Diverses cités

g4

Que Dieu pour les uns, l’Être suprême pour certains autres, la chance pour le restant, nous préserve à jamais d’un éventuel gouvernement mondial socialiste ! Du moins, d’un gouvernement mondial « socialiste à la française »…

Car ce jour là, obsédés par leur fantasme du « tous pareils », genre collège unique, rejet du mérite, rejet du riche, rejet de l’élite, rejet des têtes qui dépassent…ce jour là, donc, ils tenteront d’imposer au monde entier les mêmes gestes. Pour saluer, pour remercier, pour applaudir, pour admirer, pour aimer, pour haïr, pour quitter, du pôle Nord au pôle Sud et du Pacifique à l’Atlantique : tous pareils !

Et nous abandonnerons ces coutumes, parfois confondantes, parfois gênantes, parfois mystérieuses, mais toujours captivantes qui distinguent les peuples et restent, malgré tous les échanges et tous les voyages, quasiment et heureusement immuables.

En voulez-vous connaître, ou découvrir quelques unes ?

Une première, pour vous mettre dans le bain : vous entrez par inadvertance dans la pièce où une jeune femme prend son bain.

Si c’est une Mahométane, elle dissimulera son visage.

Une Laotienne cachera ses seins.

Une Chinoise d’autrefois (avant la révolution) cachera ses pieds.

A Sumatra elle cachera ses genoux, à Samoa elle couvrira son nombril.

Dans le monde occidental elle portera une main sur les seins, l’autre cachera le sexe.

Mais cessons de jouer les voyeurs, quittons la salle de bains et retrouvons la rue : vous rencontrez un vieil Arabe de votre connaissance, vous le saluez d’un sourire. Il répond en glissant sa main droite sur la poitrine, la remonte vers le visage et finalement la projette en l’air. Vous-même, naturellement, tendez la main vers les amis que vous allez croiser pour un « shake hand » plus ou moins vigoureux. Ce faisant, la correction exige de le regarder droit dans les yeux. Mais si vous êtes en Inde, votre ami placera ses mains jointes en position de prière et accompagnera ce geste d’un léger mouvement de la tête vers le sol. En Malaisie, et seulement entre personnes de même sexe, on avance les mains pour se toucher le bout des doigts puis on ramène les mains sur la poitrine. Les Indiens d’Amérique, eux, se présentaient en levant les deux mains, paumes en avant. Et les Esquimaux vous salueront en portant la main sur la tête ou sur l’épaule. Les Maoris de Nouvelle Zélande manifestent la joie de se rencontrer en frottant leurs nez l’un sur l’autre. Dans quelques tribus d’Afrique orientale on doit cracher sur les pieds de la personne rencontrée. Au Tibet ne soyez pas surpris de voir quelqu’un vous tirer la langue : il ne vous dit que bonjour.

Mais revenons en France, championne du « shake hand ». Nous nous serrons les mains à un rythme qui étonne toujours les autres Européens et les Américains. Ces derniers vous tendent la main à la première rencontre, « to meet you ». Ensuite on se connaît, le serrage de mains est superflu « to see you ». Les Français, eux, continuent chaque jour, chaque matin, chaque soir, que leur relation soit d’amitié ou d’affaire. Mieux encore (ou pire ?), si par hasard un de nos compatriotes estime que ses mains sont trop sales il vous tend le bras à saisir, si ses mains sont occupées par quelque fardeau il approche quand même le geste en vous tendant… un doigt.

