Marianne passera-t-elle l’hiver ?

mar1

« Marianne se meurt, Marianne est morte ». Entendra-t-on, un peu avant Noël, résonner cet éloge funèbre à la mémoire de la République française ? Maintenue par ses élites dans un coma profond, elle dépérit peu à peu, entraînant la France vers son tombeau.

La France se meurt socialement. La promotion de la société de consommation a érigé l’individualisme en valeur absolue. L’unité économique « individu » a tué l’homme, qui n’existait que par ses relations familiales et sociales. Là où étaient des frères, des fils, des voisins, des collègues ou des confrères, ne sont plus que des concurrents. Les derniers bastions de la société traditionnelle (les remparts naturels : famille, filiation) sont abattus.

La France se meurt intellectuellement. Les enfants, coupés tôt de parents trop occupés à ramener un maigre salaire, sont livrés à l’arbitraire d’un système qui n’a d’éducatif que le nom. Les méthodes des grands-parents sont rejetées comme trop inégalitaires, comme si l’élève n’avait pas à apprendre du maître mais devait découvrir en lui une vérité cachée. L’histoire, l’épopée des générations précédentes, est remplacée par le culte abject de victimes érigées en martyrs sanctifiés par la haine de l’homme blanc. Apprendre n’est plus qu’apprendre à se haïr.

La France se meurt physiquement. La détestation de l’état naturel des choses (que celui qui se demande « quel état naturel » arrête immédiatement de lire et de respirer) et le rejet de soi qu’elle engendre ont amené à n’accueillir comme notre prochain que le plus éloigné qui, différent, n’est pas affecté des mêmes tares que nous. L’idéologie du métissage, comme celle du genre, n’est qu’une vaste pénitence, imposée par ceux qui jugent notre existence révoltante, et appellent « haine » tout ce qui pourrait laisser penser à un réveil ou une concorde nationale.

La France se meurt politiquement. Jamais le mot « république », dans le sens noble que lui donnaient les romains après les Tarquins, n’a été aussi peu adapté, car jamais l’esprit des politiciens n’a été aussi éloigné de la chose publique. L’intérêt et le bien-être des français, qui devrait fonder leur action, sont devenus une variable d’ajustement. La diplomatie sert d’étranges intérêts bien éloignés de nos côtes ; à l’intérieur, la destruction du système immunitaire du pays semble être devenue une priorité.

La France se meurt économiquement. Conséquence de décisions étranges prises dans l’euphorie d’après-guerre, elle s’étouffe sous un système social pyramidal, dans un système fiscal labyrinthique et  un système monétaire chaotique. Ses comptes publics sont plombés par un déficit chronique, lui-même causé par la volonté quarantenaire de soumettre l’État à la spoliation massive qu’est l’économie du crédit. En échange d’une fausse monnaie immédiate, l’État, et par lui les citoyens présents et à venir, à leur corps défendant, se condamnent à payer des intérêts abyssaux, au seul profit d’une élite financière internationalisée. Et pendant ce temps, les enfants de France en sont réduits à survivre.

La république actuelle crèvera, soyez-en assurés. Ce n’est qu’une question de temps, et son temps se raréfie dangereusement. La seule réelle incertitude est de savoir si la France, celle dans la terre de laquelle reposent nos innombrables ancêtres et pour laquelle nombre d’entre eux sont tombés, mais que conspuent des élites dont l’ascendance française se résume à un papier administratif  bien récent, si ce pays dont le nom était jadis béni des dieux, pourra survivre à une telle épreuve, ou si son cadavre tiendra lieu de totem honni par les générations à venir.

Tribune libre de Denis Parest pour Infos-Bordeaux

 Publié le 15 novembre 2013 par Infos Bordeaux, 2010-2013. Dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d´origine [http://www.infos-bordeaux.fr/].

 

98 Commentaires

  1. roturier

    Hélas je signerais ça des deux mains.
    Sauf peut-être le volet « La France se meurt économiquement. » Et encore, uniquement la référence indirecte à l’Euro.
    Mettre des maux sur le dos de l’Euro c’est vouloir casser le thermomètre pour cause de fièvre.
    Sinon, malheureusement, oui.

  2. rackam

    Je signerais aussi.
    Alléché par la perspective que « la Gueuse » (i.e. la république) laisse la place à autre chose… Devinez quoi.
    Mais la conclusion est trop pessimiste. Certains jours je la partage, aujourd’hui, premier jour de l’année pour un catholique, je suis dans une humeur d’espérance. Le Christ va venir! Le reste est sans relief.
    Que ceux qui ne croient pas ne m’en veuillent pas.
    Que les autres se sentent appelés.
    Amicalement.

  3. roturier

    Le croyant n’a pas de questions.
    Les autres n’ont pas de réponses.

