Aux complices de Bouillé, 3/3

VB6--c1

Tordons encore, pour en finir, le cou à cet argument fallacieux qui confond égalité de droits et égalité non qualifiée. Si, Français, nous naissons égaux, c’est en droits, et si la volonté de ceux qui avant nous vivaient était d’instituer ce concept juridique et moral, contre les privilèges octroyés par la naissance et la particule, c’est bien que ceux-là savaient que nous ne naissions pas égaux, ni en privilèges, ni de castes, ni autrement, et que nous ne l’étions, égaux, que devant Dieu.

La France, au long cours de l’Histoire a été l’objet de toutes les convoitises, impériales et suzeraines, parce que son territoire est atout stratégique, développant sur toutes les mers d’Europe ses frontières. Les forces qui s’emploient à réduire son influence dans le monde combattent le modèle qu’elle a su lui inspirer, lui insuffler par l’esprit, notamment celui des Lumières ; n’en déplaise aux fossoyeurs à la solde des empires, Voltaire et Diderot pèsent un peu plus dans mon roman national et mon imaginaire que Mc Donald.

La France qui est dangereuse pour le modèle anglo-saxon, c’est la France révolutionnaire, c’est la France de la Nation républicaine, qui jeta l’anathème sur les monarchies coalisées et les empires qui convoitent son territoire. Le territoire de son esprit et de sa langue avait rayonné sur le monde, tout autour de l’Europe et la grandissait d’autant ; voilà qui était impardonnable.

Qui vous dit de ne pas être fier de votre pays, de ce modèle universel qu’il a donné au monde entier et que de Gaulle avait su si bien défendre ? C’est l’Europe des partis ; promue par deux anciens vichystes (Schumann et Mitterrand) plus un agent à la solde de la CIA (Jean Monnet).

Le symbole de la prise de la Bastille est celui de l’abolition des privilèges, privilèges que les plénipotentiaires européens auto-désignés dans ce simulacre que fut le TCE recyclé par Sarkozy en traité (un de plus), se sont octroyés.

Un peuple qui oublie son histoire est condamné à la revivre, à la subir à nouveau. Qui condamne le passé ne peut servir l’avenir.

La destruction de la nation a toujours été, depuis Vercingétorix, le fait de l’empire et des coalitions suzeraines qui lui sont associées. Comme chaque fois dans l’Histoire de France, la volonté externe de domination de son peuple, a mené celui-ci à l’insurrection.

Prenez garde, complices de Bouillé qui travaillez, quand bien même serait-ce sans le savoir, à la destruction de la Nation ! Prenez garde, vous qui avez jeté aux orties européens l’expression du peuple souverain ! Vous qui refoulez les nations et vendez la République faites attention ! Le retour du refoulé se nomme ici, en Europe, nationalisme ! Vous construisez et proposez à votre totalitarisme oligarchique le repoussoir du fascisme, c’est donc cela qui vous repoussera, ça qui repoussera sur les cendres du bûcher des nations, parce que ça parle là et de là où ça souffre, comme disait peu ou prou Lacan.

Or les lendemains européens déchantent ; la paix militaire promise masque de moins en moins la guerre économique du grand casino, dont les morts ne comptent pour l’heure qu’au nombre des suicidés, de France Télécom ou d’ailleurs, des morts que vous imputez à la crise que votre condominium mercantile a servi (il parait que depuis Poujade, voire Renan, nous n’avons plus le droit ou l’avantage de dire ploutocratique, le connoté ampute le vocabulaire à petits coups de scies mentales et la crise se charge des Grecs…), de par sa soumission au Marché mondialisé, autant que par le cauchemar de vos transactions supranationales et délocalisations de toutes sortes : délocalisation de la souveraineté, du pouvoir, et de l’identité ; voilà bien une politique d’entreprise néfaste, une entreprise politique abjecte.

De là la tentation du peuple se fait de plus en plus grande de vouloir soigner le mal par le mal ; de rigides démocraties ont déjà connu via le suffrage direct l’avènement du fascisme, sans doute est-ce pour cela que partout vous retirez aux peuples leurs souverainetés, faites fi de leur expression dans les urnes, et placez des commissaires à la tête de pays, des commissaires, comme pour faire la police, gendarmer les populations.

Qui veut dans ce contexte faire le bonheur du peuple contre lui ?!

