Les Pavés de l’enfer

ga1

Rappelez-moi : de quoi l’enfer est-il pavé, déjà ?

Le 7 décembre prochain va être votée à l’Assemblée Nationale une loi sur la famille. Or le 17 septembre, des lobbies médiatiquement très actifs ont fait voter — grâce à la mise en place de pressions « émotionnelles » et médiatisées tels que le mouvement des « pères perchés » — au Sénat en catimini à trois heures du matin un amendement qui, en cas de séparation des parents, exige que la préférence soit donnée à la résidence alternée paritaire sans limite d’âge pour l’enfant (à charge pour le Juge des Affaires Familiales d’argumenter son refus éventuel d’appliquer ce mode d’hébergement). À cela s’ajoute un article de loi voté dans la foulée : « Le fait par tout ascendant d’entraver  l’exercice de l’autorité parentale par des manipulations diverses […] est puni d’un an d’emprisonnement et de 15 000 € d’amende », sanction supposée empêcher tout « syndrome d’aliénation parentale » (cf. infra), et qui peut menacer tout parent si son enfant manifeste des réticences, même justifiées, à aller chez l’autre parent. C’est aussi au nom de l’équité homme/femme que le 18 septembre, un autre groupe politique a présenté un projet de loi prônant la mise en place immédiate d’une résidence alternée dès la séparation d’un couple, une médiation étant ensuite supposée permettre d’évaluer ce qui convient le mieux à la situation.

Dans le même temps et pour la première fois en France, des sociétés savantes et représentantes des professionnels de la santé psychique et de la psychopathologie de l’enfant ont mis en route un processus de réflexion concernant l’impact, sur les enfants, des modes d’hébergement dans les situations de séparation parentale, dont on sait qu’elles concernent maintenant près d’un couple sur deux et des enfants de plus en plus jeunes. Il existe des troubles spécifiques chez l’enfant liés à la résidence alternée, qui sont distincts de la souffrance que tout enfant peut éprouver face à la séparation du couple de ses parents. Tous les enfants en résidence alternée ne présentent pas ces troubles, mais leur fréquence est importante, statistiquement très significative, et ils sont durables.

Chez les enfants de moins de trois ans, ces troubles se caractérisent par un sentiment d’insécurité, avec apparition d’une angoisse d’abandon qui n’existait pas auparavant, l’enfant ne supportant plus l’éloignement de sa mère et demandant à être en permanence avec elle, symptôme majoré le soir ; un sentiment dépressif avec un regard vide pendant plusieurs heures, et parfois un état de confusion, de non-reconnaissance des lieux au retour chez la mère ; des troubles du sommeil, de l’eczéma ; de l’agressivité, en particulier à l’égard de la mère considérée comme responsable de la séparation ; une perte de confiance dans les adultes en particulier dans le père, dont la vision déclenche une réaction de refus ; chez certains enfants plus grands, une hyperkinésie avec trouble de l’attention, un refus de se soumettre à la moindre contrainte scolaire ou familiale.

Ces troubles qui peuvent être qualifiés d’attachement insécure désorganisé-désorienté, peuvent aussi être décrits en termes psychodynamiques. Ils peuvent être reliés à un non-respect d’un besoin essentiel, le besoin de continuité, lorsque l’enfant est confronté de façon répétitive à deux sortes de perte. Perte de la figure principale sécurisante de l’enfant, et ce d’autant plus que cette perte se répète avec régularité et qu’elle est durable dans le temps, l’enfant ne pouvant garder cette figure en mémoire que pendant un temps limité en fonction de son niveau de maturation et de sa sensibilité personnelle. Et perte des lieux et des objets qui constituent l’environnement matériel de l’enfant, l’arrière fond sur lequel se construisent et s’étayent son identité et son sentiment de sécurité.  Ces pertes entraînent une rupture répétée de la continuité du sentiment d’exister.

Persistent aussi les troubles internalisés sous forme d’angoisse, dépression, inhibition, qu’on peut retrouver à l’âge adulte sous la forme d’attaques de panique, de troubles anxieux généralisés, de gel des émotions, de tension permanente, de difficultés à s’engager dans une relation. Les prises en charge thérapeutiques chez les enfants petits ne parviennent souvent pas à faire contrepoids à la répétition traumatique de la perte des personnes et des lieux et peuvent échouer en l’absence de modification du rythme d’hébergement.

La psychopathologie parentale peut jouer un rôle important dans la décision de mettre en place une résidence alternée et dans les dysfonctionnements qui apparaissent alors. Les troubles augmentent en cas de conflit parental, lequel est en lui-même une source de discontinuité dans le vécu de l’enfant, et de clivage. Mais ils peuvent aussi exister en cas de résidence alternée non conflictuelle.

