Détournements lexicaux

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Dans la rubrique « faits divers », les médias et leurs lecteurs jouent à un jeu dont les règles, pourtant connues des uns et des autres, n’ont jamais été exposées clairement.

Le journal livre une information brute telle que, par exemple,

Samedi 11 août 2013, 4 individus d’une vingtaine d’années, originaires de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), montés sans payer dans le TGV Paris-Perpignan, se rendent coupables pendant le trajet d’une série de délits en réunion, dont consommation d’alcool et de cannabis ainsi qu’insultes, menaces et violences physiques vis à vis d’autres voyageurs et de deux contrôleurs. La SNCF fait arrêter exceptionnellement le train à Lyon, ce qui permet à la police aux frontières d’appréhender les individus. Ces derniers sont ensuite jugés en comparution immédiate puis condamnés pour « violences en réunion » à des peines aménageables de prison allant de 1 à 3 mois. Le parquet juge les sanctions trop légères et fait appel.

mais utilise un vocabulaire codé qui permet de faire passer des informations supplémentaires. La clé n’est pas unique, un mot codé peut prendre plusieurs sens, habituellement assez proches. L’information source est inexprimable telle quelle dans la presse, compte tenu du couvercle de plomb posé par la censure politiquement correcte sur les sources d’information. Il s’agit d’une censure a posteriori, tout organe de presse citant un nom ou un prénom indiquant qu’un malfaiteur est d’origine africaine ou maghrébine pouvant être attaqué pour incitation à la haine raciale. En revanche un Caucasien ou un Asiatique ayant envisagé une action violente (sans forcément être passé à l’acte) voit immédiatement son nom, son prénom et une partie de son CV apparaître en toutes lettres dans les media. L’exemple le plus récent est ce militaire « suspecté d’avoir projeté d’attaquer la mosquée des Minguettes à Vénissieux ». Lors de la sortie de l’information, il n’était que suspecté, et n’a pas donné suite à son projet. Ça ne fait rien, on connaît son identité et une partie de sa vie privée.

Exemple de terme codé : le nom commun « jeune » est traduit par la plupart des lecteurs, de gauche comme de droite, comme « personne de sexe masculin, entre 15 et 30 ans, d’origine maghrébine ou africaine, vivant dans une cité HLM située dans la banlieue d’une grande ville. Utilisé au pluriel, il désigne d’ordinaire les protagonistes d’événements violents ou crapuleux, en lieu et place de délinquants ou voyous.

Le fait divers ci-dessus est réel et a été relaté dans plusieurs journaux, dont le Nouvel Obs. L’article en ligne est ici : http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20130814.AFP2188/un-tgv-paris-perpignan-deroute-vers-lyon-a-cause-de-quatre-jeunes.html

Pour nous raconter ces faits, le journaliste commence par annoncer qu’un TGV a dû être dérouté. La forme passive est bien pratique : personne n’a rien fait. On croit voir un enfant, le regard figé, la lèvre tremblante, le beau sucrier de porcelaine en miettes à ses pieds : « il s’est cassé ! ». On suppose que le détournement du train est une décision de personnes habilitées. Pourquoi alors ne pas mettre la SNCF comme sujet de la phrase ? Par ailleurs un train peut-il être dérouté ? Détourné, non ?

Pourquoi la SNCF a-t-elle fait arrêter ce train à Lyon alors que ce n’était pas prévu au départ ? Nous apprenons qu’il s’agissait de mettre hors d’état de nuire quatre jeunes Franciliens. Le mot codé « jeune » a été traduit plus haut. « Franciliens » nous indique que la mégalopole la plus proche est Paris.

Ils avaient embarqué sans billets dans le Paris-Perpignan […], direction la Méditerranée. La SNCF a rendu possible la resquille généralisée sur ses lignes. Était-ce volontaire ? On peut le croire. Ou en douter. Quoi qu’il en soit la raison pour laquelle il est facile de monter sans billet dans un train alors qu’on ne peut pas entrer sans ticket dans une salle de concert, de cinéma… est une de ces interrogations qui n’auront jamais de réponse, puisque la question ne sera jamais posée à un responsable de la SNCF.

Régalons-nous de la savoureuse précision finale, « direction Méditerranée ». Quoi de plus attendrissant que 4 pauvres jeunes défavorisés qui, eux aussi, veulent aller voir la mer au mois d’août ?

Qu’ont-il fait ? Fumant des joints et buvant de l’alcool dans une rame du TGV, les quatre provocateurs ont rapidement semé la zizanie. Quoi, « zizanie » ? Non, non, ils n’ont pas semé la discorde mais bel et bien terrorisé les autres voyageurs.

ls multipliaient les incivilités. Le mot est superbement polysémique. Il peut s’agir de poser les pieds sur une banquette comme d’incendier un bus. La jeune fille à qui une des brutes a administré une grosse incivilité bien douloureuse en plein visage appréciera certainement le choix du terme.

Les quatre resquilleurs étaient « très virulents » Voilà que les jeunes Franciliens, puis les provocateurs, sont devenus des resquilleurs. La resquille n’est pourtant pas le principal reproche qui leur soit fait, pas plus que la provocation ni la jeunesse ni le fait d’habiter en Île-de-France. Ils étaient en outre bien au delà de la virulence : ils étaient violents.

Face à ces tensions (on attendait le terme, en passe de devenir aussi célèbre que « jeune ». Particulièrement galvaudé aujourd’hui, le mot « tensions » peut aussi bien désigner une banale dispute entre voisins que des émeutes sanglantes), le projet d’exfiltration (sic!) des jeunes en gare de Nîmes, prochain arrêt sur le trajet, a été abandonné.

Mais non, il n’y a pas eu d’intervention d’un agent secret ! Comprenez que le personnel du train en avait plein le dos des 4 racailles et qu’ils comptaient les expulser du TGV à la gare suivante, en l’occurrence Nîmes. Mais comme il fallait attendre trop longtemps, ils ont préféré retourner à Lyon.

Lors de l’arrêt imprévu (arrêt exceptionnel plutôt, ou, mieux, arrêt tout court) à Lyon, la police aux frontières les interpelle.

Leur arrestation a été mouvementée. Mouvementée ! En fait il semble qu’un policier ait été blessé, mais comme l’image persistant dans notre petite cervelle de lecteur ne doit pas nous traumatiser, édulcorons sans vergogne.

Ils ont été condamnés pour « violences en réunion » à des peines allant de 1 à 3 mois de prison aménageables. Ce qui signifie en bon français qu’ils sont ressortis libres.

… Après plusieurs heures de violences en réunion, quand même ! Ne pouvant mettre en doute la compétence des juges, force est de supposer que leurs avocats étaient exceptionnels.

On ne sait pas si les voyous sont retournés à Levallois-Perret ni, si c’est le cas, par quel moyen. Ils avaient peut-être de la famille à visiter à Vaulx-en-Velin. Toutes les hypothèses sont envisageables.

Le parquet estime la condamnation insuffisante et fait appel. Ces délinquants seront convoqués devant la cour d’appel de Lyon. Rappelons qu’ils habitent à 470 km de là.

Comment vont-ils se rendre à cette convocation ?

En TGV ?

Avec des billets, cette fois ?

189 Commentaires

  1. Mal nommer les choses c’est ajouter au malheur du monde. Platon repris par Albert Camus

  2. … « Avec des billets, cette fois ? »…
    Si on pouvait encore « avoir confiance en la justice de notre pays », un billet aller devrait suffire.

  3. kravi

    Rassurez-vous, Quad, les détournements lexicaux de la presse française libre ne concerne pas seulement les événements de l’hexagone.
    Dans certaines régions du Moyen-Orient les détournements vont de la litote aux contresens. C’est ainsi que des terroristes deviennent des militants ou des activistes, des génocidaires deviennent des résistants, des suicidaires fanatiques deviennent des martyrs, des habitants deviennent des colons, une barrière de sécurité devient un mur d’apartheid, une démocratie devient un état nazi, une légitime défense devient une attaque disproportionnée. La liste n’est pas close.
    Pour ne rien dire des néologismes géographiques ni du révisionnisme historique.

  4. QuadPater

    Oiseau, informer objectivement est impossible, sauf si l’information est élémentaire. Je viens de relire mon résumé, au début du texte. Il insiste trop sur le détail des actes délictueux. Pourquoi ? parce que c’est ce qui m’a marqué dans ce fait divers. On pouvait aussi le présenter de façon à focaliser sur le lien origine géographique – sauvagerie, ou sur ce curieux entêtement de la SNCF à ne pas vérifier les billets avant l’accès au train, ou sur la justice, ou…
    Ceci dit, l’édulcoration lexicale est systématique ; c’est toute la presse, d’un extrême à l’autre, qui est touchée. On ne forme plus les journalistes, on les clone ? ou y a-t-il une autre explication ?
    Depuis des années on dévoile les prénoms des voyous d’origine européenne ET asiatique et on cache ceux habituellement portés en Afrique : je me souviens d’avoir lu la question ironique « … et quels sont les prénoms de ces gens ? » dans des fora « Usenet », en 98…

  5. QuadPater

    D’accord kravi, mais concernant Israël ce n’est pas toute la presse qui réécrit le dico. Tandis qu’affrontements entre les jeunes et les policiers (comme si c’était 2 bandes rivales, quoi…), vous le lisez de Libé à Ouest-France.

  6. À ceux qui ne connaissent pas je conseille LTI de Victor Klemperer, nous n’en sommes heureusement pas là, mais son analyse de la langue du troisième reich doit nous faire réfléchir. Morceau choisi dans cet article :

    Le national-socialisme étant fondé sur le fanatisme […], « fanatique » a été durant toute l’ère du IIIe Reich un adjectif marquant, au superlatif, une reconnaissance officielle […]. Toute connotation péjorative, même la plus discrète, a disparu dans l’usage courant que la LTI fait de ce mot. Les jours de cérémonie, lors de l’anniversaire de Hitler par exemple ou le jour anniversaire de la prise du pouvoir, il n’y avait pas un article de journal, pas un message de félicitations … qui ne comprît un « éloge fanatique » ou une « profession de foi fanatique » et qui ne témoignât d’une « foi fanatique » en la pérennité [ewige Dauer] du Reich hitlérien. Et pendant la guerre […] plus la situation s’assombrissait, plus la « foi fanatique dans la victoire finale », dans le Führer ou la confiance dans le « fanatisme du peuple » comme une vertu fondamentale des Allemands était exprimée souvent.

    Je marque peut-être un point Godwin, mais toute réquisition de la langue au nom des idéaux devrait être un signal d’alarme, la marque d’une main-mise idéologique. Je ne sais pas s’il y eut des analyses comparables de la langue communiste ou du politiquement correct.

  7. Absolument d’accord avec Kravi, c’est même plus grave à mon avis, c’est le ferment du nouvel antisémitisme et du renversement des valeurs, c’est par cette inversion systématique du sens que l’on arrive à ce que 40% des européens croient qu’Israël mène une guerre d’extermination contre les Palestiniens. Ils sont vraiment nuls ces Juifs, pas foutus de terminer le boulot en plus de quarante ans !

  8. Pour continuer sur le thème du nouvel antisémitisme porté en grande partie par l’Islamisme, il est devenu banal d’entendre des slogans ouvertement antisémites dans les manifestations de soutien à la Palestine. Silence radio sur ces actes inqualifiables, comme il est très rarement fait mention des délires antisémites des médias arabes : feuilletons où sont mis en scène des meurtres rituels d’enfants par de Juifs, endoctrinement des enfants à la TV où les Juifs sont désignés par les termes de singes et de porcs., etc.

  9. Tensions, zizanie…Ça me rappelle le jour ou j’avais été victime d’incivilités: de turbulents jeunes avaient voulu montrer leur empathie avec leurs « frères » et comme je sortais d’une école juive, ils m’avaient secouée violemment, menacée de mort (on va te tuer, toi la Juive + geste d’égorgement) et pour finir m’avaient craché dessus. Réaction du policier à l’accueil: Encore des tensions entre les Juifs et les Arabes! Réaction du deuxième,qui se voulait intello: Madame, pourquoi vouloir importer en France votre conflit avec les Palestiniens?
    C’était en 2001. Depuis la France est pour moi bien plus loin que 4000km: hier j’étais à la piscine, pleine de « jeunes » qui se tenaient fort bien. La solution est assez simple: appeler un voyou, un voyou et le traiter comme tel

  10. Rotil

    Islamophobes! Stigmatiseurs! Amalgameurs!
    Bon! Plaisanterie mise à part, sévit aussi actuellement une belle désinformation sur les événements en Egypte…
    Finalement, Guy Millière n’a pas tort, dont j’avais souhaité un jour mettre ici la copie d’un article, de dire qu’Obama est un véritable désastre.