La surdité gouvernementale et l’autoritarisme supranational, la crise économique que génère la financière, la corruption et les tentatives de vol de l’épargne (Chypre), la dette, la révolte qui gronde et ne trouve d’autre échappatoire que de s’affirmer dans et par les nationalismes européens (dont Breivik est l’archétype isolé le plus effrayant)… tous les ingrédients de la pire des recettes historiques sont réunis pour rejouer je ne sais quelle nouvelle guerre civile espagnole ou telle terreur française, ou pire. Et ce n’est pas le tourisme mondialisé en globish, cet ultime levier économique qui n’est que l’aveu d’un pays quart-mondisé et, ou, tiers-mondisé, qui nous sauvera de ce probable écueil. A moins qu’une force d’union nationale républicaine ne voit le jour et ne redonne au peuple de France ce qui lui appartient, sa souveraineté.

Alors seulement « les Français cesseront de chanter ce refrain terrible » : « Aux armes citoyens ! » (15e couplet et fin)

Lector.

http://fr.wikisource.org/wiki/La_Marseillaise

http://www.leboucher.com/pdf/sieyes/tiers.pdf

*http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2009/05/20/01016-20090520ARTFIG00025-le-testament-politique-de-louis-xvi-retrouve-.php

39 Commentaires

  1. Belem

    Faut être clair, les écouteurs de Marseillaise sont des … ceci depuis le « départ du chant » jusqu’aux sélectionnés d’une équipe nationale non atteints de rebellitude/j’m’enfoutisme/toupareil, en passant par les révolutionnaires Russes ou ceux de la place Tien An Men. Et même s’ils la chantent et la vivent comme l’exprime Dame Guenièvre.
    Sont des quois ? Disons simplement les retardataires d’une époque révolue, si j’ai bien compris.
    Ou alors pas, mais à partir de là ça castagne. Prise de bec avec ceux qui souhaitent que le peuple descende à la roture plutôt que de tenter de le hisser à l’aristocratie, non merci je garde mon bec.
    Juste je demande à ceux-là d’écouter cette chanson. Si c’est trop long, on peut commencer à 2 mn 17.
    A la suite de quoi, et pour éviter la stérilité de ce qui n’est pas un débat, je demande à ceux-là d’admettre que cette vision existe et que, même si minoritaire et interdite de gouverner, les horizons qu’elle a montré à l’humanité lui ont donné le droit au respect. C’est à dire un mépris employé avec modération, la modération étant un leitmotiv du discours de ceux-là, à défaut d’en être réellement une clef.

  2. Hélas, Belem, impossible d’accéder à la séquence vidéo (enfin…pour moi avec ma bécane).
    Or, la bonne compréhension de votre texte semble dépendre du visionnage de la séquence.

  3. roturier

    Prenons la pose. Bombons le torse. Menton en avant. Virils.

    Marchons. Marchons.

    Chantons. Amour sacré de la Patrie. La Carmagnole, la Marseillaise, le Chant des Partisans. Postillonner dans le micro c’est agréable et n’engage à rien.

    Pourquoi pas puisque nous fumes tous, comme chacun sait, FTP, franc-tireurs et partisans.
    Enfin, presque.

    …(Phrase injurieuse supprimée par Antidoxe)…

    Quoi ? Qu’entends-je ? Il n’y en avait pas un seul ?? Tous des yankees ???

    Encore un complot des coalisés anglo-saxons sans doute. Assistés par des Bouillé d’importation, des enragés de la roture.
    Histoire, cette fois, de nous infliger une dette éternelle, comme si celle de 14-18 ne suffisait pas.

    Mais on ne se laissera pas faire. On a de la mémoire ; au nom du 13ème siècle on oubliera le 20ème.

    On a le droit de cracher dans la marmite et de mordre la main qui nous nourrit. Foi de Vercingétorix.

    Mort à la mondialisation anglo-saxonne ! Sus à l’Europe ! Vive la France dans sa splendide solitude !

    De toutes manières on ne risque rien. Tant que leurs flottes sillonnent l’Atlantique et la Méditerranée ils viendront toujours à notre rescousse.

    Quitte à nous sauver de nous-mêmes à l’insu de notre plein gré. Comme d’habitude.

  4. hathorique

    Bonjour à tous les bouillonnants 🙂

    @ Lector
    puisqu’il est question de la Marseillaise chant révolutionnaire et non pas de la vibrante Madame Ghali qui me fait penser au tableau de Delacroix, au moins pour la flamboyance éblouissante de ses corsages : .
    un article de la revue Persée sur l’origine de ce chant patriotique, peut être quelques vers écrits à l’occasion de la guerre de 7 ans, considérée comme la première guerre mondiale puisqu’elle porta le feu jusqu’aux Amériques et provoqua la grande déportation des Acadiens opération de nettoyage ethnique de la part des Anglais.
    Cette guerre fut le premier conflit d’envergure mondiale les combats commencés en Amérique du Nord se sont propagés à travers le monde aucun continent n’ayant été épargné, elle a été dévastatrice et a complètement bouleversé l’ordre mondial de l’époque.
    Elle consacré la suprématie maritime de l’Angleterre sur la France.

