L’État

état6

Certes, la France va très bien. Depuis l’Élysée on vous le répète assez souvent pour que nous en soyons certains, la France va bien. D’ailleurs comment en douter ? « La reprise est là », « la courbe du chômage va s’inverser à la fin de l’année »…Vous voyez bien !

Passons sur ces fanfaronnades, il existe sûrement en effet des choses qui vont bien dans ce beau pays. Néanmoins comment ne pas voir les désastres ci-dessous dont la liste n’est pas très difficile à établir.

La dette. Phénoménale aujourd’hui, elle n’a pas commencé voici un an. Sa courbe ascendante au-delà du raisonnable date de 1982, et depuis elle n’a fait que s’amplifier, ce qui est admissible en période de crise pour préserver une économie en danger mais est inexcusable lorsque l’environnement antérieur et présent induit la croissance. La « cagnotte » dégagée en ce cas devrait permettre un début de remboursement, hélas lorsque cela s’est produit sous Jospin elle a servi à embaucher de nouveaux fonctionnaires dans un pays qui en avait déjà plus que tous les pays du monde non communiste. Cette dette constitue une épée de Damoclès qui nous menace d’une catastrophe si par malheur les taux d’intérêt remontent. Elle ne pourra être résorbée un jour, au-delà des mesurettes d’économie sur les « trains de vie » de tel ou tel organisme, que par une action sur ce qui représente la majeure partie des dépenses publiques : la masse salariale des fonctionnaires d’État ou des collectivités, c’est-à-dire leur nombre. Hors la période de 2007 à 2012, nos gouvernements n’ont jamais manifesté ce courage.

La dépense publique. Anormalement élevée en France, elle empêche de résoudre le problème ci-dessus. Et elle ne fait que s’accentuer d’année en année, et continuera de s’accentuer tant que le nombre des personnels des fonctions publiques ne sera par redevenu normal. Et il faut être clair, la diminution nécessaire de ce nombre se chiffre en millions. Deux millions en moins sur les plus de cinq millions actuels serait un objectif raisonnable.

L’École. C’est le point de plus grave. L’État qui fut capable autrefois de sortir les Français de l’illettrisme et de leur enseigner non seulement les bases du savoir mais encore les règles de la citoyenneté, du civisme, de la politesse et du respecte d’autrui, cet État des hussards noirs de la république, qu’est-il devenu ? Quand on voit une proportion effarante de jeunes gens sortant de l’école sans être capables d’écrire correctement, de comprendre un texte simple, de connaître et comprendre les faits essentiels de notre Histoire, et que cette école est « l’école de la république » dont les programmes sont établis par l’État, les professeurs formés et recrutés par l’État, et surtout hélas les méthodes d’enseignements imposés par l’État, que peut-on penser du rôle et de l’efficacité de cet État ? Quand on voit que le diplôme basique de notre système d’éducation n’est devenu qu’un rite, sans aucune valeur et sans aucune garantie de connaissance pour son titulaire, quand on voit que les recruteurs ne demandent même plus aux postulants si ce diplôme leur a été délivré puisqu’il ne prouve rien de leur éventuelle compétence, enfin quand on sait que ce diplôme fut volontairement, sciemment, saboté par l’État pour donner corps à la promesse socialiste de porter 85 % des élèves au niveau du bac, commettant ainsi un mensonge d’État puisque c’est en fait le niveau de l’examen qui fut abaissé au niveau des postulants.

La sécurité des citoyens. Ressenti ou réel, allez savoir ! Toujours est-il que nombreux sont les quartiers où un habitant ne peut plus rentrer chez lui que la peur au ventre, et que dire s’il s’agit d’une habitante ? Peur d’une agression, peur de devoir faire face à quelque insulte, peur de subir les regards hostiles d’une bande qu’il faut traverser avant d’emprunter l’escalier commun, peur de retrouver sa voiture sans roues ou brûlée…C’est une vie insupportable que l’État réserve à de nombreux citoyens, par démission, par déni du problème, voire par calcul disent quelques mauvaises langues. L’État, garant de notre sécurité, abandonne des milliers d’entre nous,

Le chômage. Voilà plus de trente ans que dure le chômage de masse ! Comment s’étonner du désespoir qui progressivement a envahi notre société, au point d’y forger un pessimisme qu’on ne retrouve nulle part au monde ? Et que fait l’État ? Il nous amuse avec des mesures énarquestes du genre « emplois d’avenir », « emplois francs », « contrats de générations » ou autres balivernes tout en proclamant que ce sont les entreprises qui embauchent…et en affichant un incroyable mépris des entrepreneurs ! En un mot cet État tout puissant fait tout le contraire de ce qu’il faut faire : puisque ce sont les entreprises qui embauchent, ce dont il semble conscient, comment expliquer qu’il fasse tout pour dissuader les entreprises d’embaucher ? Tout, vraiment tout : ne pas cesser d’augmenter le coût du travail, empêcher les licenciements, continuer d’alourdir le code du travail (3400 pages dans l’édition Dalloz 2013). Le résultat inexorable ne peut étonner personne : les entreprises ne décident une embauche qu’en dernier recours après avoir épuisé les autres solutions, allant des heures supplémentaires à la sous-traitance à l’étranger en passant par le refus de commandes. Le chômage est fabriqué par l’État.

Entre tous les échecs énumérés ci-dessus, quel est le point commun ? Ne cherchez pas, le point commun est l’État. Non pas l’État dans son principe, non pas l’État parce qu’il est l’État :  il ne s’agit pas ici d’une profession de foi opposée à l’État en général. Non, il s’agit de l’État en France tel qu’il fonctionne à ce jour.

Le mois dernier se déroulaient les Rencontres économiques d’Aix-en-Provence. La conclusion lancée à cette occasion par Christophe de Margerie y fut cinglante : « Le vrai problème qu’on a en France, c’est l’État ». PDG de Total, cet industriel sait de quoi il parle…

 

 

 

 

 

 

61 Commentaires

  1.  » Le vrai problème qu’on a en France c’est l’Etat » a dit le PDG de Total….j’ajouterai, parodiant une partie de l’exclamation de Montebourg au grand journal en 2007 « le problème de la France c’est le president qu’elle s’est choisi., »

  2. Mais ça dure depuis toujours.
    La France a été ingouvernable.
    Privilèges de la Noblesse et du Clergé, exaspérant les bourgeois. Lesquels, une fois au pouvoir et après avoir coupé toutes les têtes qui dépassaient, se sont réservés les dit privilèges.
    De nos jours nous héritons des Privilèges des zavantageszaquis, qui ont fait reculer Sarkozy et Fillon en 2007.
    Comme l’écrit le chroniqueur de Hashtable : http://h16free.com, Ce Pays est foutu

  3. Lisa

    Des zavantagesacquis de ceux qui peuvent bloque le pays.

  4. Loaseaubleu, pas à ce point là depuis toujours.
    Sans avoir à remonter bien loin, en 1980 la dette était minuscule, on apprenait à lire à l’école, le code du travail n’atteignait pas 1000 pages et le chômage frisait les…6 %.

  5. Impat vous avez raison. J’ai caricaturé. Pour moi la III° République a fait du très bon travail. Et les Ministres démissionnaient en cas de dysfonctionnement dans leur ministère.
    Je suis un pur produit de cette République grâce a Ernest Lavisse et les Hussards à blouse grise

  6. Lisa
    AvantagesZacquis -:)

  7. Florence

    Les avantages à qui ?

  8. Florence

    Bien d’accord. Cet Etat qui s’occupe de tout de manière de plus en plus intrusive et qui ne sait même plus s’occuper de ce qui le regarde : la police, la justice, par exemple.

    Le choc de simplification, slogan d’une rare ineptie soit dit en passant, est un leurre de plus de Hollande.
    La complexité croissante est totalement corrélée au nombre de fonctionnaires. Car ces millions de fonctionnaires ( je laisse évidemment de côté ceux qui sont réellement sur le terrain et travaillent le plus utilement qu’ils peuvent ) doivent bien évidemment être un minimum occupés, occupés à pondre des règlements insensés et à en contrôler l’application.

