Ciao Claudio

 abbado01

Claudio Abbado est mort. C’est peut-être un détail pour vous, mais pour moi ça veut dire beaucoup.

Depuis l’avènement de la télévision, on n’est plus contraint de voir les chefs d’orchestre de dos, ou bien, lorsque fourbus et ravis ils saluent. Certains se mettent en scène, minaudent, sautillent, emphasent, gesticulent. D’autres battent la mesure avec autant de charisme qu’un métronome. Lui, non. C’était la retenue, la grâce sans pose, l’intériorité qui s’échappe le temps d’un sourire à ses musiciens. La main gauche d’une danseuse balinaise. En un mot l’émotion pure.

De plus savants que moi lui retrancheront ceci ou cela, une prédilection pour telle œuvre, une faiblesse dans tel registre. Reste, pour moi, et pour bien des amateurs, la silhouette d’un homme de style et de discrétion.

Foin de ces pianistes qui miment autant qu’ils jouent, de ces solistes qui dansent, de ces chanteurs qui se mettent en avant au lieu de s’abriter derrière le génie d’un compositeur, l’unité d’un orchestre, la magie d’un opus…

Claudio, lui, vivait, vibrait, sans qu’on ait besoin de lire sur son visage les sentiments que la musique suscitait en son âme.

Tout, sous sa baguette devenait sacré, c’est-à-dire intuition d’une beauté qui surpasse les mots, les couleurs, les tentatives de description.

Je ne sais rien de sa vie privée, rien de son comportement hors de la fosse, mais dès qu’il y apparaissait l’impossible se réalisait : le divin effleurait de son aile délicate le mortel à l’écoute. Dès le lever de sa baguette la grâce se rendait perceptible.

Claudio, je ne sais en qui ou quoi tu croyais, mais tu as certainement ta place auprès des bienheureux qui ont rendu le divin accessible aux pauvres hommes que nous sommes.

Paix à toi, Claudio, qu’un cancer récidiviste a emporté ce jour, merci pour les émotions profondes que tu as occasionnées, merci pour les œuvres découvertes par tes choix, à Lucerne ou ailleurs.

Tu resteras présent par tes enregistrements et les rediffusions. Par le souvenir d’un homme de grand talent, de classe à part, de sobre communion. Merci. Bravo. À toujours !

45 Commentaires

  1. Yaakov Rotil

    Claudio fut un de mes chefs d’orchestre préférés. R.I.P.!

  2. Bibi

    Je suis content d’avoir été serrer ses mains et lui dire, dans sa langue maternelle, mon admiration à la suite d’un concert fabuleux.
    Avec Abbado, c’était toujours un voyage où même les paysages connus présentaient des nouveautés.

  3. Souris donc

    Bel hommage, Rackam, à imprimer et ajouter dans la boite des CD.
    Abbado fait partie de la génération qui a succédé à ces chefs autoritaires, parfois colériques, caractériels et tyranniques. Abbado ne considérait pas l’orchestre comme une entité collective ou un instrument à malmener. Il entendait faire de la musique ensemble avec les musiciens,
    Voilà au moins un domaine dans lequel ce n’était pas mieux avant.
    Les moyens d’enregistrement ont fait d’énormes progrès. Sonores et visuels, si bien que tout musicien ou maestro peut consulter les archives et se rendre compte du ridicule de certaines emphases ou gesticulations.
    Mais Abbado avait ce contact naturel avec les musiciens. Et cette élégance fluide dont parle Rackam.

  4. Rackam, vous avez su mettre la musique en mots. C’est difficile, et je crois que c’est rare, bravo !

  5. hathorique

    @ Rackam,
    Merci pour votre délicat hommage à ce grand chef qu’était Claudio Abbado.
    Si vous le permettez un extrait d’une interview :

     » Un chef d’orchestre peut-il être généreux et en même temps savoir exactement ce qu’il veut au niveau artistique ?
    Qu’est-ce que la volonté ? La magie d’un instant musical vivant se laisse-t-il contraindre par les commandements d’un chef ? Elle arrive, ou justement, elle n’arrive pas. C’est quelque chose de très tendre, de très fragile. Pour cela le chef doit créer avec l’orchestre une atmosphère de franchise, de confiance mutuelle. C’est là son travail essentiel. Et on doit apprendre à s’écouter l’un l’autre. Écouter est si important. Dans la vie comme en musique. Et c’est une capacité qui disparaît de plus en plus.

