Idéologie, 3/3.

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Le penchant idéologique ne se limite pas aux islamistes qui nous entourent. Le besoin d’une lunette de simplification permettant d’élucider les durs problèmes de la vie, et de nos propres vies en particulier, est éternel; et avec la disparition du marxisme en Occident, au moins dans sa forme économique la plus extrême, quantité d’idéologies de substitution ont surgi dans lesquelles les mécontents peuvent piocher.

La plupart naissent comme des plaintes légitimes, mais les réformes politiques devant composer avec des exigences raisonnables, les exigences se transforment en idéologies, illustrant ainsi une réalité de la psychologie humaine: la colère n’est pas toujours proportionnelle à ce qui l’a provoquée, mais elle peut être une puissante récompense en elle-même. Ainsi les féministes ont continué à considérer tous les problèmes humains comme une manifestation du machisme, les militants des droits civiques voient partout une manifestation de racisme, les activistes homosexuels ne voient que des manifestations d’homophobie, les anti-mondialistes ne voient partout que des manifestation de la mondialisation, et les libertaires radicaux des manifestation de l’étatisme.

Quel plaisir d’avoir une clé pour toutes les misères, à la fois personnelles et sociétales, et de connaître le bonheur personnel à travers la poursuite obstinée de la solution pour l’ensemble de l’humanité! A tout prix, il faut tenir à distance l’accomplissement qui est advenu tôt dans la vie de John Stuart Mill, comme il l’a décrit dans son autobiographie. Il se demandait:

« Suppose que tous les objectifs de ta vie soient réalisés; que tous les changements dans les institutions et les opinions que tu as souhaités, soient effectués à l’instant même: ne serait-ce pas une grande joie pour toi ? » Et une irrépressible voix intérieure de répondre : « Non ! « A cette idée mon cœur se serre: tout le fondement sur lequel j’ai construit ma vie s’écroule. Tout mon bonheur résidait dans la recherche continue de cette fin. La fin a perdu son charme, comment pourrait-il jamais rester quelque intérêt intérêt dans les moyens? Il me semble n’avoir plus rien à vivre. »

C’est la question que tous les idéologues craignent, et elle explique pourquoi la réforme, loin de les ravir, ne fait qu’accroître leur angoisse et leur rage. Cela explique aussi pourquoi la croyance religieuse traditionnelle n’est pas une idéologie dans le sens où j’utilise le terme, car contrairement à l’idéologie elle reconnaît explicitement les limites de l’existence terrestre, ce que nous pouvons attendre d’elle, et ce que nous pouvons faire par nos seuls efforts. Certaines idéologies ressemblent à la religion; mais l’absence totale de doute, par exemple des anabaptistes de Münster, ou des islamistes d’aujourd’hui, est en fin de compte irréligieuse, car ils ont prétendu ou prétendent connaître dans les moindres détails ce que Dieu exige de nous.

L »idéologie aujourd’hui la plus répandue, et la plus populaire en Occident, est l’écologie. Elle prend la place, non seulement du marxisme mais aussi de toutes les idéologies nationalistes et xénophobes dont Benda accusait les intellectuels dans les années 1920. Quiconque aujourd’hui a souffert de difficultés respiratoires en raison du « smog », ou a vu les effets de la pollution industrielle effrénée, ne peut rester indifférent aux conséquences environnementales des activités humaines. Le pur laissez-faire ne résoudra rien. Mais il n’est pas difficile de repérer dans l’attitude des écologistes quelque chose de plus que le simple souci de défense de l’environnement. Leurs écrits les montrent souvent proches des appels à la repentance des théologiens du XVIIe siècle devant l’épidémie de peste, avec toutefois la patine de rationalité derrière laquelle toute idéologie doit dissimuler sa véritable nature.

Par exemple, un récent article dans le Guardian, par le défenseur de l’environnement George Monbiot, titrait : « la planète est maintenant tellement vandalisée que seul le renouvellement total des sources énergétiques peut nous sauver ». Monbiot, il est vrai, ne nous offre pas le paradis sur terre si nous suivons ses prescriptions; il offre seulement, mais ce n’est pas sûr car il est peut-être déjà trop tard, le simple évitement de l’anéantissement biologique total. Derrière l’urgence et même l’hystérie de Monbiot, on sent un désir profond pour le pouvoir. D’ailleurs il ne peut vraiment croire ce qu’il dit. « Voulons-nous transmettre le souvenir » ,demande-t-il par rhétorique, « de la génération qui a sauvé les banques, mais laissé s’effondrer la biosphère? » S’il est vrai que nous devons soit avoir « renouvelé totalement l’énergie » soit mourir, nous ne pourrons pas transmettre le souvenir de la génération qui a laissé s’effondrer la biosphère, car si nous la laissons s’effondrer, par hypothèse personne ne sera là pour le constater. Cela me rappelle certains patients que je voyais couramment menacer de se suicider, malgré une longue espérance de vie devant eux, à moins que quelqu’un ne fît ce qu’ils voulaient. Et si Monbiot dit qu’il n’est pas certain que nous puissions encore sauver la planète, il propose néanmoins que chaque être humain sur la terre suive ses prescriptions.

L’idéologie écologiste pourrait entraîner une conséquence importante dans la règle de droit en Grande-Bretagne. En septembre dernier, six écologistes ont été acquittés après avoir causé 40.000 € de dommages à une centrale électrique, non pas parce qu’ils n’étaient pas auteurs du forfait, mais parce que quatre témoins, dont un Groenlandais, ont témoigné de la réalité du réchauffement climatique.

On se souvient de l’acquittement désastreux, en1878 par le jury de Saint-Pétersbourg, de Vera Zassoulitch pour la tentative d’assassinat du général Trepov, en raison de la supposée pureté de ses motifs. L’acquittement a détruit tout espoir d’établir l’état de droit en Russie et aboutit à une ère de terrorisme qui a conduit directement à l’une des plus grandes catastrophes de l’histoire humaine.

Theodore Dalrymple, médecin, est « contributing editor » du City Journal et « Dietrich Weismann Fellow » à l’Institut Manhattan. Son nouveau livre est titré « Not with a Bang but a Whimper ». (Sans un cri mais avec un gémissement)

Adaptation et traduction pour Antidoxe : Impat

42 Commentaires

  1. Très intéressant article…

  2. Et au début, je ne comprenais pas la photo, cette fois-ci…
    Ce que je ne sais pas après lecture c’est l’objet sur quoi portait la citation de Stuart Mill, dans son cas à lui… de quoi s’agit-il ?

  3. Une solution: la guillotine! (plaisanterie de mauvais aloi, je sors) !

  4. pjolibert

    Ah s’il avait été français, peut-être… Mais sa fin à lui, cet accomplissement qu’il est parvenu à digérer, c’était l’accomplissement de quoi ?

  5. Guenièvre

    @ Pierre,

    Vous avez l’explication ici :

    http://www.philolog.fr/pour-etre-heureux-il-faut-chercher-autre-chose-que-le-bonheur/

    John Stuart Mill plaçait son bonheur dans la poursuite du but suivant : réformer le monde. En fait, c’est dans un moment de crise morale par rapport à ce but qu’il se pose la question qui est développée dans ce billet…

  6. hathorique

    l’auteur nous dit :

    « Cela explique aussi pourquoi la croyance religieuse traditionnelle n’est pas une idéologie dans le sens où j’utilise le terme, car contrairement à l’idéologie elle reconnaît explicitement les limites de l’existence terrestre »

    Je crois au contraire que la « croyance religieuse » est aussi une idéologie dans la mesure où une idéologie doit être en capacité de susciter l’adhésion du plus grand nombre et que c’est la foi plus que la raison qui attire les masses.
    La plupart des idéologies politiques contemporaines et l’écologie est aussi devenue une idéologie, présentent de fortes résonances religieuses, en effet étant absolues par nature elles doivent être acceptées ou rejetées, globalement il n’y a que les croyants et les hérétiques et par un phénomène de substitution la croyance idéologique me parait avoir pris la place des valeurs religieuses dépréciées du moins en Occident, je vois peu d’écologistes au M.O
    Mais même si l’écologie peut être considérée comme une idéologie, elle est infiniment moins meurtrière, que celles évoquées dans les premiers billets combien de morts à son actif ou plutôt à son passif ?

    Contrairement à ce qu’affirme l’auteur : « les féministes ont continué à considérer tous les problèmes humains comme une manifestation du machisme » les féministes ont surtout considéré que les droits des femmes dans les sociétés modernes était un problème humain et qu’ils ne pouvaient être inférieurs à ceux des hommes, déjà au 18° Madame Rolland et Olympe de Gouges, revendiquaient la reconnaissance des droits naturels de la femme et son égalité avec l’homme, ce qui au nom de la rationalité égalitariste leur a valu d’avoir la tête tranchée par quelques phallocrates républicains, ce qui n’est pas incompatible.

    Karl Loewenstein écrit :

    « C’est à juste titre que l’on qualifie de religions politiques un grand nombre d’idéologies politiques modernes. Le passage des valeurs religieuses aux valeurs sociales et politiques et le retour actuel, sous la pression de la société de masse, aux valeurs quasi religieuses est peut être l’aspect le plus significatif du processus de formation des idéologies »

  7. Hathorique,… « Je crois au contraire que la « croyance religieuse » est aussi une idéologie »…
    J’ai tendance à le penser aussi. Mais l’auteur est américain, il lui est donc impossible d’envisager une seule seconde l’emploi d’un terme à consonance négative comme « idéologie » pour qualifier les religions.
    In God we trust…

  8. Magnifique !
    merci beaucoup Guenièvre.

  9. Guenièvre, et pjolibert,
    Vous semblerai-je trop concis en résumant ainsi la pensée de John Stuart Mill : on est heureux si on a le sentiment de servir à quelque chose ?

  10. hathorique

    merci Impat, je vais donc en même temps que ma reconnaissance exprimer ici mon idéologie de ménagère de plus ou moins 50 ans. Oui je sais c’est un poncif mais je suis parfois poncifiante 🙂

    « je pense donc j’essuie »

  11. Ce n’est pas trop concis, c’est tout à fait ça, c’est très éclairant, et a l’air de bien résumer le tout de l’extrait mis en lien par Guenièvre.

  12. hathorique

    Merci Guenièvre ce texte superbe, surtout :

    « je pouvais retrouver l’espérance » et j’ai retrouvé grâce à vous ce texte de Mounier moins concis que celui d’Impat mais qui ne le contredit pas fondamentalement .

    « Au-dessus de l’attente est l’espérance, plus généreuse que l’attente, parce qu’elle renonce à la détermination des espoirs immédiats et des calculs inquiets pour offrir une large confiance inconditionnelle à un avenir accepté comme foncièrement bon.
    Elle implique un acte de foi métaphysique dans la qualité et dans la signification du temps, et, par lui, un désarmement intérieur, un abandon apaisant et actif. « 

  13. … « Moins concis que celui d’Impat »…
    Et tellement plus métaphysique !

  14. Hathorique (11h42)
    Pas les plâtres, j’espere ?

  15.  » On se souvient de l’acquittement désastreux, en1878 par le jury de Saint-Pétersbourg, de Vera Zassoulitch pour la tentative d’assassinat du général Trepov, en raison de la supposée pureté de ses motifs  »
    Et moi qui croyais, sottement, que le procès d’intention était condamnable.
    La pureté, c’est l’alibi de nombre de totalitarismes idéologiques.
    A la réflexion, non : de tous.

  16. hathorique

    Je n’ai pas l’idéologie plâtrière, mais je ne serais pas opposée à emplâtrer quelques pâtres grecs, ces pâles dissidents qui trainent leurs cothurnes de bronzés sur les quais rochelais, pour les envoyer « ad patres » vers leurs ancêtres du Jaurèsik park.

  17. La sèche raison ne rend compte que de peu de choses, la foi sera toujours nécessaire, surtout à ceux qui professent ne pas l’avoir.
    Benoît XVI a eu des propos pénétrants à ce sujet. Les Bouddhistes, enfin leurs sages, très attachès à la rèalitè, pensent qu’il faut savoir se déprendre des pensées pour pouvoir contempler le monde tel qu’il est. Maître Eckhart, ami des béguines, pronait lui le détachement, quelque chose me dit que ces gens déraisonnables ont compris lla nature de l’idéologie.

  18. Souris donc

    Avec la disparition du marxisme en Occident, au moins dans sa forme économique la plus extrême, quantité d’idéologies de substitution ont surgi dans lesquelles les mécontents peuvent piocher.
    Le marxisme le plus archaïque continue de sévir en France, gardien de la Pureté originelle. Il est toujours enseigné dans les écoles de journalisme, y a qu’à écouter France Inter, le musée des Arts et Traditions. Qui dégringole dans l’audimat mais ne change pas d’un iota. Quand on détient la Vérité (Pravda).

    L’idéologie aujourd’hui la plus répandue, et la plus populaire en Occident, est l’écologie.
    Un créneau pour se faire élire, un ridicule qui tue. Ils commencent à s’en apercevoir, virent Duflot, mais voilà, on a les moulins à vent dans le paysage, et Greenpeace avec ses moyens financiers illimités en embuscade pour sauter sur tout occasion de démolir l’occident.

    Mais comme dit Kravi, certaines idéologies sont moins épouvantables que d’autres. Le libéralisme a sans doute ses défauts, mais il ne torture pas ses opposants en prison ni ne crucifie dans l’allégresse.
    L’écologie est une idéologie de ventres pleins, il n’y a pas d’écolos dans le tiers-monde. Eux, leur trip c’est le djihad, nous, c’est la cause animale. Le nounours sur son coin de banquise nous tire des larmes, l’enfant palestinien émeut comme le bébé phoque. Pendant ce temps, les autres se multiplient, enrôlent, s’arment, menacent, intimident, envahissent, massacrent. Nous, c’est le mignon qui nous mobilise.

  19. roturier

    Accessoirement, Impatraducteur (au chapitre précédent):
    « Raya Dunayevskaya, ancien secrétaire de Trotsky et marxiste américain bien connu »

    Au féminin, SVP.

  20. Guenièvre

    Bonjour à tous !
    « on est heureux si on a le sentiment de servir à quelque chose  »
    Entre autre Impat…d’autres diront que c’est parce qu’ils se sentent en accord avec ce qui les entoure…
    Ce qu’il veut dire, c’est que le bonheur ne peut être une fin, il s’obtient  » de surcroît » ,  » chemin faisant » …

  21. Guenièvre (30/8, 13h38)… »le bonheur ne peut être une fin en soi »…
    Et c’est fort heureux, puisque la fin justifie les moyens…

  22. Skardanelli, … « Se dépendre des pensées pour contempler le monde »…
    Maupassant, tout grossier personnage qu’il était, disait à peu près la même chose.

  23. Que Dieu le garde alors mon cher Impat !

  24. Souris donc

    Pas mal, celle-là. La quintessence même de l’idéologie et des stéréotypes.
    Les bons, SOS racisme, avec leur image pieuse, menant la croisade contre les méchants fachos et intégristes.

  25. QuadPater

    La photo est représentative de la population des maternelles et du primaire en Seine St Denis et en Afrique noire. Pas de la moyenne hexagonale. Disons pas encore – je pense qu’il faudra une petite dizaine d’années pour y arriver.

    Par ailleurs je ne comprends pas « la France c’est nous ! ». Si quelqu’un peut m’expliquer, sans ironie, ce que SOS Racisme a voulu exprimer, je lui en saurai gré.

  26. Souris donc

    La France, c’est nous, là on est tout mignons en grande section de maternelle. Après ça se gâte, en grandissant on devient les boulets racailleurs qui tirent tout le système vers le bas, voir l’enquête PISA et le classement de Shanghai.
    Enfin, je ne suis pas tout à fait sûre que ce soit exactement ce que SOS Racisme a voulu exprimer, Quad.

  27. Peut-être ont-ils plutôt voulu exprimer un Noir Désir ?

  28. Souris donc

    Le grand remplacement ?

  29. lisa

    Dans l’image donnée par SOS racisme (au singulier) il n’y a pas d’arabes, racistes va ! quant aux asiatiques, ils s’en fichent.

  30. QuadPater

    « Après ça se gâte »
    Pas longtemps après.
    Un ami directeur d’école dans le nord de Bordeaux nous racontait récemment qu’un petit Mohamed de presque 7 ans avait fait pleurer une copine de classe en lui disant « Ta mère c’est comme le Nutella, on la finit au doigt ».

  31. hathorique

    je crois que cette photo est la parfaite l’illustration du programme de Terra Nova, mais ce que me dit cette image c’est que la mixité n’existe donc pas dans nos écoles de la République et pire elle semble démontrer qu’elle n’existe pas davantage dans la composition des couples : on ne se marie plus qu’en apparentement avec ceux de la même origine ethnique que la sienne.

    La diffusion de cette image est une maladresse sottement provocatrice et inutilement militante, car à ce que j’entends autour de moi, elle produit l’effet inverse de ce qu’en escomptait ses concepteurs, elle nuit à la cause qu’elle prétend défendre, surtout si elle essayait de transmettre un message de fraternité et d’espoir porté par ces jeunes enfants pour lesquels je souhaite le meilleur.
    en fait cette photo est sur le site de l’E.N.

    @ – Impat

    Un homme comme Maupassant qui a tant aimé si bien compris, surtout si bien décrit et avec tant de délicatesse poétique les femmes ne peut être grossier, peut être cavalier 🙂
    Comment résister à celui qui écrivait :

    « le baiser est la plus sure façon de se taire en disant tout « 

  32. Souris donc

    Pastiche de United Colors avec 25 ans de retard. N’est pas Luciano Benetton qui veut.

  33. Souris donc

    « le baiser est la plus sure façon de se taire en disant tout  »
    Le baiser des bonnes soeurs, des politiques…les pubs Benetton sont une source inépuisable d’inspiration pour l’enseignement du gender, pardon, des ABCD de l’Egalité.
    La seule question : combien de temps pour que le mamouth bouffe la petite Najatte ?

  34. hathorique

    Noir Désir ce Cantat Loup ?

  35. Hathorique, il me semble que Maupassant, s’il a beaucoup consommé, a plus rarement « tant aimé »…ce qui ne saurait empêcher de tant aimer ses superbes lignes, même cavalières. Et il faut bien admettre que « se taire en disant tout » l’emporte sur « parler pour ne rien dire ». 🙂

  36. rackam

    La lecture des trois pans (dans la figure) de Dalrymple laisse éberlué. Non seulement parce qu’ils sont brillants et documentés (même s’il sous-entend que Tony Blair, appelle à la domination de l’Islam…) mais parce que j’en tire la conclusion qu’il vaut, somme toute, mieux se préoccuper de manger et de payer sa maison que de bâtir des systèmes de pensée qui autorisent autrui à détruire votre maison et vider votre gamelle. On n’est pas plus sage.
    Les idées ne font pas le bonheur.
    Le bonheur ne peut se passer d’idées (de pensées).
    Le bonheur des autres s’accommode mal du mien.
    Le bonheur est une quête individuelle, tout mécanisme qui prétend à la généralisation est suspect, voire « à fuir »…
    J’ai la sensation d’avoir aggravé le malheur du monde en écrivant ce qui précède.
    Je ne le ferai plus.
    En tout cas sous la même forme.

  37. Rackam,… « J’ai la sensation d’avoir aggravé le malheur du monde »…
    Les sensations sont parfois si trompeuses !
    Je préfère la mienne : vous avez augmenté le plaisir des lecteurs…qui sont impatients de connaître « la nouvelle forme »…

  38. rackam

    Non, non, Impat, je sens confusément monter en moi la honte d’avoir maison payée, gamelle pleine… et de me vautrer dans les idéologies comme un goret dans sa soue.

  39. hathorique

    Bonjour Impat,

    Quand je dis « tant aimé » c’est bien sur parce que pour lui la quantité primait sur la qualité.

    D’ailleurs , je me demande si Madame Bovary ce n’était pas lui 🙂

    Bien à vous

  40. … « me vautrer dans les idéologies »…
    Méfiez-vous, rackam, vous allez devenir ministre.

  41. Voici une courte vidéo sur les nouveaux rebelles, à propos de cette posture des ridicules de Blois. merci à Pierre Jolibert qui m’a ouvert une perspective nouvelle.

  42. Ecoutez vraiment Kravi je n’ai fait que relayer l’information.
    En guise de perspective que je m’en veux de ne pas avoir suivi assez tôt, et que je rattrape grâce à mon copain C. qui m’a gentiment prêté son volume de « La Condition historique », livre d’entretien avec Marcel Gauchet chez Stock :
    « Nous sommes sortis, en un sens très profond, de l’âge des totalitarismes ». (p. 259) [la sortie étant une des mutations de la décennie 1970, comme en tout chose]
    Cela ne signifie évidemment pas la fin des idéologies, donc (voir ci-dessus), mais que leur traduction se fait autrement. Cela ne signifie pas que les dangers actuels sont moindres. Cela signifie qu’ils sont différents. Qu’il faut articuler leur description différemment, et qu’il peut être vain et inefficace, de lutter contre eux en les affublant de mots décalés ou attardés. Mais soyons libéraux et tolérants : on peut ne pas être d’accord.

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