    Exemple : l’administration fiscale. Nous aurions une fiscalité simple, compréhensible par tous et stable dans le temps, combien de fonctionnaires en moins, combien de tracasseries en moins ! Et quelle visibilité pour tous !
    Et ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autres.

  9. Les zavantages ? Mais aux syndicats français dont les autres pays ne veulent a aucun prix.

  10. Florence… « être un minimum occupés, occupés à pondre des règlements insensés et à en contrôler l’application. »…
    Entre autres habitudes, ils pratiquent un truc génial, ces fonctionnaires. Demander un rapport. Ainsi l’employé A est occupé à rédiger des rapports qu’il doit transmettre à son supérieur B, lequel est occupé à le lire puis à le transmettre à son supérieur C avec un rapport d’explications et de commentaires sur le rapport de A, et ainsi de suite. Finalement le supérieur au sommet reçoit des tonnes de rapports…qu’il ne lit pas car ils sont trop nombreux et qu’il est…débordé.
    Un peu caricatural…un peu seulement.

  11. Lector

    vous parlez du parlement européen ? A, B et C seulement? Rajoutez encore quelques lettres… jusqu’au « i » d’interprètes… en 27 langues svp

  12. Trouvé sur Internet

    Il était une fois un roi qui voulait aller à la pêche.

    Il appelle son météorologue et lui demande l’ évolution pour les heures suivantes.

    Celui ci le rassure en lui affirmant qu’ il y pouvait aller
    Le roi va tranquillement à la pêche car pas de pluie prévue
    Pour complaire à la reine il met ses plus beaux atours.

    Sur le chemin, il rencontre un paysan monté sur son âne
    qui en voyant le roi dit : «Seigneur mieux vaut que vous
    rebroussiez chemin car il va beaucoup pleuvoir dans peu
    de temps. »

    Bien sûr, le roi continue en pensant:
    «Comment ce gueux
    peut-il mieux prévoir le temps que mon spécialiste diplômé
    grassement payé qui m’ a indiqué le contraire.

    Poursuivons……  » Et c’ est ce qu’ il fait …

    Mais il se met bientôt à pleuvoir à torrents.
    Le roi rentre trempé, la reine se moque de le voir
    dans un si piteux état.

    Furieux, le roi revient au palais et congédie illico son
    météorologue, puis il convoque le paysan lui offrant le poste
    vacant……..

    Mais le paysan refuse en ces termes :«Seigneur, je ne suis
    pas celui qui comprend quelque chose dans ces affaires
    de météo et de climat, mais je sais que si les oreilles
    de mon âne sont baissées cela signifie qu’ il va pleuvoir  »

    Et le roi embauche l’âne…

    C’est ainsi que commença en FRANCE la coutume de
    recruter des ânes pour les postes de conseillers
    les mieux payés.

    C’est depuis ce moment,que fut décidé de créer une
    école :l’E.N.A. (l’école Nationale des Ânes) et ses diplômés,
    dont nous pouvons mesurer ,tous les jours,
    les brillantes compétences

  13. Lector,… « jusqu’au « i » d’interprètes »…
    Mais ceux-là ne me hérissent pas, ils servent à quelque chose. Et ils sont quelques centaines. En France il existe environ 2 millions de personnes en trop dans les services publics, c’est un autre ordre de grandeur. Des gens qui en général travaillent bien, à faire des choses inutiles.

  14. Lector

    un autre ordre de grandeur Impat ? à 1 contre 27, vous voulez rire.
    Je n’ai rien contre les interprètes mais allez donc en trouver du genre croate/espagnol/letton/hollandais… ou slovène/bulgare/gaélique/portugais… l’Europe travaille bien à faire des choses inutiles… très écolo l’europe, parait-il, faut voir les manuels d’utilisateur électroménagers…

    « Les fonctionnaires », lesquels ?

