Bienfaits et méfaits

 mail.google.com

 Évoquez les bienfaits de la colonisation, aussitôt la gauche s’étrangle et exige que l’on expurge les manuels scolaires. Et si vous ajoutez que nos ex-colonies ont été incapables d’entretenir les infrastructures que nous leur avons léguées, elle crie à la bête immonde, au racisme, au beaufisme aviné, au suppôt de Le Pen et se félicite des lois antiphobiques permettant enfin la rééducation et l’éradication de la mentalité esclavagiste.

Tout au plus concède-t-elle que la Francophonie compense en distinguant les cinéastes engagés, les écrivains pesamment didactiques, les chantres et penseurs de la négritude tels Aimé Césaire et Lilian Thuram. Que le rayonnement culturel est assuré par les Instituts Français qui n’ont plus un sou et par les bourses aux étudiants étrangers qui, pas fous, oublient de repartir à la fin et préfèrent se faire embaucher et ouvrir des cabinets sur place.

Pourtant, le bienfait universel existe, perdure et éclaire le monde.

Mais on n’en parle guère (sauf à l’occasion d’un legs tapageur ou de la dispute sur l’antériorité de la découverte du VIH par les Nobel de médecine Montagnier et Barré-Sinoussi).

C’est l’Institut Pasteur.

L’UNESCO avait décrété 1995 année Pasteur. C’est passé inaperçu. On nous a vaguement montré l’image pieuse du petit garçon sauvé de la rage. Et la pasteurisation qui rend les camemberts moins goûteux que ceux au lait cru mais évite la listériose aux femmes enceintes.

Il en fut tout autrement dans les 32 pays de par le monde où les Instituts Pasteur sont implantés. Eux n’ont pas eu honte de fêter, commémorer,  célébrer, glorifier.

L’an dernier Mou Président a visité l’Institut Pasteur du Laos. Aucun écho dans la presse.

Les journées du Patrimoine font découvrir les 2 musées, les salles d’archives, l’hôpital des animaux, le côté patrimonial vieillot*. J’ignore si l’on ouvre les portes des laboratoires rutilants et salles de cours, si le visiteur est informé des recherches, de l’originalité de son statut juridique, de son aura scientifique en ces temps où il est de bon ton de rejeter la science et les manipulations du vivant, et de l’accuser de mercantilisme et de mépris de la spiritualité, de matérialisme sans éthique.

La page Wiki est sobre, peu bavarde (mais les listes sont impressionnantes, des découvertes, des axes de recherche, des implantations à l’étranger).

Quelques repères :

Nous devons à l’Institut Pasteur 11 Prix Nobel.

L’Institut est indépendant de l’Université. Ses départements de biochimie, génétique, biologie moléculaire, immunologie, épidémiologie sont ouverts aux étudiants comme aux praticiens chevronnés. À Paris, comme dans les 32 Instituts qui entretiennent des coopérations scientifiques, même quand ils se spécialisent dans une pathologie locale, les grippes aviaires à Phnom-Penh, ou dans une épidémie, le VIH à Yaoundé et Dakar. Tous assurent une veille sanitaire.

Dès l’origine, Pasteur a voulu un flux de boursiers du monde entier et une coopération avec l’industrie qui assure son budget de fonctionnement par la commercialisation de vaccins vétérinaires (humains, c’est Sanofi-Pasteur), tests de dépistages, brevets. Ses investissements sont assurés par les donations et legs (Wallis Simpson leur a légués ses bijoux).

L’Institut Pasteur est une fondation sans but lucratif, sa création est contemporaine du Sacré-Cœur, comme lui, il a fait appel à la souscription et au mécénat.

Dès 1891 fut ouvert l’Institut Pasteur de Saïgon, suivi de Tunis, Alger, Brazzaville, Hanoï, Tanger….Athènes, Téhéran, Saint-Pétersbourg.

Chaque ville française possède sa rue Pasteur (et de nombreuses villes étrangères aussi). Formidable, non ?

Eh bien non.

IL NE FAUT JAMAIS TIRER FIERTE DE NOTRE PASSÉ COLONIAL.

IL FAUT BATTRE SA COULPE.

Toute l’Afrique déboule chez nous pour profiter et nous exploiter, mais la dette coloniale est perpétuelle. Nous avons exploité, à nous d’être les exploités.

