Jamais le dimanche

 dim3

N’en déplaise à quelque bricoleur du dimanche, qui cherche mandrin pour percer murs et oreilles des voisins, la banalisation du dernier jour de la semaine (ou du premier selon l’origine des calculs) est une grave erreur.

Non pas tellement pour des raisons religieuses, mais pour cause de civilisation. Fichtre, le gros mot que voilà !

Quelle est donc cette civilisation qui se vante de trouver à acheter ce qu’elle veut, ce dont elle croit avoir besoin, quand elle veut et où elle veut ? Un enfant agirait de la sorte on le qualifierait de capricieux, d’enfant gâté.

Ne peut-on réfréner ses envies un jour par semaine ?

A-t-on perdu la  patience à ce point ?

Quel enjeu justifie qu’on ne puisse se passer de mandrin un  jour de plus ? Allons !

Tandis que partout on fouille les ordures pour trouver à survivre, voici que chez nous on ne sait pas se priver. L’Occident ventru regarde au journal du soir les enfants rachitiques, les populations affamées, les naufragés de la faim. Et court les galeries marchandes pour se procurer ce dont il a seulement envie, car il ne sait plus ce qu’est d’avoir besoin. Je veux dire un besoin vital.

Attendre n’est plus possible, il nous faut l’iphone 5S le jour de sa sortie, la Renault Captur en précommande, la gélule qui fait « maigrir sans se priver » en prévision des goinfreries de Noël.

Mais qui sommes-nous devenus ? De gros enfants pourris ? Des impatients de se faire du bien ?  Des nantis qui se définissent par le plein de leurs armoires, et le vide de leur cervelle ?

Un jour par semaine, qu’est-ce ? Une liberté. Pas une contrainte. La liberté de faire autre chose, ailleurs, avec d’autres gens. Et nous n’en voulons pas ? Nous préférons pousser, amorphes, des caddies cahotant sous le poids des inutiles achats qui nous serviront une ou deux fois. Ne peut-on attendre lundi, samedi d’après, un autre jour pour soulager sa fièvre acheteuse ?

Ne peut-on plus se passer de posséder ? De prendre comme des singes qui ont trouvé un régime de bananes et s’en empiffrent à en devenir nauséeux ?

Un jour par semaine, un septième de notre temps, pour redécouvrir le temps libre, l’obligation d’être libre…

Regardez-les ces pauvres de chez nous qui croient que la galerie marchande est un mail de promenade. Au lieu d’aller voir les boulistes, les maquettes de bateau sur le bassin du jardin public, ils viennent tristement observer ceux qui consomment, faute de pouvoir le faire encore. Les vitrines sont baveuses de leur passage, les parkings encombrés de leurs voitures usées qui ne chargeront rien. Et nous, de la caisse où l’on empaquette ce qui ne nous est pas essentiel, nous les voyons passer et on se croit encore devant les reportages lisses des chaînes publiques…

L’avenir de l’Europe est à la sobriété, à la consommation raisonnée, à l’économie. Si nous payons tant de charges et de taxes et d’impôts, c’est, entre autre, pour alimenter cette illusion de pouvoir d’achat du plus grand nombre. Et comme ce dernier n’est pas sot, il veut les mêmes objets que le petit nombre. Les chers, les beaux, les nouveaux. D’où surconsommation, surendettement, interdit bancaire, misère noire, jalousie, révolte, vols, émeute etc.

Six jours pour tout, un jour… pour rien. C’est peu et c’est un champ immense de redécouverte de ce que nous sommes appelés à être : libres, joyeux, définis par notre être et non nos avoirs.

Un jour de vraie liberté, saurions-nous qu’en faire, ou bien sommes-nous déjà abrutis par l’habitude, fascinés par l’offre,  pavlovisés par la carte bancaire ?

Mandrin, voleur de grand chemin, reste tapi, un jour.

 

 

196 Commentaires

  1. Isa

    Je ne sais pas qui a écrit cet article, mais il n’est pas bien malin.

    D’abord, pas mal de gens seuls peuvent avoir envié de consommer le dimanche., de travailler le dimanche parce que c’est mieux paye ce jour la, et que dimanche pu lundi, Ben ça ne vous regarde pas. C’est extrêmement pénible tous ces gens qui veulent décider a la place des autres, alors que nous sommes en plus dans une période de crise ou la consommation a baissé et ou il n’y à plus de boulot.

    Ça me rappelle un site souverainiste qui sait mieux que tout le monde ou se situent le bien et le mal

  2. Merci Rackam pour votre article. Je souscris à peu près à tout.
    Oui l’homme moderne est devenu esclave du consumérisme qui finira par le consumer.
    Certes, le dimanche est mieux rémunéré que les jours ouvrables, mais pour combien de temps encore ? Avec sa banalisation, sa paie se banalisera aussi. Il n’y aura plus de jour de repos spécifique, mais chacun aura le sien. Plus de fête familiale, de weekend en groupe, de manifestation associative, rien !
    Pour un petit droit supplémentaire, celui d’user ses chaussures en poussant un chariot de supermarché le dimanche, nous aurons sacrifié un acquis social de plus de 3000 ans. L’homme croit ainsi être libre, en fait il réduit l’autre (caissier, vendeur etc.) à l’esclavage et finira par être esclave lui-même de ses envies, que dis-je, de ses lubies ! L’adoration du dieu « consumérisme » est une idolâtrie que nous paierons cher, très cher !

  3. Je ne lui ai pas fait dire, à Isa ! Mais elle a raison.
    Par ailleurs quels que soient les arguments échangés, voir dans cette facilitation (ou non) de la vie des Français un problème de civilisation est quelque peu…démesuré, outrancier. Sans parler, mais ce n’est pas le cas de l’auteur de ce billet, d’un rapprochement de cette question avec celle de la location des ventres féminins. Et puis quoi encore ?!!!

  4. …« banalisation du dernier jour de la semaine »…
    Fichtre, en voilà une importance démesurée accordée au magasinage !
    Comme si la possibilité d’aller faire des achats les dimanche, seul, entre copains ou en famille, banalisait cette journée. Pour la « banaliser » il serait plus juste de fermer les boutiques afin de planter tout le monde devant la télévision !
    Rackam, je vous soupçonne de consumérisme avancé. 🙂

  5. Isa, c’est bien moi, pas malin, qui ai écrit cette réponse au plaidoyer d’impat.
    Et je persiste à écrire que le « parce que j’en ai envie » est une réponse de civilisation.
    Celle de l’envie supérieure au besoin, celle de l’instant préférable à l’attente.
    Et tout s’ensuit.
    Ah, la patience du jardinier opposé à l’envie de qui exige des fraises en décembre, des clémentines en août, des primevères pour la Toussaint.
    Civilisation ou instinct? Humanité ou animalité? Prendre ou attendre? DSK ou Roméo? Roux ou Combaluzier? etc.

  6. QuadPater

    Allons, Rackam ! On n’a pas envie d’un mandrin neuf, on a besoin d’un mandrin en état de fonctionner, la nuance est largement à votre portée !

    Et pourquoi précisément le dimanche ? eh bien ce ne peut être du lundi au vendredi car on ne peut pas passer plusieurs heures de rang à bricoler (au bureau c’est interdit), et pas le samedi non plus parce qu’il y a les courses, la compète de judo de Boubounet et le gala de danse de Boubounette. Avec la lessive et les courgettes on achète aussi des fenêtres et volets neufs pour la chambre de Boubounon.

    Le dimanche le père de famille arrache les fenêtres abimées (à la hache parce que c’est coincé), et lit la notice des nouvelles. Il faut faire quelques trous. Il va chercher la perceuse. Premières manipulations, hop ! le mandrin fout le camp ! Papa s’écrie « Jésus Marie ! le mandrin est brisé ! flûte de saperlipopette ! » ou quelque chose d’approchant. Maman accourt et reprend ses cris en chœur. Ils lèvent les yeux au ciel, comme pour le prendre à témoin, leurs cris s’accentuent, deviennent des hurlements à la mort : de monstrueux nuages noirs ! et la chambre de Boubounon qui n’a plus de fenêtre !

    (pause sur image)

    C’est là qu’on a le choix entre le monde de Rackam, où la famille déménage dans le calme la chambre qui va être inondée et attend sagement 6 j pour pouvoir changer son mandrin, et celui d’Impat où papa file acheter une pièce neuve et monte les fenêtres avant l’orage.

    Moi j’ai choisi. 😉

  7. Quad, vous faites le bon choix, mais l’orage ici reste menaçant !

  8. QuadPater

    Vous plaisantez ? Avec le ciel qu’on a ici, le mandrin, 3 mois y peut attendre au magasin !*

    ———————
    * phrase à prononcer avec l’accent pied-noir.

  9. Lecture libre (et non faussée :-)) de l’excellent scénario de Quadpater :
    Au lieu prendre cette question par le bout qu’on voudrait philosophique, religieux, civilisationnel etc. on pourrait se la poser autrement. Que cherche-t-on ?
    On cherche à faciliter la vie des Français, ou à la compliquer ?
    Je dis bien « la vie des Français » car je vois venir les réponses indignées du style « les clients c’est bien joli, mais les salariés ? ». Alors il faut le rappeler, les salariés concernés sont non seulement volontaires mais demandeurs.
    Enfin, s’il faut rassurer certains inquiets, rassurons-les : on peut aller faire des courses après l’ « ite missa est ».

  10. Mais on peut aussi demander au voisin où à un proche s’il ne peut pas prêter son outil…

  11. Certes Quad (18h11), mais il est des orages virtuels qui menacent même par ciel clair et peuvent assombrir les écrans. L’accent pied-noir ne connaît que le ciel bleu, mais quid des ordinateurs ?

  12. Patrick (11 octobre 2013 à 18:25)

    Si vous avez pratiqué un peu le travail manuel, vous devez savoir qu’on travaille bien avec des outils qu’on connaît bien.
    D’autre part, cet emprunt ne ferait que reporter l’achat au dimanche suivant, sauf pour ceux qui disposent d’une semaine d’oisiveté.

  13. Lisa

    Si vous allier à la messe vous n’auriez pas à crier Jésus Marie Joseph !

  14. Lisa

    Surtout les gateaux à la pâtisserie à la sortie de la messe !

  15. Des religieuses ?

    🙂

  16. J’ai souvent pratiqué le travail manuel et j’ai fait plein de travaux dans ma maison.
    Mais je crois aussi que le bon ouvrier vérifie ses outils avant de se lancer…

  17. C’est bien ce que je pensais, impat (ient)et quad(rupède) sont des libéraux acharnés, la vente doit être permanente.
    S’ils ont besoin d’un parasol à minuit, envie d’un anémélectroreculpédalicoupeventombrosoparacloucycle (copyright Cosinus) vers 22h00 histoire d’amuser les mômes, ou d’une panse de brebis farcie au petit jour, tous les commerces concernés doivent être ouverts à l’heure dite. Et les caissières souriantes, les ristournes abondantes, les points fidélité dûment crédités sur leurs cartes.
    « Quand je veux » est leur devise. « Près de chez moi » leur mantra. « Pas cher » leur mot de passe.
    Et quand ils veulent quelque chose, ça finit par arriver.
    Alors on a eu Hollande.
    Bravo les mecs, la lampe merveilleuse est encore perfectible… 🙂

  18. rackam

    Pour alimenter la réflexion et notamment celle des ceusses qui croient que le travail du dimanche favorise l’emploi.
    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2013/10/travail-le-problème-ce-nest-pas-le-dimanche-mais-le-chômage.html

  19. … « le travail du dimanche favorise l’emploi. »…
    Cela, avec un minimum de bonne foi, c’est indiscutable. Mais ce n’est pas l’objet de la discussion, ce n’est qu’un avantage collatéral.

  20. Rackam,… « Alors on a eu Hollande. »…
    Hollande favorable aux ouvertures du dimanche ??? C’est nouveau, ça. Aurait-il une qualité, cet homme ?

  21. Rackam,… « amuser les mômes »… « Quand je veux »… »Près de chez moi »… « enfants gâtés »…
    Vous avez raison, les enfants gâtés, il vaut mieux les laisser faire ce qu’ils veulent : au lieu d’aller faire les courses, rester vautrés devant la télé.

  22. Patrick,…  » le bon ouvrier vérifie ses outils avant de se lancer… »…
    Je ne vous le fais pas dire.

  23. (C’est ma rafale du soir)
    … « sont des libéraux acharnés »…
    Merci Rackam, voilà un beau compliment. Même s’il est involontaire je l’apprécie. D’autant plus que, sagement, vous avez bien écrit « acharné » et non « ultra ».

  24. Mais il y a des alternatives, Impat, il n’y a pas que le choix entre les courses et la télé !

  25. Enragés, si vous aimez mieux…

  26. rackam

    Rafale du soir, mirage du matin.

  27. Non, je n’aime pas mieux. Mais j’aime bien cela: « Rafale du soir, Mirage du matin. » 🙂
    Pourquoi? Mystère.

  28. Florence

    J’ai la faiblesse de croire que notre prospérité ne sera pas sauvée par le travail le dimanche. L’Allemagne et la Suisse sont là pour nous le prouver. Là-bas, pas de travail le dimanche, ce qui n’empêche pas la prospérité.
    Le mal français est ailleurs. Si nous le réglons, nous n’aurons pas à nous poser la question du travail le dimanche.

  29. roturier

    Le cimetière d’Oran, tellement beau il est, envie de mourir il te donne.

  30. Lector

    magnifique Rackam !

  31. Lector

    Bravo Rackam !

    @Impat :

    « Au lieu prendre cette question par le bout qu’on voudrait philosophique, religieux, civilisationnel etc »

    Sauf que les attaques au philosophique, au civilisationnel et aux religieux qui font notre culture viennent de toute part.

    Lorsque sur l’islamisation Quad ou d’autre réagissent, ils ne font pas autre chose qu’une critique ; Rackam, Patrick ou moi avons parfaitement le doit d’émettre une critique. Et de la fondée avec/sur les outils du passé : chose qui oblige à entendre l’avenir et non seulement écouter le présent (comme le souligne le texte de Rackam) ; vous ne pouvez pas soutenir efficacement la tradition de ce pays quel qu’elle fut, qu’elle que soit l’image ou le roman que vous vous en faites, ni critiquer la marchandisation active contemporaine, en refusant de la voir partout où elle agit. Le fait de le savoir est pertinent en cela qu’il est connaissance : je le dis parce que l’on pourrait me rétorquer que et nos argument seraient choses acquises finalement ; justement non.
    Une fois de plus, ce n’a jamais été les petits commerces, la boulangerie du dimanche ou l’activité, culturelle, bucolique et/ou laborieuse dont il est question, mais de grandes enseignes ! C’est important et ça fait toute la différence ; de plus cela invalide totalement la plupart de vos arguments. Vous ne pouvez pas, sur le registre de la « demande », sans expliquer ses tenants, ni vous préoccuper des aboutissants, refuser de considérer les arguments de Rackam, sans occulter tout ce qui a été écrit, dit et filmer, sur l’exploitation de l’homme par l’homme ou par le « système » (conduit par des hommes).
    Le savoir c’est être un peu plus libre que nous ne le sommes forcés de louer notre temps pour payés nos factures, ne serait-ce que le courant.
    Lorsque Pierre Bergé, le dit, louer temps/bras et/ou ventre il est normal de s’indigner, oui. Dire qu’ici c’est la même chose qui est à l’œuvre est la stricte vérité ; si elle oublie la graduation entre les deux faits c’est que la critique se préoccupe du discours, de la propagande, de l’offre et/i.e. de l’essence même de la chose.
    Et la démarche est désintéressée ! D’où sa légitimité. N’sommes pas dans l’intellectualisme là ! Ce que vous nous reprocher !

