout un choix de forme que de fond

  62. Non, je suis de retour au Plessis Robinson pour de nouveau tripoter les bits ce qui est plus fatiguant nerveusement.

  63. WordPress.com est différent de WordPress en ce sens que non seulement ils fournissent une mouture du logiciel WordPressmais en plus assurent l’hébergement du site aurais-je du dire, le hosting donc, on ne s’occupe de rien, ni des disques ni des sauvegardes, ni du type de machine, ils font tout.

  64. En première approche le rapport n’est pas évident; on pourrait avoir l’illusion des premier sans les seconds.

    Pourtant j’ai un doute. En France, in fine, monarchisme et extrême droite sont, par une mécanique implacable que je suis trop paresseux pour démonter, l’endroit et l’envers de la même médaille (et pas en or et je suis poli…).

    Au risque de me répéter mon 30/7 10:52, réagissant à Rackam le maurrassien impénitent:
    « Merci donc à Rackam d’avoir annoncé la couleur d’emblée. Elle tire trop sur le brun à mon goût ».

  65. roturier

    Faudrait peut-être cesser d’user du mot « élite »; voire, surtout, de la prétention. C’est à double tranchant.

  66. Lector

    @Saul
    m’est avis que la corruption est le véritable problème de tout système politique, quel qu’il soit.

    @Tibor: je vous donne mon sentiment (ds 2 mns) sur le fil présentation à propos d’un nouveau thème.

  67. Lector

    « d’élite » ça se délite…

  68. roturier

    Lector ci-dessus 30/7 23:34 est trop modeste.

    Je précise que son comm, pertinent au sujet d’ici, à lire sur le fil précédent « barbarie » est d’hier 30/7
    à 06 :19, apportant, entre autres, un article du « Figaro » relatant le testament politique de Louis XVI, dont nombreux ignorent l’existence, le présentant, à la veille de son arrestation, comme avoir pris la tangente vers une forme de monarchie constitutionnelle.

  69. roturier

    Oui, mais faut abréger; d’où raccourcis…
    Je ne m’appelle pas Max Gallo; pas d’équipe de claviéristes pour noircir des pages.
    (Puisqu’il ne faut pas dire « nègres »).
    Apporté ci-dessous 01:27 une précision vous concernant.

  70. Saul

    Lector,
    pas faux

  71. Lector

    @ Roturier: d’acc et merci pour la précision faite ci-dessous ; je n’avais pas détaillé vu que l’on pouvait lire dans le lien du Figaro le titre consacré… mais vous avez sans doute bien fait.

    Une question: pourquoi faudrait-il abréger finalement? C’est l’usage d’accord mais est-il pertinent?

  72. Isa

    Vous souvenez – vous du « 10ans, ça suffit »?

  73. rackam

    Tibor, je ne suis pas un livreur de quizas!

  74. Lector 01:49 me pose la question « pourquoi faut-il abréger ».

    Mais, c’est la loi du genre; sans laquelle on est dans le mélange de genres, faute (pas seulement de goût) grave, cousine du conflit d’intérêt.

    Naturellement c’est dû au manque de place et de temps; sinon on tartinerait des bouquins et non des brèves.

    Mais, HEUREUSEMENT que ces entraves « techniques » existent. L’art (et la science, me semble-t-il) ne sont que la conséquence de la lutte contre des entraves ; d’espace et de temps, what else.

    Michel-Ange aurait-il sculpté un David en bois ? Il a fallu la dureté du marbre da Carrare.

    Donc : la brève est un genre; fort respectable. Donc abrégeons puisque c’est le lieu pour ça.

    Assez tartiné, je frise le mélange de genres.

  75. roturier

    Quad, le 30/7 22 :57, démarre une boucle concernant l’éventuel lien entre monarchisme et extrême droite.

    Après deux exposés de Saul je dis (31/7, 01 :14) mon sentiment (sans le fonder) d’un lien consubstantiel, me basant sur Rackam le maurassien himself.

    Mais c’est bien sûr. Il est même charnel, le lien.
    Le droit du sang ; fondement commun de la monarchie et de l’extrême droite. Vous n’aurez pas l’un sans l’autre.

    Le texte de Lector recommandé dans mon 01 :27 d’aujourd’hui apporte (entre autres) in fine une citation de Camus (Albert, pas l’autre) qui rajoute la variable religieuse à l’équation.

    Mille regrets donc. Je n’ai pas d’antipathie a priori à l’égard du monarchisme ; mais force est de conclure que si un catho-monarchiste jure par Maurrasse il sait pourquoi.

  76. Guenièvre

    Bonjour à tous !
    Tout d’abord merci à rackam pour ce billet très clair qui ne donne pas , même à un républicain, l’envie d’appeler la police de la pensée . Eh, non ! ça ne donne pas envie de vomir non plus , ici on n’a pas besoin de gerbastop ! 🙂
    Je suis assez d’accord avec les interventions de Saul en particulier celle-ci :
     » Non, l’intérêt d’avoir un roi (si intérêt il y a) c’est d’avoir justement un chef d’état en CDI, dépositaire d’une Histoire. Et le fait de garder la même lignée est un facteur de continuité, de consensus et d’identification du pouvoir en plus d’un lien avec la populace. »
    Et aussi avec les notions d’autorité et de hiérarchie développées par Tibor…
    Sous l’Ancien Régime le roi était symboliquement « le père » garant de la cohésion et de la continuité. On en revient d’ailleurs au principe de « filiation » qui nous occupait à propos d’un autre thème de discussion…Après la chute de la royauté on a bien senti d’ailleurs qu’il y avait là problème et on a cherché à substituer au souverain d’autres entités comme la Nation ou la Patrie ( on était des « enfants de la Patrie », on pouvait être « les pupilles de la Nation ». Aujourd’hui, pour des raisons historiques ces institutions se sont délitées et chacun veut être son propre souverain.
    On est donc d’accord sur le constat. La chose sur laquelle un républicain achoppera rackam mais je pense que vous le savez, c’est ce que vous dites dans cette phrase:
    « vous avez compris (mais vous le saviez intimement depuis longtemps) que les peuples ont besoin d’être conduits dans la durée, avec le souci des générations à venir, dans l’espérance de la paix, de la prospérité et de l’amitié entre les composantes de la nation. »
    « les peuples ont besoin d’être conduits dans la durée…. »
    L’idéal démocratique fait le pari, qu’avec une éducation digne de ce nom, les peuples peuvent se gouverner eux-mêmes parce que cela semble juste.
    C’est un pari…

  77. roturier

    Détail technique, pas vraiment HS: le terme CDI est prononcé souvent ici.
    Faut savoir que c’est le contrat de travail le plus précaire, permettant la rupture à tout moment.
    Contrairement à ce que l’on croit.
    Une durée « indéterminée » veut dire: tant que les deux partis le veulent; et non éternellement. Il suffit qu’un des deux veuille la rupture pour qu’il y’ait rupture.
    Nonobstant les conditions financières de la rupture.
    Parole d’ancien juge prud’homal.

  78. Rotil

    Bonjour Guenièvre,

    Je retiens votre dernière phrase dont je souligne des mots importants:

    « L’idéal démocratique fait le pari, qu’avec une éducation digne de ce nom, les peuples peuvent se gouverner eux-mêmes parce que cela semble juste. »

    Le pari ne me semble pas avoir vraiment réussi: voyez en France, avec l’élection de Normal 1er, mais aussi ailleurs (Obama est un autre exemple).

    Aussi ai-je plus l’impression que la démocratie dérive petit à petit vers la démagogie et n’induit absolument pas une éducation digne de ce nom.

    C’est triste, j’en conviens.

    Amicalement à vous.

  79. Guenièvre

    Je suis complètement d’accord avec vous …

  80. kravi

    Le roturier du 30 juillet à 20h09 est pertinent. L’humain étant, comme chacun sait, capable du pire et rarement du meilleur, il faudrait un contrôle incorruptible du pouvoir et des capacités du roi. Mais peut-être Rackam y viendra dans sa deuxième partie.

