Inversion, sauce PS.

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Un billet précédant interrogeait sur cette inversion de la courbe du chômage, tant annoncée, tant répétée, tant finalement décevante. Qu’avait-il bien pu se passer dans la tête, certainement bien pleine sinon bien faite, de ce président inattendu ?

Eh bien ne cherchez plus, ce n’était qu’un malentendu, un détail. L’inversion que pratique ce président n’est pas celle de la courbe du chômage, c’est celle des moyens utilisés pour y parvenir. Tous les moyens sont bons, dit l’adage. Eh bien en effet, tous les moyens semblent vraiment bons pour obtenir un résultat en matière d’emploi. Et ça marche, l’emploi baisse…

Alors quels moyens ? En voici quelques uns, brillamment mis en œuvre.

Les licenciements. En France ils sont quasiment impossibles, en tout cas très difficiles. Schématiquement il existe deux cas :

Le licenciement individuel qui demande à l’employeur la preuve d’une raison « réelle et sérieuse ». Vous imaginez le problème pour apporter cette preuve : pour une grande entreprise cela nécessite un service juridique spécialisé, la constitution d’un volumineux dossier étayé de faits établis, et la disposition d’un bon avocat face aux excellents avocats de la partie adverse, les syndicats. Pour une PME cela nécessite…la même chose, mais cette chose est hors de portée de l’entreprise, ce qui signifie qu’elle ne peut pas licencier.

L’autre cas est celui des licenciements collectifs pour raison économique. La loi impose alors de négocier un « plan social » avec l’inspection de travail. Cette négociation peut durer des mois, avec obligation de démontrer la réalité de cette raison économique. L’économie n’étant pas une science dure mais une science sociale, vous imaginez à quel point cette négociation peut être sujette à discussions sans fin. Pendant ce temps la situation financière de l’entreprise a peu de chance de s’améliorer, entraînant une nécessité croissante de …licencier, et entraînant de surcroît une difficulté croissante d’indemnisation des personnels licenciés. Un cercle de plus en plus vicieux !

A l’idée de cet enfer de risques humains et financiers, on comprend facilement que l’embauche de nouveaux salariés soit devenue en France la dernière des solutions envisagées en cas de montée en charge de travail. N’importe quel patron placé devant ce cas choisira en priorité d’utiliser d’autres moyens : sous-traitance en France ou ailleurs, heures supplémentaires, délocalisation, allongement des délais, voire refus de commande. En dernier recours il procédera à des embauches, si possible en CDD s’il peut justifier d’une mission temporaire, enfin en CDI quand tous les autres moyens sont épuisés.

Dans les autres pays, une telle situation conduit à l’embauche, et si la charge ultérieure le permet on maintient les embauches en sachant qu’un coup dur peut être absorbé par des licenciements. Ce coup dur ne se produisant qu’en nombre de cas limité, les nouveaux employés sont en général maintenus dans l’entreprise. Ainsi globalement l’emploi se maintient à un taux plus élevé qu’en France.

Car contrairement à ce qu’on peut lire souvent, le « marché de l’emploi » n’est jamais naturellement saturé. C’est le processus normal d’une économie non bridée : l’activité des uns nourrit l’apparition d’activités nouvelles pour les autres, faisant boule de neige pour l’emploi et la richesse. Une entreprise reçoit une commande, pour la réaliser elle passe commande à d’autres pour des outillages, des études, des services, lesquelles autres en font autant, etc.

Mais ce cheval de l’économie, si on ne le laisse pas galoper, si on le bride trop fortement, si on lui impose des chemins couverts de galets glissants, au mieux il ralentit, au pire il chute. Or les autorités françaises ne cessent de manipuler les rênes dans tous les sens, de contrer la course. De plus, au lieu d’encourager le cheval en le flattant par de vigoureuses caresses à l’encolure, elles ne laissent pas passer un jour sans le cravacher sottement, l’insulter, le dévaloriser. Pas un jour sans qu’un ministre, voire le Premier, voire le président, ne manifeste sa détestation des entrepreneurs et ne les livre à la vindicte populaire. Étonnez-vous que les dits entrepreneurs n’entreprennent plus, ou partent entreprendre ailleurs !

