Sombre France, 2/2.

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Sombre France, seconde partie.

City Journal, hiver 2014

N’étant plus un chef de file mondial, la France contemporaine a apparemment conclu qu’elle n’est plus rien, et s’abandonne à l’auto dénigrement. Une nation qui il n’y a pas si longtemps brandissait sa langue comme l’idiome naturel de la race humaine semble maintenant ne savoir que gémir, ressasser le passé, lécher ses plaies, et sans cesse énumérer ses fautes, mais avec une auto-satisfaction suspecte. Chaque année, des dizaines de livres sont publiés en France vantant le charme du désespoir. Les Français ne s’aiment plus : ils sont l’une des populations les plus dépressives du monde,  grands consommateurs de médicaments psychotropes et de tranquillisants, et ne s’attendent pas non plus à être aimés des autres. Un pays si peu sûr de lui-même, il va sans dire, est incapable de susciter l’enthousiasme parmi les jeunes, immigrants ou « de souche ».

Pour dire les choses crûment, la France n’est pas là où les choses se passent de nos jours. D’autres acteurs dominent la scène mondiale: le monde anglo-saxon, l’Allemagne, les États du Golfe, les puissances montantes de l’Asie, les pays émergents de l’Afrique. L’Histoire est passée, nous avons vieilli sans trouver des sources de renouveau. Autrefois  la France s’estimait à l’étroit sur son territoire modeste, maintenant elle se détache elle-même de l’Europe, et du monde, à la manière d’un vieil homme qui sent l’approche de la mort.

Pourtant, plus la France devient provinciale, plus elle sombre dans une pathétique véhémence. Lyrisme pur et formules vides remplacent l’action concrète. Les économistes, philosophes, politiciens,  sociologues, à l’opposé des marchands de malheur, ont cherché à défendre le modèle social français, décrivant le reste de l’humanité comme étant dans l’erreur, et même profondément malade. Nous avons entendu, par exemple,  Jean-Luc Mélenchon, président du « Front de Gauche », raconter en toute invraisemblance  que l’Allemagne se trouvait dans une situation désespérée, et non pas la France, malgré l’évidente santé économique comparée de notre voisin. Le Président Hollande transmet un message similaire quand il assure aux citoyens que l’économie française est de retour, ou le sera bientôt, et que nous pouvons à nouveau dormir tranquille. La presse pro-Hollande est magistrale dans sa livraison répétée de cette leçon. Ce type de journalisme me rappelle une chanson qui est devenue célèbre avant la Seconde Guerre mondiale: « Tout va très bien, madame la marquise, tout va très bien…  /… les écuries brûlent, le château est en flammes,  tout va très bien, madame la marquise. »

La France contemporaine, ainsi, combine l’arrogance avec la haine de soi. Une vanité sans pareille, enracinée dans les époques de Louis XIV et de la Révolution française, avec le manque de confiance typique des nations en déclin. La France manque à la fois de la fière assurance sans laquelle rien de grand ne peut être accompli, celle qui a longtemps caractérisé les États-Unis et, plus récemment, la Chine et l’Inde, et de la curiosité pour les autres cultures, de la passion d’apprendre de ce qui est étranger, signe d’intelligence et de raison. Notre attitude nous amène à perdre sur les deux fronts: la prétention nous empêche de bénéficier des expériences des autres, le doute nous paralyse.

La France demeure bénie par sa beauté extraordinaire, qui attire 70 millions de touristes chaque année, et elle peut encore se prévaloir de multinationales prospères, d’une jeunesse bien éduquée, d’une armée efficace, d’une richesse géologique, et d’une surface maritime qui s’étend de la Méditerranée au Pacifique et comprend les océans Atlantique et Indien, grâce aux confettis de notre ancien empire. Alors, d’où provient notre étrange faiblesse, à la fois économique et spirituelle ?

Il y a, je crois, deux explications profondes. La première est une haine de l’argent, un double héritage du catholicisme et du républicanisme. Je me souviens, enfant, d’avoir vu à Lyon les familles les plus riches arrivant à la messe dans la moins chère des voitures, vêtues simplement,  pour assister au sacrement. Ce n’est qu’une fois franchies les portes de leur propriété qu’elles donnaient libre cours à leur prospérité, recevant d’autres familles, sortant alors la meilleure argenterie et morigénant les serviteurs. Très loin du plaisir sans borne que les Américains prennent à montrer leur  richesse, l’habitude française est de cacher ses biens, afin de ne pas susciter l’envie.

Pour comprendre l’attitude française à l’égard de l’argent, il faut revenir à la phrase de Balzac bien connue: « Derrière chaque grande fortune il y a un crime », comme si la soif de réussite matérielle venait de la volonté de priver les autres ou de dépraver leurs rêves. Les dirigeants français de gauche et de droite ont dénoncé le sale lucre. En 1919, par exemple, Léon Blum décriait « cette vermine, cette fermentation putride que nous voyons s’étendre sur la surface de notre vie économique ». « Mon seul adversaire, celui de la France elle-même, n’a jamais cessé d’être l’argent », a déclaré Charles de Gaulle dans une interview de 1969 avec André Malraux. Quelques années plus tard, François Mitterrand dénonçait «ce roi, l’argent, qui pollue et détruit tout, même la conscience humaine. » Et Hollande, pour ne pas être en reste, déclarait au cours de la campagne électorale de 2012, non seulement qu’il haïssait les riches, mais aussi qu’il n’avait «qu’un adversaire, la finance internationale.»

Ces proclamations vertueuses ne peuvent pas remplacer la politique factuelle d’une nation moderne. Même si la France fustige le règne de l’argent, notre pays ne parvient pas à soutenir la concurrence mondiale et souffre de stagnation économique et d’austérité obligée. Le roi de l’argent règne sur un désert. De fait, l’argent est ce qui manque en France dans les finances publiques et chez les citoyens (ce que le Français craint avant tout, à une large majorité, est de tomber dans une classe sociale inférieure).

La deuxième explication est un conformisme généralisé, qui découle paradoxalement en partie de notre histoire révolutionnaire. Parce que les Français ont fait une grande révolution il y a plus de deux siècles, ils semblent se croire dispensés du besoin de rénover et de s’adapter. Et ce qui caractérise ce conservatisme est qu’il tend à s’exprimer dans une langue subversive du fait que l’extrême gauche a joué, depuis au moins un demi siècle, le rôle de surmoi de la République française. Toute  loi, toute action, doit être évaluée en fonction de cela : aucun argument économique ou social n’est acceptable s’il ne commence pas par une dénonciation du marché et des puissances financières.

L’anticapitalisme de l’extrême gauche renforce de vieux courants culturels français: l’idée de l’égalité qui est au cœur de la Révolution française, qui inspirera le communisme russe et le jacobinisme, selon lequel l’État est le principal agent de changement dans la nation et qui a contribué à faire disparaître les corps intermédiaires entre l’individu et le gouvernement. A partir de ces idées, il n’est pas surprenant que le libéralisme économique ait si mauvaise presse en France. L’idée que la prospérité de la nation ne découle pas d’une simple décision gouvernementale et que les acteurs privés peuvent renverser les règles du jeu économique ébranle, certaines de nos convictions les plus profondes.

Une note discordante par rapport au défaitisme actuel de la France est le taux de fécondité du pays, parmi les plus élevés dans le Vieux Monde, à travers toutes les classes sociales. La France est violemment schizophrène: nous luttons contre nos idées noires concernant l’avenir, semble-t-il, en repeuplant nos berceaux. Peut-être y voyons-nous la chance d’un nouveau départ, la possibilité que chaque génération possède, de regarder le monde autrement. Une nation vivant de cette manière peut trébucher, même tomber, et toujours se relever meilleure qu’avant. A moins de vouloir être enterré dans son propre mausolée, un pays doit se montrer capable de rompre avec les vieilles habitudes et se renouveler. Avec une démographie positive on peut imaginer plus facilement un tel futur.

Si la France ne veut pas devenir le nouvel homme malade de l’Europe, aux côtés de la Grèce et de l’Espagne, elle doit relever le défi de rivaliser avec ses voisins et les puissances économiques émergentes du monde. En fait elle doit accepter l’existence même comme un défi et entreprendre les changements nécessaires, en conservant, bien sûr, son caractère national. Dans une ère de patriotisme incertain et éphémère, la France doit rester proche de ses enfants,  sans attendre d’eux un attachement sans limite. Peut-être la diaspora récente de la jeunesse ambitieuse sera-t-elle un jour considérée comme le début de son salut.

Pascal Bruckner est un écrivain et philosophe français dont le dernier livre  est  « Le Fanatisme de l’Apocalypse » . Son article a été traduit par Alexis Cornel.

Retraduction française pour Antidoxe : Impat

 

32 Commentaires

  1. Il est un peu dépressif ce type, non ?

  2. … « Il est un peu dépressif ce type, non ? »…
    Ce n’est pas l’impression qu’il me donne. Je trouve le tableau qu’il dessine assez fidèle, avec même parfois un côté bien optimiste quand il dit par exemple que nous avons « une jeunesse bien éduquée ».

  3. Yaakov Rotil

    Je ne crois pas que le taux de fécondité des français qui « ne sont pas issus d’un peuplement récent » – pour ne pas utiliser des mots interdits – soit tellement encourageant…

  4. Guenièvre

    Comme Impat , je trouve que P.Bruckner est très lucide .  » Nous sommes au balcon de l’Histoire à regarder passer les Révolutions  » dit aussi P.Manent ( il cite R. Aron je crois )

    Cette phrase là me semble particulièrement bien trouvée :
    « La France contemporaine, ainsi, combine l’arrogance avec la haine de soi ».
    Faire un état des lieux sans concession et dégager les atouts ce n’est pas être pessimiste .

    Pour revenir sur la première des explications concernant la difficulté de la France à se réformer à savoir l’idée que  » l’État est le principal agent de changement dans la nation  » des historiens font remonter cette idée bien avant la révolution. La France est le seul,pays où l’Etat a précédé la Nation et c’est l’Etat qui est à l’origine de l’unité nationale. La France a connu des périodes de nivellement étatique très forts depuis Philippe Auguste . L’Etat a eu un rôle unificateur et éducateur et cela s’est fait d’une manière coercitive et niveleuse . La langue elle-même fut imposée par l’ordonnance de Villers- Cotterêt…Nos difficultés sont aussi induites par notre propre histoire. Nous avons incarné le modèle de l’Etat-Nation , il est tout à fait normal que nous ayons, plus que les autres , des difficultés à nous adapter à la mondialisation.

  5. Guenièvre,… « la difficulté de la France à se réformer à savoir l’idée que  » l’État est le principal agent de changement dans la nation  » »…
    Mais on pourrait (on aurait pu…) imaginer que l’État, principal agent de changement, soit initiateur et opérateur de changement. Or, hormis la période Sarkozy, cet État ne fut que le principal agent d’immobilisme. A quelle fatalité doit-on cet état de fait ?

  6. Guenièvre

    Un Etat qui demanderait « moins d’état » serait un Etat un peu suicidaire non ?

  7. hathorique

    Bonjour à tous

    Je crois aussi que Bruckner est lucide comme il le fut avec son ouvrage « le sanglot de l’homme blanc »

    « Nous autres, Européens, avons été élevés dans la haine de nous-mêmes, dans la certitude qu’au sein de notre culture un mal essentiel exigeait pénitence. Ce mal tient en deux mots : colonialisme et impérialisme. La mauvaise conscience oriente le regard que nous portons sur nous-mêmes et sur le Tiers-Monde, surtout depuis la fin de la guerre d’Algérie. Elle a créé le  » tiers-mondisme « , idéologie désignant l’Europe et l’Amérique comme la cause unique de tout ce qui est négatif dans l’Histoire. C’est elle encore qui oppose un Sud radieux, peuplé d’agneaux et de martyrs, à un Nord rapace, habité de loups et de nantis ».

    Certes Impat nous avons chez nous une « jeunesse éduquée » , mais je crains que les plus éduqués ne veuillent aller chercher ailleurs un avenir meilleur, la question qui se pose est de savoir si oui ou non ils reviendront de cet ailleurs .

    C’est une excellent chose que d’envoyer ces jeunes gens respirer un air moins pollué et d’ aller voir ailleurs si l’herbe est plus verte, mais s’il s’agissait d’un exil définitif ce serait dramatique pour notre pays car cela le priverait de compétence, d’expérience et de connaissance acquises qui lui seraient tellement profitables

    En France, nous ne pouvons nous résoudre à accepter le fait que comme au 18° et 19° siècle nous ne sommes plus l’une des grandes puissances mondiales et le grand phare démocratique s’il en fut, mais un pays à la croissance déclinante, et surtout que sans l’Europe nous ne serions qu’une puissance à peine moyenne. Nous succombons à l »hédonisme qui considère le plaisir et le contentement de soi comme un bien essentiel, le but de l’existence.

    Nous sommes entrés dans le cercle vicieux de l’angoisse, cette inquiétude, cette situation d’attente, de doute, de solitude nous fait pressentir des malheurs ou des souffrances graves devant lesquels le citoyen se sent impuissant.
    Nous vivons dans un pays d’assistance publique, mais comme celle ci se délite nous nous réfugions davantage dans la sphère privée.

    Comme l’écrivait Hannah Harendt :
    « L’apparition de la cité confère à l’homme « outre sa vie privée, une seconde vie, sa vie politique. Et, désormais, chaque citoyen relève de deux ordres d’existence : il y a, dans sa vie, une distinction très nette entre ce qui lui est propre (idion) et ce qui est commun (koinon) ( ».« la découverte moderne de l’intimité apparaît comme une évasion par rapport au monde extérieur, un refuge cherché dans la subjectivité de l’individu autrefois protégé, abrité par le domaine public »

    Mais face à l’effondrement de la morale publique ( même si elle n’était qu’apparence) effondrement causé par les moyens modernes de communication et de diffusion instantanées tel internet le citoyen se sent désemparé face à cet afflux d’information dont ils ont du mal à faire le tri sélectif.

    Je suis navrée et surtout chagrinée de voir autour de moi autant de jeunes gens qui se désintéressent totalement des prochaines élections, alors qu’elles engageront sinon leur avenir du moins leur devenir
    ou vice versa. Je suis surtout chagrinée de ne pouvoir les convaincre.

    Où sont nos grands intellectuels, où se nichent nos visionnaires, où nidifient nos grands écrivains nos poètes, où écloront nos bâtisseurs du futur, où s’épanouiront nos rêveurs utopistes, nos constructeurs d’avenir.

    Est ce que le principal et meilleur allié de l’immobilisme de l’Etat ne serait pas surtout l’immobilisme et le conservatisme de ses citoyens.

    Nous avons surtout beaucoup évolué sous la pression des institutions européennes.

  8. Guenièvre, comment qualifieriez-vous un obèse qui déciderait de moins manger ?

  9. roturier

    Très juste, La dame, votre 15 mars 2014 à 11:53 « La France est le seul pays où l’Etat a précédé la Nation ».

    La France n’est pas un peuple qui a confié la gérance de ses affaires à une administration dénommée « L’Etat ».
    La France est un Etat (monarchiste, colbertiste, jacobin, centralisé) qui dispose d’un pays.

    D’où les difficultés de toutes les VRAIES reformes puisque pour changer il faut venir à bout de la résistance de l’Etat propriétaire rentier.

  10. Guenièvre

    Impat, je comprends bien mais je ne dis pas qu’il ne faut pas le faire, j’essaie seulement de chercher pourquoi c’est plus difficile en France que dans d’autres pays . ( le  » on est plus nuls que les autres  » outre qu’il n’est pas satisfaisant retombe encore dans l’auto dénigrement ) . Chaque pays a une histoire différente . En Allemagne par exemple l’ Etat Nation s’est construit très tard.

  11. Guenièvre

    La France n’est pas un peuple qui a confié la gérance de ses affaires à une administration dénommée « L’Etat ».
    La France est un Etat (monarchiste, colbertiste, jacobin, centralisé) qui dispose d’un pays. »

    C’est exactement cela roturier !

  12. Guenièvre(15 mars 2014 à 20:09), je comprends bien que vous comprenez bien, le contraire m’eut étonné. Je voulais insister sur le fait qu’un État, même français, qui « demanderait « moins d’état » » est possible. Il ne serait pas suicidaire, il serait intelligent et honnête, est-ce trop lui demander ?

  13. Hathorique,… « s’il s’agissait d’un exil définitif ce serait dramatique pour notre pays car cela le priverait de compétence, d’expérience et de connaissance acquises qui lui seraient tellement profitables »…

    Ah Hathorique, permettez d’abord que je me prosterne devant vous avec extase. Cela, non pas pour la forme, mais à propos de la forme. Car quel plaisir de voir employer ces vrais mots « de compétence, d’expérience et de connaissance acquises » pour dire ce que tout un chacun nomme maintenant « expertise », utilisant un mot français dans son sens anglais alors qu’en français il veut dire tout autre chose : merci et bravo.
    Quant au fond de votre phrase, je crains tristement que pour une majorité d’émigrés il s’agisse bien d’un exil définitif. Lorsque ces jeunes gens auront constaté avec quelle facilité ils sont embauchés ailleurs, lorsqu’ils auront constaté qu’ils peuvent y monter une entreprise en une semaine, l’envie de rentrer en France leur passera très vite.

  14. Il est effectivement logique, en tant que Français, d’ajouter sa touche dépressive au tableau ambiant : en plus du constat on peut légitimement espérer une réflexion sur les conditions d’un renouveau.
    Écoutons un homme de foi.

    de la part de https://twitter.com/Bastiat2022/status/444809417851432960

  15. Nous avons peut-être beaucoup trop de penseurs et de bureaucrates en France et pas assez d’hommes d’actions.

  16. hathorique

    Merci Impat, relevez vous 🙂

    Pour en revenir à Bruckner qui parle de mausolée, je souhaite qu’il en sorte un thaumaturge qui nous guérisse de nos maux et cicatrice nos écrouelles, car nous sommes en train de devenir « l’homme malade de l’Europe » et le récent combat mortifère « des Coriaces et des Tenaces  » beau comme celui de l’antique rapporté par Tite Live a permis de passer sous silence, le sévère avertissement que l’Europe vient de nous infliger, pour cela que grâce soit rendue à l’ impéritie de Madame Taubira talentueuse intermittente du spectacle qui ne manquera pas d’ être récompensée par le Président de la République, peut être lors du prochain remaniement avec le Ministère de la Culture où sa propension au verbiage et sa redondante exaltation feraient merveille.

    Pour nos jeunes exilés qui sont de moins en moins fiscaux, plus redoutable que le travail facile ils pourraient y trouver l’amour ce qui leur ôterait toute envie de retour car l’amour est aussi un ancrage et un
    attachement.

  17. roturier

    Oui. Beaucoup trop.
    Relisez les principes de Parkinson et de Peter.
    L’Etat français, à force d’aspirer à son stade d’incompétence, y est.

  18. … « l’amour est aussi un ancrage et un attachement. »…
    Certes Hathorique, il est des attachements en tout genre.

  19. roturier

    Bien dit.
    Le sévère avertissement européen est enterré sous les monceaux des « affaires ».
    Elle tombent donc à point nommé.

    Pour Taubira, c’était et ça restera toujours le Ministère de la Parole; remaniement ou pas.

  20. Souris donc

    Un culot phénoménal, je n’ai pas trop suivi les péripéties de la chasse au Sarkozy, il me semble qu’elle a brandi aux caméras un papier où était écrit le contraire de ce qu’elle racontait. Cette femme nous maraboutera tous. A la vitesse du mur du con. Avec Valls son faire-valoir. Ils n’ont rien vu, rien entendu, rien su, les juges n’agissent pas sur ordre, les récalcitrants ne sont pas mutés. Le totalitarisme n’est pas en marche.
    Quand ça chauffe et que les avocats organisent un petit comité de réception (opération écureuil) aux curieux qui veulent venir perquisitionner le Conseil de L’Ordre, les socialopes organisent aussitôt une opération « enfumage », avec la pollution de l’air parisien. Les numéros pairs et impairs des plaques d’immatriculation vont permettre de détourner l’attention des médias en les occupant à recueillir l’opinion citoyenne, le livreur, le chauffeur de taxi, le bobo, le pneumologue, l’allergologue, le pédiatre, le psychologue, l’écolo, l’employé d’Airparif, les associations, le ministre de l’Ecologie, le géographe, le climatologue. Bref, quand il fait beau, c’est une catastrophe qui tombe à pic (de pollution).

  21. hathorique

    @ Roturier

    « Relisez les principes de Parkinson et de Peter »

    Le principe de « Peter Panpan » peut être ???

  22. Souris,… « Un culot phénoménal »…Oui, mais sans risque avec une presse consciemment ou inconsciemment complice. Toutefois on peut penser que de telles outrances font petit à petit réfléchir les Français. La presse est peut-être de moins en moins représentative de l’opinion, ce qui d’ailleurs expliquerait ses difficultés financières.

  23. roturier

    Super.

  24. roturier

    C’est la presse électronique en ligne qui tue la presse papier, rien à voir avec sa représentativitude.

  25. Certainement Roturier, c’est pourquoi de nombreux quotidiens nationaux de la presse écrite étrangère se portent bien.

  26. Souris donc

    Les journalistes se sont discrédités par leur connivence avec le PS. La rupture est de plus en plus tangible entre la sphère politico-médiatique hors sol et la France confrontée au réel. Que font les journalistes ? Ils reprennent les dépêches Reuters et AFP qu’ils livrent déformées par leur filtre idéologique. Manque évident de déontologie. C’est ce qui explique la désaffection pour la presse papier. Comme internet permet d’avoir directement accès aux agences de presse, on évite l’endoctrinement.
    Ceci dit la presse régionale, Ouest-France en tête, se porte très bien et fait des chiffres qui feraient rêver les journalistes de la presse nationale, de Libé.

  27. … « la presse régionale, Ouest-France en tête, se porte très bien »…
    Exact, Souris, c’est en pensant à cette particularité que dans le commentaire de 16 mars 2014 à 21:54 j’ai précisé que ma comparaison avec la presse non française concernait les « quotidiens nationaux ».

  28. Hors sujet (à moitié…)
    Si Sophie nous lit : la Crimée ne donne-t-elle pas de bonnes idées ?
    …montrant que le rattachement est « possible » quoiqu’en disait une spécialiste, et montrant le mode d’emploi. 🙂

  29. hathorique

    La face sombre :

    Mais qu’en est il du scandale qu’aurait du provoquer les propos de Monsieur Montebourg tout à fait désastreux pour l’image de la FRANCE vis à vis du monde économique sur les offres dans la téléphonie mobile, qu’il souhaiterait peut être immobile. Qu’en pense donc à ce propos l’Autorité des Marchés Financiers : sa mission :

    « L’AMF veille à la protection des épargnants dans le cadre des entreprises faisant appel public à l’épargne ou dans le cadre d’introduction d’instruments financiers sur les marchés financiers.
    Elle veille à la régularité de l’information donnée aux acteurs des marchés financiers.
    Elle veille au bon fonctionnement des marchés financiers »

    Le si bien pensant Huff s’interroge sur la déclaration Montebourgoise même si ce ministre ne peut être soupçonné de délit d’initié n’ayant aucune participation dans des entreprises cotées , comme le montre sa déclaration de valeurs en bourse « néant ».

    Nous avons donc ici un ministre du redressement productif à la bourse plate mais au verbe haut.

    Je ne sais pas (pas encore) qui est Monsieur Drahi qui semble vivre en Suisse, comme les Peugeot ce qui n’est pas (pas encore) un délit d’initié, et qui me parait avoir des avoirs dans les paradis fiscaux, mais le directeur de campagne de Monsieur Hollande n’était pas dépourvu de tels avantages puisqu’il était actionnaire de sociétés basées aux iles Vierge, vierge comme le P.S , et avait même des boucheries à Pékin.

    Nous en France avons aussi des bouchers charcutiers du découpage électoral dont je suis pas sure qu’ils égaleront dans l’équarrissage le Grand Charles Pasqua.

    http://www.huffingtonpost.fr/2014/03/14/sfr-montebourg-numericable-bouygues-vivendi_n_4962484.html?utm_hp_ref=economie

    http://www.huffingtonpost.fr/2013/04/04/jean-jacques-augier-tresorier-hollande-iles-caimans_n_3011907.html

  30. … « à la bourse plate mais au verbe haut »…
    Plate en actions, sa bourse, peut-être, sans doute moins plate en émoluments et en Euros sonnants et trébuchants. Quand même, faut pas exagérer dans la posture de pauvre !

  31. roturier

    Bravo à Impat & Hathorique pour avoir réussi à débattre de la bourse plate de Montebourg en échappant à la facilitude du pluriel.

  32. roturier

    Impat 17 mars 2014 à 11:07 .
    Toujours hors sujet: j’ignore que vient faire Sophie la-dedans.

    En revanche, la Crimée est effectivement un sujet passionnant. Et l’Ukraine autour aussi.
    En voilà un cas sur lequel on peut prononcer l’axiome favori:
    « Si tout le monde est d’accord, c’est que tout le monde a tort ».

    Longue vie et bonne santé au Tsar Vladimir premier.

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