  4. La conclusion est en effet très pessimiste. Mais ne négligeons pas ceci: la France en a vu d’autres.

  5. Vous vous trompez, Roturier. On connaît des non croyants qui ne se posent pas de question. Certain(e)s, même, le proclament.

  6. rackam

    Et le croyant ne cesse de poser des questions. Certaines se nomment « Mystères ». Il vit à l’intérieur.
    Vivre est une perpétuelle question. Le croyant sait seulement à Qui il la pose.

  7. roturier

    Si l’espoir fait vivre le sort du croyant semble préférable.
    Mais on ne choisit pas de l’être. Enfin…me semble-t-il.

  8. Une chose est sure: Marianne, elle, n’est pas forcément éternelle.

  9. roturier

    Parait que pour le prochain visage de Marianne le choix est entre Najat Vallaud-Belkacem et Nabila.

  10. Souris donc

    La promotion de la société de consommation a érigé l’individualisme en valeur absolue. L’unité économique « individu » a tué l’homme, qui n’existait que par ses relations familiales et sociales. Là où étaient des frères, des fils, des voisins, des collègues ou des confrères, ne sont plus que des concurrents. Les derniers bastions de la société traditionnelle (les remparts naturels : famille, filiation) sont abattus.

    Je mettrais un bémol à ces poncifs sur l’individualisme. Notre pessimisme concerne la sphère collective, conforté par les classements où nous sommes derniers en tout (sauf prélèvements fiscaux). Par contre, enquête après enquête, nous nous exprimons notre attachement à la sphère familiale, amicale et professionnelle.
    Il me semble pouvoir interpréter ainsi le succès de la Manif pour tous : les Français veulent que la famille reste la structure de référence (et non, comme on a pu le dire par conservatisme de réacs homophobes).
    Les socialistes veulent peut-être abattre les « derniers remparts naturels », mais leurs réformes « sociétales », si elles répondent aux exigences de quelques groupes de pression très minoritaires, sont loin d’emporter l’adhésion de la population.

  11. Je vous rejoins, souris.
    Si les sondages ont une valeur durable, ce dont je doute, on peut penser que ceux qui répondent favorablement aux bouleversements sociétaux destinés à briser les digues qui pourraient encore résister au conformisme, le font en partie par peur d’être ringards, en partie par moutonnerie, en partie par inadvertance. Ce sont les carburants habituels de la démocratie, non?
    Pas taper!

  12. Et quand elles l’emportent c’est en jouant sur la mauvaise conscience inculquée aux masses depuis des décennies !

  13. J’ai manqué votre commentaire.

  14. rackam

    Ne recommencez pas, please!

  15. Rackam, je pense, j’espère comme vous, j’espère aussi que nous saurons un jour tendre un pont spirituel entre athées et théistes, que nous saurons un jour trouver une langue commune pour parler de la lumière qui est en nous.

  16. Souris donc

    Le climat insurrectionnel montre que les mécontents savent s’organiser et réunir du monde en se passant des relais acquis au PS (médias, syndicats, associations). Les flops de la Marche contre le racisme et de celle de Mélenchon prouvent que les gens ne se laissent plus faire.
    L’histoire se répète. Les socialopes ont choisi le plus inoffensif d’entre eux, quand il nous aurait fallu un président offensif. Et pas cet être pitoyable qui louvoie, atermoie et attend de gagner au loto de la croissance que lui seul voit arriver. Deschanel tombé du train en pyjama, Hollande pareil, hébété et pathétique. On s’en remettra pareil.

  17. … « On s’en remettra pareil. »…
    Bravo Souris. Si j’avais signé une telle phrase je serais accusé d’être un doux (?) rêveur.
    Mais au fait, de Deschanel et consorts, s’en est-on jamais remis ?

  18. C’est une guerre d’attrition Impat ! Il faut beaucoup de Hollande pour faire disparaitre un si grand pays. Je crains cependant que ce soit une maladie auto-immune, l’élection de Hollande et les raisons de son élection, sont des tares que quelques bonnets rouges ne sont pas en mesure de faire disparaître. La haine du riche, la vénération de l’État, l’inconstance et la vanité sont des maux français qui ne datent pas d’hier, ni même d’avant-hier.

  19. Skarda, votre 11h42 est, à mon avis, juste. Avec approbation totale de ma part sur les deux premières tares: haine du riche, vénération de l’État, qui sont en effet des spécificités françaises extrêmement nocives. En revanche l’Histoire montre ailleurs selon les périodes, autant qu’ici, l’inconstance et la vanité.