Faire systématiquement l’inverse de ce qu’il faudrait faire, cette infirmité dont souffre notre gouvernement, comment l’expliquer ? Elle est inexplicable, il existe toutefois une tare communément répandue dans les têtes politiques françaises qui peut aider à la comprendre. Ces têtes, en quasi totalité issues des « Services de l’État » sont imprégnées de l’idée, non pas qu’elles sont plus clairvoyantes et sagaces, mais qu’elles sont plus objectives, plus indépendantes, plus tournées vers le bien public. Découle de cela une tendance à vouloir s’emparer des décisions, faire les choix, organiser la société selon leur vision jugée plus pure et innocente que celle du commun des citoyens. Cette distorsion de la réalité est remarquablement illustrée par la polémique récente concernant les « contreparties » réclamées aux industriels à l’occasion du « pacte de responsabilité » que le président du Medef avait inspiré au chef de l’État.

Pour une fois que ce dernier reconnaissait enfin le rôle des entrepreneurs et proposait de les aider, l’obligation de contreparties qu’il y a associée via Montebourg transforme ce pacte en un poison mortel.

Mortel. Pourquoi ? Parce qu’un tel « donnant-donnant », déjà pratiqué depuis longtemps, en particulier, à l’échelon régional, se déroule de la manière suivante.

Une entreprise rencontre des difficultés. Ses dirigeants, doutant de leurs chances de succès à partir de leurs moyens propres, se décident à faire appel à l’aide des autorités publiques. Un dossier est déposé, il est très sérieusement étudié par un groupe de fonctionnaires qui font un excellent travail d’évaluation stratégique de l’entreprise. Excellent, en appliquant les règles économiques qu’ils connaissent…à partir de ce travail, une commission ad hoc décide d’octroyer une subvention ou un prêt, moyennant l’acceptation d’une « contrepartie » qui est toujours la même : embauche obligatoire de tant de personnes. Ainsi l’entreprise doit faire face à une augmentation de son effectif,  que l’état de son carnet de commande l’avait dissuadée de déclencher mais qu’elle se résout  à conclure pour profiter de l’aide. Dans un premier temps tout va bien, la trésorerie retrouve des couleurs. Puis le deuxième temps arrive, inéluctable : le sureffectif rend les frais de personnel (en général quelque 80 % des dépenses) insoutenables, mais elle ne peut licencier. La conclusion se fait jour, plus ou moins vite : faillite et fermeture. Le poison mortel a fait son œuvre.

Sans aide publique, si les dirigeants étaient assez lucides et courageux, ils auraient fait l’inverse : en premier temps diminuer les frais de personnel, en deuxième temps rebondir avec des dépenses allégées.

Pacte de responsabilité, dit Hollande ? Avec ces contreparties montebourgesques, ce n’est plus un pacte de responsabilité, c’est un marché. Nos socialistes, il est vrai, se montrent fascinés par « le marché ». Malheureusement ce marché là est à coup sûr un marché perdant.

 

 

 

 

 

 

45 Commentaires

  1. desavy

    Le législateur doit tenir compte de deux aspects : le bon fonctionnement des entreprises et la sécurité des salariés. Comme l’enfer est pavé de bonnes intentions, il ne se rend pas compte que plus de flexibilité permettrait de mieux satisfaire ces deux exigences. Mais « libéralisme » et « flexibilité » sont devenus des gros mots.

    Il faut s’appeler Natacha Polony ou Jean-Luc Mélenchon pour s’imaginer que F.Hollande est devenu libéral. A propos de la belle Natacha (1), avez-vous remarqué que le samedi soir, dès que des questions économiques sont abordées, il n’y a plus aucune différence entre elle et A.Caron ?

    Pour compléter l’article, il serait intéressant de proposer des statistiques concernant ces licenciements, avec des comparaisons dans le temps et dans l’espace.

    (1) : Ma contribution aux études de genre.

  2. Pour Natacha je l’avais remarqué.
    Peur de déplaire au taulier ?

  3. desavy

    Je ne crois pas Loaseaubleu qu’elle éprouve ce sentiment. Un de mes amis remarquait il n’y a pas longtemps que critiquer le libéralisme était souvent le meilleur moyen de masquer une inculture économique. Elle est dans l’air du temps.

  4. Il est exact que l’entreprise et l’économie ne semblent pas trop la passionner. D’ailleurs rien dans son passé ne lui fournit une connaissance dans ces domaines; contrairement, par exemple, à l’éducation où elle prononce des choses sensées.
    Son ignorance du nerf de la guerre est à l’instar de la majorité de ceux qui postillonnent dans les micros du PAF, politiciens compris.
    Ceci est l’un des drames français sur lesquels il faudra s’attarder un jour de moindre flemme.
    En revanche, elle a, encore et toujours, les plus belles épaules du PAF.

  5. desavy

    roturier : « En revanche, elle a, encore et toujours, les plus belles épaules du PAF. »

    Ce qui est tout de même l’essentiel, nous sommes d’accord.

  6. Souris donc

    Hollande cherche à attirer les investisseurs étrangers :
    La croissance, elle ne reviendra que si la confiance est là et vous êtes, investisseurs étrangers, un élément de cette confiance aux 30 patrons étrangers réunis en « Conseil Stratégique de l’Attractivité » (beau slogan de communicant socialope)
    C’est bien, mais retenir les jeunes qui s’expatrient parce qu’ils trouvent de meilleures opportunités à Londres ou à Sydney serait bien aussi et demanderait qu’on s’interroge. Quand ils sont interviewés, les jeunes mettent en évidence les facilités d’ordre administratif qui leur sont faites pour leurs projets. En France, la moindre initiative semble suspecte, alors qu’on fonctionne à guichets ouverts pour les aides sociales aux bac – 6 et QI 75 qui déboulent.
    C’est un vrai problème, non, ce différentiel entre le niveau de ceux qui partent et ceux qui arrivent ?

  7. Je dois avouer ne pas être indifférent à cette brave Natacha.
    Cathodique, c’est une femme-tronc.
    Cela dit, un jour en été elle a fait apparition chez Ruquier en short passablement moulant, invisible dans sa position assise habituelle.
    Mais c’était sans compter avec un cameraman indiscret qui s’est mis en position « sous la table »…
    J’en garde un souvenir ému. Mumumu.

  8. roturier

    Un investisseur, Liebchen, ça vote avec les pieds;
    L’ensemble des investissements dans l’UE en 2013 a bondi de 11%.
    En France, baissé de 77% (si…si…. !!!!!).
    Hollande se comporte depuis plusieurs mois comme si un visiteur du soir et non des moindres avait prononcé les mots « Magne toi!!!! Il ya le feu !!!! ».
    Pas trop tôt. mais peut-être trop tard.

  9. … « prononcé les mots « Magne toi!!!! Il ya le feu !!!! ». »…
    …lesquels mots, de toute façon, sont accessoires. Les solutions ne se trouvent pas dans les mots.

  10. roturier

    Hélas, Impat, en désaccord avec vous.
    Mal nommé les choses augmente le malheur du monde.
    Les solutions passent par les mots.
    Notre problème principal actuellement est dans le travestissement des pierres angulaires linguistiques (Mariage, genre, homme, femme, « de souche », j’en passe).
    Les mots précèdent les actes et les déterminent.
    Espèce privée de moyens de survie, nous la devons à notre capacité d’utiliser un langage évolué.
    Suffit pour un lundi.

  11. rackam

    Hollande l’indécis lapidaire essaye de charmer les investisseurs étrangers!
    C’est le marlou qui a tabassé sa gagneuse et la vante auprès des marins américains en escale à Toulon!

  12. Souris donc

    Il veut charmer ! Avec, sous la modernité des slogans creux, le même progressisme archaïque.
    « Conseil Stratégique de l’Attractivité »
    « Redressement Productif »
    « Inversion de la Courbe »
    « Emplois d’Avenir »
    « Pacte de Responsabilité »
    « Trajectoire de Compétitivité »
    « Choc de Simplification »
    De l’incantation ridicule pour gagner du temps en espérant la croissance miraculeuse.

    « Magne toi!!!! Il ya le feu !!!! », si ça sent le roussi, à mon avis, ce sont nos créanciers qui mettent la pression.

  13. desavy

    Pourquoi nos créanciers nous mettraient-ils la pression ? Notre dette leur assure un revenu, peut-être même une rente. Il vont chercher à en profiter le plus longtemps possible.

  14. Desavy,… « Pourquoi nos créanciers nous mettraient-ils la pression ? Notre dette leur assure un revenu, »…
    Parce que, étant donnée la gestion actuelle du pays, ils commencent peut-être à craindre ce que les financiers appellent un « défaut », c’est à dire un abandon partiel du remboursement…
    Leur revenu, de ce fait, peut ne pas leur paraître si assuré que vous le dites.

  15. desavy

    Impat : « Parce que, étant donnée la gestion actuelle du pays, ils commencent peut-être à craindre ce que les financiers appellent un « défaut », c’est à dire un abandon partiel du remboursement…
    Leur revenu, de ce fait, peut ne pas leur paraître si assuré que vous le dites. »

    C’est possible, même si je n’y crois pas. Notre dette est constituée de titres négociables dont le capital est remboursé au porteur en fin de validité. Si leurs détenteurs perdent confiance, ils chercheront à vendre ces titres qui, alors, ne trouveront pas preneurs. Conséquence, leur cours s’effondrera.
    Tant que les cours ne baissent pas de trop, la confiance est là.

  16. … « Tant que les cours ne baissent pas de trop, la confiance est là. »…
    Oui, toutefois c’est une situation très fragile car cet équilibre confiance-taux peut diverger très vite. Les taux augment d’un centième de point, ce qui fait baisser la confiance, ce qui fait monter les taux, dont l’augmentation fait baisser la confiance, etc. Le propre d’un équilibre instable…

  17. Florence

    Pourquoi à Toulon et pas à Brest ? 🙂

  18. Florence, les marins américains préfèrent le soleil à la pluie…

  19. desavy

    Impat : « Oui, toutefois c’est une situation très fragile car cet équilibre confiance-taux peut diverger très vite. Les taux augment d’un centième de point, ce qui fait baisser la confiance, ce qui fait monter les taux, dont l’augmentation fait baisser la confiance, etc. Le propre d’un équilibre instable… »

    Je ne parlais pas des taux d’intérêt mais du cours des titres, de leur prix sur le marché. Ce cours varie en fonction de leur offre et de leur demande.

  20. Souris donc

    Et ben oui, quand il n’y aura plus de demande, quand plus personne ne voudra de nos bons du Trésor et de nos obligations, l’Etat ne pourra plus emprunter, ou alors à des taux stratosphériques et, un beau jour, il ne pourra plus payer ses fonctionnaires. Comme dans les pays sous-développés.

  21. Créanciers? Oui; possible.

  22. Souris donc

    Ayayayaye, en cherchant Conseil Stratégique de l’Attractivité, je m’aperçois que c’est une création de Christine Lagarde, mon idole, donc je retire mon sarcasme.
    J’ai trouvé, quand même, que le feu au lac qui pousse Hollande est la chute, en 2013, de 77% des investissements directs étrangers en France. Et en tentant de retrouver le tableau de Corto (publication de la CNUCED du 28 janvier), je constate que les journaux, du Monde aux blogs, reprennent la même information à la virgule près.

    Journaliste, c’est cool comme métier, tu copies/colles. Et après, Ivan Levaï, le patriarche du samedi matin sur France-Inter, se désole de lire dans le mot journalope un discrédit injustifié de la noble profession.

  23. desavy

    Souris donc

    « Journaliste, c’est cool comme métier, tu copies/colles. » oui, et tu vas au plus simple, au moins complexe. C’est pour cela que je crois pas aux théories complotistes, beaucoup de journalistes sont de gauche parce qu’il est plus simple d’approuver la générosité que d’exercer une quelconque rigueur intellectuelle.

  24. Desavy,… « d’approuver la générosité »…
    apparente.

  25. desavy

    Impat, plutôt qu' »apparente », je dirais « dans les idées ».

  26. roturier

    Les 77%, Liebchen, étaient dans mon 17 février 2014 à 18:19 .

  27. roturier

    Mettons nous d’accord sur « générosité d’intentions »?

  28. Juste pour continuer à « pinailler »: dans les idées reçues… 🙂

  29. roturier

    Parait que la Najat nationale se patronyme désormais Barjot-Bécassine ?

  30. … « Barjot-Bécassine ? »…
    Je trouve que « Khmer rose » inventé ici par un des commentateurs, lui va beaucoup mieux.

  31. desavy

    « Khmer rose » terme lu dans le Figaro Magazine, rendons à César…

  32. Souris donc

    Et rendons à Roturier…

  33. roturier

    Merci, Liebchen.
    Si ce graphique dit vrai c’est bcp plus grave que ce que j’avais cru comprendre.
    Car, depuis 2007 (ce qui coincide avec l’élection de Sarko, mais aussi avec le début de la crise « actuelle ») la chute est de 96.2 MUSD à 5.7 MUSD (2013).
    Cela correspond à env 90% de baisse; à toutes fins utiles ces investissements sont disparus dans l’espace de six ans.
    C’est un effondrement et non une dégradation.
    M’est avis, encore et toujours, que quelqu’un a mis une feuille de calcul sous le nez de FH en disant « halte au feu ».
    Comme avec Mitron en 1983. Sauf que maintenant c’est plus grave.

  34. desavy

    Natacha toujours… Elle n’aime pas non plus les OGM… Il faudrait qu’ ATTAC lui envoie un bulletin d’adhésion (revue de presse de ce matin).

  35. roturier

    Soit dit entre nous: de quoi parle-t-elle et de quel droit?
    S’agissant de domaines où elle n’a pas le début du commencement de compétence?

    Remarquez, nous en avons l’habitude; il y a pire.
    Lorsqu’une micro-vedette de l’écran postillonne dans un micro ses opinions sur ceci ou cela; presque toujours conformes au politiquement correcte visqueux et dégoulinant ambiant histoire de ne pas effaroucher la Seine-Saint-Denis ou un autre Billancourt.

    De quel droit? Fais-toi photographier et ta gueule.

  36. desavy

    « Soit dit entre nous: de quoi parle-t-elle et de quel droit?
    S’agissant de domaines où elle n’a pas le début du commencement de compétence? »

    J’aimais bien cela chez Zidane (verbe à mettre au présent peut-être), il refusait de répondre aux questions qui ne concernaient pas le foot. Du coup les caricaturistes le faisaient passer pour un obtus.

  37. roturier

    Cela dit, relativisons.

    Si Barjot-Bécassine peut parler de choses où sa compétence se mesure à la blancheur de ses dents, pourquoi l’interdire à ceux qui ont une taille de guêpe pour argument?

    Je ne suis qu’un jaloux. Je n’ai même pas cet argument-là. De loin s’en faut…

  38. roturier

    Zidane est un homme modeste et il a toutes les raisons de l’être.
    J’exagère; je suis méchant;
    Mais impossible de résister à la tentation de citer Churchill qui aurait dit ça au sujet d’un opposant politique (Clement Attlee),
    Impossible aussi, question modestie, de dire ça d’un politicien français.
    Autre version: « Une voiture vide s’est arrêté à ma hauteur et Clement Attlee en est descendu ».
    Les moins de 60 ans ne peuvent pas connaître. Quel dommage; Nous avons Mélenchons… Nous avons ce que nous méritons.

  39. desavy

    « Zidane est un homme modeste et il a toutes les raisons de l’être.
    J’exagère; je suis méchant; »

    Vous n’êtes pas méchant par rapport à moi puisque vous illustrez mon propos sur la caricature. Mais j’aime bien l’anecdote de la voiture vide.

  40. Souris donc

    Effondrement, il faut qu’on en passe par là. Jusqu’à la lie. Pour être enfin débarrassés de l’idéologie totalitaire. Il faut qu’on laisse Mou Président s’enferrer dans le déni, démontrer son échec sur toute la ligne, tant pis pour les dégâts, ils apporteront la preuve. Car au stade actuel, à la moindre proposition de la droite, la gauche arrogante trouve des angles d’attaque. Hervé Mariton est venu défendre un projet UMP sur FI, aussitôt une de leurs mégères titulaires a minaudé « Mais pourquoi ne l’avez-vous pas fait pendant vos mandats ? »

    Effondrement, Baverez en donne une idée : Paris devient une mégalopole avec bidonvilles jusque Roissy, plus aucun équipement ne fonctionne, insécurité générale, la France est sous tutelle du FMI.
    (Lettres Béninoises).

  41. roturier

    Baverez-Cassandre dit vrai depuis au moins 10 ans.
    Lire « La France qui Tombe ». Prophétique.

  42. roturier

    Le pire avec la mégère qui minaude est qu’elle dit vrai.

  43. … « Pour être enfin débarrassés de l’idéologie totalitaire. »…
    Vous rêvez, Souris. Après quelques mois de renouveau les indécrottables et immatures Français oublieront le désastre, ou croiront toujours que « ce pauvre Hollande qui fait ce qu’il peut » s’est certes planté, mais à cause de l’héritage de son prédécesseur, ou autres balivernes du même genre.
    La France seule ne peut plus s’en sortir, c’est trop tard. Les esprits sont tarés dès l’école.

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