    La guerre de Sept ans laissera des souvenirs cuisants aux Français voilà ce qu’en écrivit Voltaire :

    « L’Etat perdit, la plus florissante jeunesse, plus de la moitié de l’argent comptant qui circulait dans le royaume, sa marine, son commerce, son crédit. Quelques ambitieux, pour se faire valoir et se rendre nécessaires, précipitèrent la France dans cette guerre. »

    http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/ahrf_0003-4436_1995_num_299_1_3415

    @ Roturier,
    Je ne sais si c’est un hasard, mais vous évoquez le 13° siècle, il a été celui du renouveau de la France, devenue puissance économique et militaire en Europe.

    Le monde change : les croisades se terminent (celles de Terre Sainte, mais aussi la croisade contre les cathares), les royaumes chrétiens d’Espagne gagnent en territoire et en puissance, le commerce devient européen et méditerranéen (ce qui entrainera de nombreuses mutations de l’économie).

    Après le règne de Philippe Auguste qui aura donné à la monarchie française une unité territoriale et les moyens de la défendre, deux autres rois d’exception finiront de faire de la France la première puissance d’Europe : Saint Louis (par la création d’un système judiciaire codifié) et Philippe le bel (qui dotera le pays d’une administration structurée et efficace, tout en posant les fondements des institutions d’un état moderne).

    « Il s’agit probablement de la période la plus intense dans l’assimilation des connaissances, avant que ne soit exposée une science médiévale originale. Les historiens repèrent les éléments d’une activité savante renouvelée. Ainsi, en Espagne Alphonse X le Savant (el Sabio) (1221-1284) a composé une oeuvre astronomique importante. Ces Libros del saber de astronomia terminés en 1280 contiennent la description des sphères célestes, l’énumération des étoiles avec leurs coordonnées, l’étude des principaux instruments (notamment l’astrolabe). Les Tables Alphonsines, présentant de nombreuses corrections par rapport aux anciennes tables, connaissent un très grand succès jusqu’au 16ème siècle.

    D’un point de vue institutionnel, la fondation de nombreuses universités au 13ème siècle revitalisent l’enseignement. Les Universités d’Oxford et Paris se concentrent surtout sur la philosophie et les sciences, alors que Bologne s’oriente vers la médecine. Aristote domine les enseignements : ses textes sont étudiés et discutés.

  5. Roturier, votre commentaire du 23/10/2013 à 17:06 est en attente de décision.

  6. Mais, cela m’étonnerait, mon cher Impat 18:13.

    Puisque le Hathorique de 17:27 s’y réfère:  » @Roturier:….vous évoquez le 13° siècle ». Or, je ne l’évoque qu’au 17:06. « au nom du 13ème siècle on oubliera le 20ème ».
    Hathorique aurait-elle accès à des comm en voie d’être censurés?

    J’imagine qu’en conséquence de ceci vous rendrez mon 17:06 invisible.
    Ce qui serait inacceptable & arbitraire et je pèse mes mots.
    Il n’existe aucune raison; sauf une prise de position despotique de votre part dans un débat clairement antidoxique; ce qui viderait ce site de sa raison d’être.
    Et accessoirement de ma présence.

    Je vous suggère de jeter un bon coup d’œil sur l’invraisemblable avalanche de Maître Lector la nuit dernière en bas du 2ème chapitre du « Bouillé », à partir de 1 :51 jusqu’à 02 :44. Il a dû passer une nuit blanche. Que cela lui soit compté comme circonstance atténuante, car sa manière de s’exprimer, notamment à mon égard, aurait normalement dû lui valoir les ciseaux.

    Vous remarquerez à quel point ma réction 10 :03 ce matin fut modérée.

  7. roturier

    Le hasard, évoquer le 13ème et non un autre. ?
    On ne le saura jamais. En tous cas, il fait bien les choses.
    Accessoirement j’en conclu que vous avez lu mon 17:06.
    Vous êtres chanceuse puisque les autorités compétentes (???…) le trouvent indigeste. Voir mon 19:55.
    Ce qui naturellement, si confirmé, serait suivi que par ma disparition de cet écran radar.

  8. Incroyable. Dépasse l’entendement.

    La « phrase injurieuse supprimée par Antidoxe » sur mon 17:06 est la suivante:
    « En l’honneur de tous les Français dont le sang maculait Omaha Beach le 6 juin pour libérer la Patrie. »
    Sans laquelle naturellement la suite est incompréhensible.