En Bolivie on double le mouvement : on serre les mains puis on se tape dans le dos. Certains psychologues (qu’en pense-t-on sur Antidoxe ?) estimant que « se serrer la main » constitue l’un des plus puissants signes relationnels, il y a certainement quelque chose à apprendre des Français et des Boliviens…

Comment enfin ne pas citer les Japonais ? L’inclinaison de la tête et du buste est à coup sûr la coutume la plus courtoise pour saluer l’interlocuteur. Le style, la grâce, la courtoisie, étaient et restent au Japon des qualités révérées, si marquantes qu’il arrive souvent de les voir adoptées par les Occidentaux  résidant dans ce pays du soleil levant. Une plaisanterie courante chez ces expatriés s’exprime ainsi : « Vous découvrez avoir résidé longtemps au Japon lorsque vous vous surprenez à incliner la tête au cours d’une conversation téléphonique ». Et si vous rencontrez quelqu’un ou quelqu’une pour la première fois en affaire, n’oubliez pas de présenter votre carte de visite avec les deux mains, côté renseigné faisant face à votre vis-à-vis,  en accompagnant le geste, naturellement, d’une inclinaison de tête.

Bon, dans tous les pays, après s’être salué, arrive le moment de se quitter.

Les Français, vous ne l’ignorez pas, disent au revoir (ou ciao, ou bye, ou adios, pour faire multiculturel) en… se serrant la main, évidemment. Ce geste est rarement mal interprété par les étrangers, bien que certains essaient d’y échapper… par hygiène. Mais d’autres gestes, étrangers, conduisent parfois à des malentendus.

Ainsi, lorsque vous levez la main, paume en avant, poignet fixe, et faites un mouvement de l’avant-bras de droite à gauche et de gauche à droite, vous exprimez en France une négation. Mais un Américain, par le même geste, dit au revoir. Quand vous levez le bras, paume vers le sol, et agitez la main de bas en haut et de haut en bas sans bouger le poignet, vous dites au revoir. Pourtant les Italiens et les Grecs, pour dire au revoir, étendent le bras, paume vers le haut, bougeant ensemble tous les doigts alternativement vers eux-mêmes et vers l’avant. Un Américain ou un Français interprétera ce geste comme signifiant  venez ici. Un Grec, pour dire oui, agite couramment la tête de gauche à droite et de droite à gauche : attention, il ne dit pas non. Bon à savoir, surtout s’il s’agit d’une Grecque, non ?

Comme on le voit, la langue n’est ni nécessaire ni suffisante pour marquer l’identité d’un peuple. Détruisez la Tour de Babel, vous ne rendrez pas les peuples identiques. Avant même de parler, les hommes s’étaient distingués les uns des autres par les attitudes et les gestes. La diversité, comme le rire, est le propre de l’homme.

Ne la tuons pas.

Source principale : « Gestures » de Roger E. Axtell  ( Johon Wiley & Sons, New York 1991)

 

32 Commentaires

  1. rackam

    Une ode à la diversité! Flûte alors! Ça souffle sur le sud ouest…

  2. WordPress me signale que ce billet est le centième de Impat sur Antidoxe. Ceux qui passeront prochainement par Bordeaux auront droit au Champagne !
    (dans une « flûte alors » pour rackam)

  3. hathorique

    bonsoir IMPA

  4. Bonjour Hathorique, vous ne voulez vraiment pas m’envoyer cinq lettres ? 🙂

  5. QuadPater

    Hathorique vous souhaite sans T (et bonheur).

  6. Souris donc

    Bonjour !

    Une grossièreté à laquelle je ne m’habitue pas, la fausse politesse. La politesse agressive.
    Au supermarché, vous avez déjà arpenté des kilomètres pour trouver un tournevis cruciforme. Les rares vendeurs ont leur regard coulissant pour éviter d’être dérangé. Vous en repérez un, contournez le rayon pour le prendre de face. A ce personnage considérable, il convient, afin ne pas l’offenser, de mettre les formes. Vous prenez votre voix la plus obséquieuse.
    « Pardon, Monsieur, pourriez-vous m’indiquez où… »
    Et là, au lieu de vous donner le renseignement, il aboie un : « Bonjour ! » parfaitement grossier, vous signifiant qu’il entend vous rabrouer d’avoir réussi à le coincer pour qu’enfin il fasse le travail pour lequel il est (mal) payé.