Pour pouvoir être mise en place, une résidence alternée devrait satisfaire aux conditions suivantes : concerner des enfants âgés de plus de six ans, être flexible sans être chaotique, reposer sur une bonne base de coopération entre les parents avant la séparation, et l’arrangement doit être centré sur l’enfant et pas sur l’adulte. Enfin la distance géographique entre les domiciles parentaux doit être faible. Au-dessous de six ans, des précautions particulières doivent être prises concernant le droit d’hébergement en général. Tout enfant a besoin d’un contact avec ses deux parents, lesquels constituent un apport affectif différent et complémentaire. Des contacts fréquents et signifiants doivent avoir lieu avec le parent qui n’a pas l’hébergement principal, mais selon un principe de progressivité qui doit respecter les besoins primaires de stabilité et de continuité. Passer des nuits régulièrement hors du lieu d’hébergement principal est dommageable avant l’âge de deux ans, et n’est souhaitable ensuite que lorsque l’enfant comprend ce qu’on lui dit, peut anticiper, peut comprendre ce que « demain » veut dire, peut exprimer verbalement ses besoins, et s’il existe une communication fluide entre ses parents.

Il est évident qu’à partir de ces constatations, les projets de loi actuels ne peuvent aboutir qu’à un véritable problème de santé publique : des milliers d’enfants risquent de présenter les symptômes décrits ci-dessus, que nous aurons beaucoup de mal à prendre en charge, tant du fait de leur nombre que par la difficulté à mobiliser les traces de souffrance précoce. Nous devons solliciter une loi claire et protectrice centrée sur les besoins de stabilité affective et matérielle des enfants, la décision judiciaire pouvant être au besoin être nuancée secondairement au cas par cas. Si nous ne nous positionnons pas maintenant, nous nous retrouvons dans la même situation qu’en mars 2002, lorsque la loi légalisant la résidence alternée a été rédigée et votée sans que l’avis d’un seul psychologue ou pédopsychiatre ait été sollicité. Il est ahurissant que de lois visant la santé des enfants soient votées sans que les sociétés scientifiques et professionnelles soient consultées.

Ah oui, j’ai retrouvé : de bonnes intentions.

45 Commentaires

  1. Guenièvre

    Merci kravi ! de la famille à l’école les enfants sont les premières victimes des idéologues de tout poil.
    Pour faire le lien avec le texte précédent …
     » Quand le citoyen écologiste prétend poser la question la plus dérangeante en demandant : quel monde allons-nous laisser à nos enfants, il évite de poser cette autre question réellement inquiétante : à quels enfants allons-nous laisser le monde ?  » Jaime Semprun « L’abîme se repeuple »

  2. kravi

    PS : pour ceux qui souhaitent s’opposer à cette aberration, voici le lien de la pétition :
    http://www.petitionpublique.fr/PeticaoVer.aspx?pi=RADL2013

  3. Marie

    je signe , qu’on laisse faire les professionnels et que l’Etat cesse de légiférer sur les sujets sociétaux , il a mieux à faire .Je vois comme il est difficile pour ma petite fille de voir sa maman partir pour trois jours par semaine au travail sans changer de lieu et avec papa alors on imagine le va et vient entre deux lieux avec des parents qui se disputent l’enfant.

  4. Guenièvre

    Au collège on avait remarqué que les enfants qui étaient en garde alternée oubliaient régulièrement un ou deux manuels scolaires chez le parent où il étaient hébergés la semaine précédente. Ou bien leurs cahiers…ou même leurs devoirs. On avait résolu le problème en prêtant un double jeu de livres parce que les enfants dans ce cas étaient encore peu nombreux.
    Il faut une sacrée organisation pour changer ainsi de lieu chaque semaine et puis une double garde -robe, une double série de jouets pour les plus petits, ce qui n’est pas évident pour les familles les plus modestes. Cela en plus des problèmes psychologiques que vous soulevez…

  5. Tout ce qui écrit ci-dessus, aussi bien dans les commentaires que dans l’article, semble plein de bon sens et fort justifié. Mais comment faire dans le cas, fréquent, de deux parents qui se séparent alors que tous deux sont « normaux », capables des soins aux enfants, et aiment, l’un et l’autre, autant leurs enfants ?
    Comment faire ?

  6. QuadPater

    Je renchéris sur la question d’Impat.

    J’ai connu UN cas très particulier : après leur divorce, 2 parisiens avaient pris chacun un appart mais conservé l’ancien… dans lequel les enfants résidaient à plein temps ! Le père et la mère l’occupaient successivement pendant une semaine…
    Il faut être financièrement aisé, surtout à Paris. Mais au-delà de la question financière, ne serait-ce pas une bonne solution ?

  7. Excellente, cette solution. Construisons des logements pas chers, c’est urgent…:-)

  8. kravi

    La garde alternée n’est pas une aberration par elle-même.
    C’est l’arbitraire du projet de loi qui, sans réflexion ni information aucune, prévoit une garde alternée quel que soit l’âge de l’enfant.
    En outre, le projet de loi qui « peut menacer tout parent si son enfant manifeste des réticences, même justifiées, à aller chez l’autre parent » m’apparait, pour le coup, complètement aberrant : nous savons bien que la plupart des couples divorcent au plus mal, et que dans ces guerres meurtrières les enfants sont utilisés comme munition ou chair à canon. Il n’est pas rare de voir des parents inventer de toutes pièces des incestes ou des maltraitances à seule fin de neutraliser l’adversaire.