    La musique peut-elle nous apprendre à mieux nous écouter mutuellement ?
    La musique nous apprend qu’entendre est fondamentalement plus important que dire. Cela vaut aussi bien pour le public que pour les exécutants. On doit très précisément écouter la musique pour comprendre comment on doit la jouer. Cela semble un cliché mais j’essaie d’étudier une partition exactement comme si je la regardais pour la première fois, même si je l’ai dirigée très souvent. Tout autre manière de faire serait trop simple et de plus bien ennuyeuse

    @ Souris

    Pour conforter ce que vous dites, de Ricardo Mutti, lui aussi, magnifique chef d’orchestre qui a succédé Abadbo à la Scala et puis pour des raisons politiques en a été écarté, :

    « Comment faut-il se comporter face aux musiciens ?
    Ma règle est de faire le moins de gestes possible. Moins on en fait, plus les orchestres sont tenus. L’oeil a davantage d’importance. D’un seul regard, on peut encourager un musicien. Ou le décourager, d’ailleurs. Donner un concert, ce n’est pas comme au Moulin-Rouge : il ne faut pas chercher à distraire le public.
    De nos jours, on constate malheureusement une tendance à surdiriger. Parce que nous vivons désormais dans une civilisation de l’image, le public d’aujourd’hui est plus intéressé par ce qu’il voit que par ce qu’il entend. Trop de chefs sautent sur le podium et font la grimace. Sans aucune nécessité, évidemment. »

  6. … « Parce que nous vivons désormais dans une civilisation de l’image, le public d’aujourd’hui est plus intéressé par ce qu’il voit que par ce qu’il entend »…
    Cette phrase m’emplit d’un intense plaisir, tant elle me paraît juste ! Et correspondre à une vérité que je déplore…

  7. Souris donc

    Abbado a succédé à Karajan au Philharmonique de Berlin. La sobriété après la frime ? Karajan avait une tendance à diriger pour la galerie. Pressenti à la tête de l’Orchestre de Paris, il n’y est resté que quelques mois et au titre de conseiller musical. Sur leur site, on dit du bien de « la comète ». On m’a rapporté que l’orchestre ne l’appréciait pas trop. Un jour, l’harmonie lui a joué un tour, ils ont levé leur instrument, Karajan a donné l’attaque, alors ils ont reposé l’instrument, faisant « non non non » avec le doigt. La partie des vents se trouvait quelques mesures plus loin !
    Avec les caméras qui se faufilent au cœur de l’orchestre, les gros plans assassins, le montage (on fait parfois rejouer un soliste, puis la séquence est incrustée dans le film, le DVD ou le documentaire sans qu’on s’en aperçoive), les chefs surdirigent moins, contrairement à ce qu’affirme Abbado. Ils gesticulent moins, en tout cas. Ils prennent soin de leur image autrement. Parfois ils surjouent la connivence. On a vu Myung Whun Chung cuisiner des pâtes à ses musiciens…
    Karajan né en 1908, Abbado en 1933, Myung Whun Chung en 1953. La conception du travail du chef évolue, l’image évolue, les attentes du public aussi.

  8. rackam

    Et Abbado a préparé des kimshi?

  9. hathorique

    Bona Sera Impat,
    Je partage votre constat nous sommes donc sur ce point en « phase dièse majeur ».

    Puisque nous sommes avec des italiens un air de Verdi dans Nabucco « va pensiéro » le choeur des esclaves hébreux oppressés par le cruel et despotique Nabuchodonosor à Babylone.

