SMIG

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Les erreurs du SMIG
la leçon de Nelson Mandela à Bill de Blasio
City Journal, 7 Février 2014

Dans une église de Brooklyn en Décembre, le maire élu de New York, Bill de Blasio, a salué Nelson Mandela pour son refus de ne dire aux citoyens que ce qu’ils voulaient entendre. «Une partie du brillant mérite de Mandela fut d’admettre les vérités difficiles et de guider les gens à travers elles », a déclaré de Blasio . Maintenant maire en place, de Blasio prépare son premier « discours sur  l’état de la ville », qu’il va prononcer lundi. Il a été poussé par les législateurs d’Albany, (NDLT : Albany est la capitale de l’État de NY) à laisser la ville fixer son propre niveau de SMIG, et il est probable qu’il va soulever la question à nouveau dans son discours. Mais si le maire veut vraiment imiter le souci de vérité de Mandela, il devrait regarder de plus près l’exemple de l’Afrique du Sud, qui démontre l’effet néfaste d’un niveau de salaires est plus élevé que ce que le marché du travail peut supporter. De Blasio pourrait alors reconnaître sa propre « vérité difficile » concernant l’économie: les lois sur le salaire minimal  entraînent les pauvres vers un risque accru de chômage.

L’Afrique du Sud est de loin l’économie la plus robuste et la plus développée en Afrique sub-saharienne. Ceux qui visitent (comme je l’ai fait pendant deux semaines en Octobre dernier) rencontrent un endroit qui a non seulement fait une transition étonnante depuis l’apartheid, mais qui dispose également d’une riche réserve de ressources naturelles et minérales, d’un système juridique solide, d’une infrastructure de transport enviable, d’une presse libre et solide, d’un secteur bancaire bien développé, et d’une bourse dynamique. Son agriculture et sa viticulture sont de classe mondiale. Les jeunes créatifs affluent vers Cape Town, une ville aussi belle et excitante que San Francisco.

Pourtant, à côté de ces performances culturelles et économiques, le chômage est à des niveaux désespérément élevés. Le taux officiel est de 25 pour cent, les estimations non officielles allant jusqu’à 37 pour cent. Le chômage des jeunes (moins de 24 ans), officiellement établi à 49,8 pour cent, est palpable pour le visiteur qui voit les adolescents et les jeunes adultes qui vendent des souvenirs accrochés aux  fenêtres des trains. Les mendiants sont fréquents dans les rues. Peut-être plus décourageant, le chômage global est aujourd’hui au moins le double de ce qu’il était en 1994, à la fin de l’apartheid sous la présidence Mandela. Le taux estimé alors était de 13 pour cent.

Il n’y a pas de cause unique pour ce chômage toujours élevé, et la forte criminalité et une monnaie surévaluée ont joué un rôle dans la diminution de l’investissement dans le pays. Mais le facteur crucial auquel de Blasio devrait accorder plus d’attention et auquel Mandela en a malheureusement accordé trop peu est ce que les économistes appellent par euphémisme  » la rigidité du marché du travail. » Traduit, cela signifie le pouvoir des syndicats. Les puissants syndicats du travail en Afrique du Sud sont empêtrés dans une alliance intime et de longue date avec le Congrès national africain. Ils ont utilisé leur influence pour fixer les salaires par la loi à des taux trop élevés à supporter par les petites ou nouvelles entreprises.

La relation entre l’ANC et ses alliés syndicaux n’est pas sans rappeler la relation entre le Parti démocratique du maire de Blasio et les syndicats du secteurs public de New York. Le pouvoir que de Blasio cherche en augmentant les salaires de la ville ressemble au pouvoir que l’ANC détient déjà en Afrique du Sud . Le gouvernement sud-africain supervise et approuve les arrangements dans les négociations collectives entre les principaux employeurs et les syndicats- ce qui aboutit incroyablement aux mêmes niveaux élevés de salaires pour toutes les entreprises du secteur, même celles ne participent pas à la négociation collective. Imaginez que si New York City a négocié un «salaire vital» pour les travailleurs dans les entreprises qui font des affaires avec le gouvernement, les entrepreneurs du bâtiment par exemple doivent appliquer le même salaire à tous les niveaux, même aux petites start-up.

« Il y a peu de doute que les accords salariaux, qui vont toujours au-delà du niveau de l’inflation, ont créé une élite de la classe ouvrière relativement protégée, au détriment des travailleurs non syndiqués», dit  le politologue David Welch de l’Université de Cape Town. Sean Archer, économiste de l’UCT, note la conséquence: «Il n’est nul besoin de savant économiste pour se rendre compte que cela profite aux syndicats et probablement aux plus grands employeurs qui négocient collectivement, mais que c’est très lourd pour les petits employeurs et que c’est le glas pour les chômeurs, qui ne peuvent pas négocier un emploi pour des salaires inférieurs Un billet du « Bureau national de recherche économique » de juin 2007 confirme le propos: «Nous constatons, par exemple, un écart de salaires persistant suggérant que les syndicats maintiennent les salaires plus élevés pour les membres du syndicat. Ce sont de bonnes nouvelles pour les salariés syndiqués, mais cela pose des défis supplémentaires pour aborder le problème du chômage ». Les méthodes de négociation du pays, écrit John Kane-Berman de l’Institut sud-africain des relations raciales, « violent à la fois la démocratie et les droits fondamentaux. »

Même le New York Times a reconnu que les lois sur le salaire minimal  ou «de subsistance » nuisent souvent aux gens qu’ils sont censés aider. Dans un article en 2010 sur les usines fermant leurs portes pour ne pas payer le salaire minimum, et les protestations des employés ainsi mis au chômage, le Times titrait en couverture : les lois sur le salaire Étranglent les PAUVRES DE L’AFRIQUE DU SUD. En d’autres termes, lorsque le gouvernement s’implique dans l’établissement des niveaux de salaire, il coupe les échelons les plus bas de l’échelle économique, ce qui rend la recherche de travail plus difficile pour les pauvres. Les avantages de ces lois servent surtout ceux qui ont déjà un emploi.

Cela fait penser au « Tale of two cities ». (NDLT : un roman de Charles Dickens)

Howard Husock est un « contributing editor » de City Journal. Il est « the Manhattan Institute’s vice president for policy research and director of its Social Entrepreneurship Initiative”.

Traduction pour Antidoxe: Impat.

 

56 Commentaires

  1. roturier

    On finira par vous appeler âgecannonix, Impat.
    Le SMIG (salaire minimum interprofessionnel garanti) n’existe plus depuis 1970. Cela fait 44 ans qu’il est remplacé par le SMIC (salaire minimum interprofessionnel de croissance).
    Ce qui en fait actuellement une manipulation propagandiste de plus des mots. Croissance? Laquelle?

    Cela dit, pourquoi aller chercher un article de journal américain donnant un exemple Sud-Africain au nouveau maire de New-York, alors que nous avons tous les exemples à notre porte?

    L’Allemagne n’a pas, à toutes fins utiles, de SMIC. Il existe des accords régionaux, locaux, sectoriels, en fonction de la zone géographique (du Land) et de la branche économique en question; entre les puissants syndicats allemands ayant l’intérêt général à coeur; dont celui des chômeurs à la recherche d’un emploi comme celui de leurs membres travailleurs ; et les employeurs ayant, finalement, les mêmes intérêts.
    Les entreprises paient le SMIC raisonnable en fonction de leurs situations particulières.
    C’est ainsi qu’un métallo chez Mercedes à Stuttgart peut percevoir un SMIC (horaire) trois fois supérieur à celui d’une shampouineuse à Leipzig, dans l’ancienne RDA.
    Mercedes peut payer, le salon de coiffure à Leipzig non.

    Et depuis les reformes Schroeder de 2002/2003 il est possible, en Allemagne, de payer bien moins que le SMIC dans des cas particuliers.

    Et que l’on ne se fasse pas d’illusions : la nouvelle coalition en Allemagne se gardera bien de modifier réellement cette situation ; l’opulence (si, si…) économique du pays est à ce prix.

    Accessoirement : l’Allemagne n’a pas, non plus, à toutes fins utile, d’Education Nationale. Mais je radote des hors-sujet.
    Moi aussi, âgecannonix.

  2. Roturier vous donnez vous-même la réponse à votre question…attendue.
    Le salaire minimal américain a été ici traduit par SMIG car il est garanti mais non lié à la croissance. Le salaire minimal français, lui, est lié à la croissance d’où son nom de SMIC.
    Traduire le salaire minimal américain par SMIC eut donc été une traduction/trahison.
    Un piège, ça joue son rôle, c’est fait pour y tomber. 🙂

  3. Lisa

    Je préfère, une erreur comme celle là paraissait ompossible.

  4. roturier

    Rien que pour avoir le dernier mot: l’Ifrap (en 2006, il est vrai) utilise le terme Smic aussi bien pour les USA que pour la France.
    http://www.ifrap.org/Le-SMIC-en-France-et-aux-Etats-Unis,133.html

    Ce lien est d’ailleurs intéressant puisqu’il fait ressortir:
    -Le fait qu’il existe certes un minimum fédéral, mais chaque state, voire ville, peut avoir le sien.
    -La différence entre le Smic français, trappe à pauvreté, et l’américain, tremplin pour mieux faire.

  5. QuadPater

    Il y a un bug dans cette phrase :

    l’exemple de l’Afrique du Sud, qui démontre l’effet néfaste d’un niveau de salaires est plus élevé que ce que le marché du travail peut supporter.

    « … plus élevé que celui que le marché… » serait plus correct.

  6. roturier

    Le « EST » est de trop, c’est tout (j’allais écrire c tout mais j’étais pris d’effroi).

  7. QuadPater

    Si je résume, il pourrait y avoir en France moins de chômeurs si on acceptait de supprimer la notion de niveau minimal national de rémunération.
    Une modulation géographique me paraît absurde, de même qu’une modulation par branche d’activité. La seule modulation qui semble à première vue tenir la route est la prise en compte de la taille de l’entreprise, ou plus exactement du CA.
    Toujours à première vue, en imaginant que le SMIC soit carrément supprimé, il se pourrait bien qu’au bout de quelque temps le plus petit salaire soit égal ou un peu supérieur au RSA.

  8. QuadPater

    roturier, c’est ce que j’allais écrire. Mais je me suis ravisé : la phrase parle de « l’effet néfaste d’un niveau de salaire plus élevé que ce que le marché peut supporter (sous-entendu en terme de niveau de salaire) », d’où le « celui que ».

  9. Ce qui serait à creuser, à mon avis, serait un salaire minimal garanti lié automatiquement au taux de chômage. Avec une formule bien étudiée on arriverait ainsi à une régulation : si le chômage passe au-dessous d’un certain niveau, le salaire minimal monte. Si le chômage devient trop fort, le salaire minimal baisse, ce qui fait baisser le chômage etc. On atteindrait un point d’équilibre.

  10. On aurait aussi des travailleurs pauvres qui ne pourraient même plus se loger. Déjà que dans la situation actuelle, les loyers sont à des prix exorbitants.
    Ceux qui s’en sortent bien sont ceux qui vivent avec le RSA, ont des logements sociaux, touchent les aides et qui pour certains d’entre eux vivent de rapine ou de trafics en tous genres.

  11. Patrick

    Au fait, il n’y a pas un film en ce moment qui s’appelle « la désolation de Smig » ?
    Ah, on me souffle que c’est Smaug !

  12. QuadPater

    Impat, quand il y a beaucoup de demande d’un produit, son prix monte. Vous voulez appliquer cela au produit « travailleur ». Pourquoi pas ?
    Mais attention, un socialiste vigilant aurait tôt fait de reformuler votre suggestion ainsi : « quand le chômage est bas on punit les patrons, et on les récompense quand il augmente ». Donc comme ce sont lesdits patrons qui créent et entretiennent le chômage, votre proposition aura les effets inverses de ceux que vous escomptez.

  13. QuadPater

    Patrick :

    On aurait aussi des travailleurs pauvres qui ne pourraient même plus se loger.

    Ça me fait penser que nous n’avons pas abordé le sujet « comment le libéralisme voit le problème du logement ».

  14. Patrick,… « On aurait aussi des travailleurs pauvres qui ne pourraient même plus se loger »…
    On aurait surtout un total de travailleurs pauvres + chômeurs plus faible qu’aujourd’hui. Comment peuvent se loger les chômeurs, aujourd’hui ?
    Votre remarque confirme une chose qui me frappe toujours : dans notre pays le sort des chômeurs ne compte pas.
    Je pense, moi, qu’il est bien plus douloureux d’être chômeur involontaire que travailleur pauvre.
    Sur un autre message, car maintenant je suis pris, je tenterai de montrer que sans chômage le SMIC ne serait plus nécessaire, sinon comme filet de sécurité assez bas, car tout le monde serait payé au-dessus.

  15. Le commentaire ci-après est purement théorique, il est juste destiné à montrer ce que serait le problème des salaires, Smic et plus haut, et en même temps du bien-être au travail, si tout n’était pas faussé par le chômage aberrant que nous connaissons. En d’autres termes, montrer qu’en période de plein emploi on assiste à une forte poussée des salaires et à des travailleurs mieux dans leur peau.
    A noter au passage que le plein emploi, ça existe. On l’a oublié en France, mais ça existe, ce n’est pas une vue de l’esprit.
    Donc imaginez qu’on soit en « flexisécurité » et au plein emploi (moins de 5 % de chômeurs). Les entreprises ayant besoin de « main d’œuvre » (c’est le cas d’une majorité d’entre elles, dès aujourd’hui), cherchent à embaucher. Elles trouvent difficilement, donc les salaires augmentent, et ce pour tous les niveaux. Jusque là c’est évident, et pourtant vrai. Mais mieux : les salariés mécontents de leur travail, et/ou de leur patron, n’ont aujourd’hui d’autre solution que courber l’échine de crainte d’être viré. En plein emploi au contraire ils peuvent dire merde au patron, ils en trouveront un autre.
    Quant au SMIC, dans cette hypothèse de plein emploi, il ne sert théoriquement à rien. Il faut le conserver quand même pour les cas extrêmes, les « margoulins sans éthique et pas malins » mais il n’est plus qu’un filet de sécurité.
    Enfin il faut préciser que si le niveau des salaires, Smic compris, a une influence sur le chômage, cette influence n’est pas la plus importante : elle s’efface devant les rigidités du code du travail, dont la quasi impossibilité de licencier.
    Encore une remarque. Notre cher Hollande, même lui, est bien conscient qu’une augmentation du SMIC fait monter le chômage. Lui, ou au moins ses conseillers. Sinon comment expliquez-vous que malgré ses promesses et son électoralisme il n’ait jamais donné de « coup de pouce » au SMIC ? (une seule fois, et de…0,1 %). La raison, c’est qu’il croyait encore à sa chance de réussir à inverser la fameuse courbe. Le choix était douloureux, d’ailleurs en ce domaine il l’est toujours…

  16. Quad,… « comment le libéralisme voit le problème du logement »…
    Le libéralisme je ne sais pas. Mais pour ma part je sais comment je le vois.
    Une seule méthode tient la route. Multiplier les logements, les logements de tous niveaux, par forte incitation fiscale à la construction et libération des loyers.
    Quand il y aura trop de logements, les prix des loyers chuteront.
    Une autre manière de décrire la méthode : faire le contraire de ce que fait le gouvernement actuel.
    De mémoire, le nombre de permis de construire vient de passer en deux ans de 500.000 à 300.000 par an.

    PS. Une difficulté importante et indépendante du gouvernement : le besoin en logements a explosé à cause des divorces et des « séparations ».

  17. Souris donc

    Au secours ! On est déjà assez urbanisés comme ça ! Le « besoin » en logements ne viendrait-il pas aussi un peu des 200 000 immigrés légaux sans compter les clandestins par an ? L’équivalent d’une grande ville, avec ses besoins en équipements et personnels ?

  18. Souris,… « assez urbanisés comme ça »…
    Ya qu’à construire des villes à la campagne.

  19. roturier

    Quad 3 mars 2014 à 17:55 :
    Pourquoi diantre « Une modulation géographique me paraît absurde, de même qu’une modulation par branche d’activité » ?
    Alors qu’on vous démontre que ça marche, et assez bien, ailleurs?
    Depuis quand « me parait » est un argument?
    Moi, il ma parait que vous pourriez vous abstenir de cette phrase; sinon, l’argumenter.

  20. roturier

    Bonne formule, Impat.
    Devrait permettre un salaire négatif dans certaines circonstances.
    Nous y allons d’ailleurs.

  21. roturier

    Bon, trêve de plaisanteries, passons aux choses sérieuses.

    Pourquoi y a-t-il un France un seul Smic uniforme quelque soit le lieu et la branche d’activité ?
    Pour la même raison qu’il y a une Education Nationalllleee.
    Car la France est unie et indivisible ; elle doit donc être uniforme, monobloc, monochrome.

    Car sa gouvernance, fonctionnaire avant d’être de gauche, de droite ou d’ailleurs, ne se satisferait jamais d’autre chose que le pouvoir sur le tout ; n’accepterait jamais être réduite au niveau local ou régional.

    Car le jacobinisme et le colbertisme ont sauté à pieds joints au dessus de la soi-disant Révolution pour contaminer la naissante République.

    Car le pouvoir appartient à la classe fonctionnaire, donc à l’Etat, et non aux citoyens.

    Ceci en vertu de la règle qui permet au fonctionnaire de présenter une candidature à un poste électif politique sans aucun risque ; puisqu’en cas d’échec il retrouve sa place de fonctionnaire.
    Au terme d’ailleurs d’un nombre illimité de mandats, ancienneté comprise.

    Alors que le chauffeur de taxi et le contremaître en bâtiment, certes citoyens ayant le droit de se présenter à l’élection, savent qu’allant à la chasse ils perdraient leur place.

    Ce qui génère une omniprésence de fonctionnaires à l’échelon politique, bafouant le principe fondateur d’égalité des citoyens devant la loi. Générant automatiquement l’augmentation de leur nombre dans la population, ce qui génère, à son tour, l’omniprésence…

    Ce qui transforme la France en un Etat qui dispose d’un pays et non l’inverse.

    Monarchie ou simili-démocratie, même combat : le pouvoir appartient à une aristocratie de privilèges.
    A ceux qui feignent ignorer l’être, premiers à vociférer dès qu’ils croient déceler une « inégalité » ; alors qu’ils en sont les premiers bénéficiaires.

    Qui dira leur hypocrisie aux tenants de l’égalitude, vu que ceux dont la voix porte en partagent les privilègent ?

  22. roturier

    Privilèges… Ma plume a fourché….

  23. QuadPater

    roturier.

    Quand je dis qu’un truc me paraît absurde c’est en fait que je n’en vois pas la logique. Vous remarquerez que je n’ai pas dit que c’était idiot.
    Je ne vois vraiment aucune raison pour que le SMIC soit à 1000€ en PACA et à 1200 en Aquitaine, par exemple. Expliquez-moi.
    Expliquez moi aussi pourquoi il serait bon que le salaire min en vigueur dans une épicerie de 2 salariés soit le même que dans un hypermarché qui en emploie 200 et différent de celui d’une agence de voyages (de, pareil, 2 salariés).

  24. Souris donc

    Traversez la France par les nationales, vous verrez qu’elle est hérissée de panneaux A vendre. Les villes moyennes voient leur centre se désertifier, les commerces ferment, les maisons se dégradent, panneaux A vendre partout.
    Le marché de l’immobilier est atone, ce n’est pas faute de mises en chantier, c’est parce que les banques sont frileuses, elles ne veulent plus de « mauvais risques » et ce, pas par méchanceté, mais en raison de Bâle II (obligation faite aux banquiers d’augmenter leur capital au prorata de leurs engagements).
    La libre circulation des biens et des personnes devrait permettre de déverser nos surplus en Espagne, il y a des masses d’immeubles vacants. Torremolinos, le rêve.

  25. QuadPater

    Pas d’accord, Impat. La régulation c’est très bien (et ça fonctionne) mais cela prend du temps. Pour le logement il faudrait au moins lancer la machine par des mesures coercitives à effet rapide. Parce qu’on peut se passer de beaucoup de choses qu’on trouve trop chères, mais pas d’un logement.
    D’un autre côté lorsque la mise en location de son bien n’est pas la source principale de revenu d’un propriétaire, il est moins sensible au raisonnement « moins de demande donc je baisse le loyer ». Alors la régulation, je demande à voir.

  26. roturier

    Un Smic de 1500€ à Paris et de 900€ en Corrèze, ça vous parle mieux?

    Un Smic de 1500€ dans uns startup informatique à Toulouse et de 900€ dans un élevage de poulets à Perpète-les-Zouaves, ça vous parle mieux?

    La France n’est-elle pas trop importante (surface, population etc…) et trop diverse pour avoir les mêmes règles partout?

    Par ailleurs, que faites-vous comme métier, Quad? Et ou? L’expérience me montre que tout ne peut pas forcément être expliqué à tout le monde.
    Auquel cas il faut voir ce qui ne marche pas ici et ce qui marche ailleurs. Comprendre n’est pas obligatoire, certains, intelligents et érudits par ailleurs, n’ont pas forcément les bases.

  27. QuadPater

    Un Smic de 1500€ à Paris et de 900€ en Corrèze, ça vous parle mieux?

    C’est la gestion socialiste dans toute son horreur : vous constatez que les prix sont plus élevés à Paris donc vous payez plus les ouvriers. Enfin, vous imposez aux patrons de les payer plus.
    Je reprends donc parce que vous ne suivez plus.
    Nous parlons des effets du montant variable du SMIC sur les embauches. Sur le comportement des employeurs.
    Une embauche, qu’elle soit à Paris ou dans la Creuse, est proportionnellement beaucoup plus lourde pour une TPE que pour une entreprise de 100 salariés. C’est pourquoi j’évoquais le CA comme critère.

  28. roturier

    Rappel: « Par ailleurs, que faites-vous comme métier, Quad? Et ou? ».
    Plus je vous lis, plus la question se pose.

  29. QuadPater

    Je ne suis pas l’objet de la discussion, mon ami. Je vous demande juste de m’expliquer le raisonnement qui vous fait penser que la RP a globalement besoin d’un SMIC supérieur à celui de la Creuse, comment intervient le critère géographique dans notre scénario.

  30. … « la France par les nationales, vous verrez qu’elle est hérissée de panneaux A vendre. »…
    Non Souris ce n’est pas le cas, sauf dans certains endroits, certains villages qui déperissent.
    Si il y a une relative crise du logement c’est que nous manquons de logements. Quant à l’urbanisation échevelée, rassurez-vous, la France est un désert vert. Depuis les nationales on ne voit qu’un tout petit bout du pays.
    Le problème essentiel est que « la pierre » qui fut longtemps l’investissement prioritaire des investisseurs, ne l’est plus parce les locations sont ingérables. Un locataire qui ne paye pas son loyer, il faut le garder quand même pendant plusieurs mois et plusieurs procès. Tiens, ce problème rejoint celui des licenciements, avec le même résultat : moins de jobs, moins de logements.

  31. Souris donc

    J’ai dit « nationales » et j’aurais pu ajouter « départementales », car c’est pire encore. La relance par le bâtiment est de la folie pure, c’est du Duflot, un tonneau des Danaïdes, plus il y a de logements sociaux et plus il en faut. Un appel d’air sans fin. Et on y pratique la préférence immigrée puisque le critère d’attribution prioritaire est le nombre d’enfants.
    Ce qui était valable après guerre, reconstruction, quand le bâtiment va tout va, c’est un stéréotype comme on doit dire maintenant, plus aucune pertinence. Des logements, il y en a trop, mais mal attribués. Si on ne change pas les critères d’attribution, les mêmes resteront sur le carreau.
    Entièrement d’accord sur le problème de l’insolvabilité du locataire d’un côté, et des propriétaires qui ne veulent plus louer, de l’autre (et logements vacants, là encore).
    L’investissement « pierre » maintenant, c’est la SCPI. Plus besoin de s’emmerder avec les clauses léonines en faveur des locataires indélicats. On ne loue plus qu’à des sociétés. La société est défaillante, le lendemain ses cartons sont sur le trottoir.

  32. QuadPater

    Je rêve ou la Souris nous déconstruit des stéréotypes ?

  33. … « J’ai dit « nationales » et j’aurais pu ajouter « départementales », car c’est pire encore. La relance par le bâtiment est de la folie pure, c’est du Duflot, »…
    Désolé, Souris, c’est là une vue de l’esprit. Nationale, départementales, ou chemin vicinaux, affichent beaucoup moins de « maison à vendre » qu’ils ne le faisaient dans les années 70. Quant à la référence à Duflot, elle est pour le moins mal choisie car les permis de construire sont en forte baisse depuis deux ans.
    Ce que vous dites est vrai en ce qui concerne les logements sociaux, qui ne sont qu’une face du problème.
    Bon, je pars dans les Pyrénées…pour chercher une maison. 🙂

  34. roturier

    La France, dit Impat, « est un désert vert ».
    Désert, pas vraiment. Vert, assez largement. Heureusement.
    Il y a de la place, de l’eau, de l’air pas trop pollué, des paysages, un immense héritage culturel.
    Une fortune inestimable dans ce bas monde. Il n y a qu’à voyager et comparer.
    Il faut gérer tout ça.
    Je radote encore.

  35. Souris donc

    Puisque mon exemple vous semble trop plouc ou trop axé sur le logement social, prenons Paris intra-muros.
    40 000 logements vacants (le triple selon le DAL).
    La Mairie fait la chasse aux faux loueurs saisonniers, des particuliers qui, pour contourner la loi, passent par des sociétés spécialisées dans la location meublée temporaire. Qui s’éternise.
    Et maintenant, il y a une nouvelle catégorie d’investisseurs, du Golfe notamment, qui achètent et attendent tranquillement la plus-value, sans songer une seule seconde à louer à qui que ce soit. En tant qu’étrangers, ils jouissent d’une indulgence fiscale particulière, puisqu’ils sont exonérés de la taxe sur la vacance.

    Oui, Quad faut bien déconstruire le stéréotype, j’aurais mis des smiley qui s’esclaffent, si je savais faire.

  36. roturier

    Vu que Quad use de subterfuges (« Je ne suis pas l’objet de la discussion… ») pour ne pas fournir un minimum d’info sur ses compétences en la matière sur laquelle il s’exprime, (pourquoi d’ailleurs, vu qu’il est sous pseudo, ne pas être franc et avouer « je n’y connais rien ») je déclinerais brièvement les miennes :
    Retraité, ancien chef d’entreprise, ancien conseiller prud’homal, de formation ingénieur, ayant vécu et travaillé dans trois pays différents.

    A la question de Quad pourquoi « la RP a globalement besoin d’un SMIC supérieur à celui de la Creuse » je réponds : mais de quelle planète venez-vous de tomber ? En moyenne, le coût de la vie en RP est au moins le double qu’en Creuse (rien que le loyer est au moins Quad…ruple) et les entreprises y sont « au cœur de l’action », sur des marchés plus porteurs et capables de mieux payer. Rappelons-nous les trois principes du commerce : l’emplacement, l’emplacement et l’emplacement.

    Votre proposition d’utiliser le CA comme critère de modulation du salaire :
    • Elle suppose déjà qu’un Smic pan-français généralisé et uniforme n’est pas la bonne solution. Pas trop tôt ; bienvenu au club.
    • Prenons une start-up informatique de 5 salariés à Toulouse. Elle est susceptible de générer vite fait des résultats permettant de payer des salaires d’au moins 2500€/mois. Elle serait d’ailleurs dans cette obligation, vu que ses salariés disposent de compétences permettant d’aller voir ailleurs. MAIS prenons sa voisine, usine textile de 200 salariés. Lui imposer le Smic français délocaliserait toute la production en Bangladesh et mettrait tout le monde sur le carreau ; d’ailleurs c’est ce qui se passe… Or, l’usine textile réalise un CA 10 fois supérieur à la start-up citée… Très mauvais critère donc, le CA. Avec l’effet pervers habituel dès qu’on introduit un seuil dans le champ réglementaire : l’employeur qui saurait qu’augmenter son CA augmenterait les salaires à payer éviterait automatiquement d’embaucher pour ne pas augmenter son CA…

    Je vous rends le compliment : la mentalité derrière cette idée repose sur l’hypothèse « socialisante » du patron voyou, à punir dès qu’il augmente son activité. En êtes-vous seulement conscient ?

    Avec un minimum de connaissances en la matière vous auriez peut-être proposé, au lieu du critère (parfois hélas d’obésité…) qui est le CA, un critère de rentabilité.
    Comme, pas exemple, le EBE (excédent brut d’exploitation) ; ou la MBA (marge brute d’autofinancement, dite aussi « cash-flow »). Voire, pourquoi pas, le résultat avant impôts.

    MAIS ils sont tous comme l’entreprise : fortement fluctuants d’une année sur l’autre (le CA d’ailleurs aussi); certains passant parfois du positif au négatif ; et en décalage : ceux de l’année N ne sont souvent connus qu’au milieu de l’année N+1. Et les entreprises disposent de moyens, parfaitement légaux, pour les « présenter » à leur sauce. J’abrège.

    Allez-vous faire fluctuer les salaires en conséquence ? Quitte à monter des usines à gaz comptables, imposant aux salariés éventuellement de rembourser de trop-payés des années précédentes ? Moyennant discordes devant la justice ?

    Voudriez-vous aggraver davantage la folie réglementaire qui s’est emparé de ce pays et qui l’envoie par le fonds?

  37. QuadPater

    N’essayez pas de me titiller, mon Roro. D’une je suis d’excellente humeur et de deux il y a 3 jours je dévoilais ici même un secret bien gardé : il existe des domaines que je maîtrise un peu plus que l’économie. :;)

    Je maintiens quand même que l’idée d’augmenter les salaires pour suivre « le coût de la vie » est une socialistitude absolue qui mène à une spirale infernale, les prix s’adaptant avec enthousiasme aux salaires qui grimpent pour suivre les prix qui…
    Regardez ce qui se passe outre mer, tiens, à Kourou par exemple. Comme dans l’histoire de la poule et l’œuf on ne sait pas qui a commencé, mais les prix augmentent devant les beaux salaires des employés du CNES… salaires justifiés, comme par hasard, par les prix très élevés…
    J’évoque Kourou parce que c’est quasiment une caricature, les Guyanais de souche non employés par la Base et n’occupant pas un des 8000 emplois indirects se logent comme ils peuvent et ne peuvent même pas s’approvisionner dans les mêmes magasins que les CNES-boys.
    Mais c’est en gros la même histoire dans tous les DOM-TOM.

  38. roturier

    J’imagine que vous vous référez à votre 1 mars 2014 à 11:26 ? Mais, nous sommes d’accord: il existe sans doute des domaines que vous maîtrisez un peu plus que l’économie. Le contraire me semble impossible…

    Cela dit, le phénomène du coût de la vie dans les DOM-TOM est particulier. Kourou est un cas, certes vrai mais caricatural. Ce sont des économies « iliennes » ; la Corse, d’ailleurs, toutes proportions gardées n’est pas loin d’être dans un cas semblable. Tout le monde y veut son I-Phone mais le territoire n’est pas foutu de fabriquer un yaourt aux normes ; trop petit, devenu dépendant d’une métropole source de tout et développant de ce fait des rapports amour-haine avec elle de type Œdipal ; souhaitant l’indépendance et en ayant une trouille bleue.

    Trêve.

    Autant je suis favorable à une réglementation souple et adaptée aux contraintes et possibilités au K par K (si vous permettez ce langage sms…) vous touchez à un autre pb sur lequel nous pourrions être d’accord : la mécanique infernale qui augmente le Smic automatiquement en fonction de l’inflation ; avec des ponctuels « coups de pouce » ; est étroitement liée au fait qu’il soit devenu une trappe à pauvreté en France et un boulet pour son économie.

  39. QuadPater

    Nous sommes globalement d’accord, pas la peine de pinailler.
    En dehors de ses réglages et variations, le problème posé par le SMIC est son existence même.
    Y aurait-il une différence entre une France complètement désmiquée et une France avec un SMIC dont le montant serait juste supérieur au RMI ?

  40. roturier

    Je ne prétends pas savoir mieux faire que l’Allemagne et les USA.
    Aucun des deux pays n’a supprimé le Smic; certes globalement inférieur au français et plus souple, mieux adaptable aux divers cas que peut présenter l’économie.
    Le Smic doit d’ailleurs ne pas être trop proche du RMI, sinon quelle incitation à travailler au Smic?

    Cela dit, il n y a pas que ce paramètre-là à régler plus finement.

    Entre (beaucoup) d’autres choses, il y a aussi la générosité des Assedic (générosité aux frais des autres…); très supérieure à celle pratiquée sous d’autres cieux.

    L’indemnisation est trop forte et d’une durée trop importante.
    De nombreux salariés n’ont donc pas vraiment peur du chômage; pour certains c’est un mode opératoire courant, un « plan de carrière »: on bosse plusieurs mois, on reconstitue ses droits Assedic, on se fait licencier, on se repose ou on bosse au noir en percevant les Assedic simultanément, on retrouve du boulot, on reconstitue ses droits…
    Des intermittents professionnels, mais non du spectacle, ils connaissent parfaitement les règles de l’Assedic.
    J’en connais perso.

    Ceci explique d’ailleurs une partie du déficit abyssal de l’Unedic.
    Et le peu de motivation de pas mal de salariés à TOUT faire pour que leur entreprise marche.

    Un jour de moindre flemme je tenterai de démontrer mon hypothèse : que la « couverture sociale » à la française est la conséquence du choc fondateur post-libération.
    Le parti communiste étant à l’époque le plus important de France, étayé par l’immense sympathie que suscitait l’Union Soviétique dans la foulée de la guerre.
    Il fallait, pour ne pas le retrouver au pouvoir en France et cette dernière au service de Staline, le court-circuiter à sa gauche.

    D’où un discours promettant tout et n’importe quoi.
    D’où un Etat-providence utopique, condamné à terme à la faillite.
    Et qui a tenu quand même pendant les 30 glorieuses ; vu qu’elles l’étaient.

    Et qui se fissure depuis et menace de s’effondrer actuellement ; l’utopie est éphémère.

  41. Souris donc

    Le SMIC en Allemagne est prévu pour 2017…s’il voit le jour. (Roturier, post1)
    Il est en concurrence avec les « minijobs », contrats précaires, créés par Schröder. Emplois à temps partiel payés 450 € , dispensés de charges sociales et qui peuvent être cumulés avec l’aide sociale, ou exercés en plus d’un emploi ordinaire.
    Ne pas oublier que les Allemands ont absorbé un pays entier, la RDA, où les salaires étaient soviétiquement bas. D’autre part, que ce SMIC est une concession dans le cadre des accords de coalition CDU-SPD ( comme si UMP+PS gouvernaient ensemble…). Selon moi, le patronat allemand ne va pas lâcher le morceau de sitôt, car ils tiennent à leurs exportations.

    Le Smic modulable me semble une usine à gaz, comme le loyer virtuel des Verts qui augmenterait le revenu imposable, et les impôts, de ceux qui sont propriétaires de leur résidence principale.

  42. roturier

    Vos infos sont indéniables, Liebchen.
    Votre opinion, en revanche, est la vôtre (« Le Smic modulable me semble une usine à gaz »).
    Cela marche en Allemagne, modulé en fonction des régions et des domaines d’activité.

    Je ne vois perso aucun rapport avec la peste verdâtre (« loyer virtuel ») dont le fondement est un appel à la vendetta populaire contre les « riches » (à savoir ceux qui ont économisé à la sueur de leur front pour accéder à une modeste habitation en (co-)propriété).

    Sont-ils seulement conscients, ces croyants, des racines (judéo-) chrétiennes de leur foi? (« Il est plus facile pour un chameau de passer dans le chas d’une aiguille qu’à un riche d’accéder au royaume des cieux… »).

  43. Guenièvre

     » désmiquée » ? c’est un néologisme Quapaterien ? 🙂
    C’est joli et ça sonne comme quelque chose d’un peu coquin : une France désmiquée …

  44. Souris donc

    Le rapport est que ce sont des usines à gaz, où l’on voit libéralisme et collectivisme se rejoindre dans un goût outrancier pour la personnalisation. On pourrait ajouter la progressivité de l’impôt, alors qu’il l’est déjà naturellement par le volume des revenus déclarés.
    Et puisqu’il est question de racines chrétiennes, ajoutons « A chacun selon ses besoins », maxime marxiste.

  45. roturier

    Je tiens à garder le « judéo-chrétien ».

    Je ne me satisfais pas, en l’occurrence, du « chrétien » puisque la culpabilisation du « riche » est consubstantielle à certains messages dudit « Ancien » testament.

    Karl Marx n’est pas tombé d’une autre planète (Groucho non plus d’ailleurs).

  46. Non Non non. Un salaire minimum est le pire qu’on puisse faire pour les chômeurs. Toutes les études le montrent. Ce n’est qu’en fois de plus les bons sentiments qui prennent le relai sur la réalité. So tiring. !

  47. Salaire minimum et RMI Expat !

  48. roturier

    Mouais, Expat 6 mars 2014 à 21:29 .
    Pour combattre le chômage: pas de Smic; ni RMI, dit Tibor.

    Mais, puisque vous terminez en Anglais, il faut reconnaître que nous sommes réduits à « walking the straight and narrow », régler finement pour trouver un chemin intermédiaire.
    Retirer les filets de sécurité provoquerait, nul doute, un séisme; le « printemps français » qui en résulterait ne laisserait rien debout et transformerait le souvenir de mai 68 en promenade champêtre.

    Donnez-moi l’exemple d’un pays, UN SEUL, dont le fonctionnement est enviable vu de France et qui n’a ni Smic ni RMI ou un autre système de « matelas » pour empêcher les pauvres de n’avoir rien à perdre.

  49. Bonjour Expat (6 mars 2014 à 21:29)
    Dans les entreprises que vous connaissez bien, quel nombre environ d’employés supplémentaires auriez-vous si le SMIC n’existait pas ? Juste une idée approximative ?

  50. roturier

    Perso j’estime que l’abolition (totale) du Smic permettrait le plein emploi en France (ce qui équivaut à un taux de chômage d’environ 5%).
    Mais aussi, l’effondrement de toute la grille salariale; une baisse générale et considérable des salaires.

    A CONDITION que la révolution ne prenne pas cette évolution de vitesse; que cette évolution ait le temps de transformer l’économie vers une industrie entièrement dédiée à l’export et l’arrêt des importations vu la baisse du coût du travail et du pouvoir d’achat des Français.

    Au cas contraire, que je considère comme le plus plausible, à savoir que la révolution balaie tout avant que l’économie ait le temps d’évoluer, tout serait par terre et la France deviendrait un tiers-monde.

    C’est pourquoi je crois au réglage fin, mais non au démantèlement radical des filets de sécurité: Smic, RMI, Assedic.

  51. @ roturier : l’Allemagne. Il suffit d’abolir la secu pour que la françe ait mieux

  52. roturier

    @ Expat 7 mars 2014 à 19:54 : je devine que « la françe ait mieux » voudrait dire « que la France aille mieux ».

    Si tel est le cas, quel rapport avec l’Allemagne? L’Allemagne a bien une sécurité sociale. Pas identique à la française certes.
    La sécu est absolument l’un des filets de sécurité que je garderais; mais finement réglé; non la prétention actuelle à la « générosité » sans limites, aux frais des autres, intenable.

    Je réitère ma question d’hier matin:
    Donnez-moi l’exemple d’un pays, UN SEUL, dont le fonctionnement est enviable vu de France et qui n’a ni Smic ni RMI ou un autre système de « matelas » pour empêcher les pauvres de n’avoir rien à perdre.

  53. Souris donc

    Roturier et Impat
    Bien vu, Roturier, le RMI ou RSA, revenu de survie pour « empêcher les pauvres de n’avoir rien à perdre », on achète la paix sociale comme quand on abandonne le 9-3 au marché informel.
    Quand aux minima du minimum, c’est en Nouvelle-Zélande où ils ont la notion d »‘indigence » pour la Sécu.

  54. Souris donc

    Je me suis emmêlé les pinceaux dans l’impat/expat, C’était pour Expat et son hypothèse sur la suppression de la Sécu.
    Bonjour Expat, je suis mal réveillée.

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