  11. Yaakov Rotil

    Sur le sujet que j’évoque, je me permets un petit H.S. fort intéressant

  12. Yaakov Rotil

    Et maintenant, la version contraire.

    Pour ma part, cela fait déjà un moment que je crains moins Poutine qu’Obama. Mais promis, j’arrête là ces HS…

  13. kravi

    « Restons français ! », comme on disait en 36, [oui je sais, c’est moi qui ait dévié vers le Moyen-Orient, pardon] revenons au fond de l’article que Skarda résume bien : « toute réquisition de la langue au nom d’idéaux devraient être un signal d’alarme ».
    Je ne vous apprends rien en rappelant que 86 % des journalistes suivent les courants de gauche et d’extrême gauche. Confère un intéressant sondage de l’observatoire des journalistes et de l’information médiatique.
    Que faire pour lutter contre cette perversion tendance journalistique ? Le renouvellement que ce blog appelle de ses vœux n’est pas près d’advenir puisqu’ un autre sondage montre que dans les écoles de journalistes le pourcentage est encore plus élevé.
    Internet est une solution mais il a lui aussi ses effets pervers.

  14. La presse grand-public pèche par omission : rien ou presque sur les exactions commises contre les chrétiens en Egypte.
    http://blogcopte.fr/2013/08/19/news-le-tragique-et-lourd-bilan-des-eglises-et-institutions-coptes-incendiees-depuis-le-14-aout-mise-a-jour/

  15. isa

    Tout à fait d’accord avec la reprise par kravi de votre phrase.

    Je me souviens de ma première rage internet(ienne), quand les sans-papiers étaient « raflés ».
    C’est comme cela qu’on n’a pas tardé à trouver qu’Hortefeux était un fasciste et les israéliens des nazis.

    Je crois bien que la France et ses média sont vraiment spécialistes des métaphores: mal-voyants, techniciens de surface’ professeur des écoles, c’est sans fin le Ridicule.

  16. kravi

    Hors sujet mais pour répondre à Isa : les israéliens sont des nazis depuis bien avant que les sans-papiers aient été raflés. En fait, les israéliens sont des nazis depuis 48.
    À la réflexion, les juifs sont des nuisibles en France depuis l’an 533.
    Retour au sujet : la France n’a pas le monopole du politiquement correct.
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Politiquement_correct :
    « Aux États-Unis, la critique du politiquement correct se trouve dans le discours politique conservateur[réf. nécessaire]. En France la critique est plus diffuse[réf. nécessaire] bien qu’elle vise également des vecteurs politiques et médiatiques : les expressions euphémisantes employées par les hommes politiques et les journalistes des principaux journaux.
    Ces expressions euphémisantes visent l’identification des minorités et indirectement la façon de les représenter[réf. nécessaire].
    Pour le sociologue Raymond Boudon, « contre l’idée reçue qui tend à imputer le politiquement correct à la tyrannie de la majorité, il résulte en réalité plutôt de la tyrannie des minorités. On le vérifie à ce que, sur bien des sujets, le politiquement correct heurte en réalité l’opinion. Car il est le fait davantage de minorités actives et de groupes d’influence que de l’opinion elle-même. »3
    Pour cet auteur, le phénomène peut s’expliquer par l’effet Olson qui désigne un mécanisme par lequel une minorité organisée et décidée peut imposer ses vues à un groupe plus large mais désorganisé et au sein duquel chacun fait le calcul implicite que les autres parmi son groupe s’occuperont de résister pour lui.
    S’il n’y a pas, ou presque pas, de partisans du politiquement correct, il existe en revanche des critiques progressistes du politiquement correct selon lesquelles ce concept ne serait que le cache-sexe d’idées réactionnaires ou racistes. [C’est moi qui souligne : où comment se donner raison quoi qu’il arrive !].
    Pour Jean-Claude Michéa, le politiquement correct témoigne de la « juridification croissante des relations sociales », s’élevant au détriment de la common decency défendue par George Orwell, c’est-à-dire les vertus élémentaires de la vie en société4. »

  17. Guenièvre

    Puisque vous évoquez Michéa, kravi, je me souviens qu’il avait parlé de l’émergence du mot  » citoyen » employé comme adjectif ( alors qu’il existait déjà le mot « civique » parfaitement synonyme dont le sens était tout à fait clair ).
     » Quiconque a lu Orwell comprend immédiatement que le mot nouveau devra, dans la pratique, signifier l’exact contraire du précédent. Par exemple, aider une vieille dame à traverser la rue était, jusqu’ici, un acte civique élémentaire. Il se pourrait, à présent, que le fait de la frapper pour lui voler son sac, représente avant tout ( avec il est vrai, un peu de bonne volonté sociologique ) une forme, encore un peu naïve, de protestation contre l’exclusion et l’injustice sociale, et, constitue, à ce titre, l’amorce d’un geste citoyen. »

    Je trouve qu’il exagère à peine….

  18. kravi

    Chère Guenièvre,
    ne confondons pas morale et politique.
    Si les voies de fait suivies du vol ont lieu après la traversée de la rue, on peut considérer que l’acte citoyen s’ajoute avec bonheur à la bonne action civique.
    Dans le cas contraire, la petite vieille étant détroussée avant le passage clouté, le geste politique doit être considéré comme primordial. En ce cas, faire traverser la vieille dame deviendrait une bonne action de scout, ringarde et risible.

  19. QuadPater

    kravi, Patrick,

    Tout se passe comme si…

    Considérons les propositions suivantes : l’idéologie nazie est LE repoussoir universel – l’idéologie nazie est de droite – l’idéologie nazie est une invention européenne – toute création européenne est potentiellement malfaisante – le racisme, l’esclavage, la colonisation sont des spécificités européennes – ce qui est fort est de droite, la gauche soutient les victimes – les populations musulmanes sont des victimes (dictatures, colonisation, racisme), etc…

    Pour quelqu’un qui adhère plutôt beaucoup à ces ces propositions, le Palestinien est musulman, donc victime de colons, de racistes ou de dictateurs. Cette position est solide car confortée par le fait qu’Israël est une « créature européenne », donc de droite, néfaste, raciste et d’essence dictatoriale. Il convient par conséquent de dénoncer d’une voix forte les exactions israéliennes (qu’il est parfaitement légitime de rapprocher des horreurs nazies) contre les martyrs palestiniens.
    En revanche, le Copte (chrétien, donc de droite) est agressé par des musulmans, donc par des victimes AOC. Il ne peut pas être lui-même une vraie victime, ou alors ses agresseurs ne le persécutent pas pour sa religion. Ou alors ils ne sont pas musulmans. Parler beaucoup du copte pourrait faire évoluer l’opinion sur les musulmans. Pas bon, ça, on évite…
    Le juif est une victime (2è GM). Il perd ce statut en devenant fort (Israël). Fort, donc de droite, donc voisin du nazi. Le sioniste est par conséquent forcément un raciste, un colon, un dictateur. C’est très logique.

    Il me semble qu’une théorie de la « pensée », du discours et du comportement de gauche qui s’appuierait sur l’hypothèse d’une croyance forte aux quelques principes puérilement binaires listés plus haut serait plutôt féconde.

  20. kravi

    Quad,
    Je suis globalement d’accord avec votre description.
    Reste à savoir ce que pensent les coptes de l’état d’Israël… Reste à savoir si les chrétiens d’orient acceptent l’idée d’un état juif…
    J’ai le projet d’écrire sur la cécité — volontaire ou non — des Européens contempteurs d’Israël.

  21. Quadpater 19/08 21h: 57

    Pardon, pardon.  » Ils  » ont des prénoms – codes eux aussi mais des prénoms : Kevin, ou Alexandre semblent avoir la côte chez nos journaleux qu’il faudra bien juger un jour pour crimes contre le Pays.

  22. Tibor
    Non seulement nuls mais suicidaires: depuis 1948 la population de ce qu’on appelle palestiniens est passée de 867.470 ( chiffres de Persée ) a 4.3000.0000 . Drôle de génocide. Ah si seulement les nazis avaient utilise les mêmes moyens que les israéliens.

  23. QuadPater

    Bof. L’opinion d’un copte (= chrétien > Inquisition > torture, dictature > droite) sur un état brutal et génocidaire (droite) n’intéresse pas le gauchien.
    ——–
    Je ne suis pas un gauchien et votre projet m’intéresse.

  24. QuadPater

    Il y a eu un « Vladimir » tchétchène dans Le Monde.

  25. L’Oiseau, et en plus, par pure perversité, ils soignent les enfants palestiniens dans leurs hôpitaux pour mieux pouvoir les tuer ensuite : écoeurant !

  26. Savez-vous que nous avons failli rester déicides ? Les évêques d’Orient n’acceptaient pas la fameuse déclaration qui nous innocentait. Léon Poliakov m’avait raconté qu’ils ne voulaient pas se risquer devant leurs ouailles, porteurs d’un tel message. Cela dit, je lis l’Orient le Jour pour avoir des nouvelles régulières de nos voisins du Nord et quand ils parlent de nous, ils sont beaucoup plus modérés que les journaux français. En Israel même, un nouveau parti arabe a vu le jour à Nazareth http://www.crif.org/fr/revuedepresse/un-nouveau-parti-arabe-chr%C3%A9tien-reconna%C3%AEt-isra%C3%ABl-comme-le-foyer-du-peuple-juif/38044

  27. desavy

    Quad, 20 août, 15 heures 47.

    Cela fait longtemps que je n’avais pas lu quelque-chose d’aussi juste.

    Le raisonnement s’applique aussi à l’homophobie (je sais que certains n’aiment pas ce terme mais n’ayons pas peur des maux 🙂 ). Elle est surtout répandue dans les milieux populaires et chez les musulmans, mais les victimes ne peuvent pas être coupables. De même, si je dis que les plus riches sont plus tolérants que les plus pauvres, il y aura toujours quelqu’un qui me répondra « oui mais les riches aussi peuvent être homophobes ».

    Le roman « Podium » avait sévèrement été éreinté par le Monde car se moquer des pauvres n’est pas bien…

  28. QuadPater

    Une petite gourmandise pour les amateurs de bons mots. Il fallait se douter que grâce à cette affaire toute récente d’une intervention policière où un flic a été filmé en train de faire usage de sa matraque et d’une lacrymo, on aurait très vite droit à quelques perles. Un membre d’un syndicat d’officiers de police a déclaré : « Une femme est sortie de la voiture et a mordu le collègue trois fois au sang. […] La femme a reconnu les faits. Elle ne porte pas plainte »

  29. Rotil

    Ainsi que plusieurs centaines de syriens… Un hôpital de campagne a été installé sur le plateau du Golan pour soigner les blessés les plus légers. Les plus gravement atteints sont acheminés par hélicoptère à l’hôpital de Tsfat (Safed)…

  30. kravi

    Oui, Hannah, j’ai vu cela. Mais, si je ne m’amuse, Shlayan proposerait un troisième état regroupant les arabes chrétiens. Et pour les arabes chrétiens du groupe AB-, prévoit-on quelque chose ?
    Je ne mets évidemment pas en cause sa loyauté envers l’état.

  31. Quad,… « a mordu le collègue trois fois au sang. […] La femme a reconnu les faits. Elle ne porte pas plainte »…
    Une explication : cette femme vampire était trop contente d’être repue.

  32. kravi

    Elle ne porte pas plainte ? C’est une collabo ou une social-traître.

  33. desavy

    L’emploi du terme « gazer » au sujet des manifestations fait-il partie des détournements lexicaux ?

  34. desavy

    Le terme « colabobo » m’amuse davantage.

  35. QuadPater

    Le « jeune vidéaste » (sic) qui a intitulé son œuvre (où on l’entend ricaner) « Honte a la police francaise » (re-sic) se prénomme Sélim. Valls n’a pas aimé le titre mais la vidéo n’a pas été renommée. Sélim, fouteur de merde, connaît son quart-d’heure de gloire.
    À ma connaissance, la presse a parlé de cette vidéo à partir du moment où les bœufs-carottes s’y sont intéressés mais AVANT d’avoir directement demandé à la police ce qui s’était passé.

  36. QuadPater

    … ce qui fait que l’info sur ce fait-divers a reposé quelque temps entièrement sur la vidéo du fouteur de merde.

  37. QuadPater

    Pour moi oui. Comme quoi, même des « gentils » se laissent parfois aller à des méthodes de gauchards.
    « France, 2012, des CRS ont gazé des enfants » !!!
    « gazer » n’était pas le terme habituel pour « asperger des manifestants de produits lacrymogènes ». Il renvoyait directement aux années 40, je n’ai pas apprécié le raccourci qu’on nous forçait à faire.

  38. kravi

    Assurément. Faire semblant d’ignorer les connotations dans un contexte donné fait de toute évidence partie des manœuvres perverses.