  15. Oui Lector, il s’agit bien d’un tout autre ordre de grandeur, comme l’alouette et le cheval du pâté. Quelques centaines d’interprètes d’un côté, 5 millions de fonctionnaires en France (nationaux, territoriaux, hospitaliers) de l’autre.
    Savez-vous que la ville de Paris à elle seule emploie et rémunère autant de salariés que l’ensemble de la Commission de l’UE ?
    Le problème des services publics pléthoriques est un problème français, il ne faut pas sur ce point se défausser sur l’Union.

  16. Lector

    ah d’accord, non je ne savais pas.. c’est donc pire que je ne pensais… des deux côtés… quelle mascarade…
    Je retourne faire ermite…
    je ne défausse pas Impat; chacun sa marotte hein… vous connaissez la mienne…

  17. ¨Pas ermite d’État, au moins ? 🙂

  18. Lector

    heu… c’est quasiment mon état, ermite, mais… je n’ai pas compris votre… allusion…?

  19. Ah bon. Un ermite d’État serait un fonctionnaire, un de plus!

  20. Lector

    …. d’acc’…. fatigue… des soucis…

  21. La mauvaise nouvelle : suis de retour après qq jours au vert pyrénéen.
    La bonne : je n’ai rien à dire.

  22. roturier

    Enfin… rien à dire….si :
    • Relisez vos lois de Parkinson chéries ; ainsi que le principe de Peter. On dirait qu’ils furent observateurs attentifs de la machine administrative et législative française. Tout correspond.
    • Félicitations à Impat qui, pour une fois, renonce à nous placer son discours politicien. Enfin…. sauf qq impatitudes, c + fort que lui.

  23. roturier

    Sinon, me suis payé le crochet par Lourdes.
    Impressionnant, surtout la faune. La ferveur.
    MAIS pas contagieux pour des vaccinés de mon espèce.

  24. Lector

    ah, Roturier, je me demandais ce que vous deveniez… bon retour à vous.
    Principe de Peter relu il y a deux ans, je pense qu’il y a effectivement quelques personnes qui vont atteindre leur degré d’incompétence si ce n’est déjà fait.

  25. Roturier, Antidoxe ne parle pas « texto ». Nous vous serons obligé de bien vouloir écrire correctement.

  26. Cela sent la vengeance…
    J’ai beau relire mes élucubrations, je ne vois rien qui soit du genre « texto ».
    Pourriez-vous m’éclairer? Pour ma gouverne?

  27. Relisez mieux,Roturier, mais je veux bien vous aider: voyez 11h55
    Faites,s’il vous plaît, un petit effort. Nous vous en serons reconnaissants.

  28. C mon « c + fort que lui » qui provoque votre ire?
    Mais, je ne vous connaissais pas ce formalisme fossile; digne de l’habit vert et de l’épée..

    Il s’agit d’un style informel et abrégé qui sied parfaitement au contexte et à l’ambiance. Bien adapté aux commentaires, il le serait moins aux billets.

    Lorsque l’excellente plume de Souris nous pond des « chuis » (=je suis), c quoi? Sinon légitime?
    Sans oublier les bienvenues libertés prises par Maître Lector avec la structure des phrases.

    Lorsque vous dites « Nous vous en serons reconnaissants » c’est au nom de quelle académie?

  29. QuadPater

    roturier, vous êtes prié de laisser votre mauvaise foi au vestiaire. L’écriture SMS est au contraire extrêmement formelle et, contrairement au chuis de Souris, elle n’a absolument rien à voir avec l’imitation du langage parlé : ce n’est pas un style. C’est une graphie de feignasse qui entrave la compréhension rapide des écrits*, et que nous (nous, ce sont les intervenants d’Antidoxe) vous serons reconnaissants d’éviter.

    ————————————–
    * Une phrase en SMS pose exactement le même problème qu’une phrase bourrée de fautes d’orthographe : le regard bute dessus et le lecteur est obligé de revenir plusieurs fois dessus (voire de la lire « à haute voix ») pour la comprendre, ce qui est préjudiciable à la vitesse de lecture.
    Heureusement, vous n’avez pas écrit « D si d man sa sarenge pa la bomba retardmt kontinu a tiké. + on tax et + la dete enfle » et nous vous réprimandons avant que l’idée ne vous effleure l’esprit. 😛

  30. Et ne voilà-t-il pas que le censeur en chef accoure à la rescousse. En brandissant des gros ciseaux de ses petits bras musclés.

