Carpe diem

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 Édouard François  André, jardinier et paysagiste français qui participa aux plantations du parc des Buttes-Chaumont et fit carrière dans toute l’Europe déclarait en 1865 que  « l’horticulture est le repos et la santé de l’ouvrier ». A la fin du XIX e siècle, l’abbé Lemire, chrétien-démocrate et député du Nord, sans doute convaincu par l’adage, imagine  de développer à la périphérie des villes et villages des parcelles potagères afin d’améliorer les conditions de vie des familles les plus pauvres. Il fonde « la Ligue française du Coin de Terre et du Foyer » dont le but est de rendre l’accès aux parcelles plus aisé pour ses administrés. Ainsi naissent les jardins ouvriers  et leur  développement constitue rapidement un enjeu politique et social.

« Les jardins ouvriers professent une vocation sociale et défendent un certain ordre social : s’ils permettent aux ouvriers d’échapper à leur taudis en profitant d’un air plus respirable, ils les éloignent aussi des cabarets et encouragent les activités familiales au sein de ces espaces verts. » écrit notre abbé.

Partout en France des communautés de jardiniers se constituent autour de fêtes et concours de jardinage. Au même moment se développent en province les jardins industriels, mis par le patronat à la disposition de son personnel. En 1913, la région parisienne  possède 1 515 jardins ouvriers, dont la moitié est implantée en banlieue. À la fin de la Seconde guerre mondiale,  on compte 250 000 jardins ouvriers en France. En 1952, s’étant ouverts à d’autres catégories socioprofessionnelles, ils sont rebaptisés  » jardins familiaux ».

Les jardins ouvriers ont été considérés, par bon nombre de partis de gauche, comme un instrument de normalisation . Ces derniers  voyaient là un moyen de détourner les ouvriers de la lutte des classes. Et sans doute n’avaient-ils pas tort…

L’un de mes voisins a labouré un grand terrain en bas de notre hameau et il en a  proposé une parcelle à ceux qui désirent s’adonner aux joies du jardinage. Nous sommes donc une dizaine, certains venant de la ville, d’autres autochtones, retraités ou ouvriers, à biner, ratisser et désherber en chœur dès que mars pointe le bout de son nez. Au fur et à mesure que les années passent on s’organise :  chacun a sa tâche, du damage des allées à l’épandage du fumier car si les enfants ne naissent pas dans les choux , les choux ne naissent pas dans les roses… Une cabane regroupant tout le matériel de jardinage a vu le jour, des cuves et récupérateurs d’eau ont été installés dans chaque lopin. Les amateurs trop amateurs sont partis, découragés par la première épidémie de mildiou, la première attaque de doryphores ou l’averse de grêle qui réduit à néant, en quelques minutes, plusieurs mois de labeur. Les hâbleurs qui ignoraient que dans les travaux de jardinage il y a bien souvent de l’imprévisible et de l’aléatoire, n’ont fait qu’un tour … Difficile de continuer à jouer le faraud quand, sur le carré voisin, le persil exhibe fièrement sa toison verte et frisée alors que  le vôtre est désespérément glabre . Difficile également d’incarner la victime ou de battre sa coulpe. Pas de bouc émissaire ni de culpabilisation mortifère : « cela est ainsi et sans pourquoi » (1) même si l’on  cherche parfois les justifications les plus farfelues à ses échecs. Restent aujourd’hui les plus motivés, les patients et les humbles  qui échangent des graines, des plants et des poignées de main verte