    Il pourrait presque être d’actualité dans notre cher et beau pays où sévit le choeur des matamores rodomonts :

     » fats biaise menteurs  » 🙂

  10. Bibi

    @Souris donc,
    Aux temps du K, lors d’une répétition à Berlin, il interrompt:
    Nein, nein, zu langsam
    Reprise.
    Nein, nein, zu weich
    Reprise.
    Nein, nein, zu
    -Premier violon: Zubin?

  11. Bibi

    Et tout jeune

  12. Bibi

    Lenny Bernstein le dansait, et j’aimais bien.
    Chacun son expressivité.

  13. Souris donc

    Rackam, on voit par là que le chef est un être cosmopolite. Le nôtre, vous ne l’ignorez pas, s’est fait une spécialité de la pizza dans toutes ses déclinaisons, afin de contrer la querelle de la quenelle (dont l’origine remonte à la plus haute Antiquité des Alpes bavaroises sous le nom de Knödel, petit noeud)

  14. Souris donc

    C’est Ricardo Muti qui parle de la tendance à surdiriger, pardon Hathorique.
    En échange, trouvaille. Le seul écrit de Claudio Abbado :

    Je serai chef d’orchestre
    (Ecole des Loisirs, Coll.Archimède, 2007).
    http://www.amazon.fr/serai-chef-dorchestre-Claudio-Abbado/dp/2211081703/ref=sr_1_1?s=books&ie=UTF8&qid=1390424294&sr=1-1&keywords=je+serai+chef+d%27orchestre

  15. Souris donc

    Oui, Bibi, Bernstein était plus exubérant, c’était dans sa nature. Si le grand public connait surtout son West Side Story, il avait aussi la passion de la pédagogie et de la démocratisation de la musique classique. Ses Young People’s Concerts ont été présentés sur ARTE. Avec 20 ans de décalage, et pas une ride.
    « Pourquoi un orchestre a besoin d’un chef », mais aussi sur des concepts plus savants, « qu’est ce qu’une sonate ? » Et en utilisant les musiques les plus diverses, du cinéma, du folklore, en faisant chanter les gens, en illustrant avec l’orchestre présent sur le plateau.
    Je soupçonne Zygel de s’en être inspiré
    A l’occasion d’interviews, on a constaté qu’il parlait un français sans accent, et pas le globish francisé habituel aux stars de la musique.

  16. Bona sera, Hathorique,… « nous sommes donc sur ce point en « phase dièse majeur ». »
    Je partage cette phase, mais je ne saurais vous atteindre en votre haut de gamme.

  17. Bibi

    Souris,
    Bernstein était aussi un grand mahlerien. Pour le concert, exceptionnel à plus d’un titre, donné en 1967 sur le Mt. Scopus en Jérusalem réunifiée, il a choisi la Résurrection.

    Abbado comme Mehta, anciens collègues à Sienna et à Vienne, s’exprimait bien dans plus d’une langue.

  18. Lisa

    Et en plus, il était beau, et gentil il paraît…..Eve Ruggeri en a parlé avec des trémolos dans la voix.

  19. Souris donc

    Lisa, vous qui chantez dans un choeur parisien :
    Avant-hier ils ont dédié à Abbado le Requiem de Berlioz à Notre-Dame de Paris, 2 orchestres symphoniques, 2 chœurs. Grandiose, retransmis par France-Musique.
    A la baguette, le très onctueux Gustavo Dudamel, la dernière génération de chefs, né en 1981, Abbado l’a parrainé quand il est arrivé en Europe.

    Le voilà dirigeant la symphonie N°1 de Mahler (3e mvt, la marche funèbre qui commence par « Frère Jacques »), Bibi nous fera une étude comparée avec le style de Bernstein :

  20. Bibi

    Il est vrai que Dudamel oublie un peu le ohne zu schleppen, et qu’il résulte une légère absence de la tension présente chez Bernstein, qui incarne très clairement le solennel, la douceur et le Klezmer.

  21. Bibi

    Titan mesuré

  22. hathorique

    @ Impat

    Gamme Over Maestro 🙂

    @ Souris
    Merci pour votre lien sur les livres d’enfants . J’y ai découvert sur les compositeurs une collection magnifique que je ne connaissais pas avec de grandes et belles voix, non il ne s’agit pas de Madame Taubira que l’on entend plus, mais de Gérard Philippe, François Perrier, Madeleine Renaud,

    C’est merveilleux de pouvoir réécouter ces artistes par la magie de la radio et du cinéma ; j’imagine ce qu’aurait pu être un dialogue sur leurs oeuvres entre Haydn et Mozart qui s’estimaient tant et se respectaient tout autant, c’était une amitié réciproquement admirative.
    Haydn fut le seul de son époque à avoir eu conscience de l’extraordinaire génie musical qu’était Mozart.

    un lien concernant les nominations des directeurs d’opéras français

    http://www.resmusica.com/2014/01/04/et-pour-2014/

    @ Bibi

    Merci pour votre exégèse Mahlerienne

  23. Bibi

    Spécial Hathorique

  24. rackam

    À quelque chose Mahler est bon?

  25. Tout le bien que l’on dit ici de Claudio Abbado se retrouve totalement sur le visage doux et souriant de la photo en illustration. Cette image du chef d’orchestre en action selon Abbado est une merveille, ne trouvez-vous pas ?

  26. Précision: cette photo fut un choix de l’auteur du billet.

  27. Bibi

    Oui pour le bonheur de faire de la musique, un peu pour la finesse, non pour la qualité de la musique – une image ne peut rendre cette éphémère expérience élatrice.
    Abbado était un magicien qui transportait l’auditeur vers un monde toujours nouveau, plein de surprises.

  28. hathorique

    @ Rackam

    Honni soit qui Mahler y pense

  29. Bibi

    Bein justement, il paraît que la version mésopotaméenne du récit du déluge – grand mahler – est assez conforme avec celle de la Bible. L’Arche aurait été rond, selon les instructions en cunéiforme d’une tablette quadri-millénaire de la taille d’un smartphone au British Museum.

  30. Bibi

    Heureusement que nous, êtres éclairés, sommes en train de nous préparer à cette autre catastrophe naturelle et néanmoins climatique, en toute liberté relative et surtout en nous libérant de la notion de couple!
    Yes Oui Can.

  31. Bibi

    Certaines manières de se mouvoir suscitent de l’empathie, le désir (instinct?) de coopérer… de jouer ensemble de la musique…

  32. plantigrade69

    Merci pour ce bel hommage Rackam.
    Sa mort montre bien dans quel type de société nous vivons. Pas grand chose à la télé. Pas grand chose à la radio. Mais on sait que Falcao est blessé.

  33. hathorique

    Bonjour à tous
    Pour les esprits éclairés qui illuminent de leurs multiples éclats Antidoxe : une émission passionnante sur ARTE à 11 h 45 sur le génie mathématique des grecs anciens,
    Les mathématiques n’étant guère éloignées de la musique toutes deux évidemment du genre féminin.

    http://television.telerama.fr/tele/programmes-tv/la-fabuleuse-machine-d-anticythere,35808513.php

  34. Hathorique,… « du genre féminin. « …
    Oui, mais l’avantage des mathématiques est qu’elles sont plurielles.

  35. Souris donc

    Merci Bibi, notre exégète musical. Comme vous, je trouve que Dudamel a un peu oublié le ohne zu schleppen, d’ailleurs il met une minute de plus que les deux autres. Ce qui pose le problème des nuances quand elles sont indiquées selon l’humeur du compositeur et dans sa langue, et limite argot (cf Satie). Tout le monde met à peu près la même chose sous crescendo, fortissimo, smorzando…
    Mais Mahler était chef d’orchestre, il a dû laisser des annotations.
    Bernstein a très bien saisi le passage au klezmer, il faut que le hautboïste sorte un « sonnez les matines » sautillant. Ce que ne fait pas celle de Dudamel dont le jeu reste trop sur le funèbre. Bernstein a compris le côté parodique.

    Sur un mouvement de balancier lourd et sombre des basses, la chanson [Frère Jacques], altérée par le mode mineur, se déploie lentement en une sorte de cortège funèbre. La mélodie s’amplifie, se répandant à tout l’orchestre. Soudain, un thème presque vulgaire, est joué « avec parodie » par un petit orchestre, aux sonorités étranges : c’est la musique d’un mariage juif […]
    Mahler indiqua que l’inspiration saisissante de ce morceau lui venait de la réminiscence d’une image du dessinateur autrichien Moritz von Schwind, familière à tous les enfants allemands et autrichiens, L’Enterrement du chasseur (Wie die Tiere den Jäger begraben), dans laquelle un cortège d’animaux aux attitudes faussement sombres portent à sa dernière demeure le chasseur, leur ennemi.

    (Wiki)

  36. Souris donc

    Demain, prime time ARTE consacrée à Claudio Abbado.
    17 h 15 Entendre le silence
    18 h 15 Abbado dirige le Requiem de Mozart

    Votre lien précédent :
    Bien contente que la direction d’opéra connaisse une crise et devienne moins consensuelle sur le n’importe quoi pourvu que ça choque (Mettre en scène le Ring de Wagner dans une station de ski : pas si difficile. Et après ? Gérard Mortier).

  37. Bibi

    Le docu est très bon, j’espère qu’il sera s/titré plutôt que doublé.

  38. Bibi

    Suis tout rose, Souris. L’exégèse c’est un chouïa plus.
    Tout le monde ne met pas la même chose sous crescendo etc., c’est le principe de l’interprétation.
    Est-ce l’école viennoise ou l’interaction avec les interprètes, ou les 2? Zubin est dans la même ligne que Bernstein pour le Klezmer.
    Et Michael Tilson-Thomas, qui prend son temps peut-être plus que Dudamel, arrive à très bien maintenir la tension, avec toujours le Klezmer qui, chez lui, est dans les gènes.

  39. plantigrade69

    D’accord avec vous Bibi sur Mahler et Bernstein. Mais je dirais que concernant le fameux adagietto de la 5ème symphonie, je reste sur l’interprétation de Antoni Wit.
    On en parle peut-être peu, mais c’est ma préférée.
    http://www.talkclassical.com/11564-wit-mahler.html

  40. Souris donc

    France Musique, un repaire de fonctionnaires où chacun fait ce qu’il veut, en méprisant l’auditeur. Où ils ont honte du Répertoire et préfèrent nous abreuver de free jazz, musique ethnique, atonalisme. Au mépris de leur devoir de diffusion, de pédagogie et démocratisation du patrimoine musical.
    SAUF cet après midi, belle rétrospective,
    Claudio Abbado, un chef à hauteur d’homme.
    Dans une génération où beaucoup de ses pairs se sont évertués à ériger d’eux une sorte de statue de commandeur, à figer une image pour la postérité, voire si possible pour l’éternité… Claudio Abbado, lui, aura fait de la musique plutôt à hauteur d’homme, et c’est ainsi qu’il va entrer dans l’histoire, c’est-à-dire par la grande porte…
    Stéphane Grant a choisi l’angle de l’opéra et a mis en ligne les vidéos de plusieurs opéras en intégralité.
    http://www.francemusique.fr/emission/lirico-spinto/2013-2014/mes-annees-alagna-01-26-2014-14-00
    (Aucune de ces mises en scène idéologiques pitoyables. Giorgio Strehler, son compatriote inspiré)

  41. rackam

    42 commentaires pour Claudio, comme 42 roses blanches sur sa tombe. Respect!

  42. Bibi

    J’ai limité mon ébauche d’analyse comparative à cette « marche funèbre ». Et pas vraiment énoncé mes préférences (ou de préférence), lesquelles relèvent de goûts personnels et variables.

    Et l’une des choses remarquables des interprétations d’Abbado est que ce qui « d’habitude sonne ainsi » ou « devrait sonner ainsi » sonne un peu ou beaucoup autrement et, intrigué, je trouve que c’est très bien, juste, parfois « mais c’est bien comme ça que ça doit sonner. Aha! » J’ai dit captivant? 🙂

  43. Bibi

    Quarante-cinquième Lys.
    Même s’il n’était pas toscan.

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