    Si je n’ai pas écrit VOTRE phrase « D si d man sa sarenge pa… » c’est (c…) que je suis majeur et vacciné et j’ai à cœur de rendre mon texte compréhensible. C’est (c…) que je sais (c…) ce que je fais.

    Que celui qui a eu le moindre mal à comprendre mon 11 :55 d’hier lève la main. Il devrait se limiter aux Astérix ; et encore.

    Je ne suis hélas qu’à moitié étonné de constater une velléité d’uniformisation du style sur un site dénommé « Antidoxe ». Vu que dans mon système de valeurs fond et forme sont indissociables, à quand la velléité d’uniformiser le contenu ?

  31. L’article est trop méchant pour l’Etat. Ce matin je reçois ma feuille de taxe foncière, elle est écrite en bon français sans aucune « expression » SMS.
    Génial, non?

  32. Sourris donc

    Ah mais je m’insurge ! Chuis snob est une citation. Une chanson de Boris Vian dont les paroles épousent un air de jazz. « Chuis snob, encore plus snob que tout à l’heure » est une échappée d’impro de la trompinette. Au lieu des 4 pieds de « Chuis snob, chuis snob », on a 10 pieds :

    Chuis snob… Chuis snob
    C’est vraiment l’ seul défaut que j’gobe

    Chuis snob… Encor plus snob que tout à l’heure
    Et quand je serai mort
    J’ veux un suaire de chez Dior !

  33. Souris donc

    Zut chuis en modération, rrrr

  34. Souris donc

    Parce que j’ai mis 2 r à Sourrrrris donc, je m’insurgeais contre Roturier qui non seulement est dysorthographique mais illettré, car Chuis snob est une citation. Une chanson de Boris Vian dont les paroles épousent un air de jazz. « Chuis snob, encore plus snob que tout à l’heure » est une échappée d’impro de la trompinette. Au lieu des 4 pieds de Chuis snob, chuis snob, on a 10 pieds :
    Chuis snob… Chuis snob
    C’est vraiment l’ seul défaut que j’gobe

    Chuis snob… Encor plus snob que tout à l’heure
    Et quand je serai mort
    J’ veux un suaire de chez Dior !

  35. QuadPater

    velléité d’uniformisation du style

    Non, l’écriture SMS n’est pas un style.
    On comprend que ce soit plus simple de l’utiliser quand on ne dispose que d’un clavier de 10 touches. Avec un smartphone ou un ordinateur vous n’êtes pas limité. Exprimez-vous donc à plume déployée, détournez l’orthographe de certains termes, inventez des mots, mais par pitié épargnez-nous vos ladreries orthographiques.

  36. Souris donc

    Pour en revenir au papier. La dépense publique.
    D’accord pour l’hypertrophie de la fonction publique, surtout la fonction publique territoriale, du clientélisme le plus souvent.
    Il y a aussi les gabegies. Exemple :
    Les défiscalisations Girardin en faveur de l’Outre-mer. Une martingale.
    Censée être créatrice d’emplois, elle représente 1,230 milliard € par an de perte fiscale et coûte…730 000 € par emploi créé, selon la Cour des Comptes.
    Qui dénonce des effets contraires aux résultats recherchés, notamment l’éviction du logement social, la construction des logements aidés ne répondant pas aux besoins des habitants.
    Ou dans le secteur de l’hôtellerie. Le nombre de touristes étant en recul, les rénovations d’hôtels n’apportent pas les résultats escomptés. Et le défaut d’entretien des hôtels a créé de véritables « cimetières d’hôtels ».
    Surcapacité de…camions, de bateaux de plaisance, de photovoltaïque ne résistant pas aux tempêtes tropicales.
    La Cour des Comptes n’ayant aucun pouvoir coercitif sur les Ministères dont elle met en évidence les dysfonctionnements, les Ministères épinglés lui renvoient de joyeux « Va te faire foutre ! » :
    L’investissement en Outre-mer est un sujet sensible, politiquement et socialement, et l’administration fiscale est soucieuse d’éviter qu’une attitude trop rigoureuse de ses services ne soit perçue comme une entrave à la mise en oeuvre des dispositifs de développement de l’Outre-mer voulus par le législateur.
    Et ce ne sont pas les journalistes, quasiment exonérés d’impôts, qui vont s’offusquer.
    Et c’est pas tout.
    Coût des « congés bonifiés » : 570 millions/an
    J’ignore le coût de l’entretien des routes inadaptées au ravinement des pluies tropicales,
    La majoration de 40% du traitement et des pensions de retraite des fonctionnaires,

