Au-delà de l’égalité ?

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« Préjugés et stéréotypes sexistes, ancrés dans l’inconscient collectif, sont la source directe de discriminations et, à ce titre, doivent être combattus dès le plus jeune âge. » (Convention interministérielle 2013-2018 pour l’égalité entre les filles et les garçons, les femmes et les hommes dans le système éducatif. 7 février 2013).

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Le 1er octobre 2013, un communiqué de presse commun au ministère de l’éducation nationale et à celui des droits des femmes nous rappelle que « la transmission des valeurs d’égalité et de respect entre les filles et les garçons, les femmes et les hommes, constitue une des missions essentielles de l’école » (sic) et nous annonce, sous le nom de « l’Année de l’égalité à l’école »,  le lancement d’une expérimentation des « ABCD de l’égalité » dans 10 académies (600 classes). Il est indiqué que ce programme, destiné à agir sur les pratiques enseignantes et les préjugés des élèves (sic), a été mis au point par un comité d’experts (sic) dans lequel il est bon de noter que figurent des acteurs du réseau des droits des femmes (sic. Qui ?).

Or, qu’on soit de droite ou de gauche, on ne peut que constater les progrès constants de l’égalité homme-femme depuis le début du siècle dernier. Dans un couple moderne, à tout instant les deux partenaires choisissent le rôle qu’ils veulent jouer. Macho ou papa poule, femme fragile ou cheftaine de meute. En fait il n’y a plus de rôle figé, et c’est bien agréable.

Du côté de l’accès à l’éducation, où en sommes-nous ?

C’est clair et simple : une fille a exactement les mêmes droits qu’un garçon. Elle fréquente les mêmes établissements, partage les mêmes classes mixtes où elle apprend les mêmes matières, avec les mêmes enseignants. C’est l’égalité de traitement.

Elle passe les mêmes bacs. Elle y réussit d’ailleurs mieux que le garçon.

Une fille qui a son bac a les mêmes possibilités d’études supérieures qu’un garçon. C’est l’égalité des chances.

Égalité de traitement + égalité des chances, c’est bien, non ? alors qu’est-ce qui peut bien motiver toute cette agitation socialisto-égalitariste ?

Un passage de la convention interministérielle 2013-2018 nous le dévoile :

« Le paradoxe est connu : les filles ont de meilleurs résultats scolaires que les garçons mais leurs choix d’orientation –– demeurent très traditionnels et trop souvent restreints à quelques secteurs d’activité. »

Autrement dit, les décisions d’orientation post-bachot des filles ne correspondent pas à ce la gauche attend. Les statistiques sont formelles :  même quand elles choisissent, les filles choisissent mal ! Elles ne s’orientent pas dans les bonnes filières, elles préfèrent la médecine aux sciences fondamentales, les BTS services aux BTS de production… Il faut vraiment être socialiste pour s’en émouvoir, parce que n’importe quel parent normal apprécierait que le choix de sa fille soit restreint à faire médecine ou droit.

Je vous entends : « On s’en cogne, les chiffres ne sont que le résultat de multiples choix individuels faits chacun en toute liberté ». Mais pas du tout ! Si les nanas ne font pas un bon usage de leur liberté-égalité, c’est forcément que leurs cerveaux sont tapissés de préjugés sexistes étalés par la famille et les enseignants depuis la plus tendre enfance. La société fait pression sur les filles pour qu’elles préfèrent devenir juges aux affaires familiales que conductrices d’engins, voilà le drame. C’est pour cette raison que la Socialie met en œuvre toutes ces mesures de rééducation « dès le plus jeune âge ».

Nous retrouvons là le principe stalinien qu’Orwell a parfaitement décrit : non seulement le discours de chaque individu doit exprimer des idées saines, non seulement ses actes doivent être en rapport avec son discours, mais il faut aussi que ses pensées, opinions, motivations – en un mot toute sa vie intérieure – soient cohérentes avec ses actes et son discours. Un homme qui affirme que sa femme est son égale, qui s’occupe de la marmaille à mi-temps et qui fait tourner une vaisselle sur deux n’est un citoyen respectable que s’il parvient à prouver que dans sa tête ne persiste plus la moindre sensation de différence entre lui et sa femme.

Bien sûr, les staliniens de 2014 ne disposent toujours pas d’appareils capables de lire les pensées. Comment font-ils donc pour vérifier que les idées de la populace sont pures ?

… Les statistiques !

Quand les individus semblent égaux, les statistiques – chiffres indiquant une tendance collective –  doivent refléter cette égalité individuelle. Il faut qu’elles montrent une parfaite parité.

En l’occurrence, dans toutes les disciplines un sexe-ratio de 1 est attendu. Cinquante/cinquante. La perfection.

Si ce n’est pas le cas, il faut absolument rectifier les statistiques. Pour ce faire, à court terme on traite le symptôme (par exemple en imposant des quotas), et à long terme on extirpe la cause présumée de l’anomalie.

Peillon et Belkacem n’ont pas encore mis au point les quotas. Mais les ABCD de l’égalité sont là pour produire des changements dans l’avenir, en influençant les têtes blondes d’aujourd’hui.

Voyons cela sur un exemple d’outil proposé, une séquence intitulée Berthe Morisot[1].

Une photo prise en 1875 de la femme peintre est présentée aux élèves. Ils apprennent ce qu’étaient des corsets et qu’à l’époque les femmes étaient obligées d’en porter. C’est l’occasion pour l’enseignant d’évoquer la dure pression à la fois physique, psychique et sociale des hommes sur les femmes.

À l’époque.

… Et d’indiquer aux élèves quelques dates clés de l’avancée de la cause féministe.

La frise culturelle que le document suggère à l’enseignant de construire avec sa classe se termine curieusement par « 29 avril 1945 : les femmes votent pour la 1ère fois en France. »

Que vont retenir les petiots ? Ce n’est pas clair.

Les hommes étaient méchants avec les femmes en imposant ce sale corset.

Mais… il n’y a plus de corset aujourd’hui ! Est-ce parce que les hommes sont devenus gentils, ou parce que Najat Vallaud-Belkacem protège les femmes contre la cruauté innée des mâles ?

Les élèves dont les ancêtres sont français depuis au moins 4 ou 5 générations retiendront peut-être que leurs grand-mères, voire leurs arrières-grand-mères, ont toujours voté. Et que le corset, lui, avait disparu quelque 25 ans – une génération ! – lorsque les dames se rendirent pour la première fois aux urnes.

Les autres mômes, qu’on sait de plus en plus nombreux, se demanderont peut-être si le voile que papa veut que maman enfile n’est finalement pas aussi contraignant que le corset des faces de craie de l’ancien temps.

Mme P., enseignante expérimentée, directrice d’école maternelle, nous le rappelle : injecter l’égalité des sexes dans les petits crânes comme on engraisse des oies ne sert à rien. En effet, les enfants dont les parents sont en paix sur ce plan n’en ont pas besoin. Et ceux dont le père harcèle et terrorise la gent féminine à la maison n’oseront jamais lui expliquer qu’il faut respecter les femmes.

Bilan : un gavage de cerveaux coûteux, chronophage, douloureux, déboussolant, et au bout du compte totalement inutile.

163 Commentaires

  1. Yaakov Rotil

    La marche arrière de la Norvège…

  2. roturier

    Bien dit, Quad. La citation suivante mérite que l’on s’y attarde (d’autres aussi…).

    « Un homme qui affirme que sa femme est son égale, ….n’est un citoyen respectable que si……dans sa tête ne persiste plus la moindre sensation de différence entre lui et sa femme ».

    Le jour où dans ma tête il ne persistera « plus la moindre sensation de différence » entre ma femme et moi je ne serais plus homme. Et si je le reste, je ne lui porterais plus aucun intérêt. Et elle ne sera plus, pour moi, femme. Et probablement malheureuse vu que par nature je m’intéresserais à des femmes à l’égard desquelles j’a une forte « sensation de différence  » .

    Et en cas de discorde avec elle mon (redoutable) poing gauche pourrait partir par automatisme; si ce n’est pas une femme, on s’explique entre hommes. Alors que si c’est une femme, un homme normalement constitué s’impose l’interdiction totale et absolue d’y toucher autrement que par la caresse.

    La tentative de dégommer la différence homme-femme est, par ailleurs, un plaidoyer homosexuel. Vu que, pour eux, il n y a pas de raison qu’il y ait « la moindre sensation de différence » ; puisqu’il n y en a pas.
    Le chainon manquant entre homosexualité et « égalitude » est établi.

    Si la flemme me lâche les baskets j’en rajouterais une couche, au risque de me répéter, sur le dynamitage d’une civilisation par la manipulation du langage.
    Eventuellement en faveur d’une autre civilisation, conquérante, qui sauvegarde ses éléments de langage jalousement ; radicalement ; fanatiquement.

    Pour qui roule Barjot-Bécassine ? Est-elle complice ou idiote utile ?

  3. « Les autres mômes, qu’on sait de plus en plus nombreux, se demanderont peut-être si le voile que papa veut que maman enfile n’est finalement pas aussi contraignant que le corset des faces de craie de l’ancien temps. »
    Mais puisqu’on vous explique qu’il vaut mieux que les femmes sortent voilées que de rester séquestrées chez elles. Et puis, voyez-vous, de dangereux pervers sexuels pourraient être séduits par une femme non voilée !

    « un gavage de cerveaux coûteux, chronophage, douloureux, déboussolant, et au bout du compte totalement inutile »
    Non, totalement nuisible.

  4. Guenièvre

    Je suis d’accord avec tout cela Quad. Et Rotil m’a devancé en donnant le lien de cette vidéo sur la Norvège…
    J’ajouterai que tout prof normalement constitué a « lutté » contre les stéréotypes quand , à l’occasion, il en rencontrait chez ses élèves. Et que tous les gouvernements ont , en ce qui concerne l’orientation , fait des campagnes de sensibilisation pour amener les filles à ne plus se censurer si jamais l’envie les prenaient de se diriger vers certains métiers…J’entendais l’autre jour des femmes haut gradées de l’armée dire qu’elles se sentent aujourd’hui parfaitement l’égale de leurs collègues masculins.
    Je retrouve dans cette entreprise la même façon d’agir que les socialistes avaient eue avec les sciences de l’éducation.

  5. Guenièvre,… « Je retrouve dans cette entreprise la même façon d’agir que les socialistes avaient eue avec les sciences de l’éducation. »…
    Alors, ça promet !

  6. desavy

    Merci pour le lien vers cette fiche Quadpater. Elle décrit bien les inégalités de l’époque entre hommes et femmes.
    Ces inégalités ont certes diminué mais elles existent toujours. Après, on peut se demander si elles sont si graves que cela…

    Roturier, avez-vous la source de votre citation ?

    Guenièvre : « J’ajouterai que tout prof normalement constitué a « lutté » contre les stéréotypes quand , à l’occasion, il en rencontrait chez ses élèves. »

    Dernièrement, dans une salle près d’une porte fermée donnant sur la cour de mon lycée, j’ai entendu un jeune garçon (sans doute de bonne famille) s’adressant à une de ses camarades dans des termes très grossiers et la rabaissant à un simple corps dont n’importe qui pourrait se servir. Je ne veux pas généraliser mais je ne pensais pas possible d’entendre cela dans mon établissement. J’ai ouvert la porte et ai expliqué à l’élève que cela ne se disait pas.