  9. QuadPater

    Accuser son ex-conjoint d’inceste c’est un comportement suicidaire. Mon ex savait que si elle faisait ça je l’égorgeais dans le quart d’heure.

  10. Je ne sais pas quoi dire alors je vais tourner sept fois mon clavier dans ma bouche (oui je suis une grande gueule). En tout cas tout me porte à favoriser, sauf cas limites, la garde par la mère. Je crois, que jeunes surtout, les enfants ont plus besoin de leur mère que de leur père. Zut ! Je sens que je vais me faire écharper…

  11. hathorique

    Bonsoir à tous
    Merci Kravi pour votre article qui soulève le problème de la garde alternée.

    @ Skarda c’est quoi pour vous le cas limite?

    Lorsque la mère reforme un couple avec un autre compagnon ; il peut y avoir pour le père une frustration de voir un étranger élever son enfant ou l’inverse d’ailleurs et dans ce cas quel sera le référent paternel ? et je ne vous parlerai pas ici du douloureux complexe de Jocaste .
    A notre époque, les pères s’occupent tout aussi bien de leurs enfants que les mères, la garde alternée n’est pas toujours LA solution mais ce devrait UNE des solution et pourquoi priverait on les pères de leurs droits à l’éducation de l’enfant ; d’ailleurs Kravi lui même nous dit que :
    « La garde alternée n’est pas une aberration par elle-même », c’est l’âge à partir duquel cette solution est adoptée qui pose problème, car le jeune enfant confronté à la multiplicité du temps n’a pas la conscience de la temporalité. Appréhender le temps est donc très difficile pour lui car c’est un concept qui ne se rattache à rien de matériel et de perceptible c’est bien trop abstrait et complexe. il n’a pas la conscience du passé ni de l’avenir d’ailleurs il est dans le présent perpétuel.

    « Dans son ouvrage « Le développement de la notion de temps chez l’enfant », Jean Piaget considère qu’avant cinq ans le temps est un temps « intuitif » limité aux rapports de succession et de durée donnés dans la perception immédiate. L’enfant ne parvient pas à concevoir l’idée de durée et ne dissocie pas le temps de l’activité. Seule l’activité compte. L’enfant est en effet centré sur l’acte et est incapable de prendre conscience du temps qui s’écoule pendant son action, d’anticiper ou de reconstituer certains événements. Il se limite à des impressions. Très lentement et très partiellement, les notions temporelles s’étendent vers le futur et le passé, en même temps que se construisent les notions de succession, de simultanéité et de durée. »

    Lorsque deux parents se séparent c’est presque toujours sur un échec il n’y a peu de bonnes solutions. Comme le dit Impat comment faire ? d’ailleurs il y a aussi des cas de déséquilibre et de souffrance même chez les enfants élevés par leurs deux parents légitimes.

    Il ne faut pas nonn plus sous évaluer la capacité de nuisance des mères, j’en connais une particulièrement perverse, qui essaye de détruire le nouveau couple formé par son ex compagnon en manipulant et culpabilisant l’enfant sans songer une seconde aux conséquences qui en découlent.

    il y aussi cette compétition absurde à celui qui l’aimera le plus, le gâtera davantage lui achètera le plus de jouets de vêtements cette marchandisation de l’amour sans se soucier des ravages provoqués et de la schizophrénie qui peut en résulter pour ces petits .

    @ Marie, bien sur qu’il faut légiférer pour dire la règle, donner un cadre législatif pour éviter tous abus sinon sur quoi se fonderaient les juges pour traiter des cas qui leur soumis sans l’appui du droit et de la Loi.

    Quant à l’hypothèse, de Quad, je pense que cela relancerait l’industrie du bâtiment et ravirait Madame Duflot.

  12. Hathorique,… « j’en connais une particulièrement perverse, qui essaye de détruire le nouveau couple formé par son ex compagnon en manipulant et culpabilisant l’enfant sans songer une seconde aux conséquences qui en découlent. »…
    Je n’en reviens pas! Une seule, vraiment?

  13. Souris donc

    Dans la logique de l’égalitarisme, du relativisme et de l’indifférenciation des « genres ». Qu’on inculquera dès la crèche. Tout se vaut, papa coud et maman pique. Et vice versa.

  14. QuadPater

    C’est très compliqué, même en tenant compte de l’âge.
    Imaginons une fratrie : un 8 ans, un 7 ans et un 3 ans. Deux vont alterner, l’autre non ? Et pendant 3 ans ? Évidemment pas, ou alors le petit ne comprendra pas et les deux grands, bénéficiant du même « statut » et vivant ensemble en permanence, seront plus proches que chacun avec le petit.

    La « solution » de ma copine parisienne est vraiment intéressante
    1/ parce qu’au lieu d’essayer de résoudre un problème elle le supprime : quand les bibous vont-ils chez papa ou chez maman ? Jamais. Ils restent chez eux et ce sont les parents qui bougent.
    2/ et la fratrie n’est jamais séparée, puisqu’ils vivent tous (moins ou plus de 6 ans) en permanence ensemble.