    Pour ma part, lorsqu’un chrétien dit « Mammon », ou le philosophe, le sociologue, l’économiste sérieux et l’historien « prédation », la bible « veau d’or », quand un artiste critique les temps modernes, ou un militant dit « kapital », un prêtre, « cupidité », un rabbin, « vanité » ou un imam, « lucre », ou bien qu’un élu,un travailleur de France Tel, de chez Mittal, ou la ménagère de Trévise parlent de « déshumanisation », je me dis que ces derniers, s’ils ne l’ont reçu en héritage, ont compris l’enseignement des sages dans les âges.

    C’est le savoir, la connaissance, qui rend libre, pas la consommation, c’est aussi simple que ça. On ne va pas nous dire le contraire quand même ! Toute la critique de la société de consommation et du spectacle de Debord à Muray en passant par tant d’autres auteurs, des années 50 à nos jours, et plus anciens, et/ou artistes… je répète, les Temps Moderne de Chaplin ? Vous en faites quoi ?!

  32. Lector

    et qu’est ce que je retiens de tout cela ? Ceci :

    « Il est sain de se reposer un jour par semaine.
    Il est bon de ne pas pousser les gens à consommer à tout va.
    Il y a déjà assez de gens « obligés » de travailler le dimanche !
    Et on garde le dimanche parce qu’on est un pays aux racines chrétiennes, point barre. »

    Lisa , le 7 octobre 2013 à 14:30 sur Antidoxe

  33. Isa

    Je trouve pour le coup que jous raisonnez tous en super privilégies élitistes!

    Vous croyez que le dimanche ça e passe chez les autres comme chez jous?
    Vous savez qu’il existe des millions de familles relançais es dans lesquelles personne ne sait ce qu’est un bouquin, ah si! Gala » est ainsi appelé, ou personne ne se parle sauf pour s’engueuler pendant votre dimanche  » di sacré ».
    Pendant ce dimanche personne ne déjeunera avec personne, chacun ´e réveillant a des heures différentes pour aller becqueter sur un plateau devant une télé ou un ordi.

    Même les Groseille sont a envier, ils de retrouvaient a table pour manger et jouer aux sept familles!
    Alors nos points de vue de Bourges sur le sens de la sainte famille le dimanche!
    Je ne me souviens pas d’avoir moi- même être dans des galeries commerciales le dimanche, après mon petit marche du dimanche matin, avoue heureusement avoir autre chose a faire, et je ne sais pas bricoler..:))
    Mais j’ai juste conscience d’être hyper privilégiée et de ne pas avoir le droit de décide pour autrui.

    Enfin maintenant que je sais que Rackam est Cégétiste …

  34. Lector,… « C’est le savoir, la connaissance, qui rend libre, pas la consommation »…
    De tout votre discours j’approuve l’éloquence et la justesse, en particulier la phrase ci-dessus citée. Mais, permettez-moi de vous le dire, vous êtes « à côté de la plaque ».
    Il ne s’agit pas de dire que la consommation rend libre, et vous ne trouverez pas sous ma plume une telle affirmation. Il s’agit de dire que le devoir d’une société consiste, entre autres choses, à laisser les gens libres de « consommer » à des moments où c’est pour eux le plus le plus favorable pour les aider à vivre en allégeant leurs soucis. Oui, vous voyez, j’emploie le mot maudit de « consommer », quelle horreur ! Mais je suis sûr que vous-même, ni Rackam, ni Patrick, ne « consommez » jamais…

  35. Accessoirement, à vous toutes et tous qui voulez empêcher les gens d’organiser leurs dimanches comme ils l’entendent, vous devriez veiller à la cohérence de vos propos.
    On ne peut à la fois dire que les ouvertures du dimanche n’augmentent pas la consommation (« on achète en semaine ce qu’on n’a pas acheté le dimanche ») et s’y opposer par détestation du « consumérisme ».

  36. Dites donc, Maître. L’orthographe qui flanche aux petites heures blêmes.
    « Ce que vous nous reprocher ! » Et d’autres, passons…
    Métèque, chuis le dernier à pouvoir le dire. Mais si personne d’autre ne le dit chuis peut-être seul à lire…

    Heureusement, ces bricoles n’empêchent pas de comprendre.
    Il y’a peut-être qqc à en tirer. Voir + bas.

  37. roturier

    Dites-donc, Isa 06:48. Ce n’est pas les fautes d’orthographe qui effacent le péché d’écrire le Chabatt !!!
    Si vous voulez être comprise, un peu d’attention SVP. C’est quoi « familles relançais es »? Etc…

    Sinon, 100% d’acc avec vous. Le dimanche, pour de nombreux Français, souvent « de souche » (modeste), est une occasion de s’abrutir.
    L’image idyllique et angélique de certains ici des dimanches consacrés, d’une manière ou d’autre, à l' »élévation des âmes »; est hypocrite.

    Déambuler dans une galerie marchande d’hyper est encore mieux que ce qu’en font la p^lupart.

  38. roturier

    Exact, l’ingénieur. Comme quoi un minimum de rigueur mathématique est obligatoire.

  39. Impat,
    en maths je ne dis pas mais en logique votre affirmation est un syllogisme.
    Je dis que l’abus de consommation est un mal.
    L’autoriser un jour où elle est restreinte aggrave ce mal.
    Alors?

  40. Souris donc

    On aura tout vu. Rackam, fourbe grenouille de bénitier, qui nous fait le coup de la décroissance alors qu’il n’a qu’une idée derrière la tête : envoyer le troupeau faire ses dévotions.

  41. Souris donc

    D’accord avec Florence, les quelques emplois des magasins de bricolage ne résoudront pas le problème du chômage et de la paupérisation. Ils en sont pourtant de bons indicateurs. Les enjeux sont ailleurs, dans l’incapacité de la gauche à réduire les dépenses de l’Etat-providence au-dessus de nos moyens, dans la destruction idéologique des emplois, par matraquage fiscal. En un an, 62 000 entreprises ont mis la clé sous la porte. Il y a l’équivalent d’un plan social Alcatel tous les 3 JOURS.

  42. Rackam
    Alors ? Alors voici : l’abus de consommation est un mal, j’en suis bien d’accord. Mais la facilité de pouvoir acheter le dimanche n’a rien à voir avec un abus de consommation. Votre conclusion est donc un contre-sens. Alors alors ?
    (Au fait, j’espère que la discussion du dimanche est autorisée par la police de l’activité privée, sinon il va falloir arrêter ce soir…)

  43. Souris donc

    Ce qu’elle veut, quand elle veut, où elle veut.
    Et d’invoquer les misérables du tiers-monde qui fouillent les ordures.
    Tout, tout de suite. La mentalité consumériste selon la classe éduquée. Or les milieux populaires ne vont pas à la médiathèque, à l’opéra, aux conférences, ne guettent pas l’iphone 5S le jour de sa sortie, ni la Renault Captur. Ils veulent, comme tout un chacun, offrir à leur famille du beau. La preuve : les ZaraHome, les Casa, les Gifi…
    Les milieux populaires n’ont pas les moyens de faire appel aux professionnels, ils sont contraints de bricoler eux-mêmes. Si les enseignes de bricolage ont un tel succès, s’il y a rencontre de l’offre et de la demande pour le dimanche, ce n’est pas par caprice, c’est aussi à cause de la paupérisation. Ce serait bien que les éduqués repus ne viennent pas culpabiliser ceux qui le sont moins.
    Et si ce n’était pas hors sujet, j’écrirais tout le mal que je pense de l’Antéchrist qui va nous culpabiliser à Lampedusa.

  44. Souris donc

    superbe !

  45. Oui, eh bien,… souris, retenez-vous ou je fais un malheur…
    Bitte schön !

  46. Souris donc

    Alors un aperçu, juste. Quand les Jésuites entretiennent la musique baroque au fin fond de l’Amazonie et qu’on voit les Indiens jouer le canon de Pachelbel, j’applaudis. Quand les Jésuites d’Amérique latine imprégnés de théologie de la libération donnent un pape coco, l’apocalypse n’est pas loin.

  47. roturier

    Sauf votre respect, Souris, revenons au sujet.

    Maître Lector 05 :19 fait un distinguo entre « grands » (gros ?) commerces et « petits ».
    C’EST PEUT-ETRE UNE PISTE.

    Sachant que l’arsenal réglementaire français en fait le même. Puisque il existait jadis (encore ?) une limitation (sauf autorisation) à la prolifération de surfaces « grande distribution » en fonction de la zone urbaine, sa densité et la présence de « petits » commerces susceptibles d’en pâtir.

    Moyennant une instance administrative territoriale chargée d’étudier les demandes d’ouverture au K par K (censeurs, affutez). J’abrège.

    La définition et la boite à outils n’étant plus à inventer, pourquoi ne pas permettre l’ouverture dimanche aux « petits commerces » dits « de centre-ville » et l’interdire aux « gros » ?

    Quoi de mieux, dans l’esprit dominical cher à certains ici, que des centres-villes-village (ré)animés le dimanche ?
    La (ré)humanisation du commerce, celui de « proximité », lui rendant sa fonction sociale et culturelle?.
    La (ré)habilitation du rapport humain, indissociable, en vérité je vous le dis, du « mercantile » ?

    Et on ne me taxerait pas d’islamophobie…

    Cela dit, rien n’empêcherait des « souchiens », alléchés par une meilleure rentabilité des « petits commerces » assurée par ce genre de dispositif, d’en ouvrir… Voilà ce qui pourrait modifier sérieusement la physionomie de certaines zones urbaines et périurbaines.

    MAIS naturellement, aucune chance face au lobby des Leclerc, Castorama et autres Auchan.

  48. Imposer aux gens le jour où ils doivent se reposer est effectivement un problème de civilisation: liberté, liberté chérie. Je deviens de plus en plus allergique à l’intrusion systématique de l’État et de ses appendices syndicaux dans ma vie. Que dire de l’interdiction de travailler la nuit ? De l’obligation de se reposer tous ensemble ? D’embaucher des gens qui ne nous reviennent pas, de ne pas pouvoir licencier ceux qui mettent la survie de l’entreprise en danger pour une raison ou une autre. Contrairement à ce que pense l’ami Rackam, la civilisation qui est défendue au travers de cette interdiction est celle de la bureaucratie triomphante et pas l’ancienne civilisation chrétienne qui est morte dans l’indifférence générale.
    La reconstruction ne viendra certainement pas de la défense des intérêts de quelques syndicalistes, le consumérisme est argument commode : ce n’est pas en empêchant les gens de consommer qu’on en viendra à bout, mais en proposant autre chose. Le problème est que le christianisme ne sait pas proposer autre chose, il se mêle de l’organisation de la société et oublie les âmes, c’est ce qui l’a tué, ce n’est pas ce qui le fera ressusciter. Si le Christ se soucie des pauvres, il rend à César ce qui lui appartient, en d’autres termes le souci des pauvres doit venir de nous et non pas d’une idole, c’est dans la liberté que l’on aime, pas sous la contrainte.
    Dire que nous croulons sous l’impôt à cause du consumérisme est un contre-sens, nous croulons sous l’impôt parce que des gens bien intentionnés pensent pouvoir redistribuer la richesse grâce à l’impôt. L’heure est à la décroissance pour ceux qui nous ont amené là où nous sommes, c’est à dire les tenants de droite et de gauche de la social démocratie, de la régulation des activités humaines par l’État, que l’Église pense pouvoir retrouver son lustre en retournant à cette gamelle est navrant, l’exemple latino-américain devrait pourtant faire méditer, la meilleure façon de soulager les pauvres est d’avoir une économie prospère pas de s’associer aux socialistes de tous poils qui apportent la misère là où ils s’installent.
    Que les hommes de Dieu s’occupent de nos âmes, qui’ils laissent l’économie à d’autres. La défense des pauvres ne suppose pas qu’on les maintienne dans leur condition, comme la compassion envers les victimes des naufrageurs modernes entassant des centaines de gens sur des barques pourries ne suppose pas que l’on demande à l’Occident de battre sa coulpe. Le problème de la théologie de la libération est son tropisme gauchiste qui lui fait s’aligner sur ceux qui apportent le malheur et accuser ceux qui réussissent à s’extraire de la pauvreté et à créer de la richesse d’être la cause de la misère.
    Défendre les pauvres ce n’est pas défendre la pauvreté, promouvoir la spiritualité et l’amour de son prochain ce n’est pas promouvoir la tyrannie.

  49. Isa

    Vous avez raison, j’ai écris des l’aube sur un téléphone sur lequel je ne sais pas intégrer les accents.

  50. Skarda (12 octobre 2013 à 12:30)

    Votre commentaire est une superbe démonstration de la jonction possible et nécessaire entre la spiritualité et le souci terre à terre de la condition humaine, ce souci d’amélioration de la vie quotidienne du plus grand nombre.

  51. Isa (12 octobre 2013 à 12:48)
    Écoutez donc Rackam, il veut vous acheter (pardon, consommer : c’est plus vilain) un iphone 5S. 🙂

  52. … « notre prospérité ne sera pas sauvée par le travail le dimanche »…
    Évidemment, Florence, qui pourrait prétendre ça ? Et d’ailleurs qui le prétend ?
    L’ouverture de magasins le dimanche n’est pas destinée à sauver notre prospérité, elle est destinée pour les uns à permettre une meilleure organisation de leur vie, pour les autres à améliorer leur niveau de vie. Et, pour tous, à se libérer de pesantes tutelles.

  53. Le respect du repos dominical
    Par Mgr GRALLET (archevêque de Strasbourg)
    « À plusieurs reprises, ces derniers temps, la question nous est posée : le repos dominical est-il encore utile ? A-t-il du sens aujourd’hui ?
    Oui, le repos dominical a vraiment du sens, aujourd’hui comme hier, pour tous ceux qui travaillent et trouvent enfin un jour de repos et d’arrêt des contraintes rigoureuses de l’entreprise. Dans l’enchaînement laborieux, qui peut être sans fin, c’est un grand acquis social que de garantir à tout travailleur le nécessaire congé hebdomadaire auquel il a droit.
    Le repos dominical a du sens pour les familles : leurs membres peuvent se retrouver autour de la même table, s’accueillir, se visiter, fêter ensemble.
    Le repos dominical a du sens pour tous les chrétiens qui depuis des siècles en nos pays arrêtent leurs activités laborieuses pour vivre un temps de gratuité, de prière, de détente et de rencontre. Le repos dominical a du sens pour toutes les associations culturelles et sportives qui peuvent rassembler leurs membres et leur permettre de profiter, ensemble, des loisirs dont ils ont besoin.
    Le repos dominical a du sens pour la société tout entière qui peut vivre des événements festifs et fédérateurs.
    Oui, le repos dominical a du sens car il rappelle que l’homme n’est pas fait seulement pour le travail productif, il est fait aussi pour la gratuité et l’amitié, le jeu et le repos, l’art et l’esprit, la prière et le culte.
    Nous savons bien que le repos dominical est reporté en semaine pour ceux qui sont astreints aux services de sécurité, de soins, de transport, d’hôtellerie, de tourisme… Mais s’ils le sont, c’est précisément pour permettre au plus grand nombre de goûter aux loisirs dominicaux.
    Bien évidemment, le repos régulier ne s’oppose pas au travail, indispensable capacité de l’homme. C’est une nécessité et un bien trop précieux pour les laisser aux seules logiques comptables et productivistes.
    Respecter le repos dominical, respecter le droit local*, c’est respecter l’homme, c’est respecter notre région, c’est respecter la société tout entière, son présent et son avenir ! »

    ______________________
    * Droit local d’Alsace-Moselle.

  54. Source : Les Dernières Nouvelles d’Alsace.

  55. Mal intégrée que vous êtes.
    Je peux parler…

  56. Il a raison, Mgr Grallet : … « Nous savons bien que le repos dominical est reporté en semaine pour ceux qui sont astreints aux services de sécurité, de soins, de transport, d’hôtellerie, de tourisme… Mais s’ils le sont, c’est précisément pour permettre au plus grand nombre de goûter aux loisirs dominicaux. »…
    …dont, par exemple, le bricolage à la maison ou le magasinage en famille. Ce dernier point reste pour beaucoup le seul tourisme accessible, et il en vaut bien d’autres.