    A quand leur indépendance, à ces scandaleux reliquats de la colonisation ?

  37. Lector

    Et pour ma part je ne lève pas la main mais baisse les bras… d’autant que je ma paye un second dégât des eaux en 2 semaines ; merci le couvreur ! LHOOQ la baraque les pieds dans l’eau. Alors tout ça…

  38. roturier

    Mais, mon style est certainement lardé de ladreries…

    Puisque j’ignore ou s’arrêtent « inventer des mots » et « détourner l’orthographe » et commencent les « ladreries ».

    Tout le monde ne peut pas avoir votre éducation et bon goût.

  39. roturier

    Sans oublier le mal des dents.

  40. roturier

    Souris 10:58.
    Où là là! A quoi touchez-vous…
    Les confettis d’empire.

    Indépendance? Ils ne la veulent surtout pas. Ce qu’ils veulent, c’est la réclamer; jamais l’avoir.

    Shootés à la culpabilisation revendicative, mais pas assez stupides pour croire vraiment pouvoir s’en sortir seuls.

    J’en passe sinon on en est encore là à Noel.

  41. Marie

    http://www.wat.tv/video/salut-terriens-gaspard-proust-6ffh1_2exyv_.html voilà une belle parodie , qu illustre bien ou on en est arrivé!

  42. Souris donc, « Pour en revenir au papier. La dépense publique. »…
    Me permettrez-vous de préciser, Souris donc, que la dépense publique n’est qu’un morceau du papier ? Les morceaux les plus importants à mon sens étant l’école et le chômage. Mais, il est vrai, tout se tient.

  43. desavy

    Bonsoir à tous.
    L’école a deux avantages : on peut la descendre sans trop prendre de risques et un peu sur n’importe quel sujet ; elle permet de taper aussi bien sur la droite que sur la gauche sans avoir besoin de se déchirer pour savoir qui a commis le plus d’idioties.
    La dette… Une des causes principales de son augmentation actuelle est les intérêts pharamineux, conséquences d’années de gabegies, de cadeaux, de relances manquées, en gros de nullité très partagée. Hollande rendra peut-être les clefs d’un appartement dévasté mais il avait trouvé un taudis.
    A part ça, N.Polony dénonce de plus en plus la mondialisation libérale (il faudrait lui apprendre les bases de l’écocomie) et Y.Rioufol défend les roms.
    Et moi je vais me coucher.

    ps. Je connais beaucoup de jeunes gens très bien, avec une grande culture et une bonne expression écrite. Cessons de nous focaliser sur des minorités de jeunes qui, dans les années 80, n’auraient pas mis les pieds dans un collège et qui ont plus besoin de policiers et de gardiens de prison que de professeurs.

  44. desavy

    *l’économie

  45. Pas touche à Natacha Polony! Les plus belles épaules du PAF!

    Cela dit, ce qui manque à elle et à bien d’autres qui nous bourrent le mou à peine frais émoulu n’est surtout pas pas le doctorat d’économie. De ceux-là, il y’en a déjà bien assez.

    Il lui manque ce que n’importe quelle caissière d’hypermarché sait depuis longtemps pour s’y être copieusement frotté. La réalité du monde.

    Des théoriciens idéologues de haut en bas; voilà le mal français.

  46. Desavy,… « Cessons de nous focaliser sur des minorités de jeunes qui,… »…
    Oui, mais cessons aussi de nous défausser sur ce problème d’une minorité de jeunes quasi irrécupérables. Ce ne sont pas ces « jeunes » qui ont décidé, par exemple, de mentir aux Français en lançant le projet « d’amener 85 % d’une classe d’âge au niveau du bac » pour obtenir ensuite ce résultat en dégradant délibérément le niveau du bac afin de l’amener au niveau de 85 % d’une classe d’âge. Et, autre exemple, ce ne sont pas ces « jeunes » qui sous Jospin ont officialisé les méthodes du « pédagogisme » de Philippe Meirieu et consorts.

  47. desavy

    Certes Impat, ce ne sont pas ces jeunes qui ont décidé de mentir aux Français mais ce sont eux qui transforment certains collèges et lycées en zones de non droit. Si ces jeunes étaient remis à leur place par une justice suffisamment ferme, la question de l’enseignement ne serait plus un problème. Combien de décennies de lâcheté partagée entre la gauche et la droite ?

    Pourquoi la droite au pouvoir n’a-t-elle pas lutté contre le pédagogogisme ? Pourquoi par exemple a-t-elle créé ce fameux livret de compétences, usine à gaz digne du plus pur soviétisme ? Pourquoi n’a-t-elle pas dénoncé l’absurdité qui consiste à écrire que l’élève doit construire lui-même son propre savoir ?

    Face à la gabegie financière, il aurait fallu une digue. Face à la démagogie pédagogiste, il aurait fallu une digue. Il n’y en a pas eu.

  48. D’accord sur tout cela, Desavy, sauf sur un point : « Si ces jeunes étaient remis à leur place par une justice suffisamment ferme, la question de l’enseignement ne serait plus un problème ». Si, ce serait un problème, un énorme problème : celui que vous dénoncez à propos de pédagogisme et de constructivisme. Quand je vois des enfants sortant du primaire dans une école de la Creuse où on ne trouve aucun de ces « jeunes qui transforment certains collèges et lycées en zones de non droit » et qui ne savent quasiment ni écrire ni compter en se présentant en 6e, je ne crois pas devoir accuser le laxisme de la justice (bien réel par ailleurs).

  49. QuadPater

    À Mayotte 35% des élèves de fin de primaire échouaient à l’examen d’entrée en 6è en 2008-9. On a surtout incriminé l’absence de maîtrise de la langue. Dans les banlieues le problèmer doit être semblable, mais dans la Creuse ?

  50. desavy

    Effectivement, ces élèves posent problème. Mais il me semble que ce problème n’est pas sans solution. Je suis moi même un enfant des mathématiques modernes, anomalie pédagogique qui m’a transformé en spécialiste des ensembles et des changements de bases, mais n’ayant jamais été confronté au moindre problème en mathématiques. J’ai eu tout de même la chance d’échapper à la méthode globale. Il est donc possible de revenir en arrière.

  51. … « Il est donc possible de revenir en arrière. »…
    Oui, certainement. Mais ce sera forcément long et difficile. Et là j’accuse en particulier notre centralisme invétéré. Si seulement nous n’avions pas à subir une Éducation Nationale adepte du « tous pareils, partout pareil » nous n’aurions sacrifié qu’une seule ville, ou une seule région.

  52. Certes, Impat.
    Je l’avais dit ici même: http://antidoxe.eu/2012/12/11/lecole-de-ces-dames-main-basse-ou-pas/

    Et notamment::
    « CAR, l’école en question, c’est bien celle de l’éducation Nationale ? De la République ? On est d’accord ? »
    Et si c’était ça son problème ? ».