  15. hathorique

    @ Impat
    Celle là, je l’ai à l’oeil et surtout dans le nez, car elle touche de très près à ce qui m’est le plus cher au monde, mais je me garderai de faire une généralité d’un cas particulier : quoique 🙂

    @ Souris
    ce n’est point là logique égalitariste relativiste ni indifférenciation mais complémentarité qui va de pair avec l’inéluctable évolution de nos sociétés à l’image de la tectonique des plaques qui fait dériver les continents. ce qui me parait s’appliquer ici car l’Homme est dit on un continent inexploré :

     » 1) les frontières divergentes, là où les plaques s’éloignent les unes des autres et où il y a production de nouvelle croûte océanique.
    2 ) les frontières convergentes, là où les plaques entrent en collision, conséquence de la divergence.
    3) les frontières transformantes, lorsque les plaques glissent latéralement les unes contre les autres le long de failles.  »

    Je connais aussi des enfants qui ont souffert et conservé des séquelles pour avoir vu leurs deux parents pourtant légitimes se déchirer avec plus d’opiniâtreté qu’ils ne mettaient à aimer leur progéniture .
    Je ne sais ce qui est pire.

  16. Lector

    Salut Kravi,

    ce qui me parait le plus aliénant pour l’adulte c’est, une fois de plus, la pénalisation, de celui-ci donc, qui aura inévitablement des conséquences aggravantes pour l’enfant. Les situations qui peuvent résulter d’une amende ou d’une incarcération de l’un des parents sont contraires à la logique recherchée par la loi. La chose jugée doit de fait être à la discrétion du magistrat ou de la médiation administrative ; ce ne sera là qu’un nouveau problème de conciliation, fréquent dans le droit. Le juge devrait s’aviser de cela et de là chercher à éviter la condamnation. Sauf que s’il est convié, étant donné l’engorgement ajouté des tribunaux, l’affaire sera par trop rapidement traitée pour faire un honnête jugement. Tout cela ne mène à rien, c’est effectivement renchérir dans l’infernal ; le châtiment de ce qui pourrait à priori de pas être un crime, c’est pire qu’absurde.
    Ce qui est absurde c’est en amont que des ONG, ou quoi que ce soit d’autre, ainsi que le législateur, ne semblent jamais réfléchir aux effets potentiels : amendements, lois, vont-elles produire les effets escomptés, quels peuvent-ils être ?
    Finalement c’est cela le camp du Bien : puisque nous avons de bonnes intentions (et je ne dirai pas que le paritaire de la garde ne puisse être concevable et conçu) nous agissons, amendons, jugeons etc ; c’est vraiment une ignorance de la duplicité des lois comme de chaque chose doublée d’une arrogance tant la persuasion se satisfait d’elle-même… la pensée est arrêtée, comme le temps, commissions et groupes d’études sont en l’espèce chargés de réparer ce que comités et assemblées mettent en place… pour répondre à ce qui est (c’est tjrs ainsi que la chose est présentée), et cela ne fonctionne jamais parce que le résultat n’est pas ce qui compte : c’est un urgentiste pénaliste qui a pris commande.
    Je ne développe pas plus, j’ai observé cette même curieuse culture ou étrange paradigme dans d’autres domaines ; ma conclusion reste identique qui me fait voir ses choses par un prisme qui mérite chaque fois une couronne de Godwin ; je gagne à tous points.

    Pour ma part et la vie que je choie, instinctivement tout autant que logiquement, je ne considère pas que l’intrusion de Justice dans ce qui relève du privé, quelque contrat que ce soit qui implique un tiers administratif auquel je devrais soumettre une part trop intime de ma liberté, soit un bien. Et plus simplement, j’ai, comme on dit, suffisamment de loi pour ne pas en appeler à une autorité extérieure.
    Si des lois ponctuent chaque situation personnelle, ce n’est pas forcément le fait d’un état totalitaire (ou bien j’évoquerais encore l’Europe qui vient avec Washington svp, on ne se cache plus, de tancer l’Allemagne et quand bien même serait-ce à bon droit) mais d’un esprit d’idoine et même sorte d’une époque qui l’est. Miss idéologie contemporaine allongée sur le divan, voyez. C’est le travail des essayistes contemporains. Genre Muray bien sûr, ou pour les vivants un Finkielkraut par exemple. Sauf que le festivisme ça n’a pas suffit ; c’est le plus petit des concepts qui a retenu l’attention. L’anhistorie qui un concept antérieur au commentaire du philo-sociologue, par contre ad hoc et de là à l’horloge à l’arrêt de Treblinka… disons à Klemperer et Reich, tjrs pour exemples, le chemin ne serpente pas.

