Sexe et salaire

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Le féminisme est un de mes sports préférés. Enfin…mon féminisme, car nul doute que chacun (ou chacune) soit adepte du sien.
Je trouve la compagnie des femmes ou d’une femme plus agréable, plus sereine, car le naturel féminin s’avère moins agressif. Une femme montre une moindre tendance à « se mettre en avant » qu’un homme dont le réflexe premier consiste presque toujours à penser avoir raison. Contre vents et marées, contre le meilleur argument, contre l’évidence.
Et puis une femme ne vous accueille qu’avec le sourire, vous avez remarqué ? Après, le sourire peut s’effacer, se changer en férocité ouverte ou cachée, mais quand même, le sourire initial ça fait plaisir, non ? On se sent plus à l’aise, d’entrée…
Quel bonheur à notre époque, de les voir libres, présentes à toutes les discussions, parties prenantes à toutes les entreprises, associations, enquêtes, partis, revendications, manifestations, études et actions !
Quel bonheur de les voir marcher dans les rues, bras croisés serrant un dossier sur leur poitrine, tête haute, pas rapide et assuré, chevelure volant en cadence au rythme de la démarche ! Souvenez-vous des petits pas timides, du regard baissé, des doigts craintivement serrés sur le sac à main, de nos grand-mères, de nos mamans !
Elles ont gagné, pour notre plus grande joie, tout en restant heureusement, faut-il le préciser, si différentes, si fidèles à elles -mêmes ( à nous aussi, quelquefois, grâce a l’amour), si… féminines.

Elles font… ce qu’elles veulent.
Tous les métiers leur sont ouverts, elles y réussissent partout. Si le choix se présente à vous, embauchez une femme plutôt qu’un homme, vous augmenterez vos chances de bénéficier d’une aide professionnelle efficace. Plus performantes, plus dévouées, plus aptes au succès de leur équipe. En général, bien sûr, puisque oui il y aussi des hommes efficaces. Mais méfiez-vous, regardez-y à deux fois !
Bon, maintenant que j’ai dit tout cela pour me mettre à l’abri, j’en viens à l’étonnement qui me fait écrire ce billet. Quelle est cette histoire qui prétend que « à fonction, compétence, et responsabilité égales » les femmes disposent d’un salaire moins élevé ? De 20 % environ, dit-on. Et lit-on partout, avec une certaine ambiguïté toutefois sur la méthode statistique conduisant à ce chiffre.
Alors il vaut la peine, je crois, d’éclairer un tant soit peu notre lanterne. Le 8 mars dernier, par exemple (journée des femmes, paraît-il), le quotidien « Dernières Nouvelles d’Alsace » titrait ainsi : « Si 52 % des Français sont des femmes, le masculin continue de l’emporter dans le domaine de l’emploi. L’économie reste une affaire d’hommes. À travail égal, salaire inégal. ».

A travail égal, salaire inégal, vraiment ? Commençons par enlever les professions libérales, les fonctionnaires, les artisans, les commerçants. Tout cela fait du monde, probablement une bonne moitié des « actifs » en France. Or cette population, dans laquelle nos compagnes représentent au moins la moitié de l’effectif, pratique de toute évidence les mêmes rémunérations pour les deux sexes, et même le cas échéant pour tous les genres de genre. Ce qui veut dire que si les moyennes conduisent à 20 % en moins concernant les femmes, ce « moins 20 % » devient « moins 40 % » pour les catégories n’appartenant pas à la population ci-dessus, en gros les salariés du secteur privé.

Moins 40 % pour un même travail avec les mêmes compétences ? Est-ce crédible ? Si c’était vrai, cela ne sauterait-il pas aux yeux ? Ne serait-ce pas un tel scandale que n’importe quel gouvernement, peut-être même celui que nous subissons actuellement, ne pourrait faire autrement que faire semblant d’y mettre bon ordre en le criant haut et fort ?

Qui connaît, d’ailleurs un cas flagrant de deux salariés, une femme et un homme, exerçant un travail identique avec des compétences identiques et le même horaire, ou pas d’horaire ?

La vérité se trouve probablement dans une inégalité réelle d’émoluments, mais reposant essentiellement sur les différences sensibles de goût, de tâches familiales souhaitées ou non, d’attirance pour les responsabilités, d’orgueil bien ou mal placé, de liberté. Tout cela, la presse n’en parle pas ou peu, mais d’elle il ne faut rien attendre : comme sur tout sujet elle ne cherche qu’à émouvoir, non à informer.

Il existe cependant une indication intéressante fournie par L’Observatoire des inégalités. Selon cet organisme, l’écart global est de 27 % et se répartit comme suit :

— 13,3 % dû au temps de travail : les femmes sont cinq fois plus souvent en temps partiel que les hommes, leur revenu tous temps de travail confondus est logiquement inférieur (de 7,5 %) ; les hommes font plus souvent des heures supplémentaires (ce qui explique 5,8 % de différence)

— 3,7 % est dû à des différences de poste (cadre, employé, ouvrier), d’expérience, de qualification et de diplôme et de secteur d’activité (éducation ou finance)

— 9,7 % restant inexpliqué (une partie pouvant être attribuée au sexisme).

Les deux premiers points sont liés pour une grande part aux spécificités des sexes. Elles ont peu de chance d’évoluer sensiblement, à moins qu’un jour le sexe ne cède la place au genre. Que Dieu et les dieux nous en gardent !

Le troisième point, 9,7 % reste…inexpliqué. Il est permis d’espérer que ces 9,7 % tendront vers zéro.

Avec ou sans explication.

 

 

 

 

62 Commentaires

  1. QuadPater

    Bonjour !

    J’ai un problème d’interprétation des chiffres.

    Une étude dit que le salaire moyen de hommes est de 100 et que le salaire moyen des femmes est de 76, C’est évidemment une information importante, mais je ne vois pas comment on peut en déduire que « à travail égal salaire inégal » .

    Le seul moyen de mettre en évidence les différence serait de publier le salaire horaire moyen par catégorie professionnelle et par sexe. Et même là l’interprétation ne serait pas évidente.

    (avertissement à ma fille si elle me lit : ne te mets donc pas en colère ! il est capital de comprendre un chiffre avant de l’utiliser comme argument)

  2. roturier

    Nos filles, Quad, semblent interchangeables.

    Sinon, effectivement, vous avez raison: il faut regarder le salaire horaire.

    Par ailleurs: le jour où les femmes feraient un travail identique aux hommes elles auraient la même longévité.

    Je n’ai aucun doute que :
    • l’égalisation salariale homme-femme, si elle se réalise un jour, ne serait rien d’autre qu’un nivellement par le bas. Et à terme : par le zéro.
    • Comme toutes les égalisations d’ailleurs : elles s’effectuent toujours par le bas. Ces idées ne sont rien d’autres que des avatars de l’égalitude qui fait des invraisemblables ravages partout où elle se pointe.

    Encore un crypto-marxisme qui ne dit pas son nom. Mariage pour tous, même salaire pour tous, et trancher ces têtes qui dépassent.

  3. QuadPater

    Cette histoire de savoir si « à travail égal…. » etc… me perturbe.

    Imaginons une boîte, 6 personnes à plein temps
    3 femmes :
    3 ouvrières, salaire de 1000€ chacune
    3 hommes :
    1 ouvrier, 1000€
    1 cadre 2000€
    1 patron, 3000€

    Que constate-t-on ? le salaire mâle moyen est carrément le double du salaire femelle moyen !
    et pourtant…
    il y a autant d’hommes que de femmes
    Le principe « à travail égal, salaire égal » est respecté.
    Le femmes ont toutes des petits postes mais rien ne dit que c’est parce que le patron est un misogyne,

  4. Florence

    D’accord avec vous Impat et Quad. Toutes ces histoires de chiffres sont tout à fait sujettes à caution. J’ai effectivement l’impression qu’on mélange tout.

    Un article du Point.fr dans lequel on mélange tout également.

    http://www.lepoint.fr/societe/egalite-salariale-dans-quels-pays-fait-il-bon-vivre-pour-les-femmes-07-04-2014-1809980_23.php

  5. Florence

    On en parle en ce moment sur Europe1 !
    La dame de la CGT a donné une estimation entre 5 à 10 % entre les femmes et les hommes à travail égal.

  6. Florence,… « La dame de la CGT a donné une estimation entre 5 à 10 % »…
    Elle a dû tirer ça des feuilles de paie du personnel de la CGT… 🙂

  7. Guenièvre

    Voilà un véritable article Antidoxien, Impat ! En effet, cette inégalité des salaires entre les hommes et les femmes est une idée bien ancrée que l’on répète régulièrement et qui soulève l’indignation à juste titre .
    Des trois explications données par l’Observatoire des inégalités, il est bien évident que la troisième seulement constitue une véritable discrimination. Merci de le souligner et de ramener le phénomène à sa dimension réelle…

  8. QuadPater

    Chère Guenièvre veuillez me pardonner, mais…

  9. roturier

    Comment peut-on dire, La Dame 08:35, que le 3ème est une véritable discrimination alors qu’il « reste inexpliqué »?
    Si il est inexpliqué, il est peut-être dû à autre chose que des idées préconçues?
    Inexpliqué c’est inexpliqué; et encore, pour l’instant. Pas (forcément) discriminatoire.

    La répartition des rôles homme-femme est à l’origine de la survie (d’ailleurs insolente) de notre espèce.
    L’homme est territorial; la femme est charnelle.
    L’homme cherche par nature profonde l’effort, voire la confrontation, menant à l’acquisition de nouveau(x) (territoires). Ces derniers, depuis qq millénaires, dans l’acception large: certes la terre, mais aussi un marché, une technologie, un championnat de foot, un bien matériel, une suprématie idéologico-culturelle.
    Pendant qu’il y est (à la chasse, what else) la femme est chargée de la conservation de ce qui existe; et surtout le plus important: la continuité de l’espèce, la génération suivante; sans laquelle le travail de l’homme est réduit à néant, privé de sa raison d’être.

    Des différences salariales sont souvent dues à cette différence.
    « Justifiées »? C’est quoi, ce mot? Faut-il toujours accoler les étiquettes « bien « ou « mal » à tout ce qui bouge?

    L’égalitude bourrée de bonnes intentions cherche à effacer ces différences.
    Ah, les cons. Les apprentis sorciers.

  10. Souris donc

    Nous sommes des animaux doués de raison. Mais depuis quelque temps, nous déraisonnons. L’homme et la femme sont des archaïsmes, sauf, curieusement, dans le binôme à la tête du Conseil Général.
    L’idéal est un être sans identité. Les identitaires, fi, des fachos, Finkie ne doit pas être admis à l’Académie Française parmi les honorables débris, car il a pris la défense du souchien.

    Un être sans sexe, sans racines, sans attaches, sans passé, sans histoire, sans mémoire. Assis à sa table rase, sans distinction, il mange du fooding, sans doute une bouillie fade. Tout ce qui a du relief, de l’inégalité, de la différence, de la singularité, tout ce qui dépasse, doit être raboté. Ou nié. Des modules de rééducation citoyenne devraient venir à bout de la résistance.

    C’est la lutte contre l’inégalité. C’est la lutte finale, groupons nous et demain, l’internationale sera le genre humain, un zombie indifférencié et interchangeable. Tous pareils ! Tous pauvres et soumis. Mais égaux.

  11. Souris donc

    Padamalgam, les Roms, les musulmans et quelques peuplades lointaines, de préférence amazoniennes, ont droit à leur identité, il convient même de la défendre. De constituer des associations et ONG grassement subventionnées. Au nom des droits de l’homme, de l’antiracisme et de la sauvegarde de la planète.

  12. roturier

    Excellent, Liebchen. Hélas vrai. Désespérant. La créature bionique est presque là.

    Concernant Finkie: me déçoit un peu. Pourquoi y tient-il?

  13. Guenièvre

    Ah ! oui, j’aurais dû préciser mais j’ai lu trop vite : dans cette troisième partie seule la part pouvant être attribuée au sexisme constitue une discrimination …
    Le sexisme n’existe pas ? Jamais ? Ah bon d »accord…:-)

  14. QuadPater

    … vous intervîntes dans la partie masculine d’Antidoxe, option foot et mécanique auto.
    Mais nous ne vous en voulons pas. Le projet Gynécée d’Antidoxe (rubriques couture, soin du linge, « mon bébé babille »…) où nos amies les femmes se sentiront plus à l’aise est en bonne voie d’achèvement.

  15. Souris donc

    Ligue des Droits de l’Homme (et de la Femme qui est un Homme comme les autres et, en tant que telle, ne doit pas avoir des droits moindres en salaire et gratifications)

    J’avais à l’apéro le dernier socialiste assumé que je garde soigneusement dans le formol (le jaune) car les autres ont rabattu de leur superbe et rasent les murs incognito depuis la calamité de Mou Président Je.
    Mon spécimen s’est indigné de la suppression de la subvention à la Ligue des Droits de l’Homme à Hénin-Beaumont. Par le FN, ce qui mérite une croisade et une guerre sainte.
    Les autres poivrots présents, tous pour la suppression des subventions aux associations politiques et idéologiques. Sauf aux boulistes.
    Le spécimen : « Je subventionne bien les églises ».
    En conclure que pour la gauchiote, l’église est une association comme les autres, un parti, une opinion.
    La notion de Patrimoine n’est pas dans l’idée de la gauchiote. Sauf inscrite au Patrimoine de l’Unesco ou au patrimoine génétique. Faudra débaptiser, trop connoté réac.

    Si vous voulez passer un bon moment, aller sur le site de la ldh de Loudéac. Module de rééducation citoyenne prête à l’emploi. Mais je crois que je suis hors sujet.
    http://www.ldh-france.org/section/loudeac/

  16. Quad, (12h48), Il faut me dire de toute urgence à quelle « partie », féminine ou masculine, doit appartenir la rubrique « Cuisine ». Rubrique universelle ?

  17. Souris, on m’avait bien dit qu’il en restait encore un. C’est donc vous qui le conservez dans le formol. Bon courage !

  18. Guenièvre

    La partie féminine c’est aussi celle où l’on peut faire plusieurs activités en même temps … 🙂

  19. Très juste, Guenièvre. Je crois même que le « smiley » était superflu, ayant constaté à maintes reprises que si les hommes sont en général aptes à se focaliser fortement sur un sujet, les femmes ont le don de penser à plusieurs choses à la fois et de les entreprendre simultanément.
    Napoléon, sur ce plan, était une exception.

  20. Guenièvre

    @ roturier,

    Pour revenir à ce que vous disiez il est effectivement anachronique de dire comme on l’entend parfois que le monde des sociétés traditionnelles qui fixait des limites infranchissables à chacun des domaines sociaux masculins et féminins était inégalitaire. Comme vous le soulignez ça s’expliquait et ça a plutôt bien fonctionné pour la survie de l’espèce.
    Après avoir passé sa journée à faire les durs travaux des champs mon père s’asseyait à la table et se faisait servir…Chacun était dépendant l’un de l’autre et les travaux de chacun était d’égale nécessité. Je crois aussi que ça produisait une remarquable stabilité parce qu’il n’y avait aucune rivalité , les deux domaines étant rigoureusement séparés.
    Ce n’est plus comme cela aujourd’hui et je ne regrette pas cette séparation . Le monde me semble plus riche de possibilités à condition que l’on ne tombe pas dans cette égalité conformiste imbécile qui fait fi des différences et qui ne peut qu’exacerber les violences ou provoquer désintérêt et émousser les désirs.

  21. QuadPater

    Il existe des idées comme celle-là, très répandues, qu’on entend très fréquemment, qui peuvent ne pas paraître très sérieuses à première vue car on en ignore la provenance, mais que l’on regarde du coin de l’oeil en se disant qu’après tout, ce n’est pas faux, c’est même plutôt vrai… Je constate, reconnais (et regrette) mon côté monotâche – allez, disons oligotâche, il faut être gentil avec soi-même -.
    Comment expliquer cette compétence féminine ?

  22. L’homme serait donc comme Windows : monotâche ; la femme serait comme Unix : multitâche !
    Bon, tant qu’elle n’est pas multi-tache !

  23. QuadPater

    Windows est multitâche, Patrick 🙂

    multi-tache : je pense à un Marocain qui me disait « mes femmes sont libres de bien ou mal me laver mes slips, et moi je suis libre de les répudier ou pas. »

  24. QuadPater

    Curieux cette obsession du slip propre chez les musulmans que j’ai connus. Un ex-collègue au douanes de Mayotte, lui, annonçait « mon femme doit obéir et laver mon culotte ».

  25. @ QuadPater,
    j’ai toujours eu des formateurs qui disaient que Windows est monotâche, ou faussement multitâche !
    Cela a peut-être changé depuis l’évolution des processeurs en coeurs multiples.

  26. roturier

    La Dame 14:43 .
    Vous affirmez « Ce n’est plus comme cela aujourd’hui ». Admettons, pour abréger.

    Mais alors, « aujourd’hui » c’est quoi? Cette période « maintenant » date de quand? De 50 ans? En tous cas, au maximum d’un siècle.

    Nous sommes des primates sur deux pattes depuis environ 5 millions d’années.
    Auparavant nous étions des primates grimpeurs; à quatre pattes. Et avant???…

    Nos réflexes de survie et répartition des rôles datent de (dizaines de) millions d’années. Tellement enracinés dans la mémoire reptilienne qu’ils sont passés dans l’ADN.

    Le dernier siècle de 10 millions d’années équivaut environ à la dernière seconde d’une journée de 24 heures.
    Votre « aujourd’hui » donc est négligeable face à l’immensité historique.

    Pour que les moeurs du « aujourd’hui » (si tant est que ça soit le cas…) aient un effet quelconque sur nos modes opératoires et mentalités il faut qu’ils résistent à encore des millions d’années d’évolution.
    Et encore, si rien (une bonne guerre, par exemple) ne vient remettre les pendules à l’heure d’avant.

    D’ici là l’espèce aura le temps de crever pour mille raisons.

  27. QuadPater

    Hum… votre formation, Patrick, semble dater des années 90 ou avant. Comme la mienne d’ailleurs. C’est dans ces années-là que Windows a adopté le multitâche préemptif, qui n’est toujours pas un vrai mt pour les puristes mais qui est plus solide que le précédent (multitâche coopératif).

    Je vous parle sans note, il doit y avoir la date et la version quelque part sur le Web.

    Quoi qu’il en soit, en octobre 2012 une étude a donné lieu à une floraison d’articles (exemple) qui disent que le multitâche féminin est un mythe.

    Moi je m’en fous, je l’aime ce mythe.

  28. @ QuadPater – 9 avril 2014 à 18:59
    « Moi je m’en fous, je l’aime ce mythe« .
    Ah le mythe de la femme qui surveille la cuisson pendant qu’elle allaite bébé et surveille les devoirs du grand frère !
    Alors que l’homme n’arrive pas à lire le journal et regarder la TV en même temps. Mais il arrive tout de même à boire sa bière, soit en regardant la TV, soit en lisant le journal.

  29. …  » il arrive tout de même à boire sa bière, soit en regardant la TV, soit en lisant le journal. »…
    Normal, Patrick, et facile: 3 occupations dont chacune est si minime qu’elle vaut à peine 1 dixième d’occupation, ça ne fait encore qu’un petit tiers d’occupation… 🙂

  30. roturier

    Vous autres qui pleurez le sort des femmes sous nos latitudes; voilà de quoi relativiser:

  31. Le gestionnaire de tâches de son cerveau est donc suffisant !
    🙂

  32. QuadPater

    Roturier vous avez entièrement raison mais l’humain a beaucoup plus de latitude pour adapter son comportement que n’importe quel autre animal. Entre l’environnement quotidien de Guetteur de Lune* et le nôtre il n’y a rien de commun, mais le même cerveau est à l’œuvre. D’accord, c’est vrai aussi pour le chien, sauf que le clébard n’a rien inventé de tout ce dont il bénéficie.
    Bref, ce n’est pas avec votre argumentaire de millions d’années que vous allez échapper à la corvée de repassage.

    ———————-
    * un homme préhistorique dans 2001, l’Odyssée de l’Espace

  33. Guenièvre,…  » Le sexisme n’existe pas ? »…
    Si, si. Un cercle de quatre femmes en pleine conversation n’a pas voulu de moi ce soir.

  34. Florence

    En fait, il existe des femmes monotâches, j’en suis. Pour moi, faire plusieurs choses à la fois est impossible si je veux les faire bien. Je ne peux me concentrer que sur une seule chose à la fois.

  35. roturier

    Y’a pire comme xexisme.
    Il m’est déjà arrivé qu’une seule femme, même pas en conversation, ne veuille pas de moi.
    Faudrait légiférer.

  36. roturier

    L’un des métiers que je pratiquais m’a conduit à la conclusion suivante.

    La femme est plus apte que l’homme pour faire un travail de faible intensité physique mais très longtemps.
    L’homme est plus doué pour un effort physique important concentré sur une durée courte. Un travail de faible intensité physique mais longtemps le fatigue plus vite que la femme. En revanche, il peut enchaîner plusieurs efforts importants de courte durée en intercalant un peu de repos.

    Et si c’était vrai aussi pour des efforts autres que physiques?
    D’où l’impression du multitâche.

  37. Guenièvre

    C’est horrible en effet ! Je vous plains sincèrement ! ! 🙂
    Plus sérieusement j’avais lu dans les années 70  » Un coin dans leur monde  » de Huguette Bouchardeau où elle racontait son expérience en politique . Elle disait que pour réussir à se faire accepter une femme devait en faire deux fois plus qu’un homme. Elle devait prouver qu’elle était compétente alors que l’homme n’avait pas à le faire : il était acquis qu’il l’était. Elle ajoutait même que l’égalité serait acquise quand des femmes aussi inaptes que certains ministres hommes l’étaient , seraient elles aussi ministres . Il n’y a plus de problème , on y est…

  38. Guenièvre

    Je répondais à roturier 23 h 38 et Impat 20 h09

  39. Souris donc

    Oui, c’est assez vrai, Guenièvre, et parfois les hommes se permettent des réflexions qu’ils ne se permettraient jamais à un autre homme, je veux dire dans un rapport hiérarchique, et pas pour la promotion canapé. Un (petit) chef m’a jeté un dossier à la figure, un autre m’a tenu un discours délirant sur les crocodiles dans le même marigot, enfin un m’a envoyé son chauffeur sans me donner le motif de sa « convocation » toutes affaires cessantes.
    Quand ils se sentent, à tort ou à raison, menacés, ils sont tout à fait capables de devenir hystériques.
    Dans ce cas, il faut se draper dans sa dignité et son calme le plus glacial, leur dire : « Un mot de plus et je fais demi-tour » et utiliser le système hiérarchique pour aller se plaindre, avec des arguments étayés, un échelon au-dessus. Les sales cons existent. Surtout dans la fonction publique où ils se sentent intouchables.
    Leur foutre les boules une fois pour toutes. Se faire craindre et respecter. Hélas. Les femmes se laissent intimider.

  40. « Les femmes se laissent intimider. »
    Ce n’est heureusement pas votre cas, Souris, me voilà rassuré !

    🙂

  41. roturier

    A titre strictement personnel; je ne prétends pas représenter qui que ce soit d’autre.
    Au travail, je ne me suis jamais senti supérieur à une femme même si hiérarchiquement je l’étais.
    MAIS il y a une différence d’attitude: je me permettais bcp plus de « latitude » (agressivité, s’entend) avec les hommes.
    Agresser une femme me semble avilissant pour soi-même.
    Protecteur? Paternaliste? Inconsciemment, où à moitié, attiré physiquement, sollicitant les faveurs?
    J’ignore.

  42. Guenièvre

    Tout à fait d’accord avec votre deuxième paragraphe Souris …

  43. Souris donc

    Dans l’univers professionnel, un caractériel qui ne sait pas se contrôler n’est pas respectable.

  44. … « Dans l’univers professionnel, un caractériel qui ne sait pas se contrôler n’est pas respectable. »…
    Oui, Souris. De plus il est contre-productif. Et cela est vrai quelle que soit la personne à laquelle il s’adresse, femme ou homme.

  45. Bravo Roturier pour avoir posté cette plaidoirie le 9 avril 2014 à 19:22 !

  46. Souris donc

    Agitata
    Un domaine où l’égalité homme-femme est fluctuante : le chant.
    Comme l’Eglise ne voulait pas des femmes, on a confié les voix aigues aux castrats.
    Quand les castrats furent interdits, le répertoire échut aux contre-ténors et haute-contre.
    A présent, il est chanté indifféremment par les contre-ténor, les haute-contre, les ténors en fausset, et les femmes, mezzo-sopranos ou sopranos.

    Exemple archiconnu à cause de ses vocalises :
    « Agitata da due venti »
    (Griselda, de Vivaldi, sur un livret de Goldoni)

    Voici l’agitata d’un contre-ténor chinois, vous pouvez chercher sur Youtube celle de Cecilia Bartoli, ou de Vivica Genaux.

    Griselda est une reine impopulaire, le roi Gualtiero trouve une ruse, il la répudie et épouse Costanza, la fille secrète qu’il a eue de Griselda. Ça tombe bien, Ottone est amoureux de Griselda. Griselda va vivre dans la forêt. Et après on ne comprend plus rien. Car il y a encore un autre enfant secret.
    A la fin, Griselda remonte sur le trône.
    Ça plaisait beaucoup à l’époque, puisque Scarlatti a composé lui aussi sa Griselda.
    C’est Costanza qui chante Agitata.

  47. … « les contre-ténor, les haute-contre, les ténors en fausset, et les femmes, mezzo-sopranos ou sopranos. »…
    Finalement le féminisme militant a encore devant lui bien des victoires à remporter: à quand les femmes ténors ?…(je n’ose pas parler des femmes basses).

  48. roturier

    On dirait que tout l’orchestre est chinois, pas seulement le contre-ténor.
    Ceci me ramène à une réflexion qui me hante depuis longtemps.

    Comment se fait-il qu’ils atteignent une haute maîtrise de la musique classique européenne? Rien que le fait qu’ils s’y intéressent est déjà curieux. Alors qu’ils en sont loin (dans tous les sens du terme) et le furent bien davantage il y a encore peu. (Lang Lang en étant semble-t-il le plus célèbre exemple).

    Cela pose deux questions:
    -Comment expliquer l’absence totale de vice-versa? Leur musique est absente sous nos latitudes et pour peu que l’on s’y intéresse semble hermétique à nos oreilles (pour rester poli).

    -Comment expliquer que d’autres civilisations (inutile de les nommer), pourtant bien plus proches (idem dans tous les sens du terme), sont quasiment étrangère à cet immense trésor qui est la musique classique européenne?

  49. Souris donc

    Les fréquences de la musique occidentale concernent les zones les plus confortables pour l’ouïe. Les neurologues et oto-rhinos l’ont mis en évidence. Je peux vous rechercher le titre.
    Les Jésuites (le Père Ricci) ont approché l’Empereur de Chine, et au Japon, pareil. S’ils n’ont pas réussi à convertir les Chinois et Japonais, ils ont indéniablement implanté une influence culturelle. Si Rackam nous lit…

  50. Souris donc

    A la fin de la vidéo, on a Cecilia Bartoli sur la mosaïque. Son staccato est plus virtuose que celui du Chinois. Phrasé incroyablement agile.

    Comment expliquer que d’autres civilisations (inutile de les nommer), pourtant bien plus proches (idem dans tous les sens du terme), sont quasiment étrangère à cet immense trésor qui est la musique classique européenne? (Roturier)

    Si vous faites allusion au monde musulman, je crois qu’il y a deux raisons :
    – le sous-développement,
    Le luthier, Etienne Vatelot, décédé l’an dernier, a créé une fondation destinée aux dons en instruments de musiques aux orchestres symphoniques africains. Ne pas hurler au néocolonialisme, les Africains ne sont pas OBLIGES de se produire devant les touristes en sauvages emplumés parce que c’est leur culture.
    – La musique est un univers qui ignore les frontières. Qui ne connait que la compétence et l’excellence.
    Le Turc Fazil Say, l’Orchestre National d’Algérie dirigé par une femme (si !), Zahia Ziouani.
    Euh, c’est tout ?
    Je sèche.

  51. roturier

    Abdel Rahman El Bacha; évidemment. Libanais.
    L’exposition à la musique classique occidentale, notamment à un jeune âge, ça ne rate pas. Mais naturellement il faut que la famille ait les moyens; en l’occurrence d’avoir un piano.
    Et toujours la même curiosité: pas de vice-versa; ou si peu.

  52. Souris donc

    On voit que Bartoli se joue des difficultés : en même temps elle rigole, étale sa colorature, se donne à son chant comme si sa vie en dépendait. Sur la vidéo de Vivica Genaux, regarder la bouche, limite ridicule, elle est à la peine.

    On ne prête qu’aux riches, en abyme, une parodie de Bartoli par un mec, un Coréen…, la gestuelle, la respiration, les mimiques, tout y est :

    http://www.diapasonmag.fr/actualites/videos/zapping-du-net-connaissez-vous-la-soeur-jumelle-de-cecilia-bartoli

  53. desavy

    Bonjour à tous.

    « A travail égal, salaire inégal, vraiment ? Commençons par enlever les professions libérales, les fonctionnaires, les artisans, les commerçants. Tout cela fait du monde, probablement une bonne moitié des « actifs » en France. Or cette population, dans laquelle nos compagnes représentent au moins la moitié de l’effectif, pratique de toute évidence les mêmes rémunérations pour les deux sexes »

    Un des thèmes de l’article d’Impat est qu’il faut se méfier des (fausses) évidences. Le « de toute évidence » de ce passage me surprend donc. Il me semble que seuls les fonctionnaires correspondent à ce qui est écrit puisque leurs grilles ne comprennent pas le sexe comme critères.

    Mais, pour poursuivre la réflexion, pourquoi trouve-t-on surtout des hommes parmi les hauts fonctionnaires ?

  54. Bonjour Desavy, je donne ci-dessous à vos deux questions les deux réponses telles que les discerne.
    Première question: « de toute évidence » parce que chacun le voit. Les artisans et commerçants « libéraux », petits chefs d’entreprise, sont payés par les bénéfices de leur entreprise qu’ils soient femmes ou hommes. S’ils ont des employés, ces derniers sont des salariés qui entrent dans la seconde  » moitié des « actifs » en France » évoquée par l’article.
    Deuxième question:  » pourquoi trouve-t-on surtout des hommes parmi les hauts fonctionnaires ? ». Pour les raisons énumérées par l’article, en particulier ce paragraphe:  » La vérité se trouve probablement dans une inégalité réelle d’émoluments, mais reposant essentiellement sur les différences sensibles de goût, de tâches familiales souhaitées ou non, d’attirance pour les responsabilités, d’orgueil bien ou mal placé, de liberté. »

  55. Souris donc

    Dans la fonction publique, le paritarisme ne signifie pas parité, égalité hommes-femmes, mais égalité administration-syndicats.
    Les nominations, après le concours, sont, en fait, à la discrétion des syndicats. La commission paritaire entérine pratiquement les choix faits en amont par les deux partenaires, administration et syndicats.

    Ça se passe de la façon suivante :

    Le syndicat commence par lire sa déclaration solennelle. Dans laquelle il réaffirme sa volonté de défendre les fonctionnaires contre l’arbitraire, et blablaba.
    L’administration se doit de lever les yeux au ciel, de soupirer, de remuer ostensiblement du papier, de parler à son voisin. Ce qui signifie « Cause toujours, tu m’intéresses ».

    Après, on passe aux négociations.
    Si tu me mets ma copine X à tel poste, je te laisse mettre ton copain Y à tel autre.
    Et voilà l’travail !

    Le haut-fonctionnaire, lui, est un politique. Sa nomination ne répond plus aux règles du paritarisme, mais du système des dépouilles. Faut être au bon moment du bon côté avec les bons réseaux. Après, homme ou femme, c’est secondaire.
    « Attirance pour les responsabilités », Impat, laissez-moi rire.

  56. Souris donc

    A la différence de la bouffonnerie basique du paritarisme où la nomination est définitive, le système des dépouilles permet de faire gicler celui qui n’est plus du bon côté du manche. On lui donne alors une promotion pour l’empêcher de nuire. Un placard honorifique.
    Cf chez Taubira, je ne sais combien de magistrats ont « bénéficié d’une promotion ».

  57. … « Impat, laissez-moi rire. »…
    S’il y a une chose que je ne tenterai jamais de vous empêcher de faire, Souris, c’est bien celle-là.

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