  57. roturier

    Monsignore! C’est l’or!!!
    A quoi pourrait-on s’attendre de sa part?

    Tibor parle ci-dessus de « l’ancienne civilisation chrétienne qui est morte dans l’indifférence générale. »
    Il exagère un peu, mais c ‘est des donneurs de leçons de ce type qui en sont à l’origine.

    Sait-il seulement de quoi il parle?
    Monsignore a-t-il déjà vu une entreprise de l’intérieur?
    A-t-il des enfants qu’il faut équiper pour l’école alors qu’on bosse toute la semaine?

    Son discours est aussi crédible que celui d’une poissonnière vantant sa morue.

    Conformément à une tradition millénaire il faudrait à Monsignore encore qq siècles pour comprendre le monde; qui aura évidemment encore changé d’ici-là.

  58. Pour un homme, ce serait plutôt crapaud de bénitier, non ?

    😉

  59. La discussion est devenue passionnelle. On voit bien que chacun voit midi à sa porte.
    N’y a-t-il donc pas d’alternative entre l’ouverture des magasins le dimanche et l’abrutissement devant la télé ? Il y a mille et une façon d’organiser son dimanche et il y a des loisirs qui sont à la portée de tous.
    En tout cas, je ne voudrais pas que ma femme soit obligée de travailler comme caissière dans une grande surface le dimanche, m’obligeant à sortir tout seul et attendant impatiemment son retour. C’est peut-être égoïste aux yeux de certains. Je l’accepterais bien plus facilement pour une profession médicale ou de sécurité, mais sûrement par pour acheter des clous, ce qui peut très bien être fait en semaine. Les magasins sont ouverts assez longtemps le soir pour cela.

    Je suis d’accord avec Tibor sur le point suivant : l’Eglise (les Eglises), à part les évangéliques ont trop longtemps négligé le spirituel au profit du social, se gauchissant au fil des décennies. Les évangéliques ont longtemps résisté à cette tentation et ont évangélisé. Alors on les a traitées de sectes et durement réprouvées. Mais depuis quelque temps, il y a des papes qui appellent à « évangéliser ».

    L’homme est religieux de nature. Il a pour une grande part délaissé les églises, alors il recherche des temples modernes. Ceux-ci s’appellent Carrefour, Auchan, Fnac, Castorama, Leroy-Merlin etc.

  60. « Monsignore a-t-il déjà vu une entreprise de l’intérieur? »
    Qu’en savez-vous ? connaissez-vous son parcours de vie ?

  61. … « soit obligée de travailler (…) le dimanche »…
    Il est décidément des légendes qui ont la vie dure, surtout quand elles confortent une opinion ancrée par ailleurs.

  62. Il est vrai que l’on peut opter pour le chômage, du coup on ne travaille plus le dimanche, ni les autres jours d’ailleurs…

  63. Patrick, SVP ne nous refaites pas le coup de la « pression du patron » pour « obliger » les employés à travailler le dimanche. Si l’opération consistait à désigner des volontaires, ce pourrait parfois être vrai. Mais pour l’avoir pratiqué à maintes reprises , je rappelle que pour trouver des volontaires soit pour le dimanche soit pour le soir soit pour des heures supplémentaires, l’opération consiste toujours à éliminer le surplus de demandeurs. Ne vous basez pas sur ce qu’on entend partout, qui ne se confond pas avec la vérité.

  64. Patrick, un mot de plus. Je comprends et respecte totalement vos raisons, essentiellement religieuses semble-t-il, de refuser les ouvertures du dimanche. Mais ne faites pas appel à d’autres motifs pour appuyer ces raisons, elles se suffisent à elles-mêmes.

  65. Précisément, elles ne sont pas que religieuses. Je suis bien conscient que beaucoup ne vont pas à l’église, mais à des sorties communes, des rencontres associatives, des congrès etc. Pour ce dernier exemple, le weekend de Pentecôte est intéressant, car contrairement à Pâques ou Noël, il se fête moins en famille et sert à des événements qui s’étalent sur deux voire trois jours. Et là, je sais de quoi je parle.

  66. Impat, puisque vous parlez de raisons religieuses, bien que les premiers chrétiens avaient pour habitude de se réunir le dimanche, 1er jour de la semaine, (Chabbat étant le dernier), aucun texte n’y oblige. C’est pourquoi, le jour où l’islam venait à prendre le pouvoir et décréter le vendredi comme jour de repos, les chrétiens pourraient s’en accommoder, pourvu qu’il y ai un jour sur 7 qui ne soit pas travaillé.

  67. Et vous, qu’en savez-vous?

    J’ai deviné juste. Jamais vu une entreprise de l’intérieur. Donneur de leçons professionnel; jamais salit les mains, jamais accompli le début du commencement de notre devoir de terriens à tous:
    http://www.eglise.catholique.fr/conference-des-eveques-de-france/eveques/eveque.html?evequeID=95&Nom=Grallet

    Pour la seconde question « A-t-il des enfants qu’il faut équiper pour l’école alors qu’on bosse toute la semaine? »: étant ce qu’il est, j’imagine que vous ne répondrez pas par l’affirmatif?

    La cause est donc entendu: rien que le prechi-precha.

    Après réflexion, je préfère les boniments de la vendeuse de morues. C’est + honnête.

  68. roturier

    Alternative, Patrick:
    C’est vous qui travaillez comme caissier et c’est elle qui vous attend.

  69. roturier

    Je confirme d’expérience.
    MAIS A CONDITION de percevoir, selon le cas, au moins 25% de majoration.

  70. roturier

    Mais, Patrick 16:44, ai-je bien compris?

    Vous êtes apparemment en train d’accepter le travail du dimanche si remplacé par un autre jour de repos? En l’occurrence le vendredi si l’Islam « venait à prendre le pouvoir »?

    Mais alors, pourquoi pas le lundi ou le jeudi d’ores et déjà, sans que l’Islam prenne le pouvoir?

    Si je vous lis correctement, vous êtes tout à coup opposé au discours de Monsignore pour lequel c’est le dimanche et basta?

  71. Non, il faut que le jour de repos soit commun à tous comme l’est actuellement le dimanche.

  72. QuadPater

    « A-t-il du sens aujourd’hui ? »
    ASSEZ ! QU’ON NOUS FOUTE LA PAIX AVEC CETTE EXPRESSION QUI NE VEUT RIEN DIRE ! UN MOT, UN ACTE, ON UN OU PLUSIEURS SENS, MAIS PAS DU SENS, BON SANG !

  73. roturier

    Certes, Patrick; certes.

    MAIS cela voudrait dire que ce jour commun à tous ne serait pas forcément le dimanche. Par décision générale (de type démocratique, je suppose), cela pourrait être un autre jour.
    Aucune priorité particulière pour le dimanche.

    Mais EN AUCUN CAS ceci ne correspond au discours de Monsignore.
    Pour lui c’est dimanche et basta, nada, niente altro en aucune circonstance.
    Pour des raisons éminemment religieuses; on ne peut plus chrétiennes.

    Si vous n’êtes pas de son avis, pourquoi nous l’avoir longuement cité 13:45?

  74. roturier

    Calme et sérénité, Quad 19:14.

    Vous accepteriez probablement « a-t-il UN sens aujourd’hui ».

    J’ai déjà glosé sur votre propension, ainsi que celle d’Impat, de porter l’habit vert et l’épée.
    Souffrez que la langue évolue sans et malgré vous autres académiciens.

    La tournure « avoir du sens » a du sens pour nos contemporains francophone.
    C’est là où réside son sens. Et sa raison d’être.

    Vous n’y pouvez rien,

  75. Quad, votre sens n’a fait qu’un tour !

  76. roturier

    Et soyez heureux que l’on ne vous inflige pas, pour l’instant, le « faire sens » anglicisant. (Make sense).
    Cela viendra.

  77. QuadPater

    Je ne comprends pas ce qui nous sépare.

    Je récapitule : il est des métiers qui peuvent être exercés n’importe quel jour de l’année, à n’importe quelle heure. Personnels médicaux et para-médicaux, mais aussi flics, pompiers, personnel navigant des transports, etc… Pour eux vous admettez le travail le dimanche, n’est-ce pas ?
    Bien.
    Ensuite il y a les patrons de boîtes qui font du commerce. Vous concevez tous qu’ils ont parfaitement le droit de désirer ouvrir leur enseigne le dimanche ? Ok.
    Leurs salariés maintenant. À partir du moment où seuls des volontaires, sur-payés ou non, travaillent le dimanche, je ne vois absolument pas en quoi cet accord patron-salarié, non pas dérange, mais surtout regarde en quoi que ce soit le reste du monde !

    Hein ?

  78. QuadPater

    Ouin, hoooon, t’comprends mon rotuuu, hoooon, ça fait sens, hooon, ouin voilàààà, tchioiiiis, moi ch’te dis que l’vécu c’est du lourd tchioiiis..

    juste avant le dîner, c’est du sadisme !

  79. QuadPater (12 octobre 2013 à 19:41)

    En un sens, que du bon sens, vous donnez UN sens à la discussion.
    Et vous avez raison aussi de tenir à la langue correcte de nos commentaires. Ce n’est pas parce qu’une expression inappropriée est d’usage courant qu’elle devient correcte. Nous devons suivre votre sens unique de l’expression juste!

  80. Lector

    @Impat
    « à côté de la plaque » ?

    1 « Il ne s’agit pas de dire que la consommation rend libre »

    2 « Il s’agit de dire que le devoir d’une société consiste à laisser les gens libres de « consommer » (ou pas !)

    Je me demande qui est à côté de la plaque quand en plus vous nous reprocheZ de vouloir décider pour les autres, ce qui est faux.
    Je le redis donc : je travaille le dimanche, ai consommé le dimanche, suis favorable par égoïsme aux ouvertures des magasins le dimanche…

    @Isa
    … voilà ce qui fait de mon idée une pensée bourgeoise, certainement pas le reste, ni la vie que je mène. Sur ce point j’attends vos leçons salariées ! Moi qui vis bien en dessous du « seuil de pauvreté » depuis des lustres !

    @tous Si vous n’avez jamais vécu à la marge alors taisez-vous ! Bien sûr que je consomme ! Ce n’est pas cela qui me rend libre. Et je suis par nécessité décroissant.
    Qui ici, même s’il est chef d’entreprise, a déjà dépensé son salaire annuel dans ses outils de production ? Allez… courage… dites-moi un peu. Je l’ai fait.
    Sur ces choses faudra vous levez de bonne heure pour me faire la leçon ; je ne suis pas un Jeff Koons, je suis de ces artistes pour qui l’art est un sacerdoce.

    @Impat ; hé, retour à l’envoyeur cher ami, c’est la vôtre de cohérence qui bat de l’aile. Le propos de Rakam n’empêche personne de faire ce qu’il entend, il éclaire vos consciences tout de même un peu faisandées par une culture que je dis mercantile parce que vos arguments l’ont été, marchands et « mathématique ».

    Qui sont les hypocrites ?! Le travail du dimanche, une fois de plus, n’est pas la question ! C’est celle de la prolifération de la culture marchande devant laquelle tient notre parole !
    Oh ! Faut le dire combien de fois ! Faut vous débouchez les esgourdes !

    Et pourquoi voudriez-vous, accessoirement, empêcher les gays de se marier et d’avoir des enfants ?! Allez, dites-moi, et par quel argument je vous pris. La tradition ? L’institution ?
    Hypocrites vous l’êtes, ou inconséquents ! Voudriez-vous EMPECHER les gens de vivre comme ils l’entendent ?! Non mais ! Quelles sont ces valeurs adaptables à merci ?!

    D’accord avec Souris à 11h33 mais de grâce gardez vos justifications charitables à l’endroit des pauvres gens !

    Les GROS contre les PETITS, oui, Roturier 12h03, voilà bien le problème ! Je suis heureux que vous entendiez enfin l’argument que j’évoquais* sur l’autre fil du dimanche et je souscris à votre intervention.
    (ne prenez pas en mauvais part, svp, le vocable métèque, je ne lui accorde pas la connotation que vous semblez croire que j’y mets)

    * « petits commerces susceptibles d’en pâtir », c’est ce que je disais l’autre jour, on ne peut pas se plaindre de la déshumanisation de notre société et voter pour ce qui favorise celle-là !
    Voilà le non-sens ! C’est pourtant pas bien compliqué !

    @Tibor, la nuit grand dieu, n’y touchez pas ! Il parait qu’elle est faite pour ce reposer… c’est ce qu’il m’avait été répondu. Et pourtant tous les arguments en faveur du travail du dimanche devraient être en faveur du travail de nuit…

    Ho les gars vous la situez votre incohérence ou pas !
    Je travaille aussi la nuit et lorsque j’ai à trouver un emploi par temps de vache maigre c’est au postes de nuit que je pense.

    Ras le bol de l’argument fallacieux d’interdiction qui irait contre vos libertés chéries… liberté… non mais que ne faut-il entendre déversé de vos bouches !

    Le christianisme ne comporte pas en lui sa destruction, c’est l’Eglise dont vous parlez Tibor, ne mélangez pas tout, le culte et ses émissaires… encore une trahison des élites, celle de l’Eglise. Jésus ne se soucie pas des pauvres mais de l’âme de ceux qui ne le sont pas. L rappelle aux nantis la richesse des pauvres, c’est autre chose !

    S’extraire de la pauvreté mon cher, je n’en est rien à cirer pour moi-même, je ne me plains pas, elle n’est pas un choix mais je me cogne de la liberté de consommation comme de ma première chaussette reprisée.
    Le gaspillage, voilà où nous mène cette liberté libérale qu’ici les bonnes gens défendent.
    La misère est une chose terrible mais la paupérisation de la réflexion couchée devant la tyrannie économique est bien pire.

    Un problème d’élite ? Ah oui, les maquereaux économistes remplacent les théologiens et les philosophes… et l’Historien donc… vous savez très bien ! A quel débat d’expert voudrions-nous abaisser la réflexion ?! La gestion, voilà ce qui importe. Qui sont-ils donc ces fameux experts éconocroquignoles FMIstes bardés de diplômes ?! Experts de quoi ?! Quand n voit le résultat ! Experts en que dalle oui ! ou bien en asservissement, en exploitation, mais pas en gestion !
    Vous les ouvrez vos mirettes un peu ou vous léchez le derche de DSK… il adorait ça…

    C’est quoi « l’amélioration de la vie quotidienne du plus grand nombre » Impat ? Une nouvelle téloche ? Ou bien une côte de bœuf de bonne saveur et de qualité.

    Il est où le petit boucher et le moyen ? Spanghero lui-même déshonoré par le plus grand européisme diviseur… Soleil Vert, vous connaissez ?! Ben nous y sommes ! Galettes d’argiles en Afrique et ici du cheval dans votre hachis de bœuf !
    Et demain à cette allure ?! Y avez-vous réfléchis ?! Bien sûr que non à vous entendre.

    Mais c’est vrai, j’oubliais qu’à drouâte, vous ne devez pas être très instruits de la critique de la société de consommation, critique qui, elle, avait su faire son autocritique.