  7. Guenièvre

    Merci Impat pour ce tour du monde des coutumes ! Il faut dire que même en France on se perd dans le nombre de bises à donner , deux au Nord , trois ou parfois quatre ailleurs …
    @ Souris, je partage votre irritation . Je crois qu’ils ont tous été briefés dans ce sens …

  8. hathorique

    Bonjour à tous et milles et une excuses pour cet impromptu mal auto géré en fait je voulais remercier Impat pour ce Kiss cool et siffler à Rackam l’air de la « flûte enchantée ».

    J’avais préparé un texte argumenté avec plein de poings virgules impératifs cognitifs et référentiels (mon mari 🙂 mais il s’est envolé rejoindre dans les limbes le pacs de stabilité équitable équivalente et équipollente et non pas poilante

    Je vais essayer de le reconstituer, mais ce n’est pas gagné : il est en gestation préventive.

    @ Quad

    Merci : la santé je l’ai et le bonheur j’en dégouline

  9. Hathorique,… « le bonheur j’en dégouline »…
    C’est la théorie du ruissellement, elle marche toujours.

  10. rackam

    Très bon Natacha Polony dans le Figaro (papier) de ce jour sur le totalitarisme socialiste. On devrait pouvoir le trouver sur Figaro vox, le « nouveau » site de débats de ce journal libéral…

  11. Rackam, vous faites probablement allusion à « Pierre Moscovici ou ces démocrates qui détestent le pluralisme ». Natacha Polony s’y montre juste et clairvoyante.
    Cependant elle n’est jamais, à mon avis, aussi percutante que lorsqu’elle s’en prend aux pédagogistes et déplore le désastre de l’Éducation Nationale.

  12. hathorique

    @ Impat

    J’ai reconstitué les morceaux mais je ne suis pas sure qu’ils soient dans l’ordre.

    Dans votre tribune vous oubliez le baiser mais ce sera surement l’objet d’ un prochain billet doux ; j’ai pour vous en réserve sur ce sujet un poème de braise bien sur écrit par une femme.

    Les hommes ont très tôt au moins dans l’histoire connue chercher à avoir une langue universelle pouvant servir indistinctement à tous les hommes pour échanger leurs pensées et à toutes les femmes leurs recettes de cuisine et de maquillage, cela a hanté les plus grands esprits dont Descartes mais lui c’était plutôt les pensées.

    Les romains avec leur immense empire s’y essayèrent aussi et on sait l’importance historique de la langue latine en Occident. Son influence, loin de se limiter à la période de l’empire romain, a perduré jusqu’aux temps modernes et parmi les lettrés et dans l’Église (les documents officiels Vatican sont encore aujourd’hui rédigés en latin)
    la langue d ‘un peuple est aussi l’incarnation de son génie le symbole de son unité.

    Au 12° siècle une femme que dis je une sainte femme, que dis je une belle Abbesse, Sainte Hildegarde de Bingen une bénédictine inventa une langue secrète « la lingua ignota » c’était une femme hors du commun que j’ai connue livresquement il y a peu, et elle est passionnante car elle est à l’origine de l’écologie humaine harmonieuse contrairement aux écologistes fanatiques sectaires qui croient que c’est la seule Sainte Cécile D. qui est la voix des aveugles qui ne sont pas tous sourds ni muets.

    Cyrano de Bergerac a mis en scène un personnage parlant encore la langue de Nature, langue matrice parfaite, parlée par le premier homme, exprimant le Vrai et permettant de communiquer avec les animaux, ce que j’essaie désespérément de faire avec les fourmis avec qui partagent mes plates bandes, je ne désespère pas d’y parvenir ; il me suffira de trouver les bonnes antennes car je me trouve parfois bien dépourvue malgré mes essais de mimétisme fourmilier, mais je digresse, je digresse et boule de graisse.