  39. Quad,… « Il renvoyait directement aux années 40″…
    En fait, aux années 17/18. Le temps passe !

  40. Desavy, la différence, il me semble, tient à ce que dans un cas on parle de pure propagande (médias à l’unisson) dans l’autre on parle de gens plus ou moins isolés. Ce qui est inquiétant dans ce que dénonce Quad c’est la manipulation de l’opinion par des moyens puissants qui étouffent toute autre point de vue.

  41. desavy

    Je suis d’accord avec vous Tibor, et il y a peut-être d’autres différences. Mais ma question portait sur le détournement lexical.

  42. QuadPater

    Le Pouvoir du Verbe, en direct.

    Valls au séminaire de rentrée du gouvernement

    C’est l’ensemble de nos politiques migratoires qui devront être questionnées pour la France, pour l’Europe et notamment le bassin méditerranéen et toutes les questions seront posées et j’ai dit, parmi d’autres, la question du regroupement familial peut être posée

    Je résume : Valls dit que s’interroger sur le regroupement familial est légitime.

    Marisol Touraine n’est pas d’accord.

    Je crois que nous devons rappeler que nous sommes dans un cadre républicain et que ce cadre républicain doit être réaffirmé. Pour ma part, je ne crois pas que la mise en cause du regroupement familial serait une manière de faire vivre notre cadre républicain.

    Je résume : Touraine l’accuse de sortir du cadre républicain en abordant ce sujet.

    C’est inouï, ahurissant, ébouriffant, non ? On ose à peine y croire, n’est-ce pas ? une ministre mouche publiquement un de ses collègues en lui rappelant ce dont on peut parler ou non dans un cadre républicain…

  43. desavy

    Qui est Marisol Touraine ?

  44. – Une ministre qui avant d’etre nommee arborait une montre Chanel, rangée depuis pour se rapprocher du petit peuple
    – sœur d’un grand ponte de la médecine qui , probablement pour embêter sa sœur, n’accepte pas la carte vitale
    – apparemment hyperthyroïdienne
    – nous prépare une médecine sociale, socialiste,

  45. Florence

    Parfaitement exact ! Donc les homophobes sont forcément catholiques, les catholiques étant les méchants au prorata de 99 % .

  46. Florence

    Dans ce p…in de pays, il suffit de faire semblant de s’interroger pour passer pour un héros ( tout en sachant que l’on ne fera rien, c’est juste pour faire plaisir aux gogos qui votent ) en déclenchant un tsunami médiatique ( totalement vain dans les faits car on donnera plus à ceux qu’on a « stigmatisés », histoire de se faire pardonner sa liberté de parole) !

    Un pays devenu fou !
    J’aimerais un pays où l’on cause moins mais où l’on cause vrai et où l’on agit.

  47. QuadPater

    Vous avez raison, l’ypérite c’est 1917.

  48. QuadPater

    Le matraquage à l’occasion de la loi Taubira fut d’une qualité exceptionnelle. La rebaptiser le « mariage pour tous » était une excellente stratégie, car tout opposant se déclarait automatiquement contre l’accès au mariage (images de fête, de bonheur) pour TOUS les Français. On songe aux congés payés, à la Sécu… Qui pouvait être contre, à part d’immondes salauds ?

    Mais la simple offensive lexicale ne suffisait pas. Comme le mariage traditionnel, accessible à tous et en cours de ringardisation, ne véhiculait pas une image d’exclusion (bien au contraire), il a fallu l’inventer et l’imposer. La gauche présenta le mariage taubiresque comme LA condition du bonheur moderne dont les salauds de réacs voulaient priver les homos. Vouloir à tout prix se marier est aujourd’hui du dernier chic, mais uniquement si on est homosexuel. Les normaux sont considérés comme aussi ringards qu’avant les taubirations.

    Donc beaucoup de bruit et de fureur, une France qui s’est déchirée sur le sort d’une de ses plus anciennes institutions et ne s’en remettra pas de sitôt, des conséquences à long terme déplorables… le tout uniquement parce que la gauche voulait s’assurer qu’un de ses électorats communautaristes lui était acquis.

  49. Isa

    MST, on l’appelle la ministre…

  50. Hier matin mon poissonnier a emballé mon beau mulet de Méditerranée dans une page du Monde date du 16 août 2013.
    J’ai pu y lire dans une interview de Zeev Sternhell la question posee par un certain Nicolas Weill :

    « Les manifestations contre le mariage pour tous ont révélé la persistance d’un certain esprit anti-Lumières.  »
    Voui il a osé, comme le personnage de Michel Audiard !

    Je n’avais plus qu’à avaler la moitie de la bouteille de mon anisette préférée pour amortir le choc.

  51. Le lien vers l’article. Mais faut payer 2 € pour arriver a la question fatale. Et il y en a eu d’autres du même acabit :
    http://www.lemonde.fr/idees/article/2013/08/16/la-droite-de-combat-est-toujours-la_3462650_3232.html

  52. Les cons ça ose tout, c’est même a ça qu’on les reconnait

  53. Rotil

    Verrai ça plus tard, là je bosse à mon site confiturier…

  54. QuadPater

    « Les manifestations contre le mariage pour tous ont révélé la persistance d’un certain esprit anti-Lumières. Faut-il s’en inquiéter ou n’est-ce qu’une survivance ? »

    Une affirmation suivie d’une question liée. Sternhell, en répondant directement à la question, ne remet pas en cause la validité de l’affirmation. « L’esprit anti-Lumière des LMPT » apparaît ainsi comme une évidence pour l’interviewer et l’interviewé.
    Or il faut une certaine solidité mentale pour remettre en cause ce que d’autres présentent comme une évidence.
    loaseaubleu a su être vigilant et critique. Pour quiconque n’aurait pas eu cette force, l’affaire était pliée, « la manif pour tous » était anti-Lumières.

  55. et c’est de cette façon qu’  » ils  » fonctionnent de l’Elysée au cafe de Flore en passant par la rue de Solférino

  56. Guenièvre

    @ Quad, 20 août 2013 à 22:03

    Ce que vous pointez là, est, comme vous le dites, inouï et ahurissant ! Cela devrait interpeller chacun d’entre nous : dans notre époque qui est dépeinte comme l’apothéose du libre agir, du libre parler, il est des sujets sensibles ou polémiques que l’on ne peut aborder de façon lucide . Soit on les reformule en les euphémisant comme vous le montrez dans votre billet ( je rappelle aussi le magnifique  » les secours ont été accueillis d’une façon un peu rude  » de notre premier ministre, soit on les rend complètement tabous en décrétant moralement infréquentables ceux qui les soulèvent.
    On assiste à une véritable épuration – je pense aussi à vos disputes sur un autre site- qui a pour objectif d’établir une langue sans aucune connotation qui pourrait blesser une minorité or le langage n’est jamais neutre, il exprime toujours les rapports de force, les valeurs et les croyances d’une société, c’est sa définition même !
    Il y a cette croyance naïve que lorsqu’on fait disparaître un mot que l’on pense dépréciatif on va changer l’état même de la chose. Comme si la suppression des termes discriminatoires ( voir la suppression du mot « race » ) devait entraîner la suppression du mal.

  57. L’oiseau: y’a 2 fois un zéro en trop.

  58. QuadPater

    Guenièvre, merci de rappeler l’affaire du mot « race » dans la constitution. Une remarque fréquemment faite à ce sujet est que la République peut être fière de ne plus parler de race. J’ai assisté à des « débats » à ce sujet où les abolitionnistes du mot répétaient cet « argument » à l’infini, de la façon la plus butée et bornée qui soit, c’est tout juste s’ils ne se balançaient pas en ânonnant le mantra.
    En face l’argument le plus fréquent est qu’on n’abolit pas une chose en supprimant le mot qui la désigne. Plus simple et indéniable : le mot n’apparaît dans le texte que pour être rejeté. Dès lors, c’est sa suppression qui pose problème !

    Imaginez un proviseur annonçant fièrement aux parents d’élèves que le mot « drogue » va enfin être supprimé du règlement intérieur (où il apparaît dans l’unique phrase « on ne doit ni faire entrer ni consommer de drogue dans l’établissement »)… C’est exactement du même niveau de stupidité ! et pourtant…

  59. QuadPater

    En effet, 430 millions de palestoches c’est très exagéré. 🙂

  60. Quad, la bonne nouvelle, c’est qu’un site qui décide de supprimer le mot Quadpater rend la chose plus vivante. 🙂

  61. QuadPater

    … ?
    De quelle « chose » parlez-vous, Impat ?

  62. Patrick

    Maladie sexuellement transmissible ?
    😉

  63. desavy

    Loiseaubleu

    « Les manifestations contre le mariage pour tous ont révélé la persistance d’un certain esprit anti-Lumières.  »
    Voui il a osé, comme le personnage de Michel Audiard !

    Je n’avais plus qu’à avaler la moitie de la bouteille de mon anisette préférée pour amortir le choc. »

    C’est très drôle de se moquer ainsi et de tendre la perche au fameux « les cons ça ose tout ».

    Mais bon, il s’agit ici d’un entretien avec un penseur qui a le mérite de réfléchir, mérite que l’on peut reconnaître même sans être d’accord avec lui.

    Par ailleurs, pourquoi cette peur des mots ? Il y a tout un courant de pensée qui s’inscrit dans l’anti-Lumières et ce courant n’a pas honte de le revendiquer.

    La droite a encore beaucoup à faire avant de réellement se décomplexer 🙂

  64. Quad,… « De quelle « chose » parlez-vous, Impat ? »…
    La chose faite de milliards de connexions dans votre crâne, qui intéresse les lecteurs et les aide dans leurs réflexions.

  65. Loaseaubleu

    Desavy
    Vous croyez qu’en défilant les opposants avaient en tête les Lumières ?

    Je pense que l’interviewer du Monde, faisant du Mondea ouvert sa case  » obscurantisme « 

  66. Guenièvre

    @ Quad,
    « J’ai assisté à des « débats » à ce sujet où les abolitionnistes du mot répétaient cet « argument » à l’infini, de la façon la plus butée et bornée qui soit, c’est tout juste s’ils ne se balançaient pas en ânonnant le mantra. »

    Exactement ! Vous avez tout à fait raison d’évoquer les mantras. On a un discours répété, martelé qui devient comme hypnotique . C’est comme si on voulait pénétrer la faculté de raisonner du public pour qu’il finisse par penser correctement.
    Autre chose : on se sert volontiers de la caution de la science pour légitimer la suppression d’un mot ou l’utilisation d’un mot plutôt qu’un autre.Pour le mot race en particulier. D’ailleurs j’ai cédé moi aussi à ce politiquement correct, vous pouvez remarquer que j’ai mis race entre guillemets dans mon post. Comme si je m’excusais d’employer ce terme et que je le prenais avec des pincettes ! L’utilisation des guillemets est une composante du politiquement correct.

  67. desavy

    Loaseaubleu
    21 août 2013 à 12:31

    « Desavy
    Vous croyez qu’en défilant les opposants avaient en tête les Lumières ? »

    Non, c’est la différence entre le fait et l’analyse qui peut venir ensuite.

  68. Loaseaubleu

    Disons que j’analyse selon mes critères.

  69. Patrick

    « le mariage taubiresque »
    Bien trouvé ! taubiresque rime avec grotesque !

  70. Guenièvre, … « C’est comme si on voulait pénétrer la faculté de raisonner du public »…
    Si j’avais l’audace de modifier votre texte, je remplacerais bien « c’est comme si on voulait » par « on veut ». Mais ce serait un procès d’intention, aussi ne le fais-je pas.

  71. « Elu démocratiquement » est aussi une expression sujette à caution.
    Selon ce journal, Morsi n’a pas été élu démocratiquement, contrairement à ce qu’on n’arrête pas de nous asséner.

  72. Rotil

    Mon slogan: Morsi, à mort!
    Obama, barres toi!

    Vive Poutine !

  73. Yaakov Rotil

    Ce n’étaient que des raccourcis, mais je suis prêt à expliciter les opinions ci-dessus un peu plus tard…

  74. Florence

    Le slogan « mariage pour tous » avait été assez bien trouvé sauf qu’il revient comme un boomerang en pleine tronche de ceux qui l’avait promu. « Pour tous » est désormais employé à tous les sauces pour moquer le gouvernement. ex : « la manif pour tous ».

    Pareil pour « le changement, c’est maintenant ». Ex : « les impôts, c’est maintenant »,

    Depuis qu’un journal avait rebaptisé un délinquant ou un criminel en « Vladimir », les gens emploie ce prénom comme un nom commun pour désigner une personne d’une certaine communauté « dont on ne doit pas prononcer le nom ». ex : quand on lit dans la presse  » un jeune-homme reçoit un coup de couteau et est blessé à la gorge, un déséquilibré a été arrêté », on comprend que c’est un vladimir qui a égorgé le pauvre jeune-homme.