    Mon grand-père Hector Pharaon, toujours lui, a terminé sa vie déprimé que son combat syndicaliste qui n’était pas le moins du monde anti-patron finisse entre les mains de petits chefs avares syndiqués qui ont fait d’une lutte ouvrière pour l’émancipation du peuple, un outil lucratif de Komité d’entreprise… avec un K, oui, parce qu’il était anticommuniste, ce directeur général FO. Lâchez un peu vos œillères !

    « … « notre prospérité ne sera pas sauvée par le travail le dimanche »…
    Évidemment, Florence, qui pourrait prétendre ça ? Et d’ailleurs qui le prétend ? »

    Eh bien, les arguments économiques, pratiques et mathématiques qui nous ont été servis le laissent entendre depuis l’autre fil…

    @Patrick
    « …mais sûrement par pour acheter des clous » 😀 ça, Patrick, venant de vous on s’en doute… pardon je sors !

    @les gens

    Ce qui me chiffonne depuis le plus jeune âge, c’est que les bonnes gens se marrent à écouter Desproges lorsqu’il milite, manifeste sur scène pour garder Sakharov en prison… l’absurdité du monde que l’humoriste décrit n’est pas un détachement, un dandysme, c’est un engagement éthique. Ce n’est pas seulement dans ce sketch le militarisme que l’humoriste combat, Desproges n’y regrette pas non plus le progrès technologique et l’invention de l’électricité, il essaie d’éclairer nos lanternes, en pointant les grands désastres inhérents aux grands progrès, il nous rappelle à l’esprit critique, nous oblige à sortir de la doxa, à réfléchir…

    Mais les bonnes gens oublient vite, ils ont un temps pour rire (le dimanche ?), un autre pour faire les adultes, être sérieux, prétendre que les artistes, ces marginaux, n’ont rien à dire de censé, ne sont pas des experts, sont des fous.

    Eh bien, je chérie ma folie et la sienne plus que vos arguments. Voilà tout.

  81. J’ai cité ce texte de l’archevêque parce qu’il apporte des éléments intéressants. Citer quelqu’un ne signifie pas nécessairement accord total. Il m’est même arrivé de citer des textes auxquels je n’adhère pas ou peu, mais qui contribuent à alimenter, ou mieux, à élever le débat.
    Ceci dit, je préfère de loin que l’on garde le dimanche. Mais supposons que pour mettre d’accord toute une population, on soumette le choix du jour de repos au vote, et s’il en sortait un autre que le dimanche, je m’en accommoderais, pourvu que ce jour soit commun à tous.

  82. Dites-moi, ami Lector de 21h08, c’est gentil de vouloir citer mes phrases, mais il serait plus juste de ne pas les tronquer.
    Remplacer mon « Il s’agit de dire que le devoir d’une société consiste, entre autres choses, à laisser les gens libres de « consommer » à des moments où c’est pour eux le plus le plus favorable pour les aider à vivre en allégeant leurs soucis »…
    Par « Il s’agit de dire que le devoir d’une société consiste à laisser les gens libres de « consommer » (ou pas !) »
    …fait prendre à la phrase un tout autre sens.

    Trouvez-vous cela bien honnête ? Mais bon, si vous chérissez votre folie plus que nos arguments, je vous pardonne volontiers 🙂

  83. @ Lector (21h08)
    Vous êtes bien remonté. Je constate néanmoins avec plaisir que je vous ai fait sourire, si j’en crois le smiley.

    😉

  84. @ Lector (21h08)
    « Desproges (…) nous oblige à sortir de la doxa. »
    Vous faites bien de le rappeler sur ce site « Antidoxe » dont le mot d’ordre est « Soignez votre doxa« .

  85. QuadPater, ne mettez pas ainsi tous vos sens en émoi ! Le coeur, pensez à votre coeur !
    Et plaignez-vous auprès de Mgr GRALLET !
    Quant au « faire sens », je l’ai déjà entendu.
    Mais sur le fond, vous avez raison. Parlons français, pas franglais.
    Comme disait Etiemble : jouons au foutebôle et allons aux houatères !
    Allez, bon ouikenne à tous !

  86. Lector

    croyez le Patrick, parce que c’est vrai… enfin Patrick acheter des clous… vous n’y pensez pas… Ponce Pilate va ! 😉

  87. Lector

    attention Impat, si vous me prenez « au mot »… gare à vos fesses…

  88. Lector, je tiens à ma liberté, c’est comme ça. Je n’aime pas que des syndicalistes décident de ce qui est bon pour moi. Je ne lèche le cul de personne et j’aime le pragmatisme justement, surtout en économie. Soleil vert carrément ! N’y a-t-il pas une différence entre boulotter ses semblables et des arnaques de bouchers ?
    Pour ce qui est des gays je n’ai strictement rien à faire de ce qu’ils font ou ne font pas, ce qui m’exaspère c’est la théorie du genre, le désir mimétique grotesque. Encore une fois, si l’on vide le mariage de son contenu qu’on me laisse le choix d’arranger mes petites affaires devant un notaire sans avoir à faire le guignol devant un maire qui ne représente strictement rien pour moi. Ceci n’a rien à voir avec le travail le Dimanche dans une société qui se fout du christianisme comme d’une guigne. Nos églises sont vides et l’on croit que le dimanche pour tous va y changer quelque chose ? Tout ceci est de la rigolade un cautère sur une jambe de bois, c’est une lutte à contre courant qui ne fait l’affaire que de ceux qui nous ont amené là où nous sommes. On donne la légion d’honneur à un type comme Vergès et on s’inquiète du travail le dimanche ? On prépare une directive européenne sur la théorie du genre qui prépare la voie aux pédophiles et on s’inquiète du travail el dimanche ? Il faut descendre sur terre et voir le monde tel qu’il est, je suis plus inquiet de vivre dans un monde de vieux que de savoir que les gens veuillent occuper leurs loisirs comme bon leur semble, plus inquiet de voir que le plusimportant des chefs spirituels du christianisme appelle ouvertement à ouvrir nos frontières à tous que de voir les gens cavaler au supermarché le dimanche, plus inquiet de voir s’installer une dictature molle des bons sentiments que de savoir que des étudiants sont contents de remplir leur maigre bourse en travaillant le dimanche.
    En gros je n’en n’ai strictement rien à faire du travail le dimanche, ce que je vois c’est que nous vivons dans une société de plus en plus liberticide, que la créativité et l’inventivité n’ont jamais été aussi basses en Europe, que même les États-Unis sont menacés par la dictature caca d’oie (verte et rouge). Vous vous cognez, comme vous dites, de la liberté de consommation, tant mieux, moi je ne me cogne pas des multiples règlements qui nous étouffent peu à peu. Je suis pour une très grande dérèglementation, la responsabilisation de chacun, la libération des forces créatives, le démantèlement du capitalisme de connivence, le cantonnement de l’État dans ses fonctions régaliennes. Je ne veux plus de cette social-démocratie qui donne dans le sociétal et restreint toujours d’avantage nos libertés, nous appauvrit tous et traite les voyous comme des victimes.
    Je préfère largement le modèle Américain au nôtre, ils ont au moins su préserver la liberté, et la société de consommation n’y a pas tué toute spiritualité, tout élan créatif, tout désir de se dépasser, tout patriotisme, toute fierté d’appartenir à la magnifique civilisation occidentale.

  89. À titre d’appendice au cri du cœur de Skarda, il faut noter que dans le pays qu’il cite, les Etats-Unis, de très nombreux magasins ouvrent le dimanche (en fait presque tous) et partout les églises le dimanche matin débordent de monde…

  90. Il y’a qd même, globalement et en moyenne, une sacrée énergie là-bas.
    Autant que lassitude ici.
    C’est à se demander si le pb n’est pas à chercher de ce côté.

    La lassitude ici est de travailler; dimanche ou pas d’ailleurs.
    Si c’est comme ça, le dimanche est peut-être un faux problème. La lassitude, c’est tous les jours. Le dimanche a bon dos.

    Pareil pour tout le reste; y compris aller à l’église.

    Nous sommes peut-être devenus enfants gâtés, à râler, attendre en permanence, la gueule ouverte, que la manne tombe dedans.

  91. Oui, bon, les clous…
    Ce n’était pas pour une crucifixion !

    😉

  92. C’est, je crois, quelque chose d’approchant. Mais je ne dirais pas « lassitude », qui intervient après un excès de travail ou d’effort. C’est plutôt une sorte de désamour du travail. On a tellement glorifié les loisirs, tellement dénigré la « valeur travail », tellement désappris que prospérité et emploi ne sont que conséquences du travail global d’un pays…

  93. Patrick,(22h38)… « Allez, bon ouikenne à tous ! »…
    À vous aussi, Patrick, et joyeux lundi ensuite !

  94. Merci Impat, à vous aussi.

  95. lisa

    Mais, il est fini le WE, vous avez trop bossé ma parole.

  96. Lector

    Tibor,

    Soleil vert, oui, ça en prend le chemin, la comparaison est surévaluée mais le symbole n’en reste pas moins ; il tient.
    L’argument de liberté ne vaut pas au sens que j’ai pris soin de l’annoncé ; piètre liberté en vérité.
    Mais je suis comme vous sur ce point, je l’ai dit, je le répète une dernière fois : pour ma propre personne, pour la façon dont je vis et entends le faire je suis pour la possibilité d’un travail rémunéré effectué le dimanche.
    Je suis favorable au travail de nuit (volontaire bien sûr), et même contre le CDI s’il devenait l’unique offre… (pas en ce moment en tout cas) parce que j’aime bien que les choses soient déterminées, je préfère les CDD, que l’indéterminé n’est pas gage non plus de pérennité (tant qu’on parle encore français) et qu’il n’est pas question pour moi de faire carrière dans le salariat, j’ai dit ce que j’en pensais et ce qu’il est.
    Ce qui pose la question de la sécurité de l’emploi ; une réponse : salaire citoyen de base ; ça au moins c’est équitable ; ça redéfinit l’emploi totalement ; c’est un projet intéressant.
    Et elle n’est pas récente cette idée qui remonte au moins au 18ème et qui possède tout un historique, comme l’étape Front Pop qui proposait de rémunéré la personne au foyer, les femmes donc, majoritairement en ce temps là.

    Ce n’est pas vous particulièrement que j’interpellais sur les arguments de marchandisation qui découlent de la loi sur le mariage gay ; votre raisonnement n’achoppe pas sur ce point ? Pensez à ceux sur l’islamisation d’imposer selon son calendrier etc…

    Excusez cher ami, je ne vous ai pas attendu pour atterrir ; je peste depuis les années 90 et chaque fois que mon entourage me traitait de cassandre il a finit par s’apercevoir que j’avais raison, autant sur le FN, que sur l’islamisation, que sur l’économie de Marché ou la GPA et PMA qui n’ont pas attendu ledit mariage puisque dès les années 80 etc…

    Simplement, je ne comprends pas comment, vous, cher Tibor, votre étude des philosophes et votre amour de la poésie en bandoulière, ne feriez confiance qu’à des cartouches pragmatiques ! Il m’était plus agréable de penser que l’enseignement que vous avez su tirer de ces choses viendrait au profit de la réflexion, plutôt que le pragmatisme qui n’est pas forcément bon sens, populaire ou commun, et qui ne sert qu’un individualisme, effet de la déshumanisation de toutes choses qui passe par leur marchandisation.

    Voilà bien les symptômes d’un dictature molle mais néanmoins sévère, si terrible que tous les scénarii de la SF affleurent dans la réalité : depuis la robotique en passant par le génie génétique, jusqu’au juridique, c’est une fin anthropologique de l’homme qui se prépare ; cela peut mettre 100, 500 ou mille ans, ou moins.
    La chose est à la fois passionnante et dangereuse. Les progrès de la technique sont autant de miracles pour l’humanité qu’ils peuvent se faire les instruments de sa destruction.
    Le sketch de Desproges sur une actualité passé mais récente m’enseigne en ces choses aussi bien qu’une prospection futuriste d’Asimov ou de Dick.
    Mon raisonnement n’a pas l’heur de cloisonner les créations de l’esprit, voilà pourquoi je déments les experts qui du haut de leur spécialisme ne savent pas embrasser le monde, c’est-à-dire aussi l’humain.
    Toutes choses ont toujours affaires entre elles. Ici, ce n’est pas seulement la liberté d’agir, mais de qui et pourquoi, et surtout comment ; quel sens symbolique, quelle valeur, quelle culture, sont ici sous-jacentes au fait.
    Je ne me pas cogne de la culture mercantile libérale individuelle, je l’abhorre, et je me cogne de la culture de masse et de la liberté de consommation outrancière, du gaspillage et des jérémiades du consommateur obèse. Je n’ai que foutre des Iphones et autres gadgets du Marché auquel adhère votre argument de liberté comme une moule colonisée à son bouchot.

    Certains dénoncent les effets de cette culture du profit pour lui-même en dénonçant par exemple l’esclavage des enfants travailleurs, en Chine ou Inde etc.
    La famine, l’esclavage, la guerre, la pollution, la paupérisation des gages, salaires et retraites, le chômage etc., demandent une redéfinition politique et juridique ad hoc à l’heure du mondialisme, n’est-ce pas ? Voilà ce que j’appelle avoir les pieds sur terre : bien ancrés dans des faits starting-block pour pouvoir lancer la foulée d’un marathon ou bien à tout le moins d’une course de relais.
    Le surplace hic et nunc éternel qui confond les causes et les effets, pour pouvoir toujours prétendre que le train roule… soviétique ou américain, m’emmerde. Les séries américaines les plus regardées me dégoûtent, propagandes qu’elles sont de la théorie du genre, du politiquement correct, de la discrimination positive, de la repentance, du communautarisme, du machinique biologique… houlala, le point de l’imbécile Godwin n’est pas loin…

    Dans la lune ? Vraiment ?

  97. Lector

    « désamour du labeur » ? Les chômeurs ne voudraient donc plus travailler ? Je ne crois pas; « enfants gâtés », ça oui; lassitude sans doute.

  98. Si Maître Lector est dans la lune, il est en bonne compagnie.
    Vous êtes nombreux ici à pester contre la « mondialisation » (= »mondialisme »?) génératrice, dite-vous, de paupérisation et de chômage.

    FAUX. A l’échelle, justement, mondiale.

    A cette échelle la faim et la pauvreté, ailleurs qu’en Europe occidentale, reculent. Fortement. En Afrique, Asie, Amérique Latine. La longévité y augmente.

    Ceux qui veulent vraiment savoir la vérité sont invités à sortir un peu de leur coquille et regarder dehors.
    Les infos sur ces évolutions pullulent.

    La dépression hexagonale et peut-être un peu européenne, mais en aucun cas mondiale.

  99. Lector

    nous pensons trop court, c’est certainement cela parce qu’à échelle mondiale tout va très bien…

  100. Nous voyons, Maître Lector 06:40, midi à notre porte. Humain, naturel.
    MAIS nous avons tort.
    Car, les vases étant irrémédiablement communicants, les portes des autres nous regardent.
    Littéralement.

