Sauvage

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Ce dimanche matin 31 janvier 2016, l’heureuse nouvelle tombe : Jacqueline Sauvage est graciée par Hollande. Joie de sa famille, joie de son comité de soutien, joie des signataires des pétitions lancées en sa faveur, joie des animateurs de BFMTV, joie de nombreux éditorialistes, joie de politiques de tous bords, joie de M. Toutlemonde, joie universelle !

Le commentaire le plus fréquent en ce jour de joie est : « C’est bien la première fois que [j’approuve] chaleureusement [le président Hollande], sans réserve depuis mai 2012. Mieux vaut tard que jamais… Mais quelle société pour avoir laissé se développer dans l’indifférence, en 40 ans, une pareille tragédie? Qu’ont fait les voisins, les services sociaux, la mairie, la police, les responsables scolaires? Mais quelle société pour condamner Jacqueline à 10 ans de prison dans ces conditions? C’est dingue quand on y pense… » (Maxime Tandonnet).

Je n’avais pas suivi « l’affaire », et ce que j’en disais à ma belle-fille sur Facebook le 30 janvier était à peu de choses près ce qu’en savaient la plupart des gens :

« Cette femme souffre le martyre pendant 50 ans sans jamais porter plainte, puis tue son mari-bourreau. Les juges la déclarent coupable. On trouve qu’ils y sont allés un peu fort et on demande au prèz’ de la gracier… ».

J’avais appris aussi que la victime (celui qui a été tué, le mari) avait aussi abusé sexuellement de ses filles et que Mme Sauvage l’avait tué le lendemain du suicide de leur fils.

Je dois dire que la condamnation à 10 ans de réclusion de cette femme me paraissait totalement incompréhensible, mais que je me demandais aussi ce qu’il fallait penser si la grâce présidentielle allait à l’encontre de la décision de la cour d’assises.

Par conséquent la joie universelle ce matin n’était pas la mienne.

J’ai pensé n’être qu’un vieux grincheux…

Et puis j’ai entendu une actrice du comité de soutien avouer qu’elle ne dormait plus depuis des jours et des jours. D’autres sangloter qu’ils ne pouvaient s’exprimer, submergés par l’émotion. Des féministes (tiens ? des féministes ?) crier victoire pour Jacqueline, et espérer voir passer bientôt une loi modifiant la notion de légitime défense (circonstance atténuante qui avait été refusée à Mme Sauvage).

Et puis j’ai entendu une personne de l’Union Syndicale des Magistrats faire remarquer que ce n’était sans doute pas une bonne chose que l’opinion publique fasse pression sur le Président pour qu’il trafique une décision de justice que des gens qui n’avaient certainement pas étudié le dossier estimaient « injuste ».

J’ai trouvé la remarque pertinente, et décidé de me renseigner davantage sur le dossier.

Renseignement pris, cela devient intéressant car beaucoup moins limpide.

Il faut bien savoir que :

deux cours d’assises (premier jugement en 2014, puis appel l’année suivante), soit 21 jurés et 6 magistrats, avaient prononcé la même peine de 10 ans, rejetant toutes deux la légitime défense et les circonstances atténuantes

– quand Mme Sauvage a tué son mari, elle ignorait que son fils venait de se suicider…

– le suicide du fils semble avoir été lié à ses mauvaises relations avec sa mère, non avec son père…

– le lendemain de sa condamnation, l’association Osez le féminisme avait dénoncé un « déni de justice » parce que la légitime défense n’avait pas été retenue, et appelé à « l’élargissement de la présomption de légitime défense aux femmes victimes de violences ».

Or l’affaire Sauvage n’est bien entendu pas la première où une femme battue tue son mari, et dans une majorité de cas la légitime défense avait été établie. Donc puisque la justice ne semble pas s’acharner sur les femmes battues, pourquoi cet appel à légiférer ?

– Jacqueline Sauvage et Norbert Marot ont été mariés près de 50 ans ; ils ont eu eu 4 enfants. Les violences qu’elle aurait subies durant toute cette très longue période ne sont attestées que par un seul certificat médical récent. L’avocate de la partie civile en 2015 fait remarquer que « On ne nie pas ce comportement violent. M. Norbert Marot en est pleinement responsable. Il y a tout de même des réserves factuelles sur ces violences, car aucun élément matériel ne les atteste. Il y a des témoignages, mais peu d’éléments matériels. ».

Dans un pays où le type qui vient d’essayer de tuer plusieurs policiers sous l’œil de la vidéo-surveillance est appelé par les journaux un agresseur présumé, il est difficile de comprendre que lesdits journaux n’aient pas hésité à reprendre à leur compte les accusations de Mme Sauvage envers son mari.

Il est préférable de mettre prudemment un peu de conditionnel dans les citations quand on n’est pas dans le secret de l’enquête et de l’instruction…

En résumé, un dossier qui n’est pas aussi évident qu’on a bien voulu le faire croire, un comité de soutien qui laisse penser qu’on n’est plus dans un état de droit, des centaines de milliers d’internautes qui accusent ceux qui ont prononcé la peine de prison d’être des salauds ou des ignorants de la souffrance féminine, une intervention présidentielle qui confirme cette accusation, des féministes qui s’appuient sur l’affaire pour faire avancer leurs pions sur une définition de la légitime défense étendue pour les femmes…

Philippe Bilger estime que cet emballement politico-médiatique à l’occasion d’un procès est un désastre pour la démocratie. J’ajouterai que nous assistons à un nouveau coup de boutoir victorieux des méthodes victimaires et compassionnelles.

Ou : le déroulement traditionnel de la justice influencé par Facebook.

Pas rassurant.

63 Commentaires

  1. Bien d’accord : nous ne connaissons rien du dossier.
    Mon expérience me souffle que, si de nombreuses femmes sont victimes de coups, de nombreux hommes, femmes, et enfants sont victimes de maltraitance psychique qui, ne laissant aucune trace sur le corps, sont difficiles à mettre en évidence et plus encore à démontrer et prouver.
    Enfin, pour ce qui concerne l’influence des réseaux dits sociaux, je ne puis qu’approuver votre conclusion. La démocratie vire à l’ochlocratie, nous ne pouvons plus compter sur une presse informative puisqu’elle se contente de propager les opinions formatées des médiacrates, et la compassion remplace le Droit.
    Pas du tout rassuré sur l’héritage laissé aux futures générations.

  2. « Philippe Bilger estime que cet emballement politico-médiatique à l’occasion d’un procès est un désastre pour la démocratie« .
    Cela résume tout et je suis bien d’accord avec lui !
    Mais comme disait Zemmour ce matin à la radio, lorsqu’un cambrioleur surpris en flagrant délit se fait abattre par un garagiste cambriolé pour la dixième fois, le garagiste se fait condamner comme un criminel de la pire espèce et ne bénéficie d’aucune grâce présidentielle.
    Par ailleurs, les féministes se sont montrées très virulentes, alors que la femen « pendue » à un pont au-dessus de la Seine pour protester contre la venue du président iranien était bien seule.
    Et les féministes, on aurait aimé les entendre protester contre les agresseurs sexuels qui ont sévi à Cologne dans la nuit du nouvel-an.

  3. Toutes les remarques de l’article me paraissent justifiées, de même que celle du commentaire de Kravi.
    Cependant il faut noter que la grâce présidentielle est partie intégrante du système judiciaire français. Il est donc abusif de dire, comme on l’entend, que cette décision est une insulte ou un désaveu fait à la justice. Et cette dernière, quoiqu’elle en pense, n’a pas forcément toujours raison.

  4. Perso j’aurais appelé ce texte « Justice Sauvage ». Ou peut-être « Disgrâce Présidentielle ».

    Sinon, commentaires :
    • « …joie de M. Toutlemonde… » ; surtout de Madame.
    • Et de la dénommée Eva Darlan (probablement celle que le billet appelle «une actrice du comité de soutien »), ci-devant groupie de Khomeiny (eh oui…), ainsi que marraine de l’association « Ni putes ni soumises » et j’en passe, qui mène, en la matière, une vendetta personnelle en sa « qualité » ( ???…) d’ancienne « femme battue », plaquant son histoire personnelle sur celle de J. Sauvage.
    • Les deux cours d’assises ont certes rejeté la légitime défense ; mais admis de copieuses circonstances atténuantes ; sinon la Sauvage aurait pris perpète ou presque.
    • Ph. Bilger, magistrat honoraire, s’écrie, suite à la grâce médiatico-politicienne, que l’affaire est « aux antipodes de l’objectivité et de la sérénité qui devraient être cultivées par les médias lorsqu’ils traitent du judiciaire…Que de complaisance ! Que de compassion ! Que d’approximation ! »
    • Le commentaire supra « …nous ne connaissons rien du dossier… » est inexact. En première approche cf. « Jacqueline Sauvage » sur Wikipédia. La description médiatique qui en est faite est, au moins, mensongère par omission. En vrac : « méchante, autoritaire, violente ». ET chasseuse amateur (comme toute la famille) ; c’est avec son propre fusil qu’elle tua son mari. Ayant dirigé avec lui une petite entreprise familiale de camionnage, l’entreprise ayant périclité ils se disputaient comme deux associés qui se rejettent la responsabilité de l’échec. Et naturellement aucune trace de plainte pendant 47 ans ni connaissance de la police, de la justice ou de la municipalité de problèmes graves dans le couple. M. Marot prenait ses petits enfants en vacances dans sa caravane sans que sa fille, leur mère, s’y oppose le moins du monde.
    • La justice française vacille depuis pas mal d’années vu des désastres judiciaires trop fréquents (Outreau etc…). L’application du privilège monarchique de la grâce présidentielle pourrait s’avérer le coup de grâce pour la Justice. Finie l’indépendance, finie la séparation des pouvoir. Une vraie disgrâce.

  5. QuadPater

    J’ai vu hier un C dans l’air sur le sujet… On y échange des considérations « techniques » dans une atmosphère plutôt tranquille… Rien à voir avec l’hystérie post-grâce préz’ (pas facile à prononcer, « post-grâce préz' »).
    Le lien avec la pression jesuischarliste d’il y a un an est évident. La même vague qui vous entraîne et vous empêche de penser, que ce soit sur le Bouc ou sur Touiteur.
    Si t’es Sauvage, tu fais partie de l’élite, donc tu signes la pétisse pour sa libération. Sinon t’es un pourri.

  6. L’exemple apporté par Zemmour est tout sauf unique.

    Aucun doute que de dizaines (centaines) de personnes croupissent dans les prisons françaises, ou subissent l’enfer judiciaire autrement depuis de longues années, en ayant de circonstances atténuantes au moins autant que la Sauvage.

    Mais privés de famille, d’amis, de moyens, de contacts médiatiques octroyés par des associations féministes et des avocats qui vont avec, ils auront, au mieux, le coup de grâce.

  7. QuadPater

    L’exemple donné par Zemmour a été un peu discutée ; je crois que c’était dans l’émission que j’ai citée, La différence notable avec le cas Sauvage est que l’agresseur du garagiste n’est généralement pas le même d’une fois sur l’autre.
    En revanche une question beaucoup plus proche sur le plan éthique est celle que pose ce bijoutier (de Nice, non ? au fait, qu’est-il devenu ?) qui se fait braquer, puis qui tire sur ses agresseurs au moment où ils fuient, et finalement en tue un.
    Ce n’est pas au sens strict de la légitime défense. Ce n’est pas tout à fait assimilable à de la vengeance.
    Mais comme dans l’affaire Sauvage, comme dans celle du garagiste, c’est le degré d’atténuation des circonstances du même nom qui est en débat.
    Car le « tu ne tueras point » imposé au citoyen lambda ne souffre d’aucun « sauf ». Ce serait le cas si on étendait la notion de légitime défense. Il me semble que le droit français dit qu’on a le droit de tuer seulement quand il s’agit de défendre sa vie. Si c’est exact je trouve cela très bien.

  8. QuadPater

    Erratum. Un exemple n’est pas une fille : il est discuté.

  9.  » on a le droit de tuer seulement quand il s’agit de défendre sa vie « , mais comment le savoir avant d’avoir essayé ? Autrement dit, si je ne me défends pas et si l’agresseur réussit son coup, ce sera trop tard. Si je me défends et tue, on pourra me le reprocher.
    La question se pose de la  » proportionnalité  » des moyens. S’ils sont plusieurs ? Si je n’ai que ma connaissance de sports de combat contre un couteau ?
    Une chose certaine : je n’aimerais pas être juré, et encore moins  » expert  » psychiatre.

  10. QuadPater

    Je n’ai fait que (mal ?) reformuler la loi, kravi. Moi non plus je ne comprends pas bien la proportionnalité. Surtout qu’elle est imposée aux flics. Quand on leur lance des blocs de béton armé à la tête (acte pudiquement appelé caillassage) ils n’ont pas le droit de tirer. Pourtant le geste est potentiellement létal.

    Je me suis fait attaquer chez moi en 98. En toute logique si j’avais tué un des braqueurs pendant l’agression, c’était de la légitime défense. Si je l’avais tué quand il s’enfuyait, ce n’en était pas.

    Quoique… Les faits se sont passés en Guyane, et là-bas c’est le far west. Peut-être bien que si le surlendemain j’étais allé flinguer chez lui le braqueur et toute sa famille la LD m’aurait quand même été accordée.

  11. « Les faits se sont passés en Guyane, et là-bas c’est le far west. »
    Vous avez oublié qu’il y avait Taubira ! Elle ne vous aurait pas loupé !

  12. S’appesantir sur la légitime défense est hors sujet ; méfiance, c’est justement sur ce terrain que les organisations féministes cherchent à dévier le débat histoire de capitaliser dessus.

    Elle n’a pas été retenue dans le cas Sauvage et la grâce présidentielle n’implique pas qu’elle aurait dû l’être ; le président n’est pas qualifié pour statuer sur la légitime défense ; c’est l’affaire des tribunaux et il existe de définitions précises et une jurisprudence pléthorique en la matière.

    Cette « grâce » est in fine due à une appréciation des circonstances atténuantes, à ne pas confondre avec la LD. Cette appréciation est sans doute le résultat de considérations électoralistes, populistes, démagogiques et lacrymales.

    L’élément déclencheur formel ayant été la rencontre de Hollande avec toute la fine équipe composée des filles de Sauvage et de ses avocates.

    Mais on ne sache pas que Hollande ait rencontré, dans le respect de l’équité et de la procédure contradictoire, l’esprit de M. Marot avec ses avocats.
    Le mort, véritable victime en l’occurrence, était absent du débat et les absents ont toujours tort.

    On a craché dans la figure de la Justice ; et finalement pour rien ; ce n’est pas ça qui le sauverait en 2017.

  13. QuadPater

    C’est l’article qui fait le sujet, roturier.

    On ne demande pas un droit de tuer mais de prendre en considération son calvaire. C’est de la légitime défense. »

    Ces propos d’un soutien à J. Sauvage rappelle qu’il a beaucoup été question d’un « élargissement » de la LD « en faveur des femmes battues ».
    C’est ma deuxième source de préoccupation, la première étant la stupidité de ces centaines de milliers d’internautes qui proclament qu’ils sont coin-coin dès qu’un fermier tue un canard.

  14. Exactement, Quad 11:10.
    On cherche à confondre « calvaire » (=circonstances atténuantes) evec légitime défense.
    Confusion à combattre avec fermeté; ce qui revient à refuser même de parler de légitime défense; calvaire ou pas d’ailleurs.

  15. Quad,…  » qui proclament qu’ils sont coin-coin dès qu’un fermier tue un canard. »…
    Joli !
    En plus ils sont capables d’une telle proclamation en dégustant leur foie gras.

  16. Lisa

    D’accord avec tous les commentaires, surtout avec celui de Patrick, comme d’hab (cela n’a pas attendu la semaine pour l’unité des chrétiens)

  17. J’en connais de moins chrétiens que d’autres.

  18. QuadPater

    roturier 3 février 2016 à 11:17
    Ne pas parler de certains sujets d’actualité parce qu’on les trouve instrumentalisés c’est ne pas vouloir voir les manœuvres ennemies. Ce dernier mot n’est pas trop fort : je considère comme des ennemis les manipulateurs d’opinion.
    Alors sans pour autant remplir des pages sur la légitime défense il était important pour moi de dénoncer le dévoiement idéologique de ce concept.

  19. @ rot urier (désolé pour la coupure du pseudo, sinon modération !)
    J’en connais de moins chrétiens que d’autres.
    Développez, expliquez-vous !
    Qui êtes-vous pour sonder les coeurs ?

  20. @ rotu rier (désolé toujours…)
    J’avais oublié les guillemets à votre citation « J’en connais de moins chrétiens que d’autres« .

  21. QuadPater

    Patrick, soyez certain qu’il l’a reconnue même sans guillemets. Et à mon avis ça ne méritait pas de réponse.

  22. Effectivement ça ne méritait pas de réponse.
    Vu que je connais de moins chrétiens que d’autres et nul besoin de sonder le cœur d’autrui pour ça.

  23. QuadPater

    @roturier :
    Quand on lit

    J’en connais de moins chrétiens que d’autres.

    on se demande s’il s’agit de Lisa et Patrick, de votre beau-frère ou d’un zompol quelconque.
    On se dit que la phrase est inachevée, qu’il va y avoir une suite.
    Et non !
    D’où ma question : vous écrivez cela dans quel but ?

  24. C’est désespérant, le nombre de points qu’il faut mettre sur les i alors que j’espérais (par paresse et aussi souci de breveté) pouvoir me faire comprendre à mi mots.

    Vous constaterez illico que vous accordiez à l’anodin un sens (que j’ignore) et une importance démesurés.

    Ma phrase « J’en connais de moins chrétiens que d’autres » est du 3 février 2016 à 17:36.
    Elle fait suite immédiate et réponse à Lisa du 3 février 2016 à 14:23 disant : « cela n’a pas attendu la semaine pour l’unité des chrétiens ».

    Je fais donc remarquer que le périmètre de l’unité n’est pas limité aux chrétiens ; il y a dedans de « moins chrétiens que d’autres » ; moi le premier qui le suis moins que d’autres puisque je ne le suis pas.
    C’est mathématique.

    Autre chose ? Car mon stock de points sur les i est épuisé.

  25. @ roturie r,
    OK, c’est entendu.
    Maintenant une explication sur « l’Unité des chrétiens » à laquelle Lisa a fait allusion.
    Chaque année du 18 au 25 janvier, il y a la « semaine de l’unité des chrétiens« . A cette occasion sont organisées des cérémonies et des réunions de prière entre catholiques et protestants.depuis plus d’un siècle. Les désaccords théologiques sont laissés de côté et on se réunit pour l’essentiel : célébrer notre Dieu en Jésus-Christ avec l’aide de l’Esprit-Saint, et prier pour nous-même, l’Eglise (universelle et locale), le monde etc.

  26. QuadPater

    roturier vous aimez tellement pinailler qu’on a plaisir de vous regarder pérorer, donner des leçons, vous citer avec amour, parler pour ne rien dire, vous re-citer avec admiration, vous re-re-citer avec passion, parsemer votre discours narcissique des systématiques « je résume », « bref », « je fais court » censés suggérer que vous pourriez écrire des pages sur le sujet.
    Alors que bon… hein !
    Patrick et moi n’attachions pas un sens précis à vos propos (d’où nos questions), mais espérions qu’au moins ils en avaient un. Vous venez d’être clair : non, c’était juste une connerie. Très bien. J’avais donc raison, ils ne méritaient pas qu’on s’y attarde.

  27. L’œcuménisme, n’est-ce pas, Patrick. J’ignorais jusqu’à l’existence de cette « semaine de l’unité ».

  28. Dans une langue que j’affectionne, Tripater (vous voilà dégradé d’un cran avec perspective négative) et qui peut par moment être très concise on dit « הפוסל במומו פוסל ».
    Approximativement cela veut dire « on ne critique chez autrui que ses propres défauts ».

    Et j’ajoute : souvent par jalousie.

    Pour la célèbre phrase « ….moins chrétiens… « ; c’est vous qui vouliez que j’approfondisse ; moi, je l’avais laissé en l’état et passé à autre chose, ne lui accordant aucune importance.

    Sinon, je vous prie de bien vouloir agréer l’expression de mon sincère mépris.

  29. Avant que j’oublie, bipater. « ….c’était juste une connerie » ?

    Quoi donc ? Mon auto-inscription dans le périmètre de l’unité ? Dont le sens est clair depuis mon 4 février 2016 à 23:22 ?

    Si tel est le cas, j’avais effectivement tort de m’inscrire. C’était une connerie, j’aurais dû le savoir.

    Pour le mépris, raison de plus.

  30. @ rotu rier,
    Vous voulez continuer encore longtemps ?
    Si vous étiez clair dès le départ, vous n’en seriez pas là !
    Votre interlocuteur ne connait pas vos pensées et procéder par allusions n’a jamais été une manière claire de s’exprimer.

  31. QuadPater

    roturier, vous n’avez pas compris ce dont Lisa parlait. Vous auriez pu lui demander. Vous avez préféré écrire un « j’en connais… », phrase ambiguë à la lecture de laquelle nous avons été plusieurs à nous demander de qui vous parliez.
    Explication de texte :
    La communication sur Internet ne souffre pas d’ambiguïtés. Un message commençant par « j’en connais qui… » ou par « certains ici… » ou par « il y en a qui… »sans précision supplémentaire est considéré comme une critique qui ne dit pas sa cible, donc un comportement potentiellement agressif et hypocrite. D’où la réaction de Patrick :

    Développez, expliquez-vous !

    il veut savoir si vous critiquez quelqu’un en particulier ou si c’est de l’humour ou… ou… . C’est naturel.
    Moi je me suis douté que vous refuseriez d’expliquer et d’éclaircir. J’ai essayé le 4 février 2016 à 20:17 de vous faire comprendre ce que je suis en train de vous expliquer : l’ambiguïté sur un forum est génératrice de tensions. Autrement dit quand on n’est pas en face des gens, quand on s’adresse à des personnes anonymes sur des sujets potentiellement sensibles, il convient d’éviter de « se faire comprendre à mi-mots », éviter les sous-entendus, éviter les allusions, éviter le flou.

    Sinon, ça monte en mayonnaise. Cf. ci-dessus :
    – 4 février 2016 à 23:22 votre ton change et devient agressif : vous trouvez « désespérant » de devoir « mettre les points sur les i » pour des propos « anodins » (je vous rappelle quand même qu’auparavant vous étiez le seul à savoir que vos propos étaient anodins)
    – 5 février 2016 à 00:36 : moi aussi je deviens agressif parce que je sens que comme le personnage d’Astérix Détritus vous cherchez à instaurer la zizanie. Je tente toutefois dans les 3 dernières lignes de reformuler l’échange pour que vous compreniez comment d’autres que vous l’ont vécu.
    – ce matin vous maintenez vos positions et même m’envoyez votre mépris. Par 2 fois ! À l’instar de votre sortie sur les « Colognaises qui l’ont bien cherché » vous refusez à nouveau de lever l’ambiguïté de certains de vos messages. C’est dommage.

    Voyez-vous, roturier, moi aussi j’aime la bagarre. Mais à la condition que les positions soient nettes. Quand l’adversaire est sournois, louvoyant, manipulateur et pas franc du collier, ça ne m’intéresse pas.

  32. QuadPater

    À roturier : je vous laisse un droit de réponse public à mon message ci-dessus, un seul. Après on revient aux commentaires sur les articles.

  33. Mon « interlocuteur » me reproche de bavasser longuement; mais lorsque je suis bref il me demande des clarifications… Et lorsque je clarifie il dit que je pinaille… Et lorsque je m’inscris dans l’unité il dit que c’est une connerie….
    Faudrait savoir.

    Par ailleurs : je ne me cite (brièvement ; et renvoie à mes dires précédents) que lorsque le sujet avait déjà été abordé et que j’étais déjà intervenu.
    Comme ici, qq soit l’objet formel du billet, on radote finalement souvent autour des mêmes choses, qui ne dit rien consent et renvoyer vers mes dires précédents est une manière de ne pas consentir en restant bref.

    Par ailleurs, j’ai pas mal de défauts mais pas la fausse modestie. Vous l’aurez remarqué et je le revendique.

  34. Souris donc

    Chef d’escadrille, Roturier, si les faux modestes volaient.

  35. Et si les vaches volaient, Liebchen? On utiliserait de parapluies en acier.

  36. Souris donc

    TA MERE !
    Sur un blog d’élite, on n’est pas en mode fight ! On lève le petit doigt en prenant sa tasse de thé.
    Exemple.
    Le cas Sauvage fait déjà jurisprudence. Bernadette Dimet, même contexte, condamnée à 5 ans avec sursis. Elle a 60 ans. Si elle tue son prochain mari, elle perd son sursis.
    J’ai été juré d’Assises. Sans vouloir généraliser, quand les jurés délibèrent, ils commencent par s’exciter mutuellement et couperaient assez volontiers la tête à l’assassin. Sauf que le Président de la Cour d’Assises veille et mène la délibération. Il est là pour dire le droit et assez adroitement conduire le jury exactement où il veut. Vieux renard qui vous retourne un jury en deux temps trois mouvements.
    Le jury populaire est une fiction, un folklore. La sentence est bel et bien celle du président de la Cour d’Assises.

  37. Souris, merci pour cet avis vécu et éclairant. Encore une construction républicaine qui s’effondre. Ne va plus en rester beaucoup.
    Implacable, et désespérant. Mais c’est le prix à payer pour atteindre l’âge où l’on accepte de ne plus croire au Père Noël.
    Question corollaire : où chercher ce qui fait mine d’ordonner le chaos et lui donner un sens ? Question toute rhétorique, merci de ne pas répondre. Je me la pose à moi-même.

  38. Lisa

    C’est de ma faute, j’ai fait un « private joke »….
    Excusez moi je ne peux pas m’en empêcher….

  39. QuadPater

    Souris :

    Le jury populaire est une fiction, un folklore. La sentence est bel et bien celle du président de la Cour d’Assises

    Je m’en doutais un peu. Ça ne me gêne pas outre mesure. Si on remplace « 2 jurys d’assises ont prononcé la même peine » par « 2 présidents d’assises » ça continue à interroger.

    Je suis un grand simple et ne vois pas où vous voyez de la jurisprudence : d’un côté 10 ans sans sursis, de l’autre 5 ans avec ?

  40. Souris donc

    Si on ajoute que, préalablement, les jurés potentiels issus du tirage au sort sur la liste électorale défilent devant les avocats qui ont la possibilité de les récuser en fonction de leur pedigree jugé trop défavorable à leur client, le jury final n’est en aucun cas un panel représentatif pour juger selon la formule Au Nom du Peuple Français. Déjà d’emblée.
    Ensuite, comme l’analyse le papier de Quad, vous avez des collectifs et autres associations politisées qui entendent peser sur la Justice à coup de pétitions, d’articles dans les journaux et les blogs en faisant le buzz grâce, par exemple, à des financements participatifs de clips.
    Bref, un activisme qui perturbe la « sérénité » de la Justice. Laquelle a donné des verges pour se faire battre avec son Mur des Cons et autres Outreau.
    http://www.aunomdupeuple.com/l-association/

  41. Souris donc

    Quad, entre les deux, la grâce présidentielle.

  42. Roturier
    Vous avez émis le commentaire ci-après, qui fut mis en modération comme il se doit mais que je cite ici pour informer nos lecteurs et expliquer notre décision.
     » « Monopater.
    Votre 5 février 2016 à 00:36 est un cas d’école de ad hominem ordurier et à peine voilé. Un modérateur digne de ce nom aurait refusé de le mettre en ligne. Hélas vous êtes ici juge et partie dans le style Pravda.
    Et donneur de leçons avec ça ; je récuse tous les « conseils » que vous pérorez en véritable prof de poche ; rien jusqu’ici ne m’a permis de vous soupçonner une qualité quelconque en la matière.
    Votre comportement est tellement incompatible avec votre rôle que vous n’avez pas à me « laisser » un droit de réponse ou quoi que ce soit.
    D’autant plus que vu que vous m’aviez mis en modération préalable pour avoir osé un avis différent du vôtre (cf. le nuit de Cologne), mes commentaires sont tantôt perdus, tantôt affichés en retard.
    La phrase de Lisa sur « l’unité des chrétiens….semaine » est une question de culture, un « lost in translation ». Je n’avais pas à demander des explications puisqu’elle était A PRIORI parfaitement claire et pouvait légitimement être interprétée comme limitant l’unité aux chrétiens ; d’où ma réaction, mesurée donc brève d’ailleurs.
    SAUF le message subliminal de la « semaine de l’unité des chrétiens » dont j’étais fondé à ignorer l’existence et qui relève d’un aparté avec Patrick, tant il est vrai (après vérif) que mes amis de souche chrétienne (non pratiquants) l’ignorent aussi.
    Que Don Quichotte parte donc en guerre contre les apartés privés en langage codé compréhensibles aux chosen few.
    Vous avez le culot de parler de ma position sur la nuit de Cologne, alors que vous me « modérez » chaque fois que je la soulève. Vous avez raté une vocation ; une belle carrière à Moscou circa 1950. J’abrège (eh oui…). »

    Roturier, cela commence à bien faire. Si Antidoxe accepte toutes les opinons il n’accepte pas toutes les attitudes. Il rejette en particulier la grossièreté, la vulgarité, l’insulte ouverte ou sournoise, le mépris affiché. De plus, comme sur tout site de la toile, on ne s’y permet pas de commenter les décisions de la modération. En conséquence, veuillez noter que dès le prochain commentaire proposé ne respectant pas ces critères vous serez banni définitivement.

  43. Ne vous excusez pas, Lisa, vous avez parfaitement le droit et vous m’avez fait sourire !

    🙂

  44. Concernant la phrase de Lisa sur « l’unité des chrétiens….semaine » ; elle-même vient de faire un commentaire (du 6 février 2016 à 10:44) qui coïncide parfaitement avec ma position.
    Elle a certes le droit de faire une « private joke »; et moi, celui d’ignorer ses références culturelles.

    Pour le reste, évidemment je maintiens, persiste et signe. E pur si muove!

  45. L’affaire Sauvage frise le naufrage judiciaire vu les gros sabots présidentiels venus piétiner la Loi.

    Le verdict Dimet, tombé post-Sauvage, semble en être la conséquence, vu son mépris de la réquisition (8 ans ferme, logique comparé au verdict Sauvage de 10 ans, compte tenu des différences entre les dossiers).

    Le naufrage est donc consommé ; la justice est désormais dans un état de soumission servile au point de s’auto-piétiner elle-même avec ses propres sabots.

  46. Souris donc

    Mépris de la réquisition
    Il n’est pas choquant que la sentence soit moins sévère que le réquisitoire. Car le réquisitoire précède la plaidoirie de la défense dont l’objectif est, justement, d’infléchir le réquisitoire. C’est même à ça qu’on reconnaît un ténor du barreau. Genre Dupond-Moretti.

    En effet, le procès se déroule de la façon suivant :
    1. Le président mène les débats, il interroge les témoins et les experts, la partie civile, les accusés.
    2. Plaidoirie de l’avocat des parties civiles (victimes).
    3. Réquisitions de l’avocat général représentant le parquet (ministère public). Il est censé représenter les citoyens et indique la peine maximale, au vu du dossier.
    4. Plaidoirie de l’avocat de la défense, représentant l’accusé.
    5. Délibération du jury.
    6. Verdict.

  47. Souris donc

    Bref, Mou-Président-Je (merci Nafissatou, merci Dodo la Saumure) regaffe genre Léonarda.

  48. « ….Il n’est pas choquant », Liebchen, « que la sentence soit moins sévère que le réquisitoire ».
    Certes ; dans de limites raisonnables.
    Requérir 8 ans ferme pour obtenir 5 avec sursis est une gifle.

  49. Effectivement il ne s’en prive pas et même lorsque le verdict et la réquisition ne sont pas très éloignés. Apparemment en l’occurrence il le peut encore et ils sont quasiment diamétralement opposés. Normalement il le devrait.

    Cela dit, s’il s’avère que post grâce Sauvage c’est plié, Il se garderait peut-être d’un baroud d’honneur gratuit. Auquel cas soumission servile, cf supra, CQFD.

  50. QuadPater

    Si vous connaissez quelqu’un qui sait dessiner style BD ou dessin d’humour, j’ai un petit scénario.

    Case 1 : un type lit le journal. Violences urbaines dans une manif interdite pro-palestinienne à Paris. Il dit : « Et la police laisse faire ! c’est scandaleux ! »
    Case 2 : sa femme écoute la radio. On y parle des Gitans qui barrent l’autoroute. Elle dit « Et la police laisse faire ! c’est scandaleux ! »
    Case 3 : le couple devant la TV. Abordage d’un bateau par les no-borders et les migrants dans le port de Calais. Ensemble : « Et la police laisse faire ! c’est scandaleux ! »
    Case 4 : les mêmes. Images de la manif interdite PEGIDA à Calais. Interpellation de manifestants. Les deux : « Et la police arrête Piquemal ! C’est scandaleux » !

  51. D’ailleurs, en Général tout est scandaleux.

  52. En Russie on ne prend pas de gants avec les « migrants » agresseurs et violeurs.
    Dans l’article de ce lien, des « migrants » refoulés de Norvège en raison de leur mauvais comportements ont tenté leur chance en Russie et ont imité ceux de Cologne.
    Mal leur en a pris…

  53. Lisa

    La femme russe est mieux protégée que la femme allemande on dirait….

  54. La femme russe, ma chère Lisa, oui, sans doute.
    Mais protégée par qui ? Comment ne pas prêcher ma paroisse puisque vous m’offrez une telle occasion ?

    Dans une culture où les femmes ne veulent plus l’être, pourquoi voulez-vous que les hommes le soient?

  55. « Dans une culture où les femmes ne veulent plus l’être »
    Ah bon ? Elles veulent l’égalité des droits, cela ne signifie pas qu’elles ne veulent plus être femmes.

  56. Lisa

    roturier,
    Ce n’est pas faux, ce que vous dîtes, et moi j’aime que les hommes soient des hommes, même si c’est difficile d’expliquer ce qu’est un homme.

  57. Lisa

    Patrick, cela dépend de ce qu’on entend par « femme ».

  58. Bonjour Lisa,
    Je pense quand-même, exceptées quelques farfelues, les femmes sont bien des femmes, sont habillées et se comportent comme telles. En tout cas dans mon entourage. Même celles qui portent des pantalons « unisexes« .

    🙂

  59. Rien n’est plus sexy qu’un pantalon unisex sous lequel on devine ce que l’on veut.
    Sinon, je suis ravi du terrain d’accord avec Lisa. Na!!!

  60. QuadPater

    Un article sur l’affaire Sauvage http://www.bvoltaire.fr/thomasvalmenier/affaire-jacqueline-sauvage-liberez-barabbas,237439
    Dans lequel est bien exprimé un fait très choquant : le procès post-mortem du mari.

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