  81. Skardanelli, j’ai présélectionné depuis plusieurs mois un thème WordPress en vue de la discussion en cours. Je crois que c’est « Grisailles », mais n’en suis pas sur car je ne suis pas chez moi. Qu’en pensez- vous tous?

  82. grandgil

    à Roturier, pour le style de Maurras, il n’y a pas que les pamphlets, lisez aussi ses écrits sur Florence, Venise et la poésie provençale

  83. grandgil

    « L’empirisme organisateur » est aussi une idée de Maurras très intéressante, ou plutôt que de raisonner par idéologies, il s’agit de mettre en oeuvre une politique pragmatique qui apporte le plus de bien à toute la communauté. Un de mes grands pères d’AF avait par exemple proposé dans l’Aisne un collectivisme agraire qui permettait aux petits paysans de rester chez eux, et de vivre sur la production de leur jardin, sans prolétarisation.. Alors que ni marixste, ni socialiste…
    Il préconisait aussi qu’ils puissent vendre une petite partie de leur production sous un label de qualité, « bio » avant l’heure…

  84. grandgil

    à Kravi, avec toutes les affaires, clientélisme et népotisme, qui sortent ce moment dans la Vème République, on voit qu’en République il n’y a pas de pouvoir de contrôle réel. Dans la monarchie, le roi en répondait aux parlements, et était une autorité morale, ce qui induisait un contrôle de sa part quant aux dépenses et au budget.
    A propos savez vous de quel montant était le déficit du budget dont les rois se sont tant souciés de Louis XV à Louis XVI ? Il correspondait à deux semaines de « dépenses ordinaires »,le nôtre actuellement correspondant à plusieurs milliers de semaines je crois……

  85. grandgil

    à Guenièvre, je pense que Rackam sera d’accord avec moi, il ne s’agit pas de revenir à une monarchie de droit divin type Louis XIV, la monarchie d’ailleurs s’étant toujours adaptée aux évolutions de son temps, ce n’est pas un régime figé, et d’ailleurs nous vivons en monarchie, une monarchie élective, D’ailleurs quand il s’agit de comparer la constitution de 1958 avec celle de 1830 on s’aperçoit que c’est la même à peu de choses près…
    De Gaulle n’a fait que reprendre ses idées de jeunesse, il était d’AF, et les appliquer (il y a un tract qu’il a rédigé quand il était lycéen qui énonce ce que donnera la Vème République)

  86. grandgil

    A Roturier,
    Je suis désolé mais vous tombez dans l’écueil habituel qui assimile l’esprit royaliste en quelque sorte aux ligues des années 30. C’est un peu plus compliqué que ça, je vous rappellerais qu’en 1898 l’AF défile pour la création des syndicats, qu’en 23 elle défile avec les anarchistes contre Briand, qu’à l’Assemblée en 19 Léon Daudet a souvent fait voté des lois avec les communistes…,
    Et j’en passe et des meilleurs

  87. grandgil

    Mais la monarchie aurait forcément évolué vers un régime constitutionnel, et cela bien avant le testament de Louis XVI, ça commence avec Louis XV quand il donne plus de pouvoir aux parlements,
    Lisez aussi les instructions de Louis XVI à la Pérouse, c’est une merveille de civilisation, qui montre d’ailleurs que la colonisation par la conquête qui viendra plus tard était d’esprit républicain.

  88. grandgil

    à Lector, mais si elle se pose, d’ailleurs nous français nous vivons encore dans un régime qui est monarchique

  89. grandgil

    A Saul, ce qui a clairement assis la République c’est l’immense bain de sang démocratique de la Première Guerre Mondiale.
    Ce qui a perdu et perd encore les monarchistes, c’est la question du prétendant, qui n’a en fait aucune importance, c’est l’idée royaliste qui compte le plus. En fait, cette idée est éminement politique, elle suppose la re-mise en place d’un roi qui serait un repère inamovible incarnation de la Nation pour tous les citoyens.
    L’antisémitisme des monarchistes n’était pas leur privilège on le retrouvait jusqu’à l’extrême gauche doublé d’un anticapitalisme de bon aloi je vous rappelle, encore maintenant d’ailleurs les gauchistes parlant alors « d’antisionisme » (^^)
    La Vème est une monarchie élective si l’on considère l’histoire du droit constitutionnel, nous vivons donc déjà en monarchie en quelque sorte. D’ailleurs qu’a fait souvent Nollande ? Se situer dans une « lignée »…

  90. Grisaille est pertinent à la situation.

  91. grandgil

    Je vous rappelle que le petit caporal l’est devenu, tyran de fait, pour sauver la Révolution, à l’inverse donc de l’esprit monarchique

  92. roturier

    Certes. Et Céline est immense.
    MAIS les citer dans le contexte de ce débat est étranger à leurs talents purement littéraires.

  93. grandgil

    Il s’est comporté en chef de parti…ni plus ni moins, et en a profité pour prendre le pouvoir

  94. grandgil

    Non, pas forcément, mais qu’il incarne le peuple, la Nation

  95. roturier

    Certes. %ais hors sujet.
    Sans vouloir tomber dans le syndrome de Godwin, cela me rappelle les allemands qui attribuent à Hitler la paternité de leur réseau autoroutier.
    C’est probablement vrai, mais hors sujet.

  96. grandgil

    à Rackam, Sur le sujet que vous abordez, je crois que je vais être disert…
    Dans ma famille, on trouve je crois toutes les nuances des groupes monarchistes, de la NAR jusqu’aux légitimistes…
    C’est pas de ma faute, chez moi on soutient l’idée royaliste depuis je crois la Révolution, un ancêtre que je viens de retrouver a fait partie de la « chouannerie » berrichonne, on trouve son sur une stèle à Palluau, un autre, l’inconscient, faisait partie de la délégation de députés montés à Paris combattre la constitution de 93 et un autre plus tard la loi sur le divorce…etc

  97. grandgil

    Quel rapport avec les points godwin ?
    Je vous donne un exemple d’empirisme organisateur…
    Sinon en comparant Maurras à Hitler, par contre, vous tombez dans le point godwin, ils n’ont rien à voir. Sortez donc des schémas que l’histoire telle qu’elle est enseignée, vous impose, vous en êtes capable.

  98. grandgil

    Si vous vous interdisez de lire Céline car effectivement c’était dans d’autres écrits un antisémite obsessionnel vous vous privez d’un auteur de talent, donc le style de Maurras est pour vous illisible car vous vous placez à son encontre sur le plan moral ?
    Moi, par exemple, je lis et apprécie Aragon en sachant très bien que c’était une vieille baderne stalinienne, mais je ne vais pas me priver de la beauté de son style pour autant

  99. grandgil

    à Saul, pour l’instant la corruption, le népotisme, le clientélisme gangrène surtout notre système républicain…

  100. grandgil

    Cher roturier,
    Dire que monarchie et extrème droite c’est pareil sans démontrer c’est un peu court

  101. grandgil

    Et je ne parle pas du sire d’Inchy, bailli du Cateau, en Picardie, au moment des guerres de Religion qui mettait d’accord les ligueurs catholiques et protestants entre eux de manière certes radicale, prétendant, je le cite « faire oeuvre charitable en pendant les sots ». Ce qui lui a valu une « pire d’infâmie » à la Basilique de Cambrai, on peut encore l’y observer…

  102. grandgil

    pardon « une pierre » d’infâmie

  103. grandgil

    une contribution sur les querelles de monarchistes entre eux, et de ce qui devrait compter le plus pour eux
    http://mesterressaintes.hautetfort.com/archive/2013/05/30/les-querelles-picrocholines-des-groupuscules-monarchistes.html#comments

  104. isa

    Ah bé non Rackam, c’est là que le bât blesse, voyez-vous!!!

  105. rackam

    isa,
    désolé, mais quel bât et où blesse-t-il?
    Je suis absorbé par d’autres préoccupations et ne puis « suivre » ce fil d’assez près.
    D’ailleurs le « tome 2  » ne sortira que fin août.