  101. Personne ne vous oblige Lector, retirez-vous dans une caverne, mais de grâce n’obligez pas les autres. Je n’ai pas envie de payer un salaire universel à tous les clampins de France et de Navarre, et à vrai dire je me moque de savoir si vous aimez ou pas les iPhones ou les série américaines, c’est votre problème. La vision apocalyptique écolo machin est depuis un bon moment la trique utilisée pour faire marcher le populo au pas, elle n’est étayée par rien, sinon par les prédications d’allumés qui tiennent plus de Savonarole que d’Einstein, et puis c’est tellement chic ce pessimisme. L’islamisme est notre création, le fruit de notre culture de la culpabilisation, comme disait Victor Hugo aux Français à propos des Prussiens : « Dressez-vous et soufflez dessus ! » C’est le même aiguillon de la culpabilité qui est utilisé par les écolos et un peu tout le monde, voici ce qui me fait horreur. Pour ma part, je trouve internet et le développement technologique très bien, c’est ce qui fera vivre nos enfants, enfin ceux des autres car nous sommes tellement amorphes que nous n’arrivons plus à en faire.
    L’humanité n’a jamais été si prospère, si nous diminuons c’est que nous n’avons plus les tripes qu’il faut, c’est l’État obèse qui sucre plus de la moitié des richesses pour soit disant les redistribuer qui nous étouffe, par le consommateur. Votre salaire garanti est là, dans les faits, il appauvrit tout le monde à commencer ceux qui en profitent qui perdent la maîtrise de leur vie pour se trouver tributaires des allocations. Vous vous plaignez du libéralisme alors qu’il n’existe plus en France depuis un siècle ou presque, cherchez l’erreur !
    La culture ce n’est pas le repliement, les quotas, le sanctions, la police de la pensée, la culture c’est ce qui caractérise l’activité d’un groupe humain, si le français périclite, si le rayonnement de la France est réduit à quia, à une curiosité de musée c’est tout simplement parce que les Français sont plus intéressé par de confuses et obscures balivernes idéologiques que par ce qui fait le sel de la vie.
    L’Europe disparait, ça me fend le coeur , mais c’est ainsi, la France s’est étriquée, ça me déchire mais je ne me reconnais pas dans cette aigreur dans laquelle nous baignons, cette haine de la réussite (comme nous aimerions les Américains s’ils étaient pauvres et sans rayonnement), ce regard fixé dans le rétroviseur.
    Vive les OGM, les nano-technologies, la conquête de l’espace, la noosphère, et le grand Esprit qui nous pousse. Vive le grand Victor Hugo qui a pu se tromper dans sa vie mais qui était animé d’une chose essentielle la confiance en l’avenir, et l’optimisme cette vertu très chrétienne qui a déserté nos coeurs.

  102. Lector,… « parce qu’à échelle mondiale tout va très bien… »…
    Me permettrez-vous une critique, Lector ? Oui, naturellement vous pemettez, alors la voici.
    Vous tombez dans un travers fréquent, mais si fréquent qu’il soit il n’en est pas moins désagréable. Cela consiste à répéter le propos de l’interlocuteur en le déformant jusqu’à lui changer sa signification, et puis à lui reprocher le propos ainsi déformé…qu’il n’a pas tenu.
    Exemple dans les commentaires ci-dessus : Roturier écrit que la faim et la pauvreté reculent dans la monde, ce qui est indiscutable. Skarda va d’ailleurs dans le même sens.. Et vous « concluez » : « nous pensons trop court, c’est certainement cela parce qu’à échelle mondiale tout va très bien… »
    Ont-ils écrit que « tout allait très bien » ???

  103. roturier

    Vous devriez souffler un peu entre deux râles, Tibor.
    Ménagez-vous; pensez à Ikea, ne les laissez pas tomber.

  104. roturier

    Cela s’appelle la caricature.
    On grossit le trait; facile pour un peintre; mais c’est pour mieux ridiculiser le propos.
    Une forme courante de rhétorique; me suis habitué, ne m’énerve plus. J’en use à l’occasion.

    Je préfère me focaliser sur le contenu.
    Et là, force est de constater que le ramage du Maître n’est pas à la hauteur de son plumage (je radote…).
    Oublié la terre ferme, si longtemps sur son arbre perché.

    Chute être rude.

  105. Marie

    Excellent Skarda!:

  106. Marie

    « plus inquiet de voir s’installer une dictature molle des bons sentiments que de savoir que des étudiants sont contents de remplir leur maigre bourse en travaillant le dimanche. » oui oui et oui Skarda! Il faudra effacer au fronton de nos mairies le mot Liberté au moins ce serait clair !

  107. desavy

    « plus inquiet de voir s’installer une dictature molle des bons sentiments que de savoir que des étudiants sont contents de remplir leur maigre bourse en travaillant le dimanche. »

    Je ne pense pas que les antidoxiens se proclamant contre le tout consumérisme soient suspects de vouloir imposer cette dictature molle des bons sentiments.

  108. Desavy (et Rackam), cette transposition permanente, sur le fil et sur « Liberté dominicale », du problème des ouvertures du dimanche vers le « tout consumérisme » constitue une sorte d’abus de raisonnement que je tiens derechef à rejeter formellement.
    Veuillez noter s’il vous plaît que je me sens viscéralement opposé au tout consumérisme, et viscéralement en faveur de la liberté offerte à tous d’ouvrir leurs magasins quand ils veulent. Et ici comme ailleurs je ne pense pas être le seul.

  109. desavy

    Vous n’êtes certainement pas le seul, Impat. Je pense même que nous sommes très minoritaires. Vous parlez de « transposition permanente », j’évoquerais plutôt une cohérence dans nos interventions. Attention, je ne prétends pas pour autant que vous n’êtes pas cohérent.
    Le monde est en train de se transformer en un immense marché, dans lequel tout a vocation à devenir une marchandise. Nous n’avons pas seulement une économie de marché, mais une société de marché. Jadis, Jospin avait déclaré être pour la première mais contre la seconde. Je lui avais trouvé une certaine naïveté.
    Si nous ne voulons pas que tout se transforme en marchandise (par exemple les embryons), il faut maintenir des sortes de digues, qui sont, pour faire simple, certaines traditions.
    Il est vrai que ces traditions s’opposent à une liberté totale. Mais peut-être cela vaut-il le coup de renoncer à certaines libertés.
    Où le curseur doit-il être placé ?

  110. Finalement, Desavy 00:15, vous dites que liberté totale=absence totale de liberté.

    Effectivement. La mécanique est implacable et le sera davantage avec 9 milliards d’individus sur terre.
    L’argument massue « Liberté, Liberté chérie » y trouve ses limites.

    C’est donc un problème de placement de curseur; subjectif; goûts et couleurs.
    Adieu le triptyque républicain. Mais ça, on le sait depuis longtemps.

    Zéro partout balle au centre.

  111. Lector

    je ne me trouve pas en désaccord avec ce que vous écrivez là Tibor, au moins sachez-le. Et je n’oblige personne.
    Quant à « mon problème » Iphone etc, je ne faisais que répondre à votre modèle américain préféré. Moi aussi j’aime les grands espaces et le sentiment de liberté qu’ils procurent, et celui d’entreprise et de découverte qu’ils insufflent… mais nous savons tous deux dans quel pays ont été construites les moeurs et les théories qui occultent et dévoient le modèle français.
    Vous n’avez pas envie de payez un salaire à tous les clampins, c’est là le vôtre de problème, un défaut d’utopie i.e. précisément un manque de confiance en un avenir, à tout le moins « à la française », qui capitule devant celui anglo-saxon, et c’est une incohérence puisque vous le faites déjà, payer pour les autres à coups de prélèvements. Et sans ceux-ci vous seriez complètement égoïste. Pourquoi pas, c’est une façon de voir les choses.
    Les vertus chrétiennes ne semblent pas avoir déserté le coeur de Patrick; duquel parlez-vous? Du vôtre?
    Je sais ou j’ai compris que vous en aviez; ouvrez le encore un peu et vous nous entendrez au lieu de me faire un procès naturaliste écolotruc et socialchmoll. Vous déduisez mal de ce que je dis, vos combats ne me sont pas étrangers, ni vos admirations.
    Mais si vous croyez que la technique ne suppose pas de critique (en envoyant celle que j’évoquais sur les roses) alors… que dire?
    Fut un temps j’ai défendu les nanotechnologies ardemment et la recherche spatiale contre des imbéciles qu n’y voyaient qu’un gouffre financier, lui préférant celui « social » (à l’UDF). L’argument de la conquête, i.e. de l’aventure, celle des hommes et l’histoire extraordinaire de leurs inventions ne semblant pas les passionner, restait l’avancée médicale qui soigne parkinson et soignera bientôt le cancer. Ce point intéressait avec avantage commun leur égoïsme.
    Je mets donc sur le fait que nous nous connaissions encore mal notre opposition sur le fil.
    Je vous salue cordialement Tibor, de grâce, ne me renvoyez pas à ma caverne quand j’en sors.

  112. Lector

    oui ? Je sais répondre en miroir… et ? Ai-je écrit ce qu’ils entendent de mes lignes ? Pas le moins du monde.
    Ce n’est pas un procédé rhétorique là, juste un aveuglement.

  113. Lector

    @Impat : au dessus. (au fait votre « pouvoir partagé » ne semble pas en contradiction avec ce que je dis)

    @Roturier : c’est chic ! Affirmer sans jamais démontrer. Je vais donc faire de même : vous n’avez pas même le ramage pour masquer qq défaut de plumes !

    ça les amis, si vous faites les hypocrites, je vous répondrai de même; ça ne vaut pas plus.

  114. Lector

    oui, et mes inquiétudes ne sont pas étrangères aux siennes; le comprenez-vous au moins ?

  115. Lector

    nous le notons, mais notez que je réfute cette « abus de raisonnement »; c’est du prolongement, des effets de cette culture consumériste dont je parle. Un concept est une lentille analytique pour décrire les choses, pas pour « voir midi à sa porte », pour reprendre l’expression utilisée plus haut. La critique de Barthes dans Mythologies ou de la Société du Spectacle de Debord ne sont pas en contradiction et servent un propos idoine au point de vue que nous avons défendu.
    Qui a demandé ici qu’on les laissent consommer comme il l’entendent ?! Pas moi tout de même, relisez-vous donc. Quand en plus mon propos n’était pas même de vous l’interdire. C’est un peu facile et désolant d’affirmer le contraire.

  116. Lector

    d’accord ! voilà !

    mon salut à vous tous

  117. Alors amusons-nous : poussez le raisonnement jusqu’au bout. Si vous voulez réellement lutter contre
    ce « tout consumérisme » qui vous chagrine tant, pourquoi se contenter d’une journée de fermeture obligatoire ? Vous devez militer pour la fermeture les boutiques 5 ou 6 jours sur 7. En ce cas, oui, la consommation ralentira. Et pendant les rares jours d’ouverture on verra les magasins assaillis et les queues comme à Moscou dans les belles années 1950-89.
    Ce sera le bonheur, nul doute que nos compatriotes seront contents.

  118. Hello Lector, bien sûr que nous ne nous conbaissons pas beaucoup. Vous m’avez piqué avec le cul de Strauss-Kahn : imaginez qu’il se retourne en plus ! C’est vrai que les Américains ont produit pas mal d’idées tordues, une demes meilleures amies est une radicale américaine, universitaire de surcroit, elle me fait parfois grimper au plafond, par exemple lorsqu’elle m’affirme que le voile islamique n’est pas plus un signe d’asservissement de la femme que les cheveux teints pour paraitre plus jeune. C’est vrai aussi qu’ils sont assez arrogants, comme lorsque l’ambassade organise des échanges avec entre banlieues défavorisées. Tout ceci est vrai mais le reste aussi, mais surtout, surtout, cet incroyable dynamisme, cet incroyable optimisme. Je veux bien ouvrir mon coeur mais je ne veux plus que l’État ouvre mon porte-monnaie, je ne veux plus que des politicards viennent gaspiller mes maigres richesses, je crois que c’est Disraeli qui disait donner la garde de l’argent aux hommes politique c’est donner la garde lait au chat.
    Je suis aussi assez sensible sur le sujet de l’écologie, je ne supporte plus ces menteurs qui prennent la science en otage pour avancer les idéologie malrhusienne et leurs idioties d’empreinte carbone.
    Voilà c’est tout et vous penseriez exactement le contraire de moi que j’aimerais toujours votre style et ferrailler avec vous.

  119. Marie

    Non mais je dois être bouchée .

  120. Guenièvre

    Bonjour à tous !
    On peut remarquer que ce n’est pas le fait de travailler le dimanche qui gêne ceux qui sont opposés à l’ouverture des magasins car tout le monde s’accorde pour reconnaître que l’accomplissement de certains travaux est nécessaire. De même, ceux qui sont partisans de l’ouverture ne sont pas forcément des consuméristes forcenés !

    Le problème posé par Rackam, Lector et Desavy est autre : l’essentiel de la pensée contemporaine occidentale se ramène aujourd’hui à un projet d’autonomie du sujet. Autonomie et liberté sont les maîtres mots. Mais n’est-ce pas cet argument de la liberté qui est largement utilisé par les partisans du MTP ? On en use et en abuse tellement qu’il ne veut plus rien dire ! Il conviendrait peut-être d’examiner ce que nous devons à l’héritage et à la transmission c’est à dire à la tradition. Que gagnons-nous effectivement à faire « table rase du passé » ? Est-ce qu’il n’y a pas dans ces traditions des principes civilisateurs essentiels ? Où placer comme il a été dit le curseur entre ce que l’on peut abandonner et ce que l’on doit garder ? N’est-ce pas dans cette capacité de choix que réside la véritable liberté ? C’est sur ce point précis qu’il y a divergence.

  121. Le seul argument présentable à mon avis par les défenseurs de l’interdiction d’ouverture le dimanche est l’argument religieux, « Tu ne travailleras point le jour du Seigneur ». Mais curieusement cet argument n’est pas utilisé. L’auteur du billet l’a juste mentionné en début d’article…pour l’effacer d’un geste :… « Non pas tellement pour des raisons religieuses… ».
    Cet argument pourtant a sa valeur, pourquoi ne pas le dire ? Vous n’osez pas ?

  122. Bonjour Guenièvre, … « Il conviendrait peut-être d’examiner ce que nous devons à l’héritage et à la transmission c’est à dire à la tradition. »…
    Mille fois d’accord. Simplement, « examiner » ne signifie pas « accepter systématiquement ». Quant une tradition n’est pas fondamentale alors qu’elle s’avère gênante, voire nocive, pour le plus grand nombre, on peut l’examiner…et la réformer.
    Devait-on garder par exemple la tradition d’interdire aux femmes mariées l’ouverture d’un compte en banque ?
    Le « mariage pour tous », que vous citez, pouvait éventuellement faire partie des traditions à réformer. En revanche la théorie du genre et la PMA sans contrôle touchaient à des questions beaucoup plus graves, la filiation, l’anthropologie. Ce n’est pas le MPT qui est dangereux, c’est la loi Taubira.

  123. Excellente idée, d’expérience: « interdire aux femmes mariées l’ouverture d’un compte en banque »…
    Smiley facultatifs à votre guise.

  124. roturier

    Vu que, sauf erreur, on a fait le tour et chacun se retrouve, certitudes ébranlées, pollué des idées des autres, (c’est à ça que sert Antidoxe), il serait peut-être temps, c + fort que moi, (censeurs !!!), d’évoquer l’attitude traditionnelle juive orthodoxe à l’égard du dimanche juif, le chabatt.

    Précisons que, mécréant et ayant renoncé au paradis depuis longtemps, perso je ne respecte rien.

    L’interdiction de travailler y est prise dans une acception tellement large que tout ce qui peut ressembler à un effort est interdit. Certes le travail, rémunéré ou non.
    Mais la conduite automobile aussi, quelle qu’en soit la cause.
    Aucun sport ; même une marche à pied au delà d’un périmètre restreint est exclue. Et encore : sans porter quoi que ce soit en poche ou à la main.
    Interdit de cuisiner ; la nourriture est préparée la veille.
    Interdit d’actionner des appareils électriques, y compris de cuisine, vu que consommer de l’électricité implique le travail des autres.
    Toute activité commerciale est rigoureusement bannie ce jour ; ni magasins ni restaurants.

    J’abrège ; sinon on n’a pas fini à Noel.