  20. kravi

    Tout cela me paraît juste mais déjà rabâché sur ce site ou d’autres.
    J’ai une réserve d’importance pour ceci : « des élites dont l’ascendance française se résume à un papier administratif  bien récent ». Je dois la moitié de ma nationalité française à ma famille paternelle forcée par la révolution bolchevique de quitter la Russie.
    C’est relativement récent, un siècle. Pour autant, je me sens tout aussi français que Monsieur Denis Parest, en grande partie par les valeurs et la culture que m’a données l’instruction de la République par la voie de ses instituteurs et professeurs que j’ai eu l’honneur de connaître.

  21. Kravi, je crois que c’est aussi vrai aux États-Unis sans qu’il n’y ait là-bas de lute de l’EN.

  22. Je crois aussi qu’on se répète car c’est le seul moyen de se faire entendre et nous sommes des amateurs, quand je regarde Canal Plus, par exemple, la répétition est là élevée au rang d’art, pas une séquence sans qu’il ne soit question de racisme, d’homophobie, d’islamophobie, d’intolérance, de juste lutte des sans-papiers, de banlieues, etc. etc.
    Nous sommes vraiment des amateurs du point de vue de la répétition.

  23. Et, ce qui doit vous faire chaud au coeur, la terrible condition des Palestiniens (au moins une fois par semaine, si on ajoute Arte et les chaînes publiques ce doit à peu près tous les jours)

  24. kravi

    L’idéologie martèle, c’est sa force. Passé un certain seuil de martèlement, les mensonges deviennent dogmes, par définition irréfragables.
    Ce peut être aussi sa faiblesse : passé un seuil (d’une autre nature et chez d’autres martelés), les écailles tombent des yeux et le roi se révèle nu.

  25. Lisa

    L’idole de Guillaume !

  26. kravi

    Il est entendu une fois pour toute que le glorieux peuple palestinien, inventé de toute pièce dans les officines du KGB en 1964, est le parangon de LA victime.

  27. Souris donc

    La vénération de l’Etat remonte au moins à Colbert, protectionnisme, dirigisme, interventionnisme, subventions, commandes publiques, industrie du luxe, manufactures d’Etat.
    Avec une dette trente fois plus élevée que les recettes fiscales.
    Avec une classe de fonctionnaires, formatés, privilégiés, ancêtres de nos énarques. Pendant que les aristos étaient sous contrôle à Versailles à créer un Culturel quasi colbertiste lui-aussi.
    Vénération de l’Etat, avant la Révolution, avant les théories socialistes du XIXe

  28. Ce n’est pas la seule France qui est malade, c’est toute l’Europe.
    A votre avis, info ou intox ?

  29. Je voulais écrire « de culte de l’EN » !

  30. On peut, par la loi, instaurer le salut au drapeau dans des écoles privées…

  31. Souris donc

    ARTE et Canal+ sont des officines de propagande.
    Au cinéma. Comment j’ai détesté les maths
    Fil conducteur, le télégénique Cédric Villani, Médaille Fields, et un prof sachant lier concepts et petits bidouillages ludiques. Puis les programmes, introduction de la théorie des ensembles lorsque la mode était aux Bourbaki. Enfin, apparait l’objectif du documentaire : montrer que la mode est à la dangereuse déviance des mathématiques financières fondées sur les probabilités et algorithmes. Pendant 1/3 du film. (bien complaisamment filmés, les pauvres noirs américains chassés de leur maison par la crise des supprimes)
    Attention, prendre son Mercalm avant, filmé genre cinéma vérité, caméra à l’épaule, travelings intempestifs et accélérés. Donc intentionnellement placés au montage.
    Générique : production ARTE pour ARTE et les circuits militants (financés par les impôts locaux).

  32. Souris, et pourtant, arriver à détester les maths, il faut le faire ! 🙂

  33. Patrick,… « Ce n’est pas la seule France qui est malade, c’est toute l’Europe. »…
    Dans ce domaine du « genre » ce n’est pas toute l’Europe, c’est toute la civilisation occidentale. La source est même essentiellement américaine.

  34. Souris donc

    Je crois que le titre « Comment j’ai détesté les maths » est à comprendre « J’ai détesté les maths appliquées à la finance ».