    Connaissez-vous votre propre histoire?

    Pourriez-vous citer un seul Français tombé à Omaha?
    Donnez-nous le nombre des Français ayant participé au Jour J (sur les centaines de milliers de soldats alliés ayant déferlé sur les côtes normandes ce jour?)

    Censure stupide, bornée,ignare, honteuse.

  9. Puisque vous n’hésitez pas, Roturier, toute honte bue, à publier cette phrase que nous avions eu pour vous la gentillesse d’enlever, je vais préciser ici les raisons notre rejet. Il en existe deux :
    Cette phrase est injurieuse pour la France, car elle laisse entendre sans ambigüité que les militaires de la France Libre n’auraient pas, volontairement, participé au débarquement. Volontairement, donc par couardise.
    Elle est de plus mensongère dans son esprit, car vous ne pouvez ignorer que les troupes françaises furent écartées de l’opération par ordre de l’État-Major américain. Les raisons de cette décision n’ont jamais été éclaircies, mais une au moins est logique : Roosevelt ne s’est pas caché de vouloir traiter le territoire français libéré en « territoire occupé ». Et un territoire occupé en partie par ses propres troupes, ça faisait désordre.
    Un dernier point : il est malhonnête de prétendre juger de l’effort et de l’importance des victimes sur le seul jour du 6 juin 1944. Si glorieuse que fut cette journée, il faut la replacer dans l’ensemble de la guerre. Or voici les chiffres des tués :
    Les États-Unis ont perdu dans toute la guerre, Asie comprise, 300.000 soldats
    Pour une population 4 fois moindre, la France a perdu 250.000 soldats au combat, plus 350.000 civils sous les bombes.

    Tout cela est précisé pour l’information de tous. Mais sachez, Roturier, que les modérations ne sont pas négociables, ni discutables. Inutile donc de vous acharner à tenter de les contrer.

  10. Mais, Impat, si vous croyez avoir des arguments pour contrer les miens (comme ceux de votre 13:16), y’a qu’à les prononcer comme vous venez de faire.

    La censure, c’est tout-à-fait autre chose. C’est la méthode de ceux qui n’ont pas d’arguments avouables.
    L’avoir pratiqué c’est le reconnaître; contre-productif par excellence.

    La conclusion: « les militaires de la France Libre n’auraient pas..participé au débarquement….par couardise » est la vôtre. Ni prononcée ni suggérée par moi.
    Posez-vous la question pourquoi vous en tirez de telles conclusions. Pas à moi, j’y suis pour rien.

    Le très faible nombre de Français ayant participé au débarquement; donc naturellement mis au préalable au courant des quand, où, combien et comment, est effectivement assez largement lié à la méfiance des alliés, non seulement Roosevelt.

    Croyez-vous que les alliés étaient atteint d’un anti-francisme primaire? Voulez-vous vraiment que j’en explique les causes? Je n’y tiens pas trop; tirer sur une ambulance…
    Un indice? Cela tient à ma phrase 17:06 : « …nous fumes tous, comme chacun sait, FTP, franc-tireurs et partisans. Enfin, presque. »

    Qui oublie son passé est condamné à le revivre. Qui se gargarise de chants « patriotiques » aussi.

  11. Lector, votre ode à la Nation, superbe et émouvant, recueillera l’assentiment de tous, presque tous, nos concitoyens. Cependant, je ne vous surprendrai pas en l’affirmant, je vous donne tort lorsque vous comptez l’Union Européenne au nombre des entités susceptibles de menacer notre chère Nation. Là où vous voyez une menace, je vois le salut. La Nation française a acquis dans l’Histoire un poids considérable, comme vous le dites, par ses idées et par sa langue, face à un reste du monde composé en quasi-exclusivité de l’Europe occidentale. La France était « La Grande Nation ». Aujourd’hui, et plus encore demain, le reste du monde s’étend et s’étendra à la terre entière. De ce fait la Nation française prend immanquablement un poids moins lourd, et ne peut manquer de tendre vers un relatif Lilliput. Mais intégrée dans l’Union, au sein de laquelle elle conserve un rôle dominant (sauf hélas entre 2012 et 2019), la France jouera un rôle mondial que seule elle aurait vite perdu. En d’autres termes, l’Europe est la courroie de transmission vers le monde qui permettra à la Nation française de survivre.

  12. Mais, vous devriez vous censurer, Impat.
    Je n’ose imaginer la réaction si j’avais pondu votre « …la Nation française….ne peut manquer de tendre vers un relatif Lilliput. »
    Sacrilège! Blasphème!
    Encore un petit effort. Il suffirait que vous disiez à Anachrone les 4 vérités de la mondialisation pour que je vous nomme porte-parole.