  7. Lisa

    Bravo, en plus venant d’un homme cela aura eu plus d’impact.

  8. roturier

    @Desavy:
    la citation « « Un homme qui affirme, ….n’est un citoyen…que si……dans sa tête ne persiste plus la moindre sensation de différence…. ».
    Est une caricature tirée du billet de Quad.

  9. desavy

    roturier

    « la citation « « Un homme qui affirme, ….n’est un citoyen…que si……dans sa tête ne persiste plus la moindre sensation de différence…. ».
    Est une caricature tirée du billet de Quad. »

    Il faut être précis sur les termes et ne pas confondre « différences » et « inégalités ». Les hommes et les femmes sont différents. Et s’ils deviennent égaux, ils resteront différents. Les tenants et les contempteurs des études de genre jouent sur cette confusion de vocabulaire.

  10. desavy

    Merci Lisa 🙂

  11. Guenièvre

    @ desavy , bonjour !

    Vous rappelez que les inégalités hommes – femmes existent encore et c’est vrai, ne serait-ce que sur le plan du salaire . Et bien sûr qu’il y a encore des garçons qui ont une image particulièrement détestable des filles. L’école se doit de corriger cela. Le problème dans cette histoire c’est que l’on est toujours sur la crête . J’entends que l’on s’étrangle lorsque NVB ou VP proclament  » qu’il faut arracher les enfants à leurs déterminismes etc…. » Mais ce n’est pas faux non plus ! Quel est le rôle de l’école sinon d’instruire et essayer  » d’élever » ( donner de la hauteur) aux enfants ? de les sortir si possible , s’ils en ont la possibilité intellectuelle et la volonté, de leur condition sociale ? C’est comme cela que ça a fonctionné depuis que l’école existe.
    Toute la question est de trouver la façon de le faire. C’est d’abord en transmettant des connaissances et en développant l’esprit critique , que l’on a le plus de chance de « lutter contre les stéréotypes », pas en faisant ce qui s’apparente à un bourrage de crâne , pas dans cette volonté systématique de  » redresser le bois tordu de l’humanité » pour reprendre une formule dont j’ai oublié l’auteur.

    Et surtout je ne supporte plus que l’on fasse « des expériences » sur les petits !! Voici l’exemple d’une « fiche pédagogique  » à l’usage des enfants de la dernière section de maternelle et du C.P . Le site du syndicat d’enseignants qui le proposait est inaccessible . Il s’agit de « déconstruire les stéréotypes dans les contes traditionnels :

    Les contes : stéréotypes et détournements
    OBJECTIFS SPÉCIFIQUES
    L’objectif de ces séances est de travailler sur la notion de stéréotype de sexe et d’égalité des sexes à partir d’une forme littéraire traditionnelle : le conte. En fonction du groupement de textes choisi, il est possible d’aborder ou non la question de l’égalité des sexualités ( Camélia et Capucine , Cristelle et Crioline )
    PRÉREQUIS – ACTIVITÉS PRÉALABLES
    être capable d’écouter une histoire ;
    être capable de s’exprimer en grand groupe ou petit groupe ;
    savoir justifier ses réponses à l’aide d’éléments du texte ou des images.
    MATÉRIEL
    Contes de fées de Grimm ou Perrault ( Cendrillon, Belle au bois dormant, Petit chaperon rouge , etc.)
    La Princesse et le dragon, Talents hauts.
    Papa porte une robe , Brasony, Brumcello et Maya, Seuil Jeunesse.Camelia et Capucine, Adela Turin, éditions. Actes Sud.
    Christelle et Crioline, Muriel Douru, KTM.
    L’histoire du petit garçon qui était une petite fille 0, Didier Herlem, Magnard Grand carré, 1979 rééd.1990.
    Film
    Princes et Princesses , Michel Ocelot (premier et dernier contes).
    De quoi noter ou enregistrer les paroles des élèves.
    DÉROULEMENT DES SÉANCES
    Les livres fonctionnent en sous-réseaux. Il n’est pas nécessaire de tout lire, il est possible de ne choisir qu’un groupement.
    1 – Cendrillon avec Papa porte une robe
    2 – La Belle au bois dormant avec La Princesse et le dragon
    3 – Le Petit Chaperon rouge et Le Petit Poucet avec L’histoire du petit garçon qui était une petite fille

  12. Desavy,… « s’ils deviennent égaux »…
    Cette phrase semble quelque peu étonnante. Sauf si on précise qu’elle concerne d’autres civilisations que la nôtre. Autres dans le temps ou autres dans l’espace.
    Pour nous, égaux ils sont déjà, non ? Et, comme vous l’indiquez, différents.

  13. roturier

    Cette confusion du vocabulaire est déjà dans le triptyque républicain.

    Le terme « égalité » se prête à des usages tendancieux voire malhonnêtes. Le terme adéquat eut été « équivalence » : valeur identique entre choses différentes.

    La femme est équivalente à l’homme, mais elle n’est pas son égal vu qu’ils sont différents. Elle ne fait rien comme lui, elle fait tout différemment ; certaines choses mieux, d’autres pas. D’où leur complémentarité qui a assuré à notre espèce son isolent (excessif ?) succès.

    Ces différences doivent être respectées ; il y va de notre survie en tant que civilisation, voire espèce.

    Mal nommer les choses augmentant le malheur du monde, le danger réside dans la manipulation des mots. Certes « égalité » ; mais aussi « homme », « femme », « mariage », et récemment « de souche ».

    Cette dernière affaire est hautement significative. Puisque deux caciques du PS, Naima Charai et Mehdi Ouraoui, ont saisi le CSA contre Alain Finkielkraut qui avait osé prononcer « Français de souche ».

    Un peu de précipitation, sans doute. L’étape d’interdiction du « Français de souche » n’était probablement pas prévue pour si tôt…

  14. Souris donc

    L’égalité selon Najat est largement pratiquée par les mégères du PAF, elles en font trop, elles scandent, geste à l’appui, façon CGT, elles mettent des accents toniques à la langue française qui n’en a pas. On note le retour de la confusion AN/ON (on Fronce). Il y en a une, Virginie Martin, fondatrice du Think Tank Different inspiré de Terra Nova, je vous la recommande, la mégère archétypale, tout est agressif chez elle, jusqu’au brushing.

    Dédié à Najat, l’éternel masculin

  15. roturier

    Mais, La Dame 18:36
    .
    Pourquoi faut-il arracher les enfants à leur déterminisme?
    Et si les déterminismes étaient la clé de voûte de notre survie?
    Une fois les « déterminismes » arrachés, vous les remplacerez par quoi? Le vide? Des contre-déterminismes?

    Quand commence le stéréotype et s’arrête le mot, pierre angulaire de notre compréhension du monde?
    Qui a le droit de décider qu’un constat multi-millénaire n’est qu’un préjugé?

    Exemple, au risque de me répéter; j’ai deux chiens et un chat.
    Stéréotype ! De quel droit pratiquerais-je la discrimination en traitant des animaux domestiques à poil et à quatre pattes de noms différents ?
    Désormais je suis politiquement correcte; j’ai trois machins et c’est tout.

    Retour aux cavernes, vous dis-je.

  16. desavy

    roturier :

    « Le terme « égalité » se prête à des usages tendancieux voire malhonnêtes. Le terme adéquat eut été « équivalence » : valeur identique entre choses différentes.

    La femme est équivalente à l’homme, mais elle n’est pas son égal vu qu’ils sont différents. Elle ne fait rien comme lui, elle fait tout différemment ; certaines choses mieux, d’autres pas. D’où leur complémentarité qui a assuré à notre espèce son isolent (excessif ?) succès.  »

    « Valeur identique entre choses différentes » correspond aussi à la définition d’égalité. Je ne comprends pas pourquoi ce terme fait peur. Peut-être parce qu’on le confond avec l’égalitarisme.

    L’exemple de « français de souche » est un bon exemple. Encore une peur des mots.

    « mais elle n’est pas son égal vu qu’ils sont différents » est pour moi un non sens. Ou alors, vous avez une autre définition de l’égalité.

  17. … «  »mais elle n’est pas son égal vu qu’ils sont différents » est pour moi un non sens. »…
    Je partage totalement votre point de vue, Desavy.

  18. desavy

    Bonsoir Guenièvre 🙂

    Je pense moi aussi que l’école doit avant tout apprendre, inculquer des connaissances. Elle doit aussi apprendre aux enfants à vivre ensemble (attention je parle pas du fameux « vivre ensemble » que les lecteurs trop rapides risquent de me resservir). Par exemple, il faut accepter de partager sa maitresse, ou encore éviter de se mordre et de se taper.
    Si des enseignants utilisent ces comptes pour lutter contre certains stéréotypes, ils le feront sans doute de façon plus légère. Il est possible que certains idéologues veuillent créer un homme nouveau et indifférencié (études de genre) mais ils sont très minoritaires.

  19. Souris donc

    Déterminisme. Dans les années 80, c’était un gros mot, car cela laissait supposer qu’on ne pouvait arracher un drôle à quelque chose qui tenait de la force du destin. Les sociologues préféraient « déterminants socio-culturels », moins définitif et laissant la porte ouverte à la résilience.

  20. Souris donc

    Jean Fabre, le fondateur de l’Ecole des Loisirs, vient de décéder. Il doit se retourner dans sa tombe. J’étais allée à une de ses conférences, il sélectionnait les auteurs sur la qualité de l’illustration et sur le suspens de feuillet à feuillet donnant aux drôles l’envie de poursuivre la lecture. Il n’aurait pas accepté de servir une idéologie. Son souci d’éditeur était l’intérêt de ses lecteurs pour les mythes d’ordre psychanalytique plutôt, comme le loup ou le cauchemar dans le placard.
    Par ailleurs, en période de latence +/- 7ans, le drôle est un scientifique en herbe qui veut déchiffrer le monde et se fout complètement de la fierté fiotte et autres préoccupations d’adultes.

    Le plus scandaleux est que, dans les écoles « expérimentales », des animateurs issus de LGBT soient autorisés à venir endoctriner. Selon moi, l’expérience (sans principe de précaution, notez bien) tournera court, car les mères musulmanes renâclent. On n’est jamais trop prudent avec son électorat.

  21. Souris,… « que, dans les écoles « expérimentales », des animateurs issus de LGBT soient autorisés à venir endoctriner »…
    Cela est-il un fait établi, à coup sûr ?
    C’est la gravité de cet endoctrinement qui me fait poser la question…

  22. Guenièvre

    On ne se comprend pas roturier, enfin je crois.. . Je parlais des déterminismes sociaux. Mais vous pouvez appeler cela autrement , « conditions » par exemple.
    Pourquoi voudriez- vous qu’un fils de balayeur travaille à l’école s’il sait qu’il sera aussi balayeur ? le rôle de l’école c’était bien,entre autres et jusqu’à une date récente, de permettre à ceux qui en avaient les possibilités et la volonté de s’élever dans l’échelle sociale ? de faire mieux que ses parents ? de s’arracher à sa condition donc…
    Le fait que ça ait changé , qu’il y ait de moins en moins cet espoir là, c’est aussi l’une des raisons pour lesquels l’E.N va mal.