  35. Là en l’occurrence, c’est l’Europe qui est concernée…

  36. Guenièvre

    On ne va pas refaire le débat sur l’école mais ce que dit kravi me semble essentiel et il correspond à ce que beaucoup d’immigrés des générations précédentes ont ressenti : c’est l’école qui a, entre autres avec l’enseignement de l’Histoire et ce que l’on a appelé le roman national, constitué le principal creuset de l’identité nationale française. Cela n’a pas été pas la même chose dans d’autres pays – aux USA c’est le sentiment et l’envie de faire partie d’ un peuple qui a une mission quasi divine – mais en France c’était ainsi . Cela ne marche plus. On peut bien privatiser l’E.N., je doute que cela suffise à fabriquer de nouveau des français…

  37. Les mathématiques financières et leurs algorithmes sont du même tabac que les modèles mathématiques du GIEC et ses prédictions. On ne peut détester les unes et adorer les autres, ce qui est pourtant le cas, il faudrait faire un sondage pour obtenir la corrélation mathématiques financières pas bon, modèles du GIEC bon.
    Les mathématiques et surtout les modèles statistiques ont depuis longtemps été embrigadé par la propagande, le terme droite de régression vient d’un papier de Dalton intitulé « Droite de régression vers la médiocrité », ce cousin de Darwin voulait prouver que l’on tendait vers la médiocrité : taille, force, intelligence…

  38. Souris donc

    Ah mais padamalgam !
    Mathématiques financières = grand Satan.
    GIEC = Empire du Bien. Même pris la main dans le sac à falsifier mails et courbes.

  39. roturier

    Kravi 12:01 soulève un pb réel qui m’a échappé en première lecture rapide:
    « …la France….que conspuent des élites dont l’ascendance française se résume à un papier administratif bien récent, »
    L’ancienneté de l’ascendance française est hors sujet. Parmi les « conspuants » les plus virulents certains et non des moindres sont de souche française bien ancienne; et vice versa.
    Dommage que le sieur Parest se soit laissé a

  40. roturier

    Les insondables mystères du clavier m’obligent de recommencer:
    Dommage que le sieur Parest se soit laissé aller à une telle facilité; ça discrédite le reste.

  41. Oui, Kravi a raison. C’est évident, mais ça ne discrédite rien du reste du texte.

  42. Souris donc

    Mieux sans doute :
    Pierre Nora, historien du sentiment national :
    « Recherches de la France »
    Gallimard / octobre 2013
    « La France se sait un futur mais elle ne se voit pas d’avenir »
    (mais 500 pages, je crains)

  43. roturier

    Discréditer, non.
    Mais tout ce qui est superflu est nuisible.

  44. roturier

    Nora. Fort a propos.
    C’est à de gens comme ça que le sieur Parest attribue une « ascendance française bien récente? ».
    Pourtant il a compris deux ou trois choses.
    Le regard extérieur sans doute.

  45. … « comme si l’élève n’avait pas à apprendre du maître mais devait découvrir en lui une vérité cachée. »…
    Ce « comme si » me laisse pantois. Il semble considérer que les mots qui suivent tiennent d’une hypothèse farfelue, alors qu’hélas ils illustrent non seulement un fait réel mais pire, un fait voulu: une politique d’éducation. Qui a nom le constructivisme, et qui sous couvert de laisser les enfants se construire eux-mêmes a abouti à déconstruire l’école.

  46. Marie

    Je l’ai écrit ici ou ailleurs ma belle fille prof de commerce dans un lycée pro doit laisser ses élèves deviner les formules comptables!

  47. Le niveau scolaire n’est pas vraiment un indicateur fiable. La France a un très fort taux d’immigration, on compte dans ce résultat global ceux d’enfants qui par la force des choses : langue, parents peu instruits,, traditions défaillantes, rejet de notre modèle encouragé par ceux-là même qui doivent les instruire, enfin un grand nombre d’écueils qui font fatalement baisser le niveau. Le niveau du concours général n’a pas vraiment changé depuis des décennies. Que l’on soit pour ou contre l’immigration, c’est un fait indubitable qui a un nécessaire impact sur des choses aussi différentes que l’éducation, la sécurité ou la pauvreté.

  48. Oui Skardanelli, les super élèves sont toujours aussi super. Mais les élèves moyens, incluant ceux d’ecoles ou Aucun enfant d’immigre n’est présent, sont maintenant beaucoup plus faibles. En toutes matières.

  49. Alors là, comment faites-vous ? Ce genre de statistiques sont interdites en France. La seule chose que l’on puisse dire est que les enfants de milieu défavorisé réussissent moins bien qu’auparavant : où se trouvent les enfants d’immigrés selon vous, la grande mass je veux dire ?

  50. roturier

    ATTENTION A L’EXEMPLE ALLEMAND.
    L’Allemagne fut en retard considérable il y’a 12 ans.
    Elle a remonté la pente sérieusement depuis suivant une méthode dite « finlandaise ».

    MAIS.
    Il est à signaler (d’accord, je rabâche) que l’Allemagne, à toutes fins utiles, n’a pas de ministère d’Education Nationale (j’abrège).
    Les choses se passent largement au niveau des Länder.