  106. kravi

    impossible de trouver votre grisaille sur la page de skarda

  107. Souris donc

    Waouh, copieux, le papier et les posts. Je vais lire posément, avant de dire des sottises. A priori, la concession à perpétuité de la royauté ne m’inspire pas. Mais Closer, Gala, j’aime bien, Tous ces princes people, ça nous change de la grosse molasse présidentielle.

  108. Souris donc

    Nos rois sans couronne qui se vautrent dans le luxe font rire les Allemands et la terre entière :
    http://www.faz.net/aktuell/politik/ausland/europa/frankreichs-praesidenten-das-suesse-leben-der-ungekroenten-koenige-12286998.html

  109. Saul

    Salut Grandgil,

    oui, assez d’accord avec toi, l’antisémitisme n’était pas une caractéristiques des royalistes (même pas sur que ce soit un trait commun de tous les monarchistes de l’époque). Il y avait une gauche antisémite, mais justement ceux ci ont plutôt été virés de leur camp pour ça, et se sont retrouvés du coup à l’autre bout de l’échiquier politique. L’exemple d’Henri Rochefort en est une illustration. Par contre aujourd’hui, oui il y a cette dérive très inquiétante de ce cache sexe d’ « antisionisme »
    Assez d’accord avec « le bain de sang démocratique » de 14-18, mais il me semble que l’idée républicaine était déja acceptée par une majorité de Français avant ça (l’expression populaire « et en bon français républicain, ça veut dire quoi ? » que l’on rétorquait quand on ne comprenait pas un propos, par exemple). La première guerre a surtout parachevé le sentiment national.
    Totalement d’accord sur la Vème comme monarchie élective

  110. Saul

    mais on le retrouve dans toutes les formes de régime. Pour prendre quelques exemples récents, l’Espagne ou le PP, et la fille et le gendre du roi sont impliqués dans des scandales (mais pas liés entre eux, PP et famille royale), la Grande Bretagne où quelques années avant un nombre conséquent de parlementaires furent découverts pour leur conception quelques peu curieuse de l’usage de l’argent public. Ne parlons pas de la Belgique, où il parait que la classe politique ferait passer la notre pour des incorruptibles.

  111. Saul

    c’est un peu pareil dans ce cas là aussi, la rupture a été souvent la volonté de l’une des parties. Bon en plus brutal, la méthode consistant surtout à « couper court » cette relation 🙂

  112. Isa

    Voilà, voilà, pour respecter les règles de la Charte, je vais dire que je ne connaissais que vous en tant qu’écrivain royaliste et c’était le bon temps!

    J’imagine Rackam en tant que roi( en Cdd pour commencer), imaginons que celui qui vous succéderait soit l’autre écrivain aux origines royalistes!

    Bref, la Valeur ne peut se mesurer a la particule, ni a la naissance, me semble- t’il, mais bien plus a l’éducation , a la bonté, au COURAGE et a l’intelligence.

    Je sais bien que nous sommes en ce moment, grâce aux chercheurs de l’INSERM, au tout génétique, mais…

  113. isa grise, des questions pose,
    qu’exécute une isa rose…

  114. Mais d’où sortez-vous que je m’interdis quoi que ce soit?
    Vous vous trompez d’interlocuteur, Gabin au pull rouge.

    Je dis et je maintiens que DANS LE CONTEXTE (plaidoirie en faveur de la monarchie) Rackam n’avait nul besoin de citer Maurras. Que sa cause est mal défendu par cette citation; qu’elle mélange les genres, qu’elle est de nature à teinter en brun ce qui ne devrait pas forcément, au demeurant, l’être.

    Et qu’il ne pouvait pas l’ignorer.

    D’où la question: pourquoi l’a-t-il fait?

    Nous sommes, me semble-t-il, dans le demi-conscient demi-intentionnel. Dans une sorte d’honnêteté malgré soi.
    Trève de psychologie à 4 sous; sinon Kravi me remettrait à ma place.

  115. roturier

    @ Grandgil: inséré à 17;38 qqc pour vous au sujet Maurras-Céline etc…(les « apartés » se perdent parfois).

  116. roturier

    Ou ai-je comparé Maurras à Hitler?
    Cette interprétation frise la malhonnêteté.

    Si déjà on cherche une comparaison, j’ai comparé (et encore…) le réseau autoroutier allemand à l’œuvre littéraire de Maurras.

    Pourrait-on savoir quel métier vous pratiquez ? Que je puisse calibrer mes propos ?

  117. roturier

    Et 17:52

  118. isa,
    je vous devine honnête, désireuse d’apprendre, prête à être surprise.
    Je vous souhaite d’être patiente et nuancée.
    Je vous mets ci-dessous le lien vers une page wikipedia sur la pensée de Charles Maurras. si vous lisez tout (c’est très complet) bravo. Si vous ne lisez que les passages sur l’antigermanisme, l’antisémitisme et l’antiracisme (sic), peut-être votre vision de cet homme qui en a tant fascinés, et loin de son camp et de sa Provence, aura-t-elle évolué. Ne dites pas à Patrick qu’on y fait un parallèle entre la vision des juifs et celle des protestants, il en aurait des vapeurs.
    J’ajoute trois notules:
    – peut-on juger un homme sur quatre ans de sa vie? Oui mais en tenant compte du reste.
    – peut-on lire Maurras sans être obnubilé par quelques écrits de la période 30/45? Oui, par goût de l’intelligence.
    – peut-on trouver dans Maurras des pistes pour comprendre aujourd’hui. Ah! Oui, vraiment oui. Quelle intuition, quelle finesse, quel amour de la France, quelle poésie parfois. L’ Académie française lui était promise si seulement…
    Quant à Bainville, nulle trace chez lui de ce que vous n’aimez pas, mais, entre autres, dès la fin du XIXème une mise en garde contre le nationalisme allemand. Lisez son « Histoire de France » elle vaut cent Malet et cinquante Isaac… (ceci dit pour vous donner à sourire, j’espère).
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Maurrassisme

  119. Lector

    à grandgil 1414,
    pas vraiment, une caricature de monarchie oui. (caricature de démocratie aussi)
    Les monarques d’Europe se sont auto-désignés plénipotentiaires (TCE), de fait le château administratif européen nous prive de tout souverainisme.

  120. roturier

    Isa
    Pourquoi n’écrirez-vous à Rackam ceci:

    « Je vous devine honnête, désireux d’apprendre, prêt à être surpris.
    Je vous souhaite d’être patient et nuancé ».

  121. grandgil

    à roturier, « qui veut tuer son chien dit qu’il a la rage »

  122. grandgil

    à Isa, qui dit que le retour pour l’instant hypothétique de la monarchie remettrait en route une aristocratie ? D’ailleurs n’existe-t-il pas une « aristocratie » républicaine, tout un ensemble de copinages et clientélisme beaucoup plus hypocrites que l’ancienne noblesse qui je vous le rappelle détestait les monarques.

  123. grandgil

    Oui, vous êtes bien vite chatouilleux cher ami, avez vous lu Maurras d’ailleurs avant que de le juger et condamner ?

  124. grandgil

    Donc pour vous Maurras était fasciste ou un genre de fasciste ? Grave contresens… Le problème de Maurras c’est que comme d’autres à Vichy, dont beaucoup d’hommes de gauche soit dit en passant, a cru trouver sa « revanche » dans le nouveau régime. Ce qui là était une idiotie.
    Avez-vous lu Maurras ? Car moi oui

  125. Ravi de vous voir dans le banc chère Guenièvre ! Il n’est de toute façon pas possible de réparer une faïence brisée. La démocratie est un bien précieux qu’il faut préserver, peut-être lui manque-t-il quelque chose, nous n’avons pas à la Constitution l’attachement qu’ont les Américains, quel principe structurant pouvons-nous trouver ?