  13. roturier

    Et CESSEZ DE ME METTRE SYSTEMATIQUEMENT EN MODERATION !!!
    Jusqu’ici rien ne l’a justifié sauf une interprétation de votre part que je qualifierai par politesse d’erronée.

    En revanche je constate que les œuvres d’Anachrone de la nuit dernière trônent toujours en place.
    Bien sélective, votre modération.

  14. … « stupide, …,ignare, … » vous vous prenez pour Valvert, Roturier ? 😉

  15. Roturier (24 octobre 2013 à 17:53)
    Merci de votre offre, mais pour la modération nous avons déjà le responsable nécessaire.

  16. Lector

    Hathorique, vous faites une fois de plus, comme toujours, de votre commentaire un magnifique puits de science ami, chère coqueline, m’enseignant encore en y bassinant avec quel avantage nos racines ; je goûte chaque pétale de vos délicieuses effloraisons. Ah Madame, si vous saviez ce que votre plante me fait ! L’échancrure de son balcon natal est la nourrice de ma pamoison.
    (Si l’autre évoque le 13° siècle, ce n’est pas un hasard voyons, -l’hypocrite roture d’un savoir de badigeon !- puisqu’à cette époque nous arrivions, des Hautes Terres d’Ecosse, quand nous n’étions que surgeon.)

    Impat : « vous comptez l’Union Européenne au nombre des entités susceptibles de menacer notre chère Nation. Là où vous voyez une menace, je vois le salut » etc.
    Je ne peux être en total désaccord avec ce que vous dites (16h10) ; ce sera l’objet d’un autre papier, réponse, et lecture, non exhaustive, du TCE cette fois.

    Mon salut respectueux à Belem.

    PS accessoirement, la seule nuit blanche fut celle qui me vit rédiger les six pages de ce commentaire composé, titré aux complices de Bouillé.
    (Dingue cette fixette ! Quelle nuit blanche ?! Pieuté à 3h du mat et sans frissons… levé à 8, sans pensées pour ce grison.)

  17. hathorique

    Merci, même je ne crois pas mériter cet excès d’hommages, encore que peu vaniteuse, j’avoue être assez satisfaite de ma comparaisons picturale DELACROISÉE des chemins avec Madame Ghali, dont le triomphalisme poitrinaire m’apparait comme plus porteur de révolution prolétarienne marseillaise que la tenue vestalienne de notre grisette blanchisseuse la ci-devant Madame Royal.
    Bien à vous

  18. Au diable Valvert. A moins que ça soit Vauvert.

  19. Lector,… « Je ne peux être en total désaccord avec ce que vous dites »…C’est toujours ça de pris. Ce qui est pris n’est plus à prendre, disait Bergeron.
    … « ce sera l’objet d’un autre papier »…Une journée donc de bon augure donc, commence ce matin.

  20. On se cultive. La référence incessante aux « complices de Bouillé » a suscité ma curiosité ; d’autant plus que, déclinée souvent au singulier, elle concerne probablement ma modeste personne.

    Eh bien, trop d’honneur. Le Marquis Général de Bouillé fut grand militaire Français sous la monarchie. Rester fidèle au Roi (et certainement à l’idée qu’il se faisait de la France) après la révolution lui a valu ces mots de la Marseillaise :

    Mais ces despotes sanguinaires
    Mais ces complices de Bouillé
    Tous ces tigres qui, sans pitié
    Déchirent le sein de leur mère !

    Notons au passage le symptomatique, obsessionnel pointage d’indexe du texte de Rouget. Toujours des ennemis à abattre. Certes de préférence étrangers ; mais qu’ils soient Français, notamment vendéens, ne gâchait rien.

  21. roturier

    La Marseillaise?

    Non, ce n’est pas le premier manifeste de la haine de l’autre parce qu’il est autre.
    Ni hélas le dernier.

    Mais c’en est un et son usage immodéré légitimise le reste.

  22. Lector

    😉 Quant à moi qui le suis parfois en sabots de bois, je n’étais pas mécontent de ce « coqueline », qui, si d’un chant ad hoc à mon propos se décline, présentait son œuf à votre coque au bout d’une tige, servant à repasser les bouillonnés et les fronces, et qui donc, passé de ma croix le vertige, confirmait votre annonce.

    http://dentelle-et-papillon.over-blog.com/article-fer-a-coque-ou-coq-45589946.html

    http://p3.storage.canalblog.com/30/73/1046708/85780199.pdf

  23. Lector

    Bonne journée à vous Hathorique, Impat,
    Bergeron… André ou Richard ?