    L’unique exception étant pour des urgences de santé : les services idoines fonctionnent, en format réduit.

    Il règne ce jour, faut le dire, aux quartiers composés majoritairement de fidèles, une ambiance tout sauf mercantile ; « désintéressée » ; de repos, de paix et de calme de nature à rappeler quelque vérités premières, indépendantes du religieux, que le tohu-bohu quotidien habituel nous fait oublier.

    A toutes fins (in)utiles.

  125. … »Femmes mariées et compte en banque »…
    Je reconnais que le choix de l’exemple était perfide 🙂

  126. Tout à fait d’accord avec Impat, si on ne voit pas la différence entre le travail le dimanche et la manipulation de l’humain, le désir mimétique des homosexuels qui veulent bouleverser la société entière au nom de leur inclination sexuelle, qui veulent susciter des vocations dès l’enfance si je puis dire, alors tout se vaut effectivement et l’on ne fait que précipiter la grande uniformisation.

  127. Guenièvre

    Impat , essayer de comprendre l’argumentation des autres ne veut pas dire que l’on s’y range ! C’est seulement faire l’effort d’examiner avec faveur leur point de vue . Et examiner ne veut pas dire « accepter automatiquement » non, je n’ai jamais dit cela !

  128. …  » je n’ai jamais dit cela »…
    Certes Guenièvre, et…je n’ai jamais dit que vous l’aviez dit! En tout cas si mon commentaire pouvait le laisser croire, il ne me reste qu’à demander pardon à genoux. Ce que je fais.

  129. Guenièvre

    Tibor, je ne compare pas le MPT avec l’ouverture des magasins le dimanche , je dis seulement que l’argument de la liberté ( qui est avancé dans les deux cas) ne me semble pas le plus valable.

  130. Guenièvre,… « l’argument de la liberté ( qui est avancé dans les deux cas) »…
    On pourrait dire que c’est une question de place du curseur. Je pense plutôt que c’est une question de définition de la liberté, et comme souvent il faut en revenir aux définitions de base. La constitution dit, je crois, quelque chose comme « le droit d’agir dans la limite de ce qui ne nuit pas à autrui »
    Eh bien la loi Taubira nuit à autrui (théorie du genre, filiation…). À l’inverse l’ouverture du dimanche ne nuit à personne, et de surcroît arrange beaucoup de monde.
    La différence est sensible, même indépendamment du poids extrêmement différend des deux questions.

  131. Guenièvre

    Impat, relevez-vous vite, c’est une position très inconfortable !
    J’ai donné mon avis sur le sujet dans votre texte, c’est pourquoi je ne comprends pas que vous m’opposiez des exemples caricaturaux ( mais je vous pardonne 🙂 ! ) .
    J’ai dit dès le départ que l’ouverture de certains magasins le dimanche n’est pas le problème à condition que ce jour ne devienne pas « un jour comme les autres « . Et pour l’instant on n’en et pas là , le dimanche il n’y a pas d’école par exemple…En plus, le bricolage puisque ce sont les magasins de bricolage qui sont concernés est plutôt une activité familiale, je n’y vois pas particulièrement de risque d’accentuation du consumérisme. Celui-ci me semble découler davantage de l’effondrement des grandes idéologies et d’un désenchantement par rapport au progrès, d’un « vide » que l’on essaie ainsi de combler que d’une ouverture de magasins.
    Cela dit, et sans que ça change mon opinion, je peux aussi pointer ce qui me touche dans l’argumentation de Rackam, Lector et Desavy : au départ, une interdiction n’est pas seulement une contrainte, elle est ce qui nous a constitue. Pour que nos esprits aient intégré que le dimanche n’était pas un jour comme les autres, il a bien fallu qu’il y ait au départ ce genre d’interdiction. On ne nait pas avec tout un système de valeurs dans la tête et ce sont les cadres sociaux dans lesquels on s’insère qui nous façonnent et qui nous humanisent . La famille bien sûr, mais aussi la société dans laquelle on vit avec ses règles et ses traditions . Les cadres du temps, comme ceux de l’espace sont des marqueurs communs d’une culture et d‘une histoire .
    La prétention actuelle d’un individu « libéré de toutes ces contraintes », libre de faire ce qu’il veut quand il veut, me fait un peu peur. Un individu libéré des contraintes sociales n’est-il pas un individu soumis à ses pulsions ? C’est pourquoi l’argument mis en avant de « la liberté » de chacun ne me semble pas valable d’autant qu’il est avancé pour justifier tous les fantasmes.

  132. Guenièvre

    Vous trouverez des gens Impat qui vous diront que cela nuit à la vie de famille, des témoignages de ceux qui expliquent que cela a détruit la relation avec les enfants…

  133. Bien sûr que j’en trouverais, Guenièvre. Et à ceux-là je répondrais : ne soyez donc pas volontaires pour travailler ou faire vos courses le dimanche, laissez ceux qui sont demandeurs le faire.

  134. Guenièvre

    Impat, vous savez que les magasins de jardinage qui ouvrent le dimanche imposent à leurs salariés de faire un roulement et que c’est autorisé dans le loi tout comme pour les pharmacies et les restaurants, les fleuristes ou les tabacs et tout un tas d’autres activités comme les commerces d’ameublement ?
    Vous pensez sincèrement que l’on en restera au volontariat si l’ouverture des magasins de bricolage devient effective ? Pourquoi le jardinage par roulement et le bricolage sur base du volontariat ?

  135. Poids différenT !!!
    Enfin… Comment voulez-vous dans ces conditions que j’apprenne? .

  136. Chère Guenièvre, je tiens pour ma part à l’argument de liberté dans un monde de plus en plus liberticide. J’y tiens d’autant plus que contrairement à ce qui est souvent dit ce n’est pas la liberté qui est le principal argument des tenants du mariage gay, de l’adoption et du reste mais l’égalité. La liberté est devenue une valeur secondaire en Europe : on punit pour une fessée ou le refus de laisser endoctriner ses gosses à l’école. Tout est fait pour réduire nos libertés depuis la manipulation médiatique à l’incroyable tissu bureaucratique qui nous empêche de créer librement nos activités économiques.
    Tout est jugé à l’aune du collectif et effectivement seule la consommation est libre et encore, la chape étatique sur ce qui est considéré comme étant du domaine culturel restreint nos choix dans beaucoup d’aspects.
    La guerre au libéralisme est un leurre dans des sociétés social-démocrates qui glissent doucement dans le socialisme tout court. Vous ne pourrez un jour plus choisir votre voisinage au nom de la mixité sociale. Les écoles libres sont de plus en plus contrôlées, la dictature molle sociale-verte s’insinue partout.
    Par ailleurs, tout ce i à un coût financier énorme, qui nous ruine littéralement. Alors les interdictions au nom des traditions, de la défense de la planète, de la protection des plus défavorisés, et que sais-je encore, j’en ai par dessus la tête. que l’on nous fiche la paix et que l’on cesse surtout d’invoquer le bien-être d’une société qui crève des décisions prises par des élites imbues d’elles-mêmes au nom de ce qu’elles considèrent comme le juste et le beau.

  137. Je lis du Guenièvre comme on boit du petit lait…
    Et du impat et skarda comme du lait ribot.
    Dieu qu’ils tiennent à étiqueter les gens selon un critère simple et commode!
    Mais nous sommes plusieurs êtres: religieux (ou non) et consommateurs, citoyens et pères (ou mère), attachés à la liberté donc aux interdits…
    Mais non, ils persistent à essayer de nous punaiser dans une petite boîte au fond de coton.
    Ils nous trouvent insectes…

  138. Ah, que c’est facile ! Pour l’instant ceux qui sont punaisés sont ceux qui osent affirmer que c’est la liberté qui est en danger dans nos sociétés. Qui de nous, exposé au pilori pour libéralisme, nie que nous soyons multiples ? Qui de nous prône l’homme unidimensionnel ? Nous faisons simplement entendre quelques arguments libéraux, les moins prisés au Royaume de France où de l’extrême-droite à l’extrême-gauche tout argument qui ose contredire la toute-puissance du collectif est perçu comme une obscénité.
    Des interdits nous en avons bien assez pensons-nous, mais le dire c’est aussitôt se faire chantre de la manipulation de l’humain, du délitement du tissu social, de l’égoïsme triomphant. Mais chers amis, tous ces maux accablent une société qui ne sait plus ce qu’est le libéralisme depuis près d’un siècle, comment cela est-il possible ?
    Je redoute la décroissance, cette lubie malthusienne prônée par les verts et malheureusement par tant d’autres girouettes qui se voudraient éoliennes pour ne brasser que du vent : suis-je pour cela un ennemi du genre humain ? Je constate que que le dimanche férié, vache sacrée syndicale, ne remplit pas ni nos temples, ni nos églises, suis-je pour cela un ennemi du Christ ? Je constate le succès de nos amis américains dans tous les domaines et notre déclin suis-je pour cela un ennemi de la France ?
    Comme tant de Français j’en ai par dessus la tête que l’on m’empêche de tout au non du grand Bien, je n’aspire qu’à une chose : la LIBERTÉ !

  139. Holà! Y a-t-il quelqu’un pour libérer le pauvre Skarda?
    Vite, il est prisonnier, innocent, malheureux.
    Il vit dans une société où tout est interdit sauf d’aller et venir, penser, acheter six jours sur sept ce dont il a envie ou besoin, et bien d’autres latitudes lui sont offertes. Mais il se sent oppressé dès qu’un interdit s’annonce.
    Comme Eve et Adam, il suffit d’un « NON » pour qu’il se rebiffe.
    Adam pouvait très bien aller chez Leroy-Merlin le dimanche, Skarda ne peut pas. C’est le dimanche qu’impat a envie d’un mandrin, que skarda veut de la colle à bois pour rescotcher son ipad. C’est ainsi. L’enfant rageur qui demande, sur le plateau des desserts celui que la vieille tante vient de prendre sachant qu’il n’y en a pas de semblable: c’est skarda. Il n’est plus libre: on a pris le baba qu’il lorgnait. Plaignons, plaignons le pauvre skardy, un seul baba lui manque et il est dénutri.
    Et attendez, impat va venir l’assurer de son soutien et broder son malheur au skardanellien. Cosette et Oliver Twist, main dans la main. Pourvu qu’ils ne fassent pas de petits!

  140. Guenièvre,… « les magasins de jardinage qui ouvrent le dimanche imposent à leurs salariés de faire un roulement et que c’est autorisé dans le loi »…
    Cette phrase est tournée de manière très « réflexes français », à l’origine de nombre de nos maux :
    …« imposent à leurs salariés » est une manière de voir. Une autre manière de voir, qui est la mienne, serait de dire : le métier de distribution en jardinage entraîne un roulement des journées de travail, que les salariés intéressés acceptent en y entrant. C’est un contrat entre direction et employés. Et je suis certain, connaissant bien ce métier, qu’aucun ou presque aucun de ces salariés ne s’en plaint.
    Quant à la loi qui autorise en la matière…mais de quoi se même-t-elle ? C’est ce genre de loi interférant dans les conditions de travail au-delà des limites raisonnables de fatigue et de santé qui est la cause principale du chômage de masse en France. Les 3000 pages du code du travail…

  141. D’un non ? Mais c’est d’une multitude de non qu’il s’agit, d’une marée gluante, qui empêche tout, d’un insupportable carcan régissant jusqu’à ce que l’on est en droit de dire ou pas. Voici le meilleur des mondes de Rackam nouveau prophète de la décroissance, puisque lui respecte scrupuleusement les commandements à la façon des pharisiens, il faut obliger les autres. Il n’y a de liberté que dans ce qu’il veut bien octroyer à ceux qu’il considère comme des enfants pour oser contester son point de vue.

  142. … « impat va venir l’assurer de son soutien »…
    Soyez en certain, Skarda : « La liberté éclairant le monde », c’est nous !
    Rackam, vous avez écrit ceci : « Un jour par semaine, qu’est-ce ? Une liberté. Pas une contrainte. La liberté de faire autre chose, ailleurs, avec d’autres gens. Et nous n’en voulons pas ? (…) redécouvrir le temps libre, l’obligation d’être libre… »
    Désolé, mais la liberté limitée c’est une contrainte. Parfois justifiée, mais une contrainte.
    Je vous propose une autre définition de la liberté, beaucoup plus conforme à celle que souhaite tout un chacun, et d’ailleurs à l’idée d’être « libre » : la liberté de faire non pas forcément « autre chose » mais de faire ce qu’on veut sans nuire à autrui. Et si « ce qu’on veut », c’est aller en famille rêver à son aménagement futur, la liberté c’est de visiter les magasins d’ameublement. Si « ce qu’on veut » c’est aller rêver aux arbres qui dans 20 ans feront de l’ombrage dans son jardin, la liberté c’est d’aller parcourir les pépinères.
    Si vous enlevez cette liberté, quelques dizaines de personnes se retourneront peut-être vers le théâtre ou le concert alors qu’elles n’étaient pas tentées. Mais la grande majorité d’entre elles resteront devant…leur télévision. Merci pour elles ! Quant à celles qui préfèrent théâtre, concert, ou musée, croyez-vous qu’elles ont besoin de voir les magasins fermés pour suivre leur préférence ?

  143. J’ai commencé mon 11:46 d’hier par « Vu que, sauf erreur, on a fait le tour ».
    Pas d’erreur, confirme la suite.
    Maintenant donc on tourne en rond, on radote, on se gargarise. Le sujet semble épuisé.

  144. Rackam, dans le cadre de la société à liberté limitée qui vous séduit, je vous donne une idée : proposez l’interdiction des achats en ligne par obligation faite aux sites de vente de fermer leurs liens le dimanche. Bonne idée, non ? Et puis avec les mots « interdiction » et « obligation », comment ne pas être tenté ? 🙂

  145. QuadPater

    Nous n’avons pas débattu de l’idée de transférer la messe, le culte et le shabat le vendredi il me semble. Des millions d’âmes tournées vers Dieu au même moment, vision grandiose.

  146. Isa

    Guenievre,
    Bonjour!!!
    Pour moi le  » mais ça c’était avant » jour son rôle a fond ici: en effet, avant, les femmes travaillaient beaucoup moins. La longueur des transports n’était pas la même: dans l’ensemble, en région parisienne, on rentre du travail quand tout est ferme.
    Et personne ne vous oblige a acheter le dimanche ou tout autre jour d’ailleurs!

    Je ne suis jamais rentrée dans un Bricorama, c’est dire! Mais si ça convient aux vendeurs et aux clients, on marche sur la tête a vouloir s’y opposer! De quel droit? Au nom de quoi?

  147. Guenièvre

    Cher Tibor, pourquoi voulez-vous que votre opinion soit absolument en contradiction avec la mienne ? Ne peut-il pas y avoir dans notre société à la fois une peur panique d’interdire quoi que ce soit dans certains domaines ( éducation, moeurs …) qui se transforme parfois en impérieux besoin d’interdire dans d’autres domaines ? Que vous soyez plus sensible à cette deuxième tendance ne veut pas dire que la première n’existe pas. Certes l’argument des partisans du MPT a été une revendication d’égalité mais c’est tout de même un interdit majeur qui est tombé, celui du mariage entre deux personnes du même sexe ! Un interdit qui a été à la base de la fondation de nos sociétés et vous savez bien que l’on s’emploie déjà à en faire tomber d’autres au nom de la liberté de chacun à mener sa vie comme il désire.
    On ne peut nier que depuis trente ans la philosophie des Droits de l’Homme a conduit à une explosion des libertés individuelles pour le meilleur souvent il est vrai, mais pas toujours. Parce que la liberté des uns entre fatalement en contradiction avec la liberté des autres . C’est au nom de la liberté de l’enfant de se « construire tout seul » que l’on a limité l’autorité des parents, que l’on interdit les gifles ou que les profs ne peuvent plus donner de punitions. C’est au nom de la liberté des promeneurs que les chasseurs se voient de plus en plus contraints. C’est au nom de la liberté que les emburquées demandent à pouvoir se promener dans la rue etc…
    Et je ne mets pas le libéralisme au pilori, il y a tellement de définitions de ce mot que je ne sais pas vraiment ce que c’est…:-) !