  126. Lector

    puisque nous sommes dans les généalogies vouées aux gémonies :

    « Avant de réclamer contre la révolution, restituez d’abord ce que vos parents y ont gagné. » (Drumont)

  127. grandgil

    Oui Saul, cela n’excuse pas pour autant, que tout le monde le fasse, mais alors pourquoi demander à la monarchie d’être plus vertueuse si c’est pareil partout ?

  128. grandgil

    Vous mélangez beaucoup de choses, il me semble que si un monarque incarne la nation dans un pays, on hésiterait avant de mettre à mal sa souveraineté

  129. grandgil

    Henri Massis n’était pas antisémite, Bernanos a compris la gravité de l’antisémitisme en 36 au moment des « Grands cimetières », mes grands parents d’AF faisaient partie de ces camelots du roi pas du tout judéophobes…
    Et oui, « l’antisionisme » est très inquiétant, en particulier dans les banlieues.
    Passant un jour « Rabbi Jacob », que je trouvais anodin, aux élèves, je l’ai compris vu leurs réactions haineuses

  130. Lector, citer Drumont ici: chiffon rouge! Donc carton jaune.

  131. grandgil

    Quels droits gagnés pendant la Révolution ?
    La liberté d’expression des « vendéens » ? 175000 au moins, massacrés car voulant s’exprimer …
    Je ne vous parle pas de l’Oradour qu’a été les Lucs sur Boulogne, des tanneries de peau humaine d’Angers etc…
    Les droits de tous les guillotinés de la Terreur ?
    Même Braudel historien marxiste le dit, la Révolution a fait perdre 50 ans à la France
    La déclaration des droits a été signée par Louis XVI dés 1789 sans que cela ne pose problème, et Bainville lui-mêmz, historien d’AF le dit lui-même, les droits de l’homme ne présentent aucune incompatibilité avec la monarchie ni même avec le catholicisme dont ils laicisent les valeurs.

  132. desavy

    Oui, comme dans certains pays de l’UE.

  133. grandgil

    à Roturier, vous voilà bien respectueux du dogme historique officiel…
    Quand on le contredit on est impatient et extrèmiste donc ?

  134. grandgil

    je précise d’ailleurs que chez nous, dans ma famille, longue lignée d’anars de droite irrécupérables, on s’est toujours complètement fichu des opinions, de la race, de la couleur de peau, mon grand père d’AF que j’ai cité était d’une amitié sans failles avec un instit rad soc bouffeur de curé, et juif de surcroît, sans que cela n’ai jamais posé question

  135. grandgil

    Oui, mais pour l’instant, je dirais que de toutes façons c’est surtout la réflexion politique autour de l’idée qui est intéressante, le retour d’un roi étant pour l’instant des plus hypothétiques

  136. grandgil

    La réflexion de Rackam est éminemment intéressante car elle est politique, et n’est pas dans l’idée d’une monarchie rêvée, comme dans « Sire » de Raspail, par ailleurs très beau livre. C’était d’ailleurs l’idée initiale de Maurras, et Daudet, et Bainville, et Barrès aussi, provoquer un bouillonnement d’idées, un « brainstorming ». Je rappelle que Maurras a influencé au moins dans sa jeunesse Léon Blum également, qui a fréquenté un des cercles d’AF d’avant guerre

  137. grandgil

    Tiens au fait, rappellerais-je que ce sont les rois qui sont à l’origine de l’émancipation des juifs par « l’édit de tolérance » de 1787

  138. Lector

    Je crois que Drumont cité par Bernanos parlait avant tout de biens.
    « Voulant s’exprimer » ben tiens… et la Terreur et allez…. mais oui on sait, qui l’a décrite comme saine?!!! Personne!
    Et LES vendéens? ah oui, ça les guillemets sont de circonstance.
    Votre suite: oui merci, ce que j’avais posté, sur une monarchie parlementaire ne disait pas le contraire.

  139. Guenièvre

    Ah ! Lector vous allez rallumer un incendie : 🙂
    http://antidoxe.eu/2012/10/29/les-corneilles-et-les-mots-en-cide/

  140. grandgil

    Non pas d’incendie j’ai compris le malentendu, sinon par contre le fait que Bernanos dédie « la grande peur des bien pensants » à Drumont ne le rend pas plus valable

  141. desavy

    1000 pardons pour la longueur de ce qui suit (mais le lien oblige à télécharger si l’on souhaite lire) et pour le côté pas très érudit de cela (avec sans doute des maladresses). Mais l’argument de la durée me semble intéressant.

    Autour de la durée des règnes des trois de France

    1°) En 8 siècles (de 987 à 1792), 32 rois ont régné.

    2°) L’âge moyen d’accès au trône a été relativement jeune : 22,5 ans.

    – Un roi accède au trône à la naissance :
    Jean Ier, en 1316, né posthume à la mort de son père Louis X le Hutin
    – 8 rois ont accédé au trône avant l’âge de la majorité royale (14 ans) :
    * Philippe Ier, roi à 8 ans (1060) => régence de son oncle, Beaudouin, comte de Flandre
    * Saint Louis (Louis IX), roi à 12 ans (1226) => régence de sa mère Blanche de Castille
    * Charles VI, roi à 10 ans (1380) => régence des ses 3 oncles, les ducs d’Anjou, de Berry et de Bourgogne
    * Charles VIII, roi à 13 ans (1483) => régence de sa soeur Anne de Beaujeu
    * Charles IX, roi à 10 ans (1560) => régence de sa mère Catherine de Médicis
    * Louis XIII, roi à 9 ans (1610) => régence de sa mère Marie de Médicis
    * Louis XIV, roi à 5 ans (1643) => régence de sa mère Anne d’Autriche
    * Louis XV, roi à 5 ans (1715) => régence de son cousin Philippe d’Orléans
    – 6 rois ont accédé au trône majeurs, mais à 20 ans au plus :
    * à 15 ans : Philippe Auguste (Philippe II) en 1180
    François II en 1559
    * à 17 ans : Louis le Jeune (Louis VII) en 1137
    Philippe le Bel (Philippe IV) en 1283
    * à 19 ans : Charles VII en 1422
    * à 20 ans : Louis XVI en 1774

    3°) L’âge moyen de la mort des rois a été d’environ 50 ans.

    – Un roi est mort une semaine après sa naissance : Jean Ier, en 1316
    – 5 rois sont morts à moins de 30 ans :
    * à 16 ans : François II en 1560 (monté sur le trône en 1559)
    * à 24 ans : Charles IX en 1574 (monté sur le trône en 1560)
    * à 27 ans : Louis X le Hutin en 1316 (monté sur le trône en 1314)
    * à 28 ans : Charles VIII en 1498 (monté sur le trône en 1483)
    * à 29 ans : Philippe V le Long en 1322 (monté sur le trône en 1316)
    – 5 rois sont morts à plus de 60 ans :
    * à 60 ans : Louis VI le Gros (roi en 1108, mort en 1137)
    Louis VII le Jeune (roi en 1137, mort en 1180)
    Louis XI (roi en 1461, mort en 1483)
    * à 63 ans : Robert le Pieux (roi en 997, mort en 1031)
    * à 64 ans : Louis XV (roi en 1715, mort en 1774)

    – Un roi est mort particulièrement vieux, à l’âge de 77 ans :
    Louis XIV (roi en 1643, mort en 1715)

    4°) Les causes de décès furent très diverses :

    – 5 rois ont perdu la vie par mort violente :
    * Henri Ier (règne : 1031-1060) : intoxication alimentaire (empoisonnement ?)
    * Henri II (règne : 1547-1559) : accident (tournoi)
    * Henri III (règne : 1574-1589) : assassinat par Jacques Clément
    * Henri IV (règne : 1589-1610) : assassinat par Ravaillac
    * Louis XVI (règne : 1774-1792) : condamnation à mort par la Convention (1793)
    – Plusieurs sont morts de maladie :
    * Hugues Capet (987-997) : variole
    * Philippe VI (1328-1350) : peste
    * Louis VI le Gros (1108-1137), Saint Louis (1226-1270) et Philippe V le Long (1316-1322) : dysenterie
    * Charles VIII (1483-1498) et François Ier (1515-1547) : syphilis
    * Charles VI (1380-1422) et François II (1559-1560) : troubles mentaux
    -Etc.