Chacun son tour. Nous n’aurons jamais fini d’expier. à cette fin, il existe des dispositifs de surveillance, délation, répression pour les uns et de laxisme, victimisation, compassion pour les autres.

Les bienfaits ne sauraient venir que de la diversité heureuse et du multiculturalisme, si exotique.

 *Déjà le Dr Destouches ridiculisait L’Institut Pasteur sous l’appellation Bioduret, la petite cuisine à microbes, son odeur de mégot et de pissotière, dans le Voyage au Bout de la Nuit.

Carte des 32 Instituts Pasteur dans le monde :

http://www.pasteur-international.org/ip/easysite/pasteur-international/reseau-international-des-instituts-pasteur/le-reseau

Bibliographie :

– J-P Dedet. Les Instituts Pasteur d’Outre-Mer : Cent vingt ans de microbiologie française dans le monde. L’Harmattan : 2000.

– J-P Moreau. Un Pasteurien sous les Tropiques. L’Harmattan, 2006.

– P. Deville. Peste & choléra. Seuil, 2012

– Revue Les Génies de la Science N°33, 2008. Pasteur, microbes et controverses.

(Surtout le dernier article, L’âme de l’Institut Pasteur, Anne-Marie Moulin, médecin et agrégée de philo).

 

 

43 Commentaires

  1. QuadPater

    IL FAUT BATTRE SA COULPE

    Il y a très peu de ressortissants d’ex-colonies qui nous tancent, qui nous somment, qui nous intiment, qui nous enjoignent, depuis leurs pays. Ceux qui sont en France sont un peu plus nombreux, mais à peine.
    On ne trahit que ses semblables, ce sont des Blancs qui ont inventé le mea culpa mémoriel, et l’ont imposé comme une évidence à une population européenne masochiste et culpabilisée.

    Merci Souris Donc d’avoir rappelé la valeur des Instituts Pasteur.

    Je ne suis pas d’accord avec Yaakov et sa petite étoile, moi j’en aurais mis 3 grosses !

  2. Souris donc

    Si, il y en a un, le bouffon algérien qui vient se faire soigner au Val de Grâce et, sitôt remis sur pied, nous crache à la figure. Je suis à peu près sûre qu’il se tire sans payer, en plus de mobiliser un étage entier pour les gardes de son précieux corps.

  3. Il faut rappeler quelque chose que les jeunes générations ont tendance à oublier. La colonisation européenne à l’époque où elle a eu lieu, 19e et début 20e siècles, était pratiquée par les Européens avec une bonne conscience totale tournant autour de l’idée d’apporter la civilisation aux peuples qui n’en bénéficiaient pas. C’est tellement vrai que la France a organisé des « Expositions Coloniales » qui vantaient ces actions à la face du monde.
    Il existait ce qu’on peut nommer un racisme de culture, découlant du constat que les peuples colonisés étaient en général à un stade de développement jugé retardataire. Le racisme « génétique » existait aussi, mais plus rarement.
    Aujourd’hui les mentalités ont évolué, la fierté des peuples est mise en avant davantage que leur niveau de vie matériel, et toute colonisation est jugée à juste titre intolérable.

  4. Souris donc

    Oui, Impat, bien sûr. La Vénus Hottentote. Je ne fais pas l’apologie de la colonisation, mais je trouve que c’est juste un peu trop commode de nous accuser de tous les maux de la création, sommes-nous aussi responsables de leur propre incurie, corruption endémique, démographie irresponsable (que les écolos taisent, elle n’entre pas dans le schéma) ?

  5. Pasteur, ne l’oublions pas était spiritualiste, il pensait d’ailleurs que la génération spontanée était une idée matérialiste. Il n’y a rien qui oppose science et spiritualité, Pasteur et Pauli en sont des exemples frappants. Ce sont les matérialistes et les scientistes de toutes sortes qui croient pouvoir ridiculiser les déistes et les spiritualistes en utilisant des arguments scientifiques. La démarche des sciences de la nature ne s’applique que lorsque l’on peut objectiver ce qui est étudié, c’est assez difficile de le faire lorsque l’on traite de l’esprit humain. Ceci étant, vive Pasteur ! Son esprit, je veux dire, bien entendu.

  6. En 2005 Chirac et Villepin ont refusé de célébrer le deux centième anniversaire de la bataille d’Austerlitz.

  7. Et une pensee pour Joseph Meister premier vacciné contre la rage a l’âge de 9 ans.
    La culture générale c’est ce qui reste etc… »
    Vive l’Ecole de Jules Ferry a qui je dois tout !