  24. Lector,… « Bergeron… André ou Richard ? »…
    André, longtemps patron de CGT/FO, qui se réjouissait ainsi des revendications satisfaites de son syndicat. Lequel à cette époque était plus « réformateur », moins jusqu’au-boutiste, que la FO actuelle.

  25. hathorique

    Merci Lector pour vos symboles républicains et celui de Marianne Marie-Anne qui n’était pas encore une femem m’a intriguée

    J’ai recherché l’étymologie de ces deux prénoms accolés, j’ai trouvé pour Marie :

    « De l’hébreu mar, « la goutte d’eau » et yam, « la mer ». Ou de l’hébreu Myriam, « celle qui est aimée ». L’étymologie est toujours controversée. »
    Le prénom symbole de la Chrétienté, intemporel et protecteur. Marie, mère du Christ et des croyants, femme parmi les autres et élue de Dieu. Le roi Louis XIII lui a voué le royaume de France en 1632. »
    bénit soit il

    pour Anne qui n’était pas sa soeur, mais sa mère :

    « Anne est dérivé du prénom hébraïque Hannah.
    Le terme Hanna, dont ce prénom est inspiré, signifie « grâce ». Anne, figure de la mère de la Vierge, s’est répandu au Ve siècle en Bretagne, suite au culte païen dédié à Ana ».

    ( Ana, Anu) est un des visages de la Déesse-Mère universelle, fécondatrice, génératrice et nourricière.
    Le culte de la Déesse-Mère est, sans doute, antérieur à l’arrivée des peuples indo-européens, parmi lesquels on compte les Celtes, mais pas encore les pictes -:)

    J’en conclus donc que dans l’inconscient collectif républicain Marianne deux en une est, comme dans l’antiquité polythéiste la grande déesse tutélaire des républicains hébertistes qui pratiquaient le culte civique de déesse Raison bientôt supplanté par celui de l’Etre suprême de Robespierre qui célébrait surtout le culte de lui même, qui se termina d’ailleurs par une oraison très funebre :

    « passant ne pleure pas ma mort , si je vivais tu serais mort »
    bénit soit il

  26. Terrible épitaphe de Robespierre, Hathorique. Mais est-elle de lui, ou d’un tiers (-état ?) pour honorer (?) sa mémoire ?
    (C’est une vraie question sans piège, je n’ai pas la réponse…)

  27. hathorique

    Je crois qu’elle est d’un passant soulagé d’avoir échappé à la « veuve cliquante  »
    Je ne suis pas sure que Robespierre pratiquait ce genre d’humour : il était quand même un peu galbé du mollet et surtout cintré du menton.

  28. De son menton cintré, le grand rasoir l’a certainement guéri par chirurgie. Mais le galbe du mollet, il l’a emporté dans la tombe.
    Ce commentaire est infâme, d’accord.

  29. Lector

    Bonsoir à vous et merci Hathorique pour ces informations (Impat, ok Bergeron)
    Roby, je pense au contraire qu’il était tout à fait capable de la rédiger ainsi lui-même son épitaphe, pas par humour ou cynisme, mais par honnêteté jusqu’au-boutiste… en tout cas d’après le portrait qu’en fit Bonaparte dans ses mémoires ; si le personnage était raide, il était droit, certes un peu dans ses bottes, je veux dire guindé, par rapport à un Danton.

  30. La belle-mère de Dieu se prénommait donc Hannah ?
    Et sa cousine?

    Trève: le prénom Marie provient assez certainement de l’Hébreu Myriam מרים dont la signification n’est pas claire. . En Hébreu il évoque les notions de « amertume » et « eau ».
    Cela dit, la Myriam d’origine pourrait intéresser l’égyptophile que vous êtes. Sœur de Moise, née en Egypte comme lui, ce prénom pourrait, comme celui de Moise d’ailleurs, avoir des origines antiques égyptiennes

