L’euro

€1

Rentrant récemment d’un court séjour à Mexico, un ami me raconte sa surprise lorsque, pianotant une demande d’argent sur une machine de cette immense ville, il se vit demander par l’écran s’il voulait des pesos, des dollars, ou des euros. Surprise qui me rappela la mienne quand une machine de Moscou m’avait proposé des roubles, des dollars, des yens ou des euros. Mais c’était il y a quelques années, la surprise aujourd’hui n’en est plus une. Le monde entier connaît la monnaie européenne, souvent la pratique.

Combien étions-nous au siècle dernier à déplorer l’avantage considérable que donnait aux États-Unis leur « monnaie de réserve » ? Elle seule inspirait confiance, elle seule était utilisée dans les contrats internationaux, elle seule servait de référence aux comparaisons, aux études de prix, aux estimations d’investissement. Les américains tiraient de ce fait un avantage souvent financier, toujours psychologique par l’impression justifiée de risque limité ainsi donnée aux échanges. Mais quelle frustration pour les autres ! Et quel sentiment de brimade, voire de mortification, s’emparait de tous ceux qui se trouvaient ainsi contraints de négocier, de prévoir, de penser en une monnaie étrangère dont ils ne maîtrisaient en rien les fluctuations présentes et futures ! Jusqu’à la presse, jamais en retard d’une vilenie, qui peu à peu nous habituait à communiquer les chiffrages en dollars…

Ce décalage entre les monnaies s’expliquait par le décalage important entre les économies. Un pays de PIB 100 ne pouvait que s’aligner sur une unité de mesure d’un pays de PIB 10000. Le problème était que les « pays de PIB 10000 » étaient au nombre de…1, ce qui conférait à ce pays une suprématie de fait que les autres ne pouvaient que subir.

Alors fut créée l’Union Européenne. Il ne faut pas, bien sûr, voir l’euro comme le seul objectif de cette Union, loin s’en faut. On retrouve toutefois avec l’euro l’esprit ayant présidé à la création de l’Union : placer l’Europe, ou la replacer, parmi les nations phares du monde. C’est à dire casser tout monopole extra européen, qu’il soit américain ou asiatique. Il s’agissait à long terme de redonner à l’Europe un premier rôle, au plan économique, politique, financier,diplomatique, militaire. L’objectif est à ce jour atteint en matière économique, et grâce à l’euro il est en passe de l’être en matière financière : le monde dispose un peu plus chaque jour de deux monnaies de réserve, le dollar et l’euro. Ainsi la Chine annonçait-elle voici deux ou trois ans que vingt pour cent de ses réserves en devises était composé de la monnaie européenne. Et ainsi commence-t-on à établir des contrats internationaux en euros. L’euro n’est pas encore monnaie de réserve mondiale au même titre que le dollar, mais c’est bien parti. Saddam Hussein, dont la volonté affichée de vendre son pétrole en « écus » (le futur euro) lui a coûté son pouvoir et sa vie, était en la matière en avance sur son temps !

Les esprits qui argumentent en faveur ou en défaveur de l’euro raisonnent trop facilement à court terme, le nez sur le guidon. Ce n’est pas dans l’actualité qu’on juge les bienfaits ou les méfaits d’une opération qui vise les générations futures.

N’est-il pas intéressant aujourd’hui de lire et d’entendre le reproche principal, et d’ailleurs quasi unique, que font à l’euro ses détracteurs ? Ce reproche, c’est tout simplement que « l’euro est trop fort » ! Et c’est vrai que l’euro est devenu une « monnaie forte », en ce sens que, créée avec la valeur de un € pour 1,17 $ et après qu’un certain scepticisme initial l’ai fait descendre à 0,82 $, cette monnaie est stable depuis des années aux alentours de 1,30 à 1,35 $. D’où vient-elle donc, cette « force » par rapport à la première monnaie internationale ? Elle ne vient pas d’une décision ex abrupto : aucune instance suprême européenne ou étrangère n’a décrété un beau jour en conférence que l’euro et le dollar continueraient à s’échanger pour telle ou telle valeur. La monnaie européenne, comme toutes les valeurs libres donc non soumises au « contrôle des changes » pratiqué par les pays à économie défaillante, s’établit au niveau que lui confère le marché. Les décideurs financiers des gouvernements, des banques, des fonds, des grandes entreprises, sont des gens prudents qui investissent leurs capitaux dans les monnaies qu’ils jugent les plus sûres. Et si l’euro reste à une valeur élevée, c’est uniquement parce qu’il inspire confiance. Si vous possédez 1000 € vous avez beaucoup plus de chance d’en conserver la valeur que vos parents lorsqu’ils possédaient 6560 francs !

Le plus probant des tests démontrant que la monnaie européenne est devenue la valeur sûre qu’elle ambitionnait de devenir nous a été fourni par les événements récents. Le monde vient de traverser un tremblement de terre d’une ampleur exceptionnelle, la crise financière la plus grave depuis la guerre. Pendant toute la durée de cette crise, l’euro a continué de garder le même niveau de crédibilité, faisant que sa valeur comparée n’a pas diminué. Cette crise, venue d’Amérique par les « subprimes » et la faillite de l’énorme banque Lehman Brothers, a laissé notre monnaie de marbre. Dieu sait pourtant le déluge de pronostics alarmistes dont elle a fait l’objet pendant les années terribles 2010 et 2011 ! Mais rien n’y fit, la confiance des épargnants mondiaux lui restait acquise. Et aujourd’hui cette confiance ne faiblit pas, conduisant seulement à l’éternel reproche : l’euro est trop fort ! Les Français du 21e siècle décidément répugnent à ce qui est fort, au point pour certains de prétendre regretter une monnaie qui aurait été dévaluée deux ou trois fois, entraînant entre autres choses la montée en flèche des prix de l’essence à la pompe.

Alors oui, cela rend nos exportations plus chères vers les pays de la zone dollar, ce qui apparemment n’empêche en rien le succès d’Airbus, montrant ainsi que la qualité et la performance forment une meilleure voie à suivre que la recherche du bas de gamme à petit prix.

On ne saurait enfin oublier, avant de clore ce billet sur la remarquable réussite de l’euro, une autre réussite : celle de la migration de 300 millions d’Européens de 18 pays membres, passant le même jour de leurs anciennes monnaies nationales vers la nouvelle monnaie. C’était une opération énorme, à ma connaissance sans précédent dans l’Histoire. Elle fut menée sans incident, sans rupture d’alimentation, sans cassure d’inflation. Succès trop méconnu, pour lequel il serait injuste de ne pas rendre hommage à la Commission, qui en était chargée, et en particulier à Yves Thibault de Silguy qui avait programmé et dirigé toute l’opération.

32 Commentaires

  1. Et le deux janvier 2002 au matin mon maraîcher vendait sa laitue 1 € au lieu de 5 Frs le 31 décembre 2001

  2. roturier

    Certains raisonnent au niveau des pâquerettes. Faut croire qu’un oiseau, surtout bleu, raisonne au niveau de la laitue.
    Levez-vous un peu au dessus, le volatile.

    L’introduction de l’Euro n’a pas provoqué une hausse des prix en France ; la courbe Insee n’a connu aucune « cassure » en ce moment ni accélération particulière.
    En revanche, les dépenses des ménages en matière de NTIC connurent, coïncidence, un bond considérable pendant la décennie qui suivit ; Internet, ordinateurs domestiques, smartphones… Ce qui naturellement influença, et ce n’est pas fini, les budgets des particuliers.

    Savez-vous que nous payons le litre de carburant aujourd’hui moins cher qu’avant les « chocs pétroliers » des années 1970 ? MAIS dans l’unique unité de mesure valable sur une longue période : le nombre de minutes de travail nécessaires pour acheter un litre.

  3. Je ne doute pas, loaseaubleu, que vous n’ayez eu le réflexe normal d’un acheteur avisé devant ce vendeur de salades racontant des salades : le fuir bien vite et aller vous adresser à un concurrent plus honnête. 🙂

  4. Il me semble roturier qu’il vous est arrivé parfois de revendiquer le droit à l’humour. Je vous l’accorde pour votre 15:28. Oubliez votre roture, scrutez les cieux.

  5. Roturier ,je vous trouve bien sévère envers l’oiseau (cher â mon cœur )..je continue (c’est idiot ,je sais )à « re-convertir » en francs certaines de mes dépenses ,et je trouve que ma baguette ordinaire payée aujourd’hui 1,30 euro contre 1franc (il y a 10 ans) c’est trop !! l’euro et mon boulanger y sont bien pour quelque chose …c’est vrai , mon iPad ,mon écran plat ,mon abonnement Bouygues sont toutes ,proportions gardées ,tout à fait abordables …

  6. roturier

    Mangez votre iPad donc au lieu de la baguette.

  7. Mes implants (payés en euros) ne me le pardonneraient pas 😁

  8. …La baguette à « 1franc (il y a 10 ans) « …
    Bonjour Nonette, vous avez, dites-vous, des problèmes de re-conversion, mais il semble que vous ayez surtout un problème de mémoire ! 🙂

  9. Bonjour Impat ..mémoire défaillante ? J’en ai bien peur tout d’un coup !!

  10. Rassurez-vous Nonette, ce n’est pas votre mémoire qui est défaillante. Cette histoire de « la baguette à 1 franc avant 2000 » est un bobard que j’ai déjà lu souvent ! Les menteurs ne reculent devant aucune énormité, et on voit souvent ceux qui ont envie d’y croire tomber dans le panneau sans même se poser la question de la vraisemblance sur l’ordre de grandeur. Cela fait partie des nombreux mensonges inventés pour faire « desaimer » l’Europe.

  11. Souris donc

    Ce qui est troublant, c’est que les pays scandinaves et la Suisse, hors zone euro et pour 2 d’entre eux hors Europe, ont un PIB/hab très supérieur à la moyenne européenne, même sans les pays de l’Est.
    Je suis assez d’accord avec Nonette sur l’effet d’aubaine du passage à l’euro. Visible encore en France notamment, j’ai gardé des tickets de caisse. Exemple, la même boite de chocolats à la menthe After Eight coûte en France env. 4 €, et en Allemagne 2 €.

  12. Souris donc

    Je constate que Cora a même le toupet de les vendre à 4,85 €.
    http://api.prixing.fr/products/56471-chocolat-after-eight-la-boite-de-300g-after-eight
    La semaine prochaine, je pars 2 semaines en Allemagne, je me propose d’acheter un petit caddie-type avec des marques courantes, et le même au retour en France. Les taux de TVA sont sensiblement identiques, les salaires dans la grande distribution plutôt plus élevés.

  13. Cela n’a rien de troublant, Souris. Des pays où on bosse davantage, où on pratique moins la gréviculture, où le code du travail est plus simple ou n’existe pas, où on part en retraite plus tard etc. obtiennent un PIB par habitant plus élevé. Euro ou pas, couronne liée à l’euro (Danemark) ou pas. Le contraire serait surprenant.
    Quant au chocolat, je l’achetais déjà à Fribourg ,(ou à Bâle) plutôt qu’à Strasbourg en…1961. Quelle drôle d’idée jacobine que vouloir que les prix soient partout les même !

  14. Souris donc

    On parlait de l’effet d’aubaine du passage à l’euro que vous avez nié, Impat, et que Nonette et moi avons constaté.

  15. Lisez Nonette jusqu’au bout, Souris. Et cet « effet d’aubaine » est aussi un bobard. Certains commerçants ont augmenté leurs prix au changement d’année, comme ils le font chaque année, mais comme Roturier l’a rappelé la courbe d’inflation n’a pas fait apparaître de cassure au changement de monnaie.
    J’ajoute que de toute façon ce problème éventuel fut et est bien dérisoire face à l’acte historique que constitue la création de la monnaie européenne, objet de l’article.
    Et j’ajoute à cet ajout que si c’est l’effet d’aubaine qui révulse les hurluberlus partisans d’un retour au franc, il ne leur faut surtout pas risquer un nouveau changement dans l’autre sens avec nouvel effet d’aubaine !

  16. roturier

    Nous sommes d’accord, Liebchen, me semble-t-il, que si en France et en Allemagne, dont la monnaie est l’€, l’évolution des prix au consommateur depuis l’introduction de l’€ fut différente, cela disculpe l’€ ?
    La « faute » se trouve donc dans d’autres différences entre la France et l’Allemagne, indépendantes de la monnaie ?
    Car sinon, on ne parle pas la même langue.

    En revanche, à mon corps défendant je me trouve d’accord avec Impat. Inquiétant.

  17. Souris donc

    Bonjour Roturier,
    Nous sommes d’accord, Je pense, en effet, qu’une monnaie n’est qu’un outil, assez neutre en soi, et dépend de ce qu’on en fait dans un environnement donné. On ne peut pas accabler l’euro de tous les maux. Ni le parer de toutes les vertus. Sans euro on s’en tire bien aussi, à condition d’être vertueux. Ce que la France n’est pas, euro ou pas.
    Les prix (excessifs, ou le contraire) sont un bon indicateur de ce qui ne fonctionne pas dans un pays. Quand on décortique toutes ses composantes. Sans sélectionner celles qui arrangent et taire les autres.

    PS. Touche pas au Zozio, c’est notre oiseau sacré.

  18. roturier

    Sacré? Vous avez dit sacré? Sur Antidoxe?

  19. Dans le cadre du problème soulevé par la conclusion de contrats internationaux en dollars selon l’habitude prise depuis un demi siècle, l’actualité fournit un exemple significatif. À propos de la sanction de plusieurs milliards imposée à BNP Paribas par les États-Unis on voit bien l’inconvénient de passer par le dollar. À terme, l’euro est là pour sortir de ce piège.
    Extrait d’une dépêche AFP de ce jour :
    « Ces transactions étaient légales au regard du droit international mais, étant libellées en dollar, ont dû transiter par une chambre de compensation située aux Etats-Unis, ce qui les plaçait sous le coup du droit américain. »

  20. Conclusion aujourd’hui, faisant suite au commentaire ci-dessus : si BNP-Paribas avait établi ses transactions avec les 3 pays incriminés en euros au lieu de le faire en dollar elle aurait évité de perdre l’équivalent de 7 milliards €.
    Cela va donner à réfléchir, dans le monde…

  21. AgoraVox (Christophe Bugeau)le 1er juillet va dans le même sens que le commentaire du 29 juin 2014 à 19:50  :
    « BNP, 9 milliards d’amende, et la fin du dollar en prime ? »
    Extrait : … »La Banque est sanctionnée par le droit américain car elle a effectué des transactions en Dollar (et par le biais de chambres de compensation américaines) entre des pays sous embargo de par la loi américaine (Soudan, Cuba, Iran). Mais elle n’a violé aucune règle en France et en Europe. Cela repose donc complètement le rôle du dollar en tant que monnaie indispensable dans les paiements internationaux.
    En effet, si ces Etats et la Banque sont passés par cette monnaie, c’est bien parce que celle-ci est indispensable pour les paiements internationaux. Aussi cette décision de justice qui est justifiée du point de vue du droit américain, contribue à couper un peu plus la branche sur laquelle est assise le dollar. »…

  22. kravi

    Je ne comprends décidément rien à ces pb économiques et m’en remets assez bien, sauf que je ne fais pas fortune en spéculant.
    Mais pour ceux qui s’intéressent à la saga BNP, voici un article intéressant.
    Tsipor kHula, vous voici le minus du jour. Bienvenue au club.

  23. kravi

    Manips en $ ou €, la banque aurait dû payer de toute façon.

  24. … « la banque aurait dû payer de toute façon. »…
    A priori je ne le pense pas, Kravi. Les 3 pays concernés (Cuba, l’Iran, le Soudan) ne sont pas soumis à la législation américaine sur les embargos. La France non plus.
    Si les transactions avaient été effectuées en € elles ne seraient pas passées en chambre de compensation américaine, par suite les États-Unis n’auraient eu ni la raison ni le pouvoir de faire payer une amende à la banque.

  25. kravi

    Impat, je vous crois sur parole. Quoi qu’il en soit, la BNP s’est fait[e ??] pincer, transgressant en cela la première règle d’une fraude bien comprise.
    Je sais bien que Money is Money et que la finance s’occupe relativement peu de morale. Mais enfin, elle aurait pu choisir des clients plus reluisants.

  26. … « elle aurait pu choisir des clients plus reluisants. »…
    Sur ce point je n’ai rien à redire !

  27. roturier

    Le minus est celui qui se prend pour tel.
    Et non celui qui est doté d’humour et de recul lui permettant de relativiser.
    B-A-Ba de psychologie.

  28. roturier

    Impat 5 juillet 2014 à 17:37 ; soit je suis mal-comprenant, soit ceci n’a pas de sens:
    « Les 3 pays concernés (Cuba, l’Iran, le Soudan) ne sont pas soumis à la législation américaine sur les embargos. »

    Ah bon? Mais si c’est le cas, en vertu de quoi les officiels US demandent (et obtiennent) des sommes faramineuses à la BNP (et, dans une moindre mesure, apparemment, à d’autres banques; dont américaines)?

    La bonne formulation serait probablement: « Les 3 pays…ne se soumettent pas (ne veulent pas se soumettre…)… à la législation américaine sur les embargos. »
    MAIS les USA n’en ont pas cure: ils maintiennent que sur le territoire US c’est la loi US qui prévaut.

    Finalement, on revient au coeur de la question: le problème n’est pas tant le statut officiel du dollar; c’est la prépondérance mondiale de l’économie US qui en est à l’origine.

    Tant qu’aucune institution financière importante ne pourrait se passer de travailler avec les USA et d’y posséder des antennes solides soumises donc à la législation US et des avoirs conséquents, les Américains pourraient imposer leur lois et leurs intérêts aux autres.

    D’autant plus qu’en l’occurrence ils n’ont peut-être pas totalement tort.

  29. Roturier, vous êtes soumis au droit américain ? Peut-être oui, si vous êtes-citoyen des États-Unis.
    Pour ma part je ne le suis pas, et les États de France, du Soudan , d’Iran, de Cuba non plus. Aucun État ne peut imposer en droit ses décisions aux autres sans qu’un « traité » ne soit signé à cet effet.
    Cela dit, quiconque désire se soumettre volontairement peut toujours le faire.

  30. roturier

    Vous et moi, Impat, sommes soumis au droit américain dès que nous séjournons sur le territoire américain.
    Nous le sommes également si nous y travaillons; nos bien qui s’y trouvent le sont aussi.
    Que nous soyons personnes physiques ou morales.
    Citoyen ou pas (moi pas) ne change rien.

  31. … « dès que nous séjournons sur le territoire américain »…
    Voilà, je ne vous le fais pas dire. Les chambres de compensation en € ne sont pas aux États-unis.

  32. roturier

    Exact. MAIS tant qu’une présence massive aux USA sera vitale pour tout joueur important dans l’arène financière mondiale, il lui faudra travailler massivement en dollars et passer par les chambres de compensation US.

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