Riche à genoux, ou fier debout.

debgen1

Lever de rideau:

Le XXe siècle a laissé la place au XXIe. La dislocation de la Yougoslavie est consommée depuis quelques années. Carole, heureuse maman d’un ado-ré, aime les conversations avec son fils Pierre et un copain yougoslave, Jean-Yves.

Presque chaque soir les deux garçons argumentaient avec vigueur et passion. Ils étaient l’un et l’autre d’autant plus sensibles au drame de l’éclatement yougoslave que tous deux, tentés par la doctrine socialiste comme on l’était souvent à leur âge et à cette époque, s’étaient longtemps accordés sur une solide admiration du « communisme à la yougoslave ». Bien oublié maintenant, ce système que Tito avait mis en place ! Il avait réuni pourtant l’approbation de nombreuses personnalités et était même devenu une sorte de modèle économique d’entreprise sous le nom d’auto-gestion. Dans les années quatre-vingt il était courant, et de bon ton, d’envoyer des délégations en Yougoslavie pour étudier sur place les bienfaits de l’auto-gestion, et certains syndicats prônaient son introduction en France.

Entre Pierre et Jean-Yves ce sujet se retrouvait souvent à l’ordre du jour des discussions, toujours amicales, auxquelles Carole prenait part avec plaisir. Pierre défendait les Croates, Jean-Yves justifiait les attaques serbes. Les arguments fusaient, d’ordre patriotique, historique, religieux, moral…Mais un jour une intervention de Jean-Yves fît glisser la confrontation vers un autre plan:

 » De toute façon entre les deux Pays, c’est en Croatie qu’on trouve les industries. L’activité des Croates assurait l’essentiel du niveau de vie yougoslave. Les Serbes ne pouvaient pas accepter que cette zone de Yougoslavie leur échappe, c’est pour cette raison qu’ils ont déclenché cette guerre, et c’est normal. »

[… ]

– Comment, Jean-Yves, vous trouvez normal qu’un pays en attaque un autre parce que ce dernier dispose de richesses ou de certaines compétences ? Vous trouvez normal qu’un peuple pense et agisse en prédateur ?

Pierre, prenant la défense de son copain:

– Mais, Maman, c’est toujours comme ça. Les guerres ont de tout temps été entreprises pour des questions d’argent, elles sont soumises au diktat du business, et c’est le business qui mène le monde !

Jean-Yves:

– Vrai, d’ailleurs c’est la loi économique. Marx explique bien qu’en éliminant le capitalisme les richesses seraient mieux distribuées et qu’il n’y aurait plus de guerre.

Carole:

– Utopie, ce que vous dites là, et de plus c’est complètement faux ! Je ne sais pas si votre Karl Marx a proféré de pareilles stupidités, que d’ailleurs on entend effectivement souvent dans les conversations, mais je suis désolée, vous êtes, avec ou sans Marx, à côté de la plaque !

C’est vrai qu’elle avait souvent entendu cette théorie, Carole. Elle qui avait connu de près ou de loin les déclenchements de tant de guerres, cette assertion l’avait toujours surprise. Mais dans la bouche de son fils elle ne pouvait laisser passer une affirmation aussi éloignée de sa propre raison, et des sentiments autrefois exprimés autour d’elle par les belligérants.

– Mais enfin, Pierre, Jean-Yves, lorsque vos arrière grands parents se battaient et allaient mourir à Verdun afin de ramener l’Alsace et la Lorraine à la France, était-ce pour des raisons économiques ?

Carole fouille dans un tiroir, et sort une vieille lettre: pleins et déliés soigneusement couchés à l’encre noire sur papier un peu jauni.

« Tiens, Pierre, tu n’avais jamais vu cette lettre. Elle fut écrite au début de 1918 par un cousin de ton oncle. Il avait 17 ans, il se désespérait d’être trop jeune pour s’engager dans l’armée, il écrivait cette lettre à son père qui, lui, était au front. Regardez avec quelle passion, quelle haine, un jeune Français parlait des Allemands il y a seulement quelques dizaines d’années:

« ………..Cette Allemagne féroce et sanguinaire, sait bien qu’elle fait souffrir des millions d’habitants, mais elle ne sait pas que ces habitants sont résignés à mourir plutôt que de se baisser sous le joug ennemi. D’ailleurs elle recule et nos ennemis d’outre Rhin poussés par la botte française arriveront bientôt au Rhin…….on les aura, on les a, ils sont fichus…… « 

Et les Allemands, de leur côté, étaient-ils guidés par l’argent dans cette guerre ? »

Alors Jean-Yves et Pierre, d’une même voix:

– Ils étaient des naïfs, des exploités. Les Généraux, les hommes politiques, les industriels, eux, savaient bien ce qu’ils faisaient. Augmenter les revenus du pays par les impôts, ou vendre des armes !