  23. Guenièvre

    mieux que leurs parents…

  24. Guenièvre,… « mieux que leurs parents… »…
    Leur parent 1 et leur parent 2 ?

  25. Guenièvre

    🙂 !!

  26. QuadPater

    « bien sûr qu’il y a encore des garçons qui ont une image particulièrement détestable des filles. L’école se doit de corriger cela » (Guenievre).
    Non.
    J’en ai assez d’entendre parler de corriger, rectifier, redresser. C’est le rôle de l’école socialiste, pas de celle de la République. Que l’école punisse leurs actes mais elle n’a pas à corriger, rectifier, redresser leur représentation du monde, elle doit simplement s’y opposer lorsque c’est nécessaire.
    Pourquoi suis-je aussi remonté ? Parce que l’enseignan-gnan plein de bonnes idées humanistes peut passer complètement à côté de la plaque.
    Anecdote : Mayotte 94 ou 95, mon fils a 3 ou 4 ans, Il pense que « les marron sont bêtes » (il désigne ainsi les Mahorais de sa classe,, dont la peau est marron). Un instit socialiste l’aurait illico condamné à des travaux d’intérêt général chez le MRAP, pour rectifier ses idées puantes.
    En fait c’était un gamin extrêmement sociable, il parlait à tout le monde et avait remarqué que les petits Mahorais ne lui répondaient pas. Effectivement, la quasi-totalité ne parlaient que le shi-mahore, la langue locale. Ne connaissant pas encore la diversité des langues humaines et constatant que ces enfants ne le comprenaient pas quand il s’adressait à eux, il en avait conclu (très logiquement vu sa connaissance du monde) qu’ils étaient idiots.
    Je n’aime pas l’idée qu’un instit ENSEIGNE à des enfants comment il faut faire pour être un humain modèle.

  27. roturier

    Votre gamin de 4 ans pensait que les mahorais sont bêtes pour la même raison que la bêtise des belges a eu ses heures de gloire dans l’humour populaire français: ils parlent autrement.

  28. desavy

    QuadPater :

    « Que l’école punisse leurs actes mais elle n’a pas à corriger, rectifier, redresser leur représentation du monde, elle doit simplement s’y opposer lorsque c’est nécessaire. »

    Qui prétend ici vouloir redresser la représentation du monde des enfants ? Il s’agit juste de faire en sorte que certains garçons ne considèrent pas les filles comme de simples instruments de leur plaisir.

    Expliquer que les filles doivent être respectées ne consiste par à forcer à devenir un « humain modèle ».

    « Anecdote : Mayotte 94 ou 95, mon fils a 3 ou 4 ans, Il pense que « les marron sont bêtes » (il désigne ainsi les Mahorais de sa classe,, dont la peau est marron). Un instit socialiste l’aurait illico condamné à des travaux d’intérêt général chez le MRAP, pour rectifier ses idées puantes. »

    Si cela ce n’est pas du déterminisme… En quoi cela répond-il à ce que Guenièvre et moi disons ? Vous nous croyez incapables de réfléchir ?

  29. roturier

    Egalité?

    Une voiture vaut 10 000€. Elle équivaut donc 10 000€.
    MAIS une voiture est-elle égale à 10 000€?
    Si c’était le cas, on pourrait s’asseoir dans 10 000€ et aller à Marseille avec.

    L’approximation commune du sens du terme « égalité », le confondant avec équivalence; celle qui date du triptyque républicain, était acceptable tant que le mot « égalité » n’était pas détourné pour servir le genderisme.

    Ce travestissement (comme celui du mot « mariage » d’ailleurs et j’en passe) nous oblige à plus de précision et de vigilance.
    D’où l’obligation d’affirmer qu’équivalence n’est pas égalité.

  30. desavy

    « Une voiture vaut 10 000€. Elle équivaut donc 10 000€.
    MAIS une voiture est-elle égale à 10 000€?
    Si c’était le cas, on pourrait s’asseoir dans 10 000€ et aller à Marseille avec. »

    Elle est bien entendu égale à 10 000€.
    Et si on ne peut pas s’asseoir sur les 10 000€, c’est justement parce qu’ils sont différents.

    « L’approximation commune du sens du terme « égalité » »

    Il n’y a pas d’approximation de ce terme. Il y a au contraire des emplois précis : égalité arithmétique, égalité des conditions, égalité des chances, égalité en droits et j’en passe sans doute.

    On ne va pas modifier ces sens précis parce que les études de genre sont en train d’être débattues.

  31. Souris donc

    Inutile d’entrer le débat instruire ou éduquer, l’un ne va pas sans l’autre. Par contre, comme le dit Quad, c’est la prétention à rééduquer qui est inquiétante.
    L’esprit CAMIF rééduquant le monde : magnifique allégorie.
    Pétris de certitudes et jamais sortis de l’école, ils veulent rééduquer avec deux trois vérités révélées comme l’égalité. On n’a jamais tant parlé d’égalité que depuis que les lobbys gays s’activent.

    Plus besoin de se prendre la tête avec des gros livres : tu as des droits, nous sommes avec toi.
    (Marcel Gauchet caricaturant l’égalitarisme défenseur des minorités forcément opprimées)

  32. Souris donc

    Le manifeste gay et lesbien de 1999 est repris mot pour mot dans les ABCD de l’égalité. Je vais le rechercher.
    C’est la footballeuse Nicole Abar, lesbienne militante, qui est chargée de l’animation de l’expérimentation ABCD au niveau national.
    http://www.cndp.fr/ABCD-de-l-egalite/outils-de-formation/interview.html?idvideo=17&cHash=182d3cee5b99a47e055007b948dde80c
    Inutile de pinailler sur le mot égalité, c’est bel et bien le gender qu’on inculque.

  33. Ce mot de « égalité » tronqué de sa précision initiale « égalité des droits » a fait un mal considérable dans les esprits français. Petit à petit, décennie après décennie, son introduction dans la devise républicaine a formaté les idées en 2 siècles vers l’objectif stupide et nocif du « tous pareils ». Et les socialistes à la française, avec leur raisonnement primaire et leurs pousse-au-crime écolos, alternos, extreme-gauchos, genderos, et autres idi…ont rebondi avec délectation sur ce tremplin destructeur (deconstructeur…)

  34. roturier

    Effectivement. Je signe des deux mains: « Ce mot de « égalité » tronqué de sa précision initiale « égalité des droits » a fait un mal considérable dans les esprits français. »

    Facile pour moi puisque je m’égosille depuis lurette à ne pas dire autre chose;

    MAIS ALORS, si le mot est travesti, galvaudé, vidé de sa substance originelle par l’offensive genderiste: pourquoi ne pas dénoncer la supercherie et exiger son remplacement par « équivalence »?

    Il s’agit de trouver la technique de communication la plus efficace pour repousser l’offensive. Sinon, « égalité » m’irait parfaitement.
    Mais hélas nous sommes devant une guerre sur le sens des mots et à la guerre comme à la guerre.

  35. roturier

    Pour mémoire, si besoin est encore.
    Le meilleur rempart anti-genderiste en France est le (vote) musulman.

  36. desavy

    Impat :

    « Ce mot de « égalité » tronqué de sa précision initiale « égalité des droits » a fait un mal considérable dans les esprits français. Petit à petit, décennie après décennie, son introduction dans la devise républicaine a formaté les idées en 2 siècles vers l’objectif stupide et nocif du « tous pareils ». Et les socialistes à la française, avec leur raisonnement primaire et leurs pousse-au-crime écolos, alternos, extreme-gauchos, genderos, et autres idi…ont rebondi avec délectation sur ce tremplin destructeur (deconstructeur…) »

    Il n’est pas nécessaire de se limiter à la gauche française et à ses assimilés. Tocqueville dénonçait déjà l’égalitarisme, inhérent à la démocratie (qu’il qualifiait de passion pour l’égalité) comme l’un des dangers la menaçant.

    Je le répète, on a trop tendance à confondre égalité et égalitarisme, comme on confond égalité et identité (ou inégalités et différences).

    Refuser l’emploi d’un terme, clairement défini, parce qu’il semble travesti (hum…) par ses adversaires, est un recul, un abandon, un renoncement à ce qu’il y a de plus précieux.

  37. desavy

    Souris donc :

    « On n’a jamais tant parlé d’égalité que depuis que les lobbys gays s’activent. »

    Génération spontanée que cette notion d’égalité. Personne n’en a jamais entendu parler avant l’arrivée de ces lobbys !

  38. Souris donc

    Initialement, il s’agit d’une égalité devant la Loi.
    Paradoxalement le « Tous pareils » est issu de l’individualisme, une valeur partagée par la droite libérale et la gauche libertaire, d’où les exhortations à la libre circulation, à la tolérance (sauf pour les réacs&fachos), à l’épanouissement, la réussite pour tous, le mélange des genres et le genre à la carte, les rôles indéterminés, le « si je veux, quand je veux ».
    Tous égaux ! Tous interchangeables !
    (Mais alors, zut, où est l’épanouissement de chacun ?)

    Fini la méritocratie, valeur de gauche mais qui sous entend la sélection d’une élite républicaine.

  39. Desavy, …« Il n’est pas nécessaire de se limiter à la gauche française et à ses assimilés. Tocqueville dénonçait déjà l’égalitarisme, inhérent à la démocratie (qu’il qualifiait de passion pour l’égalité) comme l’un des dangers la menaçant. »…

    « se limiter » n’est évidemment pas nécessaire, mais la mettre en exergue, l’est. Car Tocqueville dénonçait un danger à venir (« menaçant »…). Or ce n’est plus un danger qui nous menace, c’est une maladie déclarée.
    Cela dit, accord total sur votre dernière phrase : « Refuser l’emploi d’un terme, clairement défini, parce qu’il semble travesti (hum…) par ses adversaires, est un recul, un abandon, un renoncement à ce qu’il y a de plus précieux. »

  40. roturier

    D’accord avec vous sur le fait qu’Impat ne rate pas une occasion pour taper sur la « gauche », alors que la soit-disant « droite » française partage la responsabilité des glissements sémantiques actuels.
    Que j’assimile aux glissements des plaques tectoniques, annonciateurs de séismes.

    Et je ne suis pas plus heureux que vous à renoncer à un mot.
    Mais, la stratégie impose parfois de renoncer à un bastion intenable pour mieux consolider sa position.

    Repli tactique, en somme. C’est tout.

  41. … « Impat ne rate pas une occasion pour taper sur la « gauche » »…
    Si c’était le cas j’écrirais 24 fois par jour 🙂

  42. Guenièvre

    @ desavy,
    Merci à vous ! Je n’ai rien à ajouter à votre 0h34 ! C’est sans doute le mot  » corriger » qui a mis Quad en rage … Mais on corrige les fautes d’orthographe , on corrige un exercice de math. Et quand un garçon affirme :  » toutes les filles sont des salopes » Oui, on le punit et on essaie de le faire réfléchir pour essayer de corriger le regard qu’il porte sur les femmes . Désolée !