  31. Lector, je sors d’un trou noir de trois semaines, je viens de lire vos trois textes magnifiques mais je ne peux pas être tout à fait d’accord avec vous. Je viens de commander l' »identité malheureuse » de Finkie et j’aurais voulu le lire avant d’ajouter un commentaire. Toujours est-il qu’il y a deux aspects dans la Marseillaise : notre attachement charnel, l’hymne que l’on entonne lorsque Thierry Dusautoir ou Morgan Para résistent aux fabuleux All Blacks sur leur terre lors de la finale du championnat du monde. Ne riez pas le rugby véhicule encore quelque chose de ce que fut la France fière et combattante. Il y a aussi le côté sombre de la révolution que l’on ne peut occulter, la révolution est un bloc peut-être, il n’en reste pas moins que ce bloc n’est pas toujours reluisant. René Girard affirme que le christianisme met à nu ce qu’il y a de hideux dans le sacrifice humain, qu’il empêche d’évacuer les tensions des sociétés humaines, d’évacuer le mal, par la mise à mort du bouc émissaire. La révolution française en est l’exemple parfait : de la mise à mort du Roi au massacre du peuple vendéen. Chateaubriand qui combattit dans l’armée des princes, ce dernier ost de l’ancienne France levé pour sauver le Roi, en fut le témoin et je vous renvoie à ces mémoires, lui qui essaya de tout son être de réconcilier ces deux France dont l’une ne peut faire oublier l’autre sauf à revivre ce que nous voulons refouler. La révolution française est grosse du nationalisme qui nous a plongé dans l’abime de la première moitié du XXe, comment le nier ? Je serais le dernier à renier notre hymne, mais le sang dont vous parlez est là, et les massacres de Septembre ne sont pas l’expression de la juste colère du peuple, mais celle de la trouille de boutiquiers désireux de liquider ceux qui auraient pu les dénoncer.
    J’aime votre souffle mais je préfère la Marseillaise que l’on chante à celle que l’on analyse, j’aime la France éternelle de Saint Louis à de Gaulle, pour moi c’est la France qui est un bloc, pas la révolution.
    Pour ce qui est de l’Europe elle vit sous le noir soleil d’Auschwitz et la France ne peut échapper à ses rayons, je ne sais quoi en penser ce soir.

  32. Lector

    Suis d’accord à propos du rugby, il l’était d’autant mieux, « véhicule », qu’il était resté amateur. Il va devenir comme le reste depuis son professionnalisme, finira en dopages et caisses noires.
    Le massacre des blancs vendéens est un crime de guerre horrible, mais ce n’est pas le massacre du « peuple vendéen », tout le sud Vendée était républicain. Et faut-il rappeler la révocation de l’édit de Nantes pour que le catholique ou le monarchiste rabatte un peu de sa superbe victimisée ?!
    De la Terreur au camps d’extermination ? En passant par l’Empire ? Raccourcis ! Je n’ai jamais rien lu de convainquant là-dessus. Des foutaises.
    De la Terreur à 14/18, en passant par celle de 1870 alors… c’est l’Histoire, je n’y puis rien, ni vous, nous sommes nés ou vivons après l’Histoire.
    La France dans son entier, c’est bien là ma lecture : depuis Philippe Auguste notamment, comme j’ai pris soin de le dire. Clovis et Vercingétorix aussi. Oui, je trouve que c’est un roman de valeur. La chanson de geste et les lais de Marie de France… tout !
    Dans le bouquin de Finkielkraut, il me semble que l’auteur fait référence à Voltaire… malgré l’antisémitisme que la modernité attribue ou dévoile de certains textes… c’est cela prendre la France en bloc, savoir passer outre les vilenies en les connaissant, mais avec le pardon des modernes envers les anciens… un appel déjà de Villon…
    Je n’interprète pas la Marseillaise, je la lis. Puisque nombreux sont ceux qui voudraient lui changer les paroles. Et la lie à l’histoire de France sans en faire un fromage à part, dont les vers effraient les fines gueules.
    Et qu’une nouvelle classe de boutiquiers ait utilisé le peuple, comme toujours, selon son intérêt et sans plus d’intérêt pour celui-ci, ne change rien à ce qui est écrit et dit.
    Votre conclusion sombre me parait exacte hélas; c’est d’une autre Europe que je rêvais, qui nous élève au-delà des nationalismes étriqués… celle que nous connaissons produit l’inverse, c’est vérifiable… Breivik… entre autres.
    Merci à vous d’être passé.

  33. Je n’interprète pas, je lis est un oxymore : lire c’est interpréter, il n’y a pas de sens immanent au texte 🙂 Chanter, chanter en coeur surtout est une toute autre affaire, d’ailleurs nous ne chantons plus…

  34. Guenièvre

    « Chanter en coeur  » c’est très joli Tibor ! 🙂 C’est très exactement cela qui nous manque …

    Merci à vous deux pour ce bel échange !
    Oui, il y a des moments très peu glorieux dans notre Histoire mais je me sens comme Lector héritière de tout.