  148. QuadPater

    La liberté… !

    Pour moi la société doit poser une contrainte (interdire ou obliger) sur un acte quand il peut nuire s’il est fait par n’importe qui n’importe quand.
    Une contrainte (loi) est légitime quand elle est justifiée par une nuisance potentielle.
    La liberté c’est ce qu’on a le droit de faire une fois toutes les contraintes légitimes posées.

    Par conséquent la liberté de l’enfant de se « construire tout seul », citée par Guenièvre, rejoint dans la poubelle à conneries la liberté du lycéen de se rouler une clope en classe.

  149. Mais impat, la liberté d’acheter ce qui vous plaît ne vous est pas déniée ici.
    C’est juste le « quand je veux » qui me chiffonne.
    Et vous savez très bien, contrairement à vos allégations, que le salarié n’est pas libre d’accepter le dimanche ou non. Celui qui refuse, a beaucoup à y perdre… Comme les horaires hachés des caissières…
    Cette liberté, une fois de plus, profite aux mêmes et lèse les autres…
    Présenter le libéralisme comme une société idéale, sans contraintes c’est le renard et les poules, vous connaissez? Disons une poule libre dans un silo à grains libre…

  150. La défense du salarié a engendré un code du travail démentiel qui est une des causes du chômage et de la crispation de la société. C’est en son nom que des syndicalistes qui ne représentent qu’eux-mêmes empêchent les gens de travailler comme ils l’entendent, le renard c’est l’État omnipotent, les poules c’est nous.
    Les salariés ont beaucoup à perdre effectivement car le travail est rare, il est rare parce que tout est fait pour empêcher ceux qui en ont les capacités de créer de la richesse.

  151. Guenièvre

    @ Impat,
     » la liberté de faire non pas forcément « autre chose » mais de faire ce qu’on veut sans nuire à autrui.  »
    Vous savez bien que ce n’est pas toujours si simple que cela : un homme n’a pas la liberté d’épouser sa soeur et pourtant si les deux sont d’accord, cela ne nuit à personne …
    C’est donc que l’on a considéré là qu’il y avait un intérêt ( l’intérêt supérieur de la conservation de la société entière ) à contraindre les individus dans leurs libertés privées.

    Pour conclure peut-être ( ?) :
    LIBERTÉ : c’est un de ces détestables mots qui ont plus de valeur que de sens ; qui chantent plus qu’ils ne parlent ; qui demandent plus qu’ils ne répondent ; de ces mots qui ont fait tous les métiers, et desquels la mémoire est barbouillée de Théologie, de Métaphysique, de Morale et de Politique ; mots très bons pour la controverse, la dialectique, l’éloquence ; aussi propres aux analyses illusoires et aux subtilités infinies qu’aux fins de phrases qui déchaînent le tonnerre. »
    Paul Valéry, Regards sur le monde actuel, « Fluctuations sur la liberté » (1938)

  152. desavy

    Impat :

    « Et pendant les rares jours d’ouverture on verra les magasins assaillis et les queues comme à Moscou dans les belles années 1950-89.
    Ce sera le bonheur, nul doute que nos compatriotes seront contents. »

    Vous avez écrit plusieurs fois, Impat, que vous n’aimiez pas voir caricaturer votre pensée…

  153. desavy

    Impat : « Rackam, dans le cadre de la société à liberté limitée qui vous séduit »

    La liberté est forcément limitée.

    Par exemple, nous ne pouvons pas nous exprimer ici avec un style sms.

  154. Mais si, Guenièvre (14h13), c’est aussi simple que cela si on n’est pas décidé à compliquer les choses. Ainsi, dans votre exemple, laisser un frère épouser sa sœur nuirait à autrui : « autrui » englobe la descendance future. Il est cependant possible, certainement, de trouver d’autres exemples allant dans le sens d’une liberté devant se voir limitée, mais ce serait, je pense, « chercher la petite bête ». D’une manière générale, toute privation de liberté organisée, sans justification majeure, est à écarter comme doit l’être une atteinte à notre bien le plus précieux.

  155. Desavy,… « La liberté est forcément limitée. »…
    Oui, on ne doit pas assassiner sa grand-mère.
    Et en effet on ne doit pas écrire en style « SMS » sur Antidoxe car cela nuirait à la fois à la bonne compréhension et au respect que nous devons à nos lecteurs. Deux nuisances, c’est quand même beaucoup, non? 🙂

  156. Rackam,… « c’est le renard et les poules, vous connaissez? »…
    J’ai entendu parler, en effet. Dans le poulailler fermé par contrainte, le renard mange les poules car elles ne peuvent s’échapper. Dans le poulailler libéral, ouvert, les poules s’échappent quand elles veulent. C’est ainsi que j’ai sauvé les miennes.

  157. Guenièvre

    eh bien moi il m’en a mangé deux parce que j’avais oublié de fermer le poulailler un soir …et c’est la vérité Impat,je ne dis pas cela pour vous contredire !

  158. Rackam,… « la liberté d’acheter ce qui vous plaît ne vous est pas déniée ici. »…
    Vous la déniez à ceux qui n’ont pas le temps de le faire sereinement en semaine.

  159. desavy

    Certes Impat, on ne doit pas assassiner sa grand-mère, mais si celle-ci est une personne acariâtre et en fin de vie, où serait la nuisance ? Ne serait-ce pas un bien pour la collectivité et l’enrichissement des sociétés de pompes funèbres ? Pourtant, on ne le fera par car il existe des motifs supérieurs, qui tiennent à la morale.

  160. « Ceux qui ne peuvent pas le faire sereinement en semaine »…
    Poverini! Et le samedi, que font-ils? Ils découpent la grand-mère?
    Allons, on peut faire ce qu’on veut en France, mais il y a des moments pour et des moments sans.
    Votre liberté est respectable si elle mesure à quel point, parfois, elle empiète sur celle des autres. Et que du fait de votre grande sagesse elle se restreint alors… Louée soit votre liberté!
    Pas celle de Skarda, please, sinon il va encore crier au loup soviétique dans son poulailler!

  161. Cent fois d’accord, Desavy. Offenser la morale est une nuisance, une des plus graves qui soient.

  162. … « Louée soit votre liberté! »…
    Merci, Rackam. Mais je regrette, vraiment, votre apparente ignorance de l’existence des nombreux travailleurs qui bossent aussi le samedi.

  163. Guenièvre, mes condoléances pour vos deux poules !
    Mais là, franchement vous tentiez le renard-diable : en laissant la porte du poulailler ouverte lorsqu’elles y sont couchées par habitude, elles dorment dans le piège. Bon, j’ai quand même une pensée pour elles 🙂
    Quant à… « je ne dis pas cela pour vous contredire »…Oh je n’aurais jamais imaginé une chose pareille. Re 🙂

  164. Souris donc

    Lector 12/10 à 21:08

    Vos justifications charitables à l’égard des pauvres gens, petite nuance désobligeante ? Je ne vais précisément pas justifier. Never explain, never complain.
    Mais à vrai dire, charité n’est pas un gros mot, elle renvoie à la doctrine sociale de l’Eglise, même les mécréants comme moi admirent l’œuvre accomplie depuis des siècles, prenez la liste des hôpitaux de Paris, une bonne moitié s’appelle Saint-… Par ailleurs, la philanthropie tant décriée en paternalisme est à l’origine des avantages sociaux : cités ouvrières, centres d’apprentissage, dispensaires.
    (Je suis très au clair avec l’histoire des marchands du temple et du chameau dans le trou de l’aiguille).

  165. Souris donc

    Oui, excellent !

  166. Souris donc

    Skarda
    Merci d’avoir redonné aux choses leurs justes proportions.
    J’ajouterais que le seul mérite de Mou Président sera de précipiter la faillite économique, un jour, on ne pourra plus payer les allocs, on ne pourra plus payer les fonctionnaires. La table sera vraiment rase et débarrassée. Du fatras idéologique.

  167. Souris donc

    C’est le même aiguillon de la culpabilité qui est utilisé par les écolos et un peu tout le monde, voici ce qui me fait horreur. Pour ma part, je trouve internet et le développement technologique très bien…
    Vive les OGM, les nano-technologies, la conquête de l’espace, la noosphère, et le grand Esprit qui nous pousse.

    Je suis en train de lire une biographie du mathématicien Kurt Gödel qui faisait sa promenade quotidienne avec Einstein et s’est laissé mourir de faim à sa mort. « La Déesse des petites Victoires ». Ou l’on voit exactement quand la science est devenue suspecte : c’est à Princeton que ça se passe, les soupçons sur Robert Oppenheimer, le pacifisme d’Einstein qui essaie de freiner la surenchère nucléaire, l’hystérie anticommuniste, la chasse aux sorcières, l’espionite, les Rosenberg.
    J’y vois une filiation avec l’aversion pour la science des écolos, via Paix au Vietnam et babacools.
    Selon moi, les campus américains nous ont apporté, au plan des idées, cette suspicion, et le politiquement correct : une régression que nos imbéciles totalitaires se sont empressé d’imiter. Un dogme simpliste qu’il suffit de débiter, avec pour bénéfice collatéral, le droit d’insulter sans écouter ni argumenter puisqu’on détient la Vérité (la Pravda).
    Avec, comme le soulignait Quad, des glissements sémantiques pour faire prendre les vessies du progressisme le plus obtus pour des lanternes. Sur France Inter que j’écoute une fois tous les 2 ans, tellement ils m’insupportent, Finkie. Qui voit dans le Vivre-ensemble et le Métissage : des incantations, alors que la France se fragmente.

  168. Guenièvre

    Isa sur le point précis de l’interdiction le dimanche je suis d’accord avec vous c’est-à-dire que je pense qu’effectivement, les choses ayant évolué comme vous le dites , on peut ouvrir le dimanche sans que cela touche aux principes fondamentaux ! C’est sur la signification générale de l’interdiction dans une société que je discute .

  169. Souris donc

    Grands dieux, notre Rackam qui a pris sa carte à la CGT.

  170. Alors c’est le lundi qu’ils ne « bossent » pas. Et là les caddies sont prêts à rouler… votre apparente ignorance du fait que les salariés ne travaillent le plus souvent que cinq jours par semaine me navre.

  171. Guenièvre

    « laisser un frère épouser sa sœur nuirait à autrui : « autrui » englobe la descendance future. »

    Non ! C’est une justification à postériori de la prohibition de l’inceste. Les descendants n’ont pas forcément plus de tares : on a constaté des tares dans certaines familles endogamiques parce qu’il y avait un défaut génétique qui se transmettait , s’il n’y en a pas il n’y a pas plus de tares qu’ailleurs…

  172. Rackam, les points sur les « i » étant nécessaires, comment ne parvenez-vous pas à savoir que de nombreux Français travaillent 6 jours par semaine ? Et heureusement pour ce qui reste du fonctionnement du pays.
    Croyez-vous tout le monde aux 35 heures ?
    Il en existe beaucoup, aussi, qui travaillent 5 jours plus le samedi matin, et qui n’ont qu’une envie le samedi après-midi : rester chez eux pour la fin de la journée.

  173. Ah Rackam ! Autant je comprends que vous vouliez défendre le jour su Seigneur, que vous fassiez valoir ce point de vue, mais franchement, la protection du salarié ! Cela ressemble au texte de cet évêque que citait Patrick et qui parlait d’acquis social. La barque prend l’eau de toute part et l’on donne dans le social comme argument spirituel. Faites attention ! Cécile Duflot était JOC vous voyez où ça l’a menée…

  174. 6 jours par semaine?
    Les entreprises oui, mais les personnes?
    Combien de temps tiennent-elles?

  175. Marie

    Il y a déja la messe avancée du samedi soir…

  176. Marie

    Tout à fait vrai, l’imbroglio juridique est tel qu’il faut qu’une entreprise quelques plusieurs juristes pour décortiquer les textes .

  177. Marie

    Ils amènent les enfants au KT, au sport à la musique etc… plus la lessive le repassage et le ménage!

  178. Mais qui parle de travailler sept jours sur sept ? Qui parle même d’une généralisation brutale de ce principe ? Les musées sont ouverts le dimanche, pour quelle raison ? Ils étaient même gratuits le dimanche, est-ce l’onction de la culture ? Les industries du loisir ne devraient pas être astreintes à cette règle, mais surtout, surtout, ce n’est pas aux syndicalistes assis sur une rente de situation d’imposer leur point point de vue aux salariés.

  179. … « Les entreprises oui, mais les personnes? »…
    Rackam, décidément vous ne voulez pas être convaincu. Rassurez-vous, les personnes tiennent très longtemps, plus longtemps sans doute que les oisifs. J’en connais de très très près de bons exemples 🙂

  180. Impat, comme vous pouvez vous montrer binaire lorsque vous voulez « convaincre »!
    Il n’y a pas soit des oisifs , soit des gens qui travaillent 6 jours.
    Ah! ces libéraux, pour acheter leur mandrin quotidien, ils tordraient le réel en scoubidou!

  181. Rackam,
    Ah j’avais écrit qu’il n’y a que des oisifs et des gens qui travaillent 6/7 ?
    Je ne m’en étais pas aperçu, mais si vous le dites…

  182. Lector

    @Tibor 15 octobre 2013 à 08:54 etc.

    Nous pouvons bien ne pas être d’accord, cela ne doit pas faire problème, c’est exact. Une chose cependant, nous débattons ici, sur Antidoxe donc, regroupant (du moins c’est l’idée que j’ai) des personnes qui à minima ont lu, Bruckner* par exemple (et tant d’autres), depuis un bon bout de temps, c’est-à-dire qui semblent avoir un esprit critique en commun ; bref des gens qui décident d’un socle commun qui est une critique renseignée contre le discours doxique. Et de là je ne m’attendais pas à tel procès… qui provient d’une mauvaise écoute/lecture de nos arguments qui ont été situés sur un autre plan que celui sur lequel on nous répond. De là la malhonnêteté à son corps défendant du procédé, chose qui de surcroît nous a été reproché, notamment à moi-même par Impat ; n’inversons pas les rôles.
    Si j’en appelais à votre connaissance des philosophes, que j’estime plus érudite que la mienne, c’était pour dire, maladroitement sans doute, ou pour vous faire entendre dans quel cadre j’aurais préféré que vous situiez votre intervention. Ferrailler pour des idées d’accord, mais sur le même terrain avec les mêmes armes. Sinon je peux aussi jouer l’embusqué, j’y prends parfois plaisir de style comme vous l’avez remarqué. Tout ne devient alors que pré-texte.

    Les idées relayées par la réacosphère étaient divertissantes il y a quelques années, aujourd’hui elles sont devenues des réflexes qui ne valent pas mieux à mes yeux que les sonnettes d’alerte de la bien-pensance de gôche.
    Le procès CGTiste par exemple est stupide. Et lorsque je parle d’utopie politique, je ne range pas ma réflexion dans le « tout social » : j’évoquais Swift à cette fin et ses utopies politiques pour moyens.
    Le dynamisme européen possédait une plus longue histoire que celle du continent américain et c’est bien à lui que je souscris, quand bien même, pour y avoir travaillé, j’ai connu de l’Amérique du nord l’élan vital qui nous fait aujourd’hui défaut en la vieille-europe.
    Je note que les grandes civilisations millénaires qui sont restées traditionnelles traversent les temps avec plus de sagesse… non, de sérénité (?) que les enfants gâtés yankees ; elles sont pérennes et l’ont prouvé. L’Inde et la Chine demeurent. Les américains s’affolent. Ma folie toute occidentale préfère ceux-ci à ceux-là. le mimétisme est plus aisé. Mais je sais que ces deux pays nous regardent du loin de leurs calendriers comme les adolescents turbulents que nous sommes, infantilisés par l’autorité dollarisée.