    Du temps de l’URSS, les Russes employaient couramment le détournement du langage de manière humoristique. Il est vrai que l’humour est indispensable pour tenir le coup devant le mensonge étatisé.

  75. Pas la peine, Yaakov, tout le monde aura compris, même moi, c’est dire !

    🙂

  76. « les impôts, c’est maintenant », dites-vous, Florence !
    « Les impôts pour tous« , ça marche aussi !
    De même que « le chômage pour tous« , et peut-être bientôt « la faillite pour tous » !

  77. desavy

    Il s’agit du témoignage d’une militante révolutionnaire, donc lui aussi très sujet à caution.

    Mais pour le reste, je partage l’avis de Patrick.

  78. desavy

    L’illustre Raffarin avait lui aussi été victime de mauvaise interprétation avec « la France d’en bas ». Pourtant, la « France d’en bas » n’était guère différente des « gens de peu » chers à Bourdieu. Mais le slogan est très mal passé. Tout slogan est fait pour être détourné (la farce tranquille, travailler plus pour gagner moins…). Pourtant, lors des campagnes électorales, les hommes politiques semblent avoir besoin de ces slogans.

  79. Guenièvre

    Quad votre article pourrait être le début d’une recherche approfondie sur la question.
    Vous avez relevé le mot incivilités qui remplace le vandalisme ou la violence . Mais on a aussi l’économie parallèle et les quartiers sensibles qui désignent le trafic de drogue et les banlieues… Tout le vocabulaire qui touche aux sujets polémiques de l’immigration ou de la délinquance a été particulièrement retouché. Mais pas seulement : dans d’autres domaines on pourrait faire aussi des listes très révélatrices . Il y a déjà longtemps par exemple que l’on a remplacé les départements des Basses Pyrénées et de la Charente inférieure par Pyrénées orientales et Charente maritime. On ne dit plus qu’un élève est un cancre mais un élève en difficulté . Quand il est à la recherche d’un travail on dit qu’il s’inscrit dans une perspective professionnalisante. Le balayeur est un technicien de surface, le concierge un auxiliaire de gardiennage, le jardinier un animateur d’espaces verts…
    Le politiquement correct a ses figures de style : la litote , la périphrase et aussi l’oxymore : j’aime beaucoup le vieillir- jeune ou les discriminations positives …
    @ Florence , bonjour !
    Vous avez raison . L’humour est la seule façon de résister . J’ai trouvé que certaines réactions de la MTP étaient particulièrement perspicaces et efficaces. Malheureusement nous nous mettons à penser, à parler, à agir de façon politiquement correcte sans nous en rendre compte parfois parce que la pression est forte. J’ai discuté avec des personnes qui étaient très sensibles à l’argumentation  » pour tous ». Il leur a fallu un bon moment – une fois que j’ai dit mon opinion- pour qu’elles avouent  » qu’au fond, elles n’étaient pas d’accord avec cette loi ».

  80. QuadPater

    Lu sur Boulevard Voltaire, toujours à propos du regroupement familial évoqué par Valls :

    Sur le regroupement familial, Cécile Duflot est tout aussi claire : « Je crois que la question ne se pose même pas », dit-elle. « Le droit à vivre en famille ne souffre pas d’exception. Il est garanti par l’article 8 de la convention européenne des droits de l’homme ».

    Notez qu’il est dit que Duflot est claire pour exprimer qu’elle refuse que le sujet soit abordé. Ce n’est pas exact ; si elle était vraiment précise dans son expression, elle parlerait de tabou.

  81. desavy

    Guenièvre

    Je crois qu’il est nécessaire de nuancer votre propos. Certains nouveaux termes correspondent à des réalités parfois nouvelles elles aussi.

    Ainsi, les discriminations positives correspondent à une réalité : on créé une discrimination pour avantager quelqu’un de désavantagé au départ. Je ne dis pas que cette pratique est bonne mais que le terme est bien choisi.

    De même, on s’est parfois ici gaussé du terme « sociétal », qui n’ajouterait rien à « social ». Ce dernier évoque des questions concernant la sphère du travail, directement ou plus indirectement. « Sociétal » concerne des questions en dehors de cette sphère.

  82. desavy

    Quad,

    Le terme « tabou » est lui même souvent mal employé. Par exemple, les adversaires de la politique de l’euro fort prétendent régulièrement que le sujet est tabou (cf. Marianne et l’ineffable JFK). Pourtant, ils n’arrêtent pas de s’exprimer dessus.

  83. Guenièvre

    @desavy, bonsoir,

    Oui, sans doute il ne faut pas généraliser et parfois des réalités nouvelles demandent un vocabulaire adéquate . Cependant, dans les années 60 / 70, la formule « égalité des chances » me semblait recouvrer exactement la même réalité que « discrimination positive », à savoir le fait de compenser par toutes sortes de moyens, en particulier par des bourses, ceux qui étaient désavantagés au départ.

  84. Guenièvre

    Pour le mot « sociétal » je suis d’accord avec vous…

  85. QuadPater

    Oui desavy, tabou est un mot très fort, et il y a peu de rapports entre l’inceste et la remise en cause du regroupement familial. N’empêche que ! Reprenez les paroles de Touraine et Duflot : ces deux personnes sont choquées, scandalisées que leur collègue puisse s’exprimer sur ce thème. Il y a bien dans leur blocage et leur refus d’entendre un peu de ces notions d’interdit, d’inacceptable qui font le tabou.

  86. QuadPater

    il y a peu de rapports entre l’inceste et la remise en cause du regroupement familial

    Quoique…

  87. Guenièvre

    vocabulaire adéquat…

  88. QuadPater

    desavy, Guenièvre, souffrez que je vous exprime mon désaccord (surtout Guenièvre en fait, je ne vois pas pourquoi j’interpelle desavy, le pôvre).
    Dans la discrimination positive il y a un aspect absent de l’égalité des chances : les quotas. Autant il est facile de donner quelques sous à un jeune pauvre pour qu’il puisse poursuivre des études, autant il est difficile de compenser le handicap d’être une femme ou un Noir dans un système qui privilégie les mâles et les Blancs, comme les campus américains des années (60-70 ??). D’où l’idée des quotas – idée particulièrement stupide, puisque lorsqu’une personne appartenant à une minorité discriminée obtient une place, on ne sait pas si c’est sa compétence ou sa différence qui a joué.

  89. Guenièvre

    Vous avez raison Quad, c’est un peu différent . Et je suis d’accord avec vous sur la stupidité de l’affaire des quotas dans la discrimination positive. C’est sans doute pourquoi l’égalité des chances me suffisait :-)…

  90. desavy

    Quad, Guenièvre,

    Les quotas sont justement un des moyen de mener à bien cette discrimination positive. La critique apportée à celle-ci par Quad est très juste.

    La relation entre égalité des chances et discrimination positive est celle-ci : s’il n’y a pas égalité des chances, la discrimination positive doit compenser cette absence d’égalité.

    La question est, s’il n’y a pas égalité des chances, que faire ?

  91. desavy

    Oui, dans votre commentaire, il était bien employé.

  92. QuadPater

    Ben oui, Guenièvre, moi aussi, mais l’égalité des chances c’était avant. 😦
    ———-
    Notons en passant, mine de rien, tout en regardant modestement ailleurs, la corrélation forte entre l’absence de quotas sur Antidoxe et l’harmonieuse répartition des sexes, de l’intelligence, du courage, de la beauté, de la force morale et de la finesse de réflexion parmi les intervenants de ce site.

  93. QuadPater

    La question est, s’il n’y a pas égalité des chances, que faire ?

    Mettre les pouffes, les youpins et les négros au ménage plutôt qu’aux études.

  94. desavy

    Guenièvre, cette égalité des chances qui suffisait, existe-t-elle ?

  95. QuadPater

    La question est, s’il n’y a pas égalité des chances, que faire ?

    Déjà se poser la question du pourquoi, au lieu d’instaurer de force une égalité qui n’a sans doute aucun sens.
    Un exemple : il me semble qu’il n’y a pas 50% de femmes au Sénat.
    Bon.
    Et alors ?
    Est-ce que des femmes ont cherché à être sénatrices et en ont été empêchées parce qu’elles étaient des femmes ? C’est ça la question à se poser. Autrement dit, il faut se demander si des personnes ont été lésées, si cette différence de pourcentage traduit un préjudice repérable, palpable, avéré.
    Si la réponse est oui, il faut réparer le préjudice et faire en sorte que le dysfonctionnement ne se reproduise pas.
    … Mais si la réponse est non (comme je le crois) ? Eh bien on s’en fout ! on ne va pas inventer et tenter de réparer une inégalité qui n’a fait de tort à personne ! lol quoi !

  96. Rotil

    Petite remarque, il me semble que lors des précédentes immigrations (Italie, Portugal, Arménie, juifs de l’est, etc.) le handicap de départ était souvent une très forte motivation pour réussir…

  97. Pas à jour, Rotil.
    Les blessés syriens arrivent par centaines.
    L’hôpital Rambam de Haifa a été aussi mis à contribution.

  98. Yaakov Rotil

    Ah non, les youpins, c’est pour la banque! Ou envoyez-les nous en Israël!

  99. roturier

    La dernière fois qu’une femme m’a mordu elle n’a pas porté plainte non plus.

  100. Yaakov Rotil

    Et en plus, le fait de porter un enfant est réservé aux femmes, c’est injuste et discriminatoire!

  101. desavy

    Ne confondons pas différence et inégalité 🙂

  102. desavy

    Quad, la question de l’égalité a un sens. Il ne faut pas qu’elle devienne un tabou 🙂

    En revanche, on doit refuser l’égalitarisme, la pathologie de l’égalité, et on peut même penser que les inégalités sont nécessaires.

  103. QuadPater

    Yaakov, vous savez, les juifs ont diversifié leurs compétences. La banque, les fringues, d’accord, mais aussi les sciences, la philo, le critique politique… et il n’est pas question de laisser se barrer des Serge Haroche, François Jacob*, A. Finkielkraut, É. Zemmour, É. Levy… on en a besoin ici (sauf Jacob, d’accord).

  104. roturier

    @Rotil 21/8 22:05:
    Cette remarque n’appartient pas qu’au passé.
    Faut voir les asiatiques: viets, chinois, cambodgiens… etc…
    La première génération débarque quasi illettrée avec une connaissance quasi inexistante du Français et zéro scolarité ou presque; pour bosser 16 heures par jours et 6, voire 7, jours par semaines.
    La troisième enseigne à l’université.

  105. QuadPater

    desavy, selon certains je suis un porc droitard. Eh bien la seule égalité qui a du sens pour moi et mes semblables est celle devant la loi.

  106. Yaakov Rotil

    Quad, vous avez bien compris que je plaisantais… Cela dit, les juifs que vous souhaitez garder, vous leur laisserez quand même le droit de partir quand ils sentiront la situation devenir impossible?

  107. QuadPater

    Et moi M. Rotil je ne plaisantais pas, peut-être ?

    Les laisser partir… !
    Un des droits les plus fondamentaux est de vivre en sécurité avec sa famille. Je ne le refuse à personne.
    Même pas aux juifs 😉
    Si un jour par malheur Finkie et les autres font la valise, je pense que je ne tarderais pas à leur emboîter le pas.

  108. desavy

    Quad, vous vous faites du mal 🙂

  109. QuadPater

    C’est vrai. Mais je ris beaucoup aussi. Ça compense !
    Allez bonne nuit à tous.

  110. QuadPater

    Et le roturier, il ne se fait pas du mal en vantant la réussite sociale des immigrés asiatiques qui doivent représenter quelques pouillèmes de pourcents ?

  111. QuadPater

    Guenièvre,

    vous pouvez remarquer que j’ai mis race entre guillemets dans mon post. Comme si je m’excusais d’employer ce terme et que je le prenais avec des pincettes ! L’utilisation des guillemets est une composante du politiquement correct.

    C’est exact, du moins dans certains cas, et il y a même une gestuelle du guillemet (mettre les mains en l’air en gardant les bras pliés, former des crochets avec les index et les majeurs des deux mains et les agiter comme pour dessiner des guillemets anglais (« ) tandis qu’on prononce le mot avec lequel on souhaite prendre de la distance. En options, on peut rajouter oralement « entre guillemets« , voire « entre parenthèses » – ce qui n’a aucun sens ).

    En faisant des recherches sur la gestuelle du guillemet je viens de prendre connaissance de cet article de l’excellent Ivan Rioufol grâce auquel je rajoute les classiques
    sans-papiers qui remplace clandestin. La culpabilité de la personne ainsi qualifiée est effacée et transférée à la société qui ne lui a pas donné de papiers.
    tournante qui remplace viol collectif (ou viol en réunion, je ne connais pas le terme exact). On parle de la même chose, sauf que la notion de crime contenue dans le mot viol disparaît au profit d’une connotation vaguement ludique (ça tourne, changez de cavalier, manège…). C’est immonde, c’est odieux, je n’ai pas de mot assez fort pour qualifier ce remplacement.