    Il existe aussi un autre pays qui est de loin en tête au niveau des percées scientifiques et technologiques, nombre des prix Nobel, puissance industrielle etc: les USA, n’en déplaise.
    Qui, comme par hasard, n’ont pas de ministère d’Education Nationale…

    Lors du débat idoine sur ces colonnes:
    http://antidoxe.eu/2012/12/11/lecole-de-ces-dames-main-basse-ou-pas/
    Je dit entre autres ceci:
    « …l’école en question, c’est bien celle de l’Education Nationale ? De la République ?…..
    Et si c’était ça son problème ? ».

  51. QuadPater

    Vous m’espantez avec vos affirmations.
    On ne peut comparer les années de sortie de l’enseignement, ni les résultats à des examens qui n’existent plus (le certif) etc. Alors, comment fait-on ?
    Comment fait-on pour définir de la manière la plus scientifique possible un niveau scolaire global*, puis pour comparer celui de deux années (p. ex. 1960 et 2010) ?

    ————————
    * j’entendrais par là un niveau de connaissances. Mais il faut les hiérarchiser. Un type qui ne sait pas lire peut connaitre parfaitement l’anatomie du corps humain, mais ça ne lui sera pas très utile.
    Donc d’abord, lire, écrire, compter. Mais comment évalue-t-on ces compétences ? « moi je sais lire-écrire-compter à 83% » a-t-il un sens ?

    Bref 10 questions au moins dans un message. C’est nul.

  52. Tout à fait d’accord, a priori ce genre de classement est tout à fait opaque.

  53. Mais Skardanelli c’est tout simple. Je prends l’exemple, que je connais, d’eleves du secondaire en Creuse. De « bons élèves ». Ils sont étonnants de faiblesse compares au niveau que j’ai connu. Or dans leur école, pas un seul immigré. C’est donc bien l’ecole qui n’enseigne plus correctement, ce qui n’est hélas pas un scoop.

  54. Ah, Impat ! C’est évidemment subjectif et irrecevable !

  55. Skardanelli vous êtes incroyable d’aveuglement. Vous arrive-t-il d’interroger de « bons élèves » quelquefois dans une école sans aucun étranger ou immigre ?

  56. …sinon ne le faites pas, vous tomberiez de haut.

  57. Souris donc

    Le relevé de l’origine ethnique n’est pas interdit mais doit faire l’objet, par le chercheur, d’une demande spécifique à la CNIL (notions de « données sensible » et « d’acceptabilité publique », cf Tribalat). Par contre, la nationalité et le lieu de naissance sont des variables d’état civil. Père et mère pour l’enfant né en France. Et rien n’est interdit aux chercheurs étrangers, ainsi, ce que nous connaissons des banlieues vient souvent des Américains.
    Les chiffres PISA sont sans doute sous-évalués.

  58. J’ai même enseigné il n’y a pas si longtemps dans des écoles d’ingénieurs et je suis entouré de pas mal de jeunes.

  59. La dernière fois en 2007, je ne les ai pas trouvé si mauvais, franchement.

  60. Il y a des matières qui baissent certainement, par exemple les cahiers du grand-père de ma femme étaient incroyablement bien écrits et soignés, nulle chance de trouver l’équivalent aujourd’hui. Mais dans d’autres, comme la bureautique, la capacité à trouver rapidement une information, etc. ils sont très dégourdis. Pour ce qui est des maths, les choses n’ont pas franchement évolué, il y a ceux qui s’y sentent à l’aise et les autres.
    Nous n’avons pas de systèmes du genre GED et GMAT, avec des mesures statistiques, difficile de se faire une idée. Je suis partisan d’un super certificat d’études basé sur le GMAT, mais en français : calcul, logique, compréhension de texte et dictée, avec notes basées sur les statistiques (par percentiles), avec portes grandes ouvertes dans les meilleurs établissements pour les meilleurs, c’est ainsi que sont recrutés la plupart des grands patrons aux US, par MBA, les meilleures écoles recrutant les meilleurs candidats au GMAT.

  61. QuadPater

    Impat, que comparez-vous précisément ?

    Je suis pour ma part persuadé que le niveau en savoirs de base et en culture générale des 15-20 est plus bas dans les années 2000 que dans les années 70.
    Ce n’est qu’une conviction, fondée sur la fréquentation de quelques 15-20 des années 2000 et le souvenir approximatif de mon niveau et de celui de mes potes à cet âge.
    Cependant je n’ai pas l’ombre d’une queue de preuve de ce que j’avance.

  62. Je crois que nous nous sommes améliorés sur les langues étrangères aussi.

  63. Je suis pour la privatisation de l’EN pour des raisons d’économie et d’allergie à l’endoctrinement d’État.

  64. Souris donc

    Le plus intéressant, qui contredit les poncifs sur le handicap socio-économique et culturel des milieux défavorisés :
    La proportion d’élèves « résilients » en France est également inférieure à la moyenne des pays de l’OCDE.