    Plus trivialement je dirai que nous vivons dans une grande partie de l’Europe en territoire maudit… d’où novlangue, à nouveau mal dire et médire tout un programme… vous savez ce que j’en pense. (C’est d’ailleurs dans ce cadre d’observation que la métaphore biblique ou mystique éventuellement m’intéresse, du pt de vue de la poétique pour dire rapidement.)

    Si l’époque est malade psychiquement de ceux qui la portent comment espérer de sa représentation le soin ?! Un malade pour guérir un corps qui ne l’est pas moins ? Curieuse médecine qui ne relève pas du juridique mais assurément du psychologique.
    Je plaisante à peine lorsque je dis que Sigmund fait père fondateur ; pas toujours avec peine car je crois en l’éducation, introspective, celle que peut être la psychanalyse, sa connaissance… heu… sa naissance comme connaissance, plus encore que sa pratique… j’allais ajouter confessionnelle… enfin bref, pour revenir au sujet… je pense à Dolto… la parole toujours… les blessures sont inévitables mais ne sont plus traumatiques si accompagnées de paroles n’est-ce pas ? Ce sont aux parents, tant qu’à faire, de les tenir.
    Ne trouvez-vous pas inquiétante la critique acerbe pour ne pas dire la condamnation récurrente que cette dernière décennie a pu faire à la psychanalyse au lieu d’en faire la promotion ?
    Si ce savoir inquiète encore moult peureux qui craignent de se découvrir mal dans leurs baskets, ou craintifs ou méfiants de baisser le masque fut-ce le temps d’une séance, ne serait-ce que sa vulgate, l’écoute et la parole comme moyens de mise à distance pour désamorcer les conflits, semble encore éveiller la curiosité bienveillante d’un nombre forcément croissant de personnes ; vu l’état du monde…
    … excusez, je me perds en pensées, me souviens de quelques anecdotes autour de Dolto, qui tiennent du miracle… je pèse mes mots, j’en avais déduit que Françoise, croyante, devait être une sacrée mystique… interprétation personnelle… voyez, j’ai supposé que la psychanalyse pouvait être de l’ordre de la foi… comprenez bien que cela n’est pas une attaque, je le précise ainsi : ce pourrait être un argument retourné à ses contradicteurs qui lui dénie le caducée, en résumé. Le miracle… Finalement c’est quelque fréquentation de Freud ou Lacan, de Dolto, qui m’a amené à me préoccuper de théologie…

    Je vous dois combien ?

  17. Noble Lionne, femme notoirement alcoolique, suicidaire, maltraitante, etc.
    Sinon, je crois bien, surtout en bas âge, que personne ne peut remplacer une mère, mais vous savez je suis catholique, en tout cas de culture (je ne vais plus beaucoup à la messe), et je suis hanté par des images de madones.
    Par ailleurs on rapporte tout à soi et j’ai toujours pensé que ma femme était plus proche de nos enfants que je n’aurais jamais pu l’être, pourtant j’adore les bébés et j’espère bien que mes filles me donneront de nouveau l’occasion de langer et faire guili guili. Peut-être sommes-nous trop traditionnels de ce point de vue, je ne sais pas, c’est vraiment du ressenti, de toute façon, le mieux, une fois que les enfants sont là, est de les élever ensemble.

  18. Et puis, sur ce dernier point, je crois vraiment qu’un couple a des responsabilités, que le divorce, comme l’avortement dans un autre registre, devrait être l’exception une fois que les enfants sont là, c’est vraiment dans cette perspective que j’ai adhéré au mouvement de la manif pour tous. Le couple homme-femme est à mon sens au centre de la société. Je sais, je sais, je suis définitivement réactionnaire de ce point de vue et j’assume, je crois à la fidélité, aux serments, au socle familial, j’y crois profondément, j’ai toujours évité de me retrouver dans des situations pouvant faire naître l’adultère. Maintenant je comprends que la chair est faible, je comprends Emma, je comprends tout à vrai dire, amis mon coeur se serre quand je pense à ceux qui devenus trope vieux et trop moches sont abandonnés avec leurs lardons (c’est d’ailleurs le plus souvent aux femmes que ça arrive…)

  19. Zut, je me relis et je m’aperçois que l’on pourrait croire que j’accuse notre chère Hathorique d’être une femme notoirement alcoolique, suicidaire maltraitante et tout le reste. Que non pas ! mes doigts ont trop vites martelés le clavier, je répondais seulement à sa question sur les cas limites….

  20. J’en suis tellement confus que j’en fait plus de fautes que de coutume.

  21. Souris donc

    Comme le dit Kravi, on introduit une équité homme/femme, au détriment de l’intérêt de l’enfant et de son besoin d’une figure d’attachement stable et sécure. Je continue de penser qu’on est dans la ligne idéologique de l’indifférenciation et du relativisme. Il est vrai que la figure d’attachement stable est déjà presqu’une fiction, écartelés que sont les drôles entre nounous et puéricultrices de crèche.
    Mais là, on écartèle carrément façon jugement de Salomon.