  8. Cher Oiseau, je sais que je vais me faire mal voir mais j’ajouterais : vive Wikipédia, vive Google et vive le Web ! qui ont facilité d’une façon incroyable la plus grande partie de mon travail et de celui de milliers de personnes.
    Je cherchais tout à l’heure un article qui m’avait beaucoup plus en 1995 nommé ‘Unix for poets’, je l’ai retrouvé en cinq minutes, en 1995, si l’auteur ne m’avait pas donné son article, j’aurais du attendre des jours pour le récupérer.

  9. Mais pour Joseph Meister ma mémoire d’éléphant a suffit. Vous pouvez me croire

  10. Je ne voulais absolument pas laisser entendre quoi que ce soit de ce point de vue.

  11. Pour ce qui est de la décolonisation ou de manière connexe la parole nauséabonde qui se libèrerait il y a une superbe piaillerie d’indignés sur Rue89 aujourd’hui : l’auteur mérite une médaille !

  12. plantigrade69

    Et oui chère souris,
    d’un côté il faut accueillir la culture des autres (et je ne suis pas contre si elle n’est pas barbare) et de l’autre il ne faut pas mettre la nôtre en avant pour ne pas stigmatiser.

  13. kravi

    Merci de rappeler ces apports, souris.
    Je ne sais si l’anecdote est avérée. Pasteur est hôte d’honneur d’un banquet après une conférence où il a vanté l’importance de l’hygiène et en particulier celle de laver les fruits avant de les consommer. Il lave ainsi son raisin dans son verre, répond à quelques questions et, assoiffé, avale son verre d’eau.

  14. Kravi, au moins les microbes étaient bien lavés. 🙂

  15. Lector

    Chère compatriote,

    non seulement il faut battre sa coulpe (Céline l’avait écrit d’ailleurs) mais, chose pire encore, car de là c’est à l’oubli qu’est condamnée la grandeur de la France, il faut tout plier, tout doit se plier à la pénalisation de l’Histoire ; tous les concepts contemporains avancent de concert sur le chemin de l’oubli volontaire ; comme mus par ou soutenant une volonté de disparaître, qui n’est pas blanche (Quad le 21 à 10:50) mais sombrement hexagonale.
    La criminalisation du passé est récurrente : chacun y trempe sa plume et fait une coche à l’Histoire, qui à l’Empire bien plus qu’à la monarchie, qui à la République, celui-là aux Lumières, ou tel autre à propos de la colonisation et c’est le prestige de la France qui en est pour ses frais.
    Cette Europe et le cortège de fiertés rétrécies qui l’accompagne, étriquées par l’obésité même de leur arrogance anachronique forment l’outil de cette entreprise de dissolution d’une identité française qui était large d’épaules, au mauvais profit de l’étroitesse nombriliste dans le tout-à-l’ego contemporain.
    « Main basse sur l’Histoire, on table rase gratis ! », spectacle « équitable » à entrée non libre mais gratuite, totalement imbécile, délétère au possible, mortifère, morbide… c’est dire s’il y a foule ! La France est une accidentée de la route historique.

    La « culture des autres », bretonne, corse, basque, tunisienne ou malienne, voilà à quoi sont réduits les français de nos jours ; quel progrès ! Célébrer le génie français n’est plus de mise, c’est le tribal qui pousse au jouir ! L’indigène mondialiste ! Tout un programme… Ses méfaits trouvent traduction dans cette anecdote qui ajoute à la démission de l’excellence à l’institut Pasteur puisqu’elle déprend lieu là même, dirais-je ainsi : car voici une brillante jeune femme française de prénom persan que j’ai connue, étudiante en médecine, à l’esprit vif et volontaire, travaillant à l’institut prestigieux du 15ème arrondissement de Paris dans le laboratoire préoccupé du vaccin contre le virus HIV, qui n’honorera pas de son patronyme la recherche médicale, puisque, principe SOS sonnant et 21 avril trébuchant, la belle finit par faire machine arrière toute, consacrant enfin à son père qui l’avait demandée l’attention dont émancipation et assimilation nationales avaient préservé la jeune femme qui s’en réclamait avec fierté, en sacrifiant à la promotion des narguilés de la boutique de celui-là. De chercheuse ou doctorante de l’Institut Pasteur à future responsable des ventes de tabac pour un cartel tunisien de la chicha, il n’y avait qu’un pas, ou deux, pourquoi pas… à rebours estimais-je.
    Je spéculerai à peine, disant donc que, peut-être, le prestige même de cette institution qui de fait honorait cette jeune personne tant active, si altruiste aussi, a cédé sous le joug de l’injonction identitaire contemporaine.