    « Ainsi, en moyenne, dans les pays de l’OCDE, 26 % des élèves les plus défavorisés obtiennent de très bonnes performances aux évaluations PISA, contre 22% en France.
    Par élèves « résilients », on entend les élèves les plus défavorisés (dernier quartile sur l’indice du milieu socio-économique) d’un pays qui se classent dans le groupe d’élèves qui obtiennent les meilleures performances (c’est-à-dire parmi les 25 % d’élèves affichant les meilleures performances).
    En moyenne, dans les pays de l’OCDE, 26 % des élèves les plus défavorisés sont résilients, c’est-à-dire que ces élèves confinent à l’excellence alors que leur profil laissait présager de plus faibles performances »

    Page 11/26 :
    http://www.oecd.org/pisa/keyfindings/PISA-2012-results-france.pdf

  65. Souris donc

    26% est la moyenne. Les élèves coréens, chinois et vietnamiens des milieux défavorisés sont résilients à plus de 50%.

  66. Je suis persuadé que c’est vrai, comme les filles le sont aussi. Le handicap culturel est immense pour la plupart des garçons africains, un peu comme les garçons noirs et chicanos aux U.S, le modèle est le caïd du coin. Aux États-Unis certaines universités ont instauré un système de tirage au sort dans un panier des meilleurs candidats pour éviter que les places soient trustées par les asiatiques.

  67. Quad, je n’ai pas de statistiques sur cette matière et je les crois peu. Je me contente de voir ce que je vois et d’entendre ce que j’entends. Or je vois des lettres de candidature de bacheliers, avec mention, montrant plus d’une faute par ligne. Je vois aussi qu’aucun bon élève de mon entourage n’est capable du moindre calcul mental, et les mots « Édit de Nantes » par exemple, ou « Prusse  » leur sont inconnus.
    Cela dit je reconnais volontiers que nos étudiants contemporains sont plus forts que ceux de 1960 en utilisation de matériels informatiques.

  68. Pas de voitures brulées par des bandes de Vietnamiens en colère, pas de filles parmi les émeutiers : aucune étude ou presque, sinon pour dire que c’est la société blanche raciste qui cantonne le garçon africain dans un rôle de voyou.

  69. Souris donc

    Modèle caïd. Autre explication :
    Soit notre système éducatif empêche les enfants pauvres de s’en sortir, soit ces enfants n’ont pas les moyens intellectuels. Ce qui rejoindrait une étude américaine censurée en France (The Bell Curve). Sur le QI.
    Habituellement, on pense que les boulets racailleurs (qui s’alignent sur le modèle caïd) tirent le niveau vers le bas. Or d’après cette étude il semblerait que le QI africain, heu, comment dire en politiquement correct ?
    Voilà. Le QI est contestable et contesté en tant que mesure trop influencée par l’environnement, les carences, les maladies…Bref, l’immigration ne nous apporte pas des flèches, question QI.

  70. Ce qui d’une part prend du temps et d’autre part pousse à utiliser sa mémoire pour d’autres choses. L’invention de l’écriture n’a pas rendu les gens idiots, il en sera de même pour les technologies de l’information.

  71. roturier

    Ce n’est pas compliqué: la première génération d’asiatiques atterris en France est illettrée et bosse 15 heures par jour.

    La troisième est composée pour moitié d’ingénieurs, moitié de médecins.

    Corroboré par connaissances perso.

  72. Je ne crois pas pas pour ma part que ce soit, à l’origine, une question de QI. Je ne crois pas qu’il soit possible de mesurer le QI d’une personne qui s’en fout comme de l’an quarante, qui aurait même peur d’y réussir (trop la honte). Par ailleurs le QI des filles ne semble pas autant affecté, il y a eu déjà dans le passé des études de QI de populations tout à fait biaisées dans un sens ou un autre, je m’en méfie comme de la peste.
    De toute façon le problème reste entier, nous ne savons que faire de centaines de milliers de gens qui sont éduqués dans le mépris et la haine de la société dans laquelle ils vivent (bien).

  73. kravi

    http://jssnews.com/2013/12/03/classement-pisa-sur-leducation-forte-progression-israelienne/?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%3A+JSSNews+%28JSS+News%29
    Le Brésil, la Colombie, l’Estonie, Israël, le Japon et la Pologne, qui ont progressé, « ont mis en place des politiques pour avoir des enseignants plus qualifiés avec l’exigence de diplômes d’enseignement, des incitations pour attirer les meilleurs étudiants dans le métier, des hausses de salaire et un encouragement à la formation continue des profs », relève le rapport.
    Les rapporteurs ajoutent que le système d’intégration des minorité, en Israël, est un exemple en la matière:
    En Israël et en Allemagne, des programmes proposent plus de possibilités d’apprentissage aux élèves issus de l’immigration et à ceux appartenant à des minorités, que ce soit en allongeant la journée de classe (en Allemagne) ou en encourageant les élèves à travailler en petits groupes (en Israël).
    Le Brésil, l’Allemagne, Israël, le Mexique et la Turquie ont adopté des mesures ciblées pour améliorer la performance des établissements ou des élèves peu performants, ou ont attribué davantage de ressources aux régions et aux établissements qui en avaient le plus besoin.