    5°) La durée moyenne des règnes fut d’environ 25 ans.

    – Un règne si court qu’il est d’usage de ne pas en tenir compte : Jean Ier, né posthume, a vécu une semaine
    – 3 règnes très brefs :
    * François II) : 1 an (1559-1560)
    * Louis X le Hutin : 2 ans (1314-1316)
    * Louis VIII : 3 ans (1226–1229)
    – 3 règnes brefs :
    * Philippe V le Long : 6 ans (1316-1322)
    * Charles IV le Bel : 6 ans (1322-1328)
    * Hugues Capet : 10 ans (987-997)
    – 5 règnes ont été longs :
    * Charles VI : 42 ans (1380-1422)
    * Louis VII le Jeune : 43 ans (1137-1180)
    * Philippe II Auguste : 43 ans (1180-1223)
    * Saint Louis : 44 ans (1226-1270)
    * Philippe Ier : 48 ans (1060-1108)
    – 1 règne fut très long :
    Louis XV : 59 ans (1715-1774)
    – 1 règne semble avoir été le plus long de l’histoire de l’humanité (tout au moins pour les rois dont les dates de règne sont attestées) :
    Louis XIV : 72 ans (1643-1715)

    source : http://www.juristoria.com/…/Juristoria+Autour+de+la+dur$C…‎

  142. Vous êtes invraisemblable. Parlez-vous avec moi ou avec qq1 qui se trouve dans votre tête?
    Qui a parlé de fasciste? Vous m’attribuer des termes que vous êtes seul à utiliser.

  143. roturier

    Encore à nouveau: qui juge Maurras et qui le condamne?
    Y’a que vous qui usez de ces termes.
    Et Rackam qui, plus bas, parle de l’antisémitisme de Maurras. Pas moi.
    Moi je fais remarquer que Maurras est superflu à la cause que Rackam défend; si cette cause est la monarchie en France. Il y’a bien d’autres arguments qu’il avance d’ailleurs. (Et des arguments contre, cela va sans dire).
    Pourtant Rackam s’obstine à nous fourguer Maurras; cela est inutile, voire nuisible à sa cause vu ce que Maurras traîne comme rénommé; peu importe la vérité de l’homme, s’appuyer dessus est nuisible à la cause de Rackam.
    Pourtant il s’obstine.
    Veut-il, finalement, plaider la monarchie? Ou veut-il à tout pris réhabiliter Maurras?
    Il n’est pas clair.

  144. roturier

    Encore, Grandgil 18:51 : moi, c’est Roturier.
    On dirait qu’il y’en a un autre ici, car vous ne cessez de vous référer à un « Roturier » ayant dit ceci et cela; or ce n’est pas moi.
    Ou suis-je « respectueux du dogme historique officiel »?
    Référer vous à ce que je dis et non à ce que vous auriez voulu ou cru que je dise.

  145. roturier

    @ desavy: tout ça pour ça? Conclusions quelconques?

    Car sinon, nous voilà fort aises: on a conclu que tous les rois sans exception sont nés et morts.

  146. roturier

    Pas bcp plus que citer Maurras, Rackam. Pourtant vous citez Maurras maintes fois.
    Quel carton pour vous alors? Brun?

    Maurras, nationaliste s’il en est, qui disait ceci de Drumont, l’antisémite professionnel:
    « La formule nationaliste est ainsi née presque tout entière de lui ; et Daudet, Barrès, nous tous, avons commencé notre ouvrage dans sa lumière. »
    Et aussi: :
    « Chroniqueur merveilleux, historien voyant et prophète, cet esprit original et libre s’échappait aussi à lui-même. Il ne vit point tout son succès. »

  147. grandgil

    l’agressivité est généralement un signe de faiblesse cher ami

  148. desavy

    roturier… On pourrait par exemple retenir que la durée moyenne de règne est de 25 ans.

    N’est-ce pas le sujet ?

  149. Lector

    Guenièvre, ah d’accord… merci 😉 c’est donc une redite ; ai parcouru rapidement : apparemment vos maîtres d’école ne vous ont pas menti non plus… d’où ma position exprimée plus longuement sur le fil barbarie : ce n’est pas un scoop ! (Secher etc)
    Sur antidoxe non plus donc ; autant pour moi (… hum, c’est l’orthographe d’usage, au passage, l’histoire d’accord les gars, le snobisme hein, par contre… je ne gobe pas, ce n’est pas un dandysme, juste une sottise).

    Grandgil, votre 22h40 Bernanos/Drumont, étant données les recommandations que vous faisiez à Roturier à propos d’éventuelles lectures, m’apparait étonnant.
    Alors deux ou trois choses : la précision que j’ai faite ne cherchait pas la caution de Bernanos pour Drumont, mais pour moi-même, disons à cause de la citation que j’ai donnée de celui-ci, car il paraissait évident que pouvait surgir de la poche de l’arbitre un carton coloré… il était déjà sorti, bien que, comme le rappelle Roturier, tout comme l’introduisait mon commentaire, cette signature ne fît qu’emboiter le pas de celle des Maurras, Barrès et autres ici déjà cités. Renvoyer les infréquentables dos à dos tel était le propos. « Miroir ! », comme disent les drôles ; c’était de circonstance, pardon !
    Bernanos pour rassurer la communauté antidoxique donc, s’il était besoin : non, je ne possède pas les « œuvres complètes » de Drumont que je lirais entre deux versets sataniques à la lueur brune d’une bougie plantée sur un crâne, je l’ai lu chez cet autre auteur que vos sensibilités tolèreront, voire à qui vous faites bon accueil.
    Ensuite, eh bien, à la réflexion : si ! « la Grande Peur des bien-pensants » rend quelque valeur à Drumont, littéraire et historienne au moins par généalogie, qui épingle dans le passage en question l’hypocrisie cupide de son époque. Bernanos m’a permis comme à d’autres la lecture d’un auteur que la morale bien-pensante et ma bonne éducation réprouvent et s’interdiraient de lire… comme je rechignais à lire Céline dans ma jeunesse folle ; ma liberté s’arrêtait molle où l’on disait que l’auteur avait fait ou failli. L’éducation, comme elle était bonne, a pris le dessus, je reconquis un peu de liberté, de celle qui prétend aujourd’hui ne pas avoir à justifier sa qualité, d’une obédience quelconque l’autre, ou son rang.
    Pourtant en partie je le fais, par courtoisie ; pour assurer encore l’équipage, puisqu’il a bien voulu m’enrôler et que je suis à faire le moussaillon, attendu qu’aussi la marmite causeuse bout, que j’en débarque, de la bienveillance de mon intention en accostant ici. C’est dit.
    Salutations, bonne journée à tous.

    P.S. Rackam : combien de mns sur la touche m’sieur ? He, ho, j’étais pas hors-jeu quoi…
    « Populicide » (sur votre Corneille), pourquoi pas, crime de guerre, boucherie, exaction, ignominie, mais pas génocide parce que c’est faux.
    Bonnes vacances à vous… loin de tout clavier je crois (où me trompé-je ?)

  150. @Lector sauvé de la marmite: autre chose que moussaillon, n’est-ce pas. Le « bienvenu à bord » ayant déjà été copieusement prononcé il n’est plus à faire.

    Nous sommes donc dans un débat commencé sous prétexte de plaidoyer pour la monarchie. Et qui a imperceptiblement (ou pas) bifurqué vers la réhabilitation de Maurras (et d’autres, en attendant Drumont).

    Or, l’invocation répétée de Maurras (oui, je radote) au texte initial de Rackam est superflue à sa cause ; et tout ce qui est inutile est nuisible.

    D’autres, nombreux, arguments peuvent la servir ; certains dont il ne se prive pas. Y compris d’ailleurs des arguments de source maurassienne, sans en citer l’auteur.

    Indépendamment de la vérité historique sur Maurras et ses contestations, force est de reconnaître que l’homme, à tort ou à raison, trimballe une rénommé sulfuresue. Dont Rackam est bien conscient.
    Et son monarchisme est (toujours à tort ou à raison, peu importe) devenu en conséquence un argument puissant contre la monarchie.

    Pourquoi Rackam se laisse-t-il donc aller aussi complaisamment à le défendre, au détriment de sa cause première (Cf. ses conseils de lecture à Isa, « maurassisme » sur Wikipedia). Il eut été plus efficace d’en passer outre.

    De deux choses l’une :
    • Soit la finalité de Rackam, en vérité, consiste à nous fourguer Maurras et les siens sous prétexte de discours monarchiste.
    • Soit Rackam considère que Maurras est tellement consubstantiel au monarchisme qu’il faut absolument le citer en référence dans ce dossier.

    Dans ce second cas force serait de conclure que le monarchisme est consubstantiel aux raisons « idéologiques » qui avaient valu à Maurras sa condamnation à la libération.

    J’ai rarement vu un argument antimonarchiste aussi puissant. Merci Rackam.

  151. grandgil

    Ce qui me gêne chez Drumont c’est que c’est surtout un écrivain médiocre, a-religieux, vaguement postivisite…
    Et c’était aussi un journaliste et éditorialiste qui avait du charisme, surtout auprès des auteurs de la génération de Bernanos, d’où la citation, mais Bernanos lui est infiniment supérieur.
    Drumont n’a rien à voir avec les monarchistes, de nos jours on dirait que c’était un « rouge brun »…

  152. grandgil

    Si l’on devait condamner tous les auteurs, politiques et journalistes qui se sont trompés pendant la Collaboration, ça ferait du monde, et pour condamner il faut donc s’estimer être parfait, au-dessus.
    Maurras a construit la réflexion autour de l’idée monarchique, il a proposé un raisonnement qui s’éloigne des affects et des lieux communs que beaucoup de nos jours appellent leurs idées…

  153. grandgil

    Ce qui frappe dans la chronologie c’est combien ils étaient jeunes ces rois, contrairement aux vieillards qui nous gouvernent

  154. grandgil

    Sur l’histoire de la monarchie, sur Maurras, vous êtes ici le garant du « mainstream »

  155. grandgil

    Oui, blabla blabla, et beaucoup de mots pour justifier vos opinions très bien pensantes

  156. isa

    Rackam,

    J’ai pris connaissance d’une partie de vos liens, je suis en cours de lecture et, évidemment un lien conduisant à au autre, j’ai encore du travail!

    Mes premières impressions:
    Le personnage est plus complexe qu’il ne me paraîssait, je vous l’accorde, certaines idées comme le refus de l’impérialisme sont proches des miennes, mais euh comment dire, violemment anti-dreyfusard, sa théorie séparant deux types d’antisémitisme, ses  » amis juifs bien nés », heu comment dire…Alors qu’il se dit pas raciste, décidemment tout et son contraire et jamais je ne comprendrai l’antisémitisme autrement que par la jalousie.
    Ce mythe de vouloir vendre la nation aux puissances étrangères est totalement insupportable!

  157. La bonne nouvelle c’est que je m’en vais pour qq semaines.
    La mauvaise: inch’allah je serais de retour.
    Pire: rien ne dit que si je mets la main sur un réseau wifi l’addiction ne vienne pas à bout de mes résolutions.

  158. desavy

    roturier

    « De deux choses l’une :
    • Soit la finalité de Rackam, en vérité, consiste à nous fourguer Maurras et les siens sous prétexte de discours monarchiste.
    • Soit Rackam considère que Maurras est tellement consubstantiel au monarchisme qu’il faut absolument le citer en référence dans ce dossier. »

    Je ne souhaite pas répondre à la place de Rackam mais il me semble difficile d’évoquer intellectuellement la question de la monarchie sans faire référence à Maurras.

    J’ai un peu lu la presse monarchique ces 2 dernières décennies et j’ai surtout été gêné par son antisionisme. Je ne généralise pas mais je parle de moi en tant que lecteur. Et bien entendu, je n’en tire pas la conclusion que le monarchisme conduit à l’antisionisme.

  159. kravi

    חופשה נעימה
    = bonnes vacances

  160. Isa

    Je n’ai aucune idée de ce que peuvent être des titres de presse monarchistes.

  161. kravi

    Ne connaissant strictement rien au milieu monarchiste, à ses thèses, à sa presse, je comptais sur Rackam pour combler mes lacunes sur cette question.
    Si, comme vous l’affirmez, l’antisémitisme maquillé en antisionisme est bien porté dans ce milieu – – je suppose qu’il s’agit alors de l’antisémitisme canal historique du catholicisme traditionaliste, sûrement pas de celui, nouvelle mouture, des palestinolâtres –, l’affaire sera vite entendue.

  162. kravi

    Point de vue Images du monde ?

  163. desavy

    Kravi, je n’ai pas affirmé que « l’antisémitisme maquillé en antisionisme est bien porté dans ce milieu ».

    Ne me faites pas écrire ce que je n’ai pas écrit.

  164. kravi

    Je n’ai pas dit que vous l’aviez écrit et je respecte votre prudence. Il ne s’agit que de ma position.

  165. desavy

    D’accord Kravi 🙂 . Je faisais allusion au « comme vous l’affirmez ».

  166. Franchement, Rackam, vu le pourcentage de plus-ou-moins juifs parmi les intervenants réguliers ici (ce n’est pas politiquement correcte de le dire? Et alors?) vous aurez du mal à placer Maurras ou la monarchie.

    Essayez donc un site avec forte présence musulmane. Et bonne chance, Rackam.

    Oui, d’accord, je m’en vais…

  167. Isa

    Pourquoi une fois rose, une fois gris mon avatar?
    Promis, cela ne révèle rien de mon humeur…
    Ah Roturier, je préfèrerais parler une heure de Maurras avec Rackam plutôt qu’une minute d’antisémitisme de la roture.

  168. QuadPater

    J’ai pris connaissance des réponses à ma question sur les relations entre les royalistes et l’extrême-droite. C’est intéressant de constater que les opinions politiques en France ont toujours évolué en restant sur un axe à 1 dimension (un segment droite-gauche) alors qu’elles auraient dû se positionner dans un espace à n dimensions (n = nombre de critères de base : quelle organisation du pouvoir ? quelle organisation économique ? etc…) Un « échiquier politique » décrit en nD ! Il me semble qu’en nD un républicain de droite et un républicain de gauche sont tous deux à égale distance des idées d’un royaliste.
    D’accord, ce n’est pas le sujet. Mais si quelqu’un a connaissance du travail d’un politologue ressemblant à ce que je viens d’évoquer, je le remercie de me donner des références, cela fait des années que ça me titille !

    J’ai lu aussi les messages de roturier sur Maurras. Il serait souhaitable de ne pas orienter ce sujet sur sa « réhabilitation », nous parlons de la monarchie, pas des zeurlesplussombres.

    Le scénario de rackam ne comporte pas de personnage antisémite ou raciste. Le lien avec ce qu’on appelle la droite peut à la rigueur être fait sur l’importance des traditions. Mais économiquement, culturellement, le roycotisme est compatible avec un peu tout non ? quelles relations avec l’Église ? après son intronisation, Rackam 1er se jette sur la loi 1905 pour la déchiqueter ?

  169. Rotil

    @ roturier,
    Bonnes vacances!

    @ desavy,
    Si je suis convaincu que dans la majorité des cas, l’antisionisme est une nouvelle forme d’antisémitisme, je crois qu’il y a un autre élément plus spécifique à la France, concernant l’antisionisme – et dans cet aspect il est à découpler de l’antisémitisme. (Même si parfois il peut aller de pair).

    C’est qu’à partir de la révolution, la France s’est donné – comment dire? -l’ambition, ou le projet, d’assimiler les juifs. Aux conditions de Clermont-Tonnerre « il faut tout donner aux juifs en tant qu’individu, et rien en tant que nation » (je cite de mémoire, donc pas à un mot près.

    De tel sorte que le sionisme est apparu comme la négation de ce projet – et pendant longtemps, mal vu même des responsables « communautaires »…

    D’une certaine façon, le sionisme est perçu comme un concurrent de l’idée (projet, ambition) assimilationniste.

    D’une certaine façon, « l’an prochain à Jérusalem » fait injure à « Liberté, Egalité, Fraternité« .

    Je pense qu’il y a de cela…

  170. Yaakov Rotil

    Isa,

    J’ai cru comprendre que vous n’êtes pas favorable à la théorie du genre, donc le rose ne devrait pas vous choquer (sourire)…

  171. roturier

    Quel antisémitisme?
    Où ai-je utilisé ce terme? Même une seule fois? (sauf peut-être, et encore, en le citant dans le texte d’un autre?). Aucun souvenir,

    Je ne soupçonne personne de l’être. Rackam non plus d’ailleurs, certainement pas, pourtant son penchant pour le ricanement aurait pu lui faire coller ça (Cf. juifs roumains…). Mais NON.

    (Sauf peut-être à mon contact…).

    J’évite ce terme dans mon vocabulaire. Galvaudé, le mettre à toutes les sauces de nos jours est contre-productif. N’explique plus rien. Beurk.

    Cela dit, pas jaloux pour un kopeck, vos préférences vous regardent…

  172. roturier

    Le ci-dessus de 14:51 répond à Isa 14:09.

  173. roturier

    Oui.
    MAIS il ne le sait pas encore.

  174. roturier

    Mais ce n’est pas moi qui ai soulevé la question Maurras.

    C’est Rackam qui tente, sciemment ou pas, sa réhabilitation.
    L’ayant mentionné deux fois, de manière laudative, dans son texte initial et plusieurs par la suite
    Je ne fais que réagir à ça.

    Il se serait passé de Maurras (superflu, je le répète, pour étayer un discours monarchiste) je n’aurais jamais idée d’en parler.

  175. kravi

    Vous ne soupçonnez personne de l’être, sous-entendu ici, et j’en suis d’accord. Cependant, si antisémitisme ne veut plus rien dire pour vous, vous n’êtes ni aveugle ni naïf : l’éviter dans votre vocabulaire ne le fera pas disparaître pour autant.

  176. grandgil

    Le problème de Maurras concernant le catholicisme c’est qu’il le considérait plus comme un instrument d’équilibre social qu’autre chose et qu’en bon positiviste qu’il était, je le soupçonne de ne pas être vraiment croyant.
    Je vous rappelle aussi que l’AF a été excommuniée, la plupart des ecclésiastiques lui préférant « le Sillon » de Marc Sangnier ou les opinions de Maritain…
    Dire que tous les royalistes sont de gauche ou de droite c’est ne pas comprendre ce mouvement, qui méprisait par ailleurs cette dichotomie.
    Ce serait un peu comme considérer que Vichy était un gouvernement de droite, le mâââl étant assimilé à la droite depuis 45, alors qu’à Vichy on trouvait comme premier ministre un radical « bouffeur de curés » et que Pétain a été porté au pouvoir par la chambre du « Front Populaire », donc de gauche, excepté les « 80 » parlementaires qui ne l’ont pas intronisé.

  177. grandgil

    Et quand Maurras parle d’empirisme organisateur, il n’est ni de gauche ni de droite, au contraire, il considère que si le Bien commun l’exige, toutes les solutions sont envisageables, sans parti pris. Roturier se base surtou,t sur les préjugés qui ont cours depuis 45 en politique, et qui considèrent que le point de la gauche dite morale est le seul valable.

  178. grandgil

    A la NAR, c’est plutôt l’antisionisme qui domine. Ailleurs, Israèl est considéré comme un vecteur d’équilibre et de stabilité au Proche Orient.

  179. desavy

    « C’est intéressant de constater que les opinions politiques en France ont toujours évolué en restant sur un axe à 1 dimension (un segment droite-gauche) alors qu’elles auraient dû se positionner dans un espace à n dimensions (n = nombre de critères de base : quelle organisation du pouvoir ? quelle organisation économique ? etc…) Un « échiquier politique » décrit en nD ! Il me semble qu’en nD un républicain de droite et un républicain de gauche sont tous deux à égale distance des idées d’un royaliste. »

    Dans beaucoup de démocraties, on s’aperçoit que le libéralisme (au sens large) est un facteur de différenciation.
    La droite a plutôt tendance à être pour le libéralisme économique et contre trop de libéralisme sociétal. Au contraire, la gauche est réticente au libéralisme économique et favorable au libéralisme sociétal.
    Cette différenciation va dans le sens de l’axe à une dimension que vous évoquez.
    Il y a cependant des sujets qui échappent à cette différenciation droite-gauche comme la construction européenne ou encore la mondialisation. Le nombre de dimensions augmente ainsi.

  180. Lector

    c’est vrai, quoique le plus médiocre d’hier surpasse en style largement celui de ceux qui le sont de nos jours… le passage sur le grand-père Buchon pour preuve.

  181. Lector

    « @Lector sauvé de la marmite: autre chose que moussaillon, n’est-ce pas.  »
    mousse parce que postant dans les cales du navire, bref pas encore sur le pont

    « Le « bienvenu à bord » ayant déjà été copieusement prononcé il n’est plus à faire.  »
    c’est vrai, vous faites bien de me recadrer 😉

    Bonnes vacances

  182. HS : j’ai bien aimé votre suggestion à ceux qui nous lisent de nous saluer 🙂

  183. Guenièvre

    Si on essaie de résumer comme le propose très sagement kravi, on peut donc dire que :

    – La Monarchie est un système politique qui a permis dans les temps passés la stabilité et l’unité d’un pays.
    – C’est un système qui a évolué et qui n’est pas incompatible avec la démocratie ( voir les monarchies constitutionnelles de par le monde).
    Reste que nous n’avons pas la même histoire que le Royaume Uni par exemple et que pour qu’un régime politique fonctionne il faut qu’il fasse l’objet d’un consensus. Là j’ai un doute. De même que si je pense qu’une monarchie telle que vous l’avez décrite peut redonner de la stabilité je ne crois pas qu’elle puisse rétablir en France une véritable unité.

    Un passage d’une interview de Pierre Manent sur ce thème :

    « … pourquoi n’y a-t-il jamais eu de véritable restauration alors que dans la France de 1875, les royalistes avaient la majorité dans le pays? Ils n’ont jamais pu sérieusement envisager une restauration parce que, quelles que soient les circonstances culturelles, ce sont l’histoire politique et les actions politiques qui déterminent la physionomie d’un corps politique. Ce ne sont pas les institutions, ce ne sont pas les coutumes, les sentiments, la culture au sens que souvent les sciences humaines donnent aujourd’hui à ce terme qui détermine l’identité politique. »

  184. Sur votre commentaire, je crois qu’il y a surtout une profonde différence entre la le monde anglo-saxon et le continent européen dans la façon d’aborder la justice sociale. L’opposition par exemple entre philosophie analytique et philosophie continentale n’est pas une vue de l’esprit, la façon d’aborder les problèmes et profonde et la notion de justice sociale a un tout autre sens là-bas su’ici.

  185. Je n’arrive pas à être d’accord sur ce passage et je ne sais pas pourquoi.

  186. Je crois que c’est la réduction de la culture à l’identité politique.

  187. desavy

    Tibor, je pense que dans la citation de Pierre Manent, un « nt » a été oublié à « détermine ». Sinon, la phrase n’a pas de sens.

  188. desavy

    Tout le plaisir a été pour moi 🙂

  189. desavy

    Si j’ai bien compris, pour beaucoup d’économistes américains, la notion de justice sociale n’a pas de sens. Le marché alloue à chacun ce qu’il mérite. Nous somme bien là dans un cadre de libéralisme économique.
    Une exception (peut-être d’autres aussi mais je ne les connais pas) : John Rawls, économiste libéral qui a bâti une théorie sur la justice sociale.