  112. QuadPater

    Quad votre article pourrait être le début d’une recherche approfondie sur la question.

    Guenièvre, je le crois aussi. À quoi pensez-vous, sachant que je ne suis pas très favorable à la forme glossaire ?

  113. Rotil

    Une autre expression qui me fait toujours bondir, c’est quand on parle d’une femme qui s’est fait violer, de quelqu’un qui s’est fait tuer, etc.

    Je ne sais pas si ça rentre dans la catégorie des détournements lexicaux où si ce ne sont que d’énormes fautes de Français…

  114. Guenièvre

    @ Desavy,
    « Guenièvre, cette égalité des chances qui suffisait, existe-t-elle ? »

    Tout d’abord une mise au point si vous le voulez bien. L’égalité des droits , l’égalité devant la loi est une condition inhérente à la démocratie et elle est relativement facile à mettre en place et à contrôler. L’égalité des chances est légitime mais plus compliquée et délicate à réaliser. L’égalité des conditions est à bannir, de mon point de vue, c’est le mythe de l’égalité conformiste qui conduit inévitablement à la violence . Je ne sais pas si on est d’accord là-dessus.

    Cette revendication de l’égalité des chances est délicate car elle espère concilier la tension inévitable, dans toutes les démocraties, entre le principe de liberté et le principe d’égalité. Il s’agit pour l’état d’intervenir sans porter atteinte à la liberté de chacun de faire son destin. Il est bien évident que si on voulait réaliser jusqu’au bout une égalité des chances pour tous les enfants il faudrait par exemple les soustraire à leur famille et les élever collectivement. Est-ce qu’un monde où chacun ne devrait sa condition strictement qu’à lui-même et à lui seul, sans intervention de la famille ou d’autres personnes, est-ce que ce monde est souhaitable? Est-ce qu’il serait fraternel?
    Alors non, bien sûr, l’égalité des chances ne peut pas exister totalement. On est obligé de tâtonner, de composer. On ne va pas revenir sur le sujet de l’école mais je crois que les transformations qui ont eu lieu dans l’E.N depuis trente ans ont, au contraire, accentué l’inégalité des chances. Pourtant c’est là, uniquement, enfin de mon point de vue, qu’il faudrait agir . Après, avec la discrimination positive on entre dans un cercle vicieux : des quotas de femmes, des quotas de noirs et pourquoi pas des quotas d’homosexuels, des quotas d’obèses ? On n’en finit plus, on enferme les gens dans des catégories et on jette le discrédit sur leurs compétences …

  115. Guenièvre

    Quad, sans faire une liste fastidieuse on pourrait par exemple reprendre tous les outils rhétoriques et les figures de style utilisés pour le politiquement correct et donner à chaque fois des exemples. Voir aussi quelle idéologie il sert et comment on peut le contrer sans tomber dans d’autres travers.
    Mais peut-être que ça a été fait…

  116. Guenièvre

    Bonjour Rotil !
    Ce ne sont pas des fautes mais une manière tout à fait particulière de présenter les choses : comme si on voulait atténuer la monstruosité du geste. Mais ce détournement existe-là depuis très longtemps..

  117. Souris donc

    On assiste à une véritable épuration
    Le formatage dans les écoles de journalisme + le politiquement correct dominant + les lois antiphobiques répressives de la liberté d’opinion et d’expression + le goût pour la délation. Tout est réuni pour faire de la France un pays totalitaire.
    La violence légitime du pouvoir (légiférer, fisc et police) s’est enrichie de la violence subventionnée des assos faux-nez du PS chargées de dire le bien et le mal.
    Bénéfice annexe : se défouler en toute bonne conscience. Au dos des paquets de cigarettes, des images d’une violence inouie. Qu’est-ce que ça peut faire, puisque c’est pour notre bien. Et dans le Salon où l’on minaude, ce registre tourne en rond. Forcément. La cinquantième fois où on a dit pipi-caca-nazi, ça commence à refouler du goulot.

    Allez, on ne s’en lasse pas :

  118. Souris donc

    Parfois on se dit que les milieux populaires sont protégées du slogan et plus généralement du prêt-à-penser par leur bon sens.
    En effet, quand on lit les commentaires directs aux dépêches d’agences, les infos non passées par le filtre idéologique des journalistes, (enfin, juste du journaliste de Reuters et de l’AFP), on comprend pourquoi les socialopes rêvent de museler le web.
    Parfois, on a l’impression même d’être dans une situation pré-insurrectionnelle. De révolte des milieux populaires contre les diktats de la petite-bourgeoisie intellectuelle qu’ils démasquent avec étonnamment de justesse. (Mais en se laissant berner par le FN, créature de la Mitte et que le PS fait monter pour diviser la droite).

    Je me garde cependant de généraliser à propos du bon sens populaire, car devant le discours « Mou, Président », j’ai éclaté de rire en me disant qu’une tirade aussi grotesque ne passerait pas.
    Ben si.

  119. Souris donc

    La discrimination positive et les quotas sont nés il y a une bonne quarantaine d’années par le « busing » (je crois que c’est le nom), quand on mettait les enfants des « gens de couleur » dans un bus qui les menait dans les écoles des quartiers WASP. Sauf qu’une action qui avait un sens dans un contexte d’apartheid et aussi de communautarisme depuis toujours (Chinatown, Little Italy…) n’est chez nous qu’une imitation servile des Etats-Unis. Les mêmes qui fustigeaient l’impérialisme américain, l’ultralibéralisme incarné par le Coca-Cola, singent maintenant les Etats-Unis dans tous leurs excès, sans en louper une. Gender et politiquement correct.
    Effet Obama ?
    Et puis, ne culpabilisons surtout pas, nous avons déversé des milliards dans les Politiques de la Ville aussi inutiles que dispendieuses. Quand un boulet racailleur a un QI de 80 qui lui vient d’un abrutissement systématique par une religion perverse, il ne sera jamais un phénix, quotas ou pas.

  120. Lorsque, face à une personne de la race (!) des politiquement correctes, on se prend à déplorer cette modification du sens des mots et des phrases, on entend toujours la même réponse: la langue à toujours évolué, ce n’est pas nouveau, vous vous alarmez à tort.
    Cette réponse est fallacieuse, ou menteuse. Car ce que montre cet excellent article est qu’il s’agit, non pas d’évolutions naturelles, mais de modifications volontaires destinées à cacher des réalités, ou a les amoindrir.
    C’est pourquoi le titre de l’article est fort bien choisi. Il ne s’agit pas d’évolutions, mais de détournements.

  121. Souris,… »effet Obama? »…
    Je ne crois pas. L’imitation servile des E.U. a commence bien avant la dernière élection.

  122. desavy

    Souris donc :

    « Quand un boulet racailleur a un QI de 80 qui lui vient d’un abrutissement systématique par une religion perverse, il ne sera jamais un phénix, quotas ou pas. »

    Votre foi dans le genre humain vous perdra.

    Guenièvre :

    « Je ne sais pas si on est d’accord là-dessus. »

    Nous le sommes.

     » Il est bien évident que si on voulait réaliser jusqu’au bout une égalité des chances pour tous les enfants il faudrait par exemple les soustraire à leur famille et les élever collectivement. »

    N’est-ce pas un exemple trop extrême ?

    Dans une démocratie, il est sans doute nécessaire pour un pouvoir de promouvoir une certaine égalisation des chances, de façon à montrer qu’il fait quelque-chose (chacun sait que quand on peut faire, il faut faire) et puis il ne faut pas désespérer Billancourt 🙂

    ps. Ma parenthèse est bien-sûr une plaisanterie, fine allusion à l’Ex.

  123. Guenièvre

    @ desavy,

    « N’est-ce pas un exemple trop extrême ? »

    Si, bien sûr. Je voulais seulement montrer que je ne suis pas dupe du fait que cette égalité des chances tient de l’utopie. Et que l’utopie poussée à bout, l’utopie réalisée, cela peut être l’enfer, en tous cas c’est d’essence totalitaire.
    A contrario un projet politique qui n’a pas d’idéal, pas de projet, pas d’objectif autre que la gestion d’un pays ce n’est pas très motivant . Vous êtes prof je crois, vous savez, comme moi, ce que c’est de voir que certains enfants ont des potentialités qu’ils n’auront pas la possibilité de développer faute d’un environnement propice…On ne peut pratiquer ce métier sans prendre conscience d’un énorme gâchis parfois ( enfin ça dépend où on exerce ! ) et avoir en effet envie que l’égalité des chances soit davantage qu’un slogan .

  124. desavy

    Guenièvre, je partage ce commentaire dans son ensemble.

  125. Moi je suis preneur pour un ouvrage (collectif ne me jetez pas de pierres) sur le politiquement correct. On pourrait par exemple commencer par ouvrir un site permettant aux inscrits de constituer un corpus de passages choisis.

  126. Tibor 09:17: avant d’engager un tel travail faudrait peut-être commencer par recenser l’existant. On risque (fort…) de découvrir que tout ce qui se dit ici est depuis lurette constaté et richement documenté.

    Qu’il s’agisse de « détournements lexicaux » ou de leurs cousins « glissements sémantiques ».

    Par ailleurs il est probable que l’ensemble des termes que nous utilisons régulièrement furent, à leur débuts, des « détournements lexicaux ».

    La langue est ainsi faite. Toutes les langues d’ailleurs.

  127. Les différentes nov’langues ne sont pas les marqueurs des changements progressifs de la société comme le fait toute langue vivante dans le cours de son histoire naturelle. Ce ne sont pas des glissements innocents qui président à leur naissance. elles naissent artificiellement pour créer un prêt à penser. Pour le moins, il s’agit de construire un jargon, signe de reconnaissance d’une élite auto-proclamée et auto-suffisante,Mais ensuite, elles conduisentàa des dictatures soft ou pas (la nov’langue d’Orwel, celle du Troisième Reich). Les Européens les découvrent depuis quelques années parce que cela commence à toucher leur vie quotidienne, les Juifs la subissent depuis longtemps. Ce n’est pas être communautariste (encore la novlangue!) que de s’obstiner à « chipoter » sur le vocabulaire utilisé en ce qui concerne Israel: quand en France on lit le mot colonie à tout bout de champ, cela renvoie forcement au passe colonial de la France alors qu’ici la situation est complètement différente (et cela quelques soient les opinions de droite ou de gauche), de territoires occupés (les textes officiels en anglais n’emploient pas cet adjectif), cela fait bien sûr penser pour les Français à l’occupation allemande et ses horreurs, on arrive ainsi à faire passer la mort d’un bébé, victime d’un attentat pour négligeable puisque c’est un bébé colon. La nov’langue est un terrorisme intellectuel.
    Je ne sais pas si un ouvrage a été écrit à ce sujet, peut être faut-il l’écrire mais qui le lira? Ceux qui n’ont plus de jugement personnel?

  128. roturier

    Bien dit, Madame « bonjour Jérusalem ».
    Sauf que:

    1) Ni vous ni moi ne savons situer la mobile frontière entre un nouvel usage « artificiel » (imposé de haut)) et « naturel » (venu de la rue) d’un terme.
    2) Enfermer cette question, vaste et universelle, du langage et de son évolution dans un cadre « ethnicisant » (= »communautaire »?) ne lui rend pas service. Ce phénomène de langage « ad hoc » existe aussi, mêmes causes mêmes effets, dans l’Hébreu actuel.
    Comparez « Haaretz » et « Yedioth » parlant du même sujet, vous m’en direz des nouvelles sur l’usage d’une terminologie à des fins idéologiques.

    Fin de l’aparté, vu que pour la majorité de nos amis ici c’est de l’Hébreu….

  129. QuadPater

    roturier, je ne demande qu’à prendre connaissance de tels travaux. Moi ce qui m’intéresse c’est l’édulcoration, l’usage de mots soigneusement choisis pour décrire un monde qui n’est pas réel.
    Pour prendre un exemple saisissant, non, une compagnie de CRS n’est pas une bande ethnique « qui n’a rien à foutre sur mon territoire » et que je serais en droit de chasser par la force. C’est pourtant ce que suggèrent certains articles. Il faut avoir lu au moins une fois dans sa vie des papiers de Rue89 ou du NouvelObs à propos de nuits d’émeutes je ne sais plus où, dans lesquels les habitants d’une cité où on avait tiré à balles réelles sur la police se plaignaient… des hélicos qui les avaient empêchés de dormir ! Et d’aucuns de s’indigner que les flics étaient armés « contre nos petits ».

    Dans cet exemple, le journaliste se fait le porte-parole de la vision tribale des territoires que décrit très bien Xavier Raufer. Voilà ce qui m’intéresse. Le journaliste en question est probablement un bac+x avec x>0 et bénéficie certainement d’une culture classiquement républicaine. Mais le temps de l’article il nous emmène dans un monde où les jeunes Cagoules repoussent l’invasion des Méchants Casqués… et surtout, il y croit.

  130. Quad: je partage votre inquiétude et votre écœurement (comme bcp ici) devant ces formes de novlangue. Mais j’ignore comment déterminer où s’arrête le glissement sémantique programmé à des fins propagandistes et où commence l’évolution « naturelle » du langage. D’autant plus que l’un peut mener à l’autre et vice versa.

    Les exemples que vous apportez peuvent certes accréditer la thèse du passage de nombreux journalistes du « côté obscure ».

    MAIS ils peuvent aussi constituer un témoignage honnête de ce qu’ils entendent souvent aux « quartiers » parmi les « jeunes » et les moins jeunes. Car, la perception « là-bas » des interventions policières est souvent de cette nature, exprimée même par les moins virulents.

    Si tel est le cas, le journaliste n’a fait que son boulot et nous serions tous bien avisés à en prendre connaissance.

    Sachant que cette population se vit souvent comme une minorité opprimée en état de siège. La peur est réciproque et se nourrit mutuellement.

    La question étant : le journaliste doit-il s’identifier aux objets de ses reportages ? Même chose dite autrement : peut-il ne pas le faire ? Peut-il n’avoir aucune empathie après s’être frotté (si il fait bien son travail) à ses objets ? Vaste question encore.

  131. Souris donc

    Les manipulations idéologiques du verbe.
    Une chose est l’évolution de la langue quand la réalité évolue (je pense à la Guerre Froide où « coexistence pacifique » devint « détente » puis « entente », puis « coopération » suivant les rapprochements diplomatiques concernant le désarmement et les missiles). Autre chose, dans le même contexte, est « l’Amitié entre les Peuples », pure manipulation idéologique. Arnaque de l’impérialisme soviétique asservissant la moitié de l’Europe.

    Et quand Vallaud-Belkacem s’illustre par sa créativité langagière en enrichissant « l’homophobie » par les termes de « transphobie » et « lesbophobie ». Et par quelques modernisations : « minorité visible » devenant « pluralité visible ». « Egalité des chances » devenant « égalité des opportunités ».
    Réalité qui évolue ou manipulation mentale ? (Ou peut-être surenchère bassement matérialiste quand la soupe est bonne et que les subventions pleuvent sur les associations antiphobiques)

  132. Souris donc

    Vaste et vieille question soulevée par les anthropologues : le paradoxe de l’observateur.
    Non seulement l’observateur (anthropologue, mais aussi sociologue, psychologue et journaliste) ne peut pas être objectif, mais de plus, en observant, il prend le risque de modifier la réalité en influant sur les observés.

  133. QuadPater

    roturier, parfois le journaliste ne fait que rapporter (en principe le plus fidèlement possible) des propos tenus par une personne importante.

    Tiens, prenons les propos rappelés par Guenièvre, « des pompiers ont, par petits groupes, été accueillis de façon un peu rude ». À travers cette phrase, une personne me raconte une histoire.
    On imagine un homme de terrain aguerri, un rambo viril, un gars qu’on n’est pas des gonzesses, un qui en a vu d’autres dans ces quartiers de sauvages, contant sa dernière mission à un parterre d’admiratrices gloussantes…
    … Pas du tout ! c’est un ministre qui s’exprime officiellement ! Un type qui était censé confirmer à la France qu’il était préoccupé de la sécurité de tous, y compris des secours même s’ils ne sont pas les plus prioritaires, et rappeler aux tarés qui avaient caillassé les pompiers que chez les humains, même en guerre, faire du mal aux secours est un crime particulièrement grave. Partout dans le monde, y compris dans les milieux les plus violents, « je suis médecin » (infirmier, pompier…) est un laissez-passer reconnu.
    M. le ministre fait fi de cette règle universelle.
    Il n’est pas revenu sur ses paroles, confirmant ainsi que selon lui on pouvait impunément caillasser des pompiers, confirmant ainsi que sans erreur d’interprétation possible, il couvrait les agissements des racailles.
    Du côté presse, ben rien. Il a dit ça, il aurait pu se curer le nez c’était pareil. Il y a eu un feu de twittos moqueurs et rien de plus.

    Tout ça pour dire qu’à la réflexion, « des pompiers ont, par petits groupes, été accueillis de façon un peu rude » n’a pas servi à cacher des faits – au contraire, tout le monde avait ainsi la confirmation que les secours avaient bien été agressés – ni, contrairement à ce qu’on a pu penser, à faire croire à la populace qu’ils n’étaient pas objectivement graves : la populace, malgré son épaisse bêtise, sait bien qu’on ne s’attaque pas aux faible et aux secours.

    C’était important, parce que nous avons eu durant quelques instants vue sur la morale nouvelle qu’annoncent ces détournements lexicaux. C’est de cette morale nouvelle dont j’ai peur, roturier, parce qu’elle accompagne de façon naturelle le remplacement de population annoncé par R. Camus.

  134. Quad au sombrero bien connu, c’est le chanteur des lexicaux.

  135. Rackam est de retour, tout basané sous un sombrero ! Bienvenue !

  136. QuadPater

    Rackamoss pour votré rétour on va vouss santer la sanssone dé l’été doumill treisse
    olé
    (blong, bliing, do mayor c’est bueno)


    On oublie tout sous les attaques des lexicaux !
    On devient fou face aux délires sémanticaux !

    (ensemble, très fort, très faux) Lexicaux ! les siiiiiiiiix cocos !
    et leurs groupies qui sentent, hiiiiiiiiiiiii !
    sur cé site on les boxe et on leur rééssplique l’antidoxe

    olé

  137. Quad, superbe.
    … « très fort, très faux »…

    C’est ce que je viens de faire, pour essai, ça marche ! Les voisins sont arrivés, le sombrero sur la tête…et des boules Kiès en réserve.

  138. quad, méfiez-vous, vous pourriez basculer dans un anti-sémantisme coupable.

  139. En effet, Rackam est bien là.

  140. Normal, c’étaient les vacances. Délacez-vous.

  141. QuadPater

    Quand le voyageur éreinté délace enfin ses poulaines fumantes après une longue quête au long de sentes bourbeuses, le bonheur est dans le pied.

  142. Lector

    Tout cela est fort intéressant ; cela donne envie de mettre son grain de sel, d’y aller de sa contribution. Trop de commentaires, de multiples adresses… et donc :
    @ Hannah, Guenièvre, Souris, Tibor, Kravi, Quad, et Roturier… Desavy, Rotil et salut à tous.
    « La nov’langue est un terrorisme intellectuel. Je ne sais pas si un ouvrage a été écrit à ce sujet, peut être faut-il l’écrire mais qui le lira? Ceux qui n’ont plus de jugement personnel? » etc. (i.e. le « ni vous ni moi » de Roturier ainsi que sa réponse à Tibor pour un recensement de la littérature existante en l’espèce, la demande de Quad de prendre connaissance de tels travaux…)

    Hannah, à lire votre 23/08/2013 de 10h44 son interrogation conclusive m’étonne car votre message en peu de mots résume parfaitement le travail accompli, des années 40 à nos jours, sur l’étude des novlangues. Tibor en a donné un exemple de taille : la LTI de Viktor Klemperer, lecture à laquelle l’on aura l’avantage d’adjoindre celle de Wilhelm Reich et de ses commentateurs.
    Orwell évidemment, puisqu’on nous utilisons le terme qu’il a forgé. Mais encore, dans la lignée de la LTI (1947), bien que moins intéressant et surtout moins précis que le travail de Klemperer sur la Lingua Tertii Imperii, la LQR de Eric Hazan (2006)décrit la propagande sémantique de la Lingua quintae respublicae.
    Me souviens d’avoir, dans les années 90, lu avec grand plaisir le « politiquement correct » de James Finn Garner qui revisite les contes de notre enfance (little-riding-hood etc) en langue politiquement correcte : blanche-neige et les 7 personnes de petites tailles ; pour exemple. Ce qui mène évidemment à la description dans les mêmes années qu’avait faite Philippe Muray épinglant à son tour : les appellations incontrôlées que sont non-voyant, techniciens de surface, malentendant, personne de petite(s)-tailles, qui nient la réalité des êtres et sont une réduction de sens du lexique ; pour exemple du corpus non exhaustif : un sourd peut entendre bien des choses (dans l’acception entendre=comprendre) ; c’est la capacité d’entendement, de compréhension, que le terme de remplacement dénie à l’individu atteint de surdité. L’euphémisme, en masquant la nature du handicap, nie la nature même, celle notamment du déploiement des sens : privé de l’un l’acuité d’un autre augmente, phénomène de compensation.
    Serge Halimi, Taguieff, Murray, Bruckner, Debray… ou Roland Barthes, Saussure, Bourdieu, … Macciocchi, R. Dadoun, W. Reich donc, D. Sibony mais aussi Arendt… etc. Car si la langue est fasciste (R.B.) la novlangue, la propagande qui fait la doxa, par son artifice est l’instrument du fascisme. Il convient tout autant d’étudier le fascisme que le fascisme dans la langue pour comprendre les effets ou les affects d’une novlangue. Qu’importe l’approche, qu’elle fut et soit sociologique, philosophique, théologique, sémiotique, psychanalytique, humoristique…
    Tibor, vous dites « nous n’en sommes heureusement pas là » en conseillant la LTI pour lecture… toute proportion gardée… j’oserai dire que hélas si, nous y sommes, sous une curieuse forme ; c’est d’ailleurs ce qu’évoque le titre LQR de Hazan mimétique à celui de Klemperer, LTI.
    Le 3ème Reich se voulait éternel… eh bien il s’agirait d’examiner ce qui dans notre présent recèle de cette histoire ; les points de monsieur Godwin mettent à l’index ? C’est une bonne manière de faire les non-voyants… faut-il être aveugle !
    L’exclusion (concept de nombreux jeux télévisés, télérealités, ou économique, ou linguistique), par exemple, est très à la mode, spectaculairement parlant.
    L’oxymore, figure rhétorique repérée, n’est pas à bannir… mauvais remède… même inique médecine… au contraire il faudrait sans doute l’user jusqu’à la lettre, comme pour l’occire, pour conjurer la mort, et ce serait tomber de Charybde en Scylla.
    Si l’on n’abolit pas une chose en supprimant le mot qui la désigne en revanche on peut en créer une de toutes pièces en inventant un vocabulaire qui la fait advenir.
    Si l’oxymore et le 3ème Reich font symptômes étudions leur rapport : Klemperer note dans ses carnets que la LTI (langue du 3ème Reich) procède par accouplement de termes contradictoires, notamment mécaniques et organiques : «Betriebszelle désignant les cellules du parti au sein de l’entreprise : l’entreprise betrieb et zelle cellule.»
    L’hybridation du technique et du biologique que la langue allemande a connue n’est pas étrangère à la culture contemporaine, à l’heure des anglo-saxons qui viennent de produire un hamburger sans vache, un steak à partir de cellules-souches, à celle des jeux paralympiques, de la PMA, de la robotique, du projet d’utérus artificiel… projet qui règlera le compte à l’injustice parturiente que l’ironie de Yaakov Rotil épingle le 21/08 à 22 :09… et j’en passe, dont exemples zartistiques de zoo contemporain.
    Ce zoo, ce n’est pas une utopie réalisée, c’est la transpiration d’un cauchemar. L’Europe s’éveille du pire que l’humanité a connu, un cauchemar vivant, réel mais non rationnel, irrationnel même, dans son vœu et sa proclamation d’éternité : ne peut advenir un quatrième Reich parce que le troisième est éternel. Si le troisième a été vaincu un quatrième est finalement né qui a jeté l’ancre mémorielle dans le magma historique devenu apocalyptique. Rien de moins. A l’extermination nazie a succédé l’indicible, une absence de paroles accompagnait celle du peuple de la Parole…
    J’emploie le terme cauchemar à dessein : la volonté des nazis ayant été de faire disparaître, le handicap (comme aujourd’hui ce nouvel apartheid 21èmiste qui indique à le handicapé-moteur sa place ou la caisse réservée), l’étranger (no comment), les juifs (antisémitisme, l’ancien et le nouvel antisionisme), l’Histoire, et cette histoire, je le dis encore à dessein : si le révisionnisme qui prétend que ce sont des histoires persiste, perdure, c’est que le 3ème Reich a réussi dans son entreprise de masque.
    Cette réalité indicible, indescriptible ou seulement par Dante, cet anus-mundi, « la solution finale » devait pouvoir être perçue comme une fiction ; « on » ne devait pas y croire, tel était le credo du projet nazi dès l’origine. Comment croire à l’impossible, comment croire à la fiction ?
    Comprenons-nous, les nazis ont construit réellement une fiction. Le nazisme est oxymore. Sa langue, son projet, leur effets. Je ne traite pas le révisionnisme comme une perversion psychologique ou/et historique, une basse haine séculaire, mais comme un symptôme. Prenez l’en-soi de la chose, débarrassée de ses acteurs… tout tourne autour de cette inique et délétère réussite : avoir réalisé une fiction tangible, un occis mort, 6 millions de « disparus », la négation même de la camarde, une fiction éternelle. Et nous sommes passés –pour autant que nous soyons réels, et les victimes l’ont été ou le sont– derrière le miroir, de l’autre côté de l’écran.
    Si le terme d’utopie a subi une réduction de sens à portion congrue le nazisme n’a pas réalisé une utopie : si l’utopie n’est plus que du domaine de l’irréalisable cela ne se peut. Par ailleurs l’utopie politique d’un Swift (comme une monarchie collectiviste pour exemple de l’auteur dans son œuvre la plus connue) se verrait-elle réalisée qu’elle ne saurait être obligatoirement désastreuse.
    Nous sommes à ce point passé dans cette fiction tangible que notre présent éternel confond le symbole et le simulacre, que notre langue est meurtrie comme naguère la langue allemande, expurgée, négation du réel, de la nature, que la littérature produit de l’autofiction qui pourrait être l’ultime symptôme d’une impossibilité de fiction, de mise en scène, à l’intérieur du « cauchemar climatisé » et spectaculaire, de celui climatique et de l’idéologie culpabilisante voire criminalisant qui l’accompagne, que notre loi vient encore de valider une fiction sous l’égide de la théorie du genre que dément le réel, la nature et le bon sens, qu’on nomme téléréalité ce qui n’est qu’une fiction derrière un écran, une fiction dont les acteurs sous surveillance sont concentrés, parqués, censurés.
    Nous demeurons aux abords d’un trou noir, i.e. hic et nunc et en duplex, téléphone mobile à l’oreille, nulle-part et partout à la fois, ou bien affublés de tablettes, devenus bouton poussoir de la Machine : nos orthèses technologiques prennent le dessus qui ajoutent aux moyens de notre dissolution dans le spectacle et de notre disparition. C’est l’enfer et cela n’a rien d’une utopie politique menée à bout, ce sont les sueurs froides au réveil du plus abominable des cauchemars vécus qui bouchent les pores de la peau qu’habite notre époque toute tatouée de chiffres.

  143. Lector

    @Guenièvre : « élever collectivement, égalité des chances etc » Est-ce souhaitable ? Fraternel ? En tous cas pas de solitude ou d’absence d’intervention dans cet exemple : Sparte.
    @Souris 22/08 à 15:27 et Quad21/08 21 :18 « imitation servile des Etats-Unis », oui, dont les quotas, iniques à l’universalisme assimilant de la République… jusqu’à l’absence, la perte, la condamnation de la galanterie : nous n’en sommes pas encore au procès fait pour avoir ouvert la porte à une dame ou céder un siège mais je constate à Paris notamment l’étonnement voire la désapprobation du quidam témoin de ces agissements sexistes que son « civisme-citoyen » réprouve.

  144. Lector

    @Kravi et Guenièvre.20/08
    Sur « race » : La caution de la science légitime la précision linguistique depuis le séquençage du génome.
    St John Perse pouvait parler de « la race des poètes » tout comme Impat 22/08 15:40 le peut « d’une personne de la race des pol.corr. » ou la publicité « d’une race de magasin » (elle ne ferait sans doute plus).
    Au-delà de la métaphore, les races existent, chez les animaux dont l’humain, mais en ce qui concernent les hominidés seule une autre race (de plus petite taille) avait survécu jusqu’au 20ème (découverte anthropologique plus témoignages voisins recueillis) en notre compagnie, ou du moins à notre ère. Dans le groupe sapiens-sapiens l’homme moderne forme une seule et même espèce d’individus divers. Voilà, Zemmour a perdu son procès. Point.

  145. kravi

    Bonjour Lector,
    Bravo pour votre texte donnant à penser. Et merci de nous remonter le moral avec cette peinture dantesque de notre époque hallucinée.
    De quelle autre race parlez-vous, qui aurait survécu jusqu’au 20e siècle ?
    Le « témoignage des voisins » m’incite à penser que vous galéjez : « les voisins interrogés nous ont expliqué que le forcené paraissait — avant son crime épouvantable — un homme tout à fait normal ».

  146. Lector

    Bonsoir Kravi, il s’agit de l’homme de Florès (du nom de l’île sur laquelle fut découvert son squelette début des années 2000); hominidé non sapiens de petite taille, microcéphale ; les anthropologues avaient recueilli témoignage d’indonésiens racontant avoir aperçu qqs uns de ces « hobbits » qui venaient chaparder sur chantier ou dans village… ouï-dire donc… ou légende de tradition orale… qui « aurait survécu jusqu’au 20ème » oui… Le reportage que j’avais vu le laissait entendre depuis le témoignage « autochtone » mais je n’ai pas trouvé de confirmation sur ce dernier point qui serait pourtant d’importance. (le squelette date apparemment de plusieurs milliers d’années -en tous cas cet autre primate aurait vécu en même temps que H.sapiens. Peut-être que l’hypothèse 20è a été invalidée depuis…

  147. QuadPater

    Lector, une seule et même espèce, oui, puisque la seule condition, l’interfécondité, est remplie.
    Sur terre donc, une seule espèce humaine, pas de souci, pas de dispute.
    Cependant je ne comprends pas – en dehors d’une volonté d’enterrer les thèses racistes – pourquoi on ne parle plus de races humaines.
    J’ai longtemps vécu avec une bouledogue française (Lilou, mon avatar actuel) et Enzo, un rottweiler. Taille, couleur, forme du museau, proportion du corps, raideur du poil, leurs deux morphologies étaient entièrement différentes, c’était plutôt drôle. Moins anecdotique, ces deux races de chiens ne sont pas sujettes aux mêmes maladies. Mais en interne, c’est du chien. Leurs viscères ne seraient pas distinguables.
    Observons maintenant mon fils « Benoît », né au Mali, de gênes 100% maliens sur X générations, et moi, Caucasien né en Algérie de gênes > 90% européens. Nous sommes interféconds (!??!?!) et pourtant les différences morphologiques sont évidentes – au delà de la couleur de la peau, sa texture, la structure et l’implantation pileuse, la forme du nez, du front, des lèvres, les proportion du corps, des membres et du crâne, ET, COMME LES CHIENS, les pathologies qui nous menacent l’un et l’autre, tout est différent !
    De même que les clébards, à l’intérieur, c’est de la viande humaine indifférenciée. Nos viscères étalés sur une planche seraient absolument identiques.
    Pourquoi ne parle-t-on pas de races humaines ?
    « la science dit que les races n’existent pas chez l’homme ».
    Elle dit ça où la science ?

  148. QuadPater

    (suite) Wikipedia nous dit ceci au sujet de l’expression « races humaines » :

    Les études scientifiques, fondées depuis le milieu du XXe siècle sur la génétique, ont montré que le concept de « race » n’est pas pertinent pour caractériser les différents sous-groupes géographiques de l’espèce humaine car la variabilité génétique entre individus d’un même sous-groupe est plus importante que la variabilité génétique moyenne entre sous-groupes géographiques

    Les liens emmènent vers des pages très politiquement correctes où on peut lire que

    Cette mixité génétique dans l’espèce humaine est tellement importante que si vous avez besoin d’un don d’organe ( un rein par exemple) vous avez autant de chance de trouver un donneur compatible dans votre voisinage qu’à Dakar au Sénégal.

    ben oui, c’est pareil chez les chiens, un caniche peut donner un rein à un teckel. Mais on parle de races.
    Les mêmes liens – et d’autres – reviennent toujours sur la couleur de la peau. C’est infernal de connerie ! même si Benoît et moi avions la même couleur de peau (si par exemple nous étions tous deux albinos), il serait toujours évident que nos ancêtres ne viennent pas de la même région du monde, et il serait toujours plus sujet que moi à la drépanocytose – du fait de sa race différente.

  149. QuadPater

    Tandis que je horsujette sur la race, Boulevard Voltaire publie un extrait du journal de Renaud Camus particulièrement éclairant dans le cadre de ce misérable article. Tout serait à citer, mais je vous suggère ceci d’abord :

    [La radio, la téle…] décident de montrer, non pas les trop fameuses « familles des victimes », mais les « familles des coupables », afin d’exposer à quel point elles sont, elles aussi, douloureusement affectées par le drame ; et combien le chagrin de ce qui s’est produit est également partagé

    Et R. Camus de faire remarquer ensuite à quel point les familles de coupables, quand elles sont exotiques, semblent plus préoccupées « des mauvais draps dans lesquels est allé encore une fois se fourrer leur rejeton » que de la souffrance infligée par ledit rejeton.

  150. Lector

    Quad, un même génome pour l’espèce, c’est la théorie génétique qui couve, biologiquement parlant pas de races ; ça fonctionne avec la théorie de Coppens d’un berceau éthiopien commun. C’est un peu biblique aussi. L’âge des squelettes, ça qui infirme ou confirmerait (Lucie et cie).
    Les théories autour de l’ADN s’affrontent et demain on vous reparlera de races. En attendant je ne vois pas de problèmes à lui substituer selon le contexte le terme d’ethnie. Cela peut vouloir dire la même chose, d’un point de vue différent, anthropologique ; eh bien si cela satisfait, je n’y vois qu’un bien. Vouloir amputer le dictionnaire du terme, ça, c’est autre chose, plus grave et stupide, nous sommes bien d’accord.
    Maintenant vous posez des questions de génotypes et phénotypes auxquelles je ne saurais répondre exactement mais je vois que vous trouvez de quoi alimenter votre réflexion…
    Les viscères… ou la couleur du squelette, oui ; nos totems, nos tabous, nos rêves, nos cauchemars aussi, se ressemblent et nous rassemblent dans un même groupe, à mon sens ça se passe de génétique. La science dite dure ignore tant de chose encore…

  151. Rotil

    Pour info, trouvé sur Facebook:

    « Pourquoi personne n’en parle aux info ??????

    Marseille : Abdeljalil Belbraïk s’adresse aux juges : « Va niquer tes morts ! Espèce de fils de pute ! »
    Lourdes peines pour avoir, vendredi, transformé le prétoire en un ring de boxe
    Des peines de huit à dix mois de prison ferme et un maintien en détention ont été prononcés, hier soir, contre trois jeunes prévenus qui,
    vendredi, à l’issue d’un délibéré, avaient provoqué dans la salle d’audience du tribunal correctionnel une véritable scène d’émeute.
    Le tribunal venait de condamner à douze mois de prison Ahmed Belbraïk pour trafic de stupéfiants lorsque le public a bruyamment manifesté.
    Le président Fabrice Castoldi avait alors ordonné l’évacuation de la salle durant laquelle, le frère du condamné,
    Abdeljalil Belbraïk, 20 ans, s’adressait aux juges en termes injurieux : « Va niquer tes morts ! Espèce de fils de pute ! »
    Le procureur présent à l’audience, relevant l’outrage à magistrat, ordonnait l’interpellation immédiate mais quatre policiers ont été
    nécessaires pour y procéder dans une confusion totale.
    Entendu par les enquêteurs, le président Fabrice Castoldi assurait n’avoir jamais connu une telle violence en vingt ans
    d’exercice des prétoires et l’un de ses assesseurs confiait sa peur de voir les dix policiers – tout l’effectif du palais – débordés. […] »

  152. kravi

    Nous sommes dans un article sur les détournements lexicaux, par conséquent je ne suis pas hors sujet.
    Pour ceux qui seraient intéressés par la question « d’où viens-je ? », je conseille l’excellent ouvrage de Josef Reichholf « l’Émergence de l’homme » chez Champs Flammarion.
    Où il est notamment question de la coexistence de Néanderthal et de Sapiens, et des raisons qui ont amené ce dernier à supplanter le premier.
    On sait qu’en ce domaine les découvertes sont rapides. Cependant, hormis quelques points de détail, je pense que cet ouvrage — complet, passionnant et néanmoins accessible à l’honnête homme — reste une somme pour expliquer d’où nous venons.

  153. QuadPater

    http://www.laprovence.com/article/actualites/2478366/le-proces-dune-violente-scene-demeute-au-tribunal.html
    Noter le

    Pour eux, un policier qui fait une clé de bras (en vue de l’interpellation, NDLR) c’est comme une altercation dans la rue alors que ce n’est que la manifestation légale de l’autorité de l’État

    on en revient encore et encore à la notion du flic perçu comme un agresseur membre d’une bande rivale.

  154. kravi

    Précisément, la « victoire » de Sapiens serait due à des capacités de langage que ne possédait pas Néanderthal, faute de larynx développé.

  155. QuadPater

    Kravi, un Sapiens qui refuse de se servir de son larynx est-il toujours un Sapiens, ou doit-il être déclassé en Neandertal ?

  156. Quad, that is the question.
    Habile retour à l’article !

  157. Guenièvre

    @ lector,
    Il faudra que nous reprenions cette discussion sur l’utopie, lector . Je ne sais pas comment vous la définissez mais il me semble que lorsque l’on veut refaçonner la société selon une idée, lorsque l’on fait fi de la pluralité humaine on s’autorise par avance à tailler brutalement dans le réel pour le faire correspondre à cette idée. Disons qu’il est bon de projeter un idéal social vers lequel on tend mais toujours aventureux de vouloir réaliser dans les moindres détails une société qui « serait parfaite » selon la définition de quelques individus.

  158. kravi

    Quad, je soupçonne que le Sapiens dont il est question dans votre lien possède un langage élaboré qu’il utilise en certaines circonstances comme la capture des femelles ou l’affrontement des pairs.
    En présence du père — rival par définition impossible à vaincre —, il a probablement recours à ces vieilles tactiques de survie que sont silence et camouflage.
    Il est vrai que nos adolescents nous donnent souvent l’impression d’appartenir à une autre espèce.

  159. Loaseaubleu

    HS
    Douze mois de prison commués en peine probatoire.
    A noter que ces peines probatoires pourront être prononcées jusqu’à une condamnation a 5 ans de prison.
    Quel sont les délits – je devrai écrire crimes – justiciable de 5 ans d’emprisonnements ?

  160. Loaseaubleu

    Douze mois de prisons qui POURRONT être commués en peine probatoire

  161. Lector

    oui, et donc possibilité de transmission des savoirs (meilleurs outils/armes) : développement, expansion.

  162. *** À Livry-Gargan (93), on a retrouvé 68 tombes abîmées, vandalisées, dégradées… Les mots ne manquent pas, sauf…
    … sauf que pas une n’était profanée ! Évidemment, elles étaient chrétiennes !

  163. … « sauf que pas une n’était profanée »…
    Illustration parfaite du sujet traité par l’article. Tellement parfaite que je me demande….Dites-nous, Quad, vous n’étiez pas à Livry-Gargan ces derniers jours ?… 🙂

  164. Un peu de « décryptage », comme dit la presse :

    L’ordre dans lequel on nous raconte un fait divers est important. Parfois on apprend les choses « à l’envers ». L’article s’intitule « Montfermeil : il meurt dans une querelle de voisinage » et commence ainsi

    Sa semaine de vacances s’est transformée en cauchemar. Assise sur le perron d’une coquette résidence, dans un quartier pavillonnaire de Montfermeil, Katia* n’arrive pas encore à réaliser que son compagnon, Geoffrey, est mort sous ses yeux […] « Mon copain discutait sur le perron avec mon beau-père, raconte la femme de 43 ans, encore sous le choc. C’est vrai qu’il parlait fort. Le voisin du premier, un policier, lui a demandé de se taire et ça a dégénéré. »
    * prénom modifié

    Puis on apprend (toujours dans le désordre) que la victime était sortie de prison un mois avant, qu’il avait menacé plusieurs résidents (dont un avec un hachoir de boucher), qu’il avait fait l’objet de mains courantes, que ce soir-là, ivre mort (2,5 g/l quand même), il s’était montré menaçant envers plusieurs personnes qui lui demandaient juste de parler moins fort…
    Le policier est descendu lui en mettre une, mais, nous dit-on « Les premières constations laissent penser que les coups portés au visage ne seraient pas à l’origine du décès, lié à la rupture du ventricule gauche » alors qu’on était déjà prêt à entendre que le flic avait sorti son arme de service…

    Pfff…

  165. QuadPater

    Impat, ce soir je me balade dans les faits divers. Le Parisien, Ouest France, Sud-Ouest, Nice-Matin… c’est dingue, la plupart pourraient illustrer cet article.

  166. QuadPater

    Aider un clandestin en faisant une fausse attestation d’hébergement était un délit avant décembre 2012.
    Mais depuis, le « délit de solidarité » (sic ! notons !) a été abrogé. Maintenant, faire des faux papiers pour quelqu’un qui est sans-papier est reconnu comme un acte admirable… et légal.

    http://www.liberation.fr/societe/2013/08/27/delit-de-solidarite-aider-des-sans-papiers-ne-doit-pas-etre-passible-de-poursuites_927451

  167. Dans le genre « sémantique menteuse » les titres de presse actuels sur le chômage ne sont pas mal non plus. Par exemple Le Point : « Chômage : léger ralentissement en juillet » qui laisse entendre aux optimistes du PS ou aux non avertis que le chômage diminue légèrement. Alors qu’il s’agit, mais on ne le dit point, d’un ralentissement de la hausse…c’est-à-dire d’une hausse.

  168. QuadPater

    Impat, moins il y a davantage de chômeurs en plus, plus il y a d’accélération du chômage en moins.
    Par conséquent plus la croissance de la diminution des hausses de pertes d’emplois décroît, moins l’augmentation de la hausse du chômage ralentit plus sa diminution, et (évidemment) moins l’augmentation de la diminution du plus grand nombre de chômeurs diminue l’augmentation moins rapide de la vitesse de croissance de la décélération accrue (dans le sens positif) d’une baisse de la diminution du manque d’emplois, ce qui diminue aussi, naturellement, la courbe à tendance décroissante de la hausse du nombre de diminutions du total des non-chômeurs.
    Il est clair que tout cela annonce le miracle de F. Hollande du 31 décembre 2013 : l’inversion de sens de l’augmentation du ralentissement décroissant du plus petit nombre de chômeurs en plus qui accélère de moins en moins et finira bien par ne plus accélérer du tout, donc qui ralentira, augmentant ainsi automatiquement la baisse de la réduction de la croissance du chômage. CQFD.

  169. QuadPater

    Foin de ma plaisanterie idiote, Impat vous avez tellement raison !

  170. QuadPater

    Hallucinant !
    Un enfumage de même type que celui dénoncé par Impat.
    Là c’est Hollande et les impôts.
    Une pause fiscale n’est pas une période pendant laquelle l’État cesse provisoirement de prélever des impôts, mais c’est quand il se retient (toujours provisoirement) de les augmenter !

    Une bonne petite pause électorale d’une cinquantaine d’années pour la gauche, moi ça m’irait bien.

  171. D’autant plus qu’en vérité, si les impôts n’augmenteront pas pendant la « pause » (à voir…), les prélèvements sociaux, certainement, si.

  172. QuadPater

    Si le fond de cet article du Figaro est désespérant, sa forme est intéressante à étudier :
    En résumé 3 hommes d’une vingtaine d’années ont été blessés par balles par des jeunes
    Il apparaît très clairement qu’une personne âgée de 20 ans n’est pas forcément un « jeune ».
    Qu’ont de particulier ces 3 blessés pour ne pas être des « jeunes » malgré leurs âges ?
    Sont-ils de type européen ou asiatique ? ou peut-être n’étaient-ils pas armés ? ou les deux ? J’aimerais beaucoup avoir la clé du mystère, et que cessent les giclées d’ironie facile que déclenche systématiquement l’emploi du mot « jeune » par un journaliste ; bref j’apprécierais qu’un journaliste spécialisé en faits divers nous donne l’acception précise de ce mot et les règles de son usage.

    Qui aurait l’adresse mail d’un journaliste pondeur de faits divers ?

  173. QuadPater

    Précision glanée sur MetroNews : sur les 3 blessés il y a un jeune et deux autres personnes. Le jeune (21 ans) est connu pour proxénétisme et les deux autres personnes (24 et 29 ans, pas si vieux que cela) sont probablement, selon le proc, des « victimes collatérales » (car inconnues des flics).

  174. QuadPater

    Nous sommes de toute évidence devant une nouvelle sémantique.

  175. QuadPater

    Un prof compare la version classique de la traduction de « Le Club des Cinq et les saltimbanques » (d’Enid Blyton), et la version politiquement correcte actuelle : « Le Club des Cinq et le Cirque de l’Étoile ».
    Le temps de narration passe du passé simple au présent, « on » remplace « nous », les méchants sont édulcorés et finissent par dégouliner de bonté, c’est du pur massacre…
    Lire la conclusion puis se retenir de hurler.

    http://celeblog.over-blog.com/article-le-club-des-5-et-la-baisse-du-niveau-85677083.html

  176. kravi

    Affligeant et effrayant. J’ignorais que les maisons d’édition puissent en arriver à ce point d’ineptie.
    Nous atteignons des sommets mais la lutte contre l’élitisme n’a pas fini de faire des ravages. Quel sera le PPCD ?

  177. QuadPater

    Voyez-vous kravi, je suis sidéré qu’on puisse faire tous ces changements impunément.
    Je ne pense pas que le texte original a été modifié. C’est donc la traduction qui en a pris à son aise. Les changements sont énormes. Sans parler du temps du récit, les personnages sont très différents. Les héros possèdent même des portables, ce qui amènent à des incohérences avec le récit original comme le raconte l’auteur du blog.

    Mais parlons tout de même du temps du récit.
    Tous les Cd5 sont au présent semble-t-il.
    Pour quelle raison ce présent de narration ? Une meilleure accessibilité ? Pour des 10-12 ans ? alors qu’on raconte à des 5 ans « et le loup montra les dents et se jeta sur le petit Chaperon » ? C’est une plaisanterie ! Non, c’est pour donner à toute la jeunesse un QI négatif ! le PPCD est très, très bas.
    Écoutez une racaille vous raconter son aprème : il le fait au présent.
     » Qu’as-tu fait cette après-midi ?
    – je me pose avec Momo en ville et quand Lulu il appelle on bouge chez lui pour faire de la Play » (sic mais les prénoms ont été changés 🙂 )
    Mais je ne comprends quand même pas. Les 10-12 ans qui lisent, même s’ils ne sont pas légions, comprennent encore un récit au passé simple, non ?

  178. QuadPater

    Pardon « s’ils ne sont pas légion ».

  179. kravi

    Quad, c’est sans doute la traduction qui pêche. De façon délibérée et impunément, car l’auteur est mort. Ses ayants droit n’ont rien à dire ?
    Je ne saisis pas les motivations de la maison d’édition. Se rendre accessible à un maximum d’enfants, y compris les plus incultes, dans un but mercantile ? En ce cas, ils scient la branche sur laquelle ils sont assis.
    Sinon, quel est l’intérêt ?
    PS : votre avatar est moins ressemblant que celui où vous jouez de la guitare. Est-ce un morpion ?
    Re PS : Je constate que vous adhérez au projet Voltaire.

  180. QuadPater

    kravi,

    Comme je l’ai dit, je ne comprends pas, ne vois pas l’intérêt. Je ne me souviens pas jusqu’à quel âge on est mal à l’aise avec un récit au passé. Il me semble que c’est très jeune.
    Après, la modif du récit est là visiblement pour ne pas heurter. Dans « saltimbanque » il y a « sale ». Je plaisante mais hélas je ne dois pas être loin.
    Dans ces histoires je me souviens aussi de l’opposition entre les personnalité des deux filles, Claude est un garçon manqué tandis qu’Annie est plutôt une petite fille « classique ». Je ne sais pas trop ce que peut donner un coup de gender là dessus.

    ————-
    Côté avatar je suis revenu à la petite bouledogue française, car c’est l’être dont je me sens le plus proche en ce moment. Elle est très affectueuse et très irritable, c’est tout moi.
    Je viens de découvrir le projet Voltaire et de l’installer sur mon smartphone. Merci !
    En orthographe, à l’instar de J. Lepers, j’ai plutôt une bonne « oreille » : les fautes me font l’effet de fausses notes.

  181. QuadPater

    François Hollande a qualifié le massacre de 642 personnes par une division SS à Oradour-sur-Glane, où il se rend ce mercredi avec le président Allemand, de « passé qui se regarde en face » (Atlantico, le Figaro, etc…)

    Le massacre d’Oradour n’a jamais été caché ou nié. Pourquoi Lou Ravi se réjouit-il aujourd’hui que le passé se regarde en face ? Mystère. Une connarderie de plus ? une intention malsaine que je n’aurais pas détectée ?

  182. Quad, l’intention malsaine semble claire. Moi président je dis les choses en face….le sous-entendu en découle: avant moi on mentait. Et…les gens sont si crédules qu’ils vont le croire.

  183. J’aurais mis du temps à retrouver ce reportage, mais enfin, je l’ai…

  184. kravi

    Comme dit la publicité : « le poids des mots, le choc des images ». Peu importe les faits, seul compte le résultat propagandiste.

  185. QuadPater

    Thème de réflexion passionnant : un observateur modifie toujours le comportement de l’observé.

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