  74. Souris donc

    On va dire que les mauvais résultats sont multifactoriels et à effet cumulatif. Les socialopes disent que c’est la faute à Sarko. Un peu monolithique comme excuse. Et l’Ed Nase qui est le champ d’expression de l’idéologie et des syndicats, tirant eux-aussi les résultats vers le bas ?

  75. roturier

    Kravi 20:31; Je me permets de vous suggérer de nous épargner vos sources d’info propagandistes. JSS c’est la Pravda.

    Sur cette question vous pourriez voir, en Anglais, ceci, de février dernier:
    http://www.haaretz.com/news/national/oecd-study-poor-israeli-students-lagging-two-years-behind-wealthy-in-math-science.premium-1.504048

    Et sur la question précise de Pisa il y’a ceci, d’aujourd’hui: (demandez une trad si cela pose pb) Infiniment moins tonitruant que les faux de JSS.:
    http://www.haaretz.co.il/news/education/.premium-1.2181563.

    Nous avons déjà soulevé la question des douteuses sources d’info.

  76. Ils ont Bourdieu et les héritiers, ils ne sont pas près de bouger.

  77. roturier

    Dans la même veine, voir ceci:
    http://www.oecd.org/pisa/keyfindings/PISA-2012-results-overview-FR.pdf

    Tous les pays testés y sont selon les 3 critères. (Math, compréhension de l’écrit, sciences). .

  78. kravi

    Roturier, il s’agit de pisa, pas de jss. Si la source vous déplaît, ne lisez pas. Je poste à ma guise, ne vous déplaise.
    Vous préférez haaretz, c’est en effet la pravda.

  79. roturier

    Certainement, Kravi; vous postez à votre guise, moi à la mienne, aucun pb avec ça.

    Globalement : il n’existe aucun organe de presse « pure », objectif, neutre. Ils ont tous leur « agenda ».
    Il faut donc faire une lecture critique de TOUT. La barrière info-intox est floue.

    Personnellement je trace la ligne entre les deux par l’intelligence et l’érudition que l’organe de presse prête à ses clients (=lecteurs). Celui qui considère qu’ils ont accès à d’autres sources et peuvent donc les confronter serait plus prudent ; moins enclin à leur fourguer de l’idéologie sous masque d’info.

    JSS et ses semblables s’adressent surtout à une clientèle juive francophone (majoritairement française) dont le Français est la langue principale (voire l’unique) et qui, de ce fait, ont du mal à avoir accès à des infos directs et diversifiées sur des sujets israéliens vu que ces infos sont en Hébreu ou en Anglais.

    JSS et ses semblables se considèrent donc largement à l’abri de la confrontation et se permettent des approximations, omissions et hors-contexte (je suis poli) allant dans le sens qui les arrange.

    Ce qui n’est pas le cas d’organes de presse (dont celui que vous citez) ciblant une clientèle érudite et polyglotte. Ils ne peuvent tout simplement pas se permettre de raconter n’importe quoi.

    Non limité, sauf erreur, au Français, il vous appartient de choisir votre catégorie.

  80. kravi

    Sur le fond, roturier, je ne puis qu’être en accord avec votre vision de la presse et votre refus du mythe de l’objectivité journalistique. D’où l’évidente nécessité de croiser les sources. Ce n’est pas parce que je poste un papier de JSS que je soutiens leur ligne éditoriale, tant s’en faut. Croyez-moi sur parole, je suis un lecteur aussi critique qu’engagé.
    Ayant précisé cela, je me sens autorisé à vous dire que vos remarques ad hominem sont souvent condescendantes et parfois désobligeantes. Vous gagneriez beaucoup à vous interdire ce rôle déplaisant de donneur de leçons.

  81. roturier

    Mais, si vous vous sentez autorisé, je suis dispensé d’exprimer un avis…

  82. Guenièvre

    Pour revenir aux résultats de PISA l’avis de J.P. Brighelli, que je rejoins vous ne serez pas étonnés :

    http://www.lepoint.fr/invites-du-point/jean-paul-brighelli/brighelli-pisa-les-coupables-sont-rue-de-grenelle-05-12-2013-1765149_1886.php

  83. … « vous ne serez pas étonnés »…
    Pas vraiment, Guenièvre. Mais ce texte brillant de Brighelli amène une question. D’après vous, son sentiment d’opposition, presque brutale, aux errements de l’administration de la rue de Grenelle est partagé par quelle proportion des profs ?