    Dans la années 80, souvenez-vous, un film québécois titrait « le déclin de l’empire américain » qui est celui de l’occident ; dans le film deux couples pouvaient être identifié comme symptomatiques de ce déclin, qui associaient des gens d’une grande différence d’âge. La chose n’était pas polémique, iconoclaste ou romantique, voilà ce qui faisait symptôme… ou « nouveau paradigme ». Dans mon entourage la chose est devenue récurrente. Il ne s’agit pas de la dénoncer, de l’interdire ou de la condamner moralement mais à tout le moins de l’observer, voire pour qui voudrait l’étudier dans un corpus plus large aussi, examiner en quoi cela peut être un des signes du délitement d’une société.
    Idem pour le consumérisme dont Pasolini disait qu’il était pire que le fascisme. De son temps il lui fallait provoquer. Aujourd’hui après moult protestations et petites provocations stylistiques, qu’allons nous dire ou faire ?
    « Ah ben c’est comme ça mon pauvre Lector ! » avais-je pris le soin d’écrire, à la suite de quoi l’on m’a resservi ce faux argument de pseudo pragmatisme qui n’a que l’air d’un défaitisme… une fois encore il ne faut pas inverser les rôles.
    Si « avoir les pieds sur terre » c’est accepter le présent parce qu’il est présent, c’est-à-dire ni n’avoir appris du passé ni concevoir d’avenir, alors je ne vois rien dans cette démarche d’antidoxique. Ce qui fait que les procès qui nous ont été livrés peuvent vous être renvoyés par votre argumentation même. Ce peut être assez comique, non ?

    *Comprenez aussi qu’ayant moqué le GIEC ou la repentance et que sais-je encore depuis plus de quinze piges, ayant lu tels auteurs qui le faisaient, il est un peu agaçant de se retrouver épinglé sur le mur opposé.

    Et puis, prenons encore un exemple, celui de la téloche d’Impat devant laquelle les gens s’avachissent ; critique de soixante-huitard d’ailleurs, non qu’Impat le soit, d’ailleurs peu importe, critique formulée dans les années 70 en tout cas ; ne serai-je pas dans mon tort de prétendre que le lui rappeler aurait valeur dialectique ? Si.
    La chose serait rapide pourtant. Eristique. Pratique ; notamment parce que pratiquée.
    Pourquoi n’opposons-nous (i.e. quiconque) pas à ce raccourci d’Impat l’argument connu qui dit que l’outil n’est pas ce qu’on en fait ? Parce que nous entendons tous sous le raccourci auquel oblige une communication rapide, les faits du délitement de l’outil que sont téléréalités, jeux télévisés, etc.
    Pourtant il n’y a pas là d’analyse, aucune. Bernard Stiegler, par exemple, l’a faite. Henri Verneuil qui avait mis en scène dans « I comme Icare » l’expérience de Milgram aurait pu la faire. Yves Boisset dans « Le prix du danger » ; et avant lui Elio Pétri en 65 dans « La dixième victime ».
    Et que dire d’internet ? Sinon que la pulsion y prime tout autant qu’à la télévision.
    La pulsion, c’est sur son terrain que l’achat triomphe, compulsif ou pas. Autre chose encore démontrée par Stiegler et bien d’autres avant lui.

    Voulons-nous aboyer avec les loups ou bien réfléchir ? La comparaison des éléments du discours contemporain, tel que Guenièvre l’a comprise dans l’exemple du MPT opposable (autre raccourci qui englobe les choses que rappelle à juste titre Impat… à juste titre mais pas forcément nécessaire, cf. téloche, merci, et puis je l’avais fait aussi, et qui penserait de Guenièvre… non), voilà où nous voulions, pourrions, situer notre argumentation. Le lignage est connu qui engrange le travail de V. Klemperer ou celui de W. Reich et j’en passe que j’ai déjà évoqué sur ce site et d’autres.

    Imagine-t-on que ce serait l’objet de l’économie voire du discours politique ? Ce serait faire erreur. Ce n’est pas le moins du monde leur objet.
    Chacun peut bien avoir sa propre opinion. Ce n’est pas là que se situe le débat. Dans un tel cas de figure chacun restera sur son quant-à-soi.

    Alors cher Impat, le procès stalinien, c’est bien vous qui l’avez servi. Ce n’est là qu’un réflexe inapproprié. Ce ne sont pas des manières… Ce n’est pas parce que, moi, je vocifère parfois, que j’en suis moins légitime à vous répondre ou donner la critique.

    C’est tellement facile de faire réagir le réac… suffit de dire qu’il est de drouâte pour se faire renvoyer du CGTiste. Mais aucun de nous n’est CGTiste.
    Swift n’était pas CGTiste. Voltaire non plus. Jésus… syndiqué ? Caricature anachronique. On dirait du Askolovitch. A sophiste, sophiste et demi ; c’est le moins que je puisse dire/faire.

    Si l’Europe est à la ramasse ou à la remorque, et la France avec, c’est bien parce que nos élites sont incapables de produire de la pensée prospective. Ils essaient de s’adapter… au Marché disent-ils, qui serait la réalité… voilà quel est le discours contemporain. C’est la marque d’un manque de volonté et de visée (cf. pas de projet ; i.e. démission), d’une incapacité, d’un handicap.

    Interdit d’interdire… voilà le slogan de 68. Vous croyez que parce Sarokozy a dit vouloir en finir avec 68 c’est gagné ? Il en est lui-même le produit. 68 est une révolution bourgeoise, voilà tout. La gôche revêtirait tous les maux ? Slogan réactionnaire de plus de dix piges. Cela a-t-il changé quoi que ce soit de répéter « c’est la faute à la gôche » ? Non. Parce que ce n’est pas avec une caricature qu’on fait avancer le schmilblique. Gavroches de droite.

    C’est comme le coup du « on » (mais qui est ce « on ») ou de la « gôche olfactive »… le descriptif ne fait pas concept ; l’expression est bien trouvée mais elle ne dit rien, rien d’autre que ce que tout le monde a vu (pince à linge ou gants pour voter Chirac en 2002) ; ça ne dit rien, ça ne pense pas, ni ne soigne, ça présente sa panse satisfaite et chacun se tape sur le ventre, repus d’avoir partagé la frugalité d’un festin nu ! C’est comique et triste à la fois. Grégaire pour dire le mot juste.

    La dictature molle, il faut au moins analyser ce qui la produit pour pouvoir se réclamer de sa critique. Et sur ce point je ne connais pas de meilleur ouvrage que de décrypter son langage, cette novlangue qui sévit, pas seulement à gôche, mais dans le langage contemporain, à la télé, dans la rue, sur une feuille de quotidien, un site internet, une blogosphère.

    Novlangue qui tord et dévoie le sens des mots (évidemment, c’est bien pour ça que le « faire sens » est une expression symptomatique ; qu’elle surgit au moment ad hoc), chose bien pire, plus délétère qu’une orthographe approximative.

    Non, internet (comme la téloche) n’est pas bien en-soi. Pas plus que les réseaux sociaux. Le délitement des élites se traduit dans la révérence obligatoire à des imbéciles qui se nomment Zukerberg, littéralement montagne de sucre, ou Gates dont le nom devrait renvoyer les américains au Watergate ou à l’Irangate, bref à du scandale, de l’espionnage, du trafic d’armes. Les courbettes de consommateurs qui même avertis de l’esclavage des travailleurs chinois ou autres, ne sauraient boycotter un produit dont la morale devrait réprouver ladite fabrication esclavagiste… enfin quoi, il n’y a donc plus de place pour un peu de moralité ?! Tout le monde veut se sucrer. Mais pour quoi ? Dans quel but ? pour aller où, vers quoi ?

    Lorsque, internautes nous créions le jeu de mot « fesses-book » qu’y avait-il là de pertinent, qu’est-ce que le jeu de mot laisse entendre ? La pornographie contemporaine, l’exhibitionnisme numérique, que sont les murs virtuels… « the place to be » dit-on à propos de ce petit truc qui existait depuis des millénaires sous d’autres formes (clubs et communautés, loges et coprorations). Cette place qu’il faudrait tenir en masses mondialisées dont on nous dit que sans elle les révolutions… quoi au juste, qu’elles ne pourraient se faire ?, seraient rouge sang ?, comme si elles ne l’étaient pas, à peine voilées par l’orange qu’on leur attribue… cette place où le slogan nous somme d’être, d’exister, n’a rien de tangible, rien de concret ; elle peut disparaître plus rapidement qu’elle est née virtuelle, d’un coup de blackout, d’une panne Orange, SFR ou autre, comme a pris lieu, qui dévoilait que ce sont les humains devenus grands consommateurs de virtuel qui se transforment en orthèses de la machine infernale, en boutons poussoir. Perdus qu’ils disaient être sans leur Ipad, ces non ubiquistes qui sont nulle part à la fois ! Des zombies, des piles de la Matrix qui veulent y retourner si d’aventure la réalité les en sort quelques heures.

    Second life ?

    Ce que la technique vient de nous offrir ce n’est pas une vie après la mort, pas même sa promesse spirituelle, mais un sirupeux spiritueux, l’illusoire, comme une mort avant, après et pendant la vie, après l’Histoire, une mort lente, virtuelle, le moyen de notre déclin, une vie dans un état second ; c’est là que se joue l’uniforme et l’uniformisation.
    Et nous voilà, « génération » à devoir le vociférer par-dessus les cris de la propagande économiste nouvelle pour que ce merveilleux outil ne devienne pas l’instrument de notre disparition, de la fragmentation de nos vies, de notre espace-temps par son usage dévoyé.

    Demain les chiens !

    Ce n’est pas la déclaration de 1789, d’une égalité de droit, construite juridiquement, et qui s’était rangée sous les auspices de l’Esprit Saint, qui est à l’origine de l’égalitarisme, c’est son détournement !
    La trahison des évangiles de la part de l’Eglise est plus sûrement à l’origine de la Shoah que la Terreur et que le terrorisme intellectuel chouan du 21ème siècle (autre anachronisme) relayée aussi bien par Seycher que par Tillinac ou Dantec et d’autres, ne veut l’admettre.

    La mémoire n’est pas chose que l’on peut affubler d’un devoir sans risque. C’est encore le dévoiement, la falsification d’une chose au préalable juste, légitime, qui empoisonne la raison première. Concurrence des mémoires et victimisme, culpabilisation, négation, etc. Voilà le résultat, l’erreur.

    Refuser d’interroger la notion sous-jacente au fait sous prétexte de pragmatisme ou de liberté est une condamnation à revivre éternellement sous des formes différentes avec la béatitude inculte et surprise de rigueur, le pire que l’humanité a déjà connu.

    PS

    Ce n’est pas non plus parce que les écolos arrivent à pied par la chine que la pollution des Ipad et autres technologies de la nouvelle économie (depuis la fabrication et surtout le nettoyage des puces électroniques à l’eau de source, jusqu’au stockage en décharges périlleuses pour les nappes phréatiques) n’est pas signifiante et mortelle. Quant au nucléaire… et son coût… cancers de la thyroïde en France (pas qu’à Tchernobyl) pour preuve. C’est un constat pas une demande de retour au charbon ou à la bougie. Mieux vaut prévenir que gémir disait Léonard… sans doute un adepte hystérique du « principe de précaution » ?
    Dévoyer le sens d’une idée, la rétrécir, est un sport occidental ; chomskyen, schopenhauerien. Le connoté a pris le pas sur l’acception, c’est là le résultat tragique qui rend l’âme de l’instrument langagier, la brèche ouverte dans le langage, faille dans laquelle s’engouffre la novlangue et le prêt-à-penser qui l’accompagne.

  183. L’excellence stylistique du Maître est toujours là ; aucun doute. Malgré (à cause) d’une compréhension pas toujours aisée.
    Mais pourquoi ne propose-t-il pas ces longs commentaires sous forme de billets ? Histoire de leur donner la visibilité qu’ils méritent ?

    Hors sujet : peut-on avoir la plume aussi agile que le pinceau ? N’est-ce pas schizophrénie ? Celui qui a plusieurs vocations, en a-t-il une seule ?

    Qq réflexions glanées au hasard :
    • « 68 est une révolution bourgeoise, voilà tout ». Même pas ; aucune révolution. Eruption d’acné juvénile sur la face d’une France qui en avait l’âge mental. Aussi visible et aussi éphémère.
    • « Les courbettes de consommateurs qui même avertis de l’esclavage des travailleurs chinois ou autres, ne sauraient boycotter un produit dont la morale devrait réprouver ladite fabrication esclavagiste ». J’ai beau rappeler les faits évidents, Maître Lector n’en a que faire. Les « esclaves » en question ne se sont jamais mieux portés. L’alternative à Apple en Chine et à Nike en Bangladesh est la famine généralisée et l’explosion démographique cataclysmique. L’unique reproche, effectivement lourd, à formuler à l’égard de la mondialisation est son effet dévastateur sur l’écologie.
    • « La trahison des évangiles de la part de l’Eglise est plus sûrement à l’origine de la Shoah que la Terreur ». Par définition, puisque cette trahison est à l’origine de la Terreur.

  184. Souris donc

    Guenièvre, Patrick et Rackam :
    Ou comment, en temps de crise, sauver une conscience patrimoniale, ce que nous avons en commun dans l’espace et le temps. Où se retrouver hors de l’investissement professionnel (églises, famille, structures culturelles et associatives, loisirs…). Résister à ce que, dans un autre contexte, Finkie appelle « le voyage fou vers l’indétermination » qui « exige de faire le deuil de notre civilisation » et auquel on peut légitimement opposer « un amour écologique pour ce qui n’a pas disparu mais peut disparaitre ».

    L’ouverture des enseignes de bricolage, si l’on considère qu’il s’agit d’un engrenage vers l’indétermination : on est contre.
    Si l’on considère qu’il s’agit d’un épiphénomène circonscrit à des opportunités temporaires pour étudiants et heures sup : on pense qu’il n’y a pas de quoi déclarer la république en danger.

    PS sur les Américains, je suis étonnée du concert de louanges, on leur doit l’impérialisme de la bienpensance, le gender, le politiquement correct totalitaire, la gapette à l’envers aussi universelle que la malbouffe. Et ils sont en train de nous préparer un effondrement économique sans précédent avec leur dette qui monte qui monte qui monte comme une bulle. Leurs créanciers Chinois commencent à renâcler et à réclamer la « désaméricanisation » du monde.

  185. Souris phrygienne,
    personnellement, si la république était en danger, cela ne troublerait pas mon havane du soir… Du Grand Soir.

  186. Souris,… « PS sur les Américains, »…
    Ils auraient même été jusqu’à inventer cette horreur qu’est le golf, si ce n’avait été fait avant eux !

  187. Guenièvre

    @ souris,

    L’ouverture des enseignes de bricolage, si l’on considère qu’il s’agit d’un engrenage vers l’indétermination : on est contre.
    Si l’on considère qu’il s’agit d’un épiphénomène circonscrit à des opportunités temporaires pour étudiants et heures sup : on pense qu’il n’y a pas de quoi déclarer la république en danger.

    C’est la deuxième proposition qui me semble prévaloir jusqu’à maintenant…

  188. Excellent Patrick!
    Sauvons des emplois: ruinons des familles!

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