  22. Souris donc

    D’accord, Hathorique, mais citer les enfants de couples qui restent ensemble en se déchirant, c’est introduire des cas particuliers qui brouillent le débat. C’est ce qui s’était passé avec le débat sur l’adoption par les couples gays, qu’on a justifié par les enfants maltraités et les orphelins.

  23. kravi

    Shalom Lector [ne vous frappez pas, c’est pour agacer nos amis antisiomites qui passeraient par ici],
    sur votre colère quant à l’intrusion de la justice dans le domaine privé, je ne puis qu’approuver. Au reste, c’est une des raisons qui m’ont fait écrire ce papier, outre les effets délétères du projet de loi.
    Mais le législatif n’est pas seul en cause. L’idéologie au service du Bien sévit partout. J’ai vu des éducateurs, des assistantes sociales et des services d’aide à l’enfance imposer que l’enfant reste avec une mère manifestement délirante et maltraitante au nom de la sacralisation du lien maternel.
    L’anhistorie que vous évoquez m’a immédiatement fait penser à l’ouvrage de Shmuel Trigano sur le post-modernisme.
    Quant à la psychanalyse qui pourrait être un moyen de guérir une société malade, je ne partage pas votre optimisme. Je suis un praticien, plus porté sur la clinique que sur la théorisation. Nous marchons sur deux jambes, et il va de soi que la pratique n’est rien sans la théorisation qui la sous-tend et s’en nourrit. Et vice versa.Mais pour moi, la pratique analytique (cure type et psychothérapie) est une thérapie, n’en déplaise à Lacan. On y vient parce qu’on n’en peut plus de répéter et de souffrir, car la cure n’est pas une sinécure et je ne crois pas une seconde que l’on fasse cet effort pour le plaisir de se mieux connaître.
    Les attaques contre la psychanalyse sont, comme vous le soulignez, des défenses contre le dévoilement de ce qui pourrait effrayer. Mais surtout, des coups éditoriaux et médiatiques qui font gagner de l’argent à leurs promoteurs. Onfray est intelligent, a beaucoup lu, mais ne s’est jamais allongé sur un divan. C’est ce qui fait toute la différence et qui, in fine, rendent ses attaques pathétiques et insignifiantes.
    Dans l’autre sens, je ne crois pas non plus que l’analyse puisse guérir une société malade. En revanche, des penseurs peuvent s’en nourrir pour tenter de faire penser les autres. Ce n’est pas toujours voué à l’échec.

  24. Oui, mais comment concilier figure d’attachement pour l’enfant et indépendance économique pour la mère et a minima aisance économique du foyer ? Je crois que nous sommes, en tant que familles nucléaires confrontés à des problèmes inédits, ceci explique aussi la baisse de la natalité et la fragilité des liens entre femmes et hommes, la situation est particulièrement dramatique au Japon. En Espagne beaucoup de gens considèrent qu’avoir des enfants est un luxe de riches. Je trouve que c’est un des problèmes les plus graves de notre temps : nous ne savons pas comment prendre la famille en compte. On glose beaucoup sur la dévalorisation de la condition de père, dévalorisation bien réelle, mais la condition de la mère est bien plus problématique, j’ai été frappé que sur un site voisin un article sur la situation injuste des sages femmes n’ait recueilli que neuf commentaires quand les histoires de tapin en ont suscité des centaines…

  25. hathorique

    Skarda c’était la nuit des vaches étoilées 🙂
    Pas de problèmes les femmes « notoirement alcoolique, suicidaire maltraitante et tout le reste » sont parmi les plus intéressantes figures de la littérature : Médée mère bafouée, Folcoche mère indigne, Blanche DuBois l’alcoolique qui a raté le tramway du désir, la belle Hélène à l’origine de la lutte acharnée des spartiates en jupe de cuir, des grecs en jupe plissée contre les troyens en jupe culotte.

    Pour Médée parlant de Jason cette phrase extraite de Corneile qui me parait d’une grande actualité au vu de ces horribles faits divers ou curieusement les parents assassins de leurs enfants se ratent toujours

    « Il faut qu’il souffre en père aussi bien qu’en amant. »
    Je vous perds, mes enfants ; mais Jason vous perdra
    Il ne vous verra plus… »

    Pour les fautes , rassurez vous ce ne sont que péchés véniels et nous en commettons presque tous

    Pour les madones qui vous hantent, je vos recommande celles inégalées (à mes yeux) de Fra Lippi qui a dévoyé une jeune nonne à qui il a fait un magnifique poupon sans aide aucune du Saint Eprist et des allocations familiales .
    C’est pour cette raison (à mes yeux) qu’elles sont supérieures à celles de Raphael .

    Je salue le retour de lector délicious couronné de points Goldwin.

  26. Skarda,… « la situation injuste des sages femmes n’ait recueilli que neuf commentaires quand les histoires de tapin en ont suscité des centaines… »…
    J’y suis allé voir, il faut préciser une chose qui change considérablement la conclusion à tirer de cette comparaison.
    Sur les sages femmes ce sont bien 9 commentaires.
    Sur le tapinage ce sont, en très grande majorité, non pas des commentaires mais des rigolades oiseuses et vaseuses à la lampiste, sans intérêt.