  84. Guenièvre

    Je ne peux pas vous répondre Impat, j’ai quitté la profession depuis bientôt cinq ans. Je sais que beaucoup de profs qui ont la cinquantaine, qui ont donc connu l’évolution de la profession et cette fameuse période des années 90 ont bien conscience du problème. Pour les plus jeunes je n’ai plus trop d’information.

  85. Souris donc

    Si vous voulez VRAIMENT vous marrer, voici l’analyse du syndicat, le SNS-FSU, qui pense que les mauvais résultats français au PISA sont dûs à un complot international du grand capital, au secteur marchand des tests et outils d’évaluation et aux suppôts de…George Bush.
    http://www.snes.edu/Que-valent-les-comparaisons.html

  86. Souris, c’est écrit en langage IUFM, mais après qu’on ait ri on arrive à déceler l’idée maîtresse que je résume ainsi: C’est pas juste, parce que PISA s’intéresse surtout aux maths, aux sciences, à la lecture et néglige les « valeurs citoyennes ». Citoyens, pas besoin de savoir lire, ayez des valeurs !
    Une citation: »…les disciplines évaluées dans ces grandes enquêtes internationales sont assez restrictives : les mathématiques, les sciences, la lecture. Alors que faire acquérir aux élèves des valeurs citoyennes et les intégrer progressivement dans une collectivité, développer leurs capacités critiques, leur faire acquérir une culture commune sont aussi des buts légitimes… »

  87. Souris donc

    Incroyable avec les valeurs citoyennes. On croit rêver. Quant aux « capacités critiques », j’aimerais bien savoir ce qu’ils entendent exactement par là, puisqu’ils sont endoctrinés pour ne SURTOUT pas avoir de « capacité critique ».

  88. Guenièvre

    @ souris,
    « Quant aux « capacités critiques »,j’aimerais bien savoir ce qu’ils entendent exactement par là »…
    C’est très simple , cela veut dire contester . Les « capacités critiques » sont en réalité la critique systématique, la remise en question de ce que dit le professeur, le soupçon permanent …

  89. roturier

    La valeur citoyenne suprême est, naturellement, l’égalitude.
    Autrement dit l’interdiction de dire que A & B sont différents et exprimer cette opinion on les appelant A & B.
    On les appelle désormais A & A et en conséquence on perd notre capacité de comprendre ce qui nous entoure puisqu’elle passe par les mots.

  90. Souris donc

    Si le rôle le plus basique de l’école est d’éduquer (en latin, ex-ducere = sortir de l’ignorance), les 78% de non-résilients des milieux défavorisés sont laissés pour compte par notre belle école républicaine. 78% !!!
    Les quotas de chez feu Richard Descoings sont les 22% de résilients, je suppose.
    Et c’est aux 78% qu’on laisse dans leur caca que Peillon propose de l’extrascolaire avec des animateurs socioculturels et intervenants extérieurs qui vont leur inculquer les « capacités critiques » ou leur montrer des chèvres savantes censées provoquer le déclic ?

  91. kravi

    J’écoutais ce matin Luc ferry à propos du dernier Pisa. Il pense :
    Que ces statistiques mesurent les capacités des élèves et ne sont en rien le reflet de l’efficacité des méthodes d’enseignement de l’éducation nationale (la mal nommée).
    Que si les parents ne font pas le travail nécessaire en amont de, et parallèlement à, l’école, les enseignants n’ont que peu de chance de pouvoir greffer leur enseignement sur des têtes mal préparées.
    Que Pisa mesure l’ensemble des élèves et que si on enlevait les 15 % les plus mal lotis (Zep et similaires), nous serions dans les premières places.
    Que le niveau de formation des enseignants est plus élevé aujourd’hui que dans les années 70.

  92. Kravi,… « mesurent les capacités des élèves et ne sont en rien le reflet de l’efficacité des méthodes d’enseignement »..
    Il se fout du monde, ou il vieillit mal, Luc Ferry ?

  93. kravi

    Au nom de l’égalitude, Vincent Peillon conseillé par ses sociologues et pédagogues favoris viens de porter un mauvais coup à la culture en envisageant de moins payer les professeurs de classes préparatoires pour mieux payer ceux des Zep.
    La réaction de Jean-Paul Brighelli est heureusement complétée par l’entretien d’Élisabeth Lévy avec Alain Finkielkraut.

  94. Guenièvre

    Son passage à l’E.N. lui a obscurci l’entendement je crois….à moins qu’il n’ait mal digéré une certaine mise à l’écart. Je le trouve bien moins pertinent qu’avant.

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