    Suivi d’un appel à la VRAIE régionalisation, décentralisation etc…

  53. desavy

    Je ne suis pas certain Impat que l’Éducation nationale favorise à ce point l’uniformisation. Elle n’est malheureusement pas revenue sur le funeste collège unique qui doit dater des années 1970 mais elle propose, en plus des bacs généraux, des bacs technologiques et des bacs professionnels. On oublie souvent ces derniers lorsque l’on songe à ce fameux plus de 80% de réussite au Bac. Il existe par ailleurs des lycées privés auxquels les contrats d’association avec l’État laissent de vraies libertés. Enfin, les professeurs profitent des marges de manœuvre qui leur sont laissés et, lorsqu’ils les trouvent trop étroites, ils adoptent des stratégies individuelles pour les élargir.
    Quant à une plus grande décentralisation, elle n’aboutira qu’à une aggravation du bazar ambiant, à une dilution encore plus grande des responsabilités et à une nouvelle augmentation des fiscalités locales.

  54. … « une plus grande décentralisation, elle n’aboutira qu’à une aggravation du bazar ambiant »…
    Désolé, Desavy, mais cette phrase est une affirmation…gratuite. Néanmoins elle ne me chagrine pas car la solution que je vois n’est pas une décentralisation vers région, département, ville, ou collectivité territoriale quelconque.
    Cette solution éventuelle, qu’on mettra en œuvre un jour (autre affirmation gratuite :-)) quand on voudra vraiment ressusciter l’École consistera à supprimer l’Éducation Nationale et à libérer toutes les écoles, collèges et lycées pour en faire des établissements indépendants. Je précise : non pas autonomes à la française, indépendants à 100 %. Antidoxe a publié un article sur ce point, si vous le désirez je retrouverai le titre.

  55. Souris donc

    Ivan Rioufol défend les Roms

    Pas du tout, Desavy, il dit que les Roms étant bien folkloriques, bien visibles, bien évangéliques, bien sales, bien circonscrits à leurs campements, il est FACILE de faire le matamore intransigeant, alors qu’ on est complètement débordé et ligoté par le politiquement correct vis-à-vis du grand remplacement tabou qui nous amène, par an, 200 000 immigrés légaux + 100 000 clandestins. Pareillement non-intégrables, pareillement communautaristes donc pareillement racistes, puisque opposant le « nous » et le « eux ». Mais posant des problèmes à une toute autre échelle que les 20 000 voleurs de poules, dont le mode de vie est d’être nomades, qui n’ont donc, par définition, aucune appétence pour l’intégration.

    Intégration des Roms = faux problème, permettant à bon compte d’enfumer et de faire des moulinets (Valls, les Verts, les assos, les bobos en mal de bisous, le Pape, l’inénarrable Viviane Reding).

  56. desavy

    Je me rappelle votre texte Impat. Nous en avons ensuite discuté. Ils ne seraient indépendants qu’à la condition de pouvoir choisir eux-mêmes leurs élèves. Si on les leur impose, pas de réelle indépendance.

  57. desavy

    Allez dire Souris donc aux victimes  » pas grave, ce ne sont que des voleurs de poules ». Quant au grand remplacement tabou (n’ayons pas peur de citer R.Camus), je trouve que pour un sujet tabou, on en parle beaucoup.

  58. Merci d’avoir gardé ce texte en mémoire. Votre objection est sérieuse, mais les solutions existent.
    Les établissements indépendants pourront effectivement refuser un élève, ou le renvoyer à tout moment. Et si un enfant est refusé par tout le monde, il intégrera un des établissements spécialisés pour ce genre d’élève. Ces derniers établissements seront en général des filiales, ou des annexes, des établissements « normaux ».
    Et si même là ils sont renvoyés ? Eh bien il restera pour ce petit nombre les « maisons de correction » (ou autre appellation) comme il en existait auparavant et comme, je crois, Sarkozy en a recréé quelques unes.
    Par ailleurs il existera des écoles spécialisées (indépendantes, bien sûr) en enfants mentalement ou physiquement retardés, comme il en existe déjà.
    Ce ne sont là que les grands traits d’une des organisations possibles.
    L’idée de base est double : laisser le choix aux parents, et ne pas polluer tous les établissements par le mélange entre élèves normaux et élèves très difficiles.
    Et, avantage collatéral mais important, coûter moins cher au pays.

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