  27. Souris donc

    Faut dire que pétition et contrepétition pour ou contre la prostitution se prêtent particulièrement bien au minaudage des chaisières bienpensantes et aux insultes du dogmatisme le plus formaté et obtus, subtilement graveleux.
    Télescopage. Moi qui suis une islamophobe revendiquée, pourquoi je trouve plus d’élégance aux Saoudiens qui ont réalisé ce clip (génial) pour soutenir les femmes dans leur émancipation dont la revendication n’est pourtant pas bien extravagante : pouvoir conduire.

    On a d’un côté toute la décadence maniérée de l’occident, ses provocations sans grand risque. D’un autre côté, une police de la promotion de la vertu et de la répression du vice qui pratique une coercition qui ne rigole pas. D’un côté les matamores en peau de lapin, de l’autre des jeunes qui réalisent une parodie qui peut leur valoir des ennuis réels. La lourdeur contre le classieux.
    No woman, no drive

  28. hathorique? notoirement suicidique, alcoolaire, mâle traitante? vous y allez fort Skardy chéri, ressaisissez-vous.

  29. kravi

    Excellent, souris. Bien réalisé, bien chanté et surtout bien pensé. Espérons qu’ils n’auront pas d’ennuis.

  30. D’autant plus génial que ce n’est pas sans risque, comme l’a rappelé Souris Donc.
    On peut même se demander si ces jeunes saoudiens ne sont pas maintenant passés, de l’écran, à…derrière des barreaux.

  31. Guenièvre

    C’est entrain de bouger, très lentement . On peut faire confiance aux femmes…
    http://www.telerama.fr/cinema/a-sent-la-rel-ve-haifaa-al-mansour-r-alisatrice-de-wadjda,93241.php

  32. Lector

    Erratum : (…) dernière décennie a pu faire de la psychanalyse ; etc. dont élisions.

    Merci Kravi pour ce lien, cette référence : Trigano et le commentaire Szlamowisc… je prends ; c’est vraiment très bien, justement dit.

    Quant à mon optimisme… je l’ai un peu forcé.
    Comme je connais quelques praticiens j’abonde dans votre sens du vice-versa ; cependant que fils de psycholinguiste j’ai construit ma thérapie plus ou moins seul et par jeu littéraire ; comme aussi Freud m’avait visité en rêve à l’adolescence, et que j’avais voulu, plus tôt, bien qu’après une précoce vocation d’artiste peintre, faire archéologue du fond des mers… ou mères (?)… c’est-à-dire en qq sorte psychanalyste ou à tout le moins interrogeant l’origine, je connais ô combien, ce processus de répétition qui m’a envoyé de nombreuse fois à l’hosto (rejouant que j’étais la mort clinique accidentelle de mon enfance) et la question de l’identité.

    Je sais bien que Lacan n’était pas un inconditionnel de la thérapie mais de là, en matière de pratique, la lever sur signifiant, quoique qu’elle puisse avoir de castrateur dans une séance, m’apparaît probante… comme (ou parce que) à l’éveil de ce rêve adolescent dans lequel Freud incarnant la figure du père est venu me sortir…
    Onfray, oui, j’avais d’ailleurs écrit un papier à l’époque contre son bouquin sur Freud.
    Je suis entièrement d’accord avec votre conclusion. La diffusion de la théorie peut être assurément d’une aide précieuse… c’est ce que je ne parvenais pas à dire cette nuit.

    @Hathorique, salut à vous ; j’ai lu vos civilisations avec grand plaisir ; d’autant que j’ai voulu un temps, enfant, devenir Champollion sinon rien… et je garde une grande émotion londonienne de cet âge devant la pierre de rosette.
    De l’humour britannique aussi… qui présentait les images de l’évolution à l’entrée du musée de l’homme en terminant la série par un miroir avec au dessus l’écriteau sapiens sapiens (si ma mémoire est bonne)… quel effet !

    @Souris, vraiment formidable ce clip saoudien… la femme à l’arrière oui, la grand-mère chahutée au centre de la banquette sur des routes défoncées… j’ai vu ça aussi au Maghreb

    Bien à vous et mon bonsoir à tous.

  33. Florence

    Merci à Kravi pour cet article.

    La situation des enfants lors d’un divorce n’a rien d’enviable.
    Mais si l’Etat s’en mêle en donnant une ligne obligatoire à suivre, on fait un pas de plus vers le totalitarisme.
    L’Etat, petit à petit, nous dicte notre conduite dans notre vie intime.