  190. Guenièvre

    @ desavy
    ….déterminent est bien au pluriel…
    « ce sont l’histoire politique ET les actions politiques qui déterminent la physionomie d’un corps politique. »
    @ Tibor,

    Manent ne réduit pas la culture à l’identité politique. Au contraire il différencie les deux. Pour lui la politique « n’est pas le reflet de la culture d’une communauté ».

    C’est un peu long mais voici l’exposé complet :

    http://www.revueargument.ca/article/1998-10-01/70-democratie-et-nation-entretien-avec-pierre-manent.html

    « Il est impossible de faire abstraction de l’histoire et de la culture d’une communauté, mais la politique n’est pas le reflet de la culture d’une communauté. Elle est plutôt l’effet des actions d’une communauté. Je suis frappé, quand j’étudie l’histoire, par l’indépendance décisive de certains événements politiques par rapport à la culture des corps politiques, par rapport aux traditions des corps politiques dans lesquels ces événements ont eu lieu. « 

  191. John Rawls et Nozick sont dans tous les cursus de philo anglo-saxons.

  192. Saul

    Très bonne remise en perspective. Disons que les royalistes ont subi cette classification d’extrème droite, et qu’en effet ils ne s’en réclamaient pas (sans compter que droite et gauche sont des notions tout ce qu’il y a de fluctuantes selon les époques) et ne se positionnaient pas selon ce type de classement (exemple de la Nouvelle Action Française, qui en 1988 avait appelé à voté Mitterrand).
    Tout à fait d’accord avec ton propos sur Vichy, ceux qui raisonnent encore en terme de droite/gauche sur cette période n’ont pas compris que cet épisode historique transcendait et rendait obsolète tous les clivages. Ajoutons que Pétain était lui même athée, marié à une divorcée, et qu’avant guerre il était difficilement soupçonnable d’antisémitisme. Il avait défendu à l’époque l’entrée à l’académie française d’un écrivain juif : à un académicien s’offusquant de cette candidature du fait de cette judéité, Pétain avait rétorqué un truc du genre « Monsieur, la question n’est pas là, mais de savoir si monsieur X (oublié le nom de cet écrivain) possède de grandes qualités dans le maniement de la langue française. Et cela, vous même ne pouvez le nier ! »
    Sur ces 80 parlementaires ayant voté contre, je ne sais plus si c’est Blum ou Auriol qui reconnaissait que ce vote était motivé principalement par le fait que c’était Laval (qui était haï par ces députés) qui présentait ce texte, que si c’était Pétain lui même qui serait venu le soumettre au vote, ils auraient sans doute voté oui…

    (bien vu pour Bernanos, je l’avais oublié celui là)

  193. Guenièvre

    Ah! OK ! Je fais le rapprochement entre les deux pseudos seulement maintenant 🙂 !

  194. desavy

    Rawls est étudié en France. A l’époque de mes études, je crois qu’il n’était pas encore traduit en français. Depuis, on le cite même dans les cours de SES de terminale. Nozick est peut-être étudié dans l’enseignement supérieur mais je ne sais pas.

  195. grandgil

    Point de vue sur l’histoire proche du marxisme et des historiens des Annales

  196. grandgil

    Merci Saul,
    En fait depuis 45 on en meurt encore de ces clivages, qui pourrissent tout et qui sont souvent artificiels, il suffit de lire les fils actuels de Causeur.
    Bernanos a été honnête ensuite sur la guerre d’Espagne dont il a dit toute l’horreur, mais cela ne l’a pas fait pour autant tourner casaque et ne l’a pas empêché de dire aussi la vérité sur des actes répréhensibles des « gentils » ainsi qu’Orwell dans « Hommage à la Catalogne »,

  197. grandgil

    Le meilleur livre sur l’extrême droite en général c’est celui de Bourseiller, qui la décrit sans pathos ni moralisation intempestive.
    Quant à Roturier, c’est un concierge politique en quelque sorte (il n’était pas en vacances ?)…

  198. grandgil

    à Lector,
    Nous avons fait le tri des écrivains médiocres du passé, donc nous n’en gardons que la substantifique moelle, sur les écrivains actuels le tri n’est pas encore fait il y en a d’excellents, les avez vous lu les modernes au moins ? Muray, Lapaque pour ses nouvelles, Honoré d’Estienne d’Orves…etc

  199. grandgil

    Et Drumont est d’une rare médiocrité dans ses écrits qui sont un salmigondis éructant

  200. grandgil

    Une minorité agissante guide les actions des peuples, et cela fait l’histoire, c’est du déterminisme qui simplifie beaucoup ce qu’est vraiment l’Histoire qui est beaucoup plus complexe.

  201. Guenièvre

    @ grandgil,

    P. Manent ne prétend pas là donner une définition de l’Histoire, il essaie de définir ce qu’est la Politique.
    Il fait seulement une constatation : c’est à partir des grands bouleversements de l’Histoire que se construisent le choix et les orientations politiques .

  202. Souris donc

    Mettre les âges en rapport avec l’espérance de vie (guère plus de 30 ans) et avec l’âge d’entrée dans la vie active (12 ans). Ce, jusqu’à l’époque de Pasteur.

  203. Souris donc

    Je n’ai pas envie de lire Maurras ou Drumont, cette époque fin XIXe – début XXe me bloque, les premiers discours filmés, je trouve que leur emphase les discrédite autant que leur marche saccadée, leur moustache cirée, leur melon et leur embonpoint gauche cassoulet (Hollande ?) d’avant la diététique.

    Si quelqu’un peut m’expliquer pourquoi les monarchies occidentales actuelles ont peu ou prou les mêmes difficultés économiques et sociales que les républiques (éducation, santé, emploi, immigration) ? Elles devraient être à l’abri de la démagogie électoraliste. Si je vais sur Contrepoints, par exemple, un article sur Hollande et sa couardise concernant les retraites, je ne vois pas en quoi un roi aurait une solution différente à ce problème. Remplacer « Hollande » par « roi », tout l’article reste plausible.
    La seule fois où un roi contemporain a eu un rôle effectif dans le destin d’un pays, c’est, à ma connaissance, Juan Carlos lors de l’attaque des Cortès par le dernier bastion franquiste. Quand je pense que les Espagnols lui crachent à la figure maintenant alors qu’ils lui doivent peut-être d’avoir échappé à la dictature ? Tout ça parce que ce vieux monsieur a eu une faiblesse pour le safari à l’éléphant.

  204. Souris donc

    Quand on tombe sur un site royaliste, il semble s’inscrire dans une vision du monde très analogue à celle de n’importe quel site de la droite bourgeoise ordinaire. Par exemple le très attachant Koltchak.
    Je trouve plus pertinent une analyse de la situation française par E. Todd et H. Le Bras* (de gauche) qui superposent les cartographies et en concluent des choses étonnantes, comme leur chapitre sur le catholicisme zombie>/i> (chute de la fréquentation des églises/persistance des valeurs) ou la coïncidence vote de gauche/famille nucléaire et vote de droite/famille souche (lignages, où le père travaille avec le fils et où les générations cohabitent, comme en Corse par ex.). Un passage intéressant aussi sur l’influence de Terra Nova et son pari sur un nouvel électorat de gauche (bobos des centre-ville + immigrés) en adéquation avec l’urbanisation grandissante de la France. Enfin : la très courte durée de la société industrielle sur l’échelle historique qui semble une exception, alors que le discours idéologique s’y réfère constamment. (Il existe peut-être une idéologie zombie ?)
    * Le Mystère Français, Seuil, mars 2013.
    Il va sans dire que je trouve leur méthodologie un peu contestable ( arbitraire du choix des cartes et des données à croiser, explications a posteriori qui doivent rentrer dans le schéma, euphémisation des phénomènes « gênants »…) mais à côté des ressassements idéologiques actuels sur fond de vieilles lunes marxistes, ils sont prodigieusement intéressants.

  205. Souris donc

    Zut je me suis plantée avec les balises, excusez-moi.

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