    Voici de quoi il s’agit, la coulpe produit ce que nomment et prétendent dénoncer ceux-là mêmes qui se la battent : « un repli identitaire », et si la chose touche de nombreux français, eh bien, ceux de l’immigration récente ne sont pas épargnés.
    Quel mal, du moment que la personne s’y épanouit ? C’est le terreau de la division nationale ; cela s’opère avec ou sans violence, là, sous nos yeux, lentement mais sûrement, ça pousse ; c’est une idée, celle de l’universalisme, qui meurt à petits feux.
    Les potentats médiatiques et politiques nous bassinent de laïcité à longueur de temps et largeur d’écran ; la bienséance de cette neutralité institutionnelle sonne comme l’aveu d’un dernier rempart érodé, un principe réduit à la fonction d’un outil dans une boîte dont le métal rouille.

    Le fait que la mémoire soit devenue l’objet du droit et du devoir témoigne d’une oxydation de l’Histoire de France. La France n’est plus, d’ailleurs, et l’Europe n’apporte pas d’oxygène. La France n’est plus que d’ailleurs ; un souvenir que porteront de moins en moins de pays étrangers, ces ailleurs chez qui son prestige avait rayonné.
    Un souvenir, que porte encore l’imaginaire monarchique de Rackam, ou le mien, d’un univers plus républicain, voire celui, pourquoi pas bonapartiste de quelque stendhalien ou gaulliste voire chiraquien, enfin, notre souvenir ; un souvenir qui s’évanouit dans la brumeuse Europe, un souvenir fragile qui ne tient plus qu’à un fil, patrimonial ; et encore… pas sûr, à la vente à la découpe pour part ou vendu… de la sidérurgie aux hôtels particuliers. Vendu au mondialisme prédateur des nations, des identités des peuples, qui n’admet que consommateurs et touristes.
    D’autres temps accuseraient nos élites de trahison, je veux dire les mèneraient au tribunal de la démocratie, i.e. du peuple. En l’espèce ‘mou président’ ou Wonder Sarkozy n’ont pas de soucis à se faire, dans cette démocrassie ploutocratique, mercantile, le procès n’est jamais que comptable –les mentalités ont évolué– et l’ardoise, fiscale.

    Les économistes de plateau que je vilipendais tantôt ne font que les sbires d’un système d’oppression. Les seuls experts qui vaillent et qui le soient en cette matière si peu subtile sont des économistes dont la pensée est douée d’utopie, c’est-à-dire capable de projection politique et non asservie à la prospection statistique. Hélas médiocres et techniciens sont ceux qui tiennent le haut du pavé numérique ; ce ne sont que de tristes employés, de mauvais gestionnaires, les ronds-de-cuir d’une pensée dite libérale sans imagination ni transcendance autre que celle d’un matérialisme que ses opérations et écritures virtuelles servies en armées de faux virtuoses seraient censées illustrer… j’entends par là que la créature échappe à ses thuriféraires, le matérialisme comptable a accouché d’un nihilisme à force d’abstractions du réel.
    Voilà certainement pourquoi il faut réinvestir le sacré comme le propose Tibor, plus que comme le souhaite Rackam, et tous deux savent comme nous le savons que c’est par le verbe et le style, que cela se fait ; ne nous en ont-ils, ne s’en sont-ils pas maintes fois donné la preuve ? Oui, chaque fois que la poésie qu’ils ou que nous mettons à nos plumes nous rend moins perméables à la doxa et nous immunise contre la novlangue promotrice de toutes les liquidations.

    NB Encore faut-il ne pas céder à un réflexe antidoxique, automatisme de condition, qui à l’instar de l’antiraciste qui engendre le mal qu’il combat pourrait finir par lui ressembler, à singer les mêmes TOC en clins d’œil partisans d’une doxa d’opposition causeuse ne réussissant à ce faire que l’envers d’une médaille qui n’a déjà plus d’endroit ni de tête. Il faut tomber pile pour faire face et non tomber phalle pour faire pisse ; en somme mieux vaut bander son verbe plutôt que de ressasser son propos tombé pâle pour faire fi de tout, fils de rien, ni de la Parole ni de Voltaire, de renier le Contrat Sociale de Rousseau, l’Encyclopédie de d’Alembert et Diderot. Par exemple.