    Qu’importe les dégâts, c’est ainsi qu’il faut faire
    Si l’Etat te le dit, tu n’as plus qu’à te taire

  34. Souris donc

    Florence, l’Etat s’en mêle depuis le Code Napoléon. Qu’il faut bien actualiser, sinon la femme serait toujours mineure, n’aurait pas de chéquier, ne conduirait pas…
    Si j’ai bien compris, le législateur établit un programme par défaut. A partir duquel les parties en conflit se positionnent. Ce qui fait l’affaire des avocats.
    A l’époque où le divorce par consentement mutuel n’existait pas. Il fallait que chaque époux, conformément au programme par défaut, le divorce pour faute, fasse écrire à ses amis des témoignages contre lui-même (violent, alcoolique, adultère et tout ce qu’on peut trouver comme vice), puis on échangeait les faux témoignages, et devant tant de vilénie réciproque, les fautes n’annulaient, et le divorce était prononcé « par consentement mutuel » avant la lettre.
    Pour les enfants, le programme par défaut était la garde par la mère. Que le juge aux affaires familiales pouvait transformer en garde alternée si les conditions étaient réunies.
    Les socialopes, qui aiment faire moderne et divertir le bon peuple avec des questions de société, ont plié devant les groupes de pression les plus bruyants, les pères perchés ?

  35. Maître papa, sur une grue perché,
    Tenait en son bec un partage.
    Maître l’État, par l’odeur alléché,
    Lui tint à peu près ce langage.

    Eh bonjour, Monsieur le papa,
    Que vous êtes joli ! Que vous me semblez beau !
    Sans mentir, si votre ramage
    Se rapporte à votre partage,
    Vous êtes le Phénix des hôtes de ces bois.

    À ces mots le papa ne se sent plus de joie.
    Il ouvre un large bec, laisse tomber sa proie
    Maître l’État la prend, et dit mon bon monsieur
    Sachez que tout grimpeur
    Vit aux dépens de celui qui le taxe.

    Cette leçon vaut bien une garde, sans doute.
    Elle fut alternée, et le papa la prit.

  36. hathorique

    Impat Merci pour ce délicat moment de poésie échassière pastichée à la manière de Monsieur de la Fontaine.
    Nous avons nous aussi eu à Grenoble des papas percheurs mais comme ils n’ont pas trouvé de grues disponibles, ils se sont perchés sur une chaufferie.

    http://www.franceinfo.fr/faits-divers/garde-d-enfants-trois-peres-sur-une-cheminee-d-usine-pres-de-grenoble-1056691-2013-07-06

  37. Le top du top serait la grue chauffeuse. Il y en a, paraît-il.

  38. hathorique

    moi j’avoue un faible pour la grue camionneur bicepsée de préférence et même de référence 🙂

  39. hathorique

    @ souris
    Je n’avais vu pas votre 9 h 47 : je trouve que ça fait quand même un peu horaire S.N.C.F comme sur un quai de gare ou un quai des brumes 🙂 .

    Je réponds donc avec un retard accompagné de mes excuses ; vous dites

     » c’est introduire des cas particuliers qui brouillent le débat »

    Ceci est d’une grande justesse, et à y réfléchir j’en viens à me demander si dans notre société hyper médiatisée on ne légifère pas trop sur des cas particuliers certes douloureux, mais peu représentatifs « sociétalement » parlant , d’ailleurs nous citoyens par nos indignations ne pouvons nous abstraire de cette gloutonnerie législative de l’émotion éphémère ; un évènement en chassant un autre.

    Nous sommes dans un système de législation compulsive émotionnelle au gré de faits divers tragiques sans que les législateurs prennent le temps de la réflexion et surtout des conséquences dévastatrices que cela peut entrainer pour les citoyens .

    comme le disait Montesquieu
    « les lois inutiles affaiblissent les lois nécessaires « 

  40. D’ailleurs il faudrait voter une loi nécessaire pour supprimer les lois inutiles.

  41. hathorique

    @ Impat

    Bien vu, mais vous êtes un doux rêveur, imaginez le désarroi des députés ayant donné leurs noms à des lois :
    ils en deviendront dépités.

  42. Hathorique, le « cas » de certains d’entre eux voici 220 ans, pourrait même servir d’exemple: ils furent dé-ca-pités.

  43. Souris donc

    …cette gloutonnerie législative de l’émotion éphémère
    L’émotion et l’indignation à géométrie variable permettent aux politiques de se donner le beau rôle (starisation de Taubira, Kärcher de Sarko). Ce qui est redoutable pour eux, c’est de céder aux groupes de pression qui s’engouffrent dans la brèche, s’emparent de l’aubaine pour justifier leurs subventions. Toutes ces associations d’opinion qui se foutent de leurs protégés puisqu’elles prospèrent à leurs dépens (il faut que les victimes restent victimes pour que l’indignation et l’émotion puissent être opportunément réactivées). Les SOS-racisme et autres DAL qui ne font que des coups médiatiques et polluent, non seulement le débat, mais aussi le pouvoir législatif qu’elles gauchissent, dans tous les sens du terme. On leur doit les lois Duflot qui ont désorganisé le marché immobilier, les lois Taubira dont fort logiquement les descendants d’esclave réclament maintenant des réparations, non seulement mémorielles, mais sonnantes et trébuchantes. Et la garde alternée dont on n’a pas mesuré les conséquences.
    Nous sommes dans un système de législation compulsive émotionnelle au gré de faits divers., comme vous dites, Hathorique.

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