. En juin les carrés se colorent du vert  tendre de la « Reine des Glaces », du doré des oignons « Paille des Vertus ». Plus tard les aubergines violettes, les poireaux empanachés, les citrouilles somnolentes, les tomates Rose de Berne, les Cornues des Andes, les choux frisés ou pommés viennent parfaire le tableau . Les allées se bordent de sauge dont on prétendait autrefois  qu’elle  » revigorait les parties à moitié mortes de notre corps » ou de menthe poivrée et digestive dont on dit encore en Provence qu « au brout de mento, l’amour aumento ». Certains originaux sèment des capucines et de la bourrache pour en faire des salades mais la fleur la plus délicate à  germer est celle de la convivialité… Nous essayons de rassembler nos vies diverses et éparses au rythme des saisons , nous fêtons Flore, Cérès  et Pomone. à notre table circulent des recettes  et les produits cuisinés de nos récoltes. Dans nos conversations, très peu  de lendemains qui chantent ou de libération future dans un éventuel paradis terrestre . Si les critiques du pouvoir démarrent parfois au début des repas,  après une tarte « fromage de chèvre- courgettes », un gratin de potimarron  et quelques verres de Pouilly fumé, elles se concluent régulièrement par un :  » Ah! sont comme les autres , finiront bien par se calmer ! » Le spectacle quotidien de la croissance, du développement  et de la mort des choses, l’amère lucidité que chacun peut entrevoir de ses limites, jette une lumière crue sur la dérisoire puissance des puissants. Au jardin comme dans le rituel des repas, la répétition joue et mime l’immuable pour tenter d’exorciser cette errance absolue et définitive qu’est la mort. Nous sortons du temps linéaire, de la problématique du progrès, des jeux et des drames du pouvoir avec leur manichéisme pathétique,  pour investir le présent, éternellement éphémère, et le tragique qui lui est inhérent. Aucun nihilisme, aucun pessimisme ! Seulement l’affirmation à la fois grave et légère de la vie dans toute sa contingence.

Sources : Wikipédia,

« La Conquête du présent  » Michel Maffesoli

(1)   Allusion au poème  :

« La rose est sans pourquoi,
elle fleurit parce qu’elle fleurit,
elle ne se soucie pas d’elle-même,
elle ne se demande pas si on la voit. »
(Angelus Silesius, Livre I, 289)

 

46 Commentaires

  1. … « rassembler nos vies diverses et éparses au rythme des saisons , nous fêtons Flore, Cérès et Pomone. à notre table circulent des recettes et les produits cuisinés de nos récoltes. Dans nos conversations, très peu de lendemains qui chantent ou de libération future dans un éventuel paradis terrestre . Si les critiques du pouvoir démarrent parfois au début des repas, après une tarte « fromage de chèvre- courgettes », un gratin de potimarron et quelques verres de Pouilly fumé »…

    Mais il est là, le paradis terrestre !

  2. Guenièvre

    N’est-ce pas Impat ? On comprend bien que dans ces conditions on n’ait guère envie de faire la Révolution !

  3. Une révolution de palais, éventuellement, à condition de ne pas se tromper de palais.

  4. En région parisienne il existe encore des jardins ouvriers, mais beaucoup moins nombreux que dans la première moitié du 20e siècle.
    Les raisons de cet effacement progressif sont très probablement :
    –le manque de terrains disponibles, dû à la phénoménale poussée des immeubles et pavillons sur les ex-terres cultivables.
    –l’augmentation continue du niveau de vie (jusqu’à 2012) qui, tout en maintenant le plaisir de jardiner, enlève le besoin de se fournir soi-même en fruits et légumes.
    –la facilité d’approvisionnement en marchés et grandes surfaces dans toutes les banlieues, en trouvant dans ces dernières la quantité voulue sinon la qualité.
    –le manque de compétences : les gens qui savent quoi planter quand, quoi butter quand, quoi dédruire quand, quoi pincer quand, quoi récolter quand, …se font rares.
    –la généralisation des zones pavillonnaires : quand on cultive, on le fait dans son propre jardin.
    –la télévision…

    Tout cela constitue un vrai changement de civilisation.

  5. Quelle jolie promenade Guenièvre!
    J’avais beau croupir dans le train, ce matin, couleurs et parfums me remontaient et dans les naseaux et le moral. Merci poétesse de l’humus…

  6. … « dans le train, ce matin »…
    Bonjour Rackam. Vos mots ramènent mes pensées très loin en arrière. Quand « j’étais petit » et que j’accompagnais mon père à son jardin potager de banlieue, sa parcelle de terre jouxtait la voie ferrée reliant le bourg à Paris-Nord. Lorsque passait le train du matin, tiré (ou poussé) par une admirable (à mes yeux) locomotive envoyant sur la campagne d’épaisses volutes de fumée noire, mon père plantait sa bêche au sol et sortait sa montre de gousset pour la remettre à l’heure. Car une montre pouvait avancer ou retarder de 5 minutes, mais on n’avait jamais vu un train en retard…

  7. hathorique

    Bonjour Guenièvre

    Votre article est à un délice, qui me fait penser aux quatrains de Saadi, Khayman et Rûmi ces poètes persans bien éloignés des jardins ouvriers mais tout aussi poétiques .
    Est CE qu’ l’origine ces jardins ouvriers étaient essentiellement cultivés pour nourrir à moindre frais leurs propriétaires ou plutôt locataires et y avait il une partie d ‘agrément pour la beauté des fleurs ou s’inspiraient il des jardins des simples au Moyen Age, dont le magnifique jardin médiéval d’Orsans
    Et y a t il un rapport avec les phalanstères ou familistères construits au 19° Siècle par Godin et Fourrier pour servir de cité idéale

    Aparté personnel : mes capucines sont encore éclatantes de fleurs colorées, mes rosiers Frédéric Mistral portent encore de belles roses et des promesses de boutons et surtout MON rouge gorge est revenu.