    Battre la coulpe de la France, un jeu de fléchettes dans le pub européiste ; nous y sommes champions. Louons votre rappel à l’histoire de l’institut entendant l’appel du soir qui nous tue.

    Sourire donc… mais de quoi ? C’est un sourire pour une autre fois.

    Si je tiens en mon cœur, un souvenir d’elle, une chanson qui se meurt et s’envole à tire d’ailes, ce n’est pas qu’elle soit si douce, son histoire est brutale, ce n’est pas que j’ai la frousse de l’Europe bancale ; c’est qu’il y a toujours l’empreinte maternelle, d’une langue séjour, comme un lien charnel, souriant des beaux jours, et quelque universel.
    Si je tiens à la France, en souvenir de moi, c’est qu’entré dans la danse et passé quelque émoi, j’ai voulu que renaisse mon pays qui décroît dans les brumes épaisses où sa langue déchoit.
    Si je tiens là debout en souvenir de toi que l’on met à genoux… c’est que je n’étais pas de bois, France, quand tu me disais nous, qu’elle ne va pas de soi, l’espérance est à bout.

    Et si l’espoir est tabou alors bien sûr l’époux est à boire, bref tout cela ne fait pas bon ménage.

  16. Comme le dimanche matin vous va bien, Lector !

  17. Lisa

    Un chirurgien du Val de Grâce m’a dit qu’il payait. J’espère que c’est vrai. Cela ne permet pas d’avaler les insultes mais…
    De tout façon les insultes de ce genre de personne, on s’en tamponne le coquillard.

  18. Lector

    erratum « ne réussissant à se faire » ; « Contrat Social » oups!
    Bonne soirée à vous Impat, Souris etc.

  19. Après l’ablation du colon, l’autochtone se retrouve dans la m…

  20. QuadPater

    C’est répugnant mais très drôle.

  21. Guenièvre

    L’image qui m’est toujours restée de Pasteur, et ce depuis l’école primaire dans les années 50, est celle du petit Joseph Meister, vacciné contre la rage. On s’est moqué plus tard de cette école qui fonctionnait avec  » des images d’Epinal » mais cela marchait à merveille !
    Pour la colonisation Albert Camus écrivait déjà en avril 1958 :
    « Certains Français considérèrent que, par ses entreprises coloniales, la France – et elle seule, au milieu des nations saintes et pures – est en état de péché. »
    « Il est bon qu’une nation soit assez forte de tradition et d’honneur pour trouver le courage de dénoncer ses propres erreurs. Mais elle ne doit pas oublier les raisons qu’elle peut avoir encore de s’estimer elle-même. Il est dangereux en tout cas de lui demander de s’avouer seule coupable et de la vouer à une pénitence perpétuelle. »

  22. Guenièvre

    Magnifque Lector ! Vous nous le ferez en alexandrins votre billet ?

  23. kravi

    Déjà, en 1958… Quelle acuité !
    Mieux vaut avoir raison avec Camus, Aron et quelques autres, que tort avec les fossoyeurs de la liberté de penser.

  24. Souris donc

    Du passé faisons table rase gratis

    Le passé, berk, le patrimoine, berk, berk (surtout le colon comme le dit élégamment Rackam), le répertoire, berk, berk, berk.
    Le Lac des cygnes, incontournable ballet du répertoire, tellement incontournable qu’un de ces diplomates mondains, qui en ont eu marre de devoir se taper le Lac des cygnes à tout bout de chant, a envisagé de créer une association pour l’assèchement du Lac des cygnes (Romain Gary ?)
    Swan Lake, le retour, revisité gay-friendly. Black et gay. On est prié de crier au génie.
    http://koltchak91120.wordpress.com/2013/09/17/le-post-moderne-en-ses-oeuvres/
    C’est comme le coup de boule de Zidane coulé dans le bronze devant le Centre Pompidou, il n’y a pas que les qualités plastiques, il y a le message véhiculé.
    http://chezdixie.wordpress.com/tag/coup-de-boule/

  25. Souris donc

    Chut, malheureux, Jules Ferry, un colonisateur.

