Les trois béquilles du socialisme, 1/3. Demain on tue.

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Les trois béquilles du socialisme, 1/3

Demain on tue.

Nous n’avons encore rien vu. Ce sont les premières escarmouches. Quelques balle perdues, un premier sang, rien de plus. Cela ne fait que deux-cent vingt cinq ans que cela dure. Et nous n’en sommes qu’aux débuts.

Pourtant, ils accélèrent, ils poussent… engoncés dans les fourgons de l’armée socialiste qui claudique de déroute en palinodie, de débâcle en reniement. Il leur reste deux grosses années pour rendre irréversible leur programme, recuit dans des assemblées obscures, au nom de théories fumeuses empruntées au compagnonnage, à la mythologie, aux élucubrations d’un pasteur britannique et à bien d’autres obscurantismes qui feraient passer le Mystère de l’Incarnation pour une évidence arithmétique.

Il leur reste donc trois fers au feu, du moins tant qu’on puisse savoir : l’euthanasie (sous ses inoffensifs pseudonymes), le vote des étrangers (ressurgi lundi 15 décembre), et le plus vieux cheval de retour, la carne édentée, boiteuse et borgne : la laïcité.

L’un des obscurs en tablier, au moins, signe le rapport parlementaire supposé proposer une avancée sur la fin de vie. Stade auquel toute avancée est létale… L’autre en fait peut-être partie. L’association ADMD, dont on répugne à citer le nom complet tant il pare l’abjection du voile de l’innocence, milite depuis des lustres, présidée par l’un ou l’autre de ces philosophes en chambre noire, réclame le suicide assisté, et c’est bien lui qui arrive. Sous une appellation rassurante, feutrée. Comme si l’on avait dit à Socrate « voici ta tisane pour mieux dormir ! »…

L’amalgame de bons sentiments, de calculs d’héritiers pressés, de lits d’hôpital à libérer, de réelle prise en compte de la souffrance permet à chacun de trouver cette future loi acceptable, voire bienfaisante. Le socialisme qui est en soins palliatifs depuis au moins 2012 appréciera qu’on abrège son agonie électorale de la sorte. S’il ne met pas en musique cette loi pour le vain espoir de racoler des voix, du moins la pousse-t-il pour ne pas désespérer le clubs… qui nourrissent le corpus (bien maigrelet) de la doctrine d’un PS alzheimerisé, qui se souvient mieux de 1981 qu’il ne se soucie de 2015.

Donc demain on tue.

5 Commentaires

  1. Guenièvre

    Bonjour Rackam,

    D’après ce que j’ai lu le rapport remis par Léonetti ne propose que la sédation ce qui d’ailleurs provoque déjà les réactions de ceux qui veulent aller plus loin :

    http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1290597-rapport-sur-la-fin-de-vie-monsieur-leonetti-ouvrez-les-yeux-votre-loi-est-inhumaine.html

  2. rackam

    Bonjour Guenièvre,

    comme vous le savez, dans ce type de sujets, il faut toujours penser au « coup d’après »…

  3. QuadPater

    Bonsoir !
    L’affaire est simple pour les chrétiens, non ? On ne tue point, ni soi-même ni un autre, pas de suicide ni d’homicide admis. Hop.
    Pour les gauchards c’est simple aussi. Le suicide, ben t’es libre de ton corps camarade ! Quant au papy moribond qui souffre, il faut absolument une loi pour que le docteur soit obligé de le tuer. Salaud de docteur qui gagne des milliards et fait des chichis pour une pauvre piqûre qui va soulager papy mamy et les jeunes qui en ont marre de passer leurs samedis aprèmes à l’EHPAD.
    Entre les deux, les gens normaux s’interrogent. J’ai vu passer des revendications étranges, comme celle de cette dame, défigurée par une maladie la faisant souffrir terriblement, mais philosophiquement opposée au suicide, réclamait un « suicide assisté ». Sa morale lui interdisait le suicide mais aurait permis que quelqu’un d’autre (dûment habilité ? un dont c’est le métier ? un soldat ? un bourreau ?) la mettre à mort.
    Autre étonnement devant ce commentaire virulent sous l’article indiqué par Guenièvre, dans lequel il est réclamé que ce soit une obligation pour le médecin, faudrait pas nous refaire le coup de l’avortement, hein, où le prestataire potentiel de l’acte a le droit d’avoir des états d’âme.
    Prestataire de mise à mort, c’est d’ailleurs bien ce statut qui est gaiement attribué au médecin ou à l’infirmier, sans se demander ce qui peut se passer dans la tête d’un soignant qui serait amené à pratiquer une euthanasie active…
    Toujours aussi déconnectés de la réalité les socialos. Comment ça le toubib a des réticences ? La loi l’autorisera à faire l’injection, je ne comprends pas. C’est moral, Taubira l’a mis dans le code pénal.

  4. Je crois qu’il n’est pas normal, quoi que l’on pense du suicide, de laisser cette responsabilité à d’autres, c’est profondément malsain. Tant qu’à faire il faut avoir le cran de Marius Jacob, qui se sentant trop faible pour continuer à vivre libre, mis fin à ses jours et à ceux de son chien, laissant un mot à ses amis : « Linge lessivé, rincé, séché, mais pas repassé. J’ai la cosse. Excusez. Vous trouverez deux litres de rosé à côté de la paneterie. À votre santé. »

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