    « Le rossignol est venu au jardin, les corbeaux se sont enfuis ;
    Allons au jardin ensemble, ô flambeau de mes yeux.
    Comme le lys et la rose, épanouissons-nous dans l’extase ;
    Comme l’eau qui court, courons de jardin en jardin. »

    Rûmi
    (Rûbâyyâtes)

  8. Guenièvre

    Bonsoir Hathorique !
    Dès départ les jardins étaient conçu pour améliorer la vie des ouvriers . Sans doute quelques fleurs se sont-elles glissées au milieu des plantations mais, si elles étaient tolérées , le but principal étaient les légumes et les activités étaient relativement encadrées. Voilà les vertus des jardins telles qu’elles sont décrites dans un document de la « Société des jardins ouvriers de Paris et banlieue » en 1920.
    Le jardin apporte à l’ouvrier :
    1 )Une occupation saine des loisirs que lui laisse la journée de huit heures ( le jardin tue l’alcoolisme )
    2) Un moyen de combattre la vie chère : un jardin de 200m2 rapporte à l’ouvrier 500 francs de légumes frais : le montant de son loyer.
    3) Une occasion de passer ses heures de repos en famille : le jardin et son complément la tonnelle sont la maison de campagne de l’ouvrier.
    Les partis de gauche ont eu quelques réticences à participer à ces projets car ils y voyaient un exemple d’application du paternalisme. En effet, l’amélioration des conditions de vie , l’épanouissement que pouvait apporter une vie en plein air plus saine risquait d’éloigner l’ouvrier des thèses socialistes et évitait toute rébellion envers le patronat. D’autre part le jardin pouvait resserrer les liens familiaux : l’ouvrier s’embourgeoisait…
    Une sociologue d’aujourd’hui y voit même « la perpétuation des inégalités de genre » puisque le jardinier était pratiquement toujours un homme !

    http://laboratoireurbanismeinsurrectionnel.blogspot.fr/2012/10/jardins-ouvriers.html

    La finalité du phalanstère était tout à fait différente, il me semble, puisque c’était avant tout un lieu de vie communautaire avec logements autour d’une cour centrale et des salles publiques. Les jardins faisaient partie du projet pouvant regrouper des centaines de familles mais ils n’étaient qu’une petite partie de l’ensemble.

    Un message de MON rouge-gorge pour le vôtre :

  9. Guenièvre

    Vous oubliez internet Impat ! Tout le temps que l’on passe sur Antidoxe par exemple…

  10. Guenièvre, vous devriez le surveiller votre rouge-gorge, il me semble trop bien nourri !

  11. Guenièvre

    Bien sûr Impat, je le nourris l’hiver quand il gèle, dans un petit récipient à mi-hauteur ! Il accourt quand je viens donner du grain aux poules car il sait bien qu’il a sa ration…

  12. Guenièvre

    Cela me fait bien plaisir de vous avoir remonté le moral rackam !

  13. hathorique

    Merci, pour toutes vos explication et pour ce chant.
    Mon rougegorge est très timide et farouche comme ceux de son espèce, il attend pour picorer que les autres oiseaux soient partis, car il ne partage jamais ses petites graines !!!! avec les autres.
    Le mien que je reconnais mieux car depuis quelque temps il porte un bonnet rouge est en couple, je crois qu’avec sa compagne ils doivent vivre en autogestion associative car ils ne viennent pas déjeuner ensemble, ils résident peut être dans un phalanstère de rouges- gorges
    Je n’ai jamais réussi à voir le nid où se perpétraient :
    « les fondements de la perpétuation dans les inégalités de genre chez les oiseaux à jabot rouge »

  14. kravi

    Mon rouge-gorge, comme tous ses prédécesseurs, n’est pas farouche. Il est au contraire le plus hardi et le premier à venir inspecter ce que ma bêche a pu dénicher.
    Merci pour votre évocation potagère, Guenièvre.

  15. Guenièvre

    Le potager « là où pousse les légumes à cuire au pot » !

  16. Guenièvre

    Mon grand-père, lui, regardait le soleil… et il ne se trompait pas beaucoup !

  17. Guenièvre (6 novembre 2013 à 12:16)
    … « Mon grand-père, lui, regardait le soleil »…
    Mais le soleil n’est pas là tous les jours. Le train, si. Enfin…autrefois.

  18. hathorique

    Bonjour kravi,
    Vous aussi faites partie de la société secrète des adorateurs de « rouges-gorgiens et giennes  » ?
    J’espère que nous ne laisserons pas trop de plumes dans notre dévoilement heideguerrien de soutien aux gorges-rouges 🙂

  19. Guenièvre

    Outre le plaisir du jardinage ce que j’ai essayé de saisir ici dans cette activité c’est un nouveau rapport au temps qui laisse effectivement peu de place – certains l’avaient bien compris- pour la promotion d’une cité idéale à venir.

  20. La cité idéale à venir ? Mais c’est la cité de Candide, où tout le monde aura et cultivera son jardin, potager compris. Le travail sera devenu pour une grande part un télé-travail, et hormis le temps de ce travail la journée sera partagée entre le jardinage et Antidoxe.
    Que ceux qui ne sont pas séduits lèvent le doigt. 🙂

  21. QuadPater

    la journée sera partagée entre le jardinage et Antidoxe

    Rien d’autre ?
    Tant mieux !
    On se laisse trop emmerder par les hormones aujourd’hui.

  22. Quad,… « la journée sera partagée »…
    Quand même, il reste la nuit. Sans compter les exceptions pour urgences.

  23. Guenièvre

    Et l’exploitation Impat, on sera toujours exploité au télé-travail ?

  24. Lisa

    Les hormones ?

  25. Guenièvre, … « on sera toujours exploité au télé-travail »…
    On n’y coupera pas. Comme aujourd’hui on aura le choix entre le libéralisme, qui est l’exploitation de l’homme par l’homme, et le socialisme qui est l’inverse (adaptation libre d’un adage connu 🙂 ).

  26. QuadPater

    Oui Lisa, la libido. Quand ma voisine de parcelle fait du monokini tandis que je plante des tomates, ma productivité est basse. Une cité idéale interdirait ces pratiques de diversion, pour maintenir le rendement des jardins au plus haut.

  27. Arrgh ! Je rentre de Sarlat et je retrouve le même cauchemar ici. Après IKEA, la jardinerie : opération haie, une quinzaine d’arbustes à planter, pas de problème me dis-je. Hélas, trois fois hélas ! Sous une mince couche de terre des pierres et du gravier : une véritable galère pendant deux jours à la pelle et à la pioche, un véritable calvaire. De retour à Paris, une montagne de mails et de tâches urgentissimes, puis finalement la tête à peine hors de l’eau ce texte narquois de Guenièvre. La vie est injuste parfois…

  28. Je vous réponds avec Heidy : « La déclosion déterminée n’est pas simplement un ferme propos d’agir, mais une amorce de l’agir décisive, précédant tout agir et le pénétrant jusqu’au bout. »
    Et même : « Savoir, c’est par suite : pouvoir se tenir dans la manifestation de l’étant, endurer celle-ci. »
    Et pour les mauvaises langues,je ne résiste pas à recopier ici cette citation de Rivarol à propos du français : « quand cette langue traduit, elle explique véritablement un auteur. » On frémit quand on pense que c’est Gilbert Kahn, le traducteur de l' »Introduction à la métaphysique » qui a trouvé nécessaire de citer ce passage dans ses avertissements… Je précise que c’est que ce n’est pas un renégat, il travaillé avec le plus adulé des encartés du NSDAP, reçu l’imprimatur du maître et les encouragements du grand prêtre Beaufret.

  29. Guenièvre

    Mais les arbres méritent que l’on se donne du mal pour eux Tibor ! Aucun jardin ne saurait vivre sans eux,sans leur présence fraternelle qui voit se succéder les générations. Ils sont propices à la méditation et ont inspiré toutes les civilisations ( pour rejoindre le thème développé par Hathorique ) . Sous la protection des chênes, les Grecs et les druides exerçaient la divination et Jeanne entendit des voix !
     » Ce que je sais de la science de Dieu , je l’ai appris dans les bois. Je n’ai pas d’autres maîtres que les hêtres et les chênes.  » Saint Bernard
    Longue vie à vos arbres, mêmes s’ils ne sont que des « petits arbres », Tibor !

  30. ….
    Auprès de mon arbre,
    Je vivais heureux,
    J’aurais jamais dû m’éloigner de mon arbre…
    Auprès de mon arbre,
    Je vivais heureux,
    J’aurais jamais dû le quitter des yeux…

  31. Ah, mais c’est que j’aime les arbres ! Peut-être autant que les druides et les Grecs sacrificateurs d’humains, mais pour faire la sieste ou boire du vin à leur ombrage, pas pour leur creuser des trous !

  32. Non, je plaisante je ne l’ai pas seulement fait pour les yeux de ma douce et tendre (enfin ça dépend des jours), pas seulement pour lui plaire mais parce que je préfère les arbres au grillage …
    Merci pour vos charmants articles.

  33. kravi

    Bonjour Hathorique,
    Je me félicite de n’appartenir à aucune secte, pas même avicole. Ayant la chance d’habiter en pleine campagne, je me régale d’observer ces veinards capables de voler par leurs propres moyens. L’inconvénient est que ça m’empêche d’adopter un ou deux chats, il faut choisir.
    Je n’ai jamais vu de couple de rouge-gorges, les miens sont toujours des solitaires. Mais peut-être se succèdent-ils à mon insu.
    Bonjour Tibor, rien compris à votre discours Heideggérien. Mais je m’en remettrai très vite.

  34. L’idée justement était de donner un aperçu de son amphigourisme. Hathorique, que l’Être la garde, a ravivé mon profond mépris pour tous ces gens de gauche qui adulent Heidy le nazi mais ne sont jamais avares d’accusations de racisme et de médiocrité à l’encontre de ceux qui osent ne pas partager leurs idées ou qui simplement affirme une qulconque identité française. Cet amphigourisme, disent-ils, tient de l’impossibilté de traduire la pensée du maître dans une autre langue que l’allemand, la seule langue de l’Être avec le grec (c’est Heidy qui le dit, pas moi). La citation de Rivarol est piquante dans ce contexte.

  35. Un philosophe chrétien est un rond carré disait-il : la haine du judéo-christianisme l’a emporté chez ceux qui se réclament de lui aujourd’hui, ces benêts déconstructivistes, se veulent les héritiers d’Hector et Achille, mais s’effraient de la moindre violence qui ne soit pas dûment identifiée comme juste réponse à lacfruauté de l’homme blanc.

  36. kravi

    Mille mercis Skardanelli, me voici tout ragaillardi de n’avoir rien compris à cet amphigouri.

  37. « là où poussent », non?
    Manque de pot.

  38. Guenièvre

    Rien ne sert de tourner autour du pot : rackam a dévoilé le pot au roses ! Je paierai donc les pots cassés en m’im-po-sant 50 exercices du Bled sur les accords du verbe avec le sujet ! 🙂

  39. Guenièvre,… « en m’im-po-sant 50 exercices »…
    Selon moi, Rackam préférerait se voir offrir une poule-au-pot.

  40. Mais non, Guenièvre, ne rentrez pas au bled, vos papiers sont presque en règle!

  41. rackam

    Je ne m’affiche jamais en compagnie d’une poule, même topless dans le jardin d’à côté. Moi.

  42. Guenièvre

    …ou un pot tout court ?

  43. Souris donc

    Je n’avais jamais entendu le chant du rouge-gorge. Merci Guenièvre pour la vidéo. Les oiseaux ont un répertoire, difficile de s’y retrouver. Celui du juvénile différe du chant de l’adulte (menace territoriale, signalement du danger, contact, satisfaction, mécontentement, parade, appel aux petits…).
    Pour faire au mien le coup de l’engoulevent au smartphone, j’ai acquis un rouge-gorge en fonte à capteur chez Nature & Découvertes ( ?) un de ces oiseaux qui se met à chanter quand on coupe le rayon. Mon rouge-gorge, pas dupe, loin de se laisser charmer, me boude, je ne le vois plus.
    En échange : Olivier Messiaen : le rouge-gorge

    Erithacus rubecula aime manger au ras du sol (vers), il est vulnérable au froid, les barquettes de margarine le requinquent et lui permettront de passer la vingtaine d’hivers de sa petite vie.

  44. Guenièvre

    @ Souris,
    Merci , c’est agréable et bien vu….

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