  26. Souris donc

    Si vous parvenez à agrandir l’image, il s’agit de l’Institut Pasteur de Dakar.
    Au fronton :
     » A Pasteur, l’Afrique Noire reconnaissante »
    Encore un architecte nauséabond, blanc, saccageur de planète.

  27. … « Encore un architecte… »
    En tout cas, quel qu’il soit, il nous laisse une belle façade caractéristique des années 20.

  28. Lector

    Souris, c’est effrayant ce bronze ! Et laid. Ça a la gueule d’un monument stalinien genre nazislamique. Il ne va pas y rester au moins, devant la raffinerie de Kulture ?
    Au-delà même de la violence qu’il sacralise et à laquelle il invite, plus traîtresse que provocatrice, c’est aussi le choix footballistique de représentation de l’élite qui chagrine.
    Quant à l’Abdel artiste, encore une truffe à messâge, je suppose… ou pire.

    Et quant au ballet, que voulez-vous, de Marius Petipa à la nomination de Benjamin Millepied, mise à part la constante d’une prédestination patronymique, c’est la glissade hollyvoudienne… bonjour le manège !, ça publicise à mort. Epoux Portman en prime, coup double ! Que d’étoiles dans les mirettes ! Qu’on nous californique et fissa, papa !
    Ce n’est pas non plus pour rien que Guillem se retrouve au Royal Ballet. Emigration choisie ?! La France aime peu ses artistes de souche… la grande exogamie de l’hexagone ! Kermesse héroïque ! L’illustration même d’un nul n’est prophète en son pays… l’allogène de la république contre les Lumières… royaumes ampoulés… je m’comprends ; et le terrorisme se préoccupe plus de la Terreur que de l’édit de Nantes… sans assimilation c’en est fini, terminus, dead-line, no trépas singes et sans répit… bi kerfoul, shouting monkeys !
    A quand le métissage de la légende arthurienne ? C’est fait, parait-il, en série télévisée, une Guenièvre afro ou une Morgane créole, je ne sais pas bien. Manque plus que Lancelolot le chevalier rigolo et ce sera l’enchantement parfait !
    Bayardons-nous contre le bâillon multicul ! Reste à monter une pièce avec Breivik dans le rôle d’Othello, histoire de tuer le ridicule… non, ce sera Jamel 100% Debbouze le bien nommé, très loin d’Elseneur en Hamlet des Carpates… Olaf plutôt qu’Orlov, vu le gabarit méricien du gnome plutôt carpette… ce sera le pompon !

  29. Lector

    Je le ferais, Guenièvre, si j’en étais capable à défaut d’être mièvre, pour vous être agréable ; de peur aussi sans doute que propos ne mâtine et qu’à çui-là ne coûte, remets ou procrastine. Vous me créditez plus de talent que n’en ai et si je chute à l’hémistiche, c’est, pour quelques vers que je fais, qu’ils sont plus habiles à servir le pastiche.

  30. Lector,… « Il ne va pas y rester au moins, devant la raffinerie de Kulture ? »…
    Hélas, je crains que si.

  31. Lector

    Impat, eh bien nous irons l’emballer en hommage à Christo, comme ça on ne nous dira rien et nous ne le verrons plus !
    (ffffuuu! grosse déprime! ça me dégoute des trucs pareils, j’en deviendrais violent !)

  32. Lector

    je vais payer un artiste de happy happening pour qu’il aille couler un bronze organique au pied de la « chose »… ou bien une attaque à l’acide… comme au Pakistan… Paris, capitale adultérine des arts…

  33. Guenièvre

    Si vous chutez Lector en ciselant vos rimes
    Au mi-temps de l’effort nous serons magnanimes !

  34. Lector

    « saccageur de planète », ça, la banquise, sa fonte, c’est quelque chose comme propagande ! Hier soir encore au JT. Je croyais que nous allions manquer d’eau… faut donc bien que la planète en fournisse… l’arrogance de l’homme qui se croit supérieur à tout un écosystème qui peut le balayer comme un fétu de paille… déjà le « Ravage » de Barjavel…

  35. Lector

    🙂

    merci, vous me mettez en joie et regonflez un peu ma foi, c’était nécessaire, après ce terrible bronze, j’étais tout colère contre l’art et ses bonzes…

  36. Lector,… « nous irons l’emballer en hommage à Christo, comme ça on ne nous dira rien et nous ne le verrons plus ! »…
    Oh mais ça c’est une idée géniale, qui montre que vous avez tout compris et que vous me faites tout comprendre !

  37. Lector

    Impat, tant mieux. Ce n’est pas bien compliqué non plus, le « conceptuel » c’est le rase motte en art, ça se retourne comme un gant.

  38. Souris donc

    La France aime peu ses artistes de souche… la grande exogamie de l’hexagone.
    Nul n’est prophète en son pays. Sauf les exotiques souchiens bariolés d’Amazonie qu’on exhibe devant les caméras, le cacique Raoni, Vénus hottentote postmoderne, dont il faut sauver l’identité menacée (par le blanc).

  39. Lector

    ah oui le grand chef kayapo de la tribu des chipaolivahopo… c’est comme le dalaÏ… quelle engeance !
    … qu’on m’pardonne j’ai un peu les nerfs là, vu que je dois expliquer à des portugais monolingues comment bâcher mon toit… le nombre de bouquins qui sont en train de moisir… pages collées… vive la concurrence non faussée, vive l’europe et vive le libérâle !

  40. Souris donc

    On ne prête qu’aux riches. Vous souvenez-vous du canular Coca-Cola dont l’Institut Pasteur a été victime ?
    http://destinationsante.com/coca-cola-r-elle-court-elle-court-la-rumeur.html

    Voici le hoax écocitoyen qui a circulé en 2009 :

    « Vous pouvez toujours appeler l’institut pasteur de paris pour vérifier la véracité de ce qui suit ( le téléphone et le fax de l’institut sont au bas de l’article) – bonne lecture.
    Verre d’eau ou de Coca Cola ?
    COCA COLA
    Dans beaucoup d’états des USA les patrouilles ferroviaires chargent deux galons (~ 7,5 litres) de Coca Cola dans leur porte-bagages pour nettoyer le sang sur la route après un accident.
    Si on met un os dans un container avec du Coca Cola, l’os se dissoudra en 2 jours…*
    Pour nettoyer le WC : vous versez une canette de Coca Cola et laissez ‘reposer’, ensuite tirez la chasse d’eau.
    L’acide citrique du Coca Cola ôte les taches sur la vaisselle.
    Le Coca cola aidera à enlever les taches de gras.

    Pour votre information :
    Le principe actif du Coca Cola est l’acide phosphorique.
    Son PH est 2.8 et dissout un ongle en 4 jours environ.
    L’acide phosphorique en outre vole le calcium des os et est la principale cause d’augmentation de l’ostéoporose. »

    *Pour faire disparaître votre prochain cadavre, vous savez ce qu’il vous reste à faire.

    Enorme, pourtant L’Institut Pasteur a dû démentir :
    « Ce qui est certain » explique le service de Sylvain Coudon, directeur de la communication de l’Institut Pasteur (Paris), « c’est que ces informations n’émanent pas de chez nous. Nous ne pouvons donc pas les confirmer ou les infirmer dans la mesure où elles n’appartiennent pas à notre domaine de compétence.» Ce dernier qui, rappelons le comprend la prévention et la lutte contre les maladies infectieuses, génétiques, dégénératives… »

  41. Souris donc

    Le week-end prochain, du 11 au 13 octobre,Pasteurdon pour récolter des fonds pour l’équipement technologique des laboratoires de recherche de l’Institut Pasteur. Domaines montrés au public à travers des clips sur les chaînes de la TNT : cancer, HIV, nouveaux virus, résistance aux antibiotiques…
    Ouvrez votre cœur, vos yeux, votre chéquier.
    http://www.pasteur.fr/fr/institut-pasteur/presse/documents-presse/en-piste-pour-le-pasteurdon-2013
    Sujets de recherche :
    http://www.pasteur.fr/fr/institut-pasteur/presse/fiches-infos

    A vot’ bon coeur !

  42. Souris donc

    C’est une idée, celle de l’universalisme, qui meurt à petits feux…Vendu au mondialisme prédateur des nations.
    Oui, même l’universalisme Coca cola. Et l’american way of life a été enterré par ( ? « I’m a barbie girl in a barbie world », faut que je trouve ça sur youtube, tant pis si Impat pas content), même si l’ado de la contrée la plus reculée du tiers monde a la gapette à la dernière mode dans le Bronx.

    Contente que vous partagiez ma répulsion pour le stalinien bronze du coup de boule de Zidane.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :