Laissez travailler nos jeunes.

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Nos jeunes se trouvent de facto exclus du marché du travail. (Jared Meyer, CapX, 22 mars 2016)

La huitième conférence sur la liberté des étudiants européens vient de se tenir à Prague. J’y ai demandé aux étudiants leur avis sur la politique la plus contraire à leur réussite. Parmi les diverses réponses, une d’elles revenait sans cesse.Ils expliquaient que la rigidité du marché du travail due à leur gouvernement était la source principale dun manque d’opportunités offertes aux jeunes. Cette rigidité amène un fort taux de chômage des jeunes et les cantonne abusivement dans les emplois non pérennes.

Les griefs portaient essentiellement sur la difficulté à sécuriser l’emploi de long terme. Les lois sociales dans l’Union Européenne n’admettent pas l’accord de travail de gré à gré comme aux États-Unis où s’il n’y a pas discrimination, on peut licencier librement. En Europe, sauf clause particulière de durée précise, tout contrat de travail est d’une durée indéfinie: en  »CDI ».

En Europe, se séparer d’un salarié exige des procédures longues et coûteuses, ainsi que de fortes indemnités. Cela paraît favorable aux employés, mais l’absence d’embauche de gré à gré constitue de fait un sérieux handicap pour les jeunes qui souhaitent acquérir une expérience et commencer une carrière professionnelle.

Ces doléances estudiantines sont confirmées par les chiffres. Selon l’agence européenne Eurostat, le taux de chômage moyen des 15-24 ans dans l’Union est 21 %. Il dépasse 44 % en Croatie, en Grèce, en Espagne. De tels chiffres font apparaître raisonnable le taux américain de 11 % pour les 16-24 ans…

Or ce chômage élevé ne découle pas d’une jeunesse refusant de travailler. Les taux ne prennent en compte que les gens en recherche d’emploi. D’ailleurs la faible participation des jeunes à l’activité pose un autre problème: nombre d’entre eux, découragés par le fort chômage, abandonnent toute recherche.

L’Autriche, le Danemark, L’Islande, la Hollande, la Norvège, la Suisse, affichent tous des taux d’emploi dépassant 50 %, de même que les États-Unis. Mais dans l’ensemble de l’Union, moins d’un tiers des jeunes de 15-25 ans sont au travail. En Croatie, en Grèce, en Italie, en Macédoine, en Espagne, c’est moins de un sur cinq.

Les contrats de travail en Europe sont intouchables, on ne peut les modifier sans l’accord du salarié. Or dans l’économie moderne, où les travailleurs et les employeurs ne peuvent réussir qu’en restant flexibles et mobiles, les contrats rigides conduisent à une économie moins dynamique créant moins d’emplois nouveaux.

Bien peu d’employeurs sont prêts à courir des risques en embauchant des jeunes sans savoir s’ils pourront s’en séparer en cas de désaccord. Et l’expansion des affaires est plus timide quand il est impossible de prévoir le coût d’une baisse de charge imprévue. Par ailleurs les contrats en CDI conduisent à conserver des employés âgés moins efficaces pendant que les jeunes sont exclus du marché de l’emploi.

On peut clairement constater les ravages du contrat en CDI en examinant la proportion des jeunes en contrat de travail temporaire. Dans les pays européens de l’OCDE, 41 % des 15-24 ans sont en emploi temporaire. En France 57 %, en Pologne 71 %, au Portugal 63 %, en Slovénie 73 %, en Suède 56 %.

Or pour l’ensemble de l’OCDE dans le monde, la moyenne concernant ce groupe d’âge est 24 %. Et en Europe le taux de travailleurs temporaires est aussi beaucoup plus bas pour les employés plus âgés. Dans les pays européens de l’OCDE, 12 % seulement des 25-54 ans travaillent en contrat temporaire. En résumé, les jeunes européens souffrent d’un taux disproportionné de contrats temporaires, et ce phénomène touche davantage l’Europe que le reste du monde développé.

Bien que les jeunes générations actuelles soient les plus éduquées de l’Histoire, le manque de travail sûr et durable peut avoir un effet négatif pérenne sur leur carrière. Ce que les jeunes Européens m’ont raconté à Prague, c’est qu’ils n’ont ni besoin ni envie de subventions gouvernementales. Leur future réussite dépend, au contraire, de l’adoption d’un marché du travail flexible et ouvert.

 Jared Meyer est  »Fellow at the Manhattan Institute for Policy Research ».

Traduction, titrage et adaptation pour Antidoxe: Impat

33 Commentaires

  1. C’est tellement simple et évident que l’on comprend pourquoi la clique de Madame Aubry (les socialistes « frondeurs » !?) et les crét fossiles marxistes et autres ayatollahs glauques refusent d’ouvrir les yeux.

  2. Comme vous, Kravi, j’ai du mal à comprendre que ces évidences ne sautent pas aux yeux de tout le monde, et ne parviennent pas à percer même les paupières des yeux fermés.
    Mais quel est donc ce virus aveuglant qui empêche de voir ?

  3. Cette phrase est problématique : « L’Autriche, le Danemark, L’Islande, la Hollande, la Norvège, la Suisse, affichent tous des taux d’emploi (des jeunes) dépassant 50 %, de même que les États-Unis».
    Dans ce cas, il conviendrait de joindre (entre autres) la France à la liste ; en en bonne place ; puisque si le taux de chômage des jeunes y est de 25% (hypothèse), le « taux d’emploi » est donc de 75%…

    Le reste me pose problème aussi : « …dans l’ensemble de l’Union, moins d’un tiers des jeunes de 15-25 ans sont au travail. En Croatie, en Grèce, en Italie, en Macédoine, en Espagne, c’est moins de un sur cinq ».
    Est-ce à dire que dans l’ensemble de l’Union environ 70% des jeunes sont au chômage ? Ah bon ? Et dans les cinq pays cités c’est plus de 80% ? Ah toujours bon ? Au moins 80% de chômage des jeunes en Espagne et en Italie ? Cela se saurait, non ?

    Si tel est le cas, vive la France, citadelle de l’emploi des jeunes…

    L’utilisation alternée des termes « taux de chômage », « taux d’emploi » et « être au travail » n’est peut-être pas étrangère au brouillard apparent.
    Est-ce volontaire? Comme, par exemple, oublier que dans le groupe d’âge 15-25 ans ils sont nombreux à faire des études? D’où « ne pas être au travail » qui confond allègrement étudiants et chômeurs?

    Si la thèse avancée est sans doute défendable (et largement partagée d’ailleurs ; au point d’enfoncer de portes ouvertes) les chiffres semblent biaisés et pas qu’un peu.

  4. labolisbiotifool

    Je suis pour des raisons physiques bloqué à la maison , et je zappe de temps en temps .
    Je suis donc tombé par hasard sur RMC qui dffuse l ‘ après – midi une émission dont le
    titre pourrait être  » Les Bucherons de l ‘ Impossible  » . Made un USA , Caroline du Nord , je crois .
    J ‘ ai l ‘ impression de me retrouver + de 20 ans en arrière , au moins ! Il y a un patron , Bob ,costaud
    bosseur et entêté . Son épouse , qui tient les comptes . Fiston , qui apprend son job de futur patron .
    Et les ouvriers , tronçonneurs , conducteurs de machines énormes et de camions avec plein de roues …
    Tout ce monde fonctionne au chiffre d ‘ affaire , un peu comme les marins pêcheurs chez nous , à la
    merci des scieries , qui ne leur mènent pas une vie facile . Et puis il y a la neige , l ‘ eau des marais ,
    les castors , la boue , le soleil implacable , les pannes mécaniques et tout et tout …
    Bref , tous ces gens bossent dur , dans la bonne humeur , s ‘ engueulent , rigolent et organisent des
    barbecues de charité quand l ‘ un d ‘ entre eux a un soucis financier ou de santé grave . Le boss
    y participe bien entendu activement . Quand l ‘ un de ses chauffeurs a eut un problème cardiaque , c ‘ est
    lui , Bob , qui a convoqué des médecins pour faire examiner tout le monde : il a assumé sa responsabilité
    de chef . Avec l ‘ aval plus ou moins enthousiaste et grognon de ses gars et filles …
    Quand la semaine a été bonne , il offre le barbecue géant pour l’ équipe et une prime à chacun .
    Quand la neige bloque tout , chacun doit compter sur sa responsabilté et ses économie pour bouffer …
    Le gros problème de Bob : les tracasseries administratives et policières !!!
    Nous sommes à mille lieues , nous Français , de cette ambiance familiale , volontairement solidaire et ,
    j ‘ ose … paternaliste !
    Un conseil : regardez cette émission . Les gars ont tous l ‘ air heureux , fiers , patriotes bien sûr !
    J ‘ allais oublier : avant de se baffrer au barbecue , Bob récite le bénédicite et tout le monde se tient
    coi , même les mécréants !

    C ‘ est … rafraichissant !
    Bonne journée à tous .

  5. Impat, ce virus est l’idéologie, qui préfère imaginer le monde comme elle le voudrait plutôt que tel qu’il est.
    Lois sociales et syndicats seraient bonnes choses s’ils étaient au service du bien commun et chacun y trouverait son compte. Las, nous savons bien que tel n’est pas le but de tout le monde et l’ordolibéralisme n’a jamais pu se faire entendre en France.
    Certains patrons se permettent tout (c’est à cela qu’on les reconnaît) pour augmenter leurs marges (parfois de façon indue), sans parler de salaires faramineux au-delà de toute décence.
    Les syndicats français, sans doute les plus bêtes, archaïques, non représentatifs et stipendiés au monde, ne veulent comprendre, en bons marxistes obtus, qu’une bonne négociation, fût-elle pugnace, vaut mieux qu’un blocage entêté et nuisible à l’entreprise, sans parler des usagers ou clients.

  6. Il est bien vrai (roturier 10h43) que l’article est assez difficile à suivre du fait d’un basculement répété dans le texte entre taux de chômage et taux d’emploi. Son intérêt ne réside pas dans la rigueur des chiffres, il réside en l’utilité d’enfoncer toujours un peu plus le clou dans la tête des incorrigibles Français qui continuent de croire en des pensées brutes telles que  »diminuons le chômage en interdisant les licenciements » ou  »partageons le travail pour donner de l’emploi à tous ».

  7. QuadPater

    Impat
    Si l’intérêt de l’article ne réside pas dans les chiffres il n’empêche que ceux ci sont nombreux.
    Je ne suis pas un expert ès statistiques mais je sais qu’un taux est une division.
    Or quand on m’annonce le taux de chômeurs parmi les 15-25 ans je sais qu’au numérateur il y a le nombre de chômeurs, mais qu’y a-t-il au dénominateur ?
    Le nombre total de 15-25 ? Ce serait biaisé. Il faut enlever du total ceux qui ne peuvent pas travailler, à cause d’un handicap ou d’études en cours…
    Et au moins en France TOUS les 15-16 sont à l’école.
    Et entre 16 et 25 il y a un paquet de lycéens et d’étudiants dont seule une partie gagnent leur vie ou cherchent à le faire.

  8. Quad, l’auteur écrit ceci quelque part:  »Les taux ne prennent en compte que les gens en recherche d’emploi. »

  9. QuadPater

    Ah et autre question aux experts : quelle différence y a-t-il entre un accord de gré à gré et un contrat ?

  10. QuadPater

    Merci Impat

  11. Quad,… « quelle différence y a-t-il entre un accord de gré à gré et un contrat ? »…
    Étymologiquement aucune. Dans le contexte de son article, l’auteur pose la différence suivante:
    Un accord de gré à gré lie les deux parties uniquement par le texte qu’ils ont signé.
    Un contrat les lie, en plus, au sujet des obligations légales afférentes à ces  »contrats »: en France, les mille et une obligations du code du travail. (‘contrat en CDD, contrat en CDI, contrat d’intérim, contrat saisonnier… )

  12. QuadPater

    Et ces accords de gré à gré n’ont pas de clause de fin ?

  13. QuadPater

    Lien étroit entre le contrat de travail et l’accès au logement locatif. 

     Le CDI rassure le salarié, mais aussi le bailleur ! le bailleur francilien moyen doit croire, dans son infini crétinisme, que CDI signifie contrat à durée infinie.

    En effet, un CDD et/ou en période d’essai = un mal fou pour louer un appartement en IDF.

    Pourtant le non-fonctionnaire qui prend un poste à Paris est forcément en période d’essai. Comment est-il censé se loger ? Mystère. 

    Je suis en plein dedans, et tout ce que j’ai pu lire sur ce sujet assimile ces difficultés inouïes dont l’origine est une décision humaine à un fléau naturel comme la sécheresse ou les doryphores.

  14. Quad,…  »Et ces accords de gré à gré n’ont pas de clause de fin ? »…
    Bon exemple. Justement, ils sont de gré à gré, c’est-à-dire qu’ils comportent les clauses convenues entre les parties, et seulement celles-là. Si employeur et employé ont convenu de ne pas mettre de clause de fin, il n’y en a pas.
    Dans les années 50/60/70 en France on embauchait couramment sur simple lettre, d’une page, éventuellement cosignée.
    Il n’y avait pas de chômage.

  15. …  »Lien étroit entre le contrat de travail et l’accès au logement locatif. »…
    Oui, cause semblable entraînant conséquence semblable. Locataires en place surprotégés, logement introuvable pour nouveaux demandeurs. Employés en place surprotégés, emploi introuvable pour les chômeurs.

  16. …  »une décision humaine »…
    Grande et conne à la fois !

  17. roturier

    Le retraité ancien dirigeant d’entreprise ayant, surtout à ce titre, trainé ses guêtres dans divers prétoires, du Conseil des Prud’hommes à la Cour d’Appel en matières pénales en passant par le tribunal de la Sécurité Sociale et j’en passe (je vous fais grâce du fisc), se permet un avis sur de sujets évoqués supra :
    • Accord et contrat sont à toutes fins utiles synonymes. Les deux peuvent donc être, ou pas, « de gré à gré », écrits ou non. En ce dernier cas pour la validité devant la justice il suffit qu’une preuve soit apportée (moyennant témoignage considéré comme fiable, par exemple).
    • Les deux, comme toutes choses, sont soumis aux dispositions légales afférentes, « de gré à gré » ou non.
    • Ils sont par définition « de gré à gré » ; le contraire étant un contrat imposé sous la contrainte, encourant la nullité. SAUF de contrats faisant suite à un appel d’offres (public, en général) où le client se voit souvent imposé le prestataire ayant gagné l’appel d’offres.
    • Aujourd’hui comme jadis on peut embaucher par simple lettre. Voire sans aucun papier : il suffit de rémunérer un employé pendant plusieurs mois pour, en absence de document, qu’il passe pour embauché et de surcroit en CDI. (Naturellement, en sens inverse, c’est de la bonne grosse paperasse dans le meilleur des cas).

  18. …  »’il passe pour embauché et de surcroit en CDI  »…
    C’est bien le problème mis en lumière par l’article. On ne peut maintenant en France, de facto, embaucher qu’en CDI et donc avec l’impossibilité de licencier l’intéressé ultérieurement. Ou en CDD en justifiant de la durée temporaire de la mission, et dans la limite de 2 contrats successifs.
    Conclusion: on n’embauche maintenant qu’en désespoir de cause après avoir épuisé toutes les autres solutions ( heures supplémentaires, intérim, missions fictives en CDD, sous-traitance, voire refus de commande)

  19. J’aime beaucoup le dessin qui illustre ce billet, même s’il ne reflète pas la réalité : combien de seniors ne parviendront pas à totaliser leur nombre de trimestres pour avoir une retraite décente, arrêteront dans le meilleur des cas leur activité autour de soixante ans soit un peu trop tôt et avec la décote afférente ? Combien de ces jeunes arrivés trop tard sur le marché du travail n’y parviendront pas davantage ?
    Autant d’argent que les caisses de retraites n’auront pas à chercher : tout le monde au minimum vieillesse et l’affaire est réglée !!

  20. Fredi M., mais arrêter son activité autour de 60 ans est une idée bizarre. Pour le moins prématurée si on est en bonne santé. C’est une  »exception française » qu’il est bien rare de rencontrer ailleurs.

  21. Et pourquoi, Impat, est-ce français comme idée ? Toujours la même question : il faut définir en quoi les Français, voire la France, sont différents au point de générer des « exceptions ».

    Est-ce biologique ? Existe-il un ADN français ? Cela se saurait ; d’autant plus que la population de ce pays est extrêmement mélangée depuis de siècles. Aucun scientifique n’arriverait à distinguer un Français d’un Norvégien (par exemple) moyennant analyse biologique.

    Allez, un petit effort : pourquoi l’idée de cesser de travailler à 60 ans (effectivement bien moins répandue dans de pays comparables) a-t-elle tant de prise en France ?

  22. …  »pourquoi l’idée de cesser de travailler à 60 ans (effectivement bien moins répandue dans de pays comparables) a-t-elle tant de prise en France ?  »…
    Allez, Messieurs les roturiers, tirez les premiers !

  23. QuadPater

    La retraite à 60 ans date des Gaulois.
    Ils étaient tellement cons qu’ils avaient âprement négocié (et conquis) auprès de leurs employeurs romains la retraite à 60 ans alors qu’ils mouraient même pas arrivés à la moitié.

  24. QuadPater

    J’ai un numéro de l’Humanitas où il est gravé en toutes lettres que la Confédération Gauloise du Travail se félicite de la lutte… blabla…
    LX annus…
    blabla…

  25. roturier

    Vous ne vous en tirerez pas comme ça, Impat.
    Cette question est fondamentale; sans diagnostic point de remède; rien que pleunicheries.
    Un petit effort : quelle est cette exception française ?
    Quelle est sa cause, sachant qu’elle n’est pas dans l’ADN ?

  26. Vous préparez  »Les Visiteurs 4 », Quad ?

  27. Impat 7 mai 2016 à 10 h 27 min
    Fredi M., mais arrêter son activité autour de 60 ans est une idée bizarre.

    Bizarre ? Vous avez dit bizarre ?
    Allez en parler à ceux qui construisent nos bâtiments par tous les temps, à ceux qui bitument nos routes, à votre boulanger, à celui qui change les tuiles cassées de votre résidence secondaire, aux infirmiers, aux conducteurs de bus, etc… je vous laisse le soin de compléter la liste.

  28. Fredi M,…  »Allez en parler »…
    Rassurez-vous, c’est fait. Et les réponses , majoritaires, sont à l’origine de ce  »bizarre ». On se fait une meilleure idée en  »allant parler » qu’en voyant défiler ou en regardant la TV.
    Mais l’idéal serait qu’on puisse choisir son âge de mise en retraite, ce qui une fois encore va à l’encontre de la philosophie socialiste: on n’est pas tous pareils, on ne pense pas tous de la même façon, on n’a pas tous les mêmes talents, on n’a pas tous la même énergie…

  29. roturier

    Effectivement, Freddy M, de métiers manuels physiques et astreignants (votre liste ne fera pas forcément l’unanimité) deviennent parfois difficiles à la cinquantaine et impossibles à la soixantaine.
    La pondération de l’âge de retraite moyennant « points de pénibilité » n’a rien d’aberrant et le problème reste à résoudre.

    Mais les autres ? Quand même majoritaires dans notre société dont la mécanisation réduit la pénibilité ?

  30. …  »La pondération de l’âge de retraite moyennant « points de pénibilité » n’a rien d’aberrant »…
    D’accord avec cette phrase. Là encore, le diable est dans les détails. Et la sagesse dans les critères d’attribution de ces points de pénibilité.
    Faire partir des  »cheminots » sédentaires à 57 ans parce que le travail des cheminots roulants est astreignant n’a pas de sens. Et est un handicap injustifié imposé au pays.

  31. QuadPater

    Impat, roturier, ne pas céder à la facilité de l’égalitude c’est bien mais ça a un coût. À qui accepteriez vous de déléguer le remplissage de la grille de penibilité ? Ou bien préféreriez vous un calcul à partir des stats de santé publique ? Ou de celles des assureurs ?
    Ou un mix de tout cela validé par un Grand Débat National ?
    Ou encore confier l’établissement de ces critères à une commission paritaire d’experts de la penibilité ?

  32. …  »À qui accepteriez vous de déléguer le remplissage de la grille de penibilité ? »…
    Ben à moi, par exemple. 🙂

  33. Bon, ma solution ne vous convient pas ? En voici une autre:
    Décision individuelle périodique pour chaque employé qui le demande, tous les 2 ans à partir de 50 ans, par un  »jury » de 3 personnes composé du médecin d’entreprise, de l’inspecteur du travail, d’un représentant de l’UNEDIC.

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