  35. Lector

    @ Tibor, si vous voulez… n’empêche que je ne fais que dire ce qui est écrit. Ce n’est pas là une exégèse de la Marseillaise, mais une simple lecture, plus sérieuse que n’en fait nombre de nos contemporains.
    NB Je tiens quant à moi l’oxymore pour une simple figure de rhétorique, pas pour une dénonciation, ou bien une révélation permanente ou immanente. 🙂 Peu me chaut le fait que l’époque si permanentée ait adopté cette forme plutôt qu’une autre perruque ; certes cela révèle les associations inversées auxquelles sa novlangue même n’est pas si rompue qu’il y paraît, et ceci dit épingle le peu de sens commun de notre temps, le détournement de sens et la confusion qui l’accompagnent. Bref l’usage, l’utilisation ou la fabrication d’oxymore ne me semble pas en tous points et lieux à pointer ou vilipender. C’est le contraire, le faire, le pointer systématiquement, qui devrait l’être, vilipendé aujourd’hui, parce qu’amputer le style de ses possibilités ne vaut guère plus que de réduire le dico en l’expurgeant du mot « race », ou le roman nationale, de son hymne.
    Bien à vous deux,
    Lector

  36. Oui, mais on ne s’en lasse pas !Dans la version que j’ai vue, e0 la fin, Noe9 leva la teate et dit : Tu ne vas pas de9truire le monde? Pas la peine , re9pondit Dieu, l Administration s en crghae bb.Et puis, Noe9 a e9galement des ennuis avec Brigitte Bardot, indigne9e que les animaux sauvages soient enferme9s contre leur gre9 dans des pie8ces trop petites pour eux. Acte de cruaute9 envers les animaux.

  37. Belem

    Pour je ne sais quelle raison, des nouvelles de ce fil me parviennent encore sur ma boîte mail. Du coup et du jour, il me prend l’envie de dire ce que je n’avais pas dit, ce qui m’avait fait partir sur la pointe des pieds de cette discussion. Et j’ai l’impression que c’est du même tonneau que les craintes que j’ai exprimées à la création d’Antidoxe.
    Il ne s’agit ici en aucune façon de faire route dans telle ou telle autre des directions proposées ci-dessus. C’est une question de fond, le censure. J’avais relevé cette phrase.

    Impat 24 octobre 2013 à 13:16. Répondre Puisque vous n’hésitez pas, Roturier, toute honte bue, à publier cette phrase que nous avions eu pour vous la gentillesse d’enlever, je vais préciser ici les raisons notre rejet. Il en existe deux.

    Avant même de prendre connaissance de la phrase « éhontée » de Roturier, je suis resté perplexe.
    Soignez votre doxa avec antidoxe, ne faîtes pas suivre des chemins tout tracés à votre pensée. Voilà un beau programme que celui qui propose à l’humain d’exister, pour que ses existences construisent l’humanité. Car est-ce dans un autre but que le débat existe ? Et le débat existe-t-il dans un autre contexte que la multitude des pensées ? N’est-ce pas un faux débat que celui de l’opposition entre deux idées, excluant de la sorte une troisième qui peut en naître, comme une quatrième, cinquième et x-ième qui peuvent l’accoucher ?

    Or, que signifie cette phrase de la modération, sinon ceci. Nous sommes entre nous, les seuls à même de juger le bien du mal, détenteurs de LA vérité, démiurges ou marionnettistes sachant juger des racines de la pensée profonde des autres, assez bienveillants pour les guider fermement dans la bonne direction, ceci en évitant que leurs pensées perverties ne s’affichent devant les yeux d’un lecteur qui, ne possédant pas notre clairvoyance, risque lui-même de s’égarer.
    Du coup j’hésite entre amen et alleluhia. Ou bien je me demande si tout ceci est bien antidoxique. Je sais que mon christianisme est assez bêtement primaire pour penser que déjà par la lettre Paul a trahi l’esprit de Jésus. Mais je m’y tiens. Confiance, ouverture et libre arbitre sont les bases de la conscience et l’exemplarité du message de Jésus. Chacun est maître de sa censure et l’autre ne peut que l’aider, en ses propres âme et conscience, et non pas avec des baillons assortis de baffes.

    Après, j’ai lu cette fameuse phrase de roturier. Et j’ai pensé, non Monsieur Impat, vous ne savez pas juger des racines de la pensée profonde en ce que vous êtes aussi humain que moi et capable, la preuve en est, de vous coller le doigt dans l’oeil vachement profond.

    Message à Lector, si tu repasses prendre ici prendre des nouvelles de ton bébé marseillais. D’abord pour que tu ne te sentes pas trop seul dans tes tentatives d’apaisement et d’ouverture sous d’autres hauspices que celles d’antidoxe. Même si je déserte depuis quelques temps, je continue à te lire et à t’appuyer par la pensée. Et puis aussi, j’aimerais bien te causer les yeux dans les yeux et tout autant voir ce que tu fais sur d’autres fond blancs.

  38. Lector

    je suis très touché Bellem ; et puis l’une et l’autre sollicitation/invitation peuvent être certainement arrangées.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :