L’islamisme à l’école, 2/2.

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Comment doit réagir l’école

face à la poussée de l’islamisme ?

Ces jeunes filles portent, au sein même de leur établissement scolaire, le bandeau islamique, non pas simple serre tête mais tissu large sur le crâne (succédané de voile) et arborent une longue robe ou tunique évasée noire ou grise (entre djellaba et abaya) trainant jusqu’aux pieds. Souvent, elles préfèrent la tenue sévère et droite, serrée au cou et aux manches, ou bien la tunique-papillon, couverte de drapés cousus et recousus. Par-dessus, elles portent un gilet plus large, au cas où le reste du vêtement ne suffirait pas à camoufler leurs formes.

Une école pour tous ou par tous ?

 Au lycée Newton à Clichy-la-Garenne (92), une vingtaine d’entre elles entre ainsi sans être inquiétée, se rassemble dans la cour de récréation, s’installe dans les salles de classe pour suivre les cours, parfois (souvent même) s’assoie aux premiers rangs, sous la barbe des professeurs qui font semblant de ne rien voir. Le chef d’établissement n’intervient nullement, sauf si un enseignant prend l’initiative (rarissime et courageuse) de refuser le port de bandeau islamique dans ses cours. Alors seulement un compromis est établi invitant l’élève en question à retirer son bandeau dans le cours de ce professeur, tout en étant libre de le remettre dans les couloirs et dans les autres cours. Ineptie qui, au lieu de régler le problème, le complique davantage. Le professeur en question ainsi distingué par la seule préoccupation de faire respecter la loi risque des représailles dont sa hiérarchie clairement se lave les mains.

Nicolas Cadène, rapporteur général à l’Observatoire national de la laïcité, me disait récemment au téléphone que, en ce qui concerne l’application de l’interdiction de signes religieux dans les établissements scolaires publics, il faut, bien sûr, faire des rappels à la loi, mais seulement en dernier recours. Car, m’a-t-il soutenu avec un art prononcé de la langue de bois, « nous marchons sur des œufs, vous comprenez », les signes ostentatoires ou les qualifications de « prosélytisme religieux actif » dans les collèges et les lycées, « ça ne veut plus rien dire … il faut oublier ! »

Les tenues et « accessoires » de ces jeunes filles ne seraient pas forcément un signe distinctif de leur appartenance à la religion musulmane, me dit-on encore, mais la manifestation inoffensive d’une sorte de mimétisme identitaire. « Il s’agit de respecter la liberté de ces jeunes filles en pleine construction de leur personnalité, tout en veillant à ce que leur comportement reste acceptable (…) Vraiment délicat, m’assure-t-on, de distinguer chez ces adolescentes ce qui relève de leurs croyance religieuse et ce qui n’est que la manifestation visible des questionnements naturels de leur âge. Il serait vain de faire preuve de rigidité dans l’application formelle de la loi me dit-on encore (…) ce qui pourrait passer pour une forme de stigmatisation et de conservatisme mal placé. Ainsi donc, il conviendrait dans un souci de dialogue avec les familles, de ne pas « s’acharner à vouloir à tout prix faire respecter la loi (…) car le but est bien entendu d’aboutir à une sorte de contrat ou de compromis entre l’institution et les intéressés. » L’École, me soutient encore monsieur Cadène, est dans l’obligation de recevoir (tous) les élèves sinon, « elle prendrait le risque de s’attirer les foudres de l’Union européenne ou d’organisations de défense des droits de l’homme. »

Magnifique pépite de la french touch de la part d’un organisme d’État attaché au cabinet du premier ministre, dont le dernier bilan (2013) affirme que la laïcité se porte bien dans notre beau pays de la tolérance et de la compromission. J’entends : « Il faut vivre avec son temps ». Je réponds « lequel, monsieur Cadène, le mien ou le vôtre ? », car manifestement nous n’habitons pas sur la même planète. J’abrège la conversation, écœuré.

« Nous marchons sur des œufs, vous comprenez, le « prosélytisme religieux actif (…) ça ne veut plus rien dire … il faut oublier ! »

Sanctuariser l’école permettait jusqu’à aujourd’hui de soustraire les élèves aux sollicitations du dehors pour se consacrer « à la seule transmission du savoir, dans un lien continu entre traditions et progrès, passé et avenir, (…) à l’abri du respect et des rituels qu’on a su y installer.» (Michel Hospital, Le monde, 1er mars 2010). « Le sacré (sens du mot sanctuaire) ne peut pas être abandonné aux religions » (Régis Debray).

« Notre école n’a plus rien d’un sanctuaire (…) On voit y pénétrer les violences et les drames de l’extérieur » confie Natacha Polony, ancien prof de lettres (Le Figaro, 12 juillet 2014). Devenue symptôme d’une République qui n’a plus confiance en elle-même, elle serait une des failles de « ce pays qu’on abat » (Editions Plon, juin 2014).

Le drame de notre société, nous dit la chroniqueuse et essayiste, est que nous n’avons plus de système de pensée cohérent et homogène. Le culte de la différence nous a conduit à la fracture, à l’opposition accrue entre les jeunes intégrés et les autres, à la blessure collective d’un pays qui n’a plus de projet commun, ni de récit national à incarner et à transmettre. Si l’école renonce à inculquer la défense de la nation, elle abandonne l’ambition d’un projet collectif. « L’intégration est le devoir des adultes à l’égard de l’ensemble de la jeunesse » (Le Figaro, 13 juin 2014).

Or, l’école désormais cède le pas aux communautarismes et au prosélytisme religieux. Le maître mot d’intégration est proscrit, écarté, honni.

La République n’est plus une et indivisible, mais multiple et divisible. Fatalité sociale ou volontarisme politique ?

A l’Assemblée, le mercredi 27 mars 2013, Alain Benisti (député UMP) évoque la multiplication des provocations « un peu partout sur le territoire » de la part de « jeunes filles manipulées par des associations dogmatiques ». Une atteinte grave est portée à la laïcité, insiste-t-il, et il y a obligation pour la République ainsi bafouée de trouver une réponse adaptée et forte. Parlant d’une urgence à agir, il regrette l’existence d’une « guerre larvée imposée par les idéologues qui, sous prétexte de lutter contre l’islamophobie, tentent d’imposer dans notre société des valeurs que nous refusons et qui heurtent nos institutions et l’opinion. » Dans une réponse tout en nuance adroite mais aussi suspecte, le ministre de l’Education nationale alors en exercice, Vincent Peillon, assure que « nous ne sommes pas désarmés face à ces situations mais (…) nous pouvons trouver la bonne formule juridique [car] quand on se bat pour la morale laïque nous pouvons convaincre, et c’est toujours un échec d’en arriver à exclure une jeune fille. »

Magnifique démonstration d’impuissance, car ces politiques aux langues bien pendues mais aux mains dans les poches, savent bien qu’ils n’ont plus les moyens de leur ambition.

Laïcité : principe de la relativité ?

Christophe Cornevin (grand reporter, auteur de ‘’Les Indics’’, Flammarion, octobre 2011) souligne que « le communautarisme musulman défie l’école [sous] une forme de repli identitaire qui se fait jour à travers un certain nombre de pratiques comme le port du voile dans la cour, la demande de repas halal à la cantine, les prières clandestines dans les gymnases ou les couloirs » (Le Figaro, 10 avril 2014). L’article se fonde sur une note confidentielle (d’une quinzaine de pages, en date du 28 novembre 2013) émanant des services de renseignements. Soixante-dix exemples précis appelés « initiatives isolées » provenant de toute la France y seraient exposés. Le but affiché serait de déstabiliser les personnels éducatifs et de mener une « guerre d’usure » nous dit-on, laquelle guerre aurait commencé il y a déjà longtemps avec l’implication quasi officielle des fêtes musulmanes dans le calendrier scolaire.

L’Aïd-el-Kebir provoque par exemple la désertion des classes et se répercute dans le suivi des cours, la gestion de la classe par les enseignants, les reports obligés des contrôles de connaissances et des activités périscolaires. Cette intrusion du religieux à l’école a ébranlé ‘’l’air de rien’’ les fondements mêmes sur lesquels cette école repose. « Le rapport révèle des taux d’absentéisme frisant les 90% dans des quartiers sensibles de Nîmes, Toulouse ou Marseille. »

La philosophe et spécialiste de la laïcité Catherine Kintzler considère que «ce n’est pas en se taisant sur les revendications communautaristes que la République finira par gagner.»

Dans le dernier numéro de la revue Esprit (« Quelle pédagogie de la laïcité à l’école ? Octobre 2014), Abdennour Bidar (co-auteur de la Charte de la laïcité) mentionne la perte du sens dans l’institution scolaire, l’importance de la formation et de la concertation des personnels enseignants, le poids considérable de la transmission aux élèves des valeurs de la République. Et, chose fondamentale, l’explication de ces valeurs aux parents qui souvent les ignorent.

Ainsi donc, l’école ne devrait plus se contenter d’éduquer les enfants. Elle devrait prendre en charge la formation citoyenne de leurs parents. Sera-ce suffisant ? On sait que nombre de jeunes se radicalisent seuls, indépendamment de leur héritage familial aux antipodes des attitudes provocatrices dont ils se rendent coupables. Éduquer les parents reviendrait à reconnaître une autorité et une influence que souvent ils n’exercent plus dans leur propre foyer, démunis face à l’autonomie grandissante et précoce de leurs enfants.

Les profs connaissent eux-mêmes une crise et un désarroi sans précédent (Libération, 10 Octobre 2013). Ils ne semblent plus croire à ce modèle qu’ils sont pourtant censés incarner et défendre. De plus en plus jeunes et féminisés, ils restent toujours aussi engagés dans leur métier mais moins dans leur profession (Bertrand Geay, sociologue). Peu syndiqués et moins militants, plus individualistes et isolés, ils prennent leurs distances avec le système éducatif dans lequel ils ne se reconnaissent pas. Un certain pessimisme prend le dessus. Lutter contre des changements que l’on ne maîtrise plus serait à leurs yeux du Don Quichottisme.

Quand on se bat pour l’intégrité de son école, autant dire pour ses propres valeurs et son avenir, pense-t-on vraiment être vaincu d’avance au point de guerroyer en vain contre des moulins à vent ?

Jean-Paul Fhima.

Texte originel publié par Tribune Juive (27/10/2014): http://www.tribunejuive.info/

61 Commentaires

  1. roturier

    A toutes fins (in)utiles: Jean-Paul Fhima est professeur agrégé d’Histoire.

  2. Souris donc

    Je me demande si ces accoutrements provocateurs d’ados ne sont pas des effets de mode. Ce qui permettrait un certain optimisme. Ça leur passera comme la mode du string crasseux sortant du slim. Ce qui est inquiétant est la perte de temps et d’énergie des profs obligés de négocier à l’infini avec les boulets racailleurs. Et que plus personne ne se présente aux concours de recrutement, ils ont dû prendre des profs de maths avec des notes avoisinant le zéro.

  3. … »des profs de maths avec des notes avoisinant le zéro. »…
    On comprend mieux l’envie, qui se fait jour, de vouloir supprimer les notes.

  4. Lire la reference en la matière  » Les Territoires perdus de la République « 

  5. Guenièvre

    Bonjour à tous !

    Tant que l’on parlera, à propos du voile ( ou de la burqa ) de « signes religieux » on n’en sortira pas parce que l’on entrera dans le jeu du communautarisme ( oui, mais alors une croix…etc ) Le voile n’est pas un signe religieux : il est le signe d’un marquage sexuel à l’intérieur de l’Islam ( ou dans les sociétés préislamiques mais peu importe il a été récupéré dans les sociétés islamiques ) et le signe de l’infériorité de la femme. il n’a donc pas de place chez nous.

    @ loaseaubleu,

    Les territoires perdus de la République c’était il y a déjà 12 ans. Depuis ça s’est largement aggravé, malgré le rapport Obin qui lui était pourtant commandité par l’E.N et qui a été enterré.
    La conséquence vous la connaissez :
    http://antisemitisme.org/project/parole-dexpert-george-bensoussan/

  6. roturier

    Puisqu’il y est beaucoup question d’accoutrement.
    Il serait intéressant de comparer avec des pays arabo-musulmans.

    On constaterait avec surprise (ou pas…) que les femmes qui s’accoutrent à l’islamiste en France se calquent sur les extrêmes musulmans; la péninsule arabique ou l’Iran; mais bien moins sur le Maghreb qui est pourtant souvent leur creuset culturel.

    Bref, on est vindicatifs et revendicatifs chez les souchiens et non chez soi.
    Intéressant. La flemme d’analyser. Qq1 pour relever ?

  7. … »Qq1 pour relever ? »…
    Je relève, roturier. Pour vous rappeler que ce site n’est pas un collecteur de SMS, on se doit d’y écrire en français correct. Tout le monde vous en remerciera.

  8. Justement parce qu’on est pas chez soi.
    Soit pour s’imposer,soit par réaction .
    Pour le premier cas c’est grave,pour le second ce serait juste un moyen d’exister comme les punks en leurs temps.
    Je préférerai la seconde solution mais j’ai un gros doute.

  9. Souris donc

    Les enfants de bobos vont dans le privé. « Tu comprends, notre Paul-Henri a besoin d’être structuré » (= Tu comprends, il ne va pas se commettre avec la mixité sociale qui fait baisser le niveau).
    On devrait alors, parallèlement, ouvrir des médersas où les enfants ânonnent le Coran. C’est ce qu’on appelle la transmission du savoir sans une virgule de plus ou de moins. La transmission intégrale. L’école à l’ancienne. Où ils peuvent musulmaner tant qu’ils veulent. Et l’école publique serait débarrassée des boulets.

  10. Pour moi, l’islam est un fascisme comme un autre, c’est à dire dangereux, mortifère, je ne le dirai jamais assez. Il n’y a pas de place pour cela chez nous. Laisser ce développer cet islamo-fascisme fera que tôt ou tard, nous subirons le même sort que les chrétiens d’Irak ou de Syrie. Viols des femmes et des fillettes, égorgements, décapitation, taxe sur les « dhimmis » etc. Adultes et enfants, tous subissent le même sort. Est-cela que nous voulons ? Je dis clairement non. Malheureusement nos politiques sont des autruches qui mettent la tête dans le sable. Ceux qui permettent la construction de mosquées devraient d’abord lire le coran pour se rendre compte du sort qu’il réserve aux non-musulmans, voire même aux musulmans « modérés ».
    Et ceux qui mettent les enfants dans des écoles privées ne sont pas des bobos, mais des parents soucieux et responsables qui veulent simplement préserver leur progéniture et leur assurer une formation digne de ce nom.

  11. Souris sur les bobos,… « Tu comprends, notre Paul-Henri a besoin d’être structuré »…
    On s’y croirait !

  12. roturier

    Attention au bonnet d’âne, Patrick; « Laisser ce développer » au lieu de « se developper » pourrait provoquer l’ire d’Impat.

  13. Aïe, désolé ! Bien sûr, c’est « Laisser se développer », franchement une faute d’étourderie. Impat me pardonnera peut-être.

  14. Le pardon se mesure à ce qu’il mérite, et comme ce n’est rien on se pardonne tous.

  15. Souris donc

    Patrick, je voulais juste souligner l’incohérence des bobos qui donnent aux autres des leçons de mixité sociale, mais quand il s’agit de leurs enfants, trouvent des excuses pourries pour s’exonérer et contourner la carte scolaire afin de les envoyer dans les meilleurs lycées, publics ou privés. Délit d’initiés quand il s’agit des enseignants du public qui ne sont pas les derniers à scolariser leurs drôles dans le privé.

  16. roturier

    Pourquoi ai-je l’impression qu’il n y a que les bobos qui parlent de bobos?
    Au point où l’on dirait que les bobos sont une invention des bobos?

  17. Merci Souris, c’est plus clair ainsi.

  18. QuadPater

    Patric du 9 novembre 2014 à 16:32, Impatte vous as pardoner met pa moi, je suie dure avec seux qui fond dé faute. Ces mambre irespectueu, je lait DÉCONECTE IMMÉD
    fgkl:h!lk

    ** Error WordPress 42 : fin du message supprimée par le serveur suite à une auto-déconnexion **

  19. OK Quad, je lève mon verre avec vous. Vous en êtes au….combien ? 🙂

  20. Guenièvre

    Pour illustrer le « deux poids deux mesures » dans la diffusion de l’information que nous avons souvent constaté ici . 47 enfants tués , est-ce que ça fait la une des JT ?

    http://www.lapresse.ca/international/afrique/201411/10/01-4817371-nigeria-47-eleves-tues-dans-un-attentat-contre-leur-ecole.php

    Le fanatisme religieux s’en prend toujours aux écoles et aux femmes. Allez savoir pourquoi !

  21. Souris donc

    Quad terminator mental ma parole c’est trop bien dans le délire les barres qu’on se tape looooool !!!!
    mais stop abusé pt de se faire troller merde y va se faire bannir s’il continue tg !!!!

  22. Des individus liés à l’islam radical sont en garde à vue dans le cadre d’une enquête sur une arnaque à La Banque postale.

  23. QuadPater, vous forcer à faire tant de fautes d’orthographe et de grammaire a du vous coûter beaucoup d’efforts !

  24. QuadPater

    Patrick après votre lien, j’ai lu « Des jeunes du quartier de Merah en visite au musée juif de Bruxelles »
    Un article très sérieux, « on » a promené pendant 3 jours quelques potes footeux de Merah à Bruxelles.

    Vous vous dites comme moi que c’est probablement pour changer les idées préconçues de ces wesh-wesh sur les juifs. Hahaha !!! Erreur ! c’est pour « changer les idées préconçues [de la population] sur les musulmans » (sic) !

    Je suppose que le rapprochement que fait l’article entre ces djeunz des Izards et des musulmans est involontaire. Mort de rire.

  25. Bibi

    Tel-Aviv, ces derniers jours.
    – Grande artère. En sortant de la pharmacie où le pharmacien arabe (identifiable seulement par son badge) m’a « servi », un couple enlacé traverse à côté de moi. Elle est enhijabée. Personne ne songe à sortir son smartphone pour les prendre en photo.
    – Samedi midi, sur la plage, il fait chaud, pas mal de baigneurs/ses. Encore plus de monde au restau. Serveurs russes, arabes, et d’un peu partout. Arrivent 4 femmes en noir, bien enhijabées. Elles se mettent à table, consultent la carte, en fumant. Indifférence générale.

    Je pense que ces photos non-prises illustrent que, si désir de provoc’ il y a, ne pas s’y prêter est la meilleure réponse.

    Salut Kadpatterre et Patrique 😉 et Minnie au regard persan 😀

  26. Guenièvre

    ,@ Impat,

     » Pourquoi ? »

    – Parce que l’école est le lieu de l’émancipation.
    – Officiellement parce que les femmes « éloignent » de Dieu, en réalité parce qu’il est toujours intéressant d’avoir quelqu’un sur qui rejeter les fautes et exercer son pouvoir …

  27. Guenièvre,… »il est toujours intéressant d’avoir quelqu’un sur qui rejeter les fautes et exercer son pouvoir » …
    Ah merci. C’est quelqu’un comme ça que je cherchais, vous orientez mes recherches !

  28. Guenièvre

    Bonjour Bibi !

    Là, nous ne parlons même plus de la rue mais de l’école. Il y a malheureusement plus que de la provocation, il y a aussi, de la part d’un certains nombre de groupes minoritaires sans doute, tentative de grignotage de la laïcité à la française.

  29. Bibi

    Bien le bonjour Guenièvre,
    Je continue à maintenir que la réponse est disproportionnée et inadéquate. Un Parlement qui passe des heures à discutailler de Schmatologie… et des cantines ainsi que des entreprises qui se plient à des revendications peu laïques. Est-ce vraiment à l’état de légiférer la tolérance et ses modalités? C’est ça la démocratie à la française?

  30. Souris donc

    Le mot laïcité me déplait, Guenièvre, du moins sa renaissance. Qui parlait encore de laïcité ? Personne, c’était en France une chose acquise depuis le début du siècle dernier. La seule fois où il y a eu un peu de nervosité, ce fut dans les années 84 les manifs pour la défense de l’Ecole Libre.
    Et maintenant il faut dire ‘laïcité à la française’, pour ne pas avoir à dire des choses désagréables et offensantes : nous ne voulons pas des privilèges communautaristes revendiqués par les musulmans.
    Il arrive, il arrive, le délit de blasphème (les lois islamophobes sont le début).

  31. roturier

    Schmatologie, Bibi? Tout le monde n’est pas obligé de connaitre.

  32. Guenièvre

    Ben voilà Souris, vous l’avez dit mieux que moi. Je cherchais la formulation. Mais d’un autre côté, je ne vois pas pourquoi on laisserait ce mot à ‘usage exclusif de MLP…

  33. Guenièvre

    à l’usage …

  34. Guenièvre

    @ Bibi,

    Peut-être que vous avez raison, peut-être que ce bout de chiffon est un leurre sur lequel on s’épuise et qu’ainsi on ne traite pas le problème de fond …

  35. Bibi

    Celles et ceux au passé élisabethin (Levy) ont fait connaissance avec Schmattes.
    Cherchez autre chose pour manifester vos préjugés.

  36. Guenièvre

    Vous pourriez traduire Bibi ?

  37. Bibi

    Guenièvre,
    Ailleurs en Europe et aux Amériques, la mode des femmes « enchiffonnées » est la même, avec des modèles de laïcité différents p/r à celui de la France. Je crois avoir compris que bien des gens « laïques » perçoivent le message vestimentaire (le chic Charia) sans l’approuver (y compris un copain californien obamiste à fond). Mais il y a mille-et-une façons de vouloir montrer sa différence, et l’essentiel est ailleurs: comment faisons nous, avec nos différences, une société constructive, ouverte, dans laquelle nous nous sentons assez libres, assez bien, et qu’on veut encore meilleure pour l’avenir.

    J’ai en fait l’impression qu’en France on s’est cabré sur le principe vis à vis de la tenue, pour se montrer très conciliants sur des questions non moins (voir plus) importantes relevant de la vie scolaire, salariale, et citoyenne.

  38. Souris donc

    Schmattes = fringues
    Fait exceptionnel, mon père, ce jour-là n’exerçait pas sa fonction de docteur en schmattologie qui procurait le pain et quelques autres babioles à une famille qui n’avait même pas conscience de vivre dans ces fameuses « Trente glorieuses ».
    Luc Rosenzweig à propos de l’accent d’Eva Joly. Excellent.
    http://www.causeur.fr/eva-joly-%c2%ab-che-fous-ai-gompris-%c2%bb-10590.html

  39. Guenièvre

    @ Bibi,

    J’avais compris ce que vous vouliez dire, c’était d’ailleurs le sens du doute que j’exprimais à 17h 34.
    Et je ne suis pas en désaccord avec votre dernier paragraphe.
    C’est votre 19h07 qui m’intriguait. Mais je viens de m’apercevoir qu’il ne m’était pas forcément destiné…

  40. Bibi

    En effet, Guenièvre. Il ne vous est toujours pas destiné.
    Et Bibises à Minnie itou.

  41. Bonsoir à tous,
    En fait, moi je parlais d’une enquête sur une arnaque à La Poste Bancale, pardon, à la Banque postale.

  42. Guenièvre

     » Doit-on conquérir l’Europe par la guerre ? Non…L’Europe est minable, vautrée dans son matérialisme et sa philosophie de promiscuité. Le message de l’Islam est mondialiste. Aussi je souhaite que l’Islam conquière l’Europe par l’influence. »
    Youssef Al -Qardaoui, vieux chef spirituel des Frères musulmans basé à Londres, prêcheur vedette de la chaîne Al Jazeera.

  43. Guenièvre

    A lire :

    http://www.politique-autrement.org/spip.php?article673
    En 1989, l’affaire du « foulard de Creil » a fait irruption soudainement dans le paysage français : trois collégiennes allaient en classe coiffées du hijab et refusaient de le retirer.
    « On a cru ou voulu croire qu’il ne s’agissait que d’une revendication religieuse sans autre signification qu’une croix ou qu’une étoile de David autour du cou. L’islamisation, comme on a pu le voir dans d’autres pays, commence toujours par les femmes et par les filles, parce qu’elles sont d’abord les plus fragiles et ensuite les reproductrices du système que l’on veut installer par les enfants, l’éducation et le monde clos du foyer. En réalité, l’affaire du « foulard de Creil » en France correspond au début de cette islamisation. D’ailleurs, les parents des collégiennes n’étaient pas seuls en cause, il y avait aussi des imams et des jeunes derrière eux appartenant à des organisations musulmanes dont on allait entendre parler plus tard, lors de la création du Conseil français du culte musulman ».
    Sur la création du CFCM en 2003 :
    « Mais dans la convention qu’il a préparée, Nicolas Sarkozy n’oblige aucune des organisations qui sortiront vainqueurs de l’élection du CFCM à renoncer à l’apostasie. Aujourd’hui, dans les statuts structurant l’islam dans notre pays, rien n’évoque le renoncement à l’apostasie. Il existe donc un crime d’apostasie résiduel dans la France républicaine et démocratique. L’autre erreur de Nicolas Sarkozy fut de ne rien demander en échange de cette représentativité officielle ; il n’a pas exigé un certain nombre de règles concernant les modes et les contenus des prêches et de l’enseignement. »
    Comment le wahabbisme s’est installé en France depuis les années 80:
    « …. à coup de pétrodollars que ce fondamentalisme s’installe avec l’envoi d’imams de différentes nationalités. Ils viennent d’Arabie saoudite, d’Egypte, de Syrie…, sont wahhabites, ne connaissent pas la France, sa culture, son histoire, ses institutions et ne parlent pas notre langue ; ils sont chargés, non pas de développer un « islam français », mais d’implanter le wahhabisme. Aujourd’hui, nous avons 2300 imams officiels en France, mais seuls 400 à 450 parlent français. _ La réislamisation des musulmans dans notre pays s’est faite non seulement avec ces imams envoyés en France mais également, plus tard, par leur présence sur Internet. »

    « On a laissé faire aussi parce que la loi de 1905 est très contraignante, puisqu’elle interdit à l’État de financer le culte en dehors du territoire concordataire [9]. Sous prétexte de ne pas se mêler du culte – même si on s’en est mêlé avec la création du CFCM –, rien n’a été prévu pour la formation des imams en France. Le centre de formation des imans de la Nièvre, dénommé Institut européen des sciences humaines (IESH), est sous la tutelle des fondamentalistes liés aux Frères musulmans. »

    « Dans la pratique, les maires, de droite ou de gauche, ont été amenés à contourner la loi de 1905. Dans un premier temps, ils ont hésité : comment faire admettre à des administrés la nécessité de donner un lieu de culte, alors que beaucoup de ces administrés n’y étaient pas tellement favorables ? « En réalité, « tout s’est passé en douce » et cela « se passe en douce » encore aujourd’hui. Au début, il y a eu l’octroi de terrains sur lesquels les organisations musulmanes ont ensuite construit un lieu de culte. Ce que j’ai appelé le « bal des hypocrites » consiste précisément à contourner allègrement la loi de 1905 en faisant un bail emphytéotique de quatre-vingt-dix ans sur un terrain communal à la fédération régionale musulmane ou à une autre organisation qui fait la demande d’un lieu de culte, et qui, en même temps, a créé une association de 1901 pour ouvrir un espace culturel à côté de ce lieu de culte. Les subventions passent par ce biais : les municipalités subventionnent le culte, avec le bail emphytéotique de quatre-vingt-dix ans pour une bouchée de pain, mais aussi et surtout à travers les subventions octroyées aux activités culturelles et aux locaux où elles se déroulent et qui font partie de la mosquée ou du lieu de culte. Il n’y a aucun contrôle. Par conséquent, dans nombre de ces établissements culturels qui jouxtent les mosquées ou les lieux de culte, vous avez des écoles coraniques qui peuvent être de bonnes écoles dans certains endroits, mais vous avez aussi des medersas qui sont des foyers de séparation, d’hostilité à la fois linguistique, idéologique et psychologique de la communauté française. »

  44. Souris donc

    Merci pour ces précisions sur la laïcité et son contournement à coup de pétrodollars en utilisant nos inhibitions et nos tabous.
    Vous commencez par le foulard de Creil. Voilà comment on s’est laisser manipuler. Le principal du collège, Ernest Chénière, était noir. Martiniquais. Il aurait fallu lui emboîter le pas et lui apporter un soutien sans faille, puisque ce n’était pas un blanc facho et raciste qui protestait. Et bien non, on l’a laissé tomber. Il était encarté au RPR. C’était sous la Mitte.
    Le précédent était créé, la boite de Pandore était ouverte. Et c’est comme ça à chaque fois, nous cédons, ils surenchérissent.

  45. roturier

    La Dame 12 novembre 2014 à 15:08 .

    « Renoncement à l’apostasie », proprement dit, est le retour de l’apostat vers l’Islam. Dans le texte que vous apportez cet usage semble impropre, puisqu’il s’agit apparemment de renoncement, non à l’apostasie, mais à infliger à l’apostat le sort prévu (peine de mort selon certaines interprétations de la loi islamique ; pas toutes).

    Mais pourquoi fallait-il que les textes fondateurs du CFCM imposent ce renoncement et non d’autres ? Pourquoi pas le renoncement à la lapidation des (femmes…) adultères ? Renoncement à couper les mains de voleurs ? Renoncement à la peine de mort, en général ?

    Pour que les fondateurs du CFCM puissent prononcer ces renoncements il aurait d’abord fallu qu’ils reconnaissent la validité de ces règles. On ne déclare pas renoncer à des modes opératoires que l’on dit caduques depuis longtemps. Ce qui se pratique en Arabie Saoudite ne se pratique pas au Maroc.

  46. Guenièvre

    .@ roturier,

    « On ne déclare pas renoncer à des modes opératoires que l’on dit caduques depuis longtemps. Ce qui se pratique en Arabie Saoudite ne se pratique pas au Maroc. »

    E.Schemla l’explique rapidement : on n’a pas voulu voir que l’Islam qui se développait là n’était plus l’Islam des pays d’origine ( du Maghreb en gros ) mais ce qu’elle appelle un Islam transnational…

  47. QuadPater

    Guenièvre (… ou Schemla)

    on n’a pas voulu voir que l’Islam qui se développait là n’était plus l’Islam des pays d’origine ( du Maghreb en gros ) mais (…)

    Mais enfin, Guenièvre !?!!?
    Que l’islam d’ici ou là soit vert tendre, vert intense ou verdâtre à rayures kaki, qu’importe donc ?!???
    À quoi servent (à qui plutôt) ces nano-nuances qui passent à mille lieues au-dessus de nos têtes ?

  48. Guenièvre

    C’est Schemla qui parle Quad.
    Elle parle effectivement de  » ré-islamisation » depuis les années 80.

  49. Guenièvre

    Si elle parle de ré-islamisation c’est qu’il y avait eu dé-islamisation dans certains pays en tous cas. Je pense que dans les pays, comme au Maghreb, qui ont connu des partis marxistes au moment des indépendances il y a eu une petite prise de distance par rapport à la religion pendant un certain temps . L’islam en Tunisie sous Bourguiba ce n’était pas la même chose que l’islam en Arabie Saoudite ? Si ?
    En tous cas j’avais des amis qui venaient du Maroc, en fac au début des années 70, de culture musulmane certes mais très cool par rapport aux pratiques religieuses…

  50. Souris donc

    Sans parler de la Turquie, de l’Iran.

  51. QuadPater

    Guenièvre, La formule « ce qu’on voit là n’est pas le vrai islam », rabâchée 100 fois par semaine dans des circonstances diverses, est une variante de la technique de brouillage mental que les sectes utilisent pour endoctriner leurs proies. On nous répète que l’EI ce n’est pas l’islam, que le wahhabisme ce n’est pas l’islam, que la charia ce n’est pas l’islam, que les sunnites n’ont rien à voir avec les chiites ni le shit ni les facedebites. Au bout du compte, il peut ainsi apparaître chez la victime de ce lavage de cerveau un doute sur l’idée qu’il se fait de cette « religion ». Son image est de moins en moins précise tandis que les musulmans sont de plus en plus présents. On lui affirme que l’islam qui s’étale dans ses journaux et sur ses trottoirs est un faux islam. Le vrai semble n’être nulle part… ou peut-être à un endroit que seuls connaissent les initiés…

    Quoi qu’il en soit ce n’est pas l’islam en lui-même qui est différent à une époque ou une autre, à un endroit ou un autre. C’est la distance entre les recommandations religieuses et la pratique quotidienne. Dans les années 90 on disait qu’à Mayotte « régnait » un « islam bon enfant ». Pourtant je peux témoigner que dans les écoles coraniques locales le maître était fort brutal ; mais il est vrai que les adultes étaient plutôt (al)cools, par rapport au jeûne, par exemple. En somme la pratique se « relâchait » en l’absence de pression religieuse et – je veux y croire – au contact des blancs qui n’avaient rien à foutre d’Allah et de ses superstitions.

    Vos amis des années 70 étaient cools parce que c’était vos amis : ils se mélangeaient. S’ils habitent entre eux, la pression culturelle et/ou religieuse augmente et ça donne le « repli communautaire ».

  52. Guenièvre

    @ Quad,

    « La formule « ce qu’on voit là n’est pas le vrai islam », rabâchée 100 fois par semaine dans des circonstances diverses, est une variante de la technique de brouillage mental que les sectes utilisent pour endoctriner leurs proies »

    Vous remarquerez Quad, que je n’ai jamais employé cette formule. » Vrai islam »

    donc en fait, si vous lisez bien, je ne fais que dire la même chose que vous mais je ne l’ai pas exprimé aussi clairement :

    Il y a eu un moment où dans certains pays il y a eu  » une distance entre les recommandations religieuses et la pratique quotidienne »

    Et E.Schemla ne dit pas autre chose non plus puisqu’elle parle de  » ré-islamisation » dans les années 80. Cela veut bien dire qu’avant les années 80 on avait eu une certaine dé-islamisation.
    Toute l’histoire de l’Islam est d’ailleurs ponctuée ainsi : tentatives de prise de distance, d’ouverture puis reprise en main par les religieux.

  53. Guenièvre

    Toute l’histoire des pays musulmans ( pour éviter encore un malentendu !) 🙂

  54. Bibi

    M’est avis que vous sous-estimez une certaine révolution (partie de France!) qui a eu lieu en 1979. Qu’elle ait eu lieu au nom d’une théologie ne doit pas faire occulter ses facettes violentes, régressives (p/r aux normes « occidentales »), répressives et liberticides. Ni qu’au début de cette révolution, les libéraux et les gauchistes ont collaboré avec les « hommes de foi ».
    Les vagues créées ne se sont pas arrêtées aux frontières de la République.

    Par ailleurs, il est difficile de savoir ce qui aurait pu se passer si le Sharif de Mecque (dynastie/tribu hachémite) ne s’était pas fait piquer sa place par la tribu rivale d’Ibn-Saoud il y a moins d’un siècle…

  55. roturier

    La Dame 13 novembre 2014 à 11:03 :
    Toute l’histoire de TOUS les pays.

  56. Souris donc

    Ah oui, Bibile, ça c’était grandiose. Nous réchauffons le serpent en notre sein à Neauphle-le-Château. Voilà un bonhomme issu directement du Moyen-Age mais qui sait parfaitement se médiatiser (faire circuler les cassettes, à l’époque). Et se concilier nos intellectuels qui accourent. Les inénarrables Sartre et Foucault jamais en retard d’une allégeance. Et voilà comment nous avons contribué à la première République islamique.

  57. Bibi

    Sourinka,
    Mon propos n’était pas dans un esprit de culpabilité/culpabilisation (pour ça, il y a un autre criminel), mais pour rappeler l’un des facteurs qui, me semble-t-il, a favorisé des modes anciennement nouvelles – et pas que vestimentaires.
    Quant à la collaboration, elle était d’abord et avant tout sur place – les idiots utiles sont tjrs remplaçables.

  58. « Voilà un bonhomme issu directement du Moyen-Age »
    Le premier responsable et coupable de cet accueil est Giscard d’Estaing, ne l’oublions pas. Il espérait sans doute obtenir du pétrole à bon compte de l’Iran, le jour ou le « bonhomme » serait au pouvoir. Mal lui en prit : la France est devenue le « Petit Satan » qu’il fallait combattre. Voilà comment les islamistes remercient leurs bienfaiteurs. Mais 35 ans plus tard, « ils » n’ont toujours pas compris.
    ______________________________
    « Ils » : les politiques et les journaleux, lécheurs de babouches qualifiant d’islamophobes tous ceux qui osent les contredisent.

  59. Souris donc

    Ah oui, Giscard, le père du regroupement familial qui parade en sage sur les plateaux alors qu’il devrait creuser un trou dans son jardin et s’enterrer dedans, histoire de se faire oublier. Mon beau-père l’appelait « Ce Giscard qui n’est même pas d’Estaing » (à cause de l’accélérateur de particules).
    « Ils » n’ont toujours pas compris parce qu’on a une petite bourgeoisie intellectuelle médiocre et grégaire mais bruyante. Les musulmans sont tout ce qu’elle déteste. Identitaires, misogynes, homophobes, fachos. Et ils continuent à en faire la minorité opprimée…Des cons.

  60. Patrick

    … qui osent les contredire.
    (Mais chacun aura compris).

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