– Allons, vous êtes trop cyniques pour votre âge. Ne soyez pas obnubilés par vos lectures de Marx. Celui-ci, dans « Le Capital » [… ] oriente toujours et exclusivement ses analyses vers les phénomènes de production et de transformation de la matière. Il abordait ce sujet, celui qu’il traitait, ou il voyait « l’exploitation de l’homme par l’homme ». Mais il ne pouvait ignorer que l’esprit humain est agité aussi par d’autres causes, l’amour, le patriotisme, la religion, le nationalisme… Simplement, ce n’était pas son sujet. Et de toute façon, peu importe s’il n’en parlait pas, ces causes existent bien dans nos têtes et dans nos cœurs. La dialectique de Karl Marx, matérialiste, est celle de la matière. Mais il y a aussi celle des idées.

– Maman, tu cites « Le Capital », mais dans « Le Manifeste » Marx avait écrit auparavant  » L’histoire de toute société jusqu’à nos jours n’a été que l’histoire de luttes de classes.« 

– Tu ne me prouves qu’une chose, c’est que ton Marx était aveugle! La concurrence géopolitique entre États a joué beaucoup plus que la lutte des classes dans le déclenchement des conflits. Est-ce la lutte des classes qui a entraîné les guerres napoléoniennes, est-ce la lutte des classes qui a déchaîné le cataclysme des deux guerres mondiales ?

Ces deux interrogations laissèrent les garçons sans réponse. Carole cependant sentait qu’elle n’avait pas formulé l’essentiel. Après un instant de réflexion, cette impression devint plus claire:

– Prenez tous les conflits actuels. Ils proviennent autant des sentiment des peuples que des ambitions des États. Et ces sentiments des peuples prennent racine dans un terreau qui n’est pas l’argent. Giscard d’Estaing disait qu’on n’enthousiasme pas un peuple pour un taux de croissance. C’est vrai, mais en revanche un peuple se passionne tout seul pour sa fierté, il se soulève tout seul contre une humiliation. Ou, s’il est humilié, il est prêt à suivre le premier venu qui lui redonne sa fierté: ce que firent les Allemands dans les années 1930. Un peuple est aussi capable de se battre lorsqu’il craint pour son identité, ou simplement pour l’idée qu »il se fait de sa nation. Il dérive alors vers le nationalisme, face dangereuse du patriotisme.

Jean-Yves trouve là l’angle d’attaque, celui qui lui manquait pour défendre le peuple et accuser les « élites ».

– Justement, le peuple allemand a basculé vers le nationalisme guerrier parce qu’il a eu le tort de suivre ses élites.

– Mais, rétorque Carole, il n’aurait pas suivi celui qui s’était auto baptisé son guide, le Führer, s’il n’avait pas été mûr pour cela, et mûr il l’était par l’humiliation du traité de Versailles. Et encore une fois ce n’est pas l’économie qui a conduit à la guerre.

– Pas sûr, n’oublie pas l’inflation de la république de Weimar qui avait aussi contribué à l’arrivée du « sauveur » Hitler…

« Allons, vous iriez vous battre et tuer des gens pour des problèmes d’inflation ? Pas plus que pour des taux de croissance ! Et puis cessons de regarder soixante ans en arrière. [… ] Dans les revendications nationalistes, Irlande, Corse, Écosse, les militants espèrent-ils que leurs pays, indépendants, seraient plus riches ? [… ] Et lorsque les Algériens se battaient pour l’indépendance de l’Algérie, pensaient-ils en élever le niveau de vie ? Ils savaient très bien que le contraire se produirait. Tous ces gens ne luttaient que par fierté nationale, comme le firent les peuples de Yougoslavie. »

– Oui, OK, mais la menace de l’Amérique de Bush sur l’Irak, elle est bien due au pétrole, donc à des raisons économiques.

– Ce n’est qu’en partie vrai. Le pétrole irakien entre certainement en ligne de compte dans l’esprit des va-t-en-guerre aux États-Unis, mais une autre motivation est plus déterminante, la peur. Et même si le pétrole est pour certains la raison principale, l’adhésion assez générale du public américain à une attaque par les armes vient de la peur. Peur qui explique tous les sentiments de ce peuple depuis les attentats du 11 septembre 2001. Certes l’administration Bush a adroitement fait dévier cette peur, de Ben Laden et Al Quaïda vers l’Irak de Saddam Hussein, mais la peur était là, elle a simplement été exploitée par Bush Junior. Au fond du cœur de l’Américain moyen cette guerre lancée contre l’Irak est placée sous le signe de la riposte aux attentats du 11 septembre. Vous voyez que, là non plus, ce n’est pas l’économie qui est déterminante.