    Vous nous dites
    « Comme on le voit, la langue n’est ni nécessaire ni suffisante pour marquer l’identité d’un peuple. »

    Mais qu’est-ce qu’un peuple ? Quelle est cette mystérieuse division du genre humain en peuples ? à partir de quoi se définit un peuple : sa langue, sa race, ses coutumes, sa religion, son territoire.
    Peut-on appartenir à plusieurs peuples, à aucun ? Peut-on changer de peuple ? Qu’est-ce qui constitue l’identité d’un peuple ? le peuple est i il indissociable de la Nation. est il « peuple rêvé ou peuple réalité »

    http://leportique.revues.org/1963

    @ Souris,

    Hors sujet un site pour vous peut être le connaissez vous

    http://www.resmusica.com/

  13. hathorique

     » les fourmis avec qui partagent mes plates bandes »

    bien sur que ce sont les fourmis QUI partagent mes plates bandes en co propriété collective avec moi et elles n’entendent pas en être expropriées, même avec de la bière première pression.

  14. desavy

    Je la trouve attendrissante lorsqu’elle évoque avec émotion la décroissance.

  15. Hathorique, … « Mais qu’est-ce qu’un peuple ? Quelle est…etc. »…
    C’est là beaucoup trop de questions dépassant mes capacités de réponse, aussi n’en retiendrai-je qu’une sur le sujet : « le peuple est il indissociable de la Nation ? ».
    Je pense, ou plutôt je ressens, que le peuple s’identifie à la Nation. Mais pas du tout à l’État. Il peut exister plusieurs nations dans un État, et une nation peut être éclatée en plusieurs États.
    Et, oui, on peut changer de peuple (mais pas changer le peuple).

  16. Souris donc

    Inutile de gacher de la bonne bière et d’imaginer qu’on peut la domestiquer, la fourmi est, individuellement, conditionnée et stupide. Il existe une intelligence collective.
    Elles sont même plus bêtes que les coccinelles qui élèvent des pucerons sur les rosiers. Les fourmis, elles, font un élevage plus primitif, se contentant d’éloigner le prédateur de pucerons en lui pissant dessus (jet d’acide formique) pour se garder le miellat.
    Les fourmis fascinent et je déconseille de s’approcher d’un fan de fourmi. On n’arrive pas plus à s’en défaire qu’on n’arrive à se débarrasser des fourmis. Même avec une bière Mort Subite.
    Le citron moisi préconisé par les écolos ne marche pas. Rien de ce que préconisent les écolos éthiques et antispécistes ne fonctionne.
    La fourmi est l’archétype du collectivisme. N’en déplaise à Monsieur de la Fontaine. Puisqu’on est dans le questionnement sur le peuple.
    (et merci pour resmusica, excellent)

  17. roturier

    C’est son métier d’origine.
    En plus, elle a les blus belles épaules du PAF. Ce qui ne gâche rien.

  18. roturier

    Le peuple est totalement distinct de la Nation depuis que le terme « nationalité » est confisqué par l’Etat Civil.

  19. Souris donc

    Univocité.
    Impat nous dit qu’il n’est pas évident de joindre le geste à la parole, que c’est source d’impairs voire d’incidents diplomatiques. Pareil pour l’écrit.
    Moi qui vérifie la présence du parcours herbeux conforme aux normes de l’UE soucieuse du bien-être de la volaille, je passe quotidiennement devant un poulailler géant, un de ceux qui irritent l’antispéciste éthique.
    Le tenancier, soucieux d’attirer le chaland, y avait apposé le panneau :
    « Poules de réformes. Mortes ou vives ».
    Ce qui me mettait en joie pour le restant de la journée.
    A-t-il eu le souci d’améliorer l’accroche du chaland et de donner dans le marketing à la place de la vulgaire réclame ? Toujours est-il que l’écriteau flambant neuf annonce maintenant :
    « Cocos & Cocottes ».
    (A moins que Dodo la Saumure n’ait racheté l’exploitation)

  20. Souris donc

    Poules de réforme (sans s, pardon, mais vous aurez rectifié de vous-même).

  21. hathorique

    @ impat
    Mes questions dépassent aussi largement mes maigres capacités d ‘interrogation écrite 🙂

     » le peuple s’identifie à la Nation. Mais pas du tout à l’État »

    L’étymologie du mot Nation est liée à la notion de naissance (nascere) naitre ; c’était donc à l’origine une notion introduisant la filiation.

    « La Nation est davantage une construction idéologique qu’une réalité concrète, ce qui explique la difficulté de lui donner une définition pleinement satisfaisante. A l’époque médiévale, l’idée de nation renvoie ainsi à un groupe d’hommes à qui l’on attribue une origine commune. Mais la conception moderne de la nation dépasse largement le cadre ethnique ou tribal. Elle trouve plutôt sa source dans un ensemble complexe de liens qui fondent le sentiment d’une appartenance commune. Elle est ainsi à la fois extérieure aux individus, en même temps qu’elle est intériorisée et transmise d’une génération à l’autre. Pour s’imposer, elle suppose également l’existence d’une volonté durable de vivre au sein d’un même ensemble.

    En France et en Angleterre, c’est l’action centralisatrice et unificatrice du pouvoir royal qui a contribué de manière décisive à l’émergence de la nation. Mais le sentiment national, présent chez une élite restreinte, s’est diffusé assez lentement. Il faut en effet attendre la fin du XVe siècle pour que l’idée de nation devienne incontournable en France et en Angleterre. La guerre de Cent Ans (1337-1453) a soudé les populations dans l’adversité et contribué de manière décisive à l’émergence de l’identité nationale de part et d’autre de la Manche. » et Jehanne d’Arc n’y fut pas étrangère.

    Le terme «état» est employé depuis le XIVe siècle. Il désigne alors l’un des trois ordres de la société. Ceux-ci ont été réunis pour la première fois en «états généraux» par Philippe le Bel en 1302 afin de montrer au pape Boniface VIII que le roi de France était soutenu par tout son peuple. Mais le mot «état» peut également renvoyer à «l’état du royaume». A l’époque, ce sont en effet les termes de «royaume» et de «couronne» qui correspondent à celui d’«Etat».

    L’Etat évoque la stabilité et la permanence de la puissance publique. Le sentiment d’appartenance à une même nation est favorisé en autres, grâce à l’ordonnance de Villers-Cotterets de 1539. Le français devient ainsi la langue officielle du droit et de l’administration, en lieu et place du latin.

    C’est donc une construction intellectuelle et philosophique et politique qui a évolué en cours des siècles, ce sentiment d’appartenance commune et cette volonté durable de vivre au sein d’un même ensemble me paraissent se déliter et même se désagréger sous les coups de boutoirs des revendications identitaires qui fractionnent et divisent, ce sont des conflits qui risquent de toucher aux fondements de nos sociétés et de notre identité collective là ou l’imaginaire collectif et celui de chacun des membres de ces sociétés se retrouvent en affinité.

    @ Souris
    « Il existe une intelligence collective »

    mais bien sur qu’elle existe elle n’est pas seulement fourmilliste mais essentiellement socialiste selon le droit Royal Canon du  » Désir D’avenir »

    Les fourmis sont des insectes fascinants et si j’osais la comparaison, qui bien n’est sur n’est pas raison peut être parfois à l’image de nos sociétés.
    N’est ce pas Madame Cresson qui avait un jour comparé les Japonais à des fourmis laborieuses, peut être reconnaissables à leurs yeux bridés ?

    http://www.lemonde.fr/planete/article/2014/01/16/une-fourmi-ninja-pillarde-et-esclavagiste-decouverte_4349559_3244.html

  22. Hathorique, vos références à l’Histoire sont pleines d’intérêt mais laissent la voie ouverte aux différences de sentiments que nous nourrissons tous à l’égard du terme nation.
    Je précise le mien (sentiment) par deux exemples français : la nation basque existe ; également la nation corse. Car le sentiment d’appartenance des Basques et des Corses à ces nations est très fort, ce qui ne les empêche en rien d’être et de se sentir français et européens.

  23. Hathorique,… « N’est ce pas Madame Cresson… »

    Oui c’est bien elle. Elle aussi qui avait déclaré (un autre jour ?) que les Anglais étaient homos.

  24. Souris donc

    Nation. Il me semble que les Corses et les Basques se disent un peuple, à part les nationalistes poseurs de bombes et séparatistes. De ce fait, le mot « nation » est à manier avec quelques pincettes. Il n’y a guère que le FN à le revendiquer pour la France, contre l’UE.

  25. hathorique

    Impat,

    Dans ma réponse je m’adressais aussi à Roturier qui parlait du terme « nationalité « confisqué par l’Etat.

    Je ne puis être qu’en accord plus que parfait avec vous, sans préjuger de celui des Basques et des Corses, pour cette double appartenance à la fois française et européenne, encore que pour cette dernière je ne souhaiterais pas dans l’immédiat avenir qu’elle rejoigne les rives du Bosphore.

    Mais sur ce point , je crois avoir entendu Monsieur Hollande avec une voix de loukoum aux pistaches parler de référendum à ce propos, j’en déduis donc que rien ne se fera sous son quinquennat, que n’a t il été aussi précautionneux sur les problèmes unionistes : les siens en particulier et surtout ceux de la France en général.

    J’ignorais que Madame Cresson avait une aussi connaissance aussi approfondie des moeurs anglaises mais peut être pas autant que Monsieur Chirac proposant d’ offrir ses « valseuses » sur un plateau en offrande expiatoire à Madame Thatcher qui je crois refusa l’hommage, se privant ainsi du plus bel attribut de notre Président

  26. Hathorique,… « je ne souhaiterais pas dans l’immédiat avenir qu’elle rejoigne les rives du Bosphore. »…
    Ni même, à mon avis, dans un avenir moins immédiat. Les Turcs, justement, ne se sentent pas dans « la nation » européenne. Leur vœu, d’ailleurs quasiment exaucé, était et est d’y être économiquement rattaché, ce qui est tout différent.
    La Turquie, et cette fois c’est un pronostic de ma part, ne sera jamais intégrée à l’Union.

  27. Lisa

    Elle est super Natacha, moins incisive toutefois sur Europe1 que dans la presse.

  28. S’agissant de nation, je me dois de rappeler la notion arabe de « Oumma ».
    La « Oumma » est la chose la plus proche, en Arabe, du mot « nation ».

    Pas confondre avec « Watan » (pays), « Cha’ab » (peuple) ou « Daoula » (Etat). Ce dernier frisant presque le péjoratif, véhiculant la notion d’éphémère car du fait de l’homme.

    Mais la « Oumma » est aussi, nonobstant, la communauté des croyants. Donc la « nation » est celle de tous les musulmans. Qq soit leur « nationalité » au sens occidental; qq soit leur passeport.

    La « Oumma », de volonté divine, transcende tout le reste. Ses membres auraient beau être (entre autres) Français au sens de la loi française, ils sont d’abord fils de la Oumma et ce n’est finalement qu’à elle qu’ils doivent allégeance.

    Au bon entendeur salut.

  29. roturier

    Avant que j’oublie: « Oumma » vient évidemment de « Oumm », la mère.

  30. QuadPater

    S’agissant de nation, je me dois de rappeler la notion arabe de « Oumma ».

    Je sais que l’arabe est la seconde langue parlée en France, qu’1 immigré sur 3 est maghrébin.
    Mais est-il vraiment nécessaire de se taper des citations du coran à longueur de web, ainsi que des cours sur l’islam et sur les concepts de la civilisation arabe ?
    On nous prépare à quoi ?

  31. roturier

    Certes, Quad.
    Mais y-a-t-il un rapport réel entre votre 19:58 et mes deux précédents? Qui étaient des informations-avertissements d’ailleurs;
    Sauf vouloir rester dans le déni, il faut savoir à quoi et à qui on a affaire.
    Ces infos expliquent la présence de jeunes nationaux (ou résidents) Européens (et Français) en Syrie.
    L’appartenance à la Oumma est (pour eux) prioritaire sur le reste.

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