    Je crois qu’il y a ici une vision monolithique des enseignants, incapables de réfléchir comme vous le dites et suivant comme un seul homme les directives des ministres et des inspecteurs. Or, si malgré tout, beaucoup d’enfants ont continué à apprendre à lire et à écrire c’est parce que nombre d’instituteurs et d’institutrices n’obéissent pas à leurs « formateurs » et continuent à enseigner avec des méthodes éprouvées et font preuve de bon sens..

  43. Souris donc

    Pour en revenir à la poussive fiche pédagogique sur Berthe Morisot, je suis étonnée qu’on ne parle pas de la libération du corps sous l’Empire napoléonien, avec les robes à l’Antique, fluides et transparentes, dans les tissus les plus fins et sans le moindre corset (mais ça ne rentre pas dans le propos militant).
    Qu’on n’évoque pas Georges Vigarello, un prof de gym avant sa carrière universitaire, qui a écrit des choses un peu moins stupides sur le corps, l’idée du beau, le vêtement. Notamment son Corps Redressé…sur le corset
    http://socio.ens-lyon.fr/agregation/corps/corps_fiche_vigarello.php

    Enfin, par pure malice, j’aurais mis la tenue de scène de Madonna par Jean-Paul Gauthier

  44. Il me semble que nous ne prenons pas un paramètre en compte dans cette affaire : la cible première de la grande opération de re-conditionnment des enfants n’est-elle pas la population récemment arrivée en France ?
    N’est-ce pas pour cette raison que ça renâcle d’abord dans les banlieues ?

  45. Guenièvre,… « Or, si malgré tout, beaucoup d’enfants ont continué à apprendre à lire et à écrire c’est parce que nombre d’instituteurs et d’institutrices n’obéissent pas à leurs « formateurs » et continuent à enseigner »…

    C’est certainement, et heureusement très vrai. Cela signifie que si nous gardons un minimum d’enseignement convenable, c’est malgré l’existence d’une Éduc Nat. Prémisse avant l’avènement de la Nouvelle École…

  46. Lisa

    Même dans les écoles non expérimentales il y a des assocs de ce type qui interviennent alors c’est sans doute vrai.
    Et en plus ces assocs sont payées…..

  47. Souris (23 février 2014 à 10:17), votre rapprochement entre le « tous pareils » et le « si je veux quand je veux » me semble extrêmement tiré par les jeveux.

  48. desavy

    On peut penser Impat que le « si je veux quand je veux » conduit au « tous pareil ». La mondialisation le montre.

  49. QuadPater

    la cible première de la grande opération de re-conditionnment des enfants n’est-elle pas la population récemment arrivée en France ?

    (Tibor)
    Je trouve cette question très pertinente, d’autant qu’on peut aisément faire le lien avec la mise en place de la charte de la laïcité. Autre initiative de Peillon.
    J’y pensait d’ailleurs en griffonnant des idées autour du thème de l’article.
    La réponse, je ne l’ai pas. Elle n’est pas évidente. La gauche n’admet pas et n’est pas près d’admettre que ces populations ont amené dans leurs valises une misogynie qui n’avait plus cours depuis longtemps. J’imagine très mal la mère Belkacem tirer le signal d’alarme ou participer, ne serait-ce que par son omniprésence, à la dénonciation des comportements répugnants de ses « frères de race ».
    D’un autre côté, s’il y a besoin d’apprendre à des mouflets que maman n’est pas l’esclave de papa c’est bien dans ces milieux-là.

  50. Souris donc

    Les dogmes marxistes du collectivisme et de l’internationale prolétaire ayant pris un coup dans l’aile, la gauche se retrouve une cause avec les minorités opprimées, donc les droits, donc l’individu. Mais l’individu formaté de la mondialisation, interchangeable. Tous pareils après qu’on ait écrêté les inégalités.
    Le paradoxe est que cette gauche libertaire rejoint la droite libérale. Le mot ultralibéral me gêne, mais c’est bien ça.
    Cf ce délire de Contrepoints sur l’immigration (et les commentaires) :
    http://www.contrepoints.org/2014/02/19/157084-3-raisons-de-vouloir-plus-dimmigration

  51. QuadPater

    Je crois qu’il y a ici une vision monolithique des enseignants

    (Guenièvre)
    Vous ne citez personne. Souffrez que je fasse comme si cela m’était destiné. 🙂
    J’ai longtemps souffert d’une vision monolithique, car j’avais des monolithes sous les yeux. Je suis aujourd’hui guéri. Je ne vais toutefois pas jusqu’à dire que les opinions des enseignants reflètent un pluralisme admirable, ni une diversité exceptionnelle.
    Si la majorité des enseignants s’opposaient aux directives pédagogiques ministérielles, cela se saurait, se verrait, s’entendrait.

  52. Desavy,… »On peut penser Impat que le « si je veux quand je veux » conduit au « tous pareil ». La mondialisation le montre. »
    Je pense…exactement le contraire, mais ce que je pense n’est pas d’un intérêt majeur.
    Comme nous ne voulons pas tous la même chose, il est certain que faire selon ses caprices conduirait au « tous différents ».
    L’horrible ou l’heureuse mondialisation rapproche peut-être les peuples, elle ne conduit en rien les individus au choix socialiste du « tous pareil ».

  53. roturier

    Non, non. La cible est les Français « de souche » qui, comme chacun sait (sauf Finkie) n’existent pas;
    La population « récemment arrivée » porte sa culture d’origine, à laquelle elle est fermement attachée, comme un vaccin.
    Elle est bien plus immune à l’offensive genderiste que les « souchiens ».

  54. roturier

    Par le je veux !

  55. Guenièvre

    @ Quad,
    « J’ai longtemps souffert d’une vision monolithique, car j’avais des monolithes sous les yeux. Je suis aujourd’hui guéri »….. ça c’est depuis que vous me lisez …Avouez ! 🙂

    On en a déjà parlé je crois . Depuis les manifestations contre Allègre il y a toujours eu des opposants aux pédagogistes. Des collectifs comme  » Sauver les Lettres » ont même été créés à ce moment là. Sans compter tous ceux qui ne disent rien mais qui continuent à faire comme ils veulent dans leurs classes et qui font un gros cinéma quand l’inspecteur se pointe pour laisser croire qu’ils sont dans la ligne…

  56. Yaakov Rotil

    Vous n’avez pas forcément raison avec votre raisonnement, Impat. Quel gamin ne veut-il pas une playstation, ou le dernier Iphone? Certes, un certain nombre d’entre eux préféreront le dernier Samsung, mais c’est quand même un peu du pareil au même.

    Mais, sans statuer franchement – ma religion n’étant pas tout-à-fait faite sur ce point, je constate la concomitance du « si je veux quand je veux » et du « tous pareils » en Suède.

    Je n’ai malheureusement pas gardé la trace d’un article très intéressant à ce sujet, mais c’est bien de cela qu’il s’agit.

    Je le regrette du fond du cœur, j’ai été amoureux de ce pays pendant une bonne partie de ma vie.

    P.S.: J’espère que je ne vais pas à nouveau apparaître comme « anonyme »!

    Yaakov Rotil.

  57. rackam

    Totalement et tristement d’accord avec le souris donc de 18h19 ce jour… le libéralisme dévoyé (notez, impat, je vous prie, le « dévoyé ») est commun à une gauche et une droite, notamment en matière de moeurs…
    C’est un conservatisme éclairé qui rassemblera les bâtisseurs. Le reste est destruction, guidée par la haine du passé, la méfiance envers l’avenir et le clientélisme électoral, c’est à dire médiatique.

  58. Souris donc

    Et l’individu formaté et interchangeable dans la grande indifférenciation des genres et des espèces va jusqu’à l’animal. Vu par l’antispéciste végétarien éthique. Animal qui, comme nous, est un « individu sensible » à qui on revendique donc le droit de ne pas être mangé.
    Excusez le radotage mais cf cet autre délire :
    Ayméric Caron, No Steak.
    Quand on lit les commentaires, on est atterré par tant de sensiblerie nunuche.
    http://www.amazon.fr/No-steak-Aymeric-Caron/dp/2213661537

  59. Souris donc

    Voilà, ce n’est pas « ultralibéralisme » qu’il faut dire, c’est le « libéralisme dévoyé » qui rejoint la gauche libertaire de la sphère intermittente, bobo et médiatico-politique.
    Le conservatisme éclairé bâtira s’il parvient à convaincre.

  60. Désolé, Rackam, mais je pense que « libéralisme dévoyé » ne veut rien dire. Ou plus précisément, dévoyé veut dire que ce n’est pas du libéralisme, comme on pourrait dire de toute philosophie : n’importe quelle philosophie dévoyée devient une autre philosophie, et s’attarder à la comparer à une autre est sans intérêt.
    Si vous disiez que le libéralisme (tout court) est commun « à une gauche et une droite » je répondrais que ça ne tient pas debout, encore que « une » gauche et « une » droite peut être interprété…comme on veut. S’il s’agit d’une gauche et d’une droite elles aussi dévoyées, je veux bien tout ce que vous voudrez !
    Reste que le libéralisme (tout court) est par nature totalement opposé au « tous pareils », ne serait-ce que parce qu’avant tout il prône d’agrandir la fourchette des possibilités de choix.
    Lorsque vous entendrez parler d’un pays libéral qui cherche à « réeduquer » les enfants à l’école, par exemple, faites-moi signe. Ou un pays libéral qui s’attaque au mérite…

  61. desavy

    « Lorsque vous entendrez parler d’un pays libéral qui cherche à « réeduquer » les enfants à l’école, par exemple, faites-moi signe. Ou un pays libéral qui s’attaque au mérite… »

    La transformation des enfants de plus en plus jeunes en consommateurs n’est-elle pas une rééducation ?

  62. Rotil (20h19) s’il vous plaît ne mélangez pas tout. Les gamins veulent tous un téléphone, en effet : la technologie le permet. Grâce à la mondialisation (non pas au libéralisme) ils ont le choix de plusieurs marques. Leurs grand-parents, eux, voulaient tous le téléphone filaire mais ils n’avaient pas le choix : le protectionnisme leur imposait la seule marque française, qu’ils obtenaient en…quelques mois ou années, pour beaucoup plus cher car sans concurrence.
    Cela n’a rien à voir avec le libéralisme. Avec le capitalisme et la mondialisation, oui.
    Il semble que de nombreux contributeurs ici assimilent le « tous pareils » au fait que dans le monde on retrouve souvent les mêmes objets. Ce n’est pas de ça qu’il s’agit, il s’agit de la forte tendance de l’équipe au pouvoir en France à vouloir que tous pensent pareil. Cela n’a rien à voir, et c’est beaucoup plus grave.

  63. desavy

    « Cela n’a rien à voir avec le libéralisme. Avec le capitalisme et la mondialisation, oui. »

    S’il y a concurrence, c’est justement parce qu’il y a libéralisme. Lorsqu’il y n’y avait qu’une compagnie, le libéralisme dans ce secteur en France était inexistant.

    Là aussi (et c’est vrai depuis que j’ai le plaisir de suivre ce forum), il faut redéfinir les termes, savoir de quoi nous parlons.

  64. Desavy,… « La transformation des enfants de plus en plus jeunes en consommateurs n’est-elle pas une rééducation ? »…
    Oui, en bonne partie due à l’école qui multiplie les « besoins ». Tous les enfants, de tout temps, ont été des consommateurs. L’accentuation constatée aujourd’hui est due au niveau augmenté de richesse moyenne.
    Notez que cette « rééducation » vers la consommation intervient au moins autant en France que dans les pays libéraux. Le lien entre cette consommation et le libéralisme n’est donc, pour le moins, pas établi.

  65. Yaakov Rotil

    Je suis assez d’accord avec la fin de votre commentaire, Impat… Vous connaissez cette blague juive qui dit qu’un juif, sur une île déserte, construira deux synagogues… En fait, pour ma part, je veux 2 îles désertes avec chacune 3 synagogues, plus un bâtiment anti-synagogal. Comme ça, je pourrai m’exprimer en toute tranquillité, au gré de mon humeur.

    Pourquoi seules les dames auraient-elle le droit d’être lunatiques?

    P.S.: ne voyez-là que galéjade mais ne manquez pas cela, ce sont des minutes de pur bonheur!

    Bien amicalement!

  66. Desavy,… « Lorsqu’il y n’y avait qu’une compagnie, le libéralisme dans ce secteur en France était inexistant. ».
    Il ne s’agit là que du libéralisme économique, mais…je ne vous le fais pas dire. Vous regrettez ce temps ?

  67. QuadPater

    […] la forte tendance de l’équipe au pouvoir en France à vouloir que tous pensent pareil. Cela n’a rien à voir, et c’est beaucoup plus grave.

    Je n’exagère pas en avouant que c’est précisément ce que je trouve terrifiant. Le discours et les actes ne suffisent pas, il faut que les pensées soient au diapason, comme O’Brien l’explique à Winston dans 1984.
    Cette obsession n’est pas spécifique au gouvernement.On la retrouve dans nombre de situations problématiques dans la vie quotidienne (parents insatisfaits par les (pourtant excellents) résultats de leur gamin, parce qu’ils voudraient aussi qu’il aime aller à l’école, etc…).
    Insatisfait est le qualificatif clé. Vouloir du parfait, du cohérent, ne peut conduire qu’à une frustration qui entraîne des injonctions réactionnelles de plus en plus paradoxales et de plus en plus brutales.
    Imposer aux garçons de pisser assis (au fait, pour quoi donc ?) est de la rééducation de type khmère rouge. Je veux croire que cette méthode ne peut pas se répandre dans nos contrées.
    En revanche on ne recule devant rien pour marteler partout (école, télé, cinoche, journaux évidemment) la culpabilité du mâle blanc hétéro. Çui-là, elles le tiennent, elles le lâchent plus. Avec la complicité de certains (cf. Peillon).

  68. Desavy (16h32),… « On peut penser Impat que le « si je veux quand je veux » conduit au « tous pareil ». La mondialisation le montre. »…
    Permettez-moi de vous dire que cette affirmation finale …ne montre rien du tout, ou montre l’inverse.
    Apparemment vous faites là référence à l’effet de la mondialisation qui rend souvent les produits du monde disponibles dans d’autres pays. Donc on retrouve des produits semblables, et vous en déduisez que nous allons vers le « tous pareils ».
    Ah oui ? Et quand on ne disposait que d’un seul produit pour un domaine donné, nous étions moins « tous pareils » ?
    Cela est dit seulement pour relever une contradiction, mais comme je l’ai écrit à 21h02 le « tous pareils » contre lequel je m’élève ne concerne pas la facilité donnée aux consommateurs. Il concerne la volonté qui se manifeste en France de 2013/2014 de vouloir une pensée à tous pareille. De vouloir rééduquer la pensée…

  69. QuadPater

    ça c’est depuis que vous me lisez …Avouez !

    Ben oui évidemment. Surtout pour le secondaire. Côté maternelle-primaire, l’opinion de Mme P. (qui lit Antidoxe mais n’y intervient pas (encore)) me paraît simple et coulant de source.

  70. desavy

    Impat : « Il ne s’agit là que du libéralisme économique, mais…je ne vous le fais pas dire. Vous regrettez ce temps ? »

    Comme nous tous sans doute, je retournerais volontiers à un âge plus jeune. Mais le contexte économique m’est assez indifférent.

    Impat :  » Donc on retrouve des produits semblables, et vous en déduisez que nous allons vers le « tous pareils ». »

    Vous m’avez mal lu, j’ai écrit « on peut penser que », qui suivait un commentaire de votre part répondant à souris donc. Vous le transformez en « vous déduisez ».

    Quelques exemples montrent que cette volonté d’uniformité de la pensée n’est pas récente. Quelques lieux communs le montrent et ils peuvent facilement être identifiés dans le temps :

    Les Serbes et les Russes sont des affreux.
    Le Pape est un révolutionnaire qui a succédé à un horrible intégriste.
    Les OGM et le gaz de schiste c’est le diable.
    Le libéralisme est le mal absolu.
    L’homme est coupable, forcément coupable des dérèglements climatiques.
    Les grandes sociétés de l’internet ne paient pas assez d’impôts.
    Il faut sauver la planète.
    Israël est forcément coupable.
    L’extrême-droite est partout et surtout chez Fréféric Taddéi.

    Et comme on dit : j’en passe et des meilleurs.

  71. desavy

    QuadPater :

    « Côté maternelle-primaire, l’opinion de Mme P. (qui lit Antidoxe mais n’y intervient pas (encore)) me paraît simple et coulant de source. »

    Merci Quad pour cette information.

    NP, puisque vous nous lisez : comme votre départ de ONPC semble acquis, vous ne pourriez pas en profiter pour être beaucoup plus offensive contre votre petit camarade de classe AC ?

  72. kravi

    Les happy few qui possèdent les codes AOC seraient bien aimables de les traduire pour les béotiens, merci.

  73. QuadPater

    Pardon de vous avoir enduit d’erreur, desavy. Mme P. est une amie à moi. Elle est enseignante spécialisée, directrice d’école maternelle, et ne se prénomme pas Natacha.

  74. desavy

    NC = Natacha Polony et ONPC = On n’est pas couché.

  75. desavy

    Mince alors, quel dommage ! Mais nous accueillerons Mme P. avec un grand plaisir.

  76. Souris donc

    Le « tous pareils » ne s’oppose pas au « si je veux quand je veux » dans l’idéologie gauchiste, il le conditionne. Le droit à l’enfant me semble un exemple plus éclairant que le consumérisme. A force de légitimer le droit des minorités, droit au logement, droit d’asile, l’enfant devient à son tour l’objet d’un droit puisqu’une minorité le revendique. Pour être « tous pareils ».
    On voit donc que le « si je veux quand je veux » doit émaner d’une minorité opprimée et obtenir l’agrément de la bien-pensance, et, idéalement, de l’Etat par une loi. Le caprice doit être normé au même titre que la courbure du concombre.
    Et nous revoilà dans le totalitarisme qui régit tous les aspects de la vie et de l’opinion, avec l’arsenal répressif des lois anti-phobiques. Un penseur aussi subtil et nuancé que Finkie, on rêve de le voir derrière les barreaux, parce qu’il dérange. Tandis qu’on donne en exemple Elton John, David Furnish et leurs enfants adoptés, si branchés.

  77. roturier

    Si un Abd-el-Rahman Al Bacha sait faire ça, rien n’est perdu.

  78. roturier

    Pauvre Desavy (voir Quad 09:25).
    Enduit en erreur. Va falloir gratter…. L’enduit, ça ne part pas à l’eau.

    A moins que ça soit « induit » ?

  79. Souris donc

    Similitudes entre le manifeste lesbien de 1999 et les principes ABCD:
    Copyright Gais et Lesbiennes Branchés © 1999 (sic)
    http://www.france.qrd.org/texts/manifeste_lesbien1999.html

    1. Formations sur une éducation non normative en genre au sein des enseignants, par leur sensibilisation aux attitudes différentes selon le sexe de l’enfant et aux conséquences discriminatoires de celles ci.
    2. Par des campagnes d’information sur une éducation non normative en genre, à destination des parents et des futurs parents, en les responsabilisant sur les conséquences des modèles et interdits liés au genre pour les choix personnels et professionnels de leurs enfants.
    3. Par des cours d’éducation civique élargis à l’apprentissage de la tolérance envers les minorités, où le lesbianisme et l’homosexualité seraient présentés comme étant une des sexualités possibles au même titre que l’hétérosexualité.
    4. Dans l’enseignement, par une attention toute particulière portée aux mots et aux expressions employés, le langage entretenant une situation de fait dans les cours et dans les manuels scolaires.
    5. Par des campagnes d’informations dans les écoles sur les filières et les métiers scientifiques et techniques particulièrement à l’intention des filles en les corrélant à une politique d’encouragement auprès des entreprises.

    Interventions en milieu scolaire :

    Le Mag Jeunes LGBT
    http://mag-paris.fr/index.php/intervention-en-milieu-scolaire/le-principe.html

    http://marche.inter-lgbt.org/IMG/pdf/annexe-interv-scolaire.pdf

  80. roturier

    Courbure de la banane, Liebchen. Pour l’instant pas du concombre. Mais ça viendra.

  81. QuadPater

    J’aime bien « enduit d’erreur », ça fait tartinage.

  82. QuadPater

    Dites, Mme Donc, vous qui ne redoutez point les expéditions spéléo dans les écrits bien-pensants , auriez-vous pu obtenir l’information que j’ai cherchée en vain, à savoir qui sont les acteurs du réseau des droits des femmes qui ont participé à la mise au point des ABCD ?
    Merci.

  83. Souris donc

    Une mine, direct le site de Najat

    http://femmes.gouv.fr/abcd-legalite-au-coeur-de-notre-lecole/
    De là, on peut aller sur ABCD et trouver les noms des intervenantes et les googler, mais elles ne se vantent pas forcément et mettent en avant plutôt leurs titres universitaires. C’est comme ça que je suis tombée sur la footballeuse.

  84. Guenièvre

    @ souris, ( 10h 32)
    – Le point 5 est régulièrement et depuis longtemps traité par l’ONISEP (Office national d’information sur les enseignements et les professions) dont tous les documents sont affichés dans les établissements scolaires .
    – Je voulais aussi revenir sur votre post concernant Jean Fabre, le fondateur de l’Ecole des Loisirs dont vous dites :  » Il n’aurait pas accepté de servir une idéologie  »
    « L’Ecole des loisirs  » est certainement l’une des éditions qui a le plus introduit les problèmes de société dans la littérature jeunesse. Divorces, familles recomposées, homosexualité, tout a été abordé depuis longtemps :
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Oh_Boy_%28roman%29
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_a_deux_mamans

  85. QuadPater

    Merci beaucoup, Souris, mais hélas le lien que vous donnez n’aboutit pas sur un site sérieux.

    On y lit des choses comme « Depuis 16 mois, c’est à l’École que Najat Vallaud-Belkacem, ministre des Droits des femmes, souhaite, avec Vincent Peillon, ministre de l’Education Nationale, donner tous les moyens de déconstruire, par le savoir, les préjugés qui s’opposent à l’égalité véritable. » qui n’ont de sens qu’en Socialie, pas chez nous.

    « déconstruire par le savoir ……. »
    Une manière de s’exprimer élitiste, languedeboitiste, insupportable de prétention, de bêtise, de snobisme.
    « Ils » sont répugnants.
    Ils expriment des idées répugnantes
    Je ne peux plus les souffrir.

  86. Souris donc

    Ah, en effet, je suis déçue, la conférence était (pour moi) originale par son approche technique de la littérature enfantine, Jean Fabre ne se préoccupait pas du contenu véhiculé, mais de la dimension plastique et graphique (le trait, les couleurs, les vides, le rapport avec l’écriture) qui ne devait pas être redondante avec l’histoire mais apporter autre chose, au delà de l’illustration. Et des techniques narratives propres à plaire mais surtout à intriguer l’enfant pour qu’il ait envie de tourner la page et de lire.
    J’aurais pensé qu’un livre militant était rejeté par L’Ecole des Loisirs, car aussi didactiquement pesant que les films à message. Les temps changent, faut bien plaire à la clientèle bobo de la rue de Sèvres ?

  87. kravi

    Dame Guenièvre, je n’imagine pas une seconde que vous soyez opposée aux discussions sur ces sujets (divorce, familles recomposées, homosexualité, et j’en passe) entre parents et enfants, discussions induites et favorisées par ces lectures.
    En revanche, l’école n’a en aucun cas à promouvoir des idéologies.

  88. Guenièvre

    Souris, pour moi c’est plutôt positif que la littérature enfantine traite de sujets de société. Vous n’imaginez pas les situations dans lesquelles se trouvent malheureusement beaucoup d’enfants. On se dit parfois que c’est un miracle qu’ils ne soient pas encore plus déglingués que cela ! Qu’un gamin puisse trouver dans un livre un lien avec ce qu’il vit ça peut être rassurant pour lui. D’autant plus que les auteurs s’efforcent toujours de traiter cela avec délicatesse . J’ai eu une petite gosse de 6e que ses parents avaient mis à l’internat, incapables qu’ils étaient de s’en occuper car perpétuellement en train de se déchirer et de la déchirer. Elle s’est réfugiée dans ce genre de lecture y trouvant manifestement du baume pour ses plaies, puis petit à petit elle a lu d’autres livres, puis elle est venue au  » Club Théâtre « …
    Ce que je n’aime pas dans l’entreprise actuelle c’est cette systématisation qui s’apparente à un bourrage de crâne.

  89. kravi

    merci pour votre réponse simultanée à ma question.

  90. desavy

    « Ce que je n’aime pas dans l’entreprise actuelle c’est cette systématisation qui s’apparente à un bourrage de crâne. »

    Bonjour Guenièvre,

    Je suis d’accord avec vous. Cette systématisation s’inscrit dans un cadre plus vaste de normalisation des pratiques (normes écrites et qu’il faut suivre) avec comme exemple type les compétences et leur fameux livret. Nous assistons depuis quelques années à un mouvement similaire à celui des hôpitaux, qui consiste à dépersonnaliser les professeurs et à les transformer en techniciens de l’éducation. Quant aux élèves, ils sont transformés en fiches qui les suivront d’année en année. Le rêve de certains se réalisera : les classes n’auront plus lieu d’être et chaque fiche, je veux dire élève, aura son parcours personnalisé, en dehors de tout groupe.

    Lorsque je suis d’humeur badine, je dis qu’on assiste là à l’alliance infernale entre les pédagogos et les libéraux, ce qui me fâche avec les deux groupes. Mais bon, cela fait longtemps que ces gens sévissent dans les ministères.

  91. Mais pourquoi encore un coup sur les libéraux alors que nous vivons dans le plus étatiste des pays ? « La faute aux libéraux » c’est pavloviens : on fait sonner la clochette « ça va mal » et le coeur répond « la faute aux libéraux ».

  92. Desavy (14h28),… « Un autre lien où l’on trouve les mêmes idées répugnantes. »..

    On peut comprendre votre envie de penser que l’UMP pratiquait « les mêmes idées répugnantes » que les « ils » (et elles) répugnants dont parle QuadPater. Mais pour le coup il vous faudra chercher d’autres exemples. Le site UMP que vous citez se résume lui-même à ceci : « Il s’agit d’introduire, dès la maternelle des séances consacrées à la mixité et au respect hommes/femmes ».
    Cette phrase est parfaitement respectable, et son objectif louable. La rapprocher de l’action en cours par Valaut-Belkacem et Peillon dans les écoles serait abusif, mais je suis sûr que telle n’est pas votre idée.

  93. Oui, Skarda, il y a quelque chose qui cloche ! 🙂

  94. Souris donc

    La gauche libertaire rejoint la droite libérale sur les points suivants :
    Liberté des mœurs
    Libre circulation des biens et des personnes.

    Et Marcel Gauchet trouve qu’il y a quelque chose qui cloche :
    Il y a une Europe de droite : plus de marché, plus de capitalisme, plus de dérégulation, et on sera riche.
    Il y a une Europe de gauche, du dépassement des nations, des droits fondamentaux, de la justice sociale.
    L’ennui, c’est qu’aucun des résultats annoncés n’est au rendez-vous, que ce soit la prospérité générale ou la justice sociale.
    On se trouve donc dans une impasse historique.

    (Le Postillon/Le Point, 16.01.14)

  95. « plus de marché, plus de capitalisme, plus de dérégulation » ne veut pas dire « libre établissement des personnes là où bon leur semblent » (tout le monde n’est pas admis à s’installer aux États-Unis) et certainement pas « immigration anarchique », ce n’est pas parce qu’il existe des libertariens que tous les libéraux sont pour la disparition de l’État, quant à la liberté des moeurs, comme toute forme de liberté elles est régie par la loi, l’état de droit n’est pas la jungle. Vive Montesquieu !

  96. Ce postulat, car ce n’est qu’un postulat, de Marcel Gauchet prête à sourire.
    Qui peut prétendre sans rire que sans l’Union la prospérité en France serait meilleure qu’elle ne l’est ? En France, avec ses dévaluations successives et son protectionnisme chéri !
    Et qui peut prétendre que la justice sociale serait meilleure ? Le principal critère de justice sociale étant le taux d’emploi, la France avec son code du travail de 3500 pages, ses 35 heures et RTT, ses syndicats, ses grèves vivrait davantage de justice sociale qu’aujourd’hui dans l’Union? 🙂 🙂
    Ce Gauchet a dû connaître des fréquentations…bien françaises.

  97. desavy

    Tibor : « Mais pourquoi encore un coup sur les libéraux alors que nous vivons dans le plus étatiste des pays ? « La faute aux libéraux » c’est pavloviens : on fait sonner la clochette « ça va mal » et le coeur répond « la faute aux libéraux ». »

    J’ai écrit « lorsque je suis d’humeur badine ». J’ai aussi écrit ici et ailleurs que lorsqu’on ne connaît rien à l’économie, on critique le libéralisme. J’ai aussi mis la critique du libéralisme dans les lieux communs (desavy 24/2 à 8 h 55).

    Il n’en reste pas moins que cette idéologie (pour moi ce n’est pas un gros mot idéologie) peut être critiquée, ou tout du moins ce que l’on nomme ainsi ici.

    Impat :

    « Mais pour le coup il vous faudra chercher d’autres exemples. Le site UMP que vous citez se résume lui-même à ceci : « Il s’agit d’introduire, dès la maternelle des séances consacrées à la mixité et au respect hommes/femmes ».
    Cette phrase est parfaitement respectable, et son objectif louable. La rapprocher de l’action en cours par Valaut-Belkacem et Peillon dans les écoles serait abusif, mais je suis sûr que telle n’est pas votre idée. »

    Je ne cherche rien en particulier, mais il serait peut-être intéressant de le faire. Parce que, qu’on le veuille ou non, les pédagogistes ont été les rois dans les ministères de droite. Je ne suis dont pas certain du côté abusif de ce rapprochement. Mais je ne demande qu’à être convaincu.

    A propos de Gauchet, a-t-il été bien lu ? Il prétend justes que les résultats annoncés ne sont pas arrivés, ni du côté droit, ni du côté gauche. Cela paraît assez vrai. Ce que je lui reprocherait plutôt c’est l’emploi du terme « historique » qui, en l’occurrence, ne veut rien dire.

  98. Souris donc

    Gauchet est proche de Nora et Finkie.
    Impasse historique : je pense qu’il a voulu tout simplement dire une impasse à laquelle on ne s’attendait pas. Comme quand on dit on s’est pris une pâtée mémorable, une belle raclée ? La déception du siècle, quoi.

  99. Mais je voudrais que l’on me dise en quoi l’on peut accuser les libéraux des maux français quand on sait qu’ils ne pèsent absolument rien dans la politique française. Que l’on me montre où se trouve le libéralisme dans l’Éducation Nationale qui est un mammouth étatique aux mains des syndicats, que l’on me montre où est le libéralisme dans un pays ou un salaire sur quatre est payé par l’impôt, où le tiers du salaire de chacun est directement ponctionné par l’État, où les grands groupes qui s’apparentent plus à des entreprises étatiques règnent sur l’économie quand les PME se meurent, où l’on décide dans des ministères comment on va conditionner les enfants, où les juges regroupés en syndicats se permettent d’afficher sur un tableau ceux qu’ils considèrent comme des ennemis avec parmi eux le père d’une victime, où est le libéralisme en France, montrez-le moi s’il vous plait. Faut-il fermer les frontières et de nouveau instaurer un office des changes pour que l’on soit absolument sûrs que la moindre once de libéralisme ne souille pas la République ? Ne vous inquiétez pas, ça nous pend au nez.

  100. Souris donc

    C’est pas ce qu’on dit, Skarda, on dit que, idéologiquement, la gauche libertaire rejoint la branche libérale que vous appelez libertarienne.

    Légalisation des drogues, liberté religieuse, tolérance pour tous les modes de vie, droit fondamental à la recherche du bonheur.

    Gauche libertaire ? Droite libérale ?
    Réponse :
    http://www.contrepoints.org/2014/02/25/157687-belgique-le-parti-libertarien-devoile-son-affiche-de-campagne
    Justement, l’affiche. Très United Color of Benetton, y compris le bonnet rasta.
    Et merci de ne pas se récrier, ah mais padamalgam, ce sont les libertariens, rien à voir avec le libéralisme. Faudra alors expliquer la complaisance des libéraux à leur égard.

  101. Souris,… « gauche libertaire rejoint la branche libérale que vous appelez libertarienne. »
    C’est à dire que les libertaires sont des libertaires. Quelle surprise !
    Et les joueurs de flûte sont des joueurs de flûte, quelles soient leur tendance politique. Et les sportifs sont des sportifs, les rêveurs des rêveurs etc.

  102. roturier

    Sans vouloir faire la pub pour C:

    Sur l’égalitude:
    http://www.causeur.fr/abcd-de-legalite-non-au-redressement-de-la-nature-humaine,26068

    Et pour nos Dames (n’en déplaise aux tenants de l’égalitude, il se trouve que c’est plutôt elles qui sont passionnées par la problématique scolaire; heureusement d’ailleurs):
    http://www.causeur.fr/vincent-peillon-ecole-lettre-ouverte,26331

    Sur ce dernier point, je signale que personne ne semble intéressé par ma thèse selon laquelle le problème principal de l’Education Nationale réside dans le fait d’être nationale:
    http://antidoxe.eu/2012/12/11/lecole-de-ces-dames-main-basse-ou-pas/

  103. Souris, si il y a un bien un « pas d’amalgame » légitime, c’est bien celui-là ! Un cour

  104. ant d’opinion absolument minoritaire est accusé de tous les maux de la société des problèmes de l’EN à notre économie sur les genoux, n’est-ce pas grotesque ?

  105. Roturier, moi je suis pour que l’on évite de faire de la pub à Causeur qui verse de plus en plus clairement dans l’ignoble : Soral intellectuel censuré et le Venezuela sous la menace d’un coup d’état d’extrême droite.

  106. roturier

    Libértude, égalitude, fraternitude.
    Novlanguitude.

  107. Guenièvre

    L’Europe propose un « cadre commun pour l’éducation sexuelle des enfants » à l’école qui doit commencer avant 4 ans :
    https://www.sante-sexuelle.ch/wp-content/uploads/2013/11/Standards-OMS_fr.pdf

  108. Pour ceux qui ne connaissent pas encore voici un lien sur le programme libéral classique proposé par le collectif Antigone :
    http://www.collectifantigone.fr/category/presentation/
    Notez bien, le point sur l’Europe : Europe confédérale à forte subsidiarité !
    et aussi le point sur l’Education.

  109. Guenièvre, votre lien est intéressant, il contient des propositions qui valent examen. Il émet aussi des affirmations qu’on devrait afficher dans les 600 écoles expérimentales de Varaut-Belkacem et Peillon. Par exemple : « L’enfant est un être sexué dès sa naissance »… 🙂
    Cela dit il n’émane pas de l’Union, mais du département Europe de l’organisation mondiale de la santé. Le mot Europe mérite parfois des précisions, comme d’ailleurs le mot Amérique, à cause de la prédominance d’une Union sur les autres États.

  110. Skarda,… « Europe confédérale à forte subsidiarité ! »…
    Mille fois oui. C’est la voie à suivre, et c’est l’aboutissement hautement probable. Seul le calendrier est encore indéterminé.

  111. desavy

    Impat :

    « Souris,… « gauche libertaire rejoint la branche libérale que vous appelez libertarienne. »
    C’est à dire que les libertaires sont des libertaires. Quelle surprise !
    Et les joueurs de flûte sont des joueurs de flûte, quelles soient leur tendance politique. Et les sportifs sont des sportifs, les rêveurs des rêveurs etc. »

    Ce n’est pas très gentil de vous moquez Impat. Vous confondez libertariens et libertaires. Ce ne sont ni les mêmes idéologies, ni les mêmes personnes.

  112. desavy

    Tibor : « Mais je voudrais que l’on me dise en quoi l’on peut accuser les libéraux des maux français quand on sait qu’ils ne pèsent absolument rien dans la politique française. Que l’on me montre où se trouve le libéralisme dans l’Éducation Nationale qui est un mammouth étatique aux mains des syndicats, que l’on me montre où est le libéralisme dans un pays ou un salaire sur quatre est payé par l’impôt, où le tiers du salaire de chacun est directement ponctionné par l’État, où les grands groupes qui s’apparentent plus à des entreprises étatiques règnent sur l’économie quand les PME se meurent, où l’on décide dans des ministères comment on va conditionner les enfants, où les juges regroupés en syndicats se permettent d’afficher sur un tableau ceux qu’ils considèrent comme des ennemis avec parmi eux le père d’une victime, où est le libéralisme en France, montrez-le moi s’il vous plait. Faut-il fermer les frontières et de nouveau instaurer un office des changes pour que l’on soit absolument sûrs que la moindre once de libéralisme ne souille pas la République ? »

    Dès mon arrivée ici, j’ai affirmé que la France (d’avant FH) n’était pas un pays libéral. Je suis d’accord avec vous.

    Je reprends donc mon propos : les gouvernements de la droite parlementaire se sont associés avec les pédagogistes pour détruire l’école.

  113. QuadPater

    Vous confondez libertariens et libertaires.

    Même racine, donc c’est la même chose. Exactement comme islam et islamisme.

  114. Guenièvre

    Impat, vous m’étonnez !!! Pour quelqu’un qui promeut la décentralisation et la privatisation de l’école ne pas trouver d’inconvénient majeur à une uniformisation de l’éducation à la sexualité au niveau européen et ce dès l’école maternelle !

  115. Guenièvre

    J’ai oublié 🙂 ! 🙂 !

  116. desavy

    Quad : « Même racine, donc c’est la même chose. Exactement comme islam et islamisme. »

    Donc tous les mots qui ont la même racine représentent la même chose…

    Un peu comme catholique et catho-phobique…

  117. Souris donc

    « Légalisation des drogues, liberté religieuse, tolérance pour tous les modes de vie, droit fondamental à la recherche du bonheur. »
    Ce n’est pas de moi, c’est une citation de l’article de Contrepoints

  118. Souris donc

    La lampe torche, le PQ aussi.

  119. QuadPater

    Donc tous les mots qui ont la même racine représentent la même chose…

    (desavy)
    Oui vous avez bien compris ma théorie. catholique, cathodique, catogan, catoblépas… c’est tout pareil.

    Non, mais sans rire, vous avez les libéraux, les libertaires, les libertariens, bientôt les libertistes, les libertationnistes et les libertateurs.
    Faut pas déconner.

  120. desavy

    « Non, mais sans rire, vous avez les libéraux, les libertaires, les libertariens, bientôt les libertistes, les libertationnistes et les libertateurs.
    Faut pas déconner. »

    Je trouve au contraire qu’il est plaisant d’avoir une langue suffisamment riche pour nous proposer des termes différents pour des notions qui le sont également.

    Être précis dans le vocabulaire est l’un des héritages de notre culture et permet de ne pas sombrer dans un relativisme destructeur (pour ne pas écrire déconstructeur 🙂 ).

  121. Bonjour quadpater, permettez-moi de profiter de cet article sur l’éducation pour vous remercier encore une fois de m’avoir appris des choses sur et aiguiller vers Sexion d’assaut : depuis que je sais reconnaître leurs signaux je suis incollable en classe et je repousse avec succès les provocations d’élèves fondées sur eux.
    Très intéressant débat sur les liens entre libéralisme et idées libertaires.
    Très touchante entreprise, de la part, entre autres, de Skardanelli, de purification du premier de tout Mal et de tout lien avec les deuxièmes. Certes le libéralisme est minoritaire en France (toutes les théories et tous les ismes constants sont toujours minoritaires), et je n’ai aucun avis théorique sur la question, mais ce que je sais, c’est que le projet de machin pour tous aux Etats-Unis a été principalement relayé par Facebook, Disney, Apple, Microsoft, Mc Donald’s, Boeing et tous les autres, gênés dans leur politique d’emploi par ces insupportables blocages dus aux frontières et aux écarts de législation entre Etats archaïques, et autres empêchements étatiques de flux humains et financiers.

  122. desavy

    « Très intéressant débat sur les liens entre libéralisme et idées libertaires. »

    C’est pour être bien accueilli parmi nous que vous êtes aussi clément ?

  123. J’ai toujours été un fayot de la plus belle eau.

  124. pjolibert, bonjour.
    … « le libéralisme est minoritaire en France »…
    Oui, c’est le moins qu’on peut puisse dire. Mais, plus important, il y est totalement inconnu. La dernière fois que fut pratiqué un régime ayant quelques points communs avec lui remonte au 19e siècle, dans une France ne ressemblant que d’assez loin avec celle que nous connaissons. Les livres d’histoire parlent d’ailleurs, je crois, assez peu de cet aspect de la société d’alors qui a vu le démarrage de l’industrie, et des chemins de fer.

  125. pjolibert

    Bonjour Impat.
    Ah mais je ne faisais que recopier ce qu’en disait Skardanelli. Et je connais très mal le libéralisme.

  126. Desavy,… « Être précis dans le vocabulaire est l’un des héritages de notre culture et permet de ne pas sombrer dans un relativisme destructeur »…
    Bien d’accord, mais s’il vous plaît aidez-moi : comment définissez-vous ce que sont les libertaires d’une part, les libertariens d’autre part ?
    Question posée très humblement, sans la moindre arrière-pensée (libérale…)…

  127. Pierre, vous êtes rosse avec moi et je ne le mérite pas, je trouve. Je n’espère en fait qu’une chose c’est qu’à l’instar de Renault, Blériot, Lesseps, Pasteur et tant d’autres la créativité et l’esprit d’entreprendre renaisse en France, c’est mon seul souhait : que mille pommes fleurissent en France, je me contrefous du reste à ceci près que ce n’est pas notre étatisme sclérosé qui nous y mènera tout au contraire.
    Tout plutôt que cet interminable onze novembre et ses longs corbillards, sans tambours ni musique, qui défilent lentement dans notre âme ; tout plutôt que cet Espoir, vaincu, qui pleure, et cette angoisse atroce, despotique, qui Sur notre crâne incliné plante son drapeau noir.
    Voilà pourquoi je suis libéral.
    Et pardon Charles.

  128. Desavy, le pédagogisme s’est installé tout seul sur l’énorme cadavre de l’EN, un peu comme le font les vers. Tout ceci a commencé il y a bien longtemps quand les instituteurs et leurs syndicats se sont imposés dans les collèges en avançant le pédagogisme justement. Ceux qui protestaient à l’époque contre la prise de pouvoir des PEGC étaient considérés comme des fascistes, qu’on ne vienne pas jeter la pierre sur les aparatchiks de droite pu de gauche aujourd’hui. L’EN est tombée du côté où elle penchait.

  129. Lamédiocrité étant ce côté.

  130. desavy

    Tibor :

    « Desavy, le pédagogisme s’est installé tout seul sur l’énorme cadavre de l’EN, un peu comme le font les vers »

    Tibor, les hauts fonctionnaires et autres conseillés ne sont pas entrés tout seul dans le ministère de l’éducation. Ils ne sont pas imposés aux différents ministres. C’est un peu comme si vous écriviez, en 1981, les nationalisations se sont imposées toutes seules. Il faut des hommes pour pratiquer les politiques, et ces hommes ont des ministres au dessus d’eux.

  131. Ce sont les gens du sérail qui se sont imposés dans les ministères Desavy, il faut montrer patte blanche syndicale avant de mettre quoi que ce soit en place à l’EN.

  132. desavy

    Impat :

    « Bien d’accord, mais s’il vous plaît aidez-moi : comment définissez-vous ce que sont les libertaires d’une part, les libertariens d’autre part ?
    Question posée très humblement, sans la moindre arrière-pensée (libérale…)… »

    Les libertariens sont des libéraux qui sont pour une liberté totale du marché. Certains récusent même toute intervention de l’État (les anarcho-capitalistes) alors que d’autres lui attribuent ses fonctions régaliennes ainsi que la défense de la propriété privée. (1)

    Alors que les libertaires (qui correspondent peu ou prou aux anarchistes) défendent l’égalitarisme et le collectivisme.

    Un point commun, la liberté, mais des différences fondamentales.

    (1) à ce sujet, l’exemple du bitcoin est passionnant.

  133. desavy

    Même avec une majorité et des ministres de droite ? J’ai la faiblesse de croire que lorsqu’on a le pouvoir, on l’exerce.

  134. Souris donc

    J’ai trouvé un TEST

    « …différencier nettement « libéral » et « libertarien ».
    En effet, « libéral » ne signifie plus rien aujourd’hui : tout le monde est plus ou moins libéral (sauf quelques nostalgiques de l’URSS), et aux États-Unis les étatistes prétendument progressistes se qualifient de liberal, tandis que libertarian désigne les libertariens (et parfois également les libertaires gauchisants).
    Il y a, paraît-il, un « socialisme libéral, un « égalitarisme libéral », un « conservatisme libéral » ; il ne manque plus qu’un « libéralisme libéral » pour ajouter à la confusion. Et le terme n’a pas le même sens d’un pays à l’autre : en Suisse, c’est une qualité que d’être libéral, en France, pays du terrorisme intellectuel de gauche, cela équivaut presque à être un « nazi » ou un « darwiniste social »… »

    http://www.contrepoints.org/2013/08/08/133918-liberal-ou-libertarien-faites-le-test

  135. Oui, précisément, pour le dire autrement l’EN est un État dans l’État.

  136. Desavy,… « des libéraux qui sont pour une liberté totale du marché »…
    Je me doutais un peu de ce type de réponse « oxymoresque ». Ces gens ne sont pas des libéraux. Les libéraux prônent un État fort (mais non obèse) capable de réguler le marché pour qu’il soit « libre et non faussé » et reste concurrentiel. Les lois « anti-trust » par exemple, sont des lois d’essence libérale.
    Vous tombez, comme beaucoup, dans le piège du cliché : libéralisme = jungle.

  137. Souris, le programme du Colectif Antigone que je vous invite à lire n’est en rien libertarien, il est libéral au sens traditionnel du terme.

  138. desavy

    Impat, pourquoi ai-je toujours le sentiment d’être mal lu ? Je ne tombe dans aucun cliché, je définis un terme. Les libertariens sont des libéraux qui… ».

    Par ailleurs, j’ai ajouté que certains d’entre eux étaient pour que l’État accomplisse ses fonctions régaliennes.

    J’aimerais que l’on me réponde sur ce que j’écris. Je réponds sur les libertariens, et vous rétorquez que pour moi le libéralisme = jungle. Je parlais des libertariens, et vous me répondez sur les libéraux.

  139. Skarda,… « Oui, précisément, pour le dire autrement l’EN est un État dans l’État. »…
    On ne pourrait mieux dire. C’est au point que cet État dans l’État n’est même plus réformable. Je ne parle pas de réformes de programmes, mais de réforme de structure de l’EN.
    Ce célèbre mammouth, plus grosse organisation au monde depuis la fin de l’armée rouge, ne supportant pas de réformes raisonnables, la seule solution à venir sera de le supprimer. Ce n’est pas pour demain.
    Penser qu’un ministre y peut quelque chose montre une méconnaissance totale du fonctionnement de la rue de Grenelle.

  140. desavy

    Sauf que pour bon nombre de libéraux (aux Etats-Unis notamment) les libertariens sont des libéraux au sens traditionnel du terme (école autrichienne par exemple sur laquelle j’ai un peu travaillé).

  141. desavy

    « Penser qu’un ministre y peut quelque chose montre une méconnaissance totale du fonctionnement de la rue de Grenelle. »

    Donc toute la partie sur l’éducation dans le programme de l’UMP est déjà lettre morte ?

  142. … « toute la partie sur l’éducation dans le programme de l’UMP est déjà lettre morte ? »…
    Prob

  143. …bablement oui, en grande partie. Mais dites-moi en quoi elle consiste et je vous répondrai plus précisément.
    Le choix ne se fera pas, hélas, sur l’éducation qui est jugée cause perdue par tant de gens.

  144. Desavy,… « J’aimerais que l’on me réponde sur ce que j’écris »
    Et vous avez raison. Alors je cite de nouveau votre phrase : « les libertariens sont des libéraux qui sont pour une liberté totale du marché ».

  145. desavy

    Impat : Et vous avez raison. Alors je cite de nouveau votre phrase : « les libertariens sont des libéraux qui sont pour une liberté totale du marché ».

    Ce qui veut bien dire que les autres libéraux ne sont pas pour une liberté totale du marché.

  146. Souris donc

    J’ai lu La grève ou la Révolte d’Atlas, de Ayn Rand, le livre le plus lu après la Bible (et, parait-il, la bible des libertariens). Env. 1000 pages de radotage sentencieux. A mi-chemin, il m’est tombé des mains. Je pense être guérie définitivement de toute velléité libertarienne. Une utopie, donc un totalitarisme dans son genre.
    Libéral étant démonétisé par sa trop grande polysémie, on vote quoi ? Copé qui se ridiculise avec son Pain au chocolat, puis son Tous à poil ?

  147. Non, les libertariens, peuvent à l’instar de Murray Rothbard se réclamer de l’école autrichienne sans que pour cela cette école se réduise à eux. Mais au-delà, le programme du Collectif Antigone n’a rien à voir avec une remise en cause de l’État, de la même façon les États-Unis justement, qui par de nombreux aspects forment une zone libérale ne sont en rien assimilables aux idées libertariennes et disposent d’un État fort. C’est une façon boen commode de sortir quelques allumés comme Nozick de son sac pour rapporter tout le courant libéral à eux. Finalement, libertariens ou pas, je ne vois pas ce que l’on peut reprocher aux libéraux sur l’état de la France et de l’EN en particulier qui est l’exemple même de l’effondrement d’un système étatiste irréformable entièrement dominé par les syndicats. Comme le disait Impat, nous en sommes réduit à attendre qu’il pourrisse sur pied.

  148. On vote en son âme et conscience pour ce que l’on estime le mieux ou le moins nocif, cela n’a rien à voir avec la promotion des idées. Tous les ismes sont démonétisés, il n’empêche que les propositions du Collectif Antigone indiquent la direction à suivre.

  149. Souris donc

    On ne peut être que d’accord (sauf « démocratie directe », sachant que les Français ne s’expriment pas pour ou contre CE qui est proposé, mais pour ou contre CELUI qui a proposé)

  150. Desavy,… « Ce qui veut bien dire que les « autres » libéraux ne sont pas pour une liberté totale du marché. »…
    …et que les « libertariens » sont des libéraux ! Vous aimez tant vous enfoncer ? Je plaisante… 🙂

  151. desavy

    Un ami anglais, débarquant en France et accueilli par une jeune femme blonde, envoie un message à un ami : » toutes les françaises sont blondes ». L’ami en déduit que les femmes françaises qui ne sont pas blondes ne sont pas des femmes. 🙂

  152. Souris donc

    Nocivité. Les socialopes accumulent bourde sur bourde, couac sur couac, naviguent à vue, atermoient, se renient, démontrent leur amateurisme. Et leur électoralisme. Mou Président, un comique, la risée de la terre entière. Ils ouvrent un boulevard à la droite. Qui ne décolle pas. Timorée sur le millefeuille, timorée sur la dépense publique, timorée sur l’immigration. Et se profile le psychodrame de la cocoe, saison II.
    Où sont nos « libéraux » ? Des cryptosocialistes. Du petit calcul électoral. Des SFIO justes bons pour le comice agricole.
    Des toutous.
    Résultat : Il y aura un 21 avril à l’envers, Hollande-Le Pen, puis un front républicain, et on se prend Mou Président pour 5 ans de plus, histoire de nous achever.

  153. Vous vous trompez, Desavy. Cette histoire bien connue concernait une femme rousse. 🙂
    Accessoirement les rousses s’adaptent mieux à notre discussion car elles sont plus rares…

  154. Souris,… « Où sont nos « libéraux » ? Des cryptosocialistes »…
    Cette question rémanente et permanente n’aboutit à rien, la France est ce qu’elle est. Que nos « libéraux » ne soient pas assez libéraux, c’est un fait. Que les autres soient carrément anti-libéraux, c’est un autre fait. Donc la question qui se pose aux électeurs, cocoe ou non et guerre Aubry/Hollande ou non, est uniquement la suivante :
    Vaut-il mieux pour la France des années 2020 être « pas assez libérale » ou être « anti-libérale » ?
    Et qu’on aille pas imaginer qu’une cure d’anti-libéralisme rendrait les Français libéraux. Une telle cure a marché en Russie, mais à très haute dose et en 75 ans !

  155. kravi

    Souris, je partage exactement cette hypothèse sur l’avenir radieux qui nous attend. Je serais heureux de me tromper en votre compagnie, mais je crains que nous n’ayons raison.

  156. Que viennent faire les libéraux là-dedans ? Quelle est cette manie de leur coller tout sur le dos ? Si nous oscillons sans cesse entre étatistes de droite et étatistes de gauche, ce n’est certainement pas leur fait. La dette colossale ne s’est pas accumulée par la seule faute des socialistes. Cela fait plusieurs années que je vote pour les moins nocifs, mais toujours avec la désagréable impression de comment dire … Enfin vous voyez bien ce que je veux dire. Les Français chérissent les causes de leurs maux.

  157. Souris donc

    Les « libéraux », on ne leur colle rien du tout sur le dos, vu qu’ils sont inexistants.L’opposition, des guignols.
    L’antisarkozysme avait tenu lieu de programme à la gauche. La droite prend le même chemin : réagir par rapport aux socialistes qui mènent la danse. Qui enfument, font monter le FN pour diviser la droite qui fonce dans toutes les muletas sociétales. Les Manifs ? Ils s’en tapent, ils savent que le lendemain les manifestants rentreront sagement chez eux pour reprendre leur travail et payer leurs impôts. Ils s’offrent même le luxe d’en arrêter plusieurs centaines et seulement 5 casseurs à Nantes, pour bien narguer.

    Les « libéraux » sont où ? Ces toutous suiveurs?

    Kravi, nous sommes de lucides cassandres, nous avons hélas tout lieu de craindre d’avoir raison.

  158. desavy

    Impat :

    « Vous vous trompez, Desavy. Cette histoire bien connue concernait une femme rousse. 🙂 »

    Et ma liberté ? Vous en faites peu de cas !

  159. Vous avez la dent bien dure pour des gens qui n’existent pas : toutous suiveurs de qui, de quoi ? D’où vient cette acrimonie ?

  160. Je voulais tout au plus être taquin, pas rosse. Ai-je forcé la dose ?

  161. pjolibert

    Je vous l’ai déjà dit mais j’aurais tendance à croire que les PEGC ont été les grands perdants de la Grande Fusion sociale de 1975 et suivantes. Ils auraient été les mieux armés pour digérer et diriger ce défi. Au lieu de cela ils ont été transformés en petits bourgeois de lycée.
    Un ajustement technique est encore possible : 4 ou 5 profs par classe seulement jusqu’à 13-14 ans, avec une formation comme dans les anciennes écoles normales (précisément le modèle qui a été liquidé avec la prise du pouvoir et la pseudo-promotion sociale des instituteurs) : maths/physique/techniques, lettres/langues (à condition d’abandonner toutes les foutaises sur les langues vivantes renforcées), histoire/géo/biologie, et horaires à l’allemande : trois séances de 1 h 1/2 chacune le matin, sport tous les après-midis, un peu d’art mais pas trop de temps en temps.

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