– Mais ces attentats trouvent leur origine dans la pauvreté, la misère, du monde musulman, dans l’exploitation capitaliste de l’hémisphère sud par l’hémisphère nord !

– Oh mais pas du tout ! N’oubliez pas un fait avéré, dont je m’étonne d’ailleurs qu’il n’ait pas davantage attiré l’attention des médias. Les auteurs de ces attentats, dans leur quasi totalité, étaient des gens éduqués, pour certains diplômés. Qu’on ne me dise pas que c’est la misère qui les animait dans leur haine des États-Unis! Ben Laden lui-même était un homme très riche appartenant à l’une des familles les plus fortunées d’Arabie Saoudite. On voit bien que le problème de ces hommes n’est pas l’argent. Et hormis l’argent, ou peut-on trouver la motivation assez puissante pour conduire à de tels crimes ? Je n’en vois qu’une, l’humiliation. En particulier comme l’a déclaré, je crois, Ben Laden lui-même, l’humiliation de voir leur terre sainte foulée, « profanée », par la présence permanente de troupes étrangères.

Ainsi focalisée sur l’intégrisme, la conversation prit rapidement un tour plus consensuel. Les garçons durent convenir que bien des conflits, des guerres, des crimes, peuvent trouver leur origine dans les profondeurs ethniques, nationales, religieuses, psychologiques, du cœur humain. [… ]

Oubliés, ce soir là, Karl Marx et ses théories sur la prééminence universelle de l’économie. Cette prééminence ne règne encore dans les esprits que par l’effet d’une crédulité dépassée, battue en brèche par les sources évidentes de nombreux conflits sur terre. Un homme peut choisir d’être riche sans fierté, mais à l’inverse de la croyance générale un peuple choisira la fierté plutôt que la richesse. L’ambassadeur Gilbert Pérol écrivait dans « La Grandeur de la France »: « l’image qu’un peuple se fait de lui-même pèse aussi lourd dans son destin que les données brutes de son économie ».

Cet article est tiré d’un chapitre du livre  »Les Mouettes » (Raoul Rouot,  »Le Manuscrit », 2004)

26 Commentaires

  1. Guenièvre

    Bonjour Impat !

    Je suis globalement d’accord avec ce texte. Mais l’opposition que vous faites entre la conception matérialiste ( l’Histoire n’est que le résultat de la lutte pour un plus grand bien-être économique) et la conception idéaliste ( ce sont les idées, les passions et les sentiments qui mènent le monde ) n’est peut-être pas aussi tranchée que cela. En effet, la force du marxiste est d’avoir su récupérer le sentiment d’injustice sociale et d’avoir promis une société meilleure. Et beaucoup de ceux qui y ont cru n’étaient pas seulement préoccupés par l’aspect matériel mais par l’idée d’une plus grande harmonie et d’une plus grande fraternité.

  2. Bonjour Guenièvre, je crois que vous avez raison, totalement, en ce qui concerne  » beaucoup de ceux qui y ont cru ». Mais la lecture de Marx lui-même tourne presque exclusivement autour de ce que vous appelez à juste titre la  »conception matérialiste ». Et comme il m’est arrivé bien souvent d’entendre cette thèse dans des conversations, en particulier émise par de jeunes gens, j’ai ressenti en écrivant ce passage une forte envie de faire entendre la  »conception idéaliste » qui est aussi un moteur puissant de lutte, à mon avis le plus puissant.

  3. Guenièvre

    Et pour vous taquiner un peu 🙂 même si c’est un peu éloigné du sujet ne pensez-vous pas que dans le processus de la construction européenne on a recyclé la théorie marxiste des infrastructures économiques censées commander aux superstructures politiques ? Commençons par le marché, le reste suivra…

  4. Souris donc

    …bien des conflits, des guerres, des crimes, peuvent trouver leur origine dans les profondeurs ethniques, nationales, religieuses, psychologiques, du cœur humain.

