La grève

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Le joli mois de mai commence par la fête du travail qui se commémore avec le traditionnel défilé. Au fil des ans les défilés ont enrichi leurs calicots de déguisements, sifflets, ballons en baudruches. Puisqu’il faut être festif. Même quand le défilé exprime les justes revendications des divers damnés de la terre. Récemment, les greffiers des tribunaux. Qui ont pris soin de faire savoir qu’avant d’en arriver à de telles extrémités, ils avaient déjà saturé les messageries de leur hiérarchie. Ça c’est moderne. De même que les pilotes d’Air France, qui montrent leur originalité en faisant grève pour le droit de grève. Bientôt verra-t-on une corporation faire grève sans savoir pourquoi, comme celui qui bat sa femme conformément à la sourate al nissa verset 34-4.34 ?

Les Français ont toujours été à l’avant-garde de la revendication, on dit qu’ils ont le tempérament frondeur, surtout quand ils manifestent sous le patronage de Jeanne d’Arc et voient leur défilé perturbé par de plantureuses Femen d’Ukraine, débordantes de bourrelets.

http://www.europe1.fr/Politique/1er-Mai-au-defile-du-FN-la-pluie-les-Femen-et-Jean-Roucas-2109251/#

On est loin des timides japonaises qui travaillent même quand elles sont très bridées avec un brassard ‟ouvrière en grève”. Cependant, ne croyez pas que ce soient les Français qui aient INVENTÉ la grève. La grève a été inventée par un compositeur : Haydn. 17 ans avant la Révolution. Son mécène pendant plus de 30 ans, le prince Esterhazy a décidé, par le fait du prince, de prolonger la saison à Esterhaza, la résidence d’été au nord de la Hongrie. Les musiciens étaient au désespoir, car ils ne pouvaient pas rejoindre leur famille restée à Vienne. Haydn (une heureuse nature, si vous avez un coup de blues, écoutez du Haydn, sa musique n’est pas plus tourmentée que lui) composa sa symphonie N°45. Dont le dernier mouvement dit Les Adieux, après un presto véhément qui s’arrête pour laisser place à un adagio calme puis triste, montre les musiciens, les deux hautbois, les deux cors, le basson, les cordes, s’éclipser l’un après l’autre, jusqu’à ce que ne restent plus que les deux violons solos.

Très visuel : chacun ramasse sa partition, souffle la bougie qui éclaire son pupitre et rejoint les coulisses, progressivement la scène s’éteint.

Le prince a compris qu’il pouvait perdre ses musiciens, alors il les libéra dès le lendemain.

Son biographe, Albert Christoph Dies, raconte :

« Quelques soirs plus tard, le prince eut l’extraordinaire surprise de cette musique. Dans le feu d’une musique passionnée, une voix se termine ; l’interprète ramasse sa musique, prend son instrument, éteint sa lumière et s’en va. Peu après une deuxième voix se termine ; l’interprète fait comme le précédent et s’en va. Puis se terminent une troisième et quatrième voix, tous éteignent les lumières et emportent leurs instruments. L’orchestre devient sombre et désert. Le prince et tous les assistants se taisent, remplis d’admiration. Enfin, l’avant-dernière personne, Haydn lui-même, éteint sa lumière, prend sa musique et s’en va. Seul un violoniste est encore là. Haydn l’avait choisi exprès pour rester le dernier car son jeu de soliste plaisait particulièrement au Prince…La fin arriva. Alors le Prince se leva…trouva les musiciens dans l’antichambre et dit : « Haydn, j’ai compris, demain tous ces messieurs pourront partir ».

On continue encore à donner cette symphonie pleine d’humour de cette façon, aux bougies.

Élégant, non ? Plus que nos braillards à Femen.

Version burlesque du Wiener Philarmoniker dirigé par D. Barenboïm :à 4’20 le premier musicien se lève.
Forte récompense à qui trouvera sous-titré en français cette symphonie « Farewell » expliquée par Peter Ustinov.

http://www.youtube.com/watch?v=rc57yhw-zck

61 Commentaires

  1. Guenièvre

    Un grand merci Souris pour cette anecdote sur Haydn. Vous êtes incollable en ce domaine !

  2. Le premier mai il y a quand même plus important que les défilés et les grèves: le muguet. Non ?

  3. Guenièvre

    Cher Impat, le muguet peut aussi être le départ de réflexions très politiques ! 🙂 :

  4. Merveilleux « clip », Guenièvre, avec l’adorable Pierre Destailles et avec, je crois, de vraies allées dans le vrai bois de Chaville. Petit bois qui existe toujours, bien qu’entouré d’immeubles et même d’une usine…dont les salariés savent sûrement quoi faire le 1er mai !

  5. roturier

    « Femen d’Ukraine, débordantes de bourrelets »? Jalouse, Liebchen?

  6. La grève et-elle compatible avec le service public ?

  7. QuadPater

    Impat, un service quelconque, fut-il public, ne peut être rendu que par des gens qui travaillent.
    Par exemple des chauffeurs de trains. Si au lieu d’être à leurs postes ces braves gens arpentent les rues en braillant, les trains ne circulent plus, et il n’y a donc plus de service. Le service rendu au public s’interrompt pendant les grèves.
    On parle aussi parfois de service minimum, mais les syndicats estiment que c’est une atteinte au droit de grève.
    Donc grève et service sont définitivement incompatibles en France.

  8. QuadPater

    D’ailleurs quand on participe au service public comme salarié il serait élégant et respectueux de ne pas manifester son mécontentement en cessant de travailler.

  9. Oui Quad, mais je dirais volontiers les choses d’une autre manière :
    La moindre des choses que l’on peut demander à un service public, c’est la continuité de ce service, c’est être « au service » du public sans interruption. Par conséquent une administration qui s’autorise à faire grève reconnaît implicitement qu’elle n’est pas , pas vraiment, un service public. Donc elle devrait devenir un organisme privé, avec des salariés de droit privé.
    Quelques exemples dans ce cas : les transports (dont une grande partie est déjà privée), la poste, l’école.

  10. QuadPater

    Nous sommes de vrais défenseurs du service public.

  11. Bravo Souris ! Je viens de regarder ce final de la symphonie. Je ne connaissais pas du tout ce morceau et encore moins le départ des musiciens.

  12. Patrick

    @ Guenièvre
    Avec le beau printemps que nous avons eu, le muguet était déjà passé ce 1er mai !

  13. Bibi

    « Les Adieux », la symphonie est également connue en tant que « des surprises ».

  14. Guenièvre

    C’est vrai qu’il a été en fleur très tôt mais il y en a encore de très jolis pieds dans mon jardin Patrick …

  15. Et aussi comme « La surprise des Adieux »…

  16. Question : les salariés français aujourd’hui auraient-ils des salaires équivalents à ce qu’ils sont s’ils n’avaient utilisé leur droit de grève que 10 fois moins souvent ?
    En séparant la question en deux questions : une pour les employés de l’État, une pour les salariés du privé.

  17. Souris donc

    Pour l’époque, Haydn a eu une longévité exceptionnelle. Alors que Mozart meurt à 35 ans et Schubert à 31 ans, lui s’éteint à 77 ans, laissant une œuvre considérable (dans les 500 symphonies, je crois), dans laquelle il suffit de piocher pour illustrer à peu près tout. C’est une personnalité solaire, ouverte, sociable, bienveillante, il n’y a guère qu’avec Beethoven qu’il s’est fritté quand celui-ci a pris quelques leçons avec lui. Injustement méconnu en France. Merveilleuse musique.

  18. Souris donc

    Je me demande s’il n’y a pas une prise de conscience, en France, des résultats contreproductifs des grèves, en coût, destruction d’emploi, dégâts collatéraux, effets pervers, fuite des investisseurs, corporatisme délaissant les chômeurs, gabegie de la formation continue…Mais il reste du chemin à parcourir. je voulais voir quelles étaient les restrictions au droit de grève (militaires, pompiers…), passionnant de regarder la discussion qui accompagne l’article wiki : des kilomètres sur la grève des…étudiants. Comme si le problème était là.

  19. Souris,… « la grève des…étudiants. Comme si le problème était là. « …
    Il est un peu là quand même, car si une grève d’étudiants n’a aucune importance elle formate les esprits de ces jeunes gens en les orientant vers cette « solution ». Je me souviens d’avoir appris un jour que la journée d’activité libre (j’ignore le nom officiel de ce type de journée dans l’EN) dans un lycée du sud de la France avait été consacrée à leur apprendre la confection de banderoles pour les manifs….

  20. Souris donc

    C’est pas ce qui les agite, c’est :
    la définition de l’étudiant comme « jeune travailleur intellectuel » (au sortir de la Résistance)
    Lire le § « Intro », et les arguments d’un Horowitz, pour être formaté, il est formaté.
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Discussion:Gr%C3%A8ve

  21. Souris donc

    Oups, symphonies, dans les 100, vérification faite : 106 symphonies précisément.

  22. hathorique

    Bonjour à tous
    Merci Souris pour le solaire Haydn celui qui inspira à Mozart ses sublimes quatuors dédiés à Haydn.
    Car outre l’entente musicale et l’amitié entre ces deux hommes ce que la postérité retiendra c’est la fraternité l’admiration réciproque entre ces extraordinaires génies et pas que musicaux.

    Quant à la grève, La plus ancienne relatée remonte au temps de Ramsès III (1198 à 1166 av. J.-C.). A l’époque, l’économie industrielle n’existait pas, il n’y avait pas d’économie de marché. Les ouvriers avaient cependant déjà une conscience sociale solidaire et écologique sous la conduite d’un chef charismatique Melanchonkht dit le grand distributeurs de miches.

    dont la devise était « pas de miches pour les riches « :

    Le salaire d’un jour de travail d’un travailleur de catégorie moyenne était de 10 miches de pain et une mesure de bière.

    Le Papyrus de la grève relate des mouvements sociaux en Egypte. Ce document est conservé au Musée de Turin en Italie et date de la XXe dynastie (1190-1080 av. J.-C.). Il a été rédigé par le scribe Amennakht qui rapporte les faits d’une grève à Deir Al-Médina (Haute-Egypte) sous le règne de Ramsès III, le dernier grand souverain du Nouvel Empire. La situation politique et économique de l’Egypte au tournant du XIIe siècle avant notre ère est très instable

    Le pharaon étant Parti combattre pour protéger ses possessions syriennes qui était en rébellitude permanente, comme quoi, il y a peu de choses nouvelles dans ce croissant fertile surtout en révolutions printanières

    Le système de travail fut peu à peu désarticulé, engendrant des retards du gouvernement dans le paiement des ouvriers. Des ouvriers, les « hommes de la tombe » comme on les appelait, obtinrent un accord avec les autorités auxquelles ils réclamaient de la nourriture, des boissons et des vêtements, et que leurs réclamations soient portées avec la plus grande urgence devant les hautes hiérarchies de l’Etat, le premier ministre (vizir) et le pharaon Ramsès III,qui connut bien des déboires car eut la gorge tranchée, suite à une tentative de coup d’état appelée « la conspiration du harem » bien connue des historiens grâce au papyrus de Turin qui raconte toute le déroulement de procès et décrit le sort réservé au coupables, qu’en ce jour dominical, je vous épargnerai, sachez que le principal responsable et coupable probablement le fils du défunt n’a pas eu un traitement funéraire royal, son corps a été enrobé de peaux de chèvre un cuir considéré comme « rituellement impur » il aurait peut être été enterré vif.

    http://www.sciencesetavenir.fr/archeo-paleo/20121218.OBS2890/ramses-iii-a-ete-assassine-un-de-ses-fils-suspect.html

    Mais pour en revenir à nos mouvements sociétaux, selon le papyrus dénommé de la grève et d’après quelques ostraca trouvés à Deir Al-Médina, la grève a commencé à cause d’un retard de paiement par le gouverneur de l’ouest de Thèbes , un conflit se manifesta et crût, passant des plaintes initiales aux réclamation les plus véhémentes. Amennakht écrivit :
    « An 29, deuxième mois de l’hiver, jour 10. En ce jour, l’équipe passa les cinq postes de contrôle de la nécropole en disant : « Nous avons faim ! 18 jours sont déjà passés dans ce mois ».
    Les hommes allèrent s’asseoir et organisèrent un sit in pacifiste et solidaire. La conciliation ayant échoué, les ouvriers continuèrent leur grève et en expliquèrent la raison : « Si nous en sommes arrivés à ce point, c’est à cause de la faim et de la soif ; il n’y a plus de vêtements, ni d’onguents, ni de poissons, ni de légumes ; écrivez au pharaon, notre bon seigneur, à ce propos, et écrivez au vizir, notre supérieur, pour que les provisions nous soient données ! ».

    Les ouvriers avaient faim et la nourriture était de mauvaise qualité. Leur limite de tolérance avait été dépassée, raison pour laquelle ils prirent une décision historique : cesser de travailler et réclamer le paiement de leurs salaires. Les autorités accordèrent « les rations du premier mois de l’hiver ». Mais les greniers du pharaon étaient vides, le ravitaillement arriva avec difficulté et les grèves se renouvelèrent. La première grève de l’Histoire commençait.
    Les artisans égyptiens marchèrent vers les temples de la République à la Nation dans une mouvement de protestation générale : ils étaient 1500 selon les organisateurs 150 selon la police .
    Assumer cette décision impliquait beaucoup pour ces ouvriers parce que cela constituait un vrai défi aux autorités. L’un des temples leur livra 50 pains, quantité évidemment insuffisante pour la multitude qu’ils étaient, et le jour suivant, ils entrèrent par la force dans le temple et paralysèrent les activités, en faisant leurs réclamations.
    Malgré la promesse, les artisans restèrent le jour entier campés derrière le temple et ce fut seulement au crépuscule qu’ils repartirent à la nécropole. Les deuxième et troisième jours, ils envahirent l’enceinte sacrée qui entourait le temple funéraire de Ramsès II, le Ramesseum, en provoquant la fuite des gardiens, des policiers et des experts-comptables, lesquels n’étaient pas entraînés à faire face à une telle anarchie dans les comptes publics énarchiques.
    Les protestations et les désordres recommencèrent quelques fois devant les promesses réitérées inaccomplies : une deuxième puis une troisième grève éclata ; dans chaque cas, ils obtinrent la paie aspirée. Mais les troubles ne finissaient pas car les paies recommençaient à se retarder.

    Ainsi, le fait a été « multi-causal » : la situation économique générale, la croissance de la demande de biens de consommation, la corruption et la mauvaise administration amenèrent les ouvriers à se déclarer en grève et à occuper les bâtiments clefs de l’administration centrale.

  23. … « Les artisans égyptiens marchèrent vers les temples de la République à la Nation dans une mouvement de protestation générale : ils étaient 1500 selon les organisateurs 150 selon la police. »…
    Ensuite ils déposèrent leurs banderoles sur le marches des temples et, tous ensemble tous ensemble, se dirigèrent vers les plages du Nil afin d’y trouver le repos. C’est depuis lors que les plages ont acquis un synonyme : les grèves.

  24. Ah, ce fil est vraiment relevé !

  25. hathorique

    Impat et Tibor

    Cet exode gréviste avait lieu durant le temps des moissons du 16 Mars au 13 Juillet mois CHEMOU parce qu’après CHEDUR 🙂 il fait trop chaud pour aller à la grève tous ensemble (bis) et plus encore pour travailler car les températures peuvent atteindre 50 °C à l’ombre (vécu par votre servante) dans le sud du pays.
    Ils pratiquaient donc au choix :

     » la traite des grèves  » ou  » la trêve des grèves » .

    Chaque saison comprenait quatre mois de trente jours chacun donc une année de 360 jours. Les cinq jours restants étaient appelés jours épagomènes, c’étaient les jours anniversaires des cinq grands dieux et déesses.

    Les astronomes grecs empruntèrent leur calendrier civil aux Égyptiens. Notre calendrier actuel a hérité de bien des aspects de celui des Égyptiens y compris le nombre de jours fériés pour la célébration des fêtes religieuses, encore que le nombre des divinités à honorer se soit réduit à proportion inverse de notre déficit.

    La plupart des fêtes se déroulaient dans un cadre religieux et pour avoir autant de temps de repos point besoin de revendications syndicales juste l’agrément des autorités religieuses.

    Les fêtes étaient nombreuses, le calendrier comporte environ 105 jours fériés dédiés à des divinités ou à des commémorations. Le calendrier agricole (semailles, moisson, vendanges), le cycle des saisons (crue du Nil), les événements dynastiques (couronnement, jubilé, mort du pharaon) donnent lieu à des fêtes.
    Tout événement important est l’occasion de réjouissances.

    JALOUX ?????

  26. Souris donc

    Et le pharaon Delanophis inventa Paris-Plage.

  27. Au Moyen-Âge les fêtes religieuses abondaient aussi, voilà où vous nous avez mené bandes de mécréants, si seulement vous aviez pu faire semblant, au moins.

  28. Souris donc

    Illustration :

  29. Bibi

    Hathorique et Skardanelli,
    Et c’est Moïse qui a fait les adieux, et instauré le repos hebdomadaire, en plus des fêtes!

  30. Skarda,
    Mais les nombreuses grèves, toujours festives à souhait, sont les fêtes religieuses de notre époque. La foi des fêtards de Bastille à Nation est au moins aussi forte que l’était la foi des croyants du Moyen-Âge. Simplement, c’est une autre religion…

  31. Merci Moïse évidemment, bien vu Bibi ! A propos de grève je me régale de la biographie de Mussolini dans « Liberal fascism », j’y apprends entre autres, que le terme fascio servait communément à désigner les syndicats.

  32. Guenièvre

    Bonsoir à tous !
    Et merci Hathorique ! Votre histoire est passionnante !
    Je ne voudrais pas que l’on parle de grève et que l’on oublie, Lysistrata, la belle Athénienne qui réussit à convaincre les femmes des cités grecques de faire la grève du sexe jusqu’à ce que les hommes cessent le combat – l’action se situe pendant le conflit qui opposa Athènes et Sparte ! Si ce n’est la réalité c’est en tout cas l’argument de la pièce savoureuse et truculente d’Aristophane.
    En 2011, le cinéaste Radu Mihaileanu reprit le thème pour réaliser le très beau film :  » La source des femmes  »
    http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Source_des_femmes

  33. Souris donc

    Oui, passionnante Hathorique. J’étais sûre qu’une de ces civilisations anciennes avait inventé la grève. La Chine ? Les Incas ? J’aurais parié sur les Grecs. Et voilà, confirmé par Guenièvre.
    Bref, la grève est vieille comme le monde.

  34. Bonsoir Guenièvre, avez-vous vu que sur le wikipedia concernant ce film « La source des femmes » il est précisé que « Le film ne reflète pas nécessairement le point de vue de l’État belge » ?
    Je me demande s’il ne faut pas voir là la main de notre Sophie ? 🙂

  35. Bibi

    En France on attend encore le 4ème juif, après Moïse et le samedi, Jésus et le dimanche, Blum et les congés payés…

  36. Bibi

    😀 😀 😀

  37. hathorique

    Pour les jours ferriés la « restructuration mosaïque » fut peut être aussi une régression sociétale, car je ne suis pas convaincue que Moïse dont la réalité tant historique qu’archéologique n’est pas vraiment attestée par des textes ou des découvertes ait souhaité conservé toutes les fêtes religieuses égyptiennes ayant trait au polythéisme foisonnant condamné par lui.

    Les grandes déesses mères issues de la préhistoire, magnifiées par les civilisations mésopotamienne assyrienne et égyptienne encore célébrées dans le panthéon grec et romain en partie issu de l’égyptien, mises sous le boisseau Hébraïque disparurent définitivement avec le Christianisme ?

    Si les textes de l’Égypte ancienne ne traitent pas explicitement des droits de la femme par rapport à ceux de l’homme, c’est que l’égalité des sexes y était l’évidence même. Pour d’autres sociétés antiques du bassin méditerranéen, où le « sexe faible » ne jouissait pas des mêmes pouvoirs, la condition juridique de la femme égyptienne devait paraître exceptionnelle. Les malentendus et les inexactitudes qui existent au sujet du caractère soi-disant « matriarcal » de la société égyptienne, sont-ils dus à des sources grecques et romaines, et non à des documents égyptiens.

    Pour les femmes, la Loi mosaïque fut bien plus régressive et répressive que la législation égyptienne antique.

    En Égypte ancienne, l’égalité des sexes ne semble pas avoir été qu’un principe purement formel. La position de la femme dans la société s’exprime d’une façon particulièrement claire dans la pensée religieuse des Égyptiens.

    Ainsi c’est Maât, la déesse de l’ordre cosmique, qui au moment du verdict, a une voix décisive car c’est elle
    au moment du jugement qui sous la forme d’une plume prend place sur la balance quand on pèse le coeur, c. -à-d. l’âme et la conscience de l’être humain et décide donc de son sort dans l’au delà.

    Oui Souris :
    la grève est vieille comme l’humanité : elle est peut être l’une des premières manifestations 🙂 de la liberté individuelle et collective à la fois.

  38. Il serait intéressant de savoir ce qui fut la cause du basculement, pas celui de Hollande, mais ce qui fit que dans la grande majorité des sociétés humaines la femme était considérée comme inférieure à l’homme : Chine, Inde, sociétés précolombiennes, etc. Et comment le christianisme finit par accoucher d’une société où progressivement la femme a reconquis un statut d’égalité.
    Par ailleurs je me méfie des affirmations sur les sociétés antiques ou primitives, j’en veux pour preuve les affirmations délirantes de Margareth Mead sur les sociétés polynésiennes…

  39. Erreur pour les précolombiens, la société iroquoise était matriarcale.

  40. QuadPater

    Lysistrata ça se passait avant la grève des ouvriers égyptiens qui demandaient une diminution pendant qu’ils construisaient un palais à Cléopâtre ?

  41. Bibi

    Je ne suis pas aussi savant que Hathorique, mais il y a eu dans le « croissant fertile » des sociétés matriarcales dont on trouve des restes dans les cultes de la « déesse mère » et leurs statuettes aux formes amples. Et des sacrifices d’enfants.
    Dans le judaïsme, tant pré- que post-mosaïque, le rôle de la femme n’est jamais réduit. Parfois il est principal, souvent complémentaire à celui de l’homme. Il est aussi inégal que celui de l’homme qui ne peut accoucher.

  42. Souris donc

    Mon admiration pour Haydn est sans bornes, c’est un autodidacte et il nous invente la symphonie. Musique de chambre portée à sa plus haute expression. Son amitié pour Mozart ne s’est jamais démentie. Le Requiem de Mozart fut donné à la messe d’enterrement de Haydn. A la baguette, Salieri ! Lui aussi méconnu, éclipsé par le génie de Mozart, plus besogneux. Ayant passé sa vie à savonner la planche à Mozart ? ça c’est le cliché, entretenu par une nouvelle de Pouchkine.

  43. Souris donc

    Une grève a totalement disparu, la grève du zèle.
    Des kilomètres de queue aux postes de douane quand les douaniers faisaient la grève du zèle. L’Europe n’était encore la passoire de l’Espace Schengen, l’aubaine à Leonardas, l’aspirateur à Roms, l’eldorado à Africains, l’aimant à Maghrébins, le miroir aux alouettes à Ukrainiens, l’opportunité à mafias de l’Est. On ne pillait pas comme ça, avec l’aide active des assos antiracistes, fallait montrer patte blanche, voui. Les douaniers veillaient aux bons usages. En grève du zèle, ils redoublaient de vigilance.

  44. hathorique

    Les sacrifices humains et pas que d’enfants ont été pratiqués dans beaucoup de sociétés primitives mais pas seulement, ils se pratiquent d’ailleurs encore de nos jours mais sont réprimés par la loi.
    Vous me direz Carthage, mais le mythe du sacrifice d’enfants doit beaucoup Flaubert même s’ il a probablement existé (le sacrifice bien sur, pas Flaubert ) il semblerait qu’il ait été plus un lieu d’inhumation que de sacrifices ou les deux à la fois.
    Il est attesté en Mésopotamie où l’enfant était souvent remplacé par un agneau, Mésopotamie dont serait issu Abraham prêt à sacrifier son fils unique en signe d’obéissance à Dieu, mais qu’il échangea contre un agneau geste célébré par les rois religions monothéistes ; je ne sais pas ce qu’aurait pensé Madame Sarah Abraham de cette offrande, elle qui a du attendre un âge avancé avant d’enfanter Isaac, mais son avis comptait il vraiment 🙂

    Il n’est pas facile de départager dans le récit biblique, les données objectives de celles qui le sont moins.,
    le sacrifice humain se pratiquait aussi à Rome c’était un rituel de fondation en fait il a été sacralisé dans presque toutes les sociétés humaines.

    @ Bibi
    Dans les religions monothéistes pour les principes fondateurs en ce qui concerne les femmes, leur STATUT et non pas leur ROLE ce qui n’est pas la même chose est en retrait de celui de l’homme. On ne peut parler d’équité qui relève de la loi humaine toujours perfectible car inscrite dans le temporalité et non de la loi divine irréfragable et immuable elle inscrite dans l ‘éternité dont chacun sait « qu’elle est très longue surtout vers la fin » selon Woody Allen philosophe new yorkais 20° s. après J. C.
    Je ne saurais trop recommander un livre terrifiant publié en 1486, c’est donc un « incunable  » le Malleus Maleficarum, ou Marteau des Sorcières, » est le plus connu des traités de sorcellerie et le plus utilisé des manuels de sorcellerie, il fût écrit par Heinrich Kramer (aussi connu sous le nom de Henri Institoris) et Jacques Sprenger.

    Mais ceci nous éloigne de la grève et de la belle Lysistrata dans sa version boulevardienne (que Guenièvre me pardonne cette offense faite à Aristophane)

    « Vous les bonshommes, quand le conflit éclata,
    Nous vous supportions car nous sommes modérées ;
    D’ailleurs, on ne peut pas avec vous s’exprimer.
    Pourtant grâce au pouvoir de notre intuition,
    Nous avons tout compris : souvent à la maison,
    Nous étions informées des sales actions
    Qui devaient éclairer les problèmes criants.
    Malgré notre tourment, nous jetions en souriant :
    « Qu’avez-vous décidé aujourd’hui sur la paix ? »
    Et le mari disait : « Veux-tu donc la fermer ! »
    Voilà pourquoi, chez moi, je n’osai m’exprimer !
    Lorsque de ces horreurs nous étions informées,
    Nous déclarions : « Comment peut-on se comporter
    De la sorte ? Il faut être un esprit insensé ! »
    Il répondait alors : « Continue à tisser,
    Sinon je vais frotter tes satanées oreilles.
    La guerre, c’est pour nous ! « 

  45. En septembre 2010 un pays d’Europe de l’Est avait organisé une exposition sur les caractéristiques de chaque pays européen. On y voyait pour la Grande Bretagne ses autobus à impériale, pour l’Allemagne ses fêtes de la bière et ses machines-outils, pour l’Italie ses ruines romaines et la lagune vénitienne etc.
    Et la France ? La France était représentée par un hexagone cerclé de bleu, vide, barré par un panneau en grandes lettres : « Grève ».

  46. Guenièvre

    .
    Ah ! Impat vous voyez là  » la main de notre Sophie  » ? moi je ne connais que son style 🙂

  47. Noble Lionne, j’ai été frappé par l’idée que dans l’Égypte antique luirent les derniers feux du néolithique, les hommes repoussés par la désertification bâtirent la merveilleuse société égyptienne (je n’arrive pas à retrouver le fil où vous nous fîtes part de cette idée). Mais comment pouvons-nous savoir quel était le sort réel des femmes dans cette société.
    Quelques questions me viennent :
    1) Qu’en était-il du sort des mères sans mari, qui assurait leur subsistance ?
    2) Comment étaient considérés les enfants d’un premier lit par rapport aux enfants d’un second ?
    3) Qu’en était-il du viol ?
    Toutes questions d’un parfait béotien qui a résisté à la tentation de Wikipédia.

  48. Souris donc

    Le logo de la France, la grève. Bien vu. Jadis, c’était les Lumières, la Liberté. Les investisseurs qui ne sont pas rebutés par la fiscalité et la grève, des héros ou des inconscients ? Qui investit encore un kopeck en France, à part les Arabes du pétrole ? Et encore, dans les palaces, les clubs de foot et l’immobilier parisien.

  49. hathorique

    Bonjour Tibor vaste question, pour la réponse, je vais essayer de la circonscrire et non circoncire EN FAISANT COURT.

    La société égyptienne est fondée sur une structure pyramidale, la transmission du pouvoir royal se faisait par les femmes mais le pouvoir était exercé par les hommes ; Hatchepsout qui connut un règne paisible et prospère de plus de 20 ans. lorsqu’elle est devenue pharaon et non pharaonne renonça aux attributs de sa féminité allant même jusqu’à porter la fausse barbe pour assoir son pouvoir .

    1) Qu’en était-il du sort des mères sans mari, qui assurait leur subsistance ?
    Régis par les us et les coutumes, le mariage et le divorce étaient considérés comme des affaires civiles dans l’Egypte ancienne. Dès lors, la religion et la loi ne pouvaient les affecter d’aucune manière que ce soit. Les hommes étaient tenus de concéder les deux-tiers de leurs biens. Les femmes, quant à elles, pouvaient garder la part qu’elles avaient apportée avec elles lors du mariage.
    Les femmes égyptiennes avaient un rôle bien défini. Elles étaient responsables de la maison et des enfants. Beaucoup accomplissaient des tâches éreintantes, comme les travaux des champs. Mais la loi leur donnait les mêmes droits qu’aux hommes. Une épouse pouvait même traîner son mari devant les tribunaux s’il la traitait mal.
    L’épouse était toujours maîtresse absolue de ses biens qu’elle administrait et dont elle disposait à son vouloir. Elle vend, achète, prête, emprunte ; bref, fait sans contrôle tous les actes de chef de famille.
    Les enfants, qui venaient vite, étaient désirés, pour les mères sans mari, cette situation était très rare car il n’y avait pas de mariage légal, mais une union consentie de plus les égyptiennes avaient des méthodes de contraception très efficaces.

    2) Comment étaient considérés les enfants d’un premier lit par rapport aux enfants d’un second ?

    Il ne se faisait pas de différence car la mortalité périnatale était élevée tant pour la mère que pour le nouveau-né.
    Pour les mères les accouchements étaient l’une des plus importantes cause de mortalité (selon l’étude des momies).
    Pour les enfants, on considère qu’un sur deux ou trois mourait à la naissance ou dans la période périnatale. Les enfants de premier ou deuxième lit étaient élevées avec le reste de la fratrie toujours selon les textes bien sur, mais je ne suis pas sure qu’il n’y ait pas eu de frictions successorales ni même quelques assassinats fort à propos.

    3) Qu’en était-il du viol

    le viol par l’Égypte antique était très mal pris le coupable étaient condamné à mort après qu’il ait été reconnu coupable pas le tribunal du vizir ce qui bien sur n’empêche aucunement qu’il y en eu mais ils étaient sévèrement réprimés par la loi et non autorisés ni même tolérés par elle, la sexualité était très libre et la virginité n’était pas essentielle pour une union, n’oubliez pas que nous sommes dans une société archaïque et la liberté sexuelle n’était pas un péché capital mais une inclinaison capiteuse 🙂

    L’âge du mariage était de douze ou treize ans pour les filles (seize à vingt ans pour les hommes, selon les sources) L’âge nubile n’est pas défini légalement mais il est généralement admis que les filles pouvaient se marier dès la puberté (12 à 13 ans) l’espérance de vie se situant autour de 30 ans En effet l’alimentation était peu variée et souvent insuffisante.
    Une société devrait se juger à ses Lois et moins à ses moeurs qui lorsqu’elles sont déviantes sont corrigées par la rigueur législative ce qui est un équilibre difficile qui s’inscrit dans la durée temporelle .
    La rigueur de la loi n’a jamais empêché les dérives individuelles et ce dans toutes les sociétés organisées.

    vous avez parlé de la société iroquoise, un lien pour vous non wikipédiste

    http://classiques.uqac.ca/contemporains/makarius_raoul/la_societe_archaique/intro_societe_archaique.pdf

  50. Mais je suis un wikipédiste forcené ! Parfois il vaut mieux aller au-delà, et quand vous êtes-là c’est le cas. Merci pour ces explications, ces indications et finalement ce lien. Lorsque j’étais enfant nous allions dans le désert ramasser des pointes de flèche, des bifaces et même parfois des haches polies : j’en ai encore une toute petite et merveilleuse, quinze centimètres de long. Depuis que l’idée du regroupement vers le Nil des sahariens poussés par la désertification a fait son chemin dans mon esprit (avez-vous des liens là-aussi ?) je la regarde autrement. Je regarderai nos antiquités égyptiennes autrement, c’est promis, quant aux polynésiens que j’admire, intrépides navigateurs hier, incomparables rugbymen aujourd’hui, il n’en reste pas moins qu’ils étaient cannibales et violents, et que la liberté des moeurs (toute relative par ailleurs) ne fut jamais un gage de société apaisée (insulte pascuane imagée : j’ai encore des morceaux de la chair de ta mère entre les dents).
    Tout ceci pour dire qu’à l’instar de Margareth Meads nous avons tendance à idéaliser certaines sociétés car elles correspondent à tort ou à raison aux idées que nous voulons promouvoir.

  51. Bibi

    Chère Hathorique,
    a. Le rôle est une fonction du statut.
    b. Des restes d’enfants, mais aussi de jeunes adultes, ayant subi des flemmes ont été trouvés et identifiés dans plusieurs endroits (dont, il me semble, à Hatzor en Galilée). En effet, une des ruptures du judaïsme pré-mosaïque fut celle de la substitution de l’humain par la bête (puis, la substitution du sacrifice matériel par le spirituel).
    Mais on est H.S.
    Bibises!

  52. hathorique

    Je pense que ces deux ouvrages pourraient vous intéresser.

    http://www.bibliomonde.com/livre/decouverte-des-fresques-du-tassili-4425.html

    http://www.bibliomonde.com/livre/peintures-gravures-avant-les-pharaons-sahara-au-nil–6156.html

    Vos pierres ont peut être été taillées et longuement polies par un de ces hommes à la fois si proches et si lointains, elles sont précieuses car à cette époque elles étaient à la pointe de la technologie.

    http://ennedi.free.fr/

    Je crois que l’art et la religion sont nées main dans la main au fond d’une grotte du néolithique.

    Mille et une excuses à Souris pour mes « déviances »

  53. Souris donc

    C’est pas moi qui vais imposer une ligne ! Il y a une logique : grève—>Lysistrata—>matriarcat. La suite voudrait que nous nous marrions à propos du prudent traitement médiatique réservé aux 200 jeunes filles capturées par Boko Haram pour être vendues : cépabien mais dire du mal de l’Africain, c’est raciste.

  54. hathorique

    Merci Souris pour votre grande clémence et votre indulgence « citoyenne » et « participative  » .

    Ce qui arrive à ces jeune filles est terrible elles vont être épouvantablement vandalisées, elles ont l’âge de mes délicieuses petites 6° que je materne lorsque j’interviens dans les collèges.

    @ Skarda,

    Je me suis emmêlée la souris dans les liens, voici le bon :

    http://www.hominides.com/html/dossiers/dossiers.php

  55. Guenièvre

    Bonjour à tous !
    Excusez-moi, après cette discussion de haute volée , je redescends au niveau des pâquerettes pour vous narrer les mésaventures qui furent miennes en cette matinée du 12 mai : j’ai reçu pendant 15 jours deux personnes de ma famille argentine. Ils devaient repartir ce matin par le train pour regagner Paris et prendre l’avion ce soir à Roissy.
    Arrivés à la gare , surprise !! C’est la grève ! ( contre la suppression de TER, vous en avez entendu parler ? )
    – Mais il y a un autre train bientôt ? s’inquiètent les Argentins
    – Ah! non, c’est la grève…
    – Alors il est prévu un autre mode de transport pour Paris … un car par exemple ?
    – Ah, ben non…

    Stupéfaction et panique ! Heureusement nous sommes à la retraite et nous avons conduits nos invités à l’aéroport…
    En chemin la question revient souvent : « Cómo el país puede funcionar?
    Heu! ben …mal, le pays fonctionne mal …
    Le prestige de la France vient de s’effriter… Et pourtant, il est très grand en Amérique du Sud !

  56. Souris donc

    Un jour les étrangers ne viendront plus. Quand ils ne restent pas en rade à cause des grèves, ils se font détrousser, à tel point que la police chinoise est obligée de venir en renfort pour protéger ses ressortissants.

    Ceci dit, les cheminots ont un droit de retrait ( grève sans préavis) quand un des leurs se fait agresser. Et dans notre société joyeusement multiculturelle et gaiement arc-en-ciel, on ne s’indigne et proteste que quand Zemmour dit une inconvenance, quand les zid font une de leurs actions spectaculaires dans le métro ou quand un cheminot se fait cracher dessus.
    Le vivre-ensemble est une incantation qui démontre l’affolement de la gauche.

  57. Guenièvre

    « Un jour les étrangers ne viendront plus »… »
    C’est déjà parfois le cas, Souris : lors de l’un de ses périples en Espagne, mon fils prend une chinoise en covoiturage. Elle se rendait aux Pays-Bas après avoir passé quelques jours à Madrid et Barcelone. Elle comptait aussi aller en Allemagne puis redescendre en Italie :
    – Et la France, vous ne visitez pas la France ?
    – Non, c’est trop dangereux !!!
    Mon fis eu beau lui expliquer que  » Non, pas partout, il y a des endroits très sûrs… »
    Peine perdue, la réputation de la France auprès des chinois est désastreuse.

  58. Souris donc

    Surtout maintenant que les boutiques Vuitton sont ouvertes là bas, nos monuments construits sur place à l’identique, nos vins leur appartiennent, qu’est-ce qu’ils iraient s’embêter dans les coupe-gorge français.

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