    Hier, j’ai cru être dans la 5ème dimension, prise dans les phares de BFMTV comme un lapin. Le surréalisme belge. Non pas à cause des attentats et des images complaisamment passées en boucle, mais à cause des experts. Toujours les mêmes interprétations. Pauvreté, ghettos, réseaux, emprise sectaire, financements par le biz de la drogue et les pétromonarchies.
    Valls : Nous sommes en guerre.
    Oui, nous sommes en guerre, et nous avons à faire à des criminels de guerre. Que nous continuons à traiter comme des délinquants de droit commun.
    Cf. Abdeslam et son avocat qui minaude en se prenant pour le nouveau Vergès. Et les clips antiracistes que la télévision officielle n’a même pas la pudeur de supprimer.

  5. …  »Commençons par le marché, le reste suivra…  »…
    Mais oui, Guenièvre, c’est bien comme cela que ça s’est passé. En ce commencement, dans les années 45/60 si proches de la guerre, il était impossible de faire autrement. Et, cahin-caha mais sûrement, ça a marché.
    Votre réflexion aura réussi un tour de force: vous allez finir par me faire adorer Karl Marx.

  6. QuadPater

    Impat vous vous zemmourisez ?

  7. C’est pas ma faute, M’sieur, c’est la faute à Guenièvre.

  8. QuadPater

    La prochaine étape sera une critique dure du libéralisme.

  9. C’est le propre du libéralisme, il est capable de se critiquer lui-même 🙂

  10. Souris donc

    Se critiquer lui-même, mais jusqu’à un certain point, faut pas charia. Des trémolos dans la voix pour vanter un espace ouvert à tous les vents, libre circulation des biens et des personnes, plus besoin de faire la queue à la douane, de montrer son passeport. Comme c’est beau et pratique et progressiste. D’aucuns en ont immédiatement compris les avantages. Chez les uns; c’est la main invisible, chez les autres, la main de Dieu.
    S’arrêter, ouvrir son coffre, montrer son passeport, ignoble contrainte. Quand on transporte des explosifs et des kalachs.

    Plus de douane, on aura la frontière à tous les centres commerciaux, toutes les salles de spectacle, tous les musées, tous les stades, aéroports, gares. On devra ouvrir son sac devant des vigiles issus de la diversité. Et qui, bientôt, seront armés. Comme dans un vulgaire pays du tiers-monde.

  11. Souris donc

    Déchéance de rationalité : les syndicats de policiers réclament plus de moyens. C’est mécanique. Un problème ? C’est dû au manque de moyens. Accessoirement au racisme. Plus de moyens aux clips #tousuniscontrelahaine. Puisque l’ennemi, c’est le petit blanc qui vote FN.
    Mais si nous sommes en guerre (Manuel Valls), que foutons-nous au Mali ? C’est ici que ça se passe, c’est ici qu’on doit rapatrier nos troupes et passer par les armes les criminels de guerre.

    Par ailleurs, les satellites repèrent des objets au mètre près : pourquoi les camions-citernes de pétrole de L’EI vers la Turquie ne sont-ils pas bombardés pour assécher les revenus de ce commerce ?

  12. Souris, ça tombe bien, on peut encore trouver des maisons  »d’octroi » à l’entrée de certaines villes. On n’arrête pas le progrès à l’envers (et contre tout) !

  13. QuadPater

    Rétablir les contrôles aux frontières après les attentats c’est reconnaître que leur suppression aura été une faute gravissime.
    Parallèlement, les prénoms musulmans des assassins en France, en Belgique, mais aussi aux USA, au proche orient, au maghreb et bientôt sans doute en Allemagne aux Pays Bas etc… montrent que l’acceptation par l’Europe de l’immigration africaine et du regroupement familial fut une attitude suicidaire.
    Dans 1 ou 2 générations la plupart des tueurs de masse seront issus de ces « migrants » qui déferlent aujourd’hui en Europe.

  14. @ Souris donc
    « on aura la frontière à tous les centres commerciaux, toutes les salles de spectacle, tous les musées, tous les stades, aéroports, gares. On devra ouvrir son sac devant des vigiles issus de la diversité. Et qui, bientôt, seront armés. Comme dans un vulgaire pays du tiers-monde. »
    Et bien, cela se passe comme ça chez nous en Israel. On a des vigiles issus de touts les composantes du pays: juifs, arabes chrétiens ou musulmans, araméens, druzes ou tcherkesses, qui ont fait leur service militaire et ont donc prêté serment de servir et protéger leur pays. Il est vrai que pour les Européens, nous ne sommes qu’un vulgaire pays du Tiers Monde dont ils n’écoutent pas les avis sur la sécurité et s’étonnent quand après ça fait boum…

  15. QuadPater

    Boker, Israël n’est pas qu’un vulgaire pays du TM, c’est une dictature impérialiste et raciste. Avec cette image il n’est point étonnant que l’Europe n’écoute pas vos conseils.

  16. QuadPater

    … Israël a une image de pays à la fois fort et humain. La plupart des européens lui envient cette force, et son engagement à protéger ses ressortissants.
    De toute façon la France n’a pas de spécificité à protéger.
    Une culture ? nous sommes multicul.
    Une race ? Le mot a été viré de la Constitution.
    Une civilisation ? Elles se valent toutes.

  17. Souris donc

    Christophe André clôt l’émission de Pujadas. Il faut des peluches, des bisous, du vivrensemble, et tout ira bien.
    D’ailleurs, « Pourquoi les musulmans ne descendent pas en masse dans la rue pour condamner ? »

  18. QuadPater

    Même notre haine de nous mêmes n’est pas spécifique, les autres Européens de l’ouest ressentent la même.

  19. QuadPater

    Souris votre Saidi sirupeux et dégoulinant m’a prodigieusement gonflé, comme la plupart des commentaires de sa litanie poisseuse.

  20. Souris donc

    Il se fout clairement de nous, Quad. Aucune pudeur. Ils ne sont pas dans la rue pour condamner parce que trop occupés à sauver le pays. C’est l’argument des indigènes qui ont sauvé la France du nazisme. A côté de la plaque. Les souchiens travaillent ET se rendent disponibles pour descendre en masse dans la rue. Nos nouveaux compatriotes ne peuvent pas se rendre disponibles pour condamner, pourtant ils savent se victimiser quand il s’agit de dénoncer le chômage qui les frappe et les laisse inemployés à cause des discriminations à l’embauche. Cf. nouvelle campagne de traquenard avec CV anonymes.
    Travail et disponibilité à géométrie variable. Quand ça les arrange.

  21. Quad,…  »Même notre haine de nous mêmes n’est pas spécifique, les autres Européens de l’ouest ressentent la même »…
    Je ne partage pas ce sentiment. Les Anglais, les Allemands, les Espagnols, ne dénigrent pas sans cesse leur pays, ils s’en disent même souvent fiers. Pour les Italiens et les Belges vous avez raison. Concernant les autres, je ne sais pas.

  22. Souris donc

    Stéréotype, Impat.
    Le politiquement correct américain a imposé dans tout l’occident l’idée que le mâle blanc colonisateur et saccageur de planète était responsable de tout. Autodénigrement de rigueur. Battre sa coulpe à tout jamais.
    Quintessence de la haine de soi. De la honte.
    Citer les Espagnols qui dénigrent sans cesse leur monarchie, ont des Podemos, des indignés, des occupy, des democracia real ya ?
    Les seuls qui ont encore un peu de fierté sont les ex-pays de l’Est qui ne s’en laissent pas conter et ne se laissent pas impressionner par la fuite en avant moralisatrice allemande et bruxelloise.

  23. Le stéréotype est dans votre tête, Souris. Et, et surtout, dans la presse. Ce que les journaux allemands, anglais, espagnols, racontent ne me passionne pas. En revanche, les nombreuses fréquentations amicales et surtout professionnelles m’ont confirmé et me confirment dans l’idée fière que ces peuples, les gens, pas les journaux, se font d’eux-mêmes. Contrairement aux Français, aux Belges , aux Italiens.

  24. Souris donc

    Le fier Hidalgo, quoi.

  25. @ Souris,
    « Le politiquement correct américain a imposé dans tout l’occident l’idée que le mâle blanc colonisateur et saccageur de planète était responsable de tout. »
    Mais vous êtes hors de cause, chère Souris, vous n’êtes pas un mâle blanc !
    Plus sérieusement, je pense un peu comme Impat, en tout cas, les Allemands ne dénigrent pas leur pays comme le font les français. Par contre, il y règne la même omerta sur les violences commises par des migrants musulmans promoteurs de charia à l’encontre des migrants chrétiens. Je regarde parfois des bouts d’émissions sur la chaine Phoenix ou sur d’autres, j’y trouve le même bisounoursisme.
    Tous se plaignent de la « montée » de Pegida* ou d’AFD**, mais personne ne s’interroge pourquoi.
    ________________
    * PEGIDA : Patriotische Europäer gegen die Islamisierung des Abendlandes (Européens patriotes contre l’islamisation de l’Occident),
    ** AFD : Alternative für Deutschland (Alternative pour l’Allemagne).

  26. Patrick,…  »Par contre, il y règne la même omerta sur les violences commises par des migrants musulmans promoteurs de charia à l’encontre des migrants chrétiens